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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 08:19

A l'occasion d'un commentaire sur un précédent article, http://jenolekolo.over-blog.com/article-ce-serait-dur-de-mourir-au-printemps-tu-sais-49150983.html

 

Kolova http://ecoloplus.blogspot.com/  a fait ressurgir en moi cette chanson de Georges Moustaki, crée en 1973, alors que je venais vivre à Uhaldia.

A l'époque, la maison était entourée d'arbres. Le seul endroit où il n'y en avait pas, c'était justement sur notre terrain.

Depuis, les choses se sont inversées.  Arasée, la longue haie vive qui retenait l'eau lors des pluies les plus fortes et l'empêchait de s'infiltrer dans l'antique demeure, disparus les pommiers dans les champs, abattus les frênes qui longeait le chemin d'Ezkanda. Qui les a pleurés, qui se souvient seulement d'eux? Lourde, très lourde la tristesse d'être parmi les seuls à en ressentir un tel chagrin, une telle amputation ("Quand on coupe un arbre, j'ai mal à ma jambe et à la culuture" Léo Ferré.)

Alors, même sur quelques mètres carrés, j'appelle à la résistance végétale, fut-elle désespérée,  à la reconquête, fleur par fleur, arbuste par arbuste, liane par liane,  d'un glorieux et  flamboyant fouillis végétal, pour que la Terre, peu à peu,  centimètre par centimètre, redevienne un jardin foisonnant.

 

 

 

{Parlé}
C'est une chanson pour les enfants
Qui naissent et qui vivent entre l'acier
Et le bitume entre le béton et l'asphalte
Et qui ne sauront peut-être jamais
Que la terre était un jardin

Il y avait un jardin qu'on appelait la terre
Il brillait au soleil comme un fruit défendu
Non ce n'était pas le paradis ni l'enfer
Ni rien de déjà vu ou déjà entendu

Il y avait un jardin une maison des arbres
Avec un lit de mousse pour y faire l'amour
Et un petit ruisseau roulant sans une vague
Venait le rafraîchir et poursuivait son cours.

Il y avait un jardin grand comme une vallée
On pouvait s'y nourrir à toutes les saisons
Sur la terre brûlante ou sur l'herbe gelée
Et découvrir des fleurs qui n'avaient pas de nom.

Il y avait un jardin qu'on appelait la terre
Il était assez grand pour des milliers d'enfants
Il était habité jadis par nos grands-pères
Qui le tenaient eux-mêmes de leurs grands-parents.

Où est-il ce jardin où nous aurions pu naître
Où nous aurions pu vivre insouciants et nus,
Où est cette maison toutes portes ouvertes
Que je cherche encore et que je ne trouve plus.
 

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Published by Jeno l'écolo - dans Célébration de l'arbre
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commentaires

Jeno l'écolo 12/05/2010 17:24


Tu ne préférerais pas avoir un pont de béton et d'acier ou une autoroute qui porte ton nom?
Je plaisaaaaaaante---


Françoise 12/05/2010 17:20


Quand nous sommes arrivés ici, il y avait un pré derrière la maison.
Maintenant un pommier, un mirabellier, une haie bruyante d'oiseaux, des framboisiers, une prairie où les petits-enfants font des bouquets de pâquerettes et de cardamines.
Une façon de laisser une trace sur la terre qui en vaut bien d'autres ?


Jeno l'écolo 12/05/2010 13:45


Tu sais, quand ma fille était en maternelle à l'ikastola de Lasse, j'avais offert un sapin à Noël. On l'avait planté avec les enfants. Il poussait vite. Il était superbe. Puis, l'ikastola a
déménagé à Saint Jean. Une troupe de théâtre Basque s'est installée à la place. Leur première action : abattre le sapin. Il paraît que ça gênait le passage du camion. Bizarre, car le mur, lui, est
resté en place et il est bien plus près du passage que ne l'était le sapin.
Et pourtant, ce sont des gens qui baignent dans la culture. Mais sans doute y a-t-il culture et culture. Moi, je m'en tiens à la phrase de Léo Ferré "Quand on coupe un arbre, j'ai mal à la jambe et
à la culture".


xixaria 12/05/2010 12:53


j'ai très mal parce qu'ils ont coupés des arbres entre autre.
c'est ce que j'ai appris.
Ce jardin était très important, je ne peux plus aller à uhart.


Jeno l'écolo 12/05/2010 10:53


Ah, ces clandestins!
A plusieurs reprises, en allant chez Alice, je l'ai entendu me dire en regardant vers le jardin de ton ancienne maison "J'aime mieux qu'elle ne voie pas ça". C'est vrai qu'ils ont fait du vide. On
pourrait faire une expédition punitive une nuit et aller replanter avec les clandestins de nos jardins. Le lendemain, on dirait que c'est un coup des lamina.


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