Mardi 4 mars 2008
 
Dans « Avant que Nature ne meure », le livre du Professeur Jean Dorst, dont la première édition date de  1965,  une grande place est réservée   à ce thème "Par le fer et par le feu, la destruction des terres par l’Homme ». L’érosion accélérée par les activités humaines désordonnées et irrespectueuses en est le souci permanent. Ce livre rejoint  celui d’André Birre « Un grand problème humain, l’humus », paru à la même époque où l’on découvre, entre autres, les inquiétudes à ce sujet d’un certain Victor Hugo. C’est dire si certaines prises de conscience contemporaines  sont tardives et timides----

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Un "écobuage" ou feu pastoral.
 
Dans les années 70, Manex Lanatua a pratiqué le métier de berger en montagne Basque. Un grave accident l’a contraint à cesser cette activité. A l’époque, déjà, il était en complet désaccord avec l’écobuage, cette pratique pastorale de mise à feu de la montagne. Aujourd’hui qu’il est apiculteur, « berger d’abeilles », ce désaccord est encore plus vif. Même si bien d’autres pratiques agricoles  mettent de nos jours en péril la survie des abeilles et des insectes en général, (monoculture, mono élevage, fenaison hâtive, réduction des surfaces boisées, pesticides, OGM, etc), il n’hésite pas à déclarer « Nous sommes des sinistrés du feu ».
Dans le département, ils sont environ 350 apiculteurs déclarés, ce qui représente à peu près 20 000 ruches dont les abeilles s’activent pour le bien commun. « Cette noble activité, activité de paix par excellence, tente de survivre dans une ambiance de guerre ouverte. Ces feux terribles, nous les regardons avec angoisse détruire des centaines d’hectares de ce que nous pourrions appeler les « pâturages de nos abeilles. ». 

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                                                            Photo Patrice Morin.

Manex a bien voulu répondre à quelques questions:
 
Manex, que penses-tu de la pratique de l’écobuage ?
 
Je n’ai jamais mis le feu à la montagne et je ne le mettrai jamais. C’est un acte de mort. Il s’agit de tuer la nature. Or, qu’est-ce que la nature ? C’est vous, c’est moi, c’est l’ensemble des êtres vivants. Brûler la montagne, c’est se mettre à mort soi-même. Tout acte de destruction opéré contre la nature est un acte de destruction opéré contre soi-même. Ces incendies, que je considère comme criminels, sont également des actes suicidaires. Il n’y a que du négatif et du mortifère dans l’acte d’allumer des incendies de montagne.
 
Certains mettent en avant la notion de « tradition ». Qu’en penses-tu ?
 
Comme dans beaucoup d’autres domaines, il y a confusion dans la tête des éleveurs. Nombreux sont encore ceux qui pensent que ces incendies volontaires sont une bonne chose. Quant à moi, je suis absolument persuadé que cette pratique de la tradition basque est mauvaise. Ce n’est pas parce qu’une coutume est dans le droit fil de la tradition que cette coutume est bonne. Il y a dans la tradition du peuple basque de bonnes et de mauvaises choses. Les mauvaises sont à laisser de côté. En outre, je ne comprends pas comment quelqu’un peut brûler ce qui le nourrit. Car c’est bien la montagne qui nourrit le bétail qui nourrit ensuite le berger ou le paysan. Incendier la montagne, est-ce une façon de la remercier ? Quelque chose ne tourne plus rond. C’est l’absurdité la plus totale car, avant toute chose, le fondement de la véritable tradition n’est-il pas l’amour et le respect de la terre ? Il y a encore à peine quarante ans, les hommes et les femmes qui nous ont précédés ont pratiqué et entretenu cet amour et ce respect. Cela aussi se cultivait. L’amour de la terre, c’était leur culture. Puis par la divinisation de l’idée de progrès, ne jugeant et ne jaugeant que par lui, l’harmonie a été rompue. Tout n’est plus maintenant que rivalité. La relation homme/nature est elle aussi conflictuelle. Aujourd’hui, vivre en harmonie avec la nature, les animaux, les autres humains, tous les êtres vivants, la plupart des humains s’en foutent. Seul compte leur profit immédiat, c’est -à dire l’argent, divinité suprême de notre époque. Pourtant, comme disaient les indiens " La terre ne nous appartient pas. Nous l’empruntons à nos enfants. " Je suis persuadé que le Pays Basque est pourtant le lieu idéal pour promouvoir une agriculture respectueuse de l’avenir et du vivant.
D’abord et avant toute chose, nous devons tous nous imprégner de cette idée que nous ne sommes pas seuls au monde. Tout acte que chacun pose en montagne a des conséquences pour les autres utilisateurs de cette même montagne. A preuve, par exemple, Monsieur Lacoste, de St Just Ibarre, producteur de porcs, qui a perdu quinze hectares de forêts, sous-bois et landes à cause
d’incendies incontrôlés. " Les dommages causés se répercuteront sur plusieurs années ", déclare-t-il.


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            Bien d'autres insectes, comme ces Lucanes, payent un lourd tribu aux feux pastoraux.
                                         Photo : Laurence Goyeneche.
 
Et les conséquences pour les apiculteurs, quelles sont-t-elles ?
Il s’agit d’une véritable catastrophe. Le feu détruit des centaines de variétés de fleurs. Beaucoup ont déjà disparu pour toujours. Peut-être certaines avaient-elles la capacité de guérir des maladies. On ne le saura jamais. Le feu détruit aussi les insectes pollinisateurs. Ainsi des variétés de bourdons de montagne ont déjà disparu. Des variétés d’abeilles sauvages se raréfient. Sans parler des lapins, des lièvres et autres animaux qui meurent carbonisés. Et que dire des " pottok ", des chèvres et des brebis qui ont brûlé dans leurs bergeries ?
Mais revenons à l’apiculture. Il faut savoir que contrairement aux bergers et paysans, les apiculteurs travaillent sans la moindre prime. Lorsqu’un flan de montagne fleuri de bruyères disparaît dans les flammes, l’éleveur d’abeilles devra attendre huit ou dix ans avant de faire une nouvelle récolte. Oui, tout acte individuel a des conséquences pour les autres et pour la nature.
 
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                                               Quelques pottok à l'"excellente dentition".
                                               Photo: Jean Hicaubert.


Alors, que faire ?
- D’abord, cesser de penser que la montagne est un tas de m… couverte de cochonneries que le feu " nettoie ". Pour nous, la ronce et la bruyère sont une bénédiction des dieux. Avec ce tas de " saletés ", les abeilles font du miel. Qui peut faire mieux ?
- Au moins pour un certain temps, il faut totalement interdire ces feux destructeurs, laisser le temps à    la nature de reprendre force, à l’humus de se reconstituer. Dans ce cadre, il faudra réserver des zones à l’apiculture.
-Il faut promouvoir la machine à débroussailler. Là où elle ne peut aller, il faut laisser faire le travail aux pottok qui ont une excellente dentition ---- En outre, si le système de l’écobuage doit-être pratiqué, je dirais, que vu ses dangers, il faut absolument assurer une véritable formation/information des éleveurs susceptibles de l’utiliser. Il faudrait que les éleveurs se regroupent pour ne pas se laisser déborder par l’incendie. Dans ces cas là, il ne faut pas oublier que ce sont les pompiers qui risquent leur vie.
 - Il faut sans doute aussi réunir autour d’une table les différents " utilisateurs " de la montagne
- Enfin, il faut reboiser avec des essences locales ( châtaignier, chêne, hêtre, tilleul, etc ) et aider financièrement ceux qui vraiment ( j’insiste sur le mot vraiment ) travaillent avec la nature et non pas contre elle.
 

 

par Jeno l'écolo publié dans : Contributions. Parte hartzeak.
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Lundi 3 mars 2008
Lettre aux citoyens d'Aquitaine

Alain Juppé et Alain Rousset, rivaux et complices dans la course aux grands aménagements

En ces temps d’espoirs consécutifs à Grenelle où tous les discours d’hommes politiques ont viré au
vert, les voix de nos grands leaders aquitains n‘ont pas échappé à ce mimétisme médiatique qui fait
contraste avec l’omerta des années passées sur la crise environnementale que l’humanité traverse en
ce début du XXI ième siècle. Il est vrai que dans le contexte électoral actuel, ce mimétisme devient
même parfois caricatural. Surtout lorsque l’on confronte nos nouveaux convertis avec leurs prises
de position publiques sur les grands projets d’aménagement dont est gratifiée l’Aquitaine depuis
quelques années. De ce point de vue, il est incontestablement difficile de prétendre départager nos
deux grands compétiteurs à la mairie de Bordeaux
Après avoir pris la posture du « plus vert que moi, tu meurs », il n’y a pas un seul jour où l’un des
deux ne défende les grands projets d’infrastructures de transport, tels que l’A65 et la LGV qui
devrait y être accolée. Pour le grand contournement, il est simplement dit dans l’accord passé entre
les Verts et le candidat Rousset que « le projet de grand contournement n’est plus d’actualité »,…
….du moins, durant le temps des élections, tandis que son adversaire adopte le même profil bas !
Tout le monde aura compris !
Quand au pont levant Bacalan-Bastide, c’est un curieux silence radio pour un projet qui concerne
directement la ville de Bordeaux, autant d’ailleurs de la part du candidat ROUSSET que du
candidat JUPPÉ.
Faut-il rappeler que, contrairement aux mensonges officiels, tous ces projets pharaoniques sont en
totale contradiction avec les conclusions du "Grenelle de l'environnement" sur la nécessité de
réduire les émissions de gaz à effet de serre et le plan Climat d’Aquitaine voté par le Conseil
Régional, en particulier dans les transports ? Sans compter que sur le plan social, il est curieux de
voir, dans le dossier de l’A65, un socialiste convaincu défendre une entreprise capitaliste
concessionnaire comme Aliénor, filiale d’ Eiffage, fixant le péage autoroutier à plus de 16 euros
entre Langon et Pau, un tarif dissuasif pour la population rurale modeste du Sud Gironde, mais
accessible aux catégories bordelaises privilégiées qui l’emprunteront pour aller au ski dans les
Pyrénées !
Quand au futur projet de LGV vers l’Espagne par Captieux qui, paraît-il est le plus court chemin
pour aller vers Hendaye (mais certainement pas pour le contribuable !), il s’agirait d’une nouvelle
infrastructure bouleversant les équilibres naturels et le cadre de vie des habitants du Sud Gironde,
construite au prétexte d'améliorer le transport ferroviaire de marchandises alors qu'il s'agit
uniquement d'accroître la mobilité de cadres pressés!! Les mensonges officiels ont toujours fait
partie de la propagande politique ! En tous les cas, curieux projet au moment où plus que jamais la
SNCF se dégage du fret et où les vrais besoins de déplacements quotidiens de l’agglomération
bordelaise concernent les transports de proximité représentés par le TER !!!
A moins que finalement cette débauche de béton ne cache un geste de générosité à l’égard de
l’industrie du BTP ?
En vérité tous ces projets pharaoniques, aussi inutiles et dispendieux pour la collectivité que
destructeurs des espaces naturels qui font la qualité de vie de notre région d’Aquitaine, ne sont que
le reflet d’une conception obsolète du progrès qui a été celle des trente glorieuses dont on a vu où
elles nous ont menés. Ils sont en tous les cas révélateurs d’une crise majeure de notre système
politique qui ne laisse aucun espace à une opposition authentique. Que signifie donc une
compétition électorale qui met en présence des candidats de bords politiques prétendument opposés
mais qui ne savent avancer de concert que l’oeil constamment fixé dans le rétroviseur ?

La coordination des associations d’Aquitaine en matière de transport:

ARLP (Association Régionale Langon-Pau), Aquitaine-Alternative, CADE (Collectif de Défense de
l'Environnement), LEA (Landes Environnement Attitude), LGPE (Lande Graves Palus
Environnement), Ortzadar, Transcub, Vivre dans la Lande ....
 
 

 

par Jeno l'écolo publié dans : Contributions. Parte hartzeak.
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Dimanche 2 mars 2008
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« MAUVAIS BERGER »
 
« Poignez vilain, il vous poindra »
 
 
Etienne H. Boyer est né en 1971 à Cognac, en Charente, de parents professeurs d’anglais. Ceci pour dire que rien ne le prédestinait à devenir berger dans les Pyrénées…
Il ne l’est d’ailleurs toujours pas aujourd’hui !
L’auteur de cette autobiographique illustrée occupe le poste de correspondant local de presse pour le journal Sud-Ouest, édition Béarn et Soule depuis octobre 2001. En décembre 2003, il a co-créé le webdo des basques d’ici et d’ailleurs, Euskobizia, dont il est toujours directeur de publication aujourd’hui.
Dans ce premier livre, l’auteur livre sa vision très subjective d’un certain milieu agricole pyrénéen, et règle des comptes avec des fantômes de son passé, mais aussi -et surtout- avec lui même...
 
 
 
Les éditions « Le Grand Chardon-Astobelarra » publient ce témoignage d’ Etienne BOYER, dans la collection « HUMEURS & TÉMOIGNAGES. 80 pages noir et blanc, format A5 avec de nombreuses illustrations.
Profitez de l’occasion inespérée d’acquérir cet ouvrage en avant première et à un coût réduit (8 euros au lieu de 10 euros à sa parution).            
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BON DE SOUSCRIPTION :
 
Nom : ……………………………………………………….
Prénom ……………………………………………………….
Adresse : ……………………………………………………….
Courriel : ……………………………………………………….
 
- Je commande …... livres à 8 euros l’unité + 1 euro de frais de port     c
- J’adhère à l’association et verse 5 euros de plus                                        c
(Le chèque ne sera déposé en banque qu’après la parution , fin mars 2008.)
 
règlement par chèque à l’ordre de Le Grand Chardon-Astobelarra adresser à :
 
Le Grand Chardon Astobelarra
Maison Pastou
F-64130 Moncayolle
 
Plus d'infos : http://astobelarra.over-blog.com//     Tel : 05 59 28 32 81
 
« ARTZAIN TZARRA »
 
« Poignez vilain, il vous poindra »
 
Charentes eskualdeko Cognac hirian sortü da Etienne Boyer 1971 urtean, bere aitamak ingles erakasle zirelarik.
Ontsa konpreniarazteko Pririneotan artzain izateko hatsik ez züala üken...
Eta egün ere lanbide hori ützirik düala !
Kontakizün honen idazlea Sud-Ouest egünkariak Biarnon eta Xiberoan hedatzen düan edizioan berri emaile da 2001ko ürrietaz geroz. Hebenko eta hanko eüskaldünen webgünea den Euskobiziaren sortzean parte hartü dü eta orano ere legezko ardüradüna da.
Pirineotako laborantxa mündüko bere ikuspegia agertzen dü lehen libürü hontan, baita bere baitako eta iraganeko mamuekin aferak xuritzen dütü....
 
« Le Grand Chardon – Astobelarra » argitaletxeak Etienne Boyerren lekükotasün hau argitaratzen dü « Ümore eta Lekükotarsün » sailean. A5 neurrietan eta irudi hanitxekin badira 70 orrialde xuri eta beltzean.
Lehen bai lehen eta prezio merkeagoan (orai 8 euro, gero 10 euro) esküalatzeko paradaz balia zite !
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HARPIDETZA TXATELA:
Izena : ……………………………………………………….
Abiezna  ……………………………………………………….
Helbidea  : ……………………………………………………….
E-maila  : ……………………………………………………….
 
- Manatzen düt .......libürü, 8 euro bakotxa eta euro 1 posta fresentako  c
- Sartzen niz alkartean eta 5 euro haborokin emaiten düt                    c
(Libürüa argitaratü eta gero, 2008ko martxotik landa, xekea bankoan sartüa izanen da.)
 
« Le Grand Chardon-Astobelarra » izeneko xekaz paga eta igor :
 
Astobelarra Alkarte
Pastou etxea
F-64130 Mitikile
 
Xehetasün haboro : http://astobelarra.over-blog.com//     Tel : 05 59 28 32 81 
Et si vous souhaitez voir la présentation par l'auteur: 
http://correspondant-de-presse-64.over-blog.com/article-17200340-6.html#anchorComment
 
par Jeno l'écolo publié dans : Au jour le jour. Egunean---
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Vendredi 29 février 2008

Communiqué de presse des Verts du 28 février 2008 

 
Ingrid Betancourt en danger de mort : 
appel aux FARC à la relâcher immédiatement



Les Verts ont appris avec horreur et indignation les témoignages des quatre otages relâchés hier par les FARC concernant l'état de santé et les mauvais traitements que continue de subir Ingrid Betancourt. Non contents de l'avoir prise en otage depuis six ans, ce qui est un crime en soi, les FARC y ajoutent une cruauté et des traitements inhumains qui font craindre une issue tragique à brève échéance.

Les Verts réitèrent à Ingrid Betancourt leur amitié et leur solidarité, ils l'appellent à résister jusqu'au bout de ses forces pour retrouver la liberté.

Les Verts réitèrent leur appel aux FARC à relâcher immédiatement, unilatéralement les quatre civils « négociables » qu'ils gardent encore en otage et en tout premier lieu Ingrid Betancourt, qui est la dernière femme parmi eux, la plus malade et la plus en danger. 


Les Verts
par Jeno l'écolo publié dans : Contributions. Parte hartzeak.
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Vendredi 29 février 2008
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A l’occasion de la Journée Internationale de la Femme
L’association Itzal aktiboa
  
vous invite à une conférence 
   « Trois femmes et la sculpture »
(Louise Bourgeois, Annette Messager et Magdalena Abakanowicz)
par
Madame Michèle Heng,
Historienne de l’art
le vendredi 7 mars à 19 heures
dans la Salle Voûtée de la Mairie à Saint Jean Pied de Port 
 
Pour marquer le début de notre exposition « L’art au féminin II » jusqu’au 5 avril,
un « pot » offert par la Mairie vous sera proposé après la conférence
suivi d’une visite dans les différents lieux d’exposition.
 
Avec le soutien de la Fondation de France
La Mairie de Saint Jean Pied de Port
 L’Institut Culturel Basque,
La Communauté de Communes de Garazi-Baigorri
et en association avec
 «Les Amis de Saint Jacques »  « Les Amis de la Vieille Navarre » et  « Femmes 3000 »

Du 8 Mars au 5 Avril 2008, vous pourrerz découvrir en divers endroits de la ville les oeuvres de : Ana Izura, Anne Breitman, Béatrice D, Béatrice Churruca, Celia Eslava, Colette Dubuc, Colette Rousserie, Josette Dacosta et Odile Lascaray. 


En savoir plus sur Itzal Aktiboa? 
http://www.itzal-aktiboa.net/
Et sur l'exposition "L'art au féminin?"
http://www.eke.org/partaideak/blogak/emazteen_artea/

par Jeno l'écolo publié dans : Au jour le jour. Egunean---
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Mardi 26 février 2008
Sauver l'ours ou l'abandonner
aux ultrapastoraux éradicateurs :
l'Etat doit choisir 
(Une contribution de Patrick Pappola, alias Papours)/
 
Pour mieux comprendre la frange "ultrapastorale" de l'élevage pyrénéen, celle qui prone sa prééminence sur toute autre activité humaine en montagne et qui souhaite imposer son activité au détriment des espèces animales qui dérangent son expansion, il peut être utile de se livrer à un examen du discours que produisent ces éleveurs refusant par principe de mettre en place les solutions permettant d'éviter les prédations de l'ours sur les troupeaux : gardiennage estival continu du troupeau (c'est à dire présence effective du berger), regroupement nocturne du troupeau et présence de chiens patous pour éloigner l'ours et tous les autres prédateurs du bétail, homme compris (vols).
 
Il est en effet intéressant de voir comment ces ultrapastoraux cherchent à travailler l'opinion publique (mais aussi celle des décideurs et celle que délivrent les médias) pour décréter l'impossible cohabitation, n'hésitant pas pour cela à utiliser le mensonge par omission voire le mensonge tout court.
 
On peut se faire une idée de la teneur de ces omissions en mettant en regard les déclarations ultapastorales et celles des bergers, Techniciens Pastoraux Itinérants (TPI), tous bergers chevronnés et chargés de l'aide à la mise en place des mesures de protection sur les troupeaux. Cette étude comparative est très instructive lorsqu'on l'applique aux estives subissant des attaques d'ours. Cet article a été réalisé en comparant les données extraites du "Rapport d'activité 2007 des Techniciens Pastoraux Itinérants" et celles du site internet de l'association anti-ours l'ASPAP (Association Pour la Sauvegarde du Patrimoine Ariège-Pyrénées) concernant le compte-rendu de leur Assemblée Générale (AG) du 1er février 2008. 

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Piste de l'un des 3 derniers ours béarnais : le mâle mal nommé "Aspe-Ouest" à la recherche d'un femelle, en haute vallée d'Ossau, mai 2005.

Estive de Melles : des enjeux importants pour l'avenir de l'ours et du pastoralisme
 
Commençons par l'estive de Melles, estive sensible s'il en est car fréquentées par l'ourse "Vhala" et ses deux oursonnes, "Pollen" et "Bambou" autant dire, l'espoir des Pyrénées. De plus, après l'élimination réussie de l'ourse "Franska" (qui avait plus de 40 plombs de chasse dans le corps), "Vhala", "Pollen" et "Bambou" semblent être les nouvelles cibles désignées des ultrapastoraux éradicateurs d'ours. L'enjeu autour de cette estive est donc important. Que s'y passe-t-il ?
En 2006, cette estive a connu les attaques de "Vhala". Mais le troupeau d'environ 1300 bêtes y était mené sans aucune protection, sans patous et sans regroupement nocturne en dehors du regroupement effectué par les bergers itinérants appelés à la rescousse quand il était déjà trop tard pour mettre en place des mesures qui sont efficaces lorsqu'elles sont anticipées avant le mois de mai. Logiquement, durant l'été 2006, l'ourse "Vhala" a attaqué 20 fois environ sur presque 40 animaux.
En 2007 cette fois, voilà comment les ultrapastoraux ont présenté la saison d'estive (AG de l'ASPAP 2008) :
"----à Melles,
en Haute Garonne, "estive modèle du plan ours", malgré des moyens financiers colossaux, la saison d'estive fut catastrophique avec l'abandon de leur poste par les cinq bergers successifs".

.Est-ce la réalité ? Quelle fut cette "catastrophe" annoncée ?

En effet, dans le Rapport officiel 2007 des Techniciens Pastoraux Itinérants, le son de cloche est différent :
"Trois chiens de protection étaient présents cette année et trois grands parcs permettaient le regroupement nocturne".
; résultat des courses alors que "Vhala et ses 2 oursons sont passés régulièrement sur le secteur pendant l'été" : "une seule attaque a été relevée sur cette commune (...) mais après la saison d'estive, lorsque les brebis étaient redescendues et pâturaient librement."
 
Voilà des chiffres que les anti-ours se gardent bien de diffuser ! 2006, pas de moyens de protection = 20 attaques ; 2007, moyens de protection déployés = 0 attaques sur l'estive. Faut-il s'étonner que la pillule soit amère pour les ultrapastoraux et qu'ils cherchent à noircir le tableau coûte que coûte en annonçant une estive "catastrophique"!!! ? Ils se présentent comme des éleveurs professionnels (ce qu'il sont évidemment) et derrière cette légitimité, ils laissent entendre qu'eux seuls sont à même d'observer la situation, de l'analyser voire de la critiquer. Or il se trouve que cette capacité d'expertise n'appartient pas à eux seuls, les bergers itinérants de l'ETO (1) sont eux aussi des experts particulièrement chevronnés en matière d'élevage et de gardiennage des troupeaux. Ils sont d'ailleurs recrutés sur ces bases là.
 
D'autre part, et cet article s'inscrit dans ce mouvement, face aux mesonges et délits des ultrapastoraux, de plus en plus de citoyens, excédés de voir comment une minorité agissante est en train de réussir à anéantier l'ours dans notre pays, se sont intéressés à la question et deviennent à même de la comprendre, de l'expliquer et de dénoncer des mensonges reconnus comme tels par les experts officiels (le cas des veaux d'Aston où les anti-ours avaient tenté de mettre sur le dos de l'ours des bovins morts de la maladie du charbon est éloquent. Fort heureusement, des experts indépendants du monde de l'élevage avaient pu enquêter pour lever le poteau rose...).
 
Mais revenons au cas de l'estive de Melles : dans le Rapport 2007 des Techniciens Pastoraux Itinérants, on peut lire aussi que, cette estive étant désormais protégée, "les prédations de Vhala se sont décalées vers l'Est, en Ariège". Etait-ce étonnant ? Non seulement c'est logique mais en plus, c'était évidemment prévisible. On sait depuis toujours que si l'on protège d'un côté et pas de l'autre, le prédateur fait vite son choix, en toute intelligence : c'est globalement que ces mesures de protection doivent être envisagées. La mauvaise volonté des éleveurs de l'estive de St Lary, à l'Est de l'estive de Melles est responsable d'une situation que les ultrapastoraux présentent ainsi (AG de l'ASPAP, 1er février 2008): 

Estive du Barestet : une mauvaise volonté aux lourdes conséquences
 
L'ASPAP affirme pour les éleveurs du Groupement pastoral du Barestet à saint Lary que "Vhala a sévi tout l'été : bilan 9 attaques officielles, 30 bêtes indémnisées, le désordre permanent tou l'été pour retrouver les bêtes manquantes, 80 bêtes disparues... malgré le berger itinérant du suivi qui passait la nuit dans sa tente au milieu des bêtes."
 
Pourquoi ces éleveurs n'ont-ils pas mis en place les mesures de protection aidées par l'Etat qui auraient permis d'éviter la situation de cet été là et qu'ils auraient dû tester dès 2006 ?
En effet, on apprend que sur cette estive, déjà fréquentée par Vhala en 2006, aucune mesure de protection réelle n'a été anticipée ! Voilà ce que l'on sait de cette estive : "Troupeau d'environ 1200 brebis appartenant à au moins 7 éleveurs. Aucun chien de protection n'est présent pendant la saison d'estive et le groupement nocturne se fait en couchade libre." (Rapport 2007 des TPI). On aurait voulu créer la situation de l'été 2007 avec un garde-manger en libre-service pour l'ourse "Vhala" qu'on ne s'y serait pas pris autrement... Là encore, la version des ultrapastoraux ne mentionne pas cet absence total de mesures de protection.
Résultat, malgré un regroupement de 7 éleveurs (donc 7 employeurs potentiels), aucun renfort conséquent en terme de poste de berger n'a été prévu (malgré les aides possibles de l'Etat) et ce sont les TPI de l'ETO (1) qui s'y sont collés, gratuitement : (Rapport d'activité 2007 des TPI)"Plus de 100 nuits de protection ont été effectuées sur St Lary avec l'objectif de limiter les prédations en 2007". Et ce que les ultrapastoraux de l'ASPAP présentent comme un carnage "malgré le berger itinérant du suivi qui passait la nuit dans sa tente au milieu des bêtes." (AG de l'ASPAP) devient en réalité (Rapport d'activité 2007 des TPI)pour St Lary : "Ainsi, 77% des attaques et 91% des dégâts ont eu lieu en l'absence de TPI. Seules 3 attaques ont été effectives en présence des TPI, avec 1 brebis touchée par attaque dont 2 brebis blessées et euthanasiées par la suite."
Toujours rien sur ces dernières données dans la version ultrapastorale de la situation. Il est vrai qu'il est fort gênant pour eux de constater que lorsque le berger (TPI) est bien là et regroupe les bêtes la nuit, les prédations sont très faibles. Trop difficile aussi pour les ultrapastoraux d'avouer qu'à contrario, 91% des dégâts ont eu lieu en l'absence des TPI !
Enfin, suir cette estive, ce sont "13 attaques pour 34 animaux prédatés" qui sont reconnus officiellement (donc indemnisés) comme l'indique le rapport des TPI et non pas seulement "9 attaques officielles, 30 bêtes indemnisées"(ASPAP AG 2008) comme le disent les militants anti-ours pour essayer de dénoncer une sous-estimation officielle chronique des dégâts qui est imaginaire. Le dérochement d'Orlu tend d'ailleurs lui aussi à prouver le caractère imaginaire de ces sous-estimations.


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Aube basco-béarnaise : les Pyrénées, montagnes de l'ours, espèce toujours menacée de disparition si plusieurs nouveaux lâchers de femelles ne sont pas menés dans les mois ou années à venir.
 
Le dérochement d'Orlu : indemnisé "au bénéfice du doute"
 
Les anti-ours de l'ASPAP (AG 2008) expliquent que sur l'estive de Mourtès (commune d'Orlu) "L'ours a même précipité début juillet un lot de 94 brebis dans un ravin, depuis leur couche à 2400 mètres d'altitude (...) où le berger les avait regroupées pour la nuit. Trois patous étaient présents". Si l'on parcourt consciencieusement le Rapport 2007 des TPI, on constate qu'il n'y avait pas trois mais "deux patous" et surtout, que "la responsabilité de l'ours n'a pu être démontrée techniquement. Cependant, des dérochements ont été indemnisées au bénéfice du doute par l'administration, car le présence ursine était avérée sur ces mêmes secteurs à des dates similaires."
Dommage que l'ASPAP laisse entendre que l'ours est en cause de façon certaine et ne mentionne pas que l'indemnisation fut totale, car cela signifie la grande mansuétude très fréquente de l'administration pour indemniser des bêtes "au bénéfice du doute" (ce qui est une très bonne chose tant que cela reste honnête). A la décharge de l'ours, on sait qu'il y a toujours eu des dérochements massifs en montagne, l'expression populaire "moutons de Panurge" est forgée sur cette particularité chez les ovins. Combien de ces dérochements ont été prêtés à l'ours sans aucune preuve ? Ce fut le cas bien des fois les années précédentes. Les éléveurs, les bergers et les défenseurs de l'ours le savent en réalité très bien.
 
Les fabliaux de l'ASPAP
 
Toujours dans le compte-rendu de son AG 2008, l'ASPAP tente de nous convaincre la larme à l'oeil qu' "avant l'ours, un troupeau perdait moins d'une dizaine de bêtes en transhumance, dont la plupart étaient retrouvées et identifiées". Tout connaisseur ou observateur du pastoralisme pyrénéen ne peut que s'amuser de lire de tels mensonges. Qui compte-t-on embrouiller ?
 
De ces différents cas de figure, il ressort une mauvaise volonté manifeste de certains éleveurs et bergers ainsi que des tentatives répétées voire systématiques de travestir la situation réelle.

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Vue sur les falaises d'Urdos d'où la dernière femelle béarnaise, Canelle, fut tuée par le chasseur René Marquèze le 1er novembre 2001 avant que le corps de l'ours ne chute en contrebas de la paroi.
 
Aider les bonnes volontés, sanctionner les éradicateurs
 
Ainsi, au sujet des trois mesures de protection garantissant des moyennes de plus de 90% de baisse de toute forme de prédation sur les estives (2), les conclusions du Rapport d'activités 2007 des Techniciens Pastoraux Itinérants (TPI), sont sans ambiguïté :
"Malgré l'acceptation des TPI, il nous semble que peu d'éleveurs ou de bergers souhaitent changer leurs méthodes de travail suite aux prédations. Il est bien évident que de tels changements sont très lours à mettre en oeuvre et souvent plus contraignant que l'existant."
 
 
Si "peu d'éleveurs ou de bergers" évoluent, l'ours brun disparaîtra, c'est certain. Il faut agir sur ce facteur limitant considérable si l'on souhaite réellement un avenir pour cette espèce.
 
Or, comme pour les calamités écologiques graves qui frappent ce début de XXIème siècle (changement climatique, épuisement des ressources...), la société et les décideurs semblent dans une période de prise de conscience avec une volonté forte et sincère de changer de comportement afin de trouver et mettre en oeuvre des solutions pour sortir de la crise. Etudes, mesures techniques, juridiques, fiscales, financières et humaines sont convoquées pour apporter des solutions multiformes. Comme pour l'ours, ces solutions existent et sont connues, elles sont à portée de main ou existent déjà.
 
L'ours des Pyrénées peut-être placé dans cette perspective sur le thème de la perte de la biodiversité. La société (3), l'Etat (4), l'Europe(5), ont pris conscience de la nécessité d'agir efficacement pour qu'il puisse continuer d'exister des ours dans les Pyrénées comme depuis la nuit des temps.
 
A l'heure des conclusions de la mission d'évaluation à mi-parcours du plan de renforcement ursin 2006-2009, la balle est dans le camp de l'Etat : à lui de favoriser considérablement grâces aux mesures-solutions listées ci-dessus, les éleveurs et bergers qui font l'effort de cohabiter avec succès avec l'ours des Pyrénées. A l'Etat aussi de pénaliser fortement les formes d'élevage qui portent atteinte à l'ours. Surtout quand on sait que ce sont ces formes d'"élevage" sans gardiennage des bêtes et donc sans hommes en montagne de façon permanent en été, qui jouent le rôle le plus faible en matière d'entretien du paysage, d'ouverture des milieux (si le milieu a réellement besoin de rester "ouvert"...le débat est sociétale, philosophique et politique...) et de maintien de l'homme dans les zones rurales de montagne.(6)
 
Sauver l'ours des Pyrénées, c'est donc renouveler l'arsenal juridique contre les braconnages (toujours importants) et contre les atteintes à son biotope, c'est surtout poursuivre et augmenter les aides au gardiennage en zone à ours (aides à l'embauche de bergers) ainsi que toutes les mesures du plan ours actuel (héliportages de début et fin d'estive, indémnisation solide des pertes de bétail, aides techniques, prise en charge de l'achat des barrières de protection, de l'acquisition, de la nourriture et du suivi des chiens patous, amélioration des cabanes...etc...).
C'est, en contrepartie, agir réellement pour strictement conditionner toutes les aides à l'élevage en montagne à l'acceptation de l'ours et à la mise en place des trois mesures de protection connues et efficaces contre la prédation.Ceci, qu'il s'agisse des aides nationales ou européennes, aujourd'hui très importantes vis à vis de l'élevage ovin puisque seules ces aides lui permettent de perdurer voire de se développer. Sous des formes parfois préjudiciables à l'ours qu'il est alors indispensable de faire évoluer et non d'encourager telles quelles.
 
C'est à ce prix qu'un pastoralisme du XXIème siècle, cohérent, reponsable et en paix avec les attentes de la société pourra garantir le maintien de l'ours brun des Pyrénées au lieu de chercher, toujours en 2008, son éradication passive ou active :
"Garantir la survie de l'Ours brun d'Europe, c'est précisément conserver plusieurs noyaux stables partout où il est encore présent. (---) Quelle que soit l'espèce, reporter sur d'autres pays la responsabilité de sa conservation, c'est travailler, sans le dire, à sa disparition. Or la population pyrénéenne actuelle d'Ours bruns n'est pas viable". Ministère de l'écologie. 2006.
 
 
Tranchant avec cette prise de position officielle responsable, prélude au plan ours 2006-2009, les ultrapastoraux de l'ASPAP, de l'ADDIP et autres associations anti-ours s'enferment dans l'archaïsme en revendiquant (et en agissant hélas) pour l'éradication de l'ours des Pyrénées. Que ce soit une éradication active (battues contre l'ourse Franska jusqu'à l'acculer sur la route où elle fut percutée mortellement par une voiture en aout dernier et où elle fut retrouvée avec une quarantaine de plombs de chasse dans le corps) ou une éradication passive en faisant pression sur l'Etat pour qu'il laisse tomber l'ours, le laissant disparaitre en silence. Début février 2008 lors de son assemblée générale, l'ASPAP n'a-telle pas en core déclarée sans ambiguïté elle non plus, sa : "détermination à faire cesser définitivement le plan ours, et [sa] vigilance notamment face à la menace du remplacement des deux ourses mortes accidentellement." C'est faire clairement le choix d'abandonner définitivement l'ours dans les Pyrénées alors que de nouveau lâchers sont indispensable pour sauver l'espèce de la disparition (7)
 
Or, sur le terrain, la réussite et l'espoir sont là, il faut les favoriser à tout prix si notre pays tient vraiment à l'ours brun comme le disent des éleveurs et des bergers eux-mêmes :
"(---) ces réintroductions d'ours doivent bénéficier au pastoralisme, elles doivent permettre une meilleure prise en compte des besoins du pastoralisme, doivent lui permettre de moderniser ses équipements, de mieux faire vivre les bergers, de mieux entretenir la montagne.
Nous pensons que c'est sur ces thèmes qu'il faut réfléchir, agir, revendiquer. Si demain les ours étaient tous retirés des montagnes, est-ce que pour autant les problèmes du pastoralisme seraient résolus? Evidemment non(---) Le maintien de l'agriculture de montagne et de la faune sauvage pyrénéenne n'est pas impossible. Des éleveurs de groupements pastoraux ont déjà franchi le pas, les résultats sont là. Oui, les moyens de protection des troupeaux face aux prédateurs sont efficaces.(---) Association de Cohabitation Pastorale (La lettre de l'ACP Août 2007.
 

Nous pensons que ce sont sur ces thèmes qu’il faut réfléchir, agir, revendiquer ; si demain les ours étaient tous retirés des montagnes, est-ce que pour autant tous les problèmes du pastoralisme seraient résolus ? Évidemment non.(...)" "(...) Le maintien de l’agriculture de montagne et de la faune sauvage pyrénéenne n’est pas impossible. Des éleveurs, des groupements pastoraux ont déjà franchi le pas, les résultats sont là. Oui, les moyens de protection des troupeaux face aux prédateurs sont efficaces (...)" Association de Cohabitation Pastorale (La Lettre de l'ACP, aout 2007).


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La forêt de Melles, habitat de l'ourse Vhala et de ses deux oursonnes, Bambou et Pollen, l'espoir des Pyrénées pour les ours du "noyau central.

 A l'Etat de faire désormais ses choix : éradication passive de l'ours ou consolidation de sa présence avec soutien appuyé, renouvelé, renforcées aux bonnes volontés et sanctions strictes et sévères renforcées elles aussi contre les destructeurs de ce patrimoine naturel et culturel des Pyrénées et de l'humanité(8).
Une évolution législative est nécessaire : un délit d'apologie à la destruction d'espèce protégée est par exemple à créer, les sanctions en cas de dérangement volontaire ou de nouvelles "battues" (elles furent fatales à Franska) doivent être augmentées. Peut-on accepter qu'en 2008 une minorité fasse de la destruction de l'ours brun le moteur de son action ? La société, l'Etat doivent-ils laisser faire alors que de réelles solutions de cohabitation existent et sont appliquées sur le terrain chaque été dans les Pyrénées ? Peut-on accepter d'entendre aujourd'hui une minorité violente affirmer : "S'ils réintroduisent des ours, nous mettrons le feu à la montagne !" (de la bouche de la porte-parole de l'ADDIP en 2007 juste après que l'ours Franska ait été percutée par une voiture).
 
Enfin, l'Etat doit-il laisser l'ours dans cette situation alors que sans nouveaux lâchers dans un délai rapide, l'ours disparaîtra à coup sûr des Pyrénées ? Au-delà des remplacement évidents de Palouma et Franska, ce ne sont pas moins de 8 ours qu'il est urgent de lâcher dans les Pyrénées pour espérer sauver l'espèce et non simplement la laisser vivoter(7). Les français et les pyrénéens le veulent (3). Ce n'est pas une utopie : les italiens ont lâché avec succès 10 ours en 4 ans de 1999 à 2002 dans le Trentin. Dans les Pyrénées, les bonnes volontés sont là, il faut les faire fructifier et se montrer intransigeants envers les éradicateurs de l'ours, c'est aussi une question de démocratie.
 
Patrick PAPPOLA,
Simple citoyen attaché à des Pyrénées vivantes et sauvages AVEC l'ours.

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"Le Pic du Midi d'Ossau ne veille plus suffisament sur l'ours : de 6-8 en 1994 dont deux femelles, ils ne sont plus que 3  mâles à hanter les lieux. Les femelles (y compris Vhala et ses oursonnes) sont trop loin pour espérer les voir en Béarn. Seuls des lâchers de femelles en Haut-Béarn ("noyau occidental") permettraient d'éviter l'insupportable gaspillage d'un biotope très favorables à l'ours avec 3 mâles qui se morfondent sans femelles... avec leur patrimoine génétique unique en perdition."

 (1) l'ETO : Equipe Technique Ours regroupant les techniciens chargés du suivi des ours dans les Pyrénées. Les Techniciens Pastoraux Itinérants sont rattachés à l'ETO qui dépend de l'ONCFS (Office Nationale de la Chasse et de la Faune Sauvage).

(2) "La protection des troupeaux : fonctionnement efficacité, limites et optimisation", ACP, Pays de l'Ours ADET 2006. Cette étude menée de 2003 à 2005 auprès de 37 éleveurs et sur 18 estives montre que la seule mesure de protection "chien patou" (qui fait fuir l'ours) a fait baisser les pertes de ... 90 % !

(3) 100% des études d'opinion réalisées depuis une décennie montrent une adhésion sans faille et très fortement majoritaire des français et des pyrénéens au sauvetage de l'ours des Pyrénées. Deux exemples : "Les pyrénéens et la conservation de l'ours - Sondage IFOP- Pays de l'Ours ADET - février 2005" et "Les Français plébiscitent la présence de l'Ours dans les Pyrénées - WWF-ADET Enquête IFOP 2003".

(4) Plan de restauration et de conservation de l'ours brun dans les Pyrénées françaises - 2006-2009.

(5) L'Union Européenne soutient l'ours des Pyrénées à travers le programme "Life-Coex" concernant la coexistence entre les activités humaines et la présence de l'ours.

(6) Il est beaucoup plus facile d'agir pour la biodiversité en montagne avec des troupeaux en gardiennage, c'est à dire avec berger présent tout l'été et non pas seulement une fois par semaine puisque ces actions favorables à la biodiversité végétale consistent à faire pâturer les bêtes où elles ne vont jamais et où les versants s'embroussaillent. Sans berger, livrées à elles mêmes, les bêtes n'ont pas une tendance "naturelle" à s'aventurer dens ces zones broussailleuses pour s'en nourrir. De même, davantage d'ours dans les Pyrénées, c'est davantage de bergers en estive donc des Pyrénées "vivantes" (avec des hommes sur le terrain) et "sauvages" (avec une faune variée et respectée qui fait la joie de tous les visiteurs).

(7) "Avant les 5 lâchers de 2006, une étude publiée dans les Comptes-rendus de l'Académie des Sciences (G. Chapron et al., CR Biologies 326, 2003), basée sur des modèles démographiques, préconisait les lâchers rapides d'au minimum 11 ours. Différée de 10 ans, l'opération ne réduirait plus le risque d'extinction. Or en 2006, seuls 5 ours ont été lâchés et deux sont morts ce qui fait 3 ours au lieu de 11 ... presque 4 fois moins que nécessaire !
Laisser la population d'ours française dans l'état actuel, c'est faire une croix définitive sur cette espèce et adopter une position revenant à éradiquer l'ours en France.
Sur base scientifique, on peut affirmer que si de nouveaux lâchers ne sont pas effectués rapidement, tout ce qui a été organisé depuis 1996 pour l'ours n'aura servi à rien". (extrait de "OURS : 10 erreurs fréquentes")

(8) Sait-on par exemple quel trésor de biodiversité nous avons perdu avec l'anéantissement par l'IPHB (Institution Patrimoniale du Haut-Béarn) des derniers ours pyrénéens de souche qui renfermaient dans leur patrimoine génétique les gènes les plus anciens de tous les ours de la planète ? (Recherches du Museum National d'Histoire Naturelle). Ne restent plus que le vieux mâle "Camille", le mâle "Aspe-Ouest" et le jeune mâle "Mohican" (dit aussi "Canellito"), l'ourson de "Cannelle", la dernière femelle béarnaise tuée par un chasseur le 1er novembre 2004. Ces trois derniers mâles recherchent désespérément leur femelle en l'absence de lâcher d'ourse décidées sur leurs territoires du Haut-Béarn et d'Aragon. Un énorme gâchis... que l'on pourrait alléger du jour au lendemain en décidant ces lâchers avant que les gènes de ces ours ne disparaissent définitivement avec la mort de leurs trois derniers porteurs.

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Le patou vient au contact dès qu'un élément nouveau (homme, ours, loup, renard, chien...etc...) s'approche du troupeau, pour le repousser ou le combattre lorsqu'il s'agit d'un prédateur. Il est légitime que les éléveurs qui l'utilisent comme un réel moyen de protection continuent de recevoir des aides de l'Etat. Mais la mise en place du patou dans le troupeau doit se faire avant la montée en estive pour que chacun prenne ses marques. L'idéal étant que le chiot dès son plus jeune âge s'imprègne du troupeau.
 

 

par Jeno l'écolo publié dans : Frère l'Ours. Anaï Hartza.
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Dimanche 24 février 2008
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Il a huit ans, le poil dru et marron, avec des reflets brun doré et s’appelle MILJEN, du nom du cinéaste à l’origine du projet de sauvetage de l’ours brun.

Docile et peu agressif, il aime et recherche la compagnie des hommes qu’il a toujours côtoyés. Auparavant il partageait son terrain de jeu avec des tigres et des loups dans le camp d’entraînement d’une organisation para militaire serbe baptisée « les tigres d’ARKAN ». Son chef ARKAN, milicien notoire, paradait fièrement aux côtés de ses fauves « mascottes » et défraya la chronique durant les années de guerre dans les Balkans jusqu'à son exécution.

La propriété et ses résidents ont été cédés à un second homme qui a été emprisonné depuis.

Tigres et loups ont été alors placés chez des particuliers au Monte Negro ou ailleurs, sauf un retrouvé empaillé dans le hall de l’hôtel « Dyekson » attenant à l’ancien camp d’entraînement près de Banja Luka en Bosnie.

Quant à MILJEN, le seul à être resté sur place, il déprime depuis deux ans dans une cage en béton de 20 m2 avec parfois l’accès à un enclos ceint de hauts murs où le gardien de l’hôtel vient déposer pour lui les déchets de cuisine. Les conditions de détention de l’ours et la destruction prochaine du site nous ont amené à rechercher un point d’accueil pour MILJEN que nous avons trouvé chez Christian Huchede dans son refuge de l’Arche.

Nous sommes maintenant à la recherche de sponsors ou mécènes pour nous aider à mener à bien le rapatriement de Miljen – projet dont le coût global, s’il ne peut être précisément chiffré pour l’instant peut cependant dépasser, au vu de sauvetages précédents similaires, les 12.000 € !

Aussi nous comptons vivement sur votre mobilisation la plus large et la plus active possible pour nous permettre de réunir cette somme rapidement.
(Ultimatum: mars 2008, date à laquelle le site sera détruit et MIL JEN condamné ).

Envoyez vos dons – même les plus modestes à :

Association Respectons - La Chaume - 89630 st Léger Vauban

En précisant au dos du chèque « sauvetage de MILJEN »

SA SURVIE DÉPEND DE VOUS

Contacts:

Patrick Sacco: nathalie@respectons.com - Maya et Betty: betty@respectons.com

Tel/Fax + 0 33 (0)3 86 32 26 40
http://www.respectons.com/html/Actualites.htm

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par Jeno l'écolo publié dans : Droit de l'animal Aberearen dretxoak
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Vendredi 22 février 2008

Vous l'aurez sans doute remarqué, nous sommes actuellement au mois de Février, celui que l'on nomme le mois des chats et que la langue Basque appelle "Otsaila" (Otsailen hilabetea , c'est à dire "Le mois des loups").

Quand j'étais à l'école primaire, il y a 350 ans--- enfin non, un peu moins mais ne mégotons pas--- les écoliers, les collégiens et les lycéens bénéficiaient royalement lors de ce mois d'hiver, de deux jours de vacances qui faisaient suite à un week-end. On n'allait pas à l'école le jour du Mardi Gras et on en profitait pour faire le pont le lundi, et encore, pas tous les ans.
N'ayez crainte je ne suis pas en train de vous raconter que c'était le bon temps parce que ça bossait dur, élèves et enseignants qui maintenant se la coulent douce. Non, non, vraiment, tel n'est pas mon propos.  Je voudrais juste attirer votre attention sur une évolution qui n'est pas tout à fait innocente. 
En effet, ce  petit cadeau de Mardi Gras a commencé à s'étirer sur  une semaine, puis une semaine et demi, puis deux semaines. Au début, on disait "Les vacances de Mardi Gras", puis on a commencé de parler de "vacances" de Février et enfin de "vacances d'hiver".

A votre avis, quand ces vacances ont-elles commencé à s'étirer et à évoluer ,jusqu'à  la situation d' aujourd'hui où elles n'intègrent même plus ce fameux Mardi Gras qui a perdu son caractère férié dans les écoles?
C'est simple : au moment où les stations de ski ont commencé à pousser comme des champignons dans les montagnes qu'elles ont transformées sur de vastes espaces en usines à neige et à glisse. C'était les trente glorieuses. Le superbe acquis social que sont les congés payés tombait peu à peu entre les mains des financiers, des aménageurs, des destructeurs de tout poil, pressés de transformer en valets de l'industrie de la neige les paysans montagnards.

Un peu plus tard, en 1968,  Samivel,  cinéaste, dessinateur, romancier et écologiste avant la lettre, écrivait , entre autres cris d'amour pour la montagne, ce superbe roman visionniare  "Le Fou d'Edenberg", 
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qui frisa le prix Goncourt. Siméon, le personnage principal, tient tête, seul contre tous, à la société des loisirs, du clinquant, du paraître et de la superficialité qui, pour construire une station de ski, veut mettre à sac la montagne où il vit avec son troupeau.
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http://www.samivel.fr/

Aujourd'hui, les stations sont des verrues dans la montagne, des lieux artificiels, sources de laideur et de pollutions intenses au royaume de la pureté. Elles dévorent des quantités énormes d'énergie.

On a étalé en plusieurs zones les vacances de Février et celles de Pâques pour arriver à faire passer le plus grand nombre possible sous les fourches caudines de ces "sports d'Hiver" concentrationnaires.
Il n'empêche, on a beau faire, ces verrues sont aussi des gouffres financiers, des puits sans fond dans lesquels pourtant on continue à jeter de l'argent. Elles sont toutes déficitaires. Comble de l'ironie, vu le bouleversement climatique auquel elles prennent largement part, il y a beaucoup moins de neige. Qu'à cela ne tienne! On a inventé les canons à neige. Ils coûtent cher à la collectivité et une partie de vos impôts est utilisé pour les installer. De plus, eux aussi participent au réchauffement climatique. Au royaume d'Absurdistan, le serpent n'a pas fini de se mordre la queue.

Au début, on se rendait  à la montagne, puis aux sports d'hiver, maintenant on s'entasse dans les trains , dans les avions ou  dans des bagnoles qui font la queue sur les autoroutes pour aller "à la neige" et -dernière trouvaille -carrément "au ski" (traduction "La montagne et ceux qui y  vivent sont nuls à chier mais le tire-fesses est fantastique"). On ne rencontrera, "au ski"  que l'image de soi-même en des milliers d'exemplaires, mais surtout pas un paysan ni une vache . Et quand d'aventure, il arrive que l'on trouve à l'aller la  neige qui a parfois  l' outrecuidance de tomber  ailleurs que sur les pistes, sur l'autoroute, par exemple et qu'elle retarde l'arrivée, la location du matériel, l'achat des tickets de remontées mécaniques, on peste contre la météo, la DDE, les gestionnaires de l'autoroute, les élus qui ne font rien et le syndicat d'initiatives qui n'est vraiment pas à la hauteur. Tout cela en toute bonne conscience et sans le moindre doute sur le bien fondé de cette indignation que l'on étale avec fierté le long des Journaux télévisés du soir (et on se demande pourquoi je ne ragarde pas les infos!).

En 1969, avec mes copains de Jeunes et Nature et avec la FFSPN (actuellement France Nature Environnement), nous nous sommes battus bec et ongle contre l'amputation du premier Parc National Français, le Parc de la Vanoise.
En farfouillant dans nos papiers de l'époque, j'ai retrouvé cette citation de Jean-François Held, dans un article d'un numéro du Nouvel Observateur de 1967. ( A vrai dire, ces lignes m'on tellement marquées que je pourrais presque vous les citer sans les lire).

"Les lotisseurs de l'hiver ont tout balayé au vent de l'histoire et du progrès. Enlisés jusqu'au moyeu dans la gadoue,  les voitures sales patinent  et lancent en arrière des jets de neige ignoble, truffée de mégots. Dans l'anarchie, la tristesse et le faux luxe, les palaces de béton crépi façon chalet savoyard se mélangent aux guinguettes de tôle ondulée. On reçoit des spatules dans l'oeil, les bébés en luge rampent sous les autos, on se cogne aux panonceaux publicitaires. C'est la frénésie destructrice de la ruée vers l'or. La station classique se prête à la rigueur aux sports d'hiver, mais elle convient aussi mal au plaisir d'être en vacances que la gare de l'Est ou les abattoirs de La Villette."



NB : J'ai emprunté le titre de cet article à un poème  "Soirs d'hiver"  d'Emille Nelligan
http://www.emile-nelligan.com/ 
nelligan-copie-1.jpgEmile Nelligan

En 1965, ce poème fut adapté en chanson par Claude Léveillée http://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_L%C3%A9veill%C3%A9e

par Jeno l'écolo publié dans : Au jour le jour. Egunean---
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Mercredi 20 février 2008
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Pour la Réévaluation du Projet d'autoroute Langon-Pau

Monsieur le Ministre de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement Durable,

Vous avez annoncé, mercredi 24 octobre 2007, lors des négociations sur les transports du Grenelle de l’Environnement, la fin de la construction des autoroutes en France. Vous avez déclaré : « C’est fini : on n’augmentera plus la capacité routière. Notre stratégie est de développer le ferroviaire et le fluvial ». Vous vous êtes par ailleurs engagé à ce que les projets en cours soient réévalués . Monsieur le Président de la République s’est pour sa part engagé à refuser tout projet dont le coût environnemental serait trop lourd et pour lequel existerait une alternative écologique.
Nous, Aquitains soucieux de la préservation et du développement harmonieux de notre territoire, vous demandons de respecter ces engagements :

  •  
  • en gelant l’avancée des études préalables relatives au projet d’A65,
  • en réévaluant ce dossier en fonction des éléments définis lors du Grenelle de l’environnement (trafic, sécurité, intérêt local et coût environnemental)
  • et en considérant l’alternative écologique que serait l’aménagement de la route existante.


Nous vous demandons par ailleurs à ce que l’important travail d’expertise des associations soit pris en compte dans cette réévaluation.

Confiants quant à la sincérité de vos déclarations, nous vous adressons, Monsieur le Ministre, nos salutations citoyennes.

Télécharger l'Appel Aquitain en PDF

Signez l'Appel Aquitain pour la réévaluation du projet d'autoroute Langon-Pau !

 
par Jeno l'écolo publié dans : Contributions. Parte hartzeak.
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Dimanche 17 février 2008


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Le dernier après-midi  de mon contrat dans une école de campagne en Pays Basque, il y a de cela quelques jours, j'ai regardé avec les enfants, passionnés et curieux, le documentaire "Powerpoint" réalisé par le "Sanctuaire des hérissons" et proposé aux instituteurs et institutrices contre deux euros en timbres. Un excellent outil pédagogique pouvant servir de base à bien d'autres investigations. On y découvre beaucoup de choses sur la biologie du hérisson et les multiples dangers qui le menacent. On y apprend comment l'aider avec souvent des gestes tout simples, ce qu'il faut faire et ce qu'il ne faut surtout pas faire.
Enseignants et enseignantes, à vos stylos, à vos enveloppes. Et il n'est pas interdit d'en profiter pour faire un don, même extrêmement modeste car le Sanctuaire accomplit un travail exemplaire avec de tout petits moyens.
http://www.herisson.eu/
par Jeno l'écolo publié dans : Aider la faune - Fauna Zain
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Présentation.Agerpen

  • : Le blog de Jeno l'écolo
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  • : prédateurs faune animaux Oiseaux mares societe
  • : Le blog de Jenofa Cuisset, citoyenne du monde enracinée en Pays Basque, combattante de l'écologie associative et politique. En Mai 2007, j'avais, avec Jean-Rémy Treyture (Président du Comité pour la Vie en vallée d'Aspe) créé un blog de campagne, en tant que candidats des Verts aux législatives sur la quatrième circonscription des Pyrénées Atlantiques. Ce temps étant révolu, il nous a semblé logique de le fermer. Contre toute attente, l'envie m'est venue de lui donner une suite, plus […]
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La citation du moment.

"Il n'y a guère de cause dont on souhaiterait le succès si l'on voyait tout ce qui fermente dans le coeur de ses défenseurs".
Jean Rostand.

Adhérez aux Verts!

verts.jpgComment? Vous n'avez pas encore adhéré aux Verts?
Nolaz? Ez zira oraino Berdeen kide?
C'est par là que ça se passe...

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