Vendredi 29 février 2008

Communiqué de presse des Verts du 28 février 2008 

 
Ingrid Betancourt en danger de mort : 
appel aux FARC à la relâcher immédiatement



Les Verts ont appris avec horreur et indignation les témoignages des quatre otages relâchés hier par les FARC concernant l'état de santé et les mauvais traitements que continue de subir Ingrid Betancourt. Non contents de l'avoir prise en otage depuis six ans, ce qui est un crime en soi, les FARC y ajoutent une cruauté et des traitements inhumains qui font craindre une issue tragique à brève échéance.

Les Verts réitèrent à Ingrid Betancourt leur amitié et leur solidarité, ils l'appellent à résister jusqu'au bout de ses forces pour retrouver la liberté.

Les Verts réitèrent leur appel aux FARC à relâcher immédiatement, unilatéralement les quatre civils « négociables » qu'ils gardent encore en otage et en tout premier lieu Ingrid Betancourt, qui est la dernière femme parmi eux, la plus malade et la plus en danger. 


Les Verts
par Jeno l'écolo publié dans : Contributions. Parte hartzeak.
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Vendredi 29 février 2008
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A l’occasion de la Journée Internationale de la Femme
L’association Itzal aktiboa
  
vous invite à une conférence 
   « Trois femmes et la sculpture »
(Louise Bourgeois, Annette Messager et Magdalena Abakanowicz)
par
Madame Michèle Heng,
Historienne de l’art
le vendredi 7 mars à 19 heures
dans la Salle Voûtée de la Mairie à Saint Jean Pied de Port 
 
Pour marquer le début de notre exposition « L’art au féminin II » jusqu’au 5 avril,
un « pot » offert par la Mairie vous sera proposé après la conférence
suivi d’une visite dans les différents lieux d’exposition.
 
Avec le soutien de la Fondation de France
La Mairie de Saint Jean Pied de Port
 L’Institut Culturel Basque,
La Communauté de Communes de Garazi-Baigorri
et en association avec
 «Les Amis de Saint Jacques »  « Les Amis de la Vieille Navarre » et  « Femmes 3000 »

Du 8 Mars au 5 Avril 2008, vous pourrerz découvrir en divers endroits de la ville les oeuvres de : Ana Izura, Anne Breitman, Béatrice D, Béatrice Churruca, Celia Eslava, Colette Dubuc, Colette Rousserie, Josette Dacosta et Odile Lascaray. 


En savoir plus sur Itzal Aktiboa? 
http://www.itzal-aktiboa.net/
Et sur l'exposition "L'art au féminin?"
http://www.eke.org/partaideak/blogak/emazteen_artea/

par Jeno l'écolo publié dans : Au jour le jour. Egunean---
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Mardi 26 février 2008
Sauver l'ours ou l'abandonner
aux ultrapastoraux éradicateurs :
l'Etat doit choisir 
(Une contribution de Patrick Pappola, alias Papours)/
 
Pour mieux comprendre la frange "ultrapastorale" de l'élevage pyrénéen, celle qui prone sa prééminence sur toute autre activité humaine en montagne et qui souhaite imposer son activité au détriment des espèces animales qui dérangent son expansion, il peut être utile de se livrer à un examen du discours que produisent ces éleveurs refusant par principe de mettre en place les solutions permettant d'éviter les prédations de l'ours sur les troupeaux : gardiennage estival continu du troupeau (c'est à dire présence effective du berger), regroupement nocturne du troupeau et présence de chiens patous pour éloigner l'ours et tous les autres prédateurs du bétail, homme compris (vols).
 
Il est en effet intéressant de voir comment ces ultrapastoraux cherchent à travailler l'opinion publique (mais aussi celle des décideurs et celle que délivrent les médias) pour décréter l'impossible cohabitation, n'hésitant pas pour cela à utiliser le mensonge par omission voire le mensonge tout court.
 
On peut se faire une idée de la teneur de ces omissions en mettant en regard les déclarations ultapastorales et celles des bergers, Techniciens Pastoraux Itinérants (TPI), tous bergers chevronnés et chargés de l'aide à la mise en place des mesures de protection sur les troupeaux. Cette étude comparative est très instructive lorsqu'on l'applique aux estives subissant des attaques d'ours. Cet article a été réalisé en comparant les données extraites du "Rapport d'activité 2007 des Techniciens Pastoraux Itinérants" et celles du site internet de l'association anti-ours l'ASPAP (Association Pour la Sauvegarde du Patrimoine Ariège-Pyrénées) concernant le compte-rendu de leur Assemblée Générale (AG) du 1er février 2008. 

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Piste de l'un des 3 derniers ours béarnais : le mâle mal nommé "Aspe-Ouest" à la recherche d'un femelle, en haute vallée d'Ossau, mai 2005.

Estive de Melles : des enjeux importants pour l'avenir de l'ours et du pastoralisme
 
Commençons par l'estive de Melles, estive sensible s'il en est car fréquentées par l'ourse "Vhala" et ses deux oursonnes, "Pollen" et "Bambou" autant dire, l'espoir des Pyrénées. De plus, après l'élimination réussie de l'ourse "Franska" (qui avait plus de 40 plombs de chasse dans le corps), "Vhala", "Pollen" et "Bambou" semblent être les nouvelles cibles désignées des ultrapastoraux éradicateurs d'ours. L'enjeu autour de cette estive est donc important. Que s'y passe-t-il ?
En 2006, cette estive a connu les attaques de "Vhala". Mais le troupeau d'environ 1300 bêtes y était mené sans aucune protection, sans patous et sans regroupement nocturne en dehors du regroupement effectué par les bergers itinérants appelés à la rescousse quand il était déjà trop tard pour mettre en place des mesures qui sont efficaces lorsqu'elles sont anticipées avant le mois de mai. Logiquement, durant l'été 2006, l'ourse "Vhala" a attaqué 20 fois environ sur presque 40 animaux.
En 2007 cette fois, voilà comment les ultrapastoraux ont présenté la saison d'estive (AG de l'ASPAP 2008) :
"----à Melles,
en Haute Garonne, "estive modèle du plan ours", malgré des moyens financiers colossaux, la saison d'estive fut catastrophique avec l'abandon de leur poste par les cinq bergers successifs".

.Est-ce la réalité ? Quelle fut cette "catastrophe" annoncée ?

En effet, dans le Rapport officiel 2007 des Techniciens Pastoraux Itinérants, le son de cloche est différent :
"Trois chiens de protection étaient présents cette année et trois grands parcs permettaient le regroupement nocturne".
; résultat des courses alors que "Vhala et ses 2 oursons sont passés régulièrement sur le secteur pendant l'été" : "une seule attaque a été relevée sur cette commune (...) mais après la saison d'estive, lorsque les brebis étaient redescendues et pâturaient librement."
 
Voilà des chiffres que les anti-ours se gardent bien de diffuser ! 2006, pas de moyens de protection = 20 attaques ; 2007, moyens de protection déployés = 0 attaques sur l'estive. Faut-il s'étonner que la pillule soit amère pour les ultrapastoraux et qu'ils cherchent à noircir le tableau coûte que coûte en annonçant une estive "catastrophique"!!! ? Ils se présentent comme des éleveurs professionnels (ce qu'il sont évidemment) et derrière cette légitimité, ils laissent entendre qu'eux seuls sont à même d'observer la situation, de l'analyser voire de la critiquer. Or il se trouve que cette capacité d'expertise n'appartient pas à eux seuls, les bergers itinérants de l'ETO (1) sont eux aussi des experts particulièrement chevronnés en matière d'élevage et de gardiennage des troupeaux. Ils sont d'ailleurs recrutés sur ces bases là.
 
D'autre part, et cet article s'inscrit dans ce mouvement, face aux mesonges et délits des ultrapastoraux, de plus en plus de citoyens, excédés de voir comment une minorité agissante est en train de réussir à anéantier l'ours dans notre pays, se sont intéressés à la question et deviennent à même de la comprendre, de l'expliquer et de dénoncer des mensonges reconnus comme tels par les experts officiels (le cas des veaux d'Aston où les anti-ours avaient tenté de mettre sur le dos de l'ours des bovins morts de la maladie du charbon est éloquent. Fort heureusement, des experts indépendants du monde de l'élevage avaient pu enquêter pour lever le poteau rose...).
 
Mais revenons au cas de l'estive de Melles : dans le Rapport 2007 des Techniciens Pastoraux Itinérants, on peut lire aussi que, cette estive étant désormais protégée, "les prédations de Vhala se sont décalées vers l'Est, en Ariège". Etait-ce étonnant ? Non seulement c'est logique mais en plus, c'était évidemment prévisible. On sait depuis toujours que si l'on protège d'un côté et pas de l'autre, le prédateur fait vite son choix, en toute intelligence : c'est globalement que ces mesures de protection doivent être envisagées. La mauvaise volonté des éleveurs de l'estive de St Lary, à l'Est de l'estive de Melles est responsable d'une situation que les ultrapastoraux présentent ainsi (AG de l'ASPAP, 1er février 2008): 

Estive du Barestet : une mauvaise volonté aux lourdes conséquences
 
L'ASPAP affirme pour les éleveurs du Groupement pastoral du Barestet à saint Lary que "Vhala a sévi tout l'été : bilan 9 attaques officielles, 30 bêtes indémnisées, le désordre permanent tou l'été pour retrouver les bêtes manquantes, 80 bêtes disparues... malgré le berger itinérant du suivi qui passait la nuit dans sa tente au milieu des bêtes."
 
Pourquoi ces éleveurs n'ont-ils pas mis en place les mesures de protection aidées par l'Etat qui auraient permis d'éviter la situation de cet été là et qu'ils auraient dû tester dès 2006 ?
En effet, on apprend que sur cette estive, déjà fréquentée par Vhala en 2006, aucune mesure de protection réelle n'a été anticipée ! Voilà ce que l'on sait de cette estive : "Troupeau d'environ 1200 brebis appartenant à au moins 7 éleveurs. Aucun chien de protection n'est présent pendant la saison d'estive et le groupement nocturne se fait en couchade libre." (Rapport 2007 des TPI). On aurait voulu créer la situation de l'été 2007 avec un garde-manger en libre-service pour l'ourse "Vhala" qu'on ne s'y serait pas pris autrement... Là encore, la version des ultrapastoraux ne mentionne pas cet absence total de mesures de protection.
Résultat, malgré un regroupement de 7 éleveurs (donc 7 employeurs potentiels), aucun renfort conséquent en terme de poste de berger n'a été prévu (malgré les aides possibles de l'Etat) et ce sont les TPI de l'ETO (1) qui s'y sont collés, gratuitement : (Rapport d'activité 2007 des TPI)"Plus de 100 nuits de protection ont été effectuées sur St Lary avec l'objectif de limiter les prédations en 2007". Et ce que les ultrapastoraux de l'ASPAP présentent comme un carnage "malgré le berger itinérant du suivi qui passait la nuit dans sa tente au milieu des bêtes." (AG de l'ASPAP) devient en réalité (Rapport d'activité 2007 des TPI)pour St Lary : "Ainsi, 77% des attaques et 91% des dégâts ont eu lieu en l'absence de TPI. Seules 3 attaques ont été effectives en présence des TPI, avec 1 brebis touchée par attaque dont 2 brebis blessées et euthanasiées par la suite."
Toujours rien sur ces dernières données dans la version ultrapastorale de la situation. Il est vrai qu'il est fort gênant pour eux de constater que lorsque le berger (TPI) est bien là et regroupe les bêtes la nuit, les prédations sont très faibles. Trop difficile aussi pour les ultrapastoraux d'avouer qu'à contrario, 91% des dégâts ont eu lieu en l'absence des TPI !
Enfin, suir cette estive, ce sont "13 attaques pour 34 animaux prédatés" qui sont reconnus officiellement (donc indemnisés) comme l'indique le rapport des TPI et non pas seulement "9 attaques officielles, 30 bêtes indemnisées"(ASPAP AG 2008) comme le disent les militants anti-ours pour essayer de dénoncer une sous-estimation officielle chronique des dégâts qui est imaginaire. Le dérochement d'Orlu tend d'ailleurs lui aussi à prouver le caractère imaginaire de ces sous-estimations.


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Aube basco-béarnaise : les Pyrénées, montagnes de l'ours, espèce toujours menacée de disparition si plusieurs nouveaux lâchers de femelles ne sont pas menés dans les mois ou années à venir.
 
Le dérochement d'Orlu : indemnisé "au bénéfice du doute"
 
Les anti-ours de l'ASPAP (AG 2008) expliquent que sur l'estive de Mourtès (commune d'Orlu) "L'ours a même précipité début juillet un lot de 94 brebis dans un ravin, depuis leur couche à 2400 mètres d'altitude (...) où le berger les avait regroupées pour la nuit. Trois patous étaient présents". Si l'on parcourt consciencieusement le Rapport 2007 des TPI, on constate qu'il n'y avait pas trois mais "deux patous" et surtout, que "la responsabilité de l'ours n'a pu être démontrée techniquement. Cependant, des dérochements ont été indemnisées au bénéfice du doute par l'administration, car le présence ursine était avérée sur ces mêmes secteurs à des dates similaires."
Dommage que l'ASPAP laisse entendre que l'ours est en cause de façon certaine et ne mentionne pas que l'indemnisation fut totale, car cela signifie la grande mansuétude très fréquente de l'administration pour indemniser des bêtes "au bénéfice du doute" (ce qui est une très bonne chose tant que cela reste honnête). A la décharge de l'ours, on sait qu'il y a toujours eu des dérochements massifs en montagne, l'expression populaire "moutons de Panurge" est forgée sur cette particularité chez les ovins. Combien de ces dérochements ont été prêtés à l'ours sans aucune preuve ? Ce fut le cas bien des fois les années précédentes. Les éléveurs, les bergers et les défenseurs de l'ours le savent en réalité très bien.
 
Les fabliaux de l'ASPAP
 
Toujours dans le compte-rendu de son AG 2008, l'ASPAP tente de nous convaincre la larme à l'oeil qu' "avant l'ours, un troupeau perdait moins d'une dizaine de bêtes en transhumance, dont la plupart étaient retrouvées et identifiées". Tout connaisseur ou observateur du pastoralisme pyrénéen ne peut que s'amuser de lire de tels mensonges. Qui compte-t-on embrouiller ?
 
De ces différents cas de figure, il ressort une mauvaise volonté manifeste de certains éleveurs et bergers ainsi que des tentatives répétées voire systématiques de travestir la situation réelle.

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Vue sur les falaises d'Urdos d'où la dernière femelle béarnaise, Canelle, fut tuée par le chasseur René Marquèze le 1er novembre 2001 avant que le corps de l'ours ne chute en contrebas de la paroi.
 
Aider les bonnes volontés, sanctionner les éradicateurs
 
Ainsi, au sujet des trois mesures de protection garantissant des moyennes de plus de 90% de baisse de toute forme de prédation sur les estives (2), les conclusions du Rapport d'activités 2007 des Techniciens Pastoraux Itinérants (TPI), sont sans ambiguïté :
"Malgré l'acceptation des TPI, il nous semble que peu d'éleveurs ou de bergers souhaitent changer leurs méthodes de travail suite aux prédations. Il est bien évident que de tels changements sont très lours à mettre en oeuvre et souvent plus contraignant que l'existant."
 
 
Si "peu d'éleveurs ou de bergers" évoluent, l'ours brun disparaîtra, c'est certain. Il faut agir sur ce facteur limitant considérable si l'on souhaite réellement un avenir pour cette espèce.
 
Or, comme pour les calamités écologiques graves qui frappent ce début de XXIème siècle (changement climatique, épuisement des ressources...), la société et les décideurs semblent dans une période de prise de conscience avec une volonté forte et sincère de changer de comportement afin de trouver et mettre en oeuvre des solutions pour sortir de la crise. Etudes, mesures techniques, juridiques, fiscales, financières et humaines sont convoquées pour apporter des solutions multiformes. Comme pour l'ours, ces solutions existent et sont connues, elles sont à portée de main ou existent déjà.
 
L'ours des Pyrénées peut-être placé dans cette perspective sur le thème de la perte de la biodiversité. La société (3), l'Etat (4), l'Europe(5), ont pris conscience de la nécessité d'agir efficacement pour qu'il puisse continuer d'exister des ours dans les Pyrénées comme depuis la nuit des temps.
 
A l'heure des conclusions de la mission d'évaluation à mi-parcours du plan de renforcement ursin 2006-2009, la balle est dans le camp de l'Etat : à lui de favoriser considérablement grâces aux mesures-solutions listées ci-dessus, les éleveurs et bergers qui font l'effort de cohabiter avec succès avec l'ours des Pyrénées. A l'Etat aussi de pénaliser fortement les formes d'élevage qui portent atteinte à l'ours. Surtout quand on sait que ce sont ces formes d'"élevage" sans gardiennage des bêtes et donc sans hommes en montagne de façon permanent en été, qui jouent le rôle le plus faible en matière d'entretien du paysage, d'ouverture des milieux (si le milieu a réellement besoin de rester "ouvert"...le débat est sociétale, philosophique et politique...) et de maintien de l'homme dans les zones rurales de montagne.(6)
 
Sauver l'ours des Pyrénées, c'est donc renouveler l'arsenal juridique contre les braconnages (toujours importants) et contre les atteintes à son biotope, c'est surtout poursuivre et augmenter les aides au gardiennage en zone à ours (aides à l'embauche de bergers) ainsi que toutes les mesures du plan ours actuel (héliportages de début et fin d'estive, indémnisation solide des pertes de bétail, aides techniques, prise en charge de l'achat des barrières de protection, de l'acquisition, de la nourriture et du suivi des chiens patous, amélioration des cabanes...etc...).
C'est, en contrepartie, agir réellement pour strictement conditionner toutes les aides à l'élevage en montagne à l'acceptation de l'ours et à la mise en place des trois mesures de protection connues et efficaces contre la prédation.Ceci, qu'il s'agisse des aides nationales ou européennes, aujourd'hui très importantes vis à vis de l'élevage ovin puisque seules ces aides lui permettent de perdurer voire de se développer. Sous des formes parfois préjudiciables à l'ours qu'il est alors indispensable de faire évoluer et non d'encourager telles quelles.
 
C'est à ce prix qu'un pastoralisme du XXIème siècle, cohérent, reponsable et en paix avec les attentes de la société pourra garantir le maintien de l'ours brun des Pyrénées au lieu de chercher, toujours en 2008, son éradication passive ou active :
"Garantir la survie de l'Ours brun d'Europe, c'est précisément conserver plusieurs noyaux stables partout où il est encore présent. (---) Quelle que soit l'espèce, reporter sur d'autres pays la responsabilité de sa conservation, c'est travailler, sans le dire, à sa disparition. Or la population pyrénéenne actuelle d'Ours bruns n'est pas viable". Ministère de l'écologie. 2006.
 
 
Tranchant avec cette prise de position officielle responsable, prélude au plan ours 2006-2009, les ultrapastoraux de l'ASPAP, de l'ADDIP et autres associations anti-ours s'enferment dans l'archaïsme en revendiquant (et en agissant hélas) pour l'éradication de l'ours des Pyrénées. Que ce soit une éradication active (battues contre l'ourse Franska jusqu'à l'acculer sur la route où elle fut percutée mortellement par une voiture en aout dernier et où elle fut retrouvée avec une quarantaine de plombs de chasse dans le corps) ou une éradication passive en faisant pression sur l'Etat pour qu'il laisse tomber l'ours, le laissant disparaitre en silence. Début février 2008 lors de son assemblée générale, l'ASPAP n'a-telle pas en core déclarée sans ambiguïté elle non plus, sa : "détermination à faire cesser définitivement le plan ours, et [sa] vigilance notamment face à la menace du remplacement des deux ourses mortes accidentellement." C'est faire clairement le choix d'abandonner définitivement l'ours dans les Pyrénées alors que de nouveau lâchers sont indispensable pour sauver l'espèce de la disparition (7)
 
Or, sur le terrain, la réussite et l'espoir sont là, il faut les favoriser à tout prix si notre pays tient vraiment à l'ours brun comme le disent des éleveurs et des bergers eux-mêmes :
"(---) ces réintroductions d'ours doivent bénéficier au pastoralisme, elles doivent permettre une meilleure prise en compte des besoins du pastoralisme, doivent lui permettre de moderniser ses équipements, de mieux faire vivre les bergers, de mieux entretenir la montagne.
Nous pensons que c'est sur ces thèmes qu'il faut réfléchir, agir, revendiquer. Si demain les ours étaient tous retirés des montagnes, est-ce que pour autant les problèmes du pastoralisme seraient résolus? Evidemment non(---) Le maintien de l'agriculture de montagne et de la faune sauvage pyrénéenne n'est pas impossible. Des éleveurs de groupements pastoraux ont déjà franchi le pas, les résultats sont là. Oui, les moyens de protection des troupeaux face aux prédateurs sont efficaces.(---) Association de Cohabitation Pastorale (La lettre de l'ACP Août 2007.
 

Nous pensons que ce sont sur ces thèmes qu’il faut réfléchir, agir, revendiquer ; si demain les ours étaient tous retirés des montagnes, est-ce que pour autant tous les problèmes du pastoralisme seraient résolus ? Évidemment non.(...)" "(...) Le maintien de l’agriculture de montagne et de la faune sauvage pyrénéenne n’est pas impossible. Des éleveurs, des groupements pastoraux ont déjà franchi le pas, les résultats sont là. Oui, les moyens de protection des troupeaux face aux prédateurs sont efficaces (...)" Association de Cohabitation Pastorale (La Lettre de l'ACP, aout 2007).


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La forêt de Melles, habitat de l'ourse Vhala et de ses deux oursonnes, Bambou et Pollen, l'espoir des Pyrénées pour les ours du "noyau central.

 A l'Etat de faire désormais ses choix : éradication passive de l'ours ou consolidation de sa présence avec soutien appuyé, renouvelé, renforcées aux bonnes volontés et sanctions strictes et sévères renforcées elles aussi contre les destructeurs de ce patrimoine naturel et culturel des Pyrénées et de l'humanité(8).
Une évolution législative est nécessaire : un délit d'apologie à la destruction d'espèce protégée est par exemple à créer, les sanctions en cas de dérangement volontaire ou de nouvelles "battues" (elles furent fatales à Franska) doivent être augmentées. Peut-on accepter qu'en 2008 une minorité fasse de la destruction de l'ours brun le moteur de son action ? La société, l'Etat doivent-ils laisser faire alors que de réelles solutions de cohabitation existent et sont appliquées sur le terrain chaque été dans les Pyrénées ? Peut-on accepter d'entendre aujourd'hui une minorité violente affirmer : "S'ils réintroduisent des ours, nous mettrons le feu à la montagne !" (de la bouche de la porte-parole de l'ADDIP en 2007 juste après que l'ours Franska ait été percutée par une voiture).
 
Enfin, l'Etat doit-il laisser l'ours dans cette situation alors que sans nouveaux lâchers dans un délai rapide, l'ours disparaîtra à coup sûr des Pyrénées ? Au-delà des remplacement évidents de Palouma et Franska, ce ne sont pas moins de 8 ours qu'il est urgent de lâcher dans les Pyrénées pour espérer sauver l'espèce et non simplement la laisser vivoter(7). Les français et les pyrénéens le veulent (3). Ce n'est pas une utopie : les italiens ont lâché avec succès 10 ours en 4 ans de 1999 à 2002 dans le Trentin. Dans les Pyrénées, les bonnes volontés sont là, il faut les faire fructifier et se montrer intransigeants envers les éradicateurs de l'ours, c'est aussi une question de démocratie.
 
Patrick PAPPOLA,
Simple citoyen attaché à des Pyrénées vivantes et sauvages AVEC l'ours.

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"Le Pic du Midi d'Ossau ne veille plus suffisament sur l'ours : de 6-8 en 1994 dont deux femelles, ils ne sont plus que 3  mâles à hanter les lieux. Les femelles (y compris Vhala et ses oursonnes) sont trop loin pour espérer les voir en Béarn. Seuls des lâchers de femelles en Haut-Béarn ("noyau occidental") permettraient d'éviter l'insupportable gaspillage d'un biotope très favorables à l'ours avec 3 mâles qui se morfondent sans femelles... avec leur patrimoine génétique unique en perdition."

 (1) l'ETO : Equipe Technique Ours regroupant les techniciens chargés du suivi des ours dans les Pyrénées. Les Techniciens Pastoraux Itinérants sont rattachés à l'ETO qui dépend de l'ONCFS (Office Nationale de la Chasse et de la Faune Sauvage).

(2) "La protection des troupeaux : fonctionnement efficacité, limites et optimisation", ACP, Pays de l'Ours ADET 2006. Cette étude menée de 2003 à 2005 auprès de 37 éleveurs et sur 18 estives montre que la seule mesure de protection "chien patou" (qui fait fuir l'ours) a fait baisser les pertes de ... 90 % !

(3) 100% des études d'opinion réalisées depuis une décennie montrent une adhésion sans faille et très fortement majoritaire des français et des pyrénéens au sauvetage de l'ours des Pyrénées. Deux exemples : "Les pyrénéens et la conservation de l'ours - Sondage IFOP- Pays de l'Ours ADET - février 2005" et "Les Français plébiscitent la présence de l'Ours dans les Pyrénées - WWF-ADET Enquête IFOP 2003".

(4) Plan de restauration et de conservation de l'ours brun dans les Pyrénées françaises - 2006-2009.

(5) L'Union Européenne soutient l'ours des Pyrénées à travers le programme "Life-Coex" concernant la coexistence entre les activités humaines et la présence de l'ours.

(6) Il est beaucoup plus facile d'agir pour la biodiversité en montagne avec des troupeaux en gardiennage, c'est à dire avec berger présent tout l'été et non pas seulement une fois par semaine puisque ces actions favorables à la biodiversité végétale consistent à faire pâturer les bêtes où elles ne vont jamais et où les versants s'embroussaillent. Sans berger, livrées à elles mêmes, les bêtes n'ont pas une tendance "naturelle" à s'aventurer dens ces zones broussailleuses pour s'en nourrir. De même, davantage d'ours dans les Pyrénées, c'est davantage de bergers en estive donc des Pyrénées "vivantes" (avec des hommes sur le terrain) et "sauvages" (avec une faune variée et respectée qui fait la joie de tous les visiteurs).

(7) "Avant les 5 lâchers de 2006, une étude publiée dans les Comptes-rendus de l'Académie des Sciences (G. Chapron et al., CR Biologies 326, 2003), basée sur des modèles démographiques, préconisait les lâchers rapides d'au minimum 11 ours. Différée de 10 ans, l'opération ne réduirait plus le risque d'extinction. Or en 2006, seuls 5 ours ont été lâchés et deux sont morts ce qui fait 3 ours au lieu de 11 ... presque 4 fois moins que nécessaire !
Laisser la population d'ours française dans l'état actuel, c'est faire une croix définitive sur cette espèce et adopter une position revenant à éradiquer l'ours en France.
Sur base scientifique, on peut affirmer que si de nouveaux lâchers ne sont pas effectués rapidement, tout ce qui a été organisé depuis 1996 pour l'ours n'aura servi à rien". (extrait de "OURS : 10 erreurs fréquentes")

(8) Sait-on par exemple quel trésor de biodiversité nous avons perdu avec l'anéantissement par l'IPHB (Institution Patrimoniale du Haut-Béarn) des derniers ours pyrénéens de souche qui renfermaient dans leur patrimoine génétique les gènes les plus anciens de tous les ours de la planète ? (Recherches du Museum National d'Histoire Naturelle). Ne restent plus que le vieux mâle "Camille", le mâle "Aspe-Ouest" et le jeune mâle "Mohican" (dit aussi "Canellito"), l'ourson de "Cannelle", la dernière femelle béarnaise tuée par un chasseur le 1er novembre 2004. Ces trois derniers mâles recherchent désespérément leur femelle en l'absence de lâcher d'ourse décidées sur leurs territoires du Haut-Béarn et d'Aragon. Un énorme gâchis... que l'on pourrait alléger du jour au lendemain en décidant ces lâchers avant que les gènes de ces ours ne disparaissent définitivement avec la mort de leurs trois derniers porteurs.

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Le patou vient au contact dès qu'un élément nouveau (homme, ours, loup, renard, chien...etc...) s'approche du troupeau, pour le repousser ou le combattre lorsqu'il s'agit d'un prédateur. Il est légitime que les éléveurs qui l'utilisent comme un réel moyen de protection continuent de recevoir des aides de l'Etat. Mais la mise en place du patou dans le troupeau doit se faire avant la montée en estive pour que chacun prenne ses marques. L'idéal étant que le chiot dès son plus jeune âge s'imprègne du troupeau.
 

 

par Jeno l'écolo publié dans : Frère l'Ours. Anaï Hartza.
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Dimanche 24 février 2008
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Il a huit ans, le poil dru et marron, avec des reflets brun doré et s’appelle MILJEN, du nom du cinéaste à l’origine du projet de sauvetage de l’ours brun.

Docile et peu agressif, il aime et recherche la compagnie des hommes qu’il a toujours côtoyés. Auparavant il partageait son terrain de jeu avec des tigres et des loups dans le camp d’entraînement d’une organisation para militaire serbe baptisée « les tigres d’ARKAN ». Son chef ARKAN, milicien notoire, paradait fièrement aux côtés de ses fauves « mascottes » et défraya la chronique durant les années de guerre dans les Balkans jusqu'à son exécution.

La propriété et ses résidents ont été cédés à un second homme qui a été emprisonné depuis.

Tigres et loups ont été alors placés chez des particuliers au Monte Negro ou ailleurs, sauf un retrouvé empaillé dans le hall de l’hôtel « Dyekson » attenant à l’ancien camp d’entraînement près de Banja Luka en Bosnie.

Quant à MILJEN, le seul à être resté sur place, il déprime depuis deux ans dans une cage en béton de 20 m2 avec parfois l’accès à un enclos ceint de hauts murs où le gardien de l’hôtel vient déposer pour lui les déchets de cuisine. Les conditions de détention de l’ours et la destruction prochaine du site nous ont amené à rechercher un point d’accueil pour MILJEN que nous avons trouvé chez Christian Huchede dans son refuge de l’Arche.

Nous sommes maintenant à la recherche de sponsors ou mécènes pour nous aider à mener à bien le rapatriement de Miljen – projet dont le coût global, s’il ne peut être précisément chiffré pour l’instant peut cependant dépasser, au vu de sauvetages précédents similaires, les 12.000 € !

Aussi nous comptons vivement sur votre mobilisation la plus large et la plus active possible pour nous permettre de réunir cette somme rapidement.
(Ultimatum: mars 2008, date à laquelle le site sera détruit et MIL JEN condamné ).

Envoyez vos dons – même les plus modestes à :

Association Respectons - La Chaume - 89630 st Léger Vauban

En précisant au dos du chèque « sauvetage de MILJEN »

SA SURVIE DÉPEND DE VOUS

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par Jeno l'écolo publié dans : Droit de l'animal Aberearen dretxoak
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Vendredi 22 février 2008

Vous l'aurez sans doute remarqué, nous sommes actuellement au mois de Février, celui que l'on nomme le mois des chats et que la langue Basque appelle "Otsaila" (Otsailen hilabetea , c'est à dire "Le mois des loups").

Quand j'étais à l'école primaire, il y a 350 ans--- enfin non, un peu moins mais ne mégotons pas--- les écoliers, les collégiens et les lycéens bénéficiaient royalement lors de ce mois d'hiver, de deux jours de vacances qui faisaient suite à un week-end. On n'allait pas à l'école le jour du Mardi Gras et on en profitait pour faire le pont le lundi, et encore, pas tous les ans.
N'ayez crainte je ne suis pas en train de vous raconter que c'était le bon temps parce que ça bossait dur, élèves et enseignants qui maintenant se la coulent douce. Non, non, vraiment, tel n'est pas mon propos.  Je voudrais juste attirer votre attention sur une évolution qui n'est pas tout à fait innocente. 
En effet, ce  petit cadeau de Mardi Gras a commencé à s'étirer sur  une semaine, puis une semaine et demi, puis deux semaines. Au début, on disait "Les vacances de Mardi Gras", puis on a commencé de parler de "vacances" de Février et enfin de "vacances d'hiver".

A votre avis, quand ces vacances ont-elles commencé à s'étirer et à évoluer ,jusqu'à  la situation d' aujourd'hui où elles n'intègrent même plus ce fameux Mardi Gras qui a perdu son caractère férié dans les écoles?
C'est simple : au moment où les stations de ski ont commencé à pousser comme des champignons dans les montagnes qu'elles ont transformées sur de vastes espaces en usines à neige et à glisse. C'était les trente glorieuses. Le superbe acquis social que sont les congés payés tombait peu à peu entre les mains des financiers, des aménageurs, des destructeurs de tout poil, pressés de transformer en valets de l'industrie de la neige les paysans montagnards.

Un peu plus tard, en 1968,  Samivel,  cinéaste, dessinateur, romancier et écologiste avant la lettre, écrivait , entre autres cris d'amour pour la montagne, ce superbe roman visionniare  "Le Fou d'Edenberg", 
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qui frisa le prix Goncourt. Siméon, le personnage principal, tient tête, seul contre tous, à la société des loisirs, du clinquant, du paraître et de la superficialité qui, pour construire une station de ski, veut mettre à sac la montagne où il vit avec son troupeau.
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http://www.samivel.fr/

Aujourd'hui, les stations sont des verrues dans la montagne, des lieux artificiels, sources de laideur et de pollutions intenses au royaume de la pureté. Elles dévorent des quantités énormes d'énergie.

On a étalé en plusieurs zones les vacances de Février et celles de Pâques pour arriver à faire passer le plus grand nombre possible sous les fourches caudines de ces "sports d'Hiver" concentrationnaires.
Il n'empêche, on a beau faire, ces verrues sont aussi des gouffres financiers, des puits sans fond dans lesquels pourtant on continue à jeter de l'argent. Elles sont toutes déficitaires. Comble de l'ironie, vu le bouleversement climatique auquel elles prennent largement part, il y a beaucoup moins de neige. Qu'à cela ne tienne! On a inventé les canons à neige. Ils coûtent cher à la collectivité et une partie de vos impôts est utilisé pour les installer. De plus, eux aussi participent au réchauffement climatique. Au royaume d'Absurdistan, le serpent n'a pas fini de se mordre la queue.

Au début, on se rendait  à la montagne, puis aux sports d'hiver, maintenant on s'entasse dans les trains , dans les avions ou  dans des bagnoles qui font la queue sur les autoroutes pour aller "à la neige" et -dernière trouvaille -carrément "au ski" (traduction "La montagne et ceux qui y  vivent sont nuls à chier mais le tire-fesses est fantastique"). On ne rencontrera, "au ski"  que l'image de soi-même en des milliers d'exemplaires, mais surtout pas un paysan ni une vache . Et quand d'aventure, il arrive que l'on trouve à l'aller la  neige qui a parfois  l' outrecuidance de tomber  ailleurs que sur les pistes, sur l'autoroute, par exemple et qu'elle retarde l'arrivée, la location du matériel, l'achat des tickets de remontées mécaniques, on peste contre la météo, la DDE, les gestionnaires de l'autoroute, les élus qui ne font rien et le syndicat d'initiatives qui n'est vraiment pas à la hauteur. Tout cela en toute bonne conscience et sans le moindre doute sur le bien fondé de cette indignation que l'on étale avec fierté le long des Journaux télévisés du soir (et on se demande pourquoi je ne ragarde pas les infos!).

En 1969, avec mes copains de Jeunes et Nature et avec la FFSPN (actuellement France Nature Environnement), nous nous sommes battus bec et ongle contre l'amputation du premier Parc National Français, le Parc de la Vanoise.
En farfouillant dans nos papiers de l'époque, j'ai retrouvé cette citation de Jean-François Held, dans un article d'un numéro du Nouvel Observateur de 1967. ( A vrai dire, ces lignes m'on tellement marquées que je pourrais presque vous les citer sans les lire).

"Les lotisseurs de l'hiver ont tout balayé au vent de l'histoire et du progrès. Enlisés jusqu'au moyeu dans la gadoue,  les voitures sales patinent  et lancent en arrière des jets de neige ignoble, truffée de mégots. Dans l'anarchie, la tristesse et le faux luxe, les palaces de béton crépi façon chalet savoyard se mélangent aux guinguettes de tôle ondulée. On reçoit des spatules dans l'oeil, les bébés en luge rampent sous les autos, on se cogne aux panonceaux publicitaires. C'est la frénésie destructrice de la ruée vers l'or. La station classique se prête à la rigueur aux sports d'hiver, mais elle convient aussi mal au plaisir d'être en vacances que la gare de l'Est ou les abattoirs de La Villette."



NB : J'ai emprunté le titre de cet article à un poème  "Soirs d'hiver"  d'Emille Nelligan
http://www.emile-nelligan.com/ 
nelligan-copie-1.jpgEmile Nelligan

En 1965, ce poème fut adapté en chanson par Claude Léveillée http://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_L%C3%A9veill%C3%A9e

par Jeno l'écolo publié dans : Au jour le jour. Egunean---
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Mercredi 20 février 2008
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Pour la Réévaluation du Projet d'autoroute Langon-Pau

Monsieur le Ministre de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement Durable,

Vous avez annoncé, mercredi 24 octobre 2007, lors des négociations sur les transports du Grenelle de l’Environnement, la fin de la construction des autoroutes en France. Vous avez déclaré : « C’est fini : on n’augmentera plus la capacité routière. Notre stratégie est de développer le ferroviaire et le fluvial ». Vous vous êtes par ailleurs engagé à ce que les projets en cours soient réévalués . Monsieur le Président de la République s’est pour sa part engagé à refuser tout projet dont le coût environnemental serait trop lourd et pour lequel existerait une alternative écologique.
Nous, Aquitains soucieux de la préservation et du développement harmonieux de notre territoire, vous demandons de respecter ces engagements :

  •  
  • en gelant l’avancée des études préalables relatives au projet d’A65,
  • en réévaluant ce dossier en fonction des éléments définis lors du Grenelle de l’environnement (trafic, sécurité, intérêt local et coût environnemental)
  • et en considérant l’alternative écologique que serait l’aménagement de la route existante.


Nous vous demandons par ailleurs à ce que l’important travail d’expertise des associations soit pris en compte dans cette réévaluation.

Confiants quant à la sincérité de vos déclarations, nous vous adressons, Monsieur le Ministre, nos salutations citoyennes.

Télécharger l'Appel Aquitain en PDF

Signez l'Appel Aquitain pour la réévaluation du projet d'autoroute Langon-Pau !

 
par Jeno l'écolo publié dans : Contributions. Parte hartzeak.
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Dimanche 17 février 2008


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Le dernier après-midi  de mon contrat dans une école de campagne en Pays Basque, il y a de cela quelques jours, j'ai regardé avec les enfants, passionnés et curieux, le documentaire "Powerpoint" réalisé par le "Sanctuaire des hérissons" et proposé aux instituteurs et institutrices contre deux euros en timbres. Un excellent outil pédagogique pouvant servir de base à bien d'autres investigations. On y découvre beaucoup de choses sur la biologie du hérisson et les multiples dangers qui le menacent. On y apprend comment l'aider avec souvent des gestes tout simples, ce qu'il faut faire et ce qu'il ne faut surtout pas faire.
Enseignants et enseignantes, à vos stylos, à vos enveloppes. Et il n'est pas interdit d'en profiter pour faire un don, même extrêmement modeste car le Sanctuaire accomplit un travail exemplaire avec de tout petits moyens.
http://www.herisson.eu/
par Jeno l'écolo publié dans : Aider la faune - Fauna Zain
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Mardi 12 février 2008

 

DSC_0014.JPGProchain épisode du feuilleton:
"Dame Martine parviendra-t-elle enfin à trouver le bon côté de la tartine?"
 

"Tu dis qu' t'as été partout mais j' tai jamais vu et j'y étais aussi". ( "Loulou", une chanson de Renaud).

C'est exactement ce que nous avons pensé, quelques copains et moi-même, lorsqu'en 1989, Martine Bisauta s'est autoproclamée "écologiste" pour se présenter derrière le très regretté Claude Harlouchet, représentant des abertzale (nationalistes basques pour les non-initiés) sur une liste " avec des syndicalistes, des écologistes, des féministes" - j'en passe et des meilleures en istes- aux élections municipales de Bayonne..

Combattante de l'écologie depuis mon enfance picarde et parisienne, adhérente  dès 1971 à la première association de sauvegarde des Vautours dans les Pyrénées Atlantiques ainsi qu'à l"Association pour la Sauvegarde de la Baie de Txingudi, 

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engagée à fond  dès mon arrivée en Pays Basque en Juillet 1973, dans le très remuant mouvement "Jeunes et Nature", puis à "Pays Basque Ecologie" et aux "Amis de la Terre",  j'ai été, de longues années durant sans téléphone ni permis de conduire,  de toutes les actions, de toutes les manifs : 
à la laiterie Saint-Martin contre les premières bouteilles en plastique et à Bayonne pour le tri des bouteilles de verre, à Peyrehorade contre un projet de centrale nucléaire, aux côtés des amis paysans de Jean Pitrau pour préserver le Soussouéou, avec les objecteurs de conscience de l'A.S.A.M ( Association pour la Sauvegarde de l'Agriculture de Montagne) en soutien à leur insoumission à la deuxième année de service civil,   avec les bergers à Irau contre un aménagement touristique, avec "Saiak" pour les premiers nourrissages de Gypaètes,  à Biarritz contre la marina et contre le "Victoria bluff", à Bayonne pour l'organisation des premières semaines de l'écologie (malgré toutes les entraves déloyales que mettait dans nos roues le Roi Henri Grenet, Maire de Bayonne à l'époque et père du Maire actuel , le Roi Jean Grenet), à Guéthary contre le massacre du village par le ruban de bitume, en Garazi aux côtés de l'association "Auñamendi" et du M.R.J.C ( actuellement "Euskaldun Gazteria" ) contre l'envahissement de la montagne par les routes puis à fond pour le recyclage du papier ( et---le reboisement de zones désertifiées en Afrique), en 1974 pour l'organisation des assises de Jeunes et Nature à la Citadelle de Saint-Jean-Pied-de Port ( 25O personnes ), en 1983 pour l'accueil  de l'Assemblée Générale des Amis de la Terre de l'Hexagone à Saint-Jean-le-Vieux  (une centaine de personnes et j'ai pris le temps d'aller acoucher, tout-de-même),  à Iholdy contre le lac, en forêt des Arbailles et  toujours avec  "Auñamendi" et le M.R.J. C pour empêcher la construction aux dépens du pastoralisme d'un gigantesque  complexe touristique sur ce site d'une richesse biologique tout à fait exemplaire, au col d'Organbidexka aux côtés des ornithologues pour aider à la libération de ce lieu de l'énorme  pression de chasse,  en Garazi sur demande de "Que choisir?" pour la collecte de matériaux tests après le passage du nuage de Tchernobyl (malgré un blocage de trois semaines dans la neige gelée), à La Barre d'Anglet contre les attaques successives dont elle a été victime, un peu partout pour l'organisation régulière des "Rencontres des écologistes d'Aquitaine", à Arcangues contre l'extension du golf et en chantier dès l'été 1974 pour la remise en eau  d'"Errota Handia" http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9serve_naturelle_r%C3%A9gionale_d%E2%80%99Errota_Handia, en Soule pour tenter d'empêcher la Centrale d'Holzarte, également pour lui éviter le gazoduc, à Belagua pour empêcher la destruction du massif par un complexe de ski
 ---- J'arrête, la liste est trop longue. 

Enfin, non, quand-même --- Une mention particulière au combat du "Comité de Défense de la côte Aquitaine", animé plus spécialement par Bernard Charbonneau et Jacques Ellul, dès le début des années 70, contre la MIACA (Mission Interministériel d'Aménagement de la Côte Aquitaine) dont le Maire de Bayonne, Henri Grenet, était un ardent partisan. Je me souviens de cette exposition dénonciatrice que "Jeunes et Nature"  avait réussi à installer dans une  salle municipale et qu'il nous a fallu déménager en quatrième vitesse car nous avons été expulsés manu militari sur ordre de Monsieur le Maire. Nous avions alors trouvé refuge dans une salle paroissiale et notre aventure, racontée dans la presse, avait attiré vers l'exposition nombre de visiteurs qui n'auraient sans doute pas eu l'idée de venir la voir sans cet épisode tragi-comique. Je pense très fort, en écrivant ceci à Pierre Lebaillif, brillantissime  animateur de notre mouvement de jeunes. En 1989, alors qu'il était, à 32 ans, en train de partir d'une leucémie, il reçut un appel de ce même Henri Grenet qui s'adressait au responsable du mécénat culturel que Pierre était devenu à la "Caisse des Dépôts et Consignations". Monsieur le Maire avait besoin de sous pour redonner vie au "Musée Basque". J'ai su par André Lebaillif, le père de Pierre, que celui-ci, ce jour-là, malgré ses terribles souffrances, avait arboré quelques instants un bien beau sourire---

Et bien, croyez-le si vous le voulez , je n'ai,  avant 1995, JAMAIS rencontré Martine Bisauta, si ce n'est lors d'une soirée organisée par les Verts pour des élections européennes et où elle était venue déverser sur eux des torrents de mépris! 
Mais en cette année 89, les Verts étaient quasi-inexistants en Pays Basque. Pour l'esbrouffe et le faux-semblant, Martine jouait sur du velours. Enfin, bon, il faut croire qu'à l'époque existait encore une justice immanente puisque elle rata la marche et s'étala le menton sur le marche-pied  alors que Claude Harlouchet, lui, fut élu. J'avoue ne pas avoir pleuré sur le sort de la troisième de liste. Je viens de corriger, il paraît qu'elle n'était que troisième et que si j'ai écrit deuxième, c'est très vilain de ma part.Mea culpa. C'est aussi grave que de dire "feria" au lieu de fêtes de Bayonne, c'est dire! ( http://jenolekolo.over-blog.com/article-15940603.html )

Depuis 1984, c'est à dire l'année de leur création, je suis, parallèlement à mes engagements associatifs, adhérente des Verts, un parti politique qui, durant de longues années n'a attiré de la part de Martine, que quolibets et moqueries. "Ils ne s'intéressent qu'aux fleurs et aux petits oiseaux (quantité négligeable pour la gauchiste dure de dure d'alors, les mots propres à la nature attirant encore au mieux chez elle à ce jour un sourire condescendant), ils penchent vers la droite, ils n'ont aucune conscience sociale, etc, etc. Là, je vous la fais "soft", parce que qui connaît Martine sait l'extrême dureté de ses paroles et le peu de cas qu'elle fait des blessures qu'elle peut provoquer. La période "ni-ni" d'Antoine Waechter ( ni droite ni gauche, que nous traduisions, nous, partisans d'un positionnement à gauche, "ni gauche ni gauche" )   a, je l'avoue, apporté de l'eau à son moulin mais elle fut de courte durée et nous étions un certain nombre à lutter contre en interne, à la loyale.  Nous avons gagné puisqu'en 1993, la tendance fut renversée. 
C'est tout-de-même plus de deux ans plus tard et pourtant avec un tonitruant  "Les Verts sont enfin sortis du ni-ni! Ca y est, je vous rejoins" qu'elle adhéra le 8 Mars 1995. Et vous savez ce qui se passait en 1995? Allez----, cherchez bien! Mais les élections municipales! Quelle coincidence, n'est-il pas vrai?Les Verts ayant acquis entre temps une présence réelle sur le terrain, l'autoproclamation devenait plus difficile et plus risquée. Si Paris vaut bien une messe, Bayonne, centre du monde,  vaut  bien la carte d' un parti  que l'on a dénigré jusque là. .On n'a rien sans rien ----

Donc, voilà notre Martine repartie à nouveau avec des abertzale, des écologistes, des féministes, des syndicalistes, dans une autre liste "Bayonne Capitale", à la conquête de sa ville aimée et désirée. Et voilà que tout à coup, entre les deux tours, la gauchiste féministe pure et dure, droite dans ses bottes, se découvre une passion brutale et violente pour le Parti Socialiste, seul capable d'après elle d'offrir une possibilité aux "petits" partis d'effleurer les manettes de l'auriculaire ou de l'index. Elue de l'opposition, donc, à l'issue  de ce deuxième tour, elle devient alors au sein des Verts d'Aquitaine, la pasionaria de l'accord, de l'entente tous azimuts avec le PS, face à ceux qui prônaient l'autonomie à tout crin. Dans les Assemblées Régionales des Verts, ses envolées de tribun laissent nombre d'entre nous pantois. Fi des minorités drapées dans leur dignité! "Quant à moi, je n'ai aucune envie d'atteindre ma 90ème année pour  que nous accédions au pouvoir et aux affaires" clame-telle. J'avoue avoir été alors, à plus d'une occasion, pour ne pas dire à chaque fois, emportée par la force de conviction émanant d'elle, eut égard à l'urgence écologique, malgré la profonde aversion que je ressentais pour ce langage bien éloigné de ma sensibilité libertaire au pragmatisme à géométrie plus que variable.

Puis, il y eut 2001. Plus de pertes de temps.  Dès le premier tour, Martine "la Verte" confirme l'union avec la partie de la gauche qui est en mesure d'offir une modeste place au soleil et part avec le PS, en compagnie d'un récent adhérent Vert , Bernard Causse. Les amours sont encore au beau fixe, on se gargarise du mot gôôôôôôche à longueur de jour et de nuit.  Les Verts placent deux élus dans un conseil municipal où la gauche plurielle reste minoritaire face au système Grenet, celui d'une famille de notables de droite  depuis tant et tant d'années aux commandes. Pour rappel : le père,  Henri Grenet, fut Maire de Bayonne de 1959 à 1995 (année de son décès) et le fils, Jean Grenet, Maire depuis lors et entre autres fort  vilains défauts, "aficionado" très militant, s'apprête à l' être une fois de plus en Mars prochain. Pour rappel encore : Martine, ennemie jurée et déclarée de ces deux rois successifs passa ainsi quelques années à se déplacer souvent flanquée d'un, voire deux militants du PS Bayonnais, même dans les soirées électorales "familiales" entre Verts, ce qui ne laissait pas, moi, de me mettre mal à l'aise, quel qu'ait été mon respect et ma sympathie, quels qu'ils soient encore,  pour ces personnes en tant que telles.

Bon, que s'est-il passé ces dernières années? Le discours environnementaliste de Dame Martine n'a pas été écouté comme elle le souhaitait par les élus socialistes de Bayonne qui, rappelons-le quand-même, sont eux aussi dans l'opposition? Euh----, ça l'étonne vraiment?Allons, soyons sérieux!  Si les Socialistes étaient écolos, ils seraient chez les Verts, non? 
Dans les négociations pour les prochaines municipales avec les représentants du PS, Dame Martine n'a pas obtenu la place due à son rang? Mais c'est quoi, son rang? C'est quoi, le rang des Verts? 
Les écolos et les Verts  ont raison,  ils sont les seuls à avoir raison, j'en suis bien la première persuadée,  mais ce n'est pas pour ça, hélas, qu'ils pèsent très lourd, à ce jour,  en terme de voix. Une négociation, qu'elle soit politicienne ou non, c'est toujours un rapport de force. Ce n'est pas nouveau et ça ne vient pas de sortir. On peut ne pas l'accepter mais alors, il faut faire du crochet et du point de croix ( activités que j'aime énormément pratiquer, d'ailleurs ) mais  pas de la politique enfin---- de la politique propre, veux-je dire.
Et quand on a de vraies motivations, de vraies convictions, quand elles sont chevillées au plus profond de l'âme,  si l' on pense que les alliés d'hier ne sont pas à la hauteur, ce n'est pas une raison pour se jetter dans les bras de l'ennemi de l'heure précédente, bien content de mettre de son côté et dans sa poche les plus charismatiques et brillants de ces adversaires. On peut aussi choisir de rester à la maison. Mais comme Sarko a ouvert les vannes et décomplexé tout le monde, pourquoi se gêner, n'est-ce pas? Les mots n'ont plus de sens. Seuls règnent l'individualisme et l'art de marcher sur les pieds du voisin et de l'ami pour se faire une place au soleil, un soleil pourtant  bien pâle et bien dérisoire.

Quand je pense que l'été dernier encore, Dame Martine se permettait de traiter certains Verts de "Cochetistes droitiers"!---

Mon ami Lurbeltz a écrit à une autre occasion, se demandant s'il fallait se présenter à une élection quel que soit le prix et quelques soient les écorniflages aux principes et valeurs que nous défendons:  "Sommes-nous vraiment indispensables?". La question se justifie. Quand j'en entends certains dire : "Attendons de voir si elle arrive à faire quelque chose, ne jugeons pas trop tôt!", j'ai envie de leur rappeler tel député RPR de ma circonscription qui, durant plusieurs décennies, a réussi à faire croire à ses administrés que c'était grâce à lui s'ils obtenaient leur retraite de misère, leur misérable pension d'invalide ou bien les bourses d'études pour leurs enfants. Au poste dévolu à Martine par Jean Grenet, elle n'aura de marge de manoeuvre, comme tout un chacun, qu'en fonction des réglementations et des moyens financiers alloués. Autrement dit, un(e) UMP, un(e) MOdem ou même, allez----un(e) PS ( n'est-ce pas, Martine? )  ne ferait rien de plus ni de moins. Mais à chaque centimètre carré de panneau solaire ou d'isolation de bâtiment communal, elle aura beau jeu d'alerter la presse et de faire croire que seule sa personnalité hors du commun l'a permis. Ceux qui ont décidé de n'y voir que du feu, continueront leurs litanies de louanges et tout ira pour le mieux dans le meilleur d'un monde de tromperie organisée quasi-scientifiquement, en tous cas, sans le moindre état d'âme.

Au fait, certains me disent : "Il ne faut pas politiser les élections municipales". Je ne suis évidemment pas d'accord, mais surtout, souvenons-nous quand-même que Jean Grenet est aussi député, UMP, et qu'à ce titre, il participe à la politique de Nicolas Sarkozy. 
Sur ce point, y'a pas photo!

Résumons-nous :
 
1 ) Après avoir usurpé le statut de militante de l'écologie en 1989 et durant de longues années dit pis que pendre des Verts  même quand ils se positionnaient clairement  à gauche, Martine Bisauta adhère à ce mouvement en 1995. Elle justifie cette décision par deux raisons:

- le positionnement à gauche vu l'horreur absolue qu'elle ressent pour la droite
- la prise en compte des questions sociales (qui ont toujours existé chez les Verts mais elle devait n'avoir qu'un oeil ouvert) et pas seulement des questions environnementales ou de protection de la nature.

2) En 2008,   clamant haut et fort qu'il faut enfin arriver aux affaires ( ça ne vous rappelle rien, ça? Cherchez bien----1995---- ),elle démissionne des Verts pour intégrer une liste baptisée sans étiquette ( on connaît le principe bien huilé ) mais mené par un quasi-monarque membre de l'UMP,  entraînant Bernard Causse avec elle. Ceux qui la défendent bec et ongle, avancent deux arguments phares : 

-  l'écologie n'est ni de droite ni de gauche.
-  l'urgence environnementale est telle qu'elle doit prévaloir sur tout autre souci, sur toute autre considération.

Bon, je vous laisse tirer les conclusions.


En Aquitaine, la ronde des canines acérées  ou le syndrome de Maître Cornille :

1981 :En l'absence d'une structure d'écologie politique, Brice Lalonde, http://fr.wikipedia.org/wiki/Brice_Lalondeex-militant du PSU (tiens, tiens!) s'autoproclame candidat de l'Ecologie à l'élection Présidentielle, puis apporte son soutien à François Mitterrand, au deuxième tour. (Pour mémoire, il a depuis, sombré dans la droite plus ou moins molle ou plus ou moins dure,cela dépend par quel bout on prend le problème. Moi, ça va, je suis toujours tendance "écologiste, un point c'est tout")

De 1981 à 1984, il oeuvre en sous-main à empêcher la naissance du parti "Les Verts" qui n'a jamais eu de goût pour les Califes et  dont la principale utilité serait peut-être d'empêcher les aventures individuelles telles que la sienne----ou celle de Martine, mais là, c'est certain, ça n'a pas marché. Inefficient, le garde-fou.
 

1984 : Les Verts naissent officiellement et se préparent à se présenter aux élections européennes. C'est alors que Brice Lalonde, avec l'aide appuyée de François Mitterrand, se présente à ces mêmes élections  dans le cadre de la liste ERE, en compagnie de la girouette Olivier Stirn,
http://fr.wikipedia.org/wiki/Olivier_Stirn baptisé "l'andouille de Vire" par l'indispensable "Canard enchaîné" ainsi qu'avec François Doubin, membre du PRG.
Et voilà que deux fondateurs aquitains des Verts, Michel Duchêne et la Basquaise Geneviève Andueza, ex--gauchistes notoires ( décidément! Comme disait Léo Ferré "La gauche  est une bâtarde. Elle est dans l'antichambre en attendant d'être à droite". ), lui réservent un accueil spécial lors de sa visite de campagne en la bonne ville de Bordeaux. Ils le couvrent de farine.
Quelques années plus tard (94? 96? Je ne sais plus mais peu importe), Madame Andueza, qui venait de se découvrir brutalement une très grande affinité avec Jacques Valade, Président RPR du Conseil Régional d'Aquitaine, ardent défenseur du productivisme le plus effréné dont l'un des fleurons était le tunnel du Somport ( projet qu'elle avait jusque là combattu à nos côtés ), annonce officieusement sa venue lors d'une manifestation en Vallée d'Aspe, affirmant par là que manger dans deux rateliers, c'est quand-même autre chose que de manger dans un seul. Principe déjà bien connu et qui ne cessera de se confirmer par la suite, jusqu'à ces derniers jours à Bayonne.
Avec quelques amis des Verts et du Comité contre l'axe E7,nous attendions  de pied ferme sa visite, à Bedous,  un grand sac de farine à portée de main. Mais elle ne vint pas et nous en sommes restés frustrés à un point que vous ne sauriez imaginer. 
Alors, comme Bayonne n'est qu'à trois quarts d'heure de chez moi, que ce soit en voiture ou par le train et qu'il est très malsain psychologiquement de rester trop longtemps sur une frustration ----
Dites, je suis un peu raide en ce moment.---A votre avis, un sac de cinquante kilos de farine, ça doit chercher dans les combien?

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Le nouveau cheval de Dame Martine.

NB/ Je sais ce que mes propos ont de dur et de violent. Je sais bien  qu'ils peuvent faire penser à de l'agressivité, à un  acharnement  fieleux et revanchard. Pourtant, je n'ai rien à venger, je n'ai jamais couru après nul poste ni après nul lambeau de pouvoir, Martine ne m'a donc jamais rien dérobé.Mais quand elle a bien voulu nous mettre au courant de cette éventualité, je me souviens avoir écrit (si ce ne sont les termes , c'en est au moins le sens)" Souviens-toI, Martine de ce que nous disons, de ce que tu dis, de ce que je dis de ces politiciens (nnes) qui après avoir de longues années durant prôné une voie et s'en détournent brusquement, prenant même  la direction contraire. Quelles ne sont pas  la dureté de nos accusations, la profondeur de notre mépris! Réfléchis car si tu fais ce choix, personne ne t'épargnera." Il me semblait alors inimaginable qu'elle le fasse, ce choix. Je prenais ça de sa part pour une simple réflexion tout haut comme on en fait parfois dans les groupes où les gens s'entendent bien. Pourtant, elle, elle savait. Elle a décidé de renier tout son passé, de renier les valeurs pour lesquelles nous nous sommes battues ensemble ( enfin---je croyais ) pendant treize ans. Il me semble donc normal , me semble-t-il, qu'elle assume maintenant les justes colères et indignations de ceux et celles d'entre nous qui n'en sont pas encore revenus(es) et qui pensent encore vivre un cauchemar.
Mais, me direz-vous, des cas comme ça, en politique, on ne les compte plus.  Ca  a toujours existé. Et depuis l'arrivée de Sarko à l'Elysée, c'est monnaie courante. C'est ça le modernisme, plus de droite ni de gauche , de l'écologie partout ( euh----- moi, je pense plutôt nulle part---- ), les mots ne veulent plus rien dire ou ils veulent dire tout et le contraire, tout le monde est copain,  tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, on s'aime tous les uns les autres, il n'y a plus d'opposition à qui que ce soit, à quoi que ce soit, on est tous dans la même grosse marmite et Tit Nico, là haut, de ses petits bras musclés, il remue la grande cuiller en bois d'arbre avec le sourire du mec qui manipule et instrumentalise tout le monde  et qui  est bien content. de lui.
Oui, oui, je sais, je sais tout ça. Et alors? C'est une raison pour l'accepter? Moi, je n'y arrive pas.
Et----, au fait, Bernard, il est allé faire quoi, lui, dans cette galère?



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Un copain du nouveau cheval de Dame Martine.
   
                            




           



















par Jeno l'écolo publié dans : La hargne.Muturkeria.
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Dimanche 10 février 2008

--de-12-arbres-taill-s-en-Mai.JPG
Plus de douze arbres "taillés " (?) en Mai 2007.

Quand Claude Perez m'a envoyé ce texte et ces photos, je me suis trouvée devant un dilemne. Je classe ça dans quelle catégorie : contribution ou "célébration de l'arbre"?
J'ai choisi la deuxième hypothèse. Je sais que l'auteur n'y trouvera rien à redire.  Ce n'est pas une question d'ego mais de fraternité avec les arbres et plus généralement  avec le Vivant.


Tail--fin-Mai-2007.JPG
"Taillé" fin Mai 2007.

undefined La ville d'Hendaye se meurt d'être vendue aux promoteurs immobiliers.
Mais le Maire socialiste Kotte Ecenarro, encore en place, mais pas pour longtemps, nous l'espérons, ne s'arrête pas en si bon chemin.....Tous ces  platanes, ça fait des arbres à élaguer et des feuilles à ramasser......Mais coup de bol, il paraît qu'ils sont malades. Et crack,  "Massacre à la tronçonneuse au pays de la Rose". C'était au mois de mai  de cette année, le long d'un petit jardin appelé" Belcénia", où Amaxti  m'emmenait jouer quand j'étais un peu plus jeune..... Le Maire à la Rose  a aussi fait enlever les bancs.....C'est plus propre! Il n'y a plus  personne dans le petit jardin, même plus les Sdf sur les bancs....Par  contre les platanes repoussent allègrement. Faudra y aller à l'acide !


 Claude Perez


  Deux mois après, ils poussent avec force...

 

 


 

par Jeno l'écolo publié dans : Célébration de l'arbre
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Vendredi 8 février 2008

IMG_0185.JPG

Mon ami André Cazetien  m'a envoyé les  quelques lignes ci-dessous. Je m'empresse de vous en faire part.
André, je te le dis tout de go:  Je veux avoir 85 ans comme tu les as, toi ,ou ne pas les avoir du tout.
Anne Sylvestre ne pourra jamais te chanter "Mes amis d'autrefois, vous avez grandi, vous n'êtes plus sauvages que le samedi". 
Ils sont si rares, les coeurs purs comme l'est le tien! 
Et merci à  Euridyce pour son engagement.
Promis, demain, j'arrête de dire du mal des Béarnais (rires----).

"Les Verts du Béarn disaient que le combat historique pour la sauvegarde de
 la vie planétaire concernait toutes les générations d'humains. Dire, c'est une chose. Faire, c'en est une autre. ("Le dire, c'est bien mais le fer, c'est mieux", comme disait Bourvil. Excuse-moi, André, je n'ai pas pu résister NDLR).
Et bien, ils l'ont fait et bien fait, les Verts du Béarn!
Dans le canton de Billère, petite ville de la banlieue de Pau, leur ticket partant pour les cantonales est probablement unique en France.

La candidate titulaire se nomme Euridyce Bled. Elle est étudiante en biologie. Grande, belle, enthousiaste, elle a 19 ans.
Son suppléant se nomme André Cazetien , Maire Honoraire de Mourenx, la première ville nouvelle de France. Il est écrivain, poète, chansonnier. Il a 85 ans.

De 19 à 85 ans, c'est mieux que la chanson de Sardou.

Ces cheveux blonds et ces cheveux blancs pour que notre merveilleuse et irremplaçable planète reste bleue, c'est ça, l'avenir.
Avec les Verts."

par Jeno l'écolo publié dans : Au jour le jour. Egunean---
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  • : Le blog de Jenofa Cuisset, citoyenne du monde enracinée en Pays Basque, combattante de l'écologie associative et politique. En Mai 2007, j'avais, avec Jean-Rémy Treyture (Président du Comité pour la Vie en vallée d'Aspe) créé un blog de campagne, en tant que candidats des Verts aux législatives sur la quatrième circonscription des Pyrénées Atlantiques. Ce temps étant révolu, il nous a semblé logique de le fermer. Contre toute attente, l'envie m'est venue de lui donner une suite, plus […]
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La citation du moment.

"Il n'y a guère de cause dont on souhaiterait le succès si l'on voyait tout ce qui fermente dans le coeur de ses défenseurs".
Jean Rostand.

Adhérez aux Verts!

verts.jpgComment? Vous n'avez pas encore adhéré aux Verts?
Nolaz? Ez zira oraino Berdeen kide?
C'est par là que ça se passe...

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