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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 16:52
Il est né, le Collectif "Halte aux feux"!

 

Su aski Euskal Herrian!
HALTE AUX FEUX EN PAYS BASQUE !

Il s’agit des feux  appelés ECOBUAGES qui s’abritent derrière  une soi-disant tradition mais dont la pratique démentielle depuis quelques années engendre des dégâts environnementaux, sanitaires et mortels dans les montagnes du Pays Basque (et d’ailleurs) et ce au nom d’un soi–disant NETTOYAGE de la broussaille, des fougères, des haies et de la futaille qui sont pourtant d’une importance écologique irréfutable.
NETTOYAGE mais aussi ECHAPPAGE c’est-à-dire que le feu prend le dessus, « a échappé », à celui qui l’a mis comme l’a fait observer une responsable de l’ONF en réunion sur la gestion de l’eau – SAGE Côtiers basques - à la suite de l’intervention d’un représentant associatif environnemental.

L’écobuage est un acte mortel :
Nous avons une pensée pour les familles touchées par la tragédie d’Esterençuby (Esterenzubi) dont l’écobuage a causé la mort de 5 randonneurs et 2 gravement brûlés en février 2000, et comble de fatalité celui de cet agriculteur d' Asasp-Arros mort dans son propre écobuage ce lundi 27 février 2017.

 

Un collectif se met en place :
Un collectif de citoyens de la montagne et de la ville, profondément choqués par cette pratique de l’écobuage insensé, vient de se réunir pour alerter et tendre vers l’objectif d’un halte aux feux dans les vallées et montagnes du Pays Basque (et d’ailleurs). Feux destructeurs, dangereux pour la santé et la vie. Comme lors de ce samedi 18 février 2017 où beaucoup de feux étaient allumés et où le ciel était entièrement voilé par la fumée.
« Halte aux feux » nécessite des actions et interventions vers les autorités et les élus de partout où l’on se situe, où l’on vit, où l’on subit et où tout un chacun, chacune, a le pouvoir  d’apprécier les ravages engendrés par cette pratique d’écobuage qui doit impérativement cesser.
Si le Pays Basque n’est pas à vendre selon un slogan local, il n’a pas non plus vocation à devenir stérile, car à force de recourir au feu, le sol s’appauvrit, l’humus nécessaire à l’équilibre sol- végétal se rompt du fait de ce décapage végétal qu’engendre l’écobuage et son processus de désertification. Sur certains secteurs , le Pays Basque est devenu la réplique de Guadalcanal passé aux lance flammes.
C’est une fragilisation irrémédiable du sol sur lequel s’amplifie l’érosion pluviale qui charrie ces éléments n'ayant plus alors de retenues racinaires, vers les ruisseaux et rivières avec un impact asphyxiant indéniable sur l’écosystème aquatique et toute la perte économique qui en résulte.

D’autres pratiques – des propositions
D’autres pratiques civilisées de gestion des sols et d’entretien existent.
Si la nécessité de débroussailler est indispensable, il pourrait être mis en œuvre un système de pratiques mécaniques légères au travers de CUMA, par exemple, avec une main d’œuvre formée, qualifiée et rémunérée à hauteur du bénéfice général. Le débroussaillage-broyage sur place présente l'avantage de permettre au fil du temps une reconstitution de la couche d'humus ainsi que d’autres pratiques d’élevage extensif comme avec les pottok* et autres betizu*. La montée en puissance de l'agroforesterie, notion qui permettrait, dès lors que tout danger de feu serait écarté, la replantation d'arbres d'essences locales qui en plus de leur évident apport esthétique, biologique, de lutte contre les gaz à effets de serre, présentent aussi divers intérêts économiques.
L'accroissement annuel des surfaces passées ainsi au "lance flammes", la violence des réactions  de certains devant la critique de ces pratiques  ne trouveraient-ils pas leur explication dans l'attribution de subventions? Changer le mode des subventions en mettant cet argent du contribuable au service des autres pratiques « douces » à la place du feu destructeur devrait s’imposer.
Ces propositions doivent être la réponse à ce mal qui n’a que trop duré.

 

Du feu et de la fumée = pollution atmosphérique par les particules fines et autres retombées nocives :
Cette destruction par le feu du végétal et de toute la biodiversité (mort de combien d'espèces animales et végétales?) qui lui est attachée engendre une grave pollution atmosphérique dont les particules fines pénètrent les organismes par les voies respiratoires et peuvent enclencher de graves conséquences jusqu’à l’AVC voire la mort.
N'y a-t-il pas une incohérence des pouvoirs publics dans le fait que lors d' un pic de pollution il est demandé d'éviter de se chauffer au bois et interdit de brûler les déchets verts alors qu' en même temps on accorde l’autorisation de l’écobuage?
L'air pollué, ce n’est donc pas qu’à Paris, dans la vallée de l’Arve en Savoie ou sur le territoire du « Plan de protection de l’atmosphère de l’agglomération de Bayonne » qui va de Ondres à Urrugne et qui devrait être relancé par le Préfet en intégrant ce danger, mais bien aussi dans les vallées et montagnes du Pays Basque où l’on risque de  « se rendre malade alors qu’on va y prendre l’air ».
C’est par conséquent, ici également, en plus des moteurs et carburants polluants, une situation d’atteinte inadmissible à la santé que nous ne pouvons plus accepter par le fait de cette pratique d’écobuage non logique à nos yeux. Elle porte en elle trop de destructions.
Il nous faut défendre notre droit à respirer sans ces pollutions, pour chacun, chacune d’entre nous et pour les générations futures ainsi que le droit de vivre dans la nature respectée, entretenue selon des pratiques qui permettent le travail de la terre dans un souci de prévention des risques pour le bien de tous. Faites-le savoir de partout où vous le pensez utile dans vos relations et contacts.
Rejoignez ou sollicitez les associations de protection de la nature, de l’environnement et de la santé pour agir dans ce sens. Merci pour votre contribution et votre soutien à « SU ASKI! HALTE AUX FEUX » !
Bayonne le 03/ 03/ 2017


*Chevaux et bovins à l’état sauvage, de toutes les beautés et du plaisir de vivre dans la nature.

 

 

 

Collectif citoyen « Su aski-Halte aux feux!"

Contact : suaski@laposte.net

 

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commentaires

Jenofa 09/03/2017 19:58

Long chemin semé d'épines---Quand, comme le disait Marguerite Yourcenar, s'associent les maux de l'âge atomique ( là plutôt celle des subventions) et la sauvagerie de l'âge de pierre.

Zoé 09/03/2017 09:00

J'espère que vos voix seront entendues.

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