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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 11:53

J'ai dit à babel il y a deux jours: "Je peux te prendre ce texte pour mon blogue?" (babel tient à ce que l'on écrive blogue)

Je me souvenais avoir beaucoup aimé ces lignes quelques mois auparavant parce qu'elles résonnaient  déjà en moi

babel me donne son accord (babel me donne toujours son accord, pourvu que ça dure!).

Et puis un doute, je regarde dans les archives du blogue et m'aperçois que j'avais déjà publié cette contribution un an plus tôt jour pour jour!

Vous croyez au hasard, vous?

Il y a un an, je pensais avoir déposé les armes. Mais voilà, combattante-militante-guerrière qui se croyait pacifiste, je ne me rendais pas compte qu'il m'en restait quelques-unes au fond de mes poches.

Aujourd'hui, un an plus tard, je dépose ces dernières armes. Pas indifférente, non, pas j' menfoutiste; toujours aux aguets, en colère et révoltée plus que jamais  mais tout à coup consciente que vouloir avoir raison à tout prix, ne serait-ce qu'avec des mots, est la première des violences .

Merci à babel et merci à la personne dont j'ai croisé le chemin il y a peu, et qui sans même s'en rendre compte, m'a aidée à vider mes poches. Je me sens plus légère, plus vivante  et plus libre.

 

 

 

 

Vendredi 6 mai 2011 5 06 /05 /Mai /2011 12:33

Une contribution de babel.

 

J’ai regardé le bord de mon corps…là où commence l’inconnu

 

Je ne serai pas démocrate :

le bonheur des uns fait le malheur des autres

Je ne serai pas républicain :

le bien commun n’est pour personne

Je ne serai pas anarchiste :

la loi du plus fort finit par triompher

Je ne serai pas monarchiste :

les symboles ne sont pas immuables

Je ne serai pas totalitaire quand la totalité souffre un par un

Aristote, réveille-moi : ils sont redevenus fous.

 

J’ai regardé le bord de mon corps…au premier pas de mon élan

Là où ma peau devient de l’air

 

Le débat ? Il faut nommer qui a tort et qui a raison ; il ne longe que les tombeaux des « autres »

La lutte ? Il faut nommer le vainqueur et le vaincu ; elle ne ronge que ce qui est aux « autres »

L’indifférence ? Elle ne nomme ni victime ni bourreau, elle ne songe pas aux « autres »

La résignation ? Elle ne nomme ni les uns ni les autres, elle ne plonge que dans le vouloir d’un « autre »

 

J’ai regardé le bord de mon corps…là où je ne suis plus seul

avant que l'ocre du chemin se noie dans l'ombre bleue des sapins

Là où le vent et mon cuir s’épousent

 

Tous les Ceci et les Cela une fois prouvés font loi,

Lus et approuvés quelquefois

Durs et éprouvants souvent

Le désordre vert des arbres au printemps,

la rengaine des radios, le parfum du café au lait,

même le glissement des cartes sur le tapis portent

en leur face cachée

une dédicace, l'épitaphe des combats inutiles, des armées identiques.

Le rideau des peupliers sous la pluie,

au bord du fleuve, le long de la route nationale,

encage mon horizon dans une grammaire invisible à force de quotidiens.

 

Au matin, déposer mes oriflammes, feue la nuit, mes bûchers, et

Assis dans le chenal de mes rides, en bordure de mon corps, lisière

Jusqu’au bord de ce corps, devenir ce que je suis :

 

Je suis de sang, je suis de sève, d’eau en torrent et de grain en la pierre.

Je suis suc dans la branche, veine dans le bras, rigole sur la grève, 

Je serai hier, Je suis demain, j’étais maintenant.

 

J’ai regardé le bord de mon corps :

les atomes ne dessinaient aucune douane

 pas un seul pointillé entre eux et les autres

Seuls dansaient des amas de microparticules,

Toutes de la même facture.

 

L’orgue des choses a réglé ma dette :

il joue la musique de mes sphères moléculaires, mon âme danse.

J’ai voulu toucher le bout de mon monde, le bord de mon corps.

Je n’ai rien touché du tout.

Tous les mondes sont un seul, et hors d’eux, rien…

 

J’ai bien des limites, mais je ne trouve pas ma frontière.

Je ne suis qu’un résumé des autres choses,

mises autrement, autrement dites, pour un temps par ici.

Une des combinaisons possibles de particules à jamais séparables.

Et à ce jour, consanguin de toute chose.

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commentaires

Clovis Simard 06/06/2012 21:14

Blog(fermaton.over-blog.com), No-19. - THÉORÈME FRACTICE.
- Vous croyez au HASARD ?

Clovis Simard 06/06/2012 21:14

Blog(fermaton.over-blog.com), No-19. - THÉORÈME FRACTICE.
- Vous croyez au HASARD ?

Jeno l'écolo 08/05/2012 20:48

Merci de ces informations, Blandine.

Blandine 08/05/2012 20:47

Bonjour,

Je vous félicite pour votre blog et je vous écris car vous pourriez être intéressé par le site que l’association Anciela vient tout juste de lancer, Démocratie Durable :
http://www.democratie-durable.info
C’est un site de démocratie participative où les citoyens peuvent porter des propositions d’action publique et des projets collectifs et en débattre afin de construire collectivement des solutions
efficaces pour le développement durable. Le but est que les élus puissent les mettre en œuvre dans leurs décisions ou que d’autres citoyens s’inspirent des projets. De nombreuses thématiques sont
abordées (eau, énergie, climat, économie, mondialisation…) et on peut aussi y trouver des sites écolos, des pétitions, des associations… N’hésitez pas à y apporter votre contribution !!

Blandine, membre d’Anciela et de Démocratie Durable.

babou 08/05/2012 14:51

Chapeau bas !!! Que cette merveille aille butiner tout autour de la terre !!!
Merci !!!

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