Mardi 12 février 2008

 

DSC_0014.JPGProchain épisode du feuilleton:
"Dame Martine parviendra-t-elle enfin à trouver le bon côté de la tartine?"
 

"Tu dis qu' t'as été partout mais j' tai jamais vu et j'y étais aussi". ( "Loulou", une chanson de Renaud).

C'est exactement ce que nous avons pensé, quelques copains et moi-même, lorsqu'en 1989, Martine Bisauta s'est autoproclamée "écologiste" pour se présenter derrière le très regretté Claude Harlouchet, représentant des abertzale (nationalistes basques pour les non-initiés) sur une liste " avec des syndicalistes, des écologistes, des féministes" - j'en passe et des meilleures en istes- aux élections municipales de Bayonne..

Combattante de l'écologie depuis mon enfance picarde et parisienne, adhérente  dès 1971 à la première association de sauvegarde des Vautours dans les Pyrénées Atlantiques ainsi qu'à l"Association pour la Sauvegarde de la Baie de Txingudi, 

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engagée à fond  dès mon arrivée en Pays Basque en Juillet 1973, dans le très remuant mouvement "Jeunes et Nature", puis à "Pays Basque Ecologie" et aux "Amis de la Terre",  j'ai été, de longues années durant sans téléphone ni permis de conduire,  de toutes les actions, de toutes les manifs : 
à la laiterie Saint-Martin contre les premières bouteilles en plastique et à Bayonne pour le tri des bouteilles de verre, à Peyrehorade contre un projet de centrale nucléaire, aux côtés des amis paysans de Jean Pitrau pour préserver le Soussouéou, avec les objecteurs de conscience de l'A.S.A.M ( Association pour la Sauvegarde de l'Agriculture de Montagne) en soutien à leur insoumission à la deuxième année de service civil,   avec les bergers à Irau contre un aménagement touristique, avec "Saiak" pour les premiers nourrissages de Gypaètes,  à Biarritz contre la marina et contre le "Victoria bluff", à Bayonne pour l'organisation des premières semaines de l'écologie (malgré toutes les entraves déloyales que mettait dans nos roues le Roi Henri Grenet, Maire de Bayonne à l'époque et père du Maire actuel , le Roi Jean Grenet), à Guéthary contre le massacre du village par le ruban de bitume, en Garazi aux côtés de l'association "Auñamendi" et du M.R.J.C ( actuellement "Euskaldun Gazteria" ) contre l'envahissement de la montagne par les routes puis à fond pour le recyclage du papier ( et---le reboisement de zones désertifiées en Afrique), en 1974 pour l'organisation des assises de Jeunes et Nature à la Citadelle de Saint-Jean-Pied-de Port ( 25O personnes ), en 1983 pour l'accueil  de l'Assemblée Générale des Amis de la Terre de l'Hexagone à Saint-Jean-le-Vieux  (une centaine de personnes et j'ai pris le temps d'aller acoucher, tout-de-même),  à Iholdy contre le lac, en forêt des Arbailles et  toujours avec  "Auñamendi" et le M.R.J. C pour empêcher la construction aux dépens du pastoralisme d'un gigantesque  complexe touristique sur ce site d'une richesse biologique tout à fait exemplaire, au col d'Organbidexka aux côtés des ornithologues pour aider à la libération de ce lieu de l'énorme  pression de chasse,  en Garazi sur demande de "Que choisir?" pour la collecte de matériaux tests après le passage du nuage de Tchernobyl (malgré un blocage de trois semaines dans la neige gelée), à La Barre d'Anglet contre les attaques successives dont elle a été victime, un peu partout pour l'organisation régulière des "Rencontres des écologistes d'Aquitaine", à Arcangues contre l'extension du golf et en chantier dès l'été 1974 pour la remise en eau  d'"Errota Handia" http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9serve_naturelle_r%C3%A9gionale_d%E2%80%99Errota_Handia, en Soule pour tenter d'empêcher la Centrale d'Holzarte, également pour lui éviter le gazoduc, à Belagua pour empêcher la destruction du massif par un complexe de ski
 ---- J'arrête, la liste est trop longue. 

Enfin, non, quand-même --- Une mention particulière au combat du "Comité de Défense de la côte Aquitaine", animé plus spécialement par Bernard Charbonneau et Jacques Ellul, dès le début des années 70, contre la MIACA (Mission Interministériel d'Aménagement de la Côte Aquitaine) dont le Maire de Bayonne, Henri Grenet, était un ardent partisan. Je me souviens de cette exposition dénonciatrice que "Jeunes et Nature"  avait réussi à installer dans une  salle municipale et qu'il nous a fallu déménager en quatrième vitesse car nous avons été expulsés manu militari sur ordre de Monsieur le Maire. Nous avions alors trouvé refuge dans une salle paroissiale et notre aventure, racontée dans la presse, avait attiré vers l'exposition nombre de visiteurs qui n'auraient sans doute pas eu l'idée de venir la voir sans cet épisode tragi-comique. Je pense très fort, en écrivant ceci à Pierre Lebaillif, brillantissime  animateur de notre mouvement de jeunes. En 1989, alors qu'il était, à 32 ans, en train de partir d'une leucémie, il reçut un appel de ce même Henri Grenet qui s'adressait au responsable du mécénat culturel que Pierre était devenu à la "Caisse des Dépôts et Consignations". Monsieur le Maire avait besoin de sous pour redonner vie au "Musée Basque". J'ai su par André Lebaillif, le père de Pierre, que celui-ci, ce jour-là, malgré ses terribles souffrances, avait arboré quelques instants un bien beau sourire---

Et bien, croyez-le si vous le voulez , je n'ai,  avant 1995, JAMAIS rencontré Martine Bisauta, si ce n'est lors d'une soirée organisée par les Verts pour des élections européennes et où elle était venue déverser sur eux des torrents de mépris! 
Mais en cette année 89, les Verts étaient quasi-inexistants en Pays Basque. Pour l'esbrouffe et le faux-semblant, Martine jouait sur du velours. Enfin, bon, il faut croire qu'à l'époque existait encore une justice immanente puisque elle rata la marche et s'étala le menton sur le marche-pied  alors que Claude Harlouchet, lui, fut élu. J'avoue ne pas avoir pleuré sur le sort de la troisième de liste. Je viens de corriger, il paraît qu'elle n'était que troisième et que si j'ai écrit deuxième, c'est très vilain de ma part.Mea culpa. C'est aussi grave que de dire "feria" au lieu de fêtes de Bayonne, c'est dire! ( http://jenolekolo.over-blog.com/article-15940603.html )

Depuis 1984, c'est à dire l'année de leur création, je suis, parallèlement à mes engagements associatifs, adhérente des Verts, un parti politique qui, durant de longues années n'a attiré de la part de Martine, que quolibets et moqueries. "Ils ne s'intéressent qu'aux fleurs et aux petits oiseaux (quantité négligeable pour la gauchiste dure de dure d'alors, les mots propres à la nature attirant encore au mieux chez elle à ce jour un sourire condescendant), ils penchent vers la droite, ils n'ont aucune conscience sociale, etc, etc. Là, je vous la fais "soft", parce que qui connaît Martine sait l'extrême dureté de ses paroles et le peu de cas qu'elle fait des blessures qu'elle peut provoquer. La période "ni-ni" d'Antoine Waechter ( ni droite ni gauche, que nous traduisions, nous, partisans d'un positionnement à gauche, "ni gauche ni gauche" )   a, je l'avoue, apporté de l'eau à son moulin mais elle fut de courte durée et nous étions un certain nombre à lutter contre en interne, à la loyale.  Nous avons gagné puisqu'en 1993, la tendance fut renversée. 
C'est tout-de-même plus de deux ans plus tard et pourtant avec un tonitruant  "Les Verts sont enfin sortis du ni-ni! Ca y est, je vous rejoins" qu'elle adhéra le 8 Mars 1995. Et vous savez ce qui se passait en 1995? Allez----, cherchez bien! Mais les élections municipales! Quelle coincidence, n'est-il pas vrai?Les Verts ayant acquis entre temps une présence réelle sur le terrain, l'autoproclamation devenait plus difficile et plus risquée. Si Paris vaut bien une messe, Bayonne, centre du monde,  vaut  bien la carte d' un parti  que l'on a dénigré jusque là. .On n'a rien sans rien ----

Donc, voilà notre Martine repartie à nouveau avec des abertzale, des écologistes, des féministes, des syndicalistes, dans une autre liste "Bayonne Capitale", à la conquête de sa ville aimée et désirée. Et voilà que tout à coup, entre les deux tours, la gauchiste féministe pure et dure, droite dans ses bottes, se découvre une passion brutale et violente pour le Parti Socialiste, seul capable d'après elle d'offrir une possibilité aux "petits" partis d'effleurer les manettes de l'auriculaire ou de l'index. Elue de l'opposition, donc, à l'issue  de ce deuxième tour, elle devient alors au sein des Verts d'Aquitaine, la pasionaria de l'accord, de l'entente tous azimuts avec le PS, face à ceux qui prônaient l'autonomie à tout crin. Dans les Assemblées Régionales des Verts, ses envolées de tribun laissent nombre d'entre nous pantois. Fi des minorités drapées dans leur dignité! "Quant à moi, je n'ai aucune envie d'atteindre ma 90ème année pour  que nous accédions au pouvoir et aux affaires" clame-telle. J'avoue avoir été alors, à plus d'une occasion, pour ne pas dire à chaque fois, emportée par la force de conviction émanant d'elle, eut égard à l'urgence écologique, malgré la profonde aversion que je ressentais pour ce langage bien éloigné de ma sensibilité libertaire au pragmatisme à géométrie plus que variable.

Puis, il y eut 2001. Plus de pertes de temps.  Dès le premier tour, Martine "la Verte" confirme l'union avec la partie de la gauche qui est en mesure d'offir une modeste place au soleil et part avec le PS, en compagnie d'un récent adhérent Vert , Bernard Causse. Les amours sont encore au beau fixe, on se gargarise du mot gôôôôôôche à longueur de jour et de nuit.  Les Verts placent deux élus dans un conseil municipal où la gauche plurielle reste minoritaire face au système Grenet, celui d'une famille de notables de droite  depuis tant et tant d'années aux commandes. Pour rappel : le père,  Henri Grenet, fut Maire de Bayonne de 1959 à 1995 (année de son décès) et le fils, Jean Grenet, Maire depuis lors et entre autres fort  vilains défauts, "aficionado" très militant, s'apprête à l' être une fois de plus en Mars prochain. Pour rappel encore : Martine, ennemie jurée et déclarée de ces deux rois successifs passa ainsi quelques années à se déplacer souvent flanquée d'un, voire deux militants du PS Bayonnais, même dans les soirées électorales "familiales" entre Verts, ce qui ne laissait pas, moi, de me mettre mal à l'aise, quel qu'ait été mon respect et ma sympathie, quels qu'ils soient encore,  pour ces personnes en tant que telles.

Bon, que s'est-il passé ces dernières années? Le discours environnementaliste de Dame Martine n'a pas été écouté comme elle le souhaitait par les élus socialistes de Bayonne qui, rappelons-le quand-même, sont eux aussi dans l'opposition? Euh----, ça l'étonne vraiment?Allons, soyons sérieux!  Si les Socialistes étaient écolos, ils seraient chez les Verts, non? 
Dans les négociations pour les prochaines municipales avec les représentants du PS, Dame Martine n'a pas obtenu la place due à son rang? Mais c'est quoi, son rang? C'est quoi, le rang des Verts? 
Les écolos et les Verts  ont raison,  ils sont les seuls à avoir raison, j'en suis bien la première persuadée,  mais ce n'est pas pour ça, hélas, qu'ils pèsent très lourd, à ce jour,  en terme de voix. Une négociation, qu'elle soit politicienne ou non, c'est toujours un rapport de force. Ce n'est pas nouveau et ça ne vient pas de sortir. On peut ne pas l'accepter mais alors, il faut faire du crochet et du point de croix ( activités que j'aime énormément pratiquer, d'ailleurs ) mais  pas de la politique enfin---- de la politique propre, veux-je dire.
Et quand on a de vraies motivations, de vraies convictions, quand elles sont chevillées au plus profond de l'âme,  si l' on pense que les alliés d'hier ne sont pas à la hauteur, ce n'est pas une raison pour se jetter dans les bras de l'ennemi de l'heure précédente, bien content de mettre de son côté et dans sa poche les plus charismatiques et brillants de ces adversaires. On peut aussi choisir de rester à la maison. Mais comme Sarko a ouvert les vannes et décomplexé tout le monde, pourquoi se gêner, n'est-ce pas? Les mots n'ont plus de sens. Seuls règnent l'individualisme et l'art de marcher sur les pieds du voisin et de l'ami pour se faire une place au soleil, un soleil pourtant  bien pâle et bien dérisoire.

Quand je pense que l'été dernier encore, Dame Martine se permettait de traiter certains Verts de "Cochetistes droitiers"!---

Mon ami Lurbeltz a écrit à une autre occasion, se demandant s'il fallait se présenter à une élection quel que soit le prix et quelques soient les écorniflages aux principes et valeurs que nous défendons:  "Sommes-nous vraiment indispensables?". La question se justifie. Quand j'en entends certains dire : "Attendons de voir si elle arrive à faire quelque chose, ne jugeons pas trop tôt!", j'ai envie de leur rappeler tel député RPR de ma circonscription qui, durant plusieurs décennies, a réussi à faire croire à ses administrés que c'était grâce à lui s'ils obtenaient leur retraite de misère, leur misérable pension d'invalide ou bien les bourses d'études pour leurs enfants. Au poste dévolu à Martine par Jean Grenet, elle n'aura de marge de manoeuvre, comme tout un chacun, qu'en fonction des réglementations et des moyens financiers alloués. Autrement dit, un(e) UMP, un(e) MOdem ou même, allez----un(e) PS ( n'est-ce pas, Martine? )  ne ferait rien de plus ni de moins. Mais à chaque centimètre carré de panneau solaire ou d'isolation de bâtiment communal, elle aura beau jeu d'alerter la presse et de faire croire que seule sa personnalité hors du commun l'a permis. Ceux qui ont décidé de n'y voir que du feu, continueront leurs litanies de louanges et tout ira pour le mieux dans le meilleur d'un monde de tromperie organisée quasi-scientifiquement, en tous cas, sans le moindre état d'âme.

Au fait, certains me disent : "Il ne faut pas politiser les élections municipales". Je ne suis évidemment pas d'accord, mais surtout, souvenons-nous quand-même que Jean Grenet est aussi député, UMP, et qu'à ce titre, il participe à la politique de Nicolas Sarkozy. 
Sur ce point, y'a pas photo!

Résumons-nous :
 
1 ) Après avoir usurpé le statut de militante de l'écologie en 1989 et durant de longues années dit pis que pendre des Verts  même quand ils se positionnaient clairement  à gauche, Martine Bisauta adhère à ce mouvement en 1995. Elle justifie cette décision par deux raisons:

- le positionnement à gauche vu l'horreur absolue qu'elle ressent pour la droite
- la prise en compte des questions sociales (qui ont toujours existé chez les Verts mais elle devait n'avoir qu'un oeil ouvert) et pas seulement des questions environnementales ou de protection de la nature.

2) En 2008,   clamant haut et fort qu'il faut enfin arriver aux affaires ( ça ne vous rappelle rien, ça? Cherchez bien----1995---- ),elle démissionne des Verts pour intégrer une liste baptisée sans étiquette ( on connaît le principe bien huilé ) mais mené par un quasi-monarque membre de l'UMP,  entraînant Bernard Causse avec elle. Ceux qui la défendent bec et ongle, avancent deux arguments phares : 

-  l'écologie n'est ni de droite ni de gauche.
-  l'urgence environnementale est telle qu'elle doit prévaloir sur tout autre souci, sur toute autre considération.

Bon, je vous laisse tirer les conclusions.


En Aquitaine, la ronde des canines acérées  ou le syndrome de Maître Cornille :

1981 :En l'absence d'une structure d'écologie politique, Brice Lalonde, http://fr.wikipedia.org/wiki/Brice_Lalondeex-militant du PSU (tiens, tiens!) s'autoproclame candidat de l'Ecologie à l'élection Présidentielle, puis apporte son soutien à François Mitterrand, au deuxième tour. (Pour mémoire, il a depuis, sombré dans la droite plus ou moins molle ou plus ou moins dure,cela dépend par quel bout on prend le problème. Moi, ça va, je suis toujours tendance "écologiste, un point c'est tout")

De 1981 à 1984, il oeuvre en sous-main à empêcher la naissance du parti "Les Verts" qui n'a jamais eu de goût pour les Califes et  dont la principale utilité serait peut-être d'empêcher les aventures individuelles telles que la sienne----ou celle de Martine, mais là, c'est certain, ça n'a pas marché. Inefficient, le garde-fou.
 

1984 : Les Verts naissent officiellement et se préparent à se présenter aux élections européennes. C'est alors que Brice Lalonde, avec l'aide appuyée de François Mitterrand, se présente à ces mêmes élections  dans le cadre de la liste ERE, en compagnie de la girouette Olivier Stirn,
http://fr.wikipedia.org/wiki/Olivier_Stirn baptisé "l'andouille de Vire" par l'indispensable "Canard enchaîné" ainsi qu'avec François Doubin, membre du PRG.
Et voilà que deux fondateurs aquitains des Verts, Michel Duchêne et la Basquaise Geneviève Andueza, ex--gauchistes notoires ( décidément! Comme disait Léo Ferré "La gauche  est une bâtarde. Elle est dans l'antichambre en attendant d'être à droite". ), lui réservent un accueil spécial lors de sa visite de campagne en la bonne ville de Bordeaux. Ils le couvrent de farine.
Quelques années plus tard (94? 96? Je ne sais plus mais peu importe), Madame Andueza, qui venait de se découvrir brutalement une très grande affinité avec Jacques Valade, Président RPR du Conseil Régional d'Aquitaine, ardent défenseur du productivisme le plus effréné dont l'un des fleurons était le tunnel du Somport ( projet qu'elle avait jusque là combattu à nos côtés ), annonce officieusement sa venue lors d'une manifestation en Vallée d'Aspe, affirmant par là que manger dans deux rateliers, c'est quand-même autre chose que de manger dans un seul. Principe déjà bien connu et qui ne cessera de se confirmer par la suite, jusqu'à ces derniers jours à Bayonne.
Avec quelques amis des Verts et du Comité contre l'axe E7,nous attendions  de pied ferme sa visite, à Bedous,  un grand sac de farine à portée de main. Mais elle ne vint pas et nous en sommes restés frustrés à un point que vous ne sauriez imaginer. 
Alors, comme Bayonne n'est qu'à trois quarts d'heure de chez moi, que ce soit en voiture ou par le train et qu'il est très malsain psychologiquement de rester trop longtemps sur une frustration ----
Dites, je suis un peu raide en ce moment.---A votre avis, un sac de cinquante kilos de farine, ça doit chercher dans les combien?

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Le nouveau cheval de Dame Martine.

NB/ Je sais ce que mes propos ont de dur et de violent. Je sais bien  qu'ils peuvent faire penser à de l'agressivité, à un  acharnement  fieleux et revanchard. Pourtant, je n'ai rien à venger, je n'ai jamais couru après nul poste ni après nul lambeau de pouvoir, Martine ne m'a donc jamais rien dérobé.Mais quand elle a bien voulu nous mettre au courant de cette éventualité, je me souviens avoir écrit (si ce ne sont les termes , c'en est au moins le sens)" Souviens-toI, Martine de ce que nous disons, de ce que tu dis, de ce que je dis de ces politiciens (nnes) qui après avoir de longues années durant prôné une voie et s'en détournent brusquement, prenant même  la direction contraire. Quelles ne sont pas  la dureté de nos accusations, la profondeur de notre mépris! Réfléchis car si tu fais ce choix, personne ne t'épargnera." Il me semblait alors inimaginable qu'elle le fasse, ce choix. Je prenais ça de sa part pour une simple réflexion tout haut comme on en fait parfois dans les groupes où les gens s'entendent bien. Pourtant, elle, elle savait. Elle a décidé de renier tout son passé, de renier les valeurs pour lesquelles nous nous sommes battues ensemble ( enfin---je croyais ) pendant treize ans. Il me semble donc normal , me semble-t-il, qu'elle assume maintenant les justes colères et indignations de ceux et celles d'entre nous qui n'en sont pas encore revenus(es) et qui pensent encore vivre un cauchemar.
Mais, me direz-vous, des cas comme ça, en politique, on ne les compte plus.  Ca  a toujours existé. Et depuis l'arrivée de Sarko à l'Elysée, c'est monnaie courante. C'est ça le modernisme, plus de droite ni de gauche , de l'écologie partout ( euh----- moi, je pense plutôt nulle part---- ), les mots ne veulent plus rien dire ou ils veulent dire tout et le contraire, tout le monde est copain,  tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, on s'aime tous les uns les autres, il n'y a plus d'opposition à qui que ce soit, à quoi que ce soit, on est tous dans la même grosse marmite et Tit Nico, là haut, de ses petits bras musclés, il remue la grande cuiller en bois d'arbre avec le sourire du mec qui manipule et instrumentalise tout le monde  et qui  est bien content. de lui.
Oui, oui, je sais, je sais tout ça. Et alors? C'est une raison pour l'accepter? Moi, je n'y arrive pas.
Et----, au fait, Bernard, il est allé faire quoi, lui, dans cette galère?



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Un copain du nouveau cheval de Dame Martine.
   
                            




           



















par Jeno l'écolo publié dans : La hargne.Muturkeria.
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Dimanche 10 février 2008

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Plus de douze arbres "taillés " (?) en Mai 2007.

Quand Claude Perez m'a envoyé ce texte et ces photos, je me suis trouvée devant un dilemne. Je classe ça dans quelle catégorie : contribution ou "célébration de l'arbre"?
J'ai choisi la deuxième hypothèse. Je sais que l'auteur n'y trouvera rien à redire.  Ce n'est pas une question d'ego mais de fraternité avec les arbres et plus généralement  avec le Vivant.


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"Taillé" fin Mai 2007.

undefined La ville d'Hendaye se meurt d'être vendue aux promoteurs immobiliers.
Mais le Maire socialiste Kotte Ecenarro, encore en place, mais pas pour longtemps, nous l'espérons, ne s'arrête pas en si bon chemin.....Tous ces  platanes, ça fait des arbres à élaguer et des feuilles à ramasser......Mais coup de bol, il paraît qu'ils sont malades. Et crack,  "Massacre à la tronçonneuse au pays de la Rose". C'était au mois de mai  de cette année, le long d'un petit jardin appelé" Belcénia", où Amaxti  m'emmenait jouer quand j'étais un peu plus jeune..... Le Maire à la Rose  a aussi fait enlever les bancs.....C'est plus propre! Il n'y a plus  personne dans le petit jardin, même plus les Sdf sur les bancs....Par  contre les platanes repoussent allègrement. Faudra y aller à l'acide !


 Claude Perez


  Deux mois après, ils poussent avec force...

 

 


 

par Jeno l'écolo publié dans : Célébration de l'arbre
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Vendredi 8 février 2008

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Mon ami André Cazetien  m'a envoyé les  quelques lignes ci-dessous. Je m'empresse de vous en faire part.
André, je te le dis tout de go:  Je veux avoir 85 ans comme tu les as, toi ,ou ne pas les avoir du tout.
Anne Sylvestre ne pourra jamais te chanter "Mes amis d'autrefois, vous avez grandi, vous n'êtes plus sauvages que le samedi". 
Ils sont si rares, les coeurs purs comme l'est le tien! 
Et merci à  Euridyce pour son engagement.
Promis, demain, j'arrête de dire du mal des Béarnais (rires----).

"Les Verts du Béarn disaient que le combat historique pour la sauvegarde de
 la vie planétaire concernait toutes les générations d'humains. Dire, c'est une chose. Faire, c'en est une autre. ("Le dire, c'est bien mais le fer, c'est mieux", comme disait Bourvil. Excuse-moi, André, je n'ai pas pu résister NDLR).
Et bien, ils l'ont fait et bien fait, les Verts du Béarn!
Dans le canton de Billère, petite ville de la banlieue de Pau, leur ticket partant pour les cantonales est probablement unique en France.

La candidate titulaire se nomme Euridyce Bled. Elle est étudiante en biologie. Grande, belle, enthousiaste, elle a 19 ans.
Son suppléant se nomme André Cazetien , Maire Honoraire de Mourenx, la première ville nouvelle de France. Il est écrivain, poète, chansonnier. Il a 85 ans.

De 19 à 85 ans, c'est mieux que la chanson de Sardou.

Ces cheveux blonds et ces cheveux blancs pour que notre merveilleuse et irremplaçable planète reste bleue, c'est ça, l'avenir.
Avec les Verts."

par Jeno l'écolo publié dans : Au jour le jour. Egunean---
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Jeudi 7 février 2008

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Vive les radios Basques! 

La téloche, ce n'est pas mon truc.
La radio, j'ai beaucoup écouté, quand écouter France Inter était réellement "écouter la différence".
En 1981, quand les ondes ont été libérées par un certain Tonton qui n'était, après tout, pas entièrement mauvais, j'ai malgré mes connaissances plus que basiques de l'Euskara, prêté main forte de mon mieux à la création d'Irulegiko Irratia, radio en langue Basque de la province de Basse Navarre. Depuis, si je ne branche "le poste" que de courtes minutes dans la journée, c'est toujours sur FM 91, 8, Irulegiko Irratia, Radio Irulegi, la radio du pays, notre radio. 
http://irulegikoirratia.com/

Or,  sauver, planter, faire planter des arbres est chez moi une seconde nature, quelque chose de vital. Sur ce blog, il y a quelques jours, Lurbeltz me demandait de lui faire passer quelques arbres et arbustes.
Réflexe annonces-radio. A l'occasion d'un trajet hebdomadaire, un frêne, un érable, dix sureaux et une églantine ont passé il y a quelques jours le col d'Osquich pour se rendre en Soule, sans qu'il soit besoin d'un voyage supplémentaire à pollution ajoutée.  A Maule (Mauléon), dans les locaux de la radio Basque Souletine, Xiberoko Botza, http://www.xiberokobotza.org/ ils ont attendu sagement que le sieur Lurbelz http://xiberoa.blogspot.com/
vienne les chercher pour les planter à Mitikile (Moncayolle).
 
Milesker irratiak!

 

 

par Jeno l'écolo publié dans : Au jour le jour. Egunean---
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Lundi 4 février 2008
Non?
Et vous n'avez pas honte?
Allez, je vais vous donner l'occasion de vous rattraper. 
En vous fournissant ce lien :
http://www.action-nature.info/
Et en publiant ci-dessous le contenu de la première page de la toute récente livraison de la lettre de cette association:


2008 SERA BIEN MIEUX QUE LES ANNEES PASSEES:
 
Il y avait Natura 2000 avant le Grenelle de l’environnement :
 
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Chantier de l’Autoroute A28 en Forêt de Bercé. Site Natura 2000. (juin 2004)
 
Il y a désormais Natura 2000 après le Grenelle de l’environnement :

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Chantier de l’Autoroute A65 Langon-Pau. Site Natura 2000. (janvier 2008)
 
Vous aurez noté là, l’expression de la prise de conscience et de la révolution écologique annoncées par notre Président de la République et notre Ministre de l’aménagement durable.
 « Pendant 30 ans, on a fait beaucoup de routier et d’autoroutier. C’est fini, on n’augmentera plus la capacité routière. Notre stratégie est de développer le ferroviaire et le fluvial » (JL Borloo, le Monde 26.10.07)
 
BONNE ANNEE !...
par Jeno l'écolo publié dans : Au jour le jour. Egunean---
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Dimanche 3 février 2008

 

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Comme son nom l'indique bien, Gari Jaureguy est Basque. Ancien coureur cycliste de haut niveau, il crée en 2003 l'association Atahualpa qui vient en aide à des écoles de communautés isolées dans les montagnes d'Equateur. 
J'ai fait la connaissance de Janeth et Gari, ainsi que du petit Sendoa-Arkaitz, lors de leur séjour à Saint-Jean-Pied-de-Port . Ils ont aujourd'hui rejoint la famille de Gari, dans le Nord de la France, d' où ils poursuivent leur action en faveur de communautés indigènes d'Equateur.
Parallèlement, Gari qui, comme vous l'aurez compris, a plus d'une corde à son arc, encadre les minimes du  tout jeune "Cycling Team Caudry" en lien avec une autre toute jeune équipe cycliste, Equatorienne celle-ci, le Team Atahualpa, qu'il a constituée et qu'il conseille, en contact quotidien par internet ou par téléphone
.
C'est pour aider matériellement toutes ces activités que l'assocation Atahualpa organise à Caudry (59) la soirée dont vous pouvez voir l'affiche en haut de cet article.

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Après l'effort, le réconfort.

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Gari (à gauche), avec le Team Atahualpa.



Et puis comme ça, juste pour nourrir ma  nostalgie personnelle, je vous livre ci-dessous un article que j'avais écrit le 19 Août 2006 dans "Le Journal du Pays Basque":




Enclave sud-américaine au coeur de Garazi

·Autour du magasin Inti Wasy de St-Jean-Pied-de-Port, Janeth  et Gari Jaureguy ont créé une association d’aide à l’Equateur.

 

Il y a de cela un an et demi, Saint-Jean-Pied-de-Port s’est enrichi d’un nouveau magasin "Inti Wasy". Située près du marché couvert, cette boutique est d’un genre nouveau. Petite par la taille, elle est grande par les valeurs qu’elle défend, qu’elle fait vivre, tout simplement. Janeth et Gari Jaureguy y proposent des produits artisanaux provenant de pays de l’Amérique du Sud, une partie du monde qu’ils connaissent bien puisque Janeth en est originaire.

Pas n’importe quels produits. Les différentes statues, les bijoux, vêtements sont les oeuvres d’artisans de Bolivie et d’ Equateur à qui elles sont achetées directement, sans intermédiaire. Les sculptures sur bois proviennent d’une communauté de l’Equateur. Certaines représentent des personnages de la religion Inca mais d’autres, inspirées de la statuaire basque, sont le fruit d’un travail artistique réalisé "là-bas" à partir de documents fournis par la famille Jaureguy. Le magasin offre également un large choix de compléments alimentaires naturels, provenant en grande partie de la forêt amazonienne dont plus personne n’ignore l’impressionnante diversité de plantes aux vertus curatives. Ces produits sont labellisés sous des marques respectant toutes les valeurs et tous les engagements du commerce équitable.

Mais assez parlé du magasin. D’ailleurs, si les maîtres des lieux ont, comme tout le monde, besoin de tirer un minimum de revenus de leur activité professionnelle, ce qui n’est pas toujours facile, ils se fâchent tout rouge lorsque quelqu’un ou quelqu’une s’attarde un peu trop sur le sujet de leur commerce, les empêchant ainsi de présenter ce qui est le combat de leur vie, l’association Atahualpa, du nom de la figure historique la plus emblématique aux yeux de nombre d’habitants des pays andins. Cette association, qui a pour but de venir en aide aux communautés indigènes d’Amérique du Sud et de les aider à conserver leur patrimoine, a été créée en 2004 dans le Nord de la France avec l’aide du père de Gari et des soeurs de Janeth qui, elles, continuent à oeuvrer sur place. C’est lors d’un voyage du couple en Equateur, alors que Janeth n’y était pas retournée depuis cinq ans, que l’idée est née des sentiments de colère et de révolte ressenties.

 

Trois communautés

 

Avec des moyens très modestes, avançant pas à pas, l’association mène tout particulièrement à bien des projets dans trois communautés situées au Nord de l’Equateur : Pugar Puela, El Inka et Cayambe. Dans un premier temps, le gros du travail consiste à apporter une aide matérielle aux trois écoles qui rassemblent à ce jour deux cents élèves, de la maternelle à la fin du primaire. La scolarisation est obligatoire en Equateur, mais payante et les familles pauvres sont le plus souvent dans l’impossibilité de fournir à leurs enfants le matériel de base, cahiers, crayons, etc. Les écoles elles-mêmes vivent dans un dénuement presque total. Elles n’ont la plupart du temps ni téléphone ni électricité, si ce n’est pour certaines, une seule ampoule électrique. Les tables manquent, les chaises aussi, les craies, les tableaux et même la peinture pour égayer les murs. Les parents, conscients de l’importance de l’éducation dans un monde dont le sens leur échappe de plus en plus, consentent à celle de leurs enfants de colossaux efforts personnels, terriblement invalidants par ailleurs pour le bien-être matériel de la famille.

Aux portes de la communauté, le monde du profit à tout prix attend les jeunes pour les arracher à leurs valeurs, à leurs origines et les prendre dans ses filets. L’emprise foncière des puissances financières extérieures s’agrandit de jour en jour. Autour de Cayambe, une monoculture industrielle de roses, qui approvisionne la plus grande partie de nos pays alors que nous croyons ces fleurs venues de Hollande, emploie à bas prix les jeunes indigènes pour des travaux où l’utilisation massive de pesticides sans la moindre protection met en danger leur vie. A l’association Atahualpa, on pense que mieux instruits, les jeunes pourraient mettre sur pied une société plus humaine, plus juste, qui sache respecter leurs racines tout en prenant à la société technologique et technicienne ce qu’elle a de meilleur, l’utilisation concrète des énergies renouvelables, par exemple. C’est pourquoi "Atahualpa" se donne tant de mal pour collecter des fonds afin d’acheter pour ces écoles le matériel élémentaire, dont, ici, nul n’imaginerait pouvoir se passer.

 

 

 

 

par Jeno l'écolo publié dans : Au jour le jour. Egunean---
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Samedi 2 février 2008

137390215-nicolas-sarkozy-et-carla-bruni-se-sont-maries.jpg
Le mariage des Levon-Lecu.
Une chanson de Pierre Louki. http://www.evene.fr/celebre/biographie/pierre-louki-20301.php
http://www.friendship-first.com/pierrelouki_fr.htm

Au mariage des Levon-Lecu

Il y avait du monde, il y avait du monde
Au mariage des Levon-Lecu
Il y avait du monde tant et plus
Lui c'est le fils Levon
Elle c'est la fille Lecu
Ça porte un drôle de nom
Mais c'est bourré d'écus
Les deux familles étaient
Richissimes à millions
Levon dans les nu-pieds
Lecu dans les talons
Au mariage des Levon-Lecu
Il y avait du monde, il y avait du monde
Au mariage des Levon-Lecu
Il y avait du monde tant et plus
Le père Levon était
L'ami du père Lecu
A tous les invités
Il présentait Lecu
Comme le vin était bon
Chacun était ému
On embrassait Levon
On remerciait Lecu
Au mariage des Levon-Lecu
Il y avait du monde, il y avait du monde
Au mariage des Levon-Lecu
Il y avait du monde tant et plus
Levron avait trop bu
Et Lecu était rond
Levon montre Lecu
Mais Lecu l'interrompt
Lecu entre deux chaises
Par les alcools vaincu
Entonne La Marseillaise
Levon choit sur Lecu
Au mariage des Levon-Lecu
Il y avait du monde, il y avait du monde
Au mariage des Levon-Lecu
Il y avait du monde tant et plus
Tous les deux assommés
Levon-Lecu par terre
Alors les invités
Sortent Lecu à l'air
Le vent fouette Lecu
On sort Levon aussi
Levon est abattu
Lecu tout rétreci
Au mariage des Levon-Lecu
Il y avait du monde, il y avait du monde
Au mariage des Levon-Lecu
Il y avait du monde tant et plus
Hélas Levon tomba
Dessus Lecu pincé
Et Levon bascula
Par Lecu compressé
Ainsi mourut Levon
Étouffé par Lecu
On enterra Levon
Mais Lecu survécu
Aux obsèques du pauvre Levon
Il n'y avait personne, il n'y avait personne

Les amis c'est bien connu, s'en vont

Toujours avec Lecu sans exception !
par Jeno l'écolo publié dans : Clin d'oeil. Begi klixka.
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Jeudi 31 janvier 2008

"L'Homme n'est pas le seul animal à penser mais il est le seul à penser qu'il n'est pas un animal". Pascal Picq.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pascal_Picq

Bestial-ou-humain.jpgPhoto: Christian Sinibaldi.

Cette photo, je l'ai trouvée dans le numéro 4 (rentrée 2005) du Bulletin du CRAC-Comité Radicalement Anti Corrida http://www.anticorrida.com/.
L'être humain est si fier de lui, depuis tant et tant de lustres!  Il se trouve si supérieur aux autres animaux, quand au moins il accepte, et c'est rare, d'admettre qu'il est un animal!

Pourtant, regardez bien! Où est, à votre avis, la plus grande part de ce que nous appelons communément "l'humanité", avec tout le positif  dont est chargé ce mot ("Un peu d'humanité, que diable!" Enfin, quand-même, soyez humain!")? Dans l'expression de stupidité et de gêne de ce tueur (matador)  en tenue d'opérette ou dans la question -ou le reproche-ou bien les deux du taureau supplicié par un pur sadisme que l'on tente de maquiller en quête d'esthétique?

L'auteur de cette photo, prise le 15 Août 2004 à Béziers, est Christian Sinibaldi, à l'époque photographe taurin semi-professionnel. Le soir, chez lui, il regarde l'épreuve et il y voit un herbivore innocent en train de supplier son bourreau qu'il ne réussira pas à émouvoir. De ce jour, et après des décennies de passion taureaumachique, il ne rentrera plus dans une arène. De ce jour, il "s'humanisera".

Et le CRAC de citer Jean-Pierre Chabrol, ce journaliste, romancier et merveilleux conteur qu'il m' a été donné de rencontrer chez lui, à Chamborigaud et à Pont-de-Rastel, ainsi qu'à Vialas, dans les montagnes de Lozère: "Quand j'étais aficionado, ce n'était pas le meilleur de moi-même qui aimait la corrida". On veut bien le croire.


Au fait, j'ai oublié de vous dire : Martine Bisauta, ex-Verte en Pays Basque et qui a fait récemment le choix pour les élections municipales de Bayonne, de la liste   de Jean Grenet, UMP et fils de son père le roi Henri, gagnant par avance ( évidemment, té! Vous ne voudriez pas que l'on se vende à un "looser"---et puis quoi encore? ),  m'avait, l'été passé,  écrit un courriel rageur  largement diffusé. Elle était furibarde, agressive et insultante envers ma copine Luce Lapin, journaliste à Charlie Hebdo et militante acharnée du CRAC, parce qu'entre autres péchés mortels, celle-ci, dénonçant les corridas,  avait parlé de "feria" au lieu de "fêtes" de Bayonne. J'imagine que ce crime abominable suscite en vous la même horreur qu'il a suscitée  dans le peuple  des taureaux et chevaux torturés d'hier, d'aujourd'hui et de demain. 

Pour mémoire, rappelons quand-même que Jean Grenet est un grand aficionado devant l' Eternel,  sémillant animateur d'un lobby pro-corrida au sein de l' Assemblée Nationale.

GrandeAS649731.jpgDeux amis de Jean Grenet, assistant à une corrida.
Je suis certaine que vous en reconnaissez au moins un.


Un rapport entre ce penchant très appuyé  du nouveau gourou de Martine pour ce "spectacle" indéfendable et son courroux  qui m'a laissée sans voix?

Ah, vraiment, vous, vous avez mauvais esprit!. Perso, cela ne m'aurait même pas effleurée, mais alors vraiment pas!

Message personnel à Luce:  souviens-t' en pour la saison taurine 2008: on dit "fêtes" de Bayonne. Pas "feria" de Bayonne. Si non, on n'est pas fiable, espèce de journaleuse que tu es.

Ah, ces journalistes d'ailleurs que chez nous (même pas d'Anglet, de Biarritz, de Saint-Jean-de-Luz ou d'Hendaye, c'est dire!!!!!!!!!!!)  où c'est qu'on est né-natif parce qu'on n'est pas né autre part comme c'est le cas pour certains qui sont bien à plaindre vu qu'ils sont nés je ne sais où, donc qu'ils ne peuvent pas comprendre la réalité réelle d'ici qui est la nôtre et pas la leur  et qui en plus  bossent dans un journal qu'il est carrément  pas imprimé à Bayonne  que même c'est écrit dessus en noir sur blanc et que je vous dis qu'ils sauraient même pas placer le "Petit Bayonne" sur une carte de la ville de ----Bayonne (si je vous le dis!) ! 

Non, en vrai de vrai, Luce, ris-en si tu y arrives. Parce que Bayonne est la capitale du Pays Basque Nord, que la corrida n'a rien à voir avec la culture Basque et que fêtes de Bayonne en langage du pays, ça se dit "Baionako bestak".

Et toc!
Eta kitto!

Et tu sais quoi, Luce? Quelques jours avant sa conférence de presse de présentation,  Dame Martine déclarait : "Il me tarde d'entrer dans l'arène". C'est ce qui s'appelle le sens de l'à-propos.

par Jeno l'écolo publié dans : Corrida: assez! Korrida : aski!
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Jeudi 31 janvier 2008

Je vous présente toutes mes excuses. La nuit dernière, j'ai travaillé longtemps sur ce blog.
La fatigue aidant,  j'ai fait une mauvaise manipulation et ne me suis pas aperçue qu'un article non terminé, juste ébauché,  "Gora Euskal Irratiak" avait été publié.
Je viens seulement de m'en apercevoir et de le supprimer.
Pour me faire pardonner cette coupable étourderie, je vous offre cette photo d'une partie du hameau de Trois-Etôts, dans l'Oise, toujours cher à mon coeur. Elle m'a été fournie par Pierre Cagnat, Président de l'Association pour la sauvegarde de l'église de Trois-Etôts.
http://www.loisirs60.com/trois-etots/eglise.htm

DSC00090.JPG
par Jeno l'écolo publié dans : Au jour le jour. Egunean---
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Mercredi 30 janvier 2008

Une dépêche d' EITB 24


                                                                                         kako.jpg                                                   Jasmine et Fred doivent rester à Kako.


 
FERME KAKO D'AINHARP

Affaire Kako: six interpellations en Pays Basque nord
30/01/2008
Des gendarmes ont interpellé mercredi matin Fred Larrañaga et cinq autres personnes suite aux heurts avec les forces de l'ordre lors du rassemblement à Saint-Palais/Donapaleu le 17 janvier dernier.
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Sarkozy promet à Pau "une lutte sans merci contre les terroristes"
Six personnes ont été interpellées mercredi matin en Basse Navarre et Soule (Pays Basque nord) dans le cadre de l'affaire Kako. Les détenus, interpellés vers 6h00 du matin et transférés postérieurement au commissariat de Pau, sont soupçonnés d'avoir blessé les deux gendarmes lors du rassemblement le 17 janvier dernier à Saint-Palais/Donapaleu.
La police a interpellé Fred Larrañaga, qui habite actuellement la ferme Kako, et cinq autres personnes. Environ 300 personnes se sont rassemblées mercredi matin à Ainhice-Mongelos/Ainhize-Monjolose pour protester contre les interpellations.
Le 17 janvier dernier des manifestants avaient protesté à Saint-Palais/Donapaleu contre l'avis du Comité technique de la Safer, qui avait décidé d'attribuer la ferme Kako d'Ainharp au jeune couple Gilles Gachen et Lydia Lahargoue, en expulsant un autre jeune couple, Fred Larrañaga et Jasmine.
Suite à l'appel du groupement foncier agricole mutuel GFAM lurra et le syndicat agricole basque ELB, des centaines de personnes s'étaient rassemblées ce jour pour soutenir Fred et Jasmine devant la Safer. Mais malgré ces actions de solidarité, le Comité technique en a décidé autrement. Après avoir annoncé à la foule présente la décision du Comité, attribuant à Lydia et Gilles Gachen la ferme Kako, au détriment de Fred et Jasmine, des heurts ont éclaté entre la foule et les forces de l'ordre. Deux gendarmes ont été blessés. Quelques jours plus tard la Safer a décidé de se dessaisir de la vente.
Le syndicat ELB et GFAM Lurra ont dénoncé lundi, lors d'une conférence de presse à Bayonne/Baiona, la manipulation dans l'affaire Kako, tout en mettant en avant la possibilité d'une "vague d'interpellations".
Lors de sa visite à Pau, le 22 janvier, le président français Nicolas Sarkozy avait mentionné ces deux gendarmes blessés dans un discours qui dénonçait le "racisme" des "terroristes" faisant référence aux policiers espagnols assassinés à Capbreton.
"Quand des manifestants disent 'on va taper des Arabes' j'ai honte pour eux. Que ceux qui ont fait ça s'attendent à ce qu'on les attrape et qu'on les punisse", avait déclaré Nicolas Sarkozy.
Ce douteux amalgame entre le rassemblement de St-Palais et le terrorisme de la bande armée ETA a suscité des critiques.
"Il est étonnant et inquiétant que le président soit si mal renseigné sur le dossier. Les amalgames diffamatoires sont intolérables et absurdes, le GFA est là pour favoriser l'installation de nouveaux fermiers quelles que soient leurs origines" a souligné le syndicat ELB invitant le président "à venir découvrir la dynamique d'installation en Pays Basque porté par le GFAM qui a soutenu des installations d'Ardenais, de Bretons, de Béarnais et d'Alsaciens".

Vous voulez vous renseigner, soutenir les paysans?
http://www.gfam-lurra.org/

 

par Jeno l'écolo publié dans : Au jour le jour. Egunean---
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Présentation.Agerpen

  • : Le blog de Jeno l'écolo
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  • : prédateurs faune animaux Oiseaux mares societe
  • : Le blog de Jenofa Cuisset, citoyenne du monde enracinée en Pays Basque, combattante de l'écologie associative et politique. En Mai 2007, j'avais, avec Jean-Rémy Treyture (Président du Comité pour la Vie en vallée d'Aspe) créé un blog de campagne, en tant que candidats des Verts aux législatives sur la quatrième circonscription des Pyrénées Atlantiques. Ce temps étant révolu, il nous a semblé logique de le fermer. Contre toute attente, l'envie m'est venue de lui donner une suite, plus […]
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La citation du moment.

"Il n'y a guère de cause dont on souhaiterait le succès si l'on voyait tout ce qui fermente dans le coeur de ses défenseurs".
Jean Rostand.

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verts.jpgComment? Vous n'avez pas encore adhéré aux Verts?
Nolaz? Ez zira oraino Berdeen kide?
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