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3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 10:38
En Basque: Le chemin, la source, la vie. Au col de Bentarte, par la montagne à 8 km5 de Roncevaux.

En Basque: Le chemin, la source, la vie. Au col de Bentarte, par la montagne à 8 km5 de Roncevaux.

"La montagne pour moi, ça commence à 100 mètres au-dessus du niveau de la mer.", disait-il. Et il riait de mon habitude de dire très souvent "à la montagne".

Hier j'ai marché au dessus de chez moi, sept heures d'affilée, sous un soleil de plomb, au milieu des montagnes à vaches.

J'espère qu'il a été rassuré, l'homme des forêts de plaine.

J'étais partie sans but précis, avec juste comme choix assumé de ne pas chercher cette fois à "faire" un sommet.

Je me suis engagée sur la "route Napoléon" ou "route des crêtes", l'ancienne voie romaine. Aïe, j'avais complètement zappé que nous sommes en cette période au plus haut de la fréquentation par les pèlerins de Saint-Jacques. Incroyable! Un long chapelet de personnes de toutes nationalités. Presque autant de gens que pour l'ascension du Mont Blanc à la belle saison! Si, si, je vous assure! Fort sympathiques tous ces visages souriants malgré la fatigue et ces "Buen camino" qui fusent de partout. Mais quand on marche en souhaitant plus que tout être seule avec quelqu'un  parti depuis plusieurs années pour le monde  des invisibles, ça ne peut qu'être désagréable. Je me suis donc éloignée du bitume et dirigée tout comme ces pèlerins vers le col de Bentarte (dernière étape avant la descente bien méritée vers Roncevaux), mais de ci-de là par le chemin des écoliers ou plutot par les estives. Moyennant quoi, à partir d'Orisson, j'ai retrouvé ma chère solitude.

J'ai rapporté quelques photos. On n'y trouve pas d'oiseaux. Et pourtant, j'en ai vu des Vautours fauves et des Milans royaux aux splendides loopings effectués à 20 mètres de vous et qui s'éloignent dès que vous sortez l'appareil (grrrr!)! Je me suis également régalée du passage de deux groupes de cigognes noires et de cigognes blanches en migration (une quinzaine d'individus en tout) ainsi que d'un long ballet effectué par un Vautour fauve de concert avec un Percnoptère et sur fond de ciel tout bleu. Et un pincement au coeur, j'ai assisté au départ de groupes d'Hirondelles de cheminée et de fenêtre.

Au retour, presque arrivée à la maison, j'ai croisé un jeune pèlerin qui partait bien tard (heureusement il portait une tente) et qui m'a posé des questions sur les rapaces et tous ces grands oiseaux qu'il voyait dans le ciel. Je les ai reçues comme un cadeau.

Des hauts et des bas

Le départ. J'habite à droite, à l'arrière et contre l'opidum, tout au fond de la vallée.

Des hauts et des bas
Des hauts et des bas

Trois cochons au milieu des fougères.

Des hauts et des bas
Des hauts et des bas
Des hauts et des bas
Des hauts et des bas
Des hauts et des bas
Des hauts et des bas
Des hauts et des bas

Quand les brebis cherchent désespérement l'ombre sous des auvents de fortune dans la pierre, ou à l'arrière d'une voiture de berger à l'arrêt ou entassées contre le mur d'une bergerie, c'est qu'il faudrait peut-être penser à reboiser au lieu d'incendier, nooooooon?

Des hauts et des bas
Des hauts et des bas

Maman et bébé Pottok.

Des hauts et des bas
Des hauts et des bas
Des hauts et des bas

De la viande sur pied, des millions de fois hélas.

Des hauts et des bas
Des hauts et des bas
Des hauts et des bas
Des hauts et des bas

Saletés de postes de chasse à la palombe, on vous aura un jour, on vous aura!

Des hauts et des bas
Des hauts et des bas
Des hauts et des bas
Des hauts et des bas

Tout au bout à droite, la tour d'Urkulu. Celle là, promis juré, ce sera pour l'année prochaine.

Des hauts et des bas
Des hauts et des bas
Des hauts et des bas
Des hauts et des bas
Des hauts et des bas
Des hauts et des bas
Des hauts et des bas

Sur le sentier qui mène à Bentarte, un bois de jeunes hêtres chargés de faînes.

Des hauts et des bas
Des hauts et des bas
Des hauts et des bas
Des hauts et des bas
Des hauts et des bas

Hop hop hop! Chemin du retour, on redescend dans la vallée.

Des hauts et des bas

Les brebis Manex à tête noire (ici en tenue d'été). Une race en danger au nom de la sacro-sainte productivité.

Des hauts et des bas
Des hauts et des bas

Papa, maman, le frêne que vous aimiez tant du côté d'Orisson a été abattu et jamais remplacé. Là encore, hélas. Mais autour, il lui reste des frères.

Des hauts et des bas
Des hauts et des bas
Des hauts et des bas
Des hauts et des bas
Des hauts et des bas

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Published by Jeno l'écolo - dans G't'M
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commentaires

babou 04/09/2016 22:02

Magnifique... Milesker Jenofa

Jenofa 04/09/2016 10:12

Désolée pour la fôte d'aurtographe, le bAbel. Comme je te le dis sur fb, il est effectivement tellement étrange de mettre un è à cet endroit, que je mets toujours un é, sans m'en rendre compte. Pour le reste : en terre étrangère, certes, mais en recentrage sur soi dans ses rapports avec le reste du monde.

martine caplanne 04/09/2016 08:47

Visiblement une belle journée, une superbe balade... Photos magnifiques, merci !

l e b A b e l 04/09/2016 02:03

Le mot pèlerinage a gardé son ADN originel : venu du verbe latin « pereger », formé de « per », « à travers », et « agere », « faire, agir, y aller », il signifie à la fois « par monts et par vaux », et celui qui est à l’étranger : http://www.micmap.org/dicfro/search/gaffiot/pereger

Tu ne le savais pas, mais le texte de ton blogue ne fait que décliner l’étymologie du pèlerin, par monts et par vaux, et soudain comme en terre étrangère…

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