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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 17:39
 Paroles d’immigrés au Pays Basque. Et si vous participiez?

Présentation du projet

Au Pays Basque il n’y a pas que des Basques ! Il y aussi des immigrés qui viennent s’y installer, des immigrés venus de loin : d’Afrique, d’Amérique, d’Asie.

Comment cela s’est il passé pour eux ? Qu’y ont-ils trouvé ? L’intégration s’est elle bien passé ? L’accueil des Basques a t’il été bon ? Est-ce plus facile au Pays Basque qu’ailleurs en France ?

 

Gaby Etchebarne, Basque de 82 ans vivant à Toulouse, s’est intéressée à cette migration et a rencontré beaucoup de personnes récemment installées au Pays Basque. Découvrons en images avec elle Merrah le Togolais, Malika la Berbère, Bai le Sénagalais et Sandra et Zoila, respectivement d’Haîti et Daint-Domingue. A travers leurs réflexions et récits de vie, ces personnages hauts en couleurs, ainsi que Gaby, s’esquisse une réflexion sur la place des immigrés au Pays Basque et à notre rapport, nous locaux, à l’étranger.

 

Merrah est un trentenaire qui a quitté le Togo pour faire ses études en France. Il débarque en 2004 à Paris puis reste un moment à Poitiers. C’est le travail qui l’amènera au Pays Basque : il devient juriste dans le milieu rural.

Jovial et optimiste, Merrah se rappelle non sans humour ses débuts compliqués au Pays Basque.

 

MALIKA

Malika, d’origine berbère, a quitté le Maroc à 13 ans pour rejoindre Lacq dans les Pyrénées Atlantiques et ce, dans le cadre d’un regroupement familial. Refusant un mariage forcé, elle a rompu avec sa famille et s’est réfugiée à Bayonne. Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts et Malika est devenue enseignante de danse orientale. Le Pays Basque l’a tout d’abord sauvée puis lui a beaucoup appris.

Ouverte et décontractée, Malika est d’une grâce inégalée.

 

BAI

Bai le Sénégalais est arrivé directement au Pays Basque dans les années 2000 pour ses études. Marabouthé, comme il se plaît à le dire, par les « laminak » (fées, êtres surnaturels dans la mythologie basque) il a choisi de rester sur Bayonne et y a installé le premier restaurant Sénégalais.

Décontracté et bavard, Bai adore parler du Pays Basque et de ses premiers ressentis ainsi que des points communs avec son pays, le Sénégal.

 

SANDRA et ZOILA

Sandra l’Haîtienne et Zoila la Dominicaine sont amies. Elles sont toutes deux arrivées au Pays Basque grâce à leurs maris Basques respectifs, rencontrés chez elles. Cherchant toutes deux des repères dans une société qu’elles ne connaissaient pas, elles sont tombées l’une sur l’autre dans le petit village de St Jean Pied de Port. Toutes les deux ont passé des moments difficiles à leurs débuts, la société basque n’est pas la plus ouverte de prime abord.

Complices et critiques, elles ne mâchent pas leurs mots sur leur terre d’accueil.

 

 

"J’ai découvert (Audrey Hoc, réalisatrice) l’existence de ce livre en suivant le bon conseil de personnes croisées sur Bayonne. En effet, celles-ci m’interpellant sur mon travail de documentaire réalisé sur la thématique de l’immigration à travers l’exemple du centre de rétention d’Hendaye (www.cimetieredesvivants.fr), m’ont suggéré de découvrir le livre de Gaby Etchebarne : D’ici et D’ailleurs, Paroles d’immigrés au Pays Basque. Les portraits brossés par l’auteure, disaient-elles, me permettraient de voir qu’il existe une diversité de personnes étrangères vivant sur le territoire du Pays Basque Nord, « Pays Basque français » , et visiblement bien intégrées.

Vivant au Pays Basque, à Bayonne, et ayant travaillé sur la thématique de l’immigration via ma réalisation documentaire, évidemment ce sujet m’intéressait et la curiosité à l’égard du dit livre avait de fait été éveillée.

A la lecture du livre de Gaby Etchebarne, immédiatement, des images se sont déclinées dans mon imaginaire. Les parcours et portraits lus et que je vais vous présenter par la suite me semblent intéressants et très visuels à retranscrire. Par ailleurs, les questions que soulève ce livre sont en relation directe avec les thèmes qui m’intéressent et apparaissent dans mes productions précédentes : l’humain, ses luttes (Cimetière des Vivants, Luxat Borrokan) ses questionnements (Portraits des Indignés de Bayonne), ses solutions, le rapport à l’Autre (6zoomZup). Sans pour autant intervenir physiquement dans mes documentaires, ma présence et mon regard se traduisent par une sensibilité, une écoute attentive qui me permettent d’ instaurer un rapport de proximité, « intime» avec mes personnages. Telle une anthropologue du visuel et à travers l’ « observation participante » (je suis diplomée en anthropologie), je souhaite recueillir les propos de Gaby ainsi que des immigrés et répondre ainsi aux questions que pose ce livre.

 

Qu’est-ce que l’intégration ? A quoi reconnaît-on une personne « intégrée » ? Est-ce que le fait de vivre dans un territoire à forte identité, en l’occurrence le Pays Basque, facilite l’intégration des personnes d’origine étrangère ? Quel est le rôle de la langue basque dans cette intégration ? Quelles visions ont ces immigrés du Pays Basque et des Basques ? Et a contrario, quels ont été les réactions des habitants du Pays Basque, bascophones et autres, face à l’arrivée de ces immigrés chez eux ? Pourquoi ces immigrés sont-ils arrivés au Pays Basque ? Pourquoi sont-ils partis de chez eux ?"

Gaby Etchebarne, l’écrivaine, a écouté pendant de longues heures les diffèrents personnages de son livre. Les propos qu'ils tiennent sur les conséquences de leur déracinement ressemblent étrangement aux récits des Basques qui ont connu l'exil. Émigrés et immigrés, ceux d'ici et ceux d'ailleurs, vivent des expériences semblables et souvent douloureuses. Gaby a un vécu exceptionnel : investie dans les Ordres pendant de nombreuses années, elle a rompu avec l’Institution afin de poursuivre ses activités en adéquation avec l’Autre, cet Autre qu’elle aime et aide en Argentine,au Laos pendant la guerre d’Indochine ou bien plus récemment en Palestine. Elle connaît bien le Pays Basque puisqu’elle y est née mais a choisi de vivre à Toulouse, car elle y est investie depuis des années dans diverses associations.

A quoi servira la collecte ?

La réalisation d'un documentaire de 52 minutes coute bien plus que 12 000 euros, (en général un documentaire à petit budget tourne autour de 100 000 euros), raison pour laquelle ce fond de 12000 euros n'est qu'une base (indispensable) pour mener à bien la réalisation de ce documentaire.

Les institutions qui permettant d'obtenir des aides prennent beaucoup de temps et sont souvent incertaines. C'est pour cela que je vous sollicite pour « Boost »er le projet, et pour montrer aux chaînes qu'il y a un public dans l'attente d'un film de ce genre, et que c’est pour cette raison qu’elles doivent aider à financer le reste.

 

Le financement demandé servira avant tout à couvrir une partie des tournages (7 jours) et du montage:

Premier Palier :

  • Salaires réalisatrice, cadreur et preneur de son: 3 x 350 euros par jour (charges patronales et sociales incluses, soit à peu près 180 euros net par personne par jour). Donc total : 7350 euros.

Second palier :

  • Location matériel de tournage (à 2 caméras, matériel son et lumières) : forfait de 300 euros par jour donc un total 2100 euros.
  • Une partie du travail de montage (une semaine: forfait de 1600 euros).

A ces deux paliers, se rajoute bien sûr, la commission de Pick and Boost ! (8%).

Rien qu’avec cette base nous dépassons les 12 000 euros mais ce serait déjà une part énorme du travail accompli, grâce à vous !!!

Le premier palier est une étape intermédiaire pour pouvoir assurer le commencement du projet. : les repérages ainsi que 4 jours de tournages. Bien sûr, restera à financer l’autre moitié ! Néanmoins l’acquisition de cette base est une façon de marquer ce début de construction et de vous remercier, vous, pour votre soutien !

Pour participer à la collecte, merci de bien vouloir cliquer sur le lien tout en bas de cette page .

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