Dimanche 6 juillet 2008


http://pagesperso-orange.fr/ch.laborde.soham/sohamsommaire.html

 

Il y a peu, j'ai eu l'occasion et surtout la chance (et quelle chance!), d'assister à un concert de SoHam.
Que pourrais-je dire, écrire de mieux, concernant ce duo, que ce que vous pourrez découvrir dans leur site officiel (voir lien ci-dessus)?
Enfin, si---, je vous dirai quand-même que SoHam, ce n'est que du bonheur, une fraîcheur des plus rares, une bouffée d'air pur, cet air pur qui nous manque un peu plus chaque jour, quel que soit le lieu où l'on vit.
Un concert de SoHam, on en sort revigoré. Ca devrait être remboursé par la Sécurité Sociale, mais pour ça, je sais, vu la conjonture,  c'est mal parti.
Enfin, bon, si Christian et Dalila sont à l'affiche à moins de 5000 kilomètres de chez vous, ne les ratez surtout pas, quitte à faire le trajet à trottinette. Vous me feriez de la peine.



 

par Jeno l'écolo publié dans : Au jour le jour. Egunean--- communauté : Blogs Verts
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Vendredi 4 juillet 2008
Intervention d’Ingrid Betancourt lors du premier congrès des Verts Mondiaux (Canberra, 2001).

Rappelons qu'Ingrid est la fondatrice d'Oxigeno Verde, Parti Vert de Colombie, et Présidente d'Honneur des Verts mondiaux.



Il y a 30 ans, la conscience à l’écologie, à l’environnement s’est éveillée dans le monde. Exprimant un soucis citoyen pour le futur de l’humanité et pour l’avenir de la planète.

A partir de là, les partis Verts se sont créés. Aujourd’hui, comme rarement dans l’histoire de la pensée universelle politique, la force de la pensée environnementaliste apparaît comme un mouvement qui peut offrir une alternative sérieuse de gouvernance face à l’échec dramatique de la prédominance des politiques néo libérales . Alors que nos sociétés sont tombées dans les abysses de l’auto destruction, de l’apartheid économique, et de la dictature du profit, les Verts se révèlent être les seuls proposant un nouveau contrat social et un nouveau modèle économique. Heureusement, ce courant de pensée atteint sa maturité idéologique aujourd’hui, en ce moment où la survie de l’humanité est en jeu. A ce Congrès Mondial des Verts, il est important de considérer tous les scnerarii politiques dont nos forces débattent. Ne regardons pas ce que nous n’avons pas réussi, mais ce que nous pouvons fabriquer, ce que nous pouvons faire, et les domaines dans lesquels nous devons travailler. Ne faisons pas la liste de nos faiblesses, mais plutôt, revendiquons nos forces, parce que ce qui nous revient, en tant que leaders Verts dans cette génération, est de livrer la bataille et de la gagner. Notre destin n’est pas d’être une force politique marginale, non plus que nous ne pouvons nous satisfaire d’être une force de soutien pour la construction de majorités politiques temporaires. Nous devons rechercher le pouvoir et l’obtenir. Nous ne pouvons pas nous sous-évaluer parce que le monde est tourné vers nous et attend de grandes actions. C’est ça la réalité. Nous faisons flotter le drapeau moderne du nouvel humanisme, notre combat est celui du salut de la planète, il est pour la survie de toute l’humanité, de son histoire, de sa dignité, de sa richesse culturelle accumulée, et de sa diversité. C’est notre nouvelle frontière, une frontière immatérielle et universelle, frontière plus dramatique que la conquête du Nouveau Monde, ou que le premier pas de l’homme sur la lune, parce que pour l’atteindre, nous ne pouvons pas compter sur notre résistance physique, morale ou technologique.

Si il est vrai que la foi déplace les montagnes, et que David a vaincu Goliath, alors notre combat devrait être victorieux. Parce que pour défendre le droit de vivre aujourd’hui comme dans le passé, cela implique de l’héroïsme, du caractère, et du courage. Ne nous trompons pas nous même. Pour être Vert dans ce nouveau millénaire, nous devons revêtir l’uniforme du nouveau samouraï . Pour défendre nos valeurs, nos principes, nos idéaux, par dessus tout, même plus que nos vies. Parce que sans ces valeurs, sans ces principes, et sans ces idéaux, la vie devient une condamnation.

Nous devons comprendre l’essence de ce que nous dessinons pour le monde, le salut de la planète, le droit de vivre, ce n’est rien d’autre qu’un combat pour des valeurs. Ces valeurs sont celles que tous les êtres humains partagent, indépendamment de la couleur de notre peau, ou du nom que nous donnons à nos dieux. Et parce que ce sont des valeurs essentielles elles ne sont pas négociables. Dessiner un nouvel ordre économique, un nouveau pacte social, ce n’est pas une utopie c’est simplement une chose basique, le minimum, pour continuer de fonctionner comme des sociétés dans un monde globalisé. Je dis cela avec force et angoisse parce que je crains que nous ne puissions plus perdre de temps. Aujourd’hui nous avons une chance il est encore temps de stopper le système d’auto destruction qu’ils veulent nous imposer. Mais cela dépend de notre volonté, de notre force de caractère, de notre engagement et pas de ce qu’ils voudront nous accorder de leur pouvoir.

Pour cette raison, la première chose que nous devons vaincre, c’est notre propre scepticisme. Cette guerre que nous allons gagner sera gagnée plus rapidement parce que nous pouvons communiquer des certitudes vers les multitudes. C’est une confrontation moderne dans laquelle l’information est stratégique et elle sera gagnée d’abord avec des idée. Le futur est Vert et il le sera. Merci.

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Vendredi 4 juillet 2008

Peintures Sculptures Photos


Marie-Hélène Delort ,Philippe Franzen, Jean-Pierre Indart, François Lacroix, Suzanne Landaburu, Henri Laquet-Fiau, Colette Milléon, Martine Ondilcoberry, Bertrand Philippart, Michèle Vallet, Suzanne Vrai.


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Mercredi 2 juillet 2008


Suite à l'article:
http://jenolekolo.over-blog.com/article-20766687.html

et en réponse aux Sénateurs obtus, particulièrement à Monsieur Charasse, qui avec une malhonnêteté intellectuelle sans nom, jette l'opprobe sur ceux et celles qui se battent pour que survivent et vivent les langues minorisées dans l'Hexagone, je tiens à offrir les paroles de cette chanson extraite du CD de Tri Yann, "Marines". Je vais vous faire un aveu : je ne peux l'entendre sans sentir les larmes me monter aux yeux. Que serait-ce si j'étais Sénane ou même tout simplement Bretonne!

SEIN 1940

Du 19 Juin 1940 à la fin du mois, répondant à l'appel du 18 Juin, tous les hommes valides de l'île de Sein la quittèrent sur leurs bateaux ( Roanez ar mor, ar Zenith, Roanez ar peoc'h ) pour le "pays des Saxons". Ce furent finalement près de 150 Sénans qui rejoignirent ainsi De Gaulle dans la résistance.
Le Général passant en revue ses 600 premiers volontaires et demandant à chacun leur origine, se serait étonné d'entendre à répétition"---de l'île de Sein!"et se serait alors exclamé "Sein est-il donc le quart de la France?
Un conte ("la dernière née de nos légendes", selon Per-Jakez Helias), raconte qu'une nuit, les femmes de l'île de Sein - voulant suivre leurs hommes en Angleterre - arrachèrent l'île des fonds sous-marins et la menèrent à la rame de la Petite à la Grande Bretagne. Le lendemain matin, au premier rayon du soleil, Sein avait regagné son mouillage.
L'air est celui d'un traditionnel gallois : Llongau Caernarforn (les vaisseaux de Caernarforn)

Mille neuf cent quarante à la fin de Juin
Cent vingt deux hommes de l'île de Sein prennent la mer sur six bateaux,
Pour l'Angleterre là-haut,
Lutter pour la liberté.
C'est outrance, Grands de France,
Lorsque de leurs enfants vous vous défiez.

Parlaient-ils français, parlaient-ils breton?
Peu vous importait alors la question;
Ils avaient entendu l'appel,
Crié "kentoc'h mervel" ( plutôt mourir )
Peint frankiz (liberté ) sur leur ciré.
C'est offense, Grands de France,
Que de condamner leur langue au bûcher;
C'est violence, Grands de France,
Que de condamner leur langue au bûcher.

Voulant suivre leurs hommes en Albion
Les Sénanes arrachèrent leur île au fond,
A la rame la menèrent
Droit vers l'Angleterre,
Cap au Nord dans les embruns.
Quand on pense, Grands de France :
vous leur déniiez tout droit citoyen.

Deux années passèrent et puis deux années,
Pour ceux qui revirent Saint-Guénolé.
Tous n'étaient pas du voyage,
Quand finit l'Orage;
Il en manqua plus de vingt.
Gens de France, retenez bien
Ce qu'ont fait pour vous tous ces marins.
Gens de France, retenez bien
Ce qu'ont fait pour vous les hommes de Sein.

Tri Yann, le site officiel : http://edoll.free.fr/

       
     
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Jeudi 26 juin 2008
Le dessin est de Lurbeltz http://xiberoa.blogspot.com/

Les sénateurs refusent de reconnaître les langues régionales comme
richesse et partie intégrante de notre culture nationale


Communiqué des Verts Aquitaine





M
ercredi 18 juin, les Sénateurs ont désavoué les Députés qui avaient inscrit, par un amendement au projet de loi constitutionnelle, la reconnaissance les langues régionales comme richesse et partie intégrante de notre culture nationale.

Les Verts Aquitaine, qui militent depuis de nombreuses années pour la reconnaissance de ces langues régionales, regrettent et condamnent ce vote du Sénat. Celui-ci démontre une fois de plus son archaïsme et son caractère rétrograde.
 
Loin d’être une menace pour l’identité nationale, les langues régionales sont une  « fenêtre sur la diversité culturelle », pour reprendre les propos de Marie-Christine Blandin, sénatrice verte du Nord-Pas-de-Calais.

En Aquitaine, où les langues régionales sont une réalité avec le basque et l’occitan, les citoyens de notre région apprécieront (ou non) les votes de certains de leurs sénateurs UMP ou centristes dont Jacques Valade, Xavier Pintat, Dominique Mortemousque ou encore Jean François-Poncet.

Que l’humanité soit privée de la richesse de ses langues ne semble pas troubler ceux qui, jouant avec la notion de patrimoine, osent mettre sur le même plan la potée auvergnate et les langues régionales.

Laure Curvale, Secrétaire Régionale Les Verts Aquitaine

Bérénice Vincent, Conseillère Régionale d’Aquitaine.

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Mercredi 21 mai 2008


« La Chambre d'Agriculture de Pau a très mal vécu l'impressionnant succès populaire du Salon de l'agriculture paysanne, socialement équitable et écologiquement responsable Lurrama-La Ferme Pays Basque organisé à Bayonne par la Chambre d'Agriculture alternative d'Ainhice-Mongelos. Ils ont donc décidé  d'organiser à leur tour, exactement sur le même lieu, un salon agricole à Bayonne. On peut avoir plus de détails sur cette opération en consultant leur site :
http://www.lafermeenville.fr/

D'énormes moyens financiers sont prévus pour l'organisation de ce salon et la campagne de publicité qui l'annoncera.


"Paueko Laborantza Ganbarak biziki gaizki bizi izan du Lurrama-La Ferme Pays Basque, laborantza sozialki justu eta ekologikoki jasankorraren Saloinaren ikaragarriko arrakasta. Jakina den bezala Lurrama Euskal Herriko Laborantza Ganbarak antolatzen du. Beraz, Paueko Laborantza Ganbarak erabaki du, Lurramaren ber gunean, Laborantza Saloina baten antolatzera Baionan. Ekitaldi horri buruz xehetasun gehiago lortzen ahal dira haien web-gunean sartuz : horren antolaketarako bai eta ere haren karietara egina izanen den publizitate kanpainarentzat."
http://www.lafermeenville.fr/


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Lundi 12 mai 2008

 Il y a deux ans aujourd'hui, Jean-Pierre Ghesquière nous faisait une mauvaise surprise, celle de nous quitter sans retour.

Militant des Verts du Pays Basque , Jean-Pierre était également un militant associatif infatigable dans le domaine culturel et social. Il avait fait sien le combat pour une agriculture biologique et paysanne, pour une économie équitable et solidaire sur toute la planète. La force de ses convictions, la sincérité de son engagement était un encouragement de tous les instants pour ceux et celles à qui il arrive parfois d'avoir envie de baisser les bras.
Jean-Pierre aimait énormément participer au Festival Colibri, une fête qui se déroule rituellement chaque année chez un autre ami, à Came. Là, il lui est arrivé de participer à la scène ouverte. J'ai retrouvé un texte qu'il avait écrit à cette occasion et je vous le livre ci-dessous.

                                                  Jean-Pierre dans l'un de ses rôles préférés, celui de grand-père.

  Le marché de Came.

            « Hier matin je suis allé au marché »

J’attire immédiatement votre attention : cet incipit a l’air tout simple, mais il est trompeur, nous sommes ici en pleine fiction poétique. Nous sommes à Came, et nous sommes le samedi. Or à Came la veille du samedi, le vendredi donc, il n’y a pas de marché. Dire « Hier matin je suis allé au marché » c’est dire une ineptie puisqu’il n’y a pas de marché, ni le vendredi, ni tout autre jour, et de plus il m’arrive rarement d’aller au marché, surtout à Came et un vendredi.

Si encore on était un jeudi et à Peyrehorade, ce pourrait être exact : il y a bien un marché en cette charmante bourgade le mercredi. Mais nous serions alors dans le domaine du reportage, du documentaire, de l’information, dans l’ordre de la transcription exacte de faits précis. Or nous en sommes loin : il s’agit ici de poésie, et en poésie, l’écart à la normale fait partie des possibilités.

 

Cette première mise au point faite, je reprends :

« Hier matin je suis allé au marché,

« J’ai dû marcher pour aller au marché »

Je vous vois légèrement sourire : je conviens qu’il y a une petite maladresse de style. Au départ j’avais écrit : « Hier matin je suis allé au marché, pour aller au marché j’ai du marcher ». Mais cela soulève un sérieux problème de rimes parce que le nom commun marché c’est marché- É, alors que le verbe marcher c’est marcher- Ê, et cela me donnait une rime en É- Ê qui n’est pas très jolie. C’est pourquoi j’ai finalement opté pour : « Hier matin je suis allé au marché, j’ai dû marcher pour aller au marché ». C’est moins élégant, mais cela rime correctement. Veuillez m’excuser de cette incise, c’était pour vous expliquer la genèse de mon œuvre.

Je continue:

« J’ai acheté un petit potiron

« Pour la somme de deux euros

« Soixante-quatorze tout rond 

J’en conviens, là aussi il y a une petite difficulté. « Deux euros soixante-quatorze tout rond » alors que deux euros soixante-quatorze, ce n’est pas tout rond, est-ce bien cela ? Vous n’avez pas tort, mais comprenez-moi, il fallait absolument que je trouve une rime avec potiron. Le choix qu’offre la langue française de mots de trois pieds terminés par « -on » est vaste : aileron, aviron, biberon, cornichon, environ, fanfaron, graisseron, macaron, percheron, puceron, vigneron, caleçon, etc. Cela peut paraître beaucoup, mais n’oubliez pas une chose : c’est de la poésie, non une loterie. On ne peut pas écrire n’importe quoi ! On ne peut pas dire, par exemple « Pour la somme de deux euros soixante-quatorze environ ! … car quand on connaît la somme au centime près, on ne peut plus mettre « environ », cela ne fait pas sérieux. Eh! oui, il faut y penser à des implications ce cette sorte. Il y avait bien une solution qui n’était pas mauvaise, c’était d’écrire « Pour la somme de deux euros et puis quelques poussières ». C’était très beau en soi, seulement je n’avais plus la rime avec potiron, outre le fait qu’évoquer la poussière est peu appétissant à propos de nourriture achetée au marché, et de surcroît injuste envers mes talents de cuisinier.

Nonobstant j’aurais pu utiliser « crème pâtissière » pour rimer avec « poussière », mais cela me mettait devant une délicate situation : de la crème pâtissière, on n’en trouve pas sur le marché mais chez le pâtissier. Or à Came, commune près de laquelle j’habite, non seulement il n’y a pas de marché, mais en plus le pâtissier s’y moque de la poésie, il est fermé le samedi, d’autant plus fermé qu’il n’y a aucun pâtissier à dix kilomètres à la ronde. Ce qui fait qu’on ne pouvait pas dire le poème un samedi à moins de chambouler tout. Si bien qu’au bout d’un moment j’ai pensé : Oh! , ce n’est pas si mal que cela, le mieux est l’ennemi du plus… Eh oui ! voyez-vous, vouloir changer un détail ici implique en général de remanier l’ensemble ailleurs, et parfois de fond en comble. La poésie est un art difficile.

Je continue donc :

« Quand j’ai eu rempli mon panier à prosion… »

Vous avez bien entendu « prosion », vous avez compris que je voulais dire « provision » et vous avez conclu à un lapsus : vous avez tort, j’ai intentionnellement écrit « prosion ». Si j’avais écrit « Quand j’ai eu rempli mon panier à provision », j’aurai eu un pied de trop ! Comptez vous-même, cela fait treize, or je fais dans l’alexandrin, il m’en fallait douze, je devais en supprimer un! La solution la plus simple était de supprimer le dernier, de supprimer «-sion », mais j’en avais besoin pour la rime suivante, j’étais obligé de le garder par souci de cohérence d’ensemble de mon texte. J’ai donc procédé dans l’ordre, je suis passé à l’avant dernier pied, j’ai enlevé « -vi ».

« Quand j’ai eu rempli mon panier à prosion,

« J’étais ravivi et pris une décision… »

Prosion rime avec décision : vous saisissez ici ce que je viens de vous dire sur la cohérence d’ensemble du poême, et de l’incongruité qu’aurait été « provis » rimant avec « décision ». J’aurais pu évidemment choisir la facilité de provis rimant avec décis, mais ces mots n’existent pas en français, il s’agit d’honorer la langue, non de la massacrer à la tronçonneuse, on ne peut exagérer dans la licence poétique, sinon les bornes sont dépassées et alors il n’y a plus de limites.

 Et puis surtout, le « -vi » supprimé précédemment, vous constatez que je l’ai recyclé aussitôt, obtenant ainsi un effet dont j’espère que vous appréciez la virtuosité sonore. En plus cela tombait très bien : j’avais besoin de douze pieds et si j’avais écrit « ravie » je n’en aurais eu que onze !

« Comme on trouve au marché

« De si beaux potirons

« Je le dirai à mes potes

«  Et ce sera au marché

« Que tous mes potes iront

Je termine donc sur un clin d’œil : deux rimes en « –é », deux rimes en « –iron », mais pour ne pas céder à une symétrie trop facile j’intercale une rime en « -otes ». Quant au calembour final bien connu, là aussi j’innove, nul avant moi n’ayant pensé à l’inclure dans un travail de création poétique.

Il me reste maintenant à récapituler

« Hier matin je suis allé au marché,

« J’ai dû marcher pour aller au marché »

« J’ai acheté un petit potiron

« Pour la somme de deux euros

« Soixante-quatorze tout rond 

« Quand j’ai eu rempli mon panier à prosion,

« J’étais ravivi et pris une décision… »

« Comme on trouve au marché

« De si beaux potirons

« Je le dirai à mes potes

«  Et ce sera au marché

« Que tous mes potes iront

 

En Août 2000, avec son humour et sa bonne humeur, il participait chez moi aux tout premiers travaux de construction du Centre de Sauvegarde de la Faune Sauvage, Hegalaldia, aujourd'hui installé à Ustaritz.
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Jeudi 8 mai 2008
Je vous vois d'ici vous trémousser sur votre siège.
Mais qu'allez-vous imaginer là?
Mais non, rassurez-vous, je ne vais pas vous faire le coup du premier anniversaire de l'élection de Tit Nico. D'autres s'en chargent à ma place. Et puis si c'était de ça que je souhaitais  parler, je n'aurais pas écrit "déjà"! Hein? Enfin, bon--- à moi, cela me semble évident.
Non, je voulais seulement vous signaler que "Xiberoa ici et ailleurs", le blog de Laurent Caudine, a vu le jour il y a tout juste un an. Ca se fête. Et vous pourriez le fêter en allant visiter le dit blog à cette adresse :
http://xiberoa.blogspot.com/

Tiens, j'en profite pour vous montrer cette photo que Laurent m'a envoyée il y a quelques jours. Il souhaitait savoir le nom de cet arbuste qui pousse chez lui, à côté de la mare. Ne sachant pas, j'ai transféré à plusieurs personnes dont j'étais persuadée qu'elles auraient la réponse. Que nenni! Nous sommes toujours dans l'ignorance.
Moi, je pensais à une variété de seringat. Ils sentent si bon en ce moment! Mais si Laurent s'approche un peu trop pour sentir les fleurs de son arbuste, il risque fort de faire un plouf dans la mare.
Quelqu'un a-t-il une idée?

par Jeno l'écolo publié dans : Au jour le jour. Egunean---
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Dimanche 20 avril 2008

Claude Serre "Chasse et pêche". Editions Glénat. 1995.

Un communiqué de l'ASPAS. http://www.aspas-nature.org/


Que reste-t-il du Grenelle de l’Environnement ? Après les autoroutes qui n’en finissent pas d’asphalter nos territoires, la spectaculaire reculade face au lobby des OGM, l’ASPAS, comme de très nombreux protecteurs de la nature, fait l’amer constat que ce très médiatique show ne sera malheureusement pas suivi de mesures concrètes. Le « Grenelle » s’annonce déjà comme une nouvelle Bérézina pour la protection de la nature, de l’environnement et du climat.

Avant même que la loi « Grenelle » ne soit présentée devant les assemblées, nombre de parlementaires s’en donnent à cœur joie pour défendre à contresens de l’urgence écologique quelques lobbies anti-environnementalistes.
 
Ladislas Poniatowski, chasseur invétéré et porte-parole du lobby cynégétique au Sénat, présentera le 13 mai prochain sa proposition de loi devant les sénateurs : une dixième loi chasse depuis 1994 !!!

Au rang des propositions de M. Poniatowski (et des chasseurs) quelques perles dignes d’un véritable bêtisier :
 
-      Afin d’enrayer la chute du nombre de chasseurs, il est proposé d’alléger le coût du permis de chasse pour les très jeunes chasseurs de moins de 18 ans. Mais pour ne pas grever le budget de l’ONCFS le manque à gagner serait rattrapé  par une nouvelle augmentation de la taxe sur les cigarettes !!! Les fumeurs vont ainsi financer des armes pour les jeunes.
 
-      Les propriétaires fonciers se verraient obligés de faire réaliser un plan de tir sur leur terrain sur demande des fédérations départementales des chasseurs ! Soit la fin de la reconnaissance du droit de non-chasse qui avait valu, sur une plainte déposée par l’ASPAS, une condamnation de la France par la Cour Européenne des Droits de l’Homme.
 
L’ASPAS en appelle au Président de la République et au ministre de l’Écologie pour qu’enfin de véritables mesures soient prises pour stopper l’érosion de la biodiversité, lutter contre le réchauffement de la planète et préserver notre environnement. Tous points qui nous ont été présentés avant et pendant le Grenelle de l’Environnement, et que nous voyons s’éloigner de plus en plus.
L’ASPAS en appelle également a un peu plus de réserve de la part des parlementaires vis-à-vis du très puissant lobby de la chasse.
 


Contact presse : Pierre Athanaze – Président de l’ASPAS



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Mardi 15 avril 2008

       


                                                                                                                                                                              Le 11 avril 2008

 

Lettre ouverte au

Conseil général des Pyrénées-Atlantiques et au CPIE du Béarn.     

 

 

                Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Conseillers Généraux,

 

                Nous sommes une réunion d’associations, fédérations d’associations et ONG, travaillant dans le domaine de la protection de la Nature et de l’Environnement.

 

                Par cette lettre ouverte, nous souhaitons attirer votre attention sur les animations organisées par le Conseil général des Pyrénées-Atlantiques en partenariat avec le CPIE du Béarn à l’occasion de l’exposition universelle « Saragosse 2008 », animations baptisées « L’eau autour du Barrage du Gabas » présentées avec un bandeau « Eau et développement durable » et sur la communication dont elles ont fait l’objet.

 

                 Cette présentation vise manifestement à créer une confusion dans les esprits en associant le barrage du Gabas (aussi appelé « Gardères-Eslourenties ») à la démarche du développement durable. En réalité, ce barrage est le type même de réalisation que le développement durable tend à éviter car il ne correspond en aucun point à aucun des indispensables trois piliers qui fondent et définissent précisément cette démarche.

 

                Le pilier économique supposerait de reconnaître une place pleine et entière à tous les acteurs économiques. Ici, un usage économique quasi exclusif et une confiscation de la ressource sont déterminés par un mode d’agriculture non durable, l’agriculture du maïs irrigué, dont les besoins en eau semblent ne jamais pouvoir être satisfaits. Cette monoculture ainsi confortée, le barrage contribue à l’ajournement de la nécessaire évolution vers des modes de production diversifiée, plus sûrs à long terme et plus conformes aux attentes de la société. En dehors donc des emplois directs et induits durant le chantier, et le chantier d’un grand barrage n’est pas l’exemple d’une activité économique durable, la perte des activités agricoles sur le site, la poursuite de la concentration dans le monde agricole, liée à l’industrialisation grandissante des pratiques, ne relèvent pas d’une logique économique de développement durable.

 

                Le deuxième pilier est le pilier social, humain. Les concepteurs du projet n’ont pas été sensibles au traumatisme psychologique subis par les habitants expropriés. C’est une tragédie silencieuse, masquée par des aménageurs qui n’ont pas envie d’affronter ce type de dommages immatériels et se contentent de mesures financières souvent dérisoires et symboliques, qui ne restitueront jamais le pays englouti et les milliers de liens que les hommes avaient tissé avec lui.

 

L’aspect social et humain du développement durable suppose aussi la mise en place, pour tous les grands projets d’aménagements, de processus participatifs poussés. Il n’y a pas de développement durable sans un débat ouvert et sincère. Il est anormal que l’expertise des associations ait été et soit systématiquement dénigrée dans le sud-ouest de notre pays. En janvier 2003, la destruction sans préavis, au bulldozer de la ferme Pecassou, local et siège social de l'association Gabas Nature et Patrimoine et du matériel qui s’y trouvait, action citée il y a quelques jours dans une commission au Sénat au sujet de la répression contre les lanceurs d'alerte dans le domaine de l'environnement, est un exemple évocateur de la façon dont les associations ont été considérées jusqu’ici. Tous les partenaires devraient être associés et respectés, nous en sommes très loin!

 

                 Le troisième pilier du développement durable est le pilier environnemental. L’artificialisation de  la rivière, la dérive permanente vers la surconsommation d’eau par un modèle agricole dépassé, l’aggravation de la pollution consécutive à ce mode de culture (nitrates et pesticides), la logique de dilution des pollutions inhérente au soutien d’étiage ne sont en rien favorables à la préservation de l’environnement. Au contraire. Lors des exposés présentés à Garlin, le vendredi 28 mars dernier, nous avons pu constater, une fois de plus, la concordance quasi-parfaite, dans le bassin de l’Adour, entre la carte des rivières réalimentées (par des barrages), celle de présence massive du maïs irrigué, celle des points noirs, rivières et nappes gravement polluées par les pollutions diffuses d’origine agricole et celle des rivières qui ne pourront atteindre le bon état en 2015, comme l’exige pourtant la nouvelle Directive cadre de l’eau de l’ Union européenne. Il suffit d’ailleurs de consulter les documents officiels pour se rendre compte que les « masses d’eau fortement modifiées » (en particulier par les barrages et aménagements lourds des rivières) n’ont, a priori, aucune chance d’atteindre le bon état.

 

                Notons, parmi les effets environnementaux durables du barrage du Gabas, la destruction irréversible d’une vaste zone à écrevisses à pattes blanches (liste rouge UICN des espèces menacées), sur le site même du réservoir et au-delà et le déclassement du Gabas, passé récemment en « zone d'action prioritaire contre les produits phytosanitaires ». Cette magnifique rivière a été transformée en canal d’irrigation, ainsi que les deux autres rivières « réalimentées » par ce barrage, le Lées de Garlin et le Lées de Lembeye dont le débit peut passer de 20 l./s. à 2000 l./s. en fonction des exigences de l’irrigation!

                              

Comment donc un projet qui maintient, entérine le modèle d’agriculture qui a causé le plus de dommages aux milieux naturels d’Europe, qui favorise la poursuite de l’irrigation, de la monoculture du maïs, une plante qui n’est pas particulièrement bénéfique aux sols et à la ressource en eau ; qu’un projet qui voit se dresser contre lui l’opposition, unanime, des associations de protection de la nature ;  qu’un projet dont les alternatives n’ont pas été étudiées; et enfin qu’un projet contraire à la Directive cadre de l’eau de l’ Union européenne pourrait-il se réclamer du développement durable ? 

 

          e même de l'ouvrage et des moyens qui continuent à lui être attribués.      Enfin, s’il est besoin de le préciser, un ouvrage montré en exemple par le Conseil général et le CPIE devrait aussi reposer sur des bases juridiques irréprochables. Or il n’en est rien. Malgré les dénégations du président de l’Institution Adour lors de l’inauguration du barrage, l’an dernier, la Cour administrative d’appel de Bordeaux a bien jugé illégale, le 22 mars 2007, la délégation de maîtrise d’ouvrage par laquelle l’Institution Adour et la Compagnie d’Aménagement des Coteaux de Gascogne apparaissent travailler dans une collusion d’intérêts manifeste et préjudiciable aux contribuables. Cette décision remet en question, de fait, l'autorisation de construire le barrage et donc l'existence même de l'ouvrage et des moyens qui continuent à lui être attribués.

 

Nous sommes au XXIe siècle et la population a de plus en plus de moyens d’accès à l’information. La non application des lois sur la maîtrise d’ouvrage, la transparence de la vie publique et la lutte contre la corruption, pas plus que le dévoiement sans finesse du concept de développement durable, ne sont, à notre avis, les bases saines d’une bonne communication institutionnelle.

 

                Tous ces éléments nous conduisent à demander au CPIE du Béarn de s’engager à ne plus mener d’actions qui vont à l’encontre des buts qu’il prétend poursuivre.

 

                D’autre part, le Conseil général des Pyrénées-Atlantiques ne devrait-il pas saisir cette opportunité pour mettre en cohérence ses intentions affichées d’une gestion durable de l’eau et des milieux aquatiques dans le département avec ses choix en matière d’aménagement des rivières ? Le Grenelle de l’environnement a montré et l’urgence de restaurer les milieux aquatiques, et l’importance de protéger la biodiversité, et l’intérêt du dialogue entre les acteurs. Nous sommes prêts à vous rencontrer afin de voir comment créer de nouvelles voies pour transformer en profondeur les pratiques en matière d’aménagement des fleuves dans le Sud-ouest.

 

Veuillez agréer, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Conseillers généraux, l'expression de nos salutations distinguées.

 

Organisations signataires :

WWF France

France Nature Environnement

                                                     Fédération SEPANSO Aquitaine et SEPANSO Béarn

Fédération UMINATE Midi-Pyrénées et UMINATE Hautes-Pyrénées

Les Amis de la Terre - France et groupes Pyrénées-Atlantiques, Landes et Gers

Maison de la Nature et de l’Environnement de Pau

Collectif Adour Eau Transparente

Gabas Nature et Patrimoine

SOS Loire Vivante

Orthez écologie

ANPER

 

Contacts référents :

- Xavier Bouchet (Gabas Nature  www.gabas.org  SEPANSO-Béarn  www.sepansobearn.org  )

« La Tuilerie » 13 av. Georges Phesans 64330 Garlin – tel. : 09 54 55 76 56 – contact@gabas.org

- Michel Rodes (Vice-président Fédération SEPANSO  http://pagesperso-orange.fr/federation.sepanso/ )

1 rue des Bains 64300 Orthez- tel. : 05 59 69 14 78 - rodes.michel@neuf.fr

 

www.gabas.org

 

 

 

par Jeno l'écolo publié dans : Au jour le jour. Egunean---
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