Prochain épisode du
feuilleton:
"Dame Martine parviendra-t-elle enfin à trouver le bon côté de la tartine?"
"Tu dis qu' t'as été partout mais j' tai jamais vu et j'y étais aussi". ( "Loulou", une chanson de Renaud).
C'est exactement ce que nous avons pensé, quelques copains et moi-même, lorsqu'en 1989, Martine Bisauta s'est autoproclamée "écologiste" pour se présenter derrière le très regretté Claude
Harlouchet, représentant des abertzale (nationalistes basques pour les non-initiés) sur une liste " avec des syndicalistes, des écologistes, des féministes" - j'en passe et des meilleures en
istes- aux élections municipales de Bayonne..
Combattante de l'écologie depuis mon enfance picarde et parisienne, adhérente dès 1971 à la première association de sauvegarde des Vautours dans les Pyrénées Atlantiques ainsi qu'à
l"Association pour la Sauvegarde de la Baie de Txingudi,
engagée à fond dès mon arrivée en Pays Basque en Juillet 1973, dans le très remuant mouvement "Jeunes et Nature", puis à "Pays Basque Ecologie" et aux "Amis de la Terre",
j'ai été, de longues années durant sans téléphone ni permis de conduire, de toutes les actions, de toutes les manifs :
à la laiterie Saint-Martin contre les premières bouteilles en plastique et à Bayonne pour le tri des bouteilles de verre, à Peyrehorade contre un projet de centrale nucléaire, aux côtés des
amis paysans de Jean Pitrau pour préserver le Soussouéou, avec les objecteurs de conscience de l'A.S.A.M ( Association pour la Sauvegarde de l'Agriculture de Montagne) en soutien à leur
insoumission à la deuxième année de service civil, avec les bergers à Irau contre un aménagement touristique, avec "Saiak" pour les premiers nourrissages de
Gypaètes, à Biarritz contre la marina et contre le "Victoria bluff", à Bayonne pour l'organisation des premières semaines de l'écologie (malgré toutes les entraves déloyales que
mettait dans nos roues le Roi Henri Grenet, Maire de Bayonne à l'époque et père du Maire actuel , le Roi Jean Grenet), à Guéthary contre le massacre du village par le ruban de bitume,
en Garazi aux côtés de l'association "Auñamendi" et du M.R.J.C ( actuellement "Euskaldun Gazteria" ) contre l'envahissement de la montagne par les routes puis à fond pour le
recyclage du papier ( et---le reboisement de zones désertifiées en Afrique), en 1974 pour l'organisation des assises de Jeunes et Nature à la Citadelle de Saint-Jean-Pied-de Port ( 25O
personnes ), en 1983 pour l'accueil de l'Assemblée Générale des Amis de la Terre de l'Hexagone à Saint-Jean-le-Vieux (une centaine de personnes et j'ai pris le temps d'aller
acoucher, tout-de-même), à Iholdy contre le lac, en forêt des Arbailles et toujours avec "Auñamendi" et le M.R.J. C pour empêcher la construction aux dépens du
pastoralisme d'un gigantesque complexe touristique sur ce site d'une richesse biologique tout à fait exemplaire, au col d'Organbidexka aux côtés des ornithologues pour aider à la
libération de ce lieu de l'énorme pression de chasse, en Garazi sur demande de "Que choisir?" pour la collecte de matériaux tests après le passage du nuage de Tchernobyl
(malgré un blocage de trois semaines dans la neige gelée), à La Barre d'Anglet contre les attaques successives dont elle a été victime, un peu partout pour l'organisation régulière des
"Rencontres des écologistes d'Aquitaine", à Arcangues contre l'extension du golf et en chantier dès l'été 1974 pour la remise en eau d'"Errota Handia" http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9serve_naturelle_r%C3%A9gionale_d%E2%80%99Errota_Handia, en
Soule pour tenter d'empêcher la Centrale d'Holzarte, également pour lui éviter le gazoduc, à Belagua pour empêcher la destruction du massif par un complexe de ski
---- J'arrête, la liste est trop longue.
Enfin, non, quand-même --- Une mention particulière au combat du "Comité de Défense de la côte Aquitaine", animé plus spécialement par Bernard Charbonneau et Jacques Ellul, dès le début des
années 70, contre la MIACA (Mission Interministériel d'Aménagement de la Côte Aquitaine) dont le Maire de Bayonne, Henri Grenet, était un ardent partisan. Je me souviens de cette exposition
dénonciatrice que "Jeunes et Nature" avait réussi à installer dans une salle municipale et qu'il nous a fallu déménager en quatrième vitesse car nous avons été expulsés manu militari
sur ordre de Monsieur le Maire. Nous avions alors trouvé refuge dans une salle paroissiale et notre aventure, racontée dans la presse, avait attiré vers l'exposition nombre de visiteurs qui
n'auraient sans doute pas eu l'idée de venir la voir sans cet épisode tragi-comique. Je pense très fort, en écrivant ceci à Pierre Lebaillif, brillantissime animateur de notre mouvement de
jeunes. En 1989, alors qu'il était, à 32 ans, en train de partir d'une leucémie, il reçut un appel de ce même Henri Grenet qui s'adressait au responsable du mécénat culturel que Pierre était
devenu à la "Caisse des Dépôts et Consignations". Monsieur le Maire avait besoin de sous pour redonner vie au "Musée Basque". J'ai su par André Lebaillif, le père de Pierre, que celui-ci, ce
jour-là, malgré ses terribles souffrances, avait arboré quelques instants un bien beau sourire---
Et bien, croyez-le si vous le voulez , je n'ai, avant 1995, JAMAIS rencontré Martine Bisauta, si ce n'est lors d'une soirée organisée par les Verts pour des élections
européennes et où elle était venue déverser sur eux des torrents de mépris!
Mais en cette année 89, les Verts étaient quasi-inexistants en Pays Basque. Pour l'esbrouffe et le faux-semblant, Martine jouait sur du velours. Enfin, bon, il faut croire qu'à l'époque existait
encore une justice immanente puisque elle rata la marche et s'étala le menton sur le marche-pied alors que Claude Harlouchet, lui, fut élu. J'avoue ne pas avoir pleuré sur le sort de la
troisième de liste. Je viens de corriger, il paraît qu'elle n'était que troisième et que si j'ai écrit deuxième, c'est très vilain de ma part.Mea culpa. C'est aussi grave que de dire "feria"
au lieu de fêtes de Bayonne, c'est dire! ( http://jenolekolo.over-blog.com/article-15940603.html )
Depuis 1984, c'est à dire l'année de leur création, je suis, parallèlement à mes engagements associatifs, adhérente des Verts, un parti politique qui, durant de longues années n'a attiré de la
part de Martine, que quolibets et moqueries. "Ils ne s'intéressent qu'aux fleurs et aux petits oiseaux (quantité négligeable pour la gauchiste dure de dure d'alors, les mots propres à la
nature attirant encore au mieux chez elle à ce jour un sourire condescendant), ils penchent vers la droite, ils n'ont aucune conscience sociale, etc, etc. Là, je vous la fais "soft", parce que
qui connaît Martine sait l'extrême dureté de ses paroles et le peu de cas qu'elle fait des blessures qu'elle peut provoquer. La période "ni-ni" d'Antoine Waechter ( ni droite ni gauche, que nous
traduisions, nous, partisans d'un positionnement à gauche, "ni gauche ni gauche" ) a, je l'avoue, apporté de l'eau à son moulin mais elle fut de courte durée et nous étions un certain
nombre à lutter contre en interne, à la loyale. Nous avons gagné puisqu'en 1993, la tendance fut renversée.
C'est tout-de-même plus de deux ans plus tard et pourtant avec un tonitruant "Les Verts sont enfin sortis du ni-ni! Ca y est, je vous rejoins" qu'elle adhéra le 8 Mars 1995. Et vous savez
ce qui se passait en 1995? Allez----, cherchez bien! Mais les élections municipales! Quelle coincidence, n'est-il pas vrai?Les Verts ayant acquis entre temps une présence réelle sur le terrain,
l'autoproclamation devenait plus difficile et plus risquée. Si Paris vaut bien une messe, Bayonne, centre du monde, vaut bien la carte d' un parti que l'on a dénigré jusque
là. .On n'a rien sans rien ----
Donc, voilà notre Martine repartie à nouveau avec des abertzale, des écologistes, des féministes, des syndicalistes, dans une autre liste "Bayonne Capitale", à la conquête de sa
ville aimée et désirée. Et voilà que tout à coup, entre les deux tours, la gauchiste féministe pure et dure, droite dans ses bottes, se découvre une passion brutale et violente
pour le Parti Socialiste, seul capable d'après elle d'offrir une possibilité aux "petits" partis d'effleurer les manettes de l'auriculaire ou de l'index. Elue de l'opposition, donc, à l'issue
de ce deuxième tour, elle devient alors au sein des Verts d'Aquitaine, la pasionaria de l'accord, de l'entente tous azimuts avec le PS, face à ceux qui prônaient l'autonomie à tout crin.
Dans les Assemblées Régionales des Verts, ses envolées de tribun laissent nombre d'entre nous pantois. Fi des minorités drapées dans leur dignité! "Quant à moi, je n'ai aucune envie d'atteindre
ma 90ème année pour que nous accédions au pouvoir et aux affaires" clame-telle. J'avoue avoir été alors, à plus d'une occasion, pour ne pas dire à chaque fois, emportée par
la force de conviction émanant d'elle, eut égard à l'urgence écologique, malgré la profonde aversion que je ressentais pour ce langage bien éloigné de ma sensibilité libertaire au pragmatisme à
géométrie plus que variable.
Puis, il y eut 2001. Plus de pertes de temps. Dès le premier tour, Martine "la Verte" confirme l'union avec la partie de la gauche qui est en mesure d'offir une modeste place au soleil et
part avec le PS, en compagnie d'un récent adhérent Vert , Bernard Causse. Les amours sont encore au beau fixe, on se gargarise du mot gôôôôôôche à longueur de jour et de nuit. Les Verts
placent deux élus dans un conseil municipal où la gauche plurielle reste minoritaire face au système Grenet, celui d'une famille de notables de droite depuis tant et tant d'années aux
commandes. Pour rappel : le père, Henri Grenet, fut Maire de Bayonne de 1959 à 1995 (année de son décès) et le fils, Jean Grenet, Maire depuis lors et entre autres fort
vilains défauts, "aficionado" très militant, s'apprête à l' être une fois de plus en Mars prochain. Pour rappel encore : Martine, ennemie jurée et déclarée de ces deux rois successifs passa
ainsi quelques années à se déplacer souvent flanquée d'un, voire deux militants du PS Bayonnais, même dans les soirées électorales "familiales" entre Verts, ce qui ne laissait pas, moi, de me
mettre mal à l'aise, quel qu'ait été mon respect et ma sympathie, quels qu'ils soient encore, pour ces personnes en tant que telles.
Bon, que s'est-il passé ces dernières années? Le discours environnementaliste de Dame Martine n'a pas été écouté comme elle le souhaitait par les élus socialistes de Bayonne qui, rappelons-le
quand-même, sont eux aussi dans l'opposition? Euh----, ça l'étonne vraiment?Allons, soyons sérieux! Si les Socialistes étaient écolos, ils seraient chez les Verts, non?
Dans les négociations pour les prochaines municipales avec les représentants du PS, Dame Martine n'a pas obtenu la place due à son rang? Mais c'est quoi, son rang? C'est quoi, le rang des
Verts?
Les écolos et les Verts ont raison, ils sont les seuls à avoir raison, j'en suis bien la première persuadée, mais ce n'est pas pour ça, hélas, qu'ils pèsent très lourd, à ce
jour, en terme de voix. Une négociation, qu'elle soit politicienne ou non, c'est toujours un rapport de force. Ce n'est pas nouveau et ça ne vient pas de sortir. On peut ne pas l'accepter
mais alors, il faut faire du crochet et du point de croix ( activités que j'aime énormément pratiquer, d'ailleurs ) mais pas de la politique enfin---- de la politique propre, veux-je
dire.
Et quand on a de vraies motivations, de vraies convictions, quand elles sont chevillées au plus profond de l'âme, si l' on pense que les alliés d'hier ne sont pas à la hauteur, ce
n'est pas une raison pour se jetter dans les bras de l'ennemi de l'heure précédente, bien content de mettre de son côté et dans sa poche les plus charismatiques et brillants de ces adversaires.
On peut aussi choisir de rester à la maison. Mais comme Sarko a ouvert les vannes et décomplexé tout le monde, pourquoi se gêner, n'est-ce pas? Les mots n'ont plus de sens. Seuls règnent
l'individualisme et l'art de marcher sur les pieds du voisin et de l'ami pour se faire une place au soleil, un soleil pourtant bien pâle et bien dérisoire.
Quand je pense que l'été dernier encore, Dame Martine se permettait de traiter certains Verts de "Cochetistes droitiers"!---
Mon ami Lurbeltz a écrit à une autre occasion, se demandant s'il fallait se présenter à une élection quel que soit le prix et quelques soient les écorniflages aux principes et valeurs que nous
défendons: "Sommes-nous vraiment indispensables?". La question se justifie. Quand j'en entends certains dire : "Attendons de voir si elle arrive à faire quelque chose, ne jugeons pas
trop tôt!", j'ai envie de leur rappeler tel député RPR de ma circonscription qui, durant plusieurs décennies, a réussi à faire croire à ses administrés que c'était grâce à lui s'ils obtenaient
leur retraite de misère, leur misérable pension d'invalide ou bien les bourses d'études pour leurs enfants. Au poste dévolu à Martine par Jean Grenet, elle n'aura de marge de manoeuvre, comme
tout un chacun, qu'en fonction des réglementations et des moyens financiers alloués. Autrement dit, un(e) UMP, un(e) MOdem ou même, allez----un(e) PS ( n'est-ce pas, Martine? ) ne ferait
rien de plus ni de moins. Mais à chaque centimètre carré de panneau solaire ou d'isolation de bâtiment communal, elle aura beau jeu d'alerter la presse et de faire croire que seule sa
personnalité hors du commun l'a permis. Ceux qui ont décidé de n'y voir que du feu, continueront leurs litanies de louanges et tout ira pour le mieux dans le meilleur d'un monde de tromperie
organisée quasi-scientifiquement, en tous cas, sans le moindre état d'âme.
Au fait, certains me disent : "Il ne faut pas politiser les élections municipales". Je ne suis évidemment pas d'accord, mais surtout, souvenons-nous quand-même que Jean
Grenet est aussi député, UMP, et qu'à ce titre, il participe à la politique de Nicolas Sarkozy.
Sur ce point, y'a pas
photo!
Résumons-nous :
1 ) Après avoir usurpé le statut de militante de l'écologie en 1989 et durant de longues années dit pis que pendre des Verts même quand
ils se positionnaient clairement à gauche, Martine Bisauta adhère à ce mouvement en 1995. Elle justifie cette décision par deux raisons:
- le positionnement à gauche vu l'horreur absolue qu'elle ressent pour la droite
- la prise en compte des questions sociales (qui ont toujours existé chez les Verts mais elle devait n'avoir qu'un oeil ouvert) et pas seulement des questions
environnementales ou de protection de la nature.
2) En 2008, clamant haut et fort qu'il faut enfin arriver aux affaires ( ça ne vous rappelle rien, ça? Cherchez bien----1995---- ),elle démissionne des Verts
pour intégrer une liste baptisée sans étiquette ( on connaît le principe bien huilé ) mais mené par un quasi-monarque membre de l'UMP, entraînant Bernard Causse avec elle. Ceux qui la
défendent bec et ongle, avancent deux arguments phares :
- l'écologie n'est ni de droite ni de gauche.
- l'urgence environnementale est telle qu'elle doit prévaloir sur tout autre souci, sur toute autre considération.
Bon, je vous laisse tirer les conclusions.
En Aquitaine, la ronde des canines acérées ou le syndrome de Maître Cornille :
1981 :En l'absence d'une structure d'écologie politique, Brice Lalonde, http://fr.wikipedia.org/wiki/Brice_Lalondeex-militant du PSU
(tiens, tiens!) s'autoproclame candidat de l'Ecologie à l'élection Présidentielle, puis apporte son soutien à François Mitterrand, au deuxième tour. (Pour mémoire, il a depuis, sombré
dans la droite plus ou moins molle ou plus ou moins dure,cela dépend par quel bout on prend le problème. Moi, ça va, je suis toujours tendance "écologiste, un point c'est tout")
De 1981 à 1984, il oeuvre en sous-main à empêcher la naissance du parti "Les Verts" qui n'a jamais eu de goût pour les Califes et dont la principale utilité serait peut-être d'empêcher les
aventures individuelles telles que la sienne----ou celle de Martine, mais là, c'est certain, ça n'a pas marché. Inefficient, le garde-fou.
1984 : Les Verts naissent officiellement et se préparent à se présenter aux élections européennes. C'est alors que Brice Lalonde, avec l'aide appuyée de François Mitterrand, se présente à
ces mêmes élections dans le cadre de la liste ERE, en compagnie de la girouette Olivier Stirn, http://fr.wikipedia.org/wiki/Olivier_Stirn baptisé "l'andouille de Vire" par l'indispensable "Canard enchaîné" ainsi qu'avec François Doubin, membre du PRG.
Et voilà que deux fondateurs aquitains des Verts, Michel Duchêne et la Basquaise Geneviève Andueza, ex--gauchistes notoires ( décidément! Comme disait Léo Ferré "La gauche est une
bâtarde. Elle est dans l'antichambre en attendant d'être à droite". ), lui réservent un accueil spécial lors de sa visite de campagne en la bonne ville de Bordeaux. Ils le couvrent de farine.
Quelques années plus tard (94? 96? Je ne sais plus mais peu importe), Madame Andueza, qui venait de se découvrir brutalement une très grande affinité avec Jacques Valade, Président RPR du Conseil
Régional d'Aquitaine, ardent défenseur du productivisme le plus effréné dont l'un des fleurons était le tunnel du Somport ( projet qu'elle avait jusque là combattu à nos côtés ), annonce
officieusement sa venue lors d'une manifestation en Vallée d'Aspe, affirmant par là que manger dans deux rateliers, c'est quand-même autre chose que de manger dans un seul. Principe déjà bien
connu et qui ne cessera de se confirmer par la suite, jusqu'à ces derniers jours à Bayonne.
Avec quelques amis des Verts et du Comité contre l'axe E7,nous attendions de pied ferme sa visite, à Bedous, un grand sac de farine à portée de main. Mais elle ne vint pas et nous en
sommes restés frustrés à un point que vous ne sauriez imaginer.
Alors, comme Bayonne n'est qu'à trois quarts d'heure de chez moi, que ce soit en voiture ou par le train et qu'il est très malsain psychologiquement de rester trop longtemps sur une frustration
----
Dites, je suis un peu raide en ce moment.---A votre avis, un sac de cinquante kilos de farine, ça doit chercher dans les combien?

Le nouveau cheval de Dame Martine.
NB/ Je sais ce que mes propos ont de dur et de violent. Je sais bien qu'ils peuvent faire penser à de l'agressivité, à un
acharnement fieleux et revanchard. Pourtant, je n'ai rien à venger, je n'ai jamais couru après nul poste ni après nul lambeau de pouvoir, Martine ne m'a donc jamais rien
dérobé.Mais quand elle a bien voulu nous mettre au courant de cette éventualité, je me souviens avoir écrit (si ce ne sont les termes , c'en est au moins le sens)" Souviens-toI, Martine de
ce que nous disons, de ce que tu dis, de ce que je dis de ces politiciens (nnes) qui après avoir de longues années durant prôné une voie et s'en détournent brusquement, prenant même la
direction contraire. Quelles ne sont pas la dureté de nos accusations, la profondeur de notre mépris! Réfléchis car si tu fais ce choix, personne ne t'épargnera." Il me semblait alors
inimaginable qu'elle le fasse, ce choix. Je prenais ça de sa part pour une simple réflexion tout haut comme on en fait parfois dans les groupes où les gens s'entendent bien. Pourtant, elle, elle
savait. Elle a décidé de renier tout son passé, de renier les valeurs pour lesquelles nous nous sommes battues ensemble ( enfin---je croyais ) pendant treize ans. Il me semble donc normal , me
semble-t-il, qu'elle assume maintenant les justes colères et indignations de ceux et celles d'entre nous qui n'en sont pas encore revenus(es) et qui pensent
encore vivre un cauchemar.
Mais, me direz-vous, des cas comme ça, en politique, on ne les compte plus. Ca a toujours existé. Et depuis l'arrivée de Sarko à l'Elysée, c'est monnaie courante. C'est ça le
modernisme, plus de droite ni de gauche , de l'écologie partout ( euh----- moi, je pense plutôt nulle part---- ), les mots ne veulent plus rien dire ou ils veulent dire tout et le contraire, tout
le monde est copain, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, on s'aime tous les uns les autres, il n'y a plus d'opposition à qui que ce soit, à quoi que ce soit, on est tous
dans la même grosse marmite et Tit Nico, là haut, de ses petits bras musclés, il remue la grande cuiller en bois d'arbre avec le sourire du mec qui manipule et instrumentalise tout le monde
et qui est bien content. de lui.
Oui, oui, je sais, je sais tout ça. Et alors? C'est une raison pour l'accepter? Moi, je n'y arrive pas.
Et----, au fait, Bernard, il est allé faire quoi, lui, dans cette galère?
Un copain du nouveau cheval de Dame Martine.
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Photo: Christian
Sinibaldi.
Deux amis de Jean Grenet,
assistant à une corrida.
Jasmine
et Fred doivent rester à Kako.
Comment?
Vous n'avez pas encore adhéré aux Verts?



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