Mardi 29 janvier 2008
  

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Communiqué de presse - 28 janvier 2008 
  
Grenelle de l’environnement et autoroute A65 : continuité ou rupture ?
            Alors que les travaux préparatoires de l’A65, qui doit relier Langon à Pau, ont commencé, les associations de protection de l’environnement (ARLP, SEPANSO, L’Alliance pour la Planète, Les Amis de la Terre, France Nature Environnement, FNAUT, Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme, Greenpeace, Réseau Action Climat France, WWF, CGT-UIT et CFDT Aquitaire) interrogent le gouvernement sur le respect des engagements pris pendant le Grenelle de l’Environnement.
Le niveau d’avancée du projet d’A65 est aujourd’hui le principal argument utilisé à l’encontre de sa réévaluation. Il n’est pourtant pas trop tard pour revenir sur ce projet d’autoroute qui cumule les contradictions avec les déclarations officielles faites lors du Grenelle. Le discours de Nicolas Sarkozy était alors sans équivoque : « Très clairement, un projet dont le coût environnemental est trop lourd sera refusé. (…) Ce sera aux projets non écologiques de prouver qu’il n’était pas possible de faire autrement »
La rupture, telle qu’elle est définie ici, consisterait donc à revoir un projet dont l’impact environnemental est considérable et de surcroit mal évalué.
« L’autoroute Langon-Pau détruira en effet 2000 hectares d’espaces naturels, 8 zones Natura 2000, de nombreux habitats et espèces protégées, telles que le vison d’Europe, l’écrevisse à pattes blanches ou le papillon Fadet des laîches » souligne Jean-Stéphane Devisse de WWF / Alliance pour la planète. Ces destructions seraient d’autant plus lourdes qu’elles ont été sous-évaluées. L’étude d’impact environnemental présente en effet d’importantes lacunes rappelées par le Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable en 2006 :  « La procédure particulière engagée sur ce projet suscite des craintes quant à la prise en compte des enjeux environnementaux. »
Le bilan carbone effectué comporte par ailleurs d’énormes lacunes. Le projet susciterait pourtant une forte augmentation des émissions de gaz à effet de serre. « Il n’y a pas de cohérence entre les objectifs affichés par le Président à l’occasion du Grenelle, en matière de transport, et la construction de l’A65 » explique Benoit Faraco, de la Fondation Nicolas Hulot. « Le Grenelle a acté la réduction des émissions des transports de 20% d’ici 2020. Comment atteindre cet objectif ambitieux avec des infrastructures qui encouragent le développement du trafic ? »
Bien qu’obligation légale, l’analyse de la rentabilité financière du projet n’a par ailleurs jamais été rendue publique. Pour Daniel Delestre, de France Nature Environnement, « cette analyse est pourtant essentielle car les prévisions de trafic sur ce nouvel axe, si elles ne sont pas atteintes, ce qui est fortement probable compte tenu de leur ampleur, laissent présager une déchéance quasi-certaine du concessionnaire et un report des dettes contractées vers les collectivités ». Ainsi, pour Julien Milanesi, de l’Alternative Régionale Langon Pau, « les coûts qu’occasionnerait aujourd’hui pour l’Etat une rupture du contrat de concession seraient sans commune mesure avec ceux d’une déchéance », qui pourraient s’élever à un milliard d’euros si le projet était mené à terme.
En plus de la nécessité d’évaluer l’impact environnemental du projet, une gestion rigoureuse des deniers publics plaide par conséquent pour une réévaluation du dossier de l’autoroute Langon-Pau. C’est pourquoi les organisations signataires de ce communiqué demandent à Jean-Louis Borloo d’intégrer l’A65 dans les projets autoroutiers à réévaluer dans les mois qui viennent et de geler l’avancée des défrichages et travaux préparatoires jusqu’à ce que soit prise une décision cohérente avec les déclarations du Grenelle de l’environnement.
Contacts presse :
-          Julien Milanesi, Alternative Régionale Langon Pau : 06 78 66 76 34
-          Daniel Delestre, SEPANSO / France Nature Environnement : 06 81 16 43 23
-          Jean-Stéphane Devisse, WWF / Alliance pour la planète : 06 72 84 79 31
-          Manuela Lorand, Fondation Nicolas Hulot :01 41 22 10 94
-          Olivier Louchard, Réseau Action Climat : 06 26 40 07 74
Une synthèse du dossier rédigée par l’ARLP et la SEPANSO est disponible à cette adresse
http://pagesperso-orange.fr/federation.sepanso/pages/dossiers/a65/Dossier_A65_ARLP-SEPANSO.pdf

Direction des Etudes et de l’Evaluation Environnementale, Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable, 2006, A65 – avis sur le dossier de consultation des services de l’Etat, en vue de l’enquête publique, p.6
 
par Jeno l'écolo publié dans : Au jour le jour. Egunean---
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Lundi 28 janvier 2008
 
Mort du Gypaète barbu touché par deux balles,
la LPO porte plainte contre X.


Un acte de délinquance écologique : destruction d’une espèce protégée !

Le 11 janvier, un Gypaète barbu a été récupéré par les agents du Parc National des Pyrénées de la vallée d’Aspe suite à un choc avec un véhicule. La radiographie a montré qu’il portait deux plombs de chasse : un dans le muscle pectoral et un autre dans la patte.
Le 15 janvier, la LPO porte plainte contre X pour destruction d’espèce protégée auprès du Tribunal de Grande Instance de Pau et se constitue partie civile dans cette affaire afin de dénoncer ce geste irresponsable.
Depuis le 11 janvier, les spécialistes du centre de soins Hegalaldia au Pays basque où il avait été accueilli, ont tenté de sauver ce gypaète fortement amaigri à son arrivée. Son état de santé s’est fortement dégradé vendredi 25 janvier et il est mort dans la nuit.

Gypaète barbu, le rapace le plus menacé d’Europe !

Seuls 28 couples sont présents à l’échelle des Pyrénées et moins de 150 à l’échelle de l’Europe. Le gypaète barbu a déjà un très faible taux de reproduction, un seul jeune par couple parvient jusqu’à l’envol tous les trois ans en moyenne. Les chances de survie des jeunes sont maigres : un seul jeune sur trois seulement atteint l’âge adulte. La partie occidentale des Pyrénées voit l’aire de répartition du gypaète s’amoindrir d’années en années, les couples ayant de plus en plus de mal à trouver un lieu à l’abri des dérangements.
Cet oiseau avait atteint l’âge adulte et il aurait pu permettre que quelques jeunes parviennent à l’envol et concourent à l’avenir de cette espèce dans les Pyrénées-Atlantiques.
Pourtant c’est une espèce protégée, au niveau international et en France par la loi du 10 juillet 1976 et de l’arrêté du 17 avril 1981. Il fait l’objet depuis 1994 de divers programmes de préservation en Europe et dans les Pyrénées. Il bénéfice d’un plan national de restauration initié par l’Etat en 1997 et animé par la LPO avec une cinquantaine de partenaires. Tous s’investissent au jour le jour à travers tout le massif pyrénéen pour préserver ce joyau emblématique de la biodiversité dans les Pyrénées.
Mais avec des effectifs aussi faibles, toute perte d’un seul individu met à mal la dynamique de population. Si, en plus des causes naturelles de mortalité, en plus des dérangements en période de nidification, certains individus irresponsables tirent délibérément sur les Gypaètes, qu’en sera-t-il de son avenir dans les Pyrénées ?

Un geste incité par les appels récents au tir contre le vautour fauve ?

Les campagnes récentes anti-Vautours fauves (espèce protégée elle aussi !!) ont pris récemment une autre envergure. Elles ont été amplifiées par certains élus locaux qui incitent désormais leurs administrés à la gestion de ce problème par les armes. Ce tir sur ce gypaète serait-il une conséquence directe de ces propos ?

Co-signatures : LPO/ GEOB/ OCL/ LPO Aquitaine/ Hegalaldia et PNP

Tous les renseignements sur l'autopsie :
http://www.hegalaldia.org/
par Jeno l'écolo publié dans : Aider la faune - Fauna Zain
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Dimanche 27 janvier 2008

Ces temps-ci, mon ciel Vert se charge de gros nuages noirs
Au dessus de Bayonne, en particulier, ils sont pesants et terrifiants comme ils ne l'ont jamais été.
Hélas, pas  plus que le nuage de Tchernobyl, ils ne sauraient être contenus aux limites de la capitale d'Iparralde. Les personnes qui leur ont permis de se développer portent une bien lourde responsabilité.
Je ne compte plus et depuis longtemps, les ex-gauchistes de ma connaissance, recyclés ou non chez les Verts ou ailleurs, qui un jour ou l'autre sont tombés   dans les bras de la droite molle ou  dure pour s'y faire dorloter, y manger une soupe plus riche. Cela fait longtemps que j'en ai pris mon parti et choisi d'en rire. Mais voilà que cette fois-ci,  il s'agit en particulier d'une personne que je côtoie depuis treize ans et à qui j'avais donné ma confiance la plus totale, alors que ce n'était pas évident au début. Et la méthode qu'elle a employée pour parvenir à ses fins n'est pas des plus élégantes!
Alors, je suis bien bien contente de n'avoir jamais été tentée par aucune forme de gauchisme.Le souffle de liberté et  l'humanisme rayonnant que j'ai trouvé dans ma famille par le sang  mais aussi la fréquentation assidue de Giono, Del Vasto, Thoreau,  Gandhi, Yourcenar,  Monod, Gary, Annie Leclerc et quelques autres m'ont protégée de cette honte qu'est pour moi le fait de se vendre un jour à ceux que l'on a combattus une grande partie de sa vie.
Mais "La gauche est une bâtarde. Elle est dans l'antichambre en attendant d'être à droite", comme disait Léo Ferré. 

A la recherche d'un peu de lumière, de douceur, de chaleur, de sécurité, peut-être aussi pour retrouver une partie du sens perdu des mots (sans doute  sur cette terre,  le retrouveront-ils plus facilement en Euskara) je viens de redécouvrir ces quelques lignes que m'avaient écrites Kristiana Etchalus en 1974, un an après mon arrivée à Uhaldia :


DSC00086.jpgPhoto Jon Hicaubert  http://vergerdelachevriere.blogspot.com/


"Itsasoan den (edo zen?) araina bezalarena
Oihanean den (edo zen?) haitza bezalarena
Lurpean den (edo zen?) xixaria bezalarena

Uharte-Uhaldean,

atxeman nituen:

ALEGERATASUN
AZKARTASUN
eta 
LANAREN GRINA

Gure itsaso, oihan ta lurpeak, hemengo alabari kasu emanen diote.

Nik ere bai."

                                                                                                                 
   Kristiana


Allez, tenez----- tant que j'y suis, je vous ajoute ces quelques lignes de FiIipe Oyhamburu, écrites quelques mois plus tard. Elles me font trop plaisir pour que je les garde par devers moi, comme la poignée de main de la chanson de Brassens :

"Ez zaitut aski ezagutzen konberri zaitzkitzun hitzen erraiteko. 
Guzientzat on den zerbait erranen dautzut beraz : Gora Euskadiren askatasuna--- bainan gora askatasuna gizon guzieri eta gizon bakotxaren askatasuna. Ez du balio Euskadi askatzea, beste erresumek egiten dituzten sosokeri eta gaixtakeri berak egiteko. Zuk eta nik asmatzen dugun gizona goragoko gizon bat da.
Ez da errex bainan entsea gaiten.
Gora Euskadi anarkista!"

                                                                                                                     Filipe.


De l'association Mende Berri également, dès 1973 :

"Denen partetik,
Milesker zure laguntzarentzat!
Milesker zure bihotz haundiarentzat!
Gora Jenofa!"

Allez, j'arrête de me jeter des brassées de fleurs par personnes interposées! 
Milesker deneri bihotz bihotzetik, Jenofaren partez.












par Jeno l'écolo publié dans : Au jour le jour. Egunean---
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Samedi 26 janvier 2008


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C'était une vieille dame Labrador. Malgré son beau nom Basque, qui signifie Etoile, elle était née dans le Jura et y a passé sa vie, auprès de ses maîtres, Françoise et Jean-François Chambier, avec quand-même d'assez nombreuses escapades dans les Alpes ou les Pyrénées . Si vous êtes un (e) habitué(e) de ce blog, vous connaissez Françoise. Elle me fait le plaisir d'y contribuer par ses photos et ses textes sur l'Ours.

J'ai eu la chance de rencontrer Izarra une fois, cet automne, à l'occasion d'une étape de ses maîtres lors d'un voyage en Aragon. Devenue sourde, elle n'en avait pas moins l'air d'être bigrement heureuse de vivre. En la regardant, en la caressant, je ne pouvais m'empêcher de penser à ma Labrador Lagun, qui m'a été volée à l'âge de quatre mois, à mon Labrador Azkar, disparu à l'âge de trois ans d'une piroplasmose non détectée et à un autre encore,  autant aimé, Alaï, mort d'avoir déterré une charogne empoisonnée par un "citoyen honnête".

Izarra s'en est allée il y a quelques jours et  malgré la présence du chat, la maison est bien triste.

Son maître l'a couchée au pied d'un lilas. 
Ils en ont de la chance, les chiens et les chats, d'être enterrés au pied des arbres!

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par Jeno l'écolo publié dans : Au jour le jour. Egunean---
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Jeudi 24 janvier 2008
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FERUS hostile au rétablissement des aides de l'Etat à l'IPHB.
 
Alors que le bilan à mi-parcours du plan de renforcement 2006-2009 de la population d'ours des Pyrénées n'a pas encore été écrit et qu'aucune concertation n'a commencé, la presse locale a fait état de la satisfaction  du président de l'Institution Patrimoniale du Haut-Béarn (IPHB), qui espère conclure un nouvel accord financier avec le ministère chargé de l'Ecologie.
 
A plusieurs reprises, FERUS a dénoncé la duplicité de l'IPHB. Pendant plus de 10 ans, cette institution, inventée et présidée par le député Jean LASSALLE, a profité du manque de rigueur et de la pusillanimité de l’Etat. L'IPHB devait démontrer  la supériorité d'un organisme dominé par les élus locaux, sans capacité réglementaire, dans une contrée où l'Etat et ses prérogatives régaliennes n'ont jamais eu bonne presse.
 
L’IPHB a reçu pour son fonctionnement un apport financier très important du ministère de l'Environnement, prélevé sur le budget de la protection de la nature. Beaucoup ont critiqué ce choix qui obérait des crédits déjà scandaleusement faibles, mais ont attendu de pouvoir juger les résultats. Si le fameux « contrat d’honneur et de confiance », si mal nommé, restait flou sur le devenir de la population d’ours, les conventions passées régulièrement entre les services de l'Etat et l’IPHB impliquaient des actions vigoureuses en sa faveur.
 
Transférer de facto la responsabilité de la protection du patrimoine naturel aux seuls acteurs locaux et, en fait, aux élus de deux cantons aurait pu être un pari audacieux mais réussi, ouvrant de nouvelles perspectives dans un domaine où notre pays est loin d'être exemplaire. Hélas, l'IPHB  s'est immédiatement révélée comme une véritable imposture, parlant haut et fort de patrimoine et d'authenticité dans les médias nationaux, mais consacrant toute son énergie et tous ses importants moyens financiers à combattre pêle-mêle Natura 2000, les ours et les vautours tout en épuisant en vaines palabres pendant une décennie la patience et la bonne volonté des associations naturalistes locales.
 
Ceux qui avaient demandé qu' on juge aux résultats ont déchanté : au cours de cette période, le nombre d’ours en Béarn n’a cessé de chuter dramatiquement et, aujourd’hui, les Pyrénées-Atlantiques ne comptent AUCUNE femelle et au plus quatre ours mâles dont un issu de la réintroduction 1996-1997. La démonstration de la supériorité des méthodes inspirées par les chantres de la « gestion patrimoniale » n’a pas été faite, c’est le moins qu’on puisse dire, d’autant plus que dans le même temps les ours passaient de zéro à près de vingt dans les Pyrénées Centrales.
 
La stratégie du président de l’IPHB fondée sur l’instrumentalisation de l’ours et sur l’exacerbation permanente des rapports de forces, notamment avec les services de l'Etat, explique la caricature de débat qui prévaut dans le Béarn depuis des années. Plus personne ne croit sérieusement qu'il en sortira autre chose que des mots.         
 
Tout récemment, l'IPHB a administré une nouvelle  preuve de son manque de fiabilité. De manière classique en présence d'une extinction évidente, le syndicat n'a eu de cesse de faire croire  qu'il y avait sans doute plus d'ours que ceux que comptait le Réseau Ours Brun (pourtant l'organisme de référence du suivi de la population d'ours). L'IPHB propageait régulièrement des bruits relatifs à d'hypothétiques femelles, pour gommer la désastreuse impression laissée par la mort de Cannelle.
 
A l'occasion du Conseil de Gestion Patrimoniale du Comité Syndical, le 29 octobre 2007, un tableau « Informations ours transmises à l'IPHB par des observateurs locaux - Année 2007 » a été publié. On pouvait y lire que fin juin - début juillet 2007, un ours et un ourson avaient été photographiés sur Gourette / Eaux-Bonnes. Mais le Réseau Ours Brun, souhaitant pousser l'investigation avant d'annoncer une aussi bonne nouvelle, se rendit compte que l'ourse et l'ourson observés et photographiés n'étaient autres qu'une marmotte et un marmotton ! Confirmation que pour l'IPHB, tout est prétexte (même une photo de marmottes !) pour faire croire à l'existence de femelles survivantes dans le noyau béarnais, afin d'empêcher un renforcement de la population d'ours en Pyrénées-Atlantiques.,
 
Dans une lettre à Nathalie Kosciusko-Morizet, FERUS a dénoncé le projet de rétablissement des crédits de l'Etat au profit de l'IPHB, projet qui est sans doute très peu inspiré par le devenir de l'ours et beaucoup par la perspective d'un débauchage politique au MODEM. Il lui a demandé, en tout cas, d'être extrêmement vigilante et de ne pas signer de chèque en blanc à ce syndicat.
 
 Réintroduire l'IPHB dans le jeu, redonner à son président un rôle dans la conservation de la nature, lui qui a ruiné l'image du parc national des Pyrénées occidentales qu'il a longtemps présidé tout en bataillant farouchement pour ouvrir une grande liaison routière au col du Somport, serait un signal très négatif adressé aux ONG. On aimerait pouvoir dire "à moins que l'IPHB  s'engage fermement et de manière irrévocable à réintroduire deux ourses en Béarn d'ici 2009", mais des engagements semblables ont si souvent été trahis dans le passé....
 
L’ours a un avenir dans les Pyrénées-Atlantiques, il est simplement nécessaire de privilégier enfin les échanges d’arguments rationnels puis l’action aux discours populistes.  Il en va de la crédibilité de la France aux yeux de la communauté naturaliste internationale et de la crédibilité du gouvernement en matière de biodiversité dans la suite logique du Grenelle. Pas d'ourses en Béarn, pas d'argent.
 
 
 
 
Sandrine ANDRIEUX
Chargée de communication / contact presse
06-14-64-18-00
Rédactrice en chef "La Gazette des Grands Prédateurs"
 
par Jeno l'écolo publié dans : Frère l'Ours. Anaï Hartza.
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Mardi 22 janvier 2008

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Photos : Yvan Puntous.
http://images-du-pays-des-ours.blogzoom.fr/
http://pagesperso-orange.fr/amisdelours-amopyc/lamopyc.html

Wood's town

conte fantastique
par Alphonse Daudet ( http://www.alphonsedaudet.org/)

L'emplacement était superbe pour bâtir une ville. Il n'y avait qu'à déblayer les bords du fleuve, en abattant une partie de la forêt, de l'immense forêt vierge enracinée là depuis la naissance du monde. Alors abritée tout autour par des collines boisées, la ville descendrait jusqu'aux quais d'un port magnifique, établi dans l'embouchure de la Rivière-Rouge, à quatre milles seulement de la mer.
Dès que le gouvernement de Washington eut accordé la concession, charpentiers et bûcherons se mirent à l'oeuvre ; mais vous n'avez jamais vu une forêt pareille. Cramponnée au sol de toutes ses lianes, de toutes ses racines, quand on l'abattait par un bout elle repoussait d'un autre, se rajeunissait de ses blessures ; et chaque coup de hache faisait sortir des bourgeons verts. Les rues, les places de la ville à peine tracées étaient envahies par la végétation. Les murailles grandissaient moins vite que les arbres et, sitôt élevées, croulaient sous l'effort des racines toujours vivantes.
Pour venir à bout de cette résistance où s'émoussait le fer des cognées et des haches, on fut obligé de recourir au feu. Jour et nuit une fumée étouffante emplit l'épaisseur des fourrés, pendant que les grands arbres au-dessus flambaient comme des cierges. La forêt essaya de lutter encore, retardant l'incendie avec des flots de séve et la fraîcheur sans air de ses feuillages pressés. Enfin l'hiver arriva. La neige s'abattit comme une seconde mort sur les grands terrains pleins de troncs noircis, de racines consumées. Désormais on pouvait bâtir.
Bientôt une ville immense, toute en bois comme Chicago, s'étendit aux bords de la Rivière-Rouge, avec ses larges rues alignées, numérotées, rayonnant autour des places, sa Bourse, ses halles, ses églises, ses écoles, et tout un attirail maritime de hangars, de douanes, de docks, d'entrepôts, de chantiers de construction pour les navires. La ville de bois, Wood'stown - comme on l'appela, - fut vite peuplée par les essuyeurs de plâtres des villes neuves. Une activité fiévreuse circula dans tous ses quartiers ; mais sur les collines environnantes, dominant les rues pleines de foule et le port encombré de vaisseaux, une masse sombre et menaçante s'étalait en demi-cercle. C'était la forêt qui regardait.
Elle regardait cette ville insolente qui lui avait pris sa place au bord du fleuve, et trois milles d'arbres gigantesques. Tout Wood'stown était fait avec sa vie à elle. Les hauts mâts qui se balançaient là-bas dans le port, ces toits innombrables abaissés l'un vers l'autre, jusqu'à la dernière cabane du faubourg le plus éloigné, elle avait tout fourni, même les instruments de travail, même les meubles, mesurant seulement ses services à la longueur de ses branches. Aussi quelle rancune terrible elle gardait contre cette ville de pillards !
Tant que l'hiver dura, on ne s'aperçut de rien. Les gens de Wood'stown entendaient parfois un craquement sourd dans leurs toitures, dans leurs meubles. De temps en temps, une muraille se fendait, un comptoir de magasin éclatait en deux bruyamment. Mais le bois neuf est sujet à ces accidents, et personne n'y attachait d'importance. Cependant, aux approches du printemps, - un printemps subit, violent, si riche de séves qu'on en sentait sous terre comme un bruissement de sources, - le sol commença à s'agiter, soulevé par des forces invisibles et actives. Dans chaque maison, les meubles, les parois des murs se gonflèrent, et l'on vit sur les planchers de longues boursouflures comme au passage d'une taupe. Ni portes, ni fenêtres, rien ne marchait plus. - «C'est l'humidité, disaient les habitants. Avec la chaleur, cela passera.»
Tout à coup, au lendemain d'un grand orage venu de la mer, qui apportait l'été dans ses éclairs brûlants et sa pluie tiède, la ville en se réveillant eut un cri de stupeur. Les toits rouges des monuments publics, les clochers des églises, le plancher des maisons et jusqu'au bois des lits, tout était saupoudré d'une teinte verte, mince comme une moisissure, légère comme une dentelle. De près, c'était une quantité de bourgeons microscopiques, où l'enroulement des feuilles se voyait déjà. Cette bizarrerie des pluies amusa sans inquiéter ; mais, avant le soir, des bouquets de verdure s'épanouissaient partout sur les meubles, sur les murailles. Les branches poussaient à vue d'oeil ; légèrement retenues dans la main, on les sentait grandir et se débattre comme des ailes.
Le jour suivant, tous les appartements avaient l'air de serres. Des lianes suivaient les rampes d'escalier. Dans les rues étroites, des branches se joignaient d'un toit à l'autre, mettant au-dessus de la ville bruyante l'ombre des avenues forestières. Cela devenait inquiétant. Pendant que les savants réunis délibéraient sur ce cas de végétation extraordinaire, la foule se pressait dehors pour voir les différents aspects du miracle. Les cris de surprise, la rumeur étonnée de tout ce peuple inactif donnaient de la solennité à cet étrange événement. Soudain quelqu'un cria : «Regardez donc la forêt !» et l'on s'aperçut avec terreur que depuis deux jours le demi-cercle verdoyant s'était beaucoup rapproché. La forêt avait l'air de descendre vers la ville. Toute une avant-garde de ronces, de lianes s'allongeait jusqu'aux premières maisons des faubourgs.
Alors Wood'stown commença à comprendre et à avoir peur. Évidemment la forêt venait reconquérir sa place au bord du fleuve ; et ses arbres, abattus, dispersés, transformés, se déprisonnaient pour aller au-devant d'elle. Comment résister à l'invasion ? Avec le feu, on risquait d'embraser la ville entière. Et que pouvaient les haches contre cette séve sans cesse renaissante, ces racines monstrueuses attaquant le sol en dessous, ces milliers de graines volantes qui germaient en se brisant et faisaient pousser un arbre partout où elles tombaient ?
Pourtant tout le monde se mit bravement à l'oeuvre avec des faux, des herses, des cognées ; et l'on fit un immense abattis de feuillages. Mais en vain. D'heure en heure la confusion des forêts vierges, où l'entrelacement des lianes joint entre elles des pousses gigantesques, envahissait les rues de Wood'stown. Déjà les insectes, les reptiles faisaient irruption. Il y avait des nids dans tous les coins, et de grands coups d'ailes, et des masses de petits becs jaseurs. En une nuit les greniers de la ville furent épuisés par toutes les couvées écloses. Puis, comme une ironie au milieu de ce désastre, des papillons de toutes grandeurs, de toutes couleurs, volaient sur les grappes fleuries, et les abeilles prévoyantes qui cherchent des abris sûrs, au creux de ces arbres si vite poussés installaient leurs rayons de miel comme une preuve de durée.

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Vaguement, dans la houle bruyante des feuillages, on entendait les coups sourds des cognées et des haches ; mais le quatrième jour tout travail fut reconnu impossible. L'herbe montait trop haute, trop épaisse. Des lianes grimpantes s'accrochaient aux bras des bûcherons, garrottaient leurs mouvements. D'ailleurs les maisons étaient devenues inhabitables ; les meubles, chargés de feuilles, avaient perdu leurs formes. Les plafonds s'effondraient, percés par la lance des yuccas, la longue épine des acajoux ; et à la place des toitures s'étalait le dôme immense des catalpas. C'est fini. Il fallait fuir.
A travers le réseau de plantes et de branches qui se resserraient de plus en plus, les gens de Wood'stown épouvantés se précipitèrent vers le fleuve, emportant le plus qu'ils pouvaient de richesses, d'objets précieux. Mais que de peine pour gagner le bord de l'eau ! Il n'y avait plus de quais. Rien que des roseaux gigantesques. Les chantiers maritimes, où s'abritaient les bois de construction, avaient fait place à des forêts de sapins ; et dans le port tout en fleurs, les navires neufs semblaient des îlots de verdure. Heureusement qu'il se trouvait là quelques frégates blindées sur lesquelles la foule se réfugia et d'où elle put voir la vieille forêt joindre victorieusement la forêt nouvelle.
Peu à peu les arbres confondirent leurs cimes, et, sous le ciel bleu plein de soleil, l'énorme masse de feuillage s'étendit des bords du fleuve à l'horizon lointain. Plus trace de ville, ni de toits, ni de murs. De temps en temps un bruit sourd d'écroulement, dernier écho de la ruine, ou le coup de hache d'un bûcheron enragé, retentissait sous la profondeur du feuillage. Puis plus rien que le silence vibrant, bruissant, bourdonnant, des nuées de papillons blancs tournoyant sur la rivière déserte, et là-bas, vers la haute mer, un navire qui s'enfuyait, trois grands arbres verts dressés au milieu de ses voiles, emportant les derniers émigrés de ce qui fut Wood'stown... 

Je ne vais pas vous dire que c'est une contribution--- Malgré mes nombreux efforts, je n'ai pas réussi à contacter Alphonse Daudet-----

En tous cas, ce texte me fait planer. J'assume mais j'entends déjà le choeur des vierges "Oh la la, Jenofa, elle n'aime pas les humains, elle n'aime que les arbres! Honte à elle!"
M'en moque.
Merci à Roland de Miller ( http://www.bibliecologie.com/  ) qui m'a fait connaître "Wood's town", il y a déjà un fameux bail.

 

par Jeno l'écolo publié dans : Célébration de l'arbre
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Dimanche 20 janvier 2008

Oui, je sais, l'arbre sur la photo n'est pas un Saule pleureur.
Mais je vous ai déjà dit que la photo, ce n'est pas mon truc. J'ai toujours considéré que le geste de photographier formait comme un mur entre la vie et moi, me volait l'instant présent. Et je refuse de me laisser voler l'instant présent. Donc, je me sers des photos des copains pour illustrer ce blog. S'ils sont  contents de se faire voler leur instant présent à eux, après tout, c'est leur problème, pas le mien.

Donc, je commence.
A l'image de l' immense et majestueux  Saule pleureur planté par mon papa en 1972 entre deux alertes cardiaques et deux ans avant son départ pour un monde que l'on dit meilleur mais allez savoir, depuis quelques années, je perds régulièrement quelque branche sous les assauts répétés des vents contraires.

La première fut celle de la dévastation amoureuse, mais cela ne vous regarde vraiment pas.
La seconde fut celle de l'amitié.
La troisième fut celle de la confiance.
La quatrième, celle qui m'arracha le plus fort cri de douleur,  fut celle de la capacité de faire confiance.

La dernière en date- c'est tout frais- il  y a quelques jours - fit un fracas assourdissant en se détachant de mon tronc. Rien de plus normal, puisqu'il s'agit de la branche charpentière, celle du sens des mots. Et comment voulez-vous vivre, vous, en ayant perdu le sens des mots? A tout instant, le premier beau parleur ou la première ----(question : y-a-t-il un féminin à beau-parleur?) venu(e) peut vous arracher de ce monde, vous jouer "Massacre à la tronçonneuse" en souriant à belles dents. Vous n'avez plus aucune défense, aucune grille de lecture, aucune sensibilité. Vous n'êtes plus qu' une île déserte. A quoi bon parler, à quoi bon sourire,  à quoi bon rire, à quoi bon écrire, à quoi bon lire, à quoi bon répondre, à quoi bon écouter les autres, quand vous avez perdu le sens des mots?

A Bayonne, il y a quelques tout petit jours, un drame qui couvait sous la cendre depuis plusieurs mois, a été annoncé. Tout mon moi à moi  (le mien) (si!), se révolte, se rebelle, contre une décision prise par deux collègues Verts, et non des moindres, accompagnés dans leur déviance par diverses personnes tombées sous leur charme dévastateur (attention, là, je fais dans le politiquement correct!).

Les voilà bien, les noces de ce qu'il y a de pire dans la politique( qui  a aussi du bon) et de ce qu'il y a de pire dans l'être humain (qui a aussi di bon) (si!).

Dans ma tête, lancinant,  au long de mes jours, au long de mes nuits,ce poème tourne en rond:

IMG_7206.JPGPhoto : Jon Hicaubert. http://vergerdelachevriere.blogspot.com/2007/06/objectifs.html


Entrez, (m'sieur) dans l'humanité.


entrez, m'sieur dans l'humanité!
gagnez la foire aux vanités,
hâtez-vous, préparez vos glandes
bousculez femmes et enfants
réclamez vos dividendes
faites main basse sur les premiers rangs

Voyez-vous, j'aimerais mieux pas


entrez, m'sieur dans l'humanité!
les langes noués, les lits défaits, 
amours de pissotière
ou coeurs purs à la boutonnière
vautrez-vous en simple appareil,
choisissez votre place au soleil

Voyez-vous, j'aimerais mieux pas

entrez, m'sieur dans l'humanité!
l'échelle est mise, les crasses permises, 
les dents longues, le sourire douillet,
laissez vos frères dans la mouise,
vous serez sans inconvenance, 
tartempion, roi de la finance

Voyez-vous, j'aimerais mieux pas

entrez, m'sieur dans l'humanité!
le genou sur un prie-Dieu,
aimez en toute perversité
les affamés, les miséreux,
portez la haine dans votre rosaire
et dans la bonté faites carrière

Voyez-vous, j'aimerais mieux pas

sortez,  m'sieur de  l'humanité!
dans notre belle fraternité
il faut hurler avec les loups
ou prendre les jambes à son cou
la meute est prête, la chasse ouverte
courez, m'sieur, à votre perte.

voyez-vous, j'aimerais autant.

Linda Lê.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Linda_Lê
par Jeno l'écolo publié dans : Au jour le jour. Egunean---
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Vendredi 18 janvier 2008
mesange.jpgPhoto : Emilio.

Depuis ma plus tendre enfance, à Trois-Etots (Oise), http://www.loisirs60.com/trois-etots/index.htm
puis ici, au Pays Basque,  j'aide les passereaux à passer l'hiver en leur apportant de la nourriture. Pour eux, bien entendu mais aussi pour moi, pour la grande joie de les voir voleter depuis ma fenêtre, petites boules multicolores et affairées. Il m'est arrivé, par jour de grands froids, de compter jusqu'à 18 espèces différentes présentes aux mangeoires. Cette année, la diversité est plus réduite mais les "restos" ne désemplissent pas. Les mésanges y ont la part belle,  comme celle de la photo, une Mésange charbonnière qui avait, semble-t-il, une petite soif.

Je vous invite à en faire autant, quelle que soit l'étendue de votre domaine et de votre espace vital. Un balcon, une fenêtre suffisent et peuvent offrir parfois de bien agréables surprises. Selon quels principes, quelles règles précises? Vous le saurez en allant visiter cette page du site de la LP0 (Ligue pour la Protection des Oiseaux), car il ne s'agit pas, bien entendu, de faire n'importe quoi :


http://www.lpo.fr/hiver/index.shtml

Au fait, avez-vous lu "L'éloge des oiseaux", de Giacomo Leopardi? Je vous le conseille. J'ai trouvé le texte intégral sur le net : 
http://pagesperso-orange.fr/chabrieres/texts/leopardi.html
par Jeno l'écolo publié dans : Aider la faune - Fauna Zain
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Jeudi 17 janvier 2008

Si ce message s'affiche mal, cliquez ici ou recopiez l'adresse suivante dans votre navigateur : http://www.pmaf.org/lettres/alertes/alerte_PMAF_160108.html

Alerte du mercredi 16 janvier 2008
 
 

 

Mobilisation urgente : A vos plumes pour les poules en batterie !

Malgré les pressions exercées par les industriels, la Commission européenne vient d'exprimer officiellement son souhait de maintenir l'interdiction des cages de ponte les plus petites en 2012.

Sans être une réelle victoire pour les poules qui continueront à vivre dans des cages à peine plus spacieuses (750 cm2 au lieu de 550), les conditions de vie les plus exécrables seront au moins évitées.

Mais il reste une dernière étape, pour laquelle nous comptons sur vous.

Dans les semaines à venir, la France et les pays de l'Union Européenne discuteront, une ultime fois, l'interdiction des cages conventionnelles pour les poules pondeuses.

Il est à craindre que certains pays adoptent une position contraire à l'avis émis par la Commission européenne et tentent d'obtenir des aménagements de calendrier repoussant l'abolition des cages de plusieurs années, profitables aux éleveurs mais fatals à de millions d'oiseaux.

La France, premier pays producteur européen, maintient encore à ce jour 80% des poules dans des cages.

 

Rappelons à notre gouvernement son rôle d'intérêt général et de représentation de la volonté de tous les citoyens.

Imprimez aujourd'hui la feuille de pétition de la PMAF pour maintenir l'interdicition des cages conventionelles.

Faites la signer rapidement autour de vous et renvoyez la dès que possible, et impérativement avant le 29 février à :

PMAF
8 ter en Chandellerue
BP 80242
57006 METZ Cedex 1

- par fax au 03 87 36 47 82

- ou par e-mail à courrier@pmaf.org

N'oubliez pas de signer également le manifeste d'engagement sur www.oeufs.org

Vous recevrez alors un « diplôme de sauveteur de poules » mérité !

Par avance, MERCI pour votre mobilisation urgente.

La PMAF vous remercie de transmettre ce mail à vos contacts.

 

 

 

par Jeno l'écolo publié dans : Droit de l'animal Aberearen dretxoak
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Mercredi 16 janvier 2008

 

nanar.jpg


Cette photo provient du site : http://www.notre-planete.info/

Un ami vient de m'envoyer l'article ci-dessous, qu'il a totalement  retapé à l'ordinateur. Bel effort. Qu'il en soit remercié.
Ce qui est écrit là, nous les militants de la défense de la nature, nous le ressentons depuis bien longtemps et la moindre de nos cellules en souffre. Je ne parle pas de la nature qui gagne en ville. Ca, ça fait plutôt plaisir, mais de la campagne qui devient progressivement l'antithèse de la nature.
Ce qui me fait le plus mal à moi, c'est le grignotage, le mitage, l'uniformisation, la banlieusardisation des paysages (quand je parle  de la banlieusardisation, je ne fais aucunement allusion aux gens, quels qu'ils soient, qui habitent ces banlieues, il n'est peut-être pas inutile de le préciser), la laideur qui s' insinue partout à pas de loups, mètre par mètre,  insidieusement, si insidieusement que d'une année sur l'autre bien des gens oublient, effacent totalement de leur mémoire ce qui était là l'année précédente.
A Paques 1974, Jeunes et Nature avait organisé à Saint-Jean-Pied de-Port une soirée débat avec Bernard Charbonneau.
Je l'entends encore dire :"Dans trente ans, la plaine de Saint-Jean-le-Vieux sera un paysage de banlieue". Beaucoup avaient ri, s'étaient moqués. Certains faisaient tourner leur index sur leur tempe. Et pourtant,  allez-y  voir aujourd'hui. Si vous retirez les montagnes au loin qui sont encore là pour faire joli---- Et même elles, petit à petit se couvrent par le bas  de constructions diverses et de routes en plat de nouilles. Elle monte, elle monte, la vilaine bête.
 
Notre espace est une peau de chagrin et "Sans espace, point d'innocence ni de liberté" (Albert Camus)

Un bémol concernant cet article : nous ne saurions nous réjouir du réchauffement climatique et du fait qu'il favorise le développement des espèces exotiques-------------------!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Merci aux pionniers qui ont réfléchi à ces sujets:
En tout premier, bien entendu, Robert Hainard, philosophe, naturaliste et graveur Suisse
http://www.hainard.ch/,
François Terrasson
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Terrasson, qui, avec l'aide de Bernadette Lizet, http://www.alapage.com/-/Liste/Livres/mot_auteurs=Lizet/lizet.htm,
réalisa au début des années 70 un inventaire biologique du Pays Basque,
ainsi que le  très grand botaniste Paul Jovet, spécialiste des fougères et dont le jardin botanique de Saint-Jean-de-Luz porte le nom. 
Sans parler, bien entendu de l'immense Théodore Monod!


Les villes, ces nouveaux paradis naturels.


Article de Julia Voss, du  Zeitung de Francfort
dans "Le Courrier International".
Numéro  892, du 6 au 12 decembre 2007.

 
Dans les livres pour enfants des année 70, une époque ou l'on commençait à s'émouvoir des atteintes à l'environnement, on pouvait lire des histoires comme celle-ci. Il était une fois des animaux qui  vivaient heureux à la campagne et coulaient des jours paisibles loin  des regards dans le voisinage d'une jolie ferme. Tous les animaux de la ferme avait un nom. Au printemps, les arbres fruitiers fleurissaient; en été, le blé mûrissait; à l'automne, c'était les  vendanges; et, en hiver, les animaux sauvages se retiraient dans leur tanière. 
Mais un jour arrivèrent des pelleteuses qui retournèrent les prés. Les arbres furent abattus. Bouleversé, on tournait la page pour  découvrir qu'une fois la nature massacrée, une ville grise métallique avait été construite, les immeubles ayant pris la place des arbres, l'asphalte, celles des prés et que l'on trouvait des voitures là ou  les vaches paissaient. Karl le scarabée ou Grabowski la taupe étaient partis. Quand on était petit, on comprenait que la ville n'était pas un endroit pour vivre, que ce soit pour les hommes comme pour les  animaux. Or, cette certitude commence à s'effriter de depuis quelques temps de façon presque étrange. Les signes peuvent prendre la forme de  ravages: des sangliers saccagent les jardins, les ratons laveurs renversent les poubelles la nuit et des martres grignotent des flexible de freins sur les parking. La ville est devenue la  destination d'une vague d'immigration qui se déplace sur terre, dans l'eau et par  les airs. Sangliers, ratons laveurs et martres ne représente qu'un infime partie d'une gigantesque invasion qui est en train de s'étendre sur toute l'Allemagne. La nature ne veut plus rester à la campagne et à decidé de partir à la conquête de l'espace urbain.
 Depuis peu, des études constatent que les espaces boisés des grandes  villes dépassent parfois en diversité les forêts les plus riches, que  c'est Berlin qui abrite la population la plus importante de rossignols d'Allemagne ou encore que certaines parties de Munich comptent presque  autant d'espèces de papillons que les meilleurs réserves naturelles.
Les oiseaux couvent au milieu du rugissement des avions, construisent leurs nid au milieu du fracas des cloches, s'installent dans le  vacarme des ponts de chemins de fer et des colonnes de camions. 
Certaines plantes rares fleurissent entre les fissures du macadam, les renards flânent tranquille dans les centre villes. Les divers  avantages qui poussent la nature à se développer en ville sont l'abondance de nourriture, l'absence de prédateurs et surtout la température élevée-si bien que le milieu urbain pourrait bien servir de  modèle pour le réchauffement climatique. Ce sont les espèces avides de chaleur qui s'y multiplient., y compris les espèces exotiques comme les perruches à collier, qui vivent actuellemnt à Wiesbaden ou à Cologne.

 

VAUTOUR-FAUVE-pendu.jpg

"Chuisnélà, chfaiscekejveux".
La "ruralité", c'est parfois ça. C'est hélas souvent ça de nos jours. 
Vautour Fauve pendu. Photo David Garcia.


La ville était tellement perçue comme une parfaite antithèse de la nature qu'il a fallut du temps avant que les biologistes découvrent et étudient la faune et la flore du milieu citadin. En 2004, le  biologiste berlinois Cord Riechelemann publia « Animaux sauvages dans les grandes villes », un beau livre dans lequel il présentait la diversité des espèces urbaines en prenant l'exemple de la capitale  allemande. Et, en 2005, Ingo Kowarik, un expert en écologie végétale  de l'université technique de Berlin depuis trente ans, publia « Forêts sauvages urbaines ». 
L'histoire pourrait donc bien se terminer puiqu'il s'avère que nos villes peuvent être des havres habitables  par la nature. Cependant, le livre « La nature en ville: un nouvel habitat pour les animaux et les plantes », du biologiste munichois Reichholf, révise aussi l'idée que l'on se fait de la campagne. Car la  faune et la flore ne se contentent pas de s'installer en ville, elles fuient la campagne, que l'agriculture industrielle et son cortège de  pesticides, de sur-fertilisants, de monocultures et de pollution des nappes phréatiques rendent de plus en plus inhabitable. Ainsi, ce  serait à la campagne que se trouve la véritable tristesse d'un monde administré que le psychanalyste Mitscherlich qualifiait en 1965 d'antinature.

 

par Jeno l'écolo publié dans : Au jour le jour. Egunean---
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  • : Le blog de Jenofa Cuisset, citoyenne du monde enracinée en Pays Basque, combattante de l'écologie associative et politique. En Mai 2007, j'avais, avec Jean-Rémy Treyture (Président du Comité pour la Vie en vallée d'Aspe) créé un blog de campagne, en tant que candidats des Verts aux législatives sur la quatrième circonscription des Pyrénées Atlantiques. Ce temps étant révolu, il nous a semblé logique de le fermer. Contre toute attente, l'envie m'est venue de lui donner une suite, plus […]
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