Mardi 30 octobre 2007



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Samedi dernier, 27 Octobre, je me suis rendue, comme je vous l'ai déjà dit, à la deuxième édition de la Journée des Cueilleurs volontaires, à la gloire des maïs de pays, maïs de population supplantés depuis plusieurs décennies par les maïs hybrides qui font eux-mêmes aujourd'huig figure d'antiquités face aux nouveaux monstres que sont les maïs OGM.
Grande émotion pour moi, dans ce village de Bussunaritz où Jon Harlouchet, combattant acharné de l'agriculture paysanne et biologique, poursuit le combat de ses parents pionniers en la matière, puisque, si mes souvenirs sont exacts, c'est en 1975 que j'ai fait la connaissance de ce couple exceptionnel et exemplaire à plus d'un titre et  qui était alors en train de se convertir à l'agriculture biologique.
Si vous le pouvez, essayez de vous replonger dans l'ambiance de l'époque. Une époque où les voisins de "bio", autant dire voisins d'estra-terrestres, se levaient la nuit pour les épier au cas où ils auraient en douce déversé des tonnes de produits chimiques dans leurs champs. Et oui, en une génération, et malgré les appels et cris de certains visionnaires, le monde paysan avait perdu de vue le fait que c'est le sol qui est le père de la plante et non Monsieur Bayer et quelques uns de ses collègues. Je sais de quoi je parle, mon frère (Coucou, Richard), a été formé et formaté dans une école d'Ingénieurs agronomes, et non des moindres, puisqu'il s'agit de celle de Grignon.Bref, Mayie et Jean-Michel ont été des pionniers, je le répète. Ils sont d'une droiture et d'une honnêteté sans faille. Ils sont aussi de vrais écologistes pour qui l'agriculture biologique ne saurait se réduire à une méthode aux avantages démontrables pour celui qui la pratique. Ils ont en outre  cette vision de l'agriculture paysanne que défendait Jean Giono, une agriculture de partage. Et encore même au delà de ça, le respect et l'amour du monde vivant. Le groupe d'arbres qui a survécu aux travaux connexes de remembrement de la fin des années 60 sur la route du col de Gamia, leur doit la gloire d'être encore debout. Maintenant que l'on voit nombre d'"exploitants agricoles" (le mot, déjà, fait froid dans le dos) prêts à tenter de rebrousser (ou de faire semblant) chemin sur la voie de leurs délires productivistes afin de trouver le côté de la tartine où est le beurre, il n'est sans doute pas superflu de rappeler ces faits historiques. Saluons ceux dont ni les actes ni la pensée ne devront jamais être dévoyés.


A Bussunaritz, à la fin de la cueillette, j'ai croisé des amis. Avec Dominika, je restais au repas. Eux, avant de rentrer chez eux, à Anglet, devaient passer chez moi afin de voir comment ils pourraient bien me sortir d'un mauvais pas. En effet, les deux mares que j'ai creusées il y a plusieurs années, sont, pour des raisons sur lesquelles il serait long et fastidieux de s'étendre, dans un état catastrophique depuis plusieurs mois. Les bâches sont percées à plusieurs endroits. Où? Telle est la question à laquelle je n'ai pas encore réussi à répondre. Olivier et Amélie sont donc allés voir où étaient les problèmes et comment les résoudre. Il faut vous dire qu'en ce qui me concerne, voir les mares dans cet état me fait tellement de peine, me cause tellement de chagrin que je n'y descends plus du tout depuis bien longtemps.Quelle tristesse! Une mare, c'est un endroit fabuleux. C'est la seule création de l'Homme où il ajoute de la Vie à la Vie au lieu d'en retrancher. Dans les miennes, quand elles sont en bon état, ce sont, entre autres, plusieurs Couleuvres à collier, des centaines de Libellules d'une bonne douzaine d'espèces différentes, des milliers de Tritons, des Grenouilles rousses, des Alytes au chant cristallin des Crapauds communs dont les imposantes femelles pondent des kilomètres de cordons d'oeufs, des Ranâtres, des Notonectes, des Limnées, des Planorbes, et tant dautres encore. C'est aussi parfois la visite du grand Héron cendré ou du Martin pêcheur. (Voir photo de l'un d'entre eux posé sur la branche d'un grand Figuier, rapporté il y a plus de trois décennies de chez Bernard Charbonneau, sous forme de plantule, bien à l'abri sous mon blouson de motarde.) Et c'est enfin, depuis deux étés, comble de la joie pour une amoureuse des batraciens, le chant de quelques Rainettes tant attendues et tant espérées!

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En venant faire ces travaux d'approche, Olivier et Amélie ont joué avec Baztan, mon chien. Pas besoin de regarder longtemps la photo pour voir que je ne lui manquais pas beaucoup.

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Bon, je vous quitte là pour aller m'adonner à quelques occupations de cette semaine de vacances de Toussaint. L'an dernier, j'ai déterré de chez moi plus de 150 bébés arbres pour replantation au Centre Hegalaldia à Ustaritz. Cette année, mon amie Dominika a la fièvre planteuse. La récolte de ce mois de Novembre sera donc pour elle.

par Jeno l'écolo publié dans : Au jour le jour. Egunean---
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Mardi 30 octobre 2007

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Revoici Françoise, la Jurassienne. Elle est revenue faire un tour dans les Pyrénées, en s'arrêtant chez moi (enfin---presque chez moi) avec Jean-François son mari et la Chienne Izarra, au doux nom Basque.
Ci-dessous, elle nous livre quelques réflexions sur leur périple. Et quelques photos aussi.

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Petit abécédaire de notre escapade en E.S.P.A.G.N.E.

 E. comme ESPAGNE : découverte d'un pays inconnu (de nous) très loin des images négatives qui circulent : béton, touristes empilés en bord de mer, bruit…
 S. comme SIERRA de GUARA : dans la Sierra de Guara, on observe des centaines de vautours-fauves, en vol ou posés sur des falaises. Ont-ils un comportement normal ? Aucune agressivité envers l'humain ! Ils attendent patiemment la prochaine aubaine.                                  
 P. comme PATRIMOINE et PAYSAGES : des Bardenas Reales, aux Maillos de Riglos pour terminer dans la Sierra de Guara. Villages médiévaux, églises et ponts romans, randonnées superbes au fond des canyons. Le patrimoine artistique et culturel est incroyablement riche, souvent très (trop ?) rénové.  
 A. comme AMIS de l'OURS rencontrés à l'aller et au retour ! Passer des relations virtuelles au plaisir de la rencontre…
Peu d'images en Espagne pour mon inventaire-photos autour de l'ours, pourtant, la protection est aussi à l'ordre du jour de l'autre côté des Pyrénées…
 G. comme GROTTES : beaucoup d'émotions de trouver des peintures rupestres. Une pensée pour nos ancêtres et le patrimoine qu'ils nous ont légué.
 N. comme NATURE :   beauté et caractère spectaculaire des paysages de canyons, fruits de l'érosion ; gorges profondes et "mallos" roses,  ruisseaux perdus que l'on atteint par un système de passerelles et d'escaliers,
 E. comme ECOLOGIE : énormément d'éoliennes et de capteurs solaires dans toute la province de Navarre, il faudrait vite s'y mettre en ces temps de Grenelle de l'Environnement. Des promesses, toujours des promesses…

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 Et pour terminer sur un clin d'œil, une citation
Jules Renard (Histoires Naturelles, 1896).
Dialogue de l'homme avec le loriot : "- Rends-moi cette cerise, tout de suite. - Bien, répond le loriot. Il rend la cerise et, avec la cerise, les 300 000 larves d'insectes nuisibles qu'il avale dans une année." 

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par Jeno l'écolo publié dans : Contributions. Parte hartzeak.
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Lundi 29 octobre 2007

Plusieurs personnes m'ont alertée : Depuis que j'ai publié la pétition de l'ASPAS contre le bitume sur les voies vertes, il est très difficile d'ouvrir le blog et des blocages se produisent, en raison du format PDF qui perturbe pas mal.

Alors, la mort dans l'âme, je viens de supprimer l'article incriminé.

Je ne vous en invite pas moins à aller visiter le site de l'ASPAS où vous pourrez télécharger directement la pétition et l'imprimer .

http://www.aspas-nature.org/

par Jeno l'écolo publié dans : Au jour le jour. Egunean---
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Dimanche 28 octobre 2007
J'ai reçu hier soir ce communiqué ci-dessous de nos amis de l'Alternative Langon - Pau. Je le publie ici car bien entendu, moi aussi, je me pose bien des questions concernant ce battage médiatique autour du Grenelle de l'Environnement (voir l'article de Simon Charbonneau "Le Grenelle de l'Environnement ou l'utopie du développement durable".)
Il faut dire qu'hier, lors de la "Journée des cueilleurs volontaires", à Bussunaritz, plusieurs personnes sont venues me voir, arborant le sourire de la victoire "Alors, ça y est! On a gagné! Elle ne se fera pas, cette Transnavarraise!". Trop forts, Borloo et Sarko! Bien plus forts que Lasserre qui, en dix  ans, n'a pas encore réussi à faire prendre les vessies pour des lanternesaux habitants du Pays Basque opposés à son vomissoir à camions.
Alors, nous qui luttons pas à pas depuis toutes ces années, nous à cause de qui les Messieurs Inchauspe, Lassalle, Lasserre, Barthelemy Aguerre et quelques autres ont été à plusieurs reprises obligés de faire des circonlocutions de vocabulaire "autoroute, puis deux fois deux voies, puis deux fois une voie avec créneaux de dépassement" pour tenter de nous vendre la même chose immonde, alertons l'Hexagone. Ailleurs, ces Messieurs auront vite fait de trouver un vocable qui cache la réalité autoroutière. Pour nous, ici, en Pays Basque, ils n'ont même plus besoin de chercher, mais leur "deux fois une voie avec créneaux de dépassement" ne trompent personne à l'heure où 170 ha de carrières supplémentaires sont projetés à Lahontan, où un four à enrobé montre le bout de son nez à Bustince, où un centre de fret  tout ce qu'il y a de plus unimodal se prépare à Burguete, village des montagnes de Navarre  (près de Roncevaux) où  l' on n'a pas peur d'appeler un chat un chat et une autoroute une autoroute.
Ne baissons pas la garde. Nulle part.

DSCN0366.JPGA Bidache, contre la Transnavarraise, la banderole de tête de LEIA.



 Alternative Régionale Langon Pau
Communiqué de presse – Samedi 27 octobre 2007
 
Le dinosaure autoroutier A65 survivra-t-il au Grenelle?
 
En contradiction avec les déclarations faites au Grenelle sur les autoroutes, l’édition du 26 octobre du journal Sud-Ouest, annonçait que le ministre des transports « Dominique Bussereauestime que l'autoroute A 65 Langon-Pau continue de se justifier ».
 
L’A65 est pourtant un vrai test de sincérité des déclarations du Grenelle :
 
-               elle constituerait le plus gros chantier à venir en France (Sud-Ouest, 25 octobre)
-               elle contient des enjeux environnementaux très importants, en grande partie ignorés lors de l’étude d’impact :
§                   Carbone : les émissions de gaz à effet de serre liées au projet sont largement sous-estimées dans le bilan carbone
§                   Biodiversité : en plus de plusieurs zones Natura 2000, des espèces protégées sont menacées de destruction
-               elle a été jugée inutile par les experts des ministères de l’équipement, des finances et de l’écologie
-               elle ne peut être justifiée par un trafic important
-               elle ne peut être justifiée par des problèmes de sécurité
-                il existe un scenario alternatif d’aménagement de la route existante qui permettrait de sécuriser les trajets de l’ensemble des usagers
 
Si on prend au mot Jean Louis Borloo, cette autoroute n’a donc aucune justification ni pour des raisons de sécurité, ni pour des raisons de trafic.
            Si on prend au mot Nicolas Sarkozy et qu’on applique les deux principes qu’il a énoncés dans son discours du 25 octobre au projet d’A65, celui-ci devrait être abandonné du fait de son impact environnemental très lourd (« Très clairement, un projet dont le coût environnemental est trop lourd sera refusé ») au profit de l’aménagement de la route existante qui est l’alternative écologique proposée depuis sa création par l’ARLP (« Ce ne sera plus aux solutions écologiques de prouver leur intérêt. Ce sera aux projets non écologiques de prouver qu'il n'était pas possible de faire autrement. »)
 
            Le lancement des travaux, au printemps 2008, de construction de l’A65 constituerait un reniement fondamental des déclarations faites lors du Grenelle. C’est pourquoi l’ARLP demande l’arrêt des études préliminaires et la réévaluation du projet à l’aune des nouveaux critères énoncés lors du Grenelle de l’environnement.
           
Contact Presse : Julien Milanesi (06 78 66 76 34) ; Daniel Delestre (06 81 16 43 23) www.asso-arlp.org



Pour information, Simon Charbonneau et Julien Milanesi seront présents le 23 Novembre au soir au Centre Culturel Haize Berri , à Ostabat (entre Saint-Palais et Saint-Jean-Pied-de-Port, pour une soirée publique qui donnera le coup d'envoi à un week-end d'action de l'association LEIA.

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A Bidache, contre la Transnavarraise, les Verts.


Tiens, à propos, sur le site de la Convention pour une écologie radicale? Gérard Charollois (non adhérent des Verts, je précise), écrit ceci:

----- Totalement négatif le battage formidable fait par les médias aux ordres sur « l’environnement » ?
Dans un premier temps, il convient d’observer la nocivité de la manœuvre. Les bonnes gens abusées s’imaginant que tout le monde est écologiste, il est vain de soutenir un parti écologiste. La récupération paie, ce d’autant qu’il se trouve quelques associatifs complaisants pour chanter les louanges des gouvernants et décerner d’excellentes notes.
A terme, les masques tombés avec le temps, les citoyens comprendront qu’il faut faire de l’écologie et que cela ne se fera qu’avec les écologistes.
 Il y a une rupture qui ne semble guère en passe d’advenir : celle avec cette vieille loi politique consistant à adopter le vocabulaire et les postures de ses adversaires.
Il suffit de parler de social quand on est réactionnaire, de liberté quand on applique le totalitarisme, de démocratie quand on impose la dictature d’un clan, de paix quand on prépare la guerre et ici et maintenant d’écologie en protégeant les chasseurs, les lobbies, les hommes d’affaires.
Tous les régimes ont usé de cette technique de manipulation.
Pour les ennemis de la terre, elle se révèlera fatale.
A force d’admettre les maux générés par l’humain au vivant, la prise de conscience s’opère et prépare la révolution écologiste, la vraie celle qui se fera sans la chasse, sans les groupes de pressions qui polluent même les esprits.
Des discours aux lois et des lois aux applications, le chemin risque encore d’être plus long que beaucoup ne se l’imaginent."
par Jeno l'écolo publié dans : Au jour le jour. Egunean---
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Mercredi 24 octobre 2007

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Oui, je sais, il y a quelques temps, j'avais écrit sur ce blog que c'était la première et la dernière fois que je publiais en contribution un courrier de Georges Charollois, Président de le Convention pour une écologie radicale. Je sais, je sais. Ne me le faites pas remarquer, je m'en souviens très bien. Cependant,  je n'avais pas dit que je cesserai de le diffuser auprès de certains de mes amis, Or, dès réception du courriel, Kolova m'a demandé si je le mettais ce texte sur mon blog. Ma réponse :

 
"Si tu me voyais---je suis en train de m'en mordre les doigts!"
Réponse de Kolova à ma réponse "On peut changer d'avis quand c'est important tout de même ! C'est tellement bien dit."
Donc, voilà----- si je suis parjure, c'est à cause d'elle.
Au fait, vous vous souvenez, c'est bien Kolova qui écrivait il y a peu que ce que dit  Gérard Charollois, c'est tellement implacable que ça coupe un peu les jambes----
Allez, soyons magnanimes, Kolova elle aussi a le droit de changer d'avis.
Moi, le texte ci-dessous me fait penser haut et fort à François Terrasson et à l'oeuvre de sa vie.
Comment? J'en vois ici qui ne savent pas encore qui était François Terrasson! 
Bon, dans quelques temps, promis, on en parle.


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www.ecologie-radicale.org
« la voix de la Résistance ».
Gérard CONDORCET le dimanche 21 octobre 2007
TEL . 06 76 99 84 65


Culture et Nature.


Dans son délire mégalomaniaque et son auto-adoration l’humain a voulu
s’affranchir, s’extraire, se distinguer de la Nature, oubliant vite
qu’il est d’abord un être biologique soumis à ce titre aux lois de la
biologie.
Si vous le lui rappelez, il grognera que vous l’invitez à marcher à
quatre pattes et que votre affirmation ridicule nie les plus
élémentaires évidences.

L’humain, voyons, vous rétorquera le conformiste bêlant, a produit des
œuvres d’art, de la littérature, des fusées, des scanners, des drogues
efficientes contre la souffrance et la maladie, de la protection
sociale et des bombes atomiques, des hôpitaux et des camps
d’exterminations, des lois qui protègent et des firmes qui exploitent,
bref, il n’est ni un termite, bien qu’il prolifère, ni un grand singe
qui radote ses traditions sans être capable de progresser dans ses
connaissances et ses techniques.
Pour la pensée traditionnelle, il y a l’espèce humaine et la culture,
d’un côté, de l’autre, grouille le reste du vivant formant la Nature.
Pour elle, ces deux termes sont irréductibles, inconciliables,
intrinsèquement séparés.
Seul l’humain accède à la culture et celle-ci n’a rien de naturel
puisqu’elle est humaine et spécifiquement humaine.

Bien sûr, concède le penseur traditionaliste, l’homme, comme toutes les
autres espèces, est le fruit d’une évolution qui dura deux millions
d’années à moins que ce soit six millions (les paléontologues ne sont
pas encore fixés).
Désormais, être parachevé, parfait, indépassable, quasi-divin,
l’humain ne saurait plus évoluer et muter dans les millénaires à venir.
Toutefois, un doute tout récent s’insinue en Occident à la lumière des
acquis nouveaux de la science.

La biologie ne serait-t-elle pas prochainement en mesure de générer
intentionnellement des mutations jugées salutaires de l’espèce ?
L’homme, maître du génome et des techniques de mutation cellulaire, ne
pourra-t-il pas s’auto-transformer pour accroître ses performances et
pérenniser sa santé ?
Jusqu’à présent la Nature, c’est-à-dire ce que l’homme juge extérieur
à lui, était génitrice des évolutions. L’homme de demain ne
deviendrait-il pas le facteur de sa propre évolution ?
D’objet de la transformation, il deviendrait auteur.
Ainsi, l’humain s’effraie ou s’éblouit en pensant échapper à la Nature,
à sa Nature propre.
A le supposer, il ne s’agirait au mieux ou au pire que d’un mirage,
d’une ivresse, d’une erreur, non pas dans l’efficience mais dans la
portée de cette emprise. L’homme n’échappera jamais à la Nature,
puisqu’il en est une partie intégrante.
Tout ce que l’humain conçoit, réalise, œuvres d’art ou de techniques,
thérapeutiques efficientes ou armes de destructions massives, tout ce
qu’il a pensé et édifié et tout ce qu’il fera ne seront jamais que des
ouvrages de la Nature.
Car, il n’y a pas d’opposition entre culture et Nature.
La culture n’est que la Nature de l’humain.
Nature qui le pousse à l’intelligence et à la générosité, ou Nature qui
l’incite à la violence et à la prévarication, puisque la Nature et la
culture ne sont ni bonnes ni mauvaises : elles sont.
Ce qui se déroule dans une masse neuronale de 1400 grammes, à l’abri
d’un crâne, n’est pas moins biologiquement naturel que ce qui advint
dans l’océan primitif où apparurent les premières algues bleues.
Tout ce que l’humain fait, c’est la Nature, sa nature, qui le fait.
C’est la raison pour laquelle la séparation entre Culture et Nature est
un leurre. Nous reconnaissons l’unité profonde du vivant, unité
acceptant diversité et immense complexité, Mais unité appelant à la
solidarité,invitant à la compassion pour tout ce qui vit.
Gérard CONDORCET.
CONVENTION VIE ET NATURE POUR UNE ECOLOGIE RADICALE

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Les photos, montagnes de Baigorri et Pottokak y évoluant,  sont de Jean Hicaubert, l'etxeko jaun de Ahuntzainea. Milesker handi bat, Jon.
par Jeno l'écolo publié dans : Contributions. Parte hartzeak.
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Mardi 23 octobre 2007

souscriptioneusk.jpgAintzinetik izen emaite.

Elefanteari gutuna textoan,  1968 aren Martxoan agertuan, autoreak azpimarratzen du botere handiarekin  zenbat lotuak diren Gizonaren dretxoak eta  ere  ugaztun horrek duen biziaren dretxoa.
Gaur, sekulan baino gehiago, Romain Garyren deiak behar gaitu hunki eta behar dauzku ere gogoetak egin arazi, gu, Pirineetako jendeak, zer jokamolde dugun hartza eta beste animale batzuen ganat ere.
Abere horiek ez zauzkigu beharrezkoak iduritzen ordigailu eta sakeleko telefonaren mendean.
« Osoki gizonarentzat egina den mundu batean, balitaike ere ez dadin gizonarentzat  toki bat izan .»  Ez badu liburu horrek gu baitan ihardokitzen eta ez bagitu bultzaten , liluratzean eta maitasunarekin----------, irriskatzen dugu gure gorputz eta arima galtzea.

Astobelarra edo Le Grand Chardon deitu elkarteak  agerarazten du Romain Garyren idatzi hori, edizio elebidun batean, Eskuaraz eta Frantsesez, Bernat Etxeparen hizkuntzan itzulirik. Irakurle bakotxari izanen da  bukaera egitea.
Irakurle bakotxak ere , nahi badu laguntza ekartzen ahal du elkarte horri, parte hartuz, aintzinetik, izen emaite hortan. Liburu hori untsa osatua da, Xiberoko Laure Gomez neska gazteak jite handia baitu maila hortan.
Elefanteari gutuna,  bilduma luze eta aberats baten  lehena izanen dela esperantza dugu.

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Deitura :
Izen ttipia :
Helbidea:
Helbide elektronika :
Manatzen dut (edo ditut):    liburu.
Prezioa :   8 euro gehi euro 1 garaiarentzat

« Astobelarra » elkartearen kide nahi dut izan eta 5 euro gehiago pagatzen ditut.
Xeka finkatua izanen da bankoan liburua agertuko delarik ; 2007eko buruan.
Pagamendua : Astobelarra elkarteari.
Astobelarra-Le Grand Chardon
Pastou etxea
64130 Mitikile



La lettre à l’éléphant. Romain
Gary

Souscription.

Dans la « Lettre à l’éléphant », parue en Mars 1968 dans le Figaro Littéraire, Romain Gary dit avec force et de manière pressante à quel point sont liés dans cette société technicienne  les droits de l’être humain et le droit à la vie de ce grand mammifère.
Aujourd’hui, plus que jamais, ce cri doit nous toucher et nous faire réfléchir, nous, Pyrénéens, au comportement que nous avons envers l’Ours et d’autres animaux qui semblent parfois superflus à l’ère des téléphones portables et des ordinateurs.
« Dans un monde entièrement fait pour l’Homme, il se pourrait bien qu’il n’y eût pas non plus place pour l’Homme ». Si la « Lettre à l’éléphant »  ne résonne pas en nous et ne nous  pousse pas à réagir dans l’émerveillement et l’Amour, nous risquons fort de nous perdre corps et âme.

L’association « Le Grand Chardon-Astobelarra » publie ce texte de Romain Gary en édition bilingue Euskara-Français.
A chaque lecteur ou lectrice de savoir s’il ou elle veut aider l’association en participant à la souscription de ce livre magnifiquement illustré par Laure Gomez, une jeune et talentueuse illustratrice Souletine.
La Lettre à l’éléphant sera le premier ouvrage d’une collection que nous espérons riche et longue.
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Bon de souscription :

Nom : ---------------------------------------------
Prénom : ------------------------------------------
Adresse : -----------------------------------------
Courriel : -----------------------------------------

- Je commande ------ livres à  8  euros l’unité + 1 euro de frais de port
- J’adhère à l’association et verse 5 euros de plus
- Le chèque ne sera déposé en banque qu’après la parution , fin 2007.

règlement par chèque à l’ordre de Le Grand Chardon-Astobelarra adresser à :

Le Grand Chardon Astobelarra
Maison Pastou
F-64130 Moncayolle     -     Tel : 05 59 28 32 81

par Jeno l'écolo publié dans : Au jour le jour. Egunean---
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Dimanche 21 octobre 2007

Un "artiste" du Costa Rica a décidé de laisser un chien mourir de faim soi-disant au nom de l'art ! Le chien est attaché dans une galerie où on peut aller le voir.
Encore mieux, il a été choisi pour représenter son pays à la biennale d'Amérique Centrale 2008, la pétition a pour but de demander qu'il n'y participe pas.

On voit le chien attaché dans une galerie et les gens visiblement très touchés....
C'est fou le nombre de gens pour qui l'art est une aubaine pour laisser libre cours à leurs penchants sadiques! Je suis sûre que si c'était possible, on verrait tout un tas de saloperies impliquant des gamins ou même des adultes.



voici le lien pour les images (attention images choquantes):
http://www.marcaacme.com/blogs/analog/index.php/2007/08/22/5_piezas_de_habacuc

et voici le lien pour signer la pétition afin que cet "artiste ne participe pas à la biennale de 2008:
http://www.petitiononline.com/13031953/petition.html


Pour dédramatiser un peu l'ambiance, voici Baztan, mon chien. Ceci est le pire des mauvais traitements que je sois capable de lui infliger. Et encore, ce n'est pas moi qui l'ai ainsi affublé de ces attributs clownesques. N'est-ce pas, Laurence?
JD300001-1--copie-1.JPG

par Jeno l'écolo publié dans : Droit de l'animal Aberearen dretxoak
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Dimanche 21 octobre 2007

 

                             JOYEUX ANNIVERSAIRE

                                              au

                           JOURNAL DU PAYS BASQUE!!!

                                               le

                            " BRISE GLACE de l'INFO"

 

 

Sans financement publicitaire, avec pour uniques mécènes:

         - son courage

         - sa volonté

         - sa liberté d'expression

         - son honnêteté intellectuelle

TOUT ce qui est le vrai respect des règles journalistiques ELEMENTAIRES et tellement "oubliées" de tant d'autres, notre JPB OSE!!!

         - l'information

         - toute l'information

         - sans tabous

         - sans frilosité

         - sans courber l'échine devant des pressions financières et(où) politiques

 

                               JOYEUX SIXIEME ANNIVERSAIRE

 de la part du CRAC (comité radicalement anticorrida), à qui, le TOUT PREMIER, au nom de ce qui a été cité précédemment vous avez ouvert vos colonnes le 27 octobre 2006, et ce, en faveur de la protection de l'enfance et du respect de l'animal dans un fief tout puissant jusqu'alors et qui amalgame sans état d'âme     TORTURE et PLAISIR

                               CORRIDA et FÊTE

 

Un fief qui au XXIème siècle, en France, en Europe perpétue des actes d'une violence inouïe devant de très jeunes enfants sans respect pour leur équilibre psychique futur.

On "invite" ces mineurs gratuitement dans les arènes alors que le BVP refuse le SPOT d'INFORMATION ( préparé par le chanteur RENAUD, la SPA, le CRAC , la FLAC) sur ce qu'est REELLEMENT la corrida sous prétexte qu'il "risque" de choquer les AMES SENSIBLES qui regardent la télévision! C'est pourquoi, sans doute, le dimanche matin vers 11 heures sur FR3 ces mêmes âmes sensibles peuvent regarder des retransmissions de corrida JUSTE APRES LES DESSINS ANIMES!!!

 

              QUI SE SOUCIE DE PROTEGER NOS ENFANTS ?

              ET DE QUI SE MOQUE T'ON ?

 

Il est devenu "nec plus ultra " dans ce fief du plaisir de la torture d'organiser des corridas en faveur de causes nobles comme les hôpitaux où les associations humanitaires pour BLANCHIR cet argent sale et sanguinolent.

Pas dupes, les Restos du Coeur, l'association Lorette Fugain entr'autres, ont REFUSE ces dons issus de la violence et parfaitement contraire à leur éthique d'aide aux autres.

D'ailleurs, dites moi un peu OU est la LOGIQUE quand on sait que certains de nos députés ont demandé une commission pour investiguer l'OPACITE de l'argent destiné aux corridas, car enfin, ne l'oublions pas , ces "fiefeux",qui se permettent des" actes charitables", reçoivent des SUBVENTIONS alors que la sécurité sociale, les services hospitaliers SOMBRENT.

Madame Bachelot a osé dire QUI N'A PAS 4 EUROS à donner, par mois, pour l'assurance maladie? Et si on mettait ces 4 euros à donner à la proportionnelle des salaires reçus, çà ferait combien par mois pour VOUS Madame Bachelot ?

 

                        BEAUCOUP D'AUTRES ANNIVERSAIRES AU

 

                                                          JPB

 

                               QUI  SOUVENT TRACE LA ROUTE

 

Michèle Becker

déléguée CRAC 64

www.anticorrida.com

Saint Pée sur Nivelle

Il est bien entendu que vous pouvez publier où utiliser ce mail de la façon qu'il vous conviendra, merci de l'avoir lu.

 

par Jeno l'écolo publié dans : Contributions. Parte hartzeak.
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Dimanche 21 octobre 2007


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Ou plutôt, moi, je me demande où vous allez chercher tout ça!
Bon, n'ayez crainte , quand vous visitez un blog, son ou sa propriétaire (moi en l'ocurrence dans le cas présent) ne connaît nullement votre adresse mail et votre anonymat est respecté. Je vous le jure. Croix de bois, croix de fer, si je mens, je vais en enfer.
Par contre, le ou la propriétaire du blog peut savoir quels ont été les mots indiqués au moteur de recherche. Pour moi, on y trouve souvent oiseaux, corrida, rallye, Verts etc. La liste est longue.
Mais à l'instant, je découvre cette demande "Répulsif  Hibou". Alors là, les bras m'en tombent!
Quelle drôle d'idée, répulsif Hibou!
Je vois un peu comment cela s'est passé. Il est souvent question de Hiboux dans ce blog et j'ai publié un article dénonçant le Maire qui éloigne les SDF au répulsif. J'aurais bien voulu voir l'expression du visage de celui ou celle qui a fait cette recherche quand il s'est rendu compte de l'endroit où il était tombé. Comme dit la sagesse populaire "Les voies du Seigneur sont impénétrables".
Les Hiboux sont des rapaces nocturnes, strictement protégés par la loi, je me permets de le rappeler. 
Chercher à les éloigner pour une raison x ou y ne revient pas à les supprimer, c'est certain. Mais tout de même---- Monsieur ou Madame, si vous revenez un jour faire un tour sur ce blog et que vous lisiez ces lignes, j'aimerais vous inviter à les observer ces oiseaux et à tout faire pour qu'ils puissent vivre en bonne intelligence avec vous. Ma tête à couper que vous finirez par les aimer et ne plus pouvoir vous passer de leur présence.

Le Hibou Grand-Duc sur la photo a été soigné au Centre de Sauvegarde de la Faune Sauvage Hegalaldia  http://www.hegalaldia.org/ qui lui a rendu la liberté et l' a restitué à sa famille, quelque part dans la montagne Basque.

par Jeno l'écolo publié dans : Au jour le jour. Egunean---
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Samedi 20 octobre 2007
Le samedi 27 octobre 2007

toutes et tous à Bussunaritz
 
(à 3 km de Saint Jean Pied de Port)

pour faire vivre la biodiversité !
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Cette journée est le point d’orgue annuel pour faire connaître et soutenir le programme « l’Aquitaine cultive la biodiversité ».Suite à la journée cueilleurs de l’an dernier qui avait rassemblé près de 500 personnes tout public, plus de 40 producteurs en P.Basque cultivent cette année différentes variétés de maïs de population : du grand roux basque mais aussi du maïs d’Irak, de Guatemala, etc. Ce programme est un travail de longue haleine. Chaque agriculteur re-donne un sens à sa semence, réalise un travail de sélection à la main, lui donne le temps de s’adapter à ses sols. Mais le résultat vaut la peine : une semence gratuite, que l’on peut re-semer d’une année sur l’autre, des rendements qui n’ont rien à envier aux hybrides (avec les pesticides et insecticides en moins).
Cette année encore, la journée se veut populaire, instructive et festive !
9 h – 10 h30 Apprentissage de la sélection des plantes au champ
Information auprès des agriculteurs et des curieux sur la sélection des semences. Tables d’infos, expos et vidéos sur la biodiversité cultivée
10h30 – 12h30 Cueillette musicale du maïs et apéro au champ
Après la sélection, la récolte pour que tout le monde touche du doigt, l’immense richesse de vie qu’il cueillera à pleine main ! Cueillette rythmée au son des TXALAPARTA.
13h-15h Grand repas festif au fronton de Bussunaritz
16H00 : Trikili - trakala : Musiques et apprentissage de danses d’ici et d’ailleurs
18H00 : Jules l’humoriste
22H00 : Concert de Piarres (entrée libre)

Notez bien que la fête et le programme sont assurés même en cas de pluie...
Au samedi 27 !
Retrouvez le programme sur  www.bio-aquitaine.com
Invitation à diffuser sans modération !

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par Jeno l'écolo publié dans : Au jour le jour. Egunean---
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  • : Le blog de Jenofa Cuisset, citoyenne du monde enracinée en Pays Basque, combattante de l'écologie associative et politique. En Mai 2007, j'avais, avec Jean-Rémy Treyture (Président du Comité pour la Vie en vallée d'Aspe) créé un blog de campagne, en tant que candidats des Verts aux législatives sur la quatrième circonscription des Pyrénées Atlantiques. Ce temps étant révolu, il nous a semblé logique de le fermer. Contre toute attente, l'envie m'est venue de lui donner une suite, plus […]
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"Il n'y a guère de cause dont on souhaiterait le succès si l'on voyait tout ce qui fermente dans le coeur de ses défenseurs".
Jean Rostand.

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verts.jpgComment? Vous n'avez pas encore adhéré aux Verts?
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