Qui d'autre que Bernard Maris pouvait en une même courte chronique parler d' économie, des cent ans de Claude Lévi-Strauss ainsi que de son oeuvre et de --- la honte que représente pour notre société l'organisation d'un championnat de déterrage de blaireaux? (http://www.cyberacteurs.org/actions/action.php?id=218)
Lui l'a fait. Cétait le vendredi 2 Mai lors de sa chronique sur les ondes de France Inter où vous pouvez l'entendre du lundi au
vendredi de 6 h 48 à 6 h 51.
Merci Oncle Bernard.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Maris
Lévi-Strauss et l'autre économie
Vendredi 2 Mai
Lévi-Strauss fête son centième anniversaire...
Quelle aide, quel soutien peut apporter le grand anthropologue à l’autre économie ?
http://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_L%C3%A9vi-Strauss
L’autre économie respecte et écoute l’anthropologie, comme la sociologie, la psychologie, la géographie, l’histoire, tandis que
l’économie ordinaire passe toutes ces disciplines à la moulinette du calcul économique. Lévi-Strauss, Mauss sont des personnages éminents de l’autre économie. En particulier par le regard éloigné
qu’ils portent sur nos sociétés en étudiant des sociétés différentes. On ne peut comprendre notre économie monétaire et marchande que s’il l’on réfléchit sur des sociétés pratiquant le troc ou le
don. Ce fameux regard éloigné on peut également l’avoir en étudiant l’histoire, le moment précapitaliste des sociétés capitalistes.
Un des apports essentiels de Lévi-Strauss concerne la démographie...
On sort là du structuralisme, et on rejoint la pensée des vieux économistes, comme Malthus par exemple, dont le nom a donné le
malthusianisme. Quand Lévi-Strauss est né, le monde comptait un milliard et demi d’habitants. Il en compte aujourd’hui 6 milliard, bientôt 9, après quoi la population humaine devrait décroître,
peut être plus rapidement qu’on ne pense. Ce qu’a souvent exprimé Lévi-Strauss, c’est, je cite, « la difficulté croissante de vivre ensemble ». La pression de la population exerce des ravages sur
la biodiversité. Et peut-être la pression démographique pousse-t-elle l’humanité, je cite, encore « à se haïr elle-même ».
On rejoint les vieux économistes...
Disons que les vieux économistes, j’ai cité Malthus, j’aurais pu citer Ricardo, voire Keynes, avaient une vision extrêmement pessimiste de l’aboutissement du capitalisme : la terre transformée en bidonville.
Mais pour terminer sur une note optimiste, songeons à cette dernière trouvaille suédoise : à Stockholm, on va récupérer la chaleur humaine de la gare centrale pour chauffer un immeuble voisin. La chaleur humaine de la gare passera dans des tuyaux pour chauffer 28000 mètres carrés de bureaux, commerces etc. Autrefois les paysans adossaient leurs chambres aux étables pour profiter de la chaleur des bêtes, maintenant les hommes profitent de leur promiscuité, on n’arrête pas le progrès.
La phrase : de Lévi-Strauss, elle sera dédiée aux innommables qui vont bientôt organiser un concours de déterrage de blaireaux. Je n’invente rien : un concours de déterrage de blaireaux. « Les droits de l’humanité cessent au moment où leur exercice met en péril l’existence d’autres espèces. »
Bernard Maris.
NDLR : J'en profite pour dire que je viens d'acheter le numéro du mois de Mai du Magazine Littéraire. Consacré à Claude Lévi
-Strauss, il donne aussi la parole, entre autres, à deux femmes que j'aime tout particulièrement: Nancy Huston, qui vient de publier un essai "L'espèce fabulatrice"et la philosophe Elisabeth de
Fontenay qui dit à quel point les travaux de Lévi-Strauss l'ont aidée dans son oeuvre.
Comment?
Vous n'avez pas encore adhéré aux Verts?
Si dans le futur la quantité d'hommes doit régresser, c'est que par nature, comme les lemmings, quand l'environnement devient un désert, où un bidon-ville il ne reste plus qu'à "réguler" ceux qui ont causé cet état de misère. Triste constat, il y a déjà la famine dans certains pays car la classe sociale émergeante ayant commencé à manger de la viande, le sol et les produits de la terre sont donné au bétail en fourrage. Appauvrissement des terres qui ont une surface fragile et création d'une couche sociale encore plus démunie qu'avant