Mardi 27 mai 2008


“Ma carte d’identité française étant périmée, je viens d’en solliciter le renouvellement. Or, la sous-préfecture de Lure me demande de prouver, document à l’appui, que je suis bien de nationalité française. Nationalité qui m’a été officiellement reconnue depuis plus de cinquante ans après que je me sois acquittée des formalités nécessaires, mais je ne possède aucun document qui le prouve.

Née en France de parents étrangers non naturalisés (père polonais, mère espagnole), j’ai été pourvue à l’âge de 14 ans d’une carte d’identité polonaise valable jusqu’à ma majorité en avril 1955. A cette date, les autorités françaises m’ont demandé de choisir : conserver ma nationale d’origine ou opter pour la France. J’ai opté pour la nationalité française devant les autorités judiciaires de l’époque. En fonction de quoi m’a été délivré, fin 1955, ma première carte d’identité française, renouvelée depuis sans problème. J’étais demeurée apatride durant sept mois. Lorsque les gendarmes sont venus m’appréhender pour me conduire au camp de Trieste, où étaient internés depuis la fin de la guerre tous les apatrides d’Europe, j’étais en règle depuis la veille seulement.

Me voici en 2008 redevenue apatride, la sous-préfecture m’ayant confirmé oralement le vendredi 16 mai 2008 que ma précédente carte d’identité française ne prouvait rien, et qu’en l’absence de document réclamé elle ne serait pas renouvelée.

Née en France, j’y ai vécu et travaillé toute ma vie. Depuis trente ans mariée à un enseignant fonctionnaire français, j’ai été durant plusieurs années l’assistante d’un parlementaire français devenu par la suite Président de l’Assemblée Nationale - fonction que je n’aurais pu exercer si je n’avais pas été française - et à ce titre j’émargeais au budget de la Nation.

Propriétaire d’une maison, titulaire d’une carte d’électrice, je perçois une retraite, suis assurée sociale, paie mes impôts et mon casier judiciaire est vierge. Bien intégrée dans la société, je crois pouvoir prétendre qu’en ma qualité d’écrivain dont les ouvrages figurent en bonne place à la Bibliothèque Nationale, je parle et j’écris correctement le français.

Il n’empêche qu’à 74 ans, je rejoins la cohorte des sans papiers, des hors la loi, ma carte périmée ne m’ayant pas été restituée. Va t-on en plus me demander de prouver, tests ADN à l’appui, que je suis bien la fille de mes défunts et prétendus père et mère ? Comme le disait Coluche, “jusqu’où s’arrêteront-ils ?”.

Avec le sort réservé aux chômeurs et aux exclus de toute nature dont à présent j’ai l’honneur de faire partie, nous vivons des temps où le grand guignol le dispute à la tragédie. Enfin, si la France ne me supporte pas sans papiers sur sont territoire, qu’elle me fasse embarquer dans un charter. Seulement voilà : m’expulser où ? Le camp de Trieste est fermé depuis belle lurette.”

Madeleine Szczodrowski-Fady.
par Jeno l'écolo publié dans : Contributions. Parte hartzeak.
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Dimanche 18 mai 2008

Vers l'indispensable réforme de la chasse aux oiseaux migrateurs en France

 par Alain Tamisier[1] , Pierre Athanaze[2], Guy Jarry[3] et Hubert Tournier[4]

Résumé.

 

L'organisation de la chasse en France, telle que nous la connaissons aujourd'hui, s'enracine dans un dispositif réglementaire datant de 1941. Vigoureusement dénoncée en 2000 par la Cour des Comptes à cause de la confusion qu’elle crée entre les intérêts privés des chasseurs et l’intérêt général, elle donne aux représentants de la chasse un rôle d’interlocuteur privilégié auprès des institutions gouvernementales à travers un réseau d’influence établi officiellement dans les rouages administratifs du pays. D’autres réseaux d’influence apportent aux revendications des chasseurs un relais politique déterminant. L’Office National de la Chasse (ONC), devenu ensuite Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS), est contrôlé par les chasseurs alors que c’est un organisme public financé à 75 % par de l’argent public provenant d’une taxe (cynégétique). Ainsi les chasseurs (2% de la population française), juges et parties, contrôlent l’essentiel des niveaux de décision relatifs à la chasse et à l’ensemble de la faune sauvage (mammifères et oiseaux): réglementation, garderie, stratégie, recherche. Il en résulte un décalage entre la réglementation de la chasse en France, les données biologiques fondamentales des espèces chassées et les Directives Européennes : longue durée de la période de chasse, chasse de nuit, grand nombre d’espèces chassées (2 fois plus que la moyenne européenne) dont 22 déclarées en mauvais état de conservation, 25 millions d’oiseaux tués par an etc…

Il importe de repenser la place de la chasse dans le contexte social et environnemental du XXIème siècle : 1) revoir fondamentalement l’organisation de la chasse en la sortant du circuit fermé des chasseurs et en l’ouvrant aux exigences de la société civile en termes d’éthique, de loisirs paisibles et de sécurité, et 2) prendre en compte les données biologiques fournies par la littérature scientifique internationale. L’objectif est de rééquilibrer les différentes formes d’usages de la nature entre ses multiples utilisateurs, y compris ceux qui refusent le principe de la chasse,  en tenant compte des importances relatives de chacun afin de garantir un nouveau rapport entre l’homme et la nature.

 C’est à cette tâche d’envergure que le Ministère de l’Ecologie devrait s’atteler rapidement, plutôt que de s’attarder à la recherche de mauvais compromis qui se limiteraient à la fixation de nouvelles dates d’ouverture et de fermeture de la  chasse, voire même de restaurer des modes de chasse particuliers ou encore d’introduire une nouvelle espèce chassable.


 
L'un des deux Gypaètes barbus (espèce protégée et gravement menacée), pris en charge récemment  par le centre Hegalaldia.

Introduction

La France est un des rares pays au monde où la chasse pose encore de nombreux problèmes aussi sérieux que récurrents depuis des dizaines d’années. Pour le citoyen, ces problèmes apparaissent notamment chaque fois que de nouvelles dates d’ouverture et de fermeture de la chasse sont annoncées par le gouvernement, provoquant alors des contestations et des débats passionnés de la part des chasseurs et des naturalistes. A chaque fois, les données des uns s’affrontent aux données des autres, naturalistes et scientifiques contre chasseurs, et le public non averti de ces questions se trouve dans l’incapacité de déterminer où se trouve la juste cause. Les débats politiques qui accompagnent les lois réglementant la chasse n’éclairent en rien le débat, et au final la société civile a de quoi se décourager d’y comprendre quelque chose. Essayons d’apporter l’éclairage que nous donnent nos expériences respectives.

Ici comme ailleurs, pour comprendre le présent de la chasse et envisager son avenir, commençons par regarder le passé, l’histoire de la chasse en France. A partir de là, nous pourrons mieux identifier la racine des problèmes posés aujourd’hui et faire des propositions pour que la chasse soit adaptée aux exigences et aux contraintes de notre société au XXIème siècle.

 1- HISTORIQUE  et  ETAT  des  LIEUX

 
   Au risque de la caricature, on peut dire que jusqu’au début du siècle dernier, les seules personnes qui allaient dans la nature étaient les paysans (ils y vivaient et ils en vivaient), les pêcheurs et les chasseurs (ils y trouvaient de la nourriture, puis du plaisir en exploitant les ressources de la nature) et les forestiers. Les scientifiques, tout en apportant un regard plus objectif, y étaient encore peu nombreux. Ainsi, sans le formuler, les premiers (paysans, pêcheurs, chasseurs et forestiers) se sont progressivement accaparés la nature qu’ils exploitaient, dont ils se sentaient plus ou moins responsables et dont ils ont fini par considérer qu’ils en étaient les gestionnaires. A partir des années 50, l’écologie apparaît comme une science à part entière, les naturalistes et les scientifiques investissent les espaces de nature pour en comprendre les mécanismes et mesurer leur état de conservation, de même que les citadins pour y respirer de l’air pur, découvrir les milieux naturels, la flore, la faune, et finalement acquérir une conscience environnementale. Moins d’un siècle plus tard, une évidence surgit : la nature est un lieu où convergent des intérêts différents, voire divergents, donnant naissance à d’inévitables conflits d’usages et d’intérêts. Les premiers utilisateurs de ces espaces, dont les chasseurs, peu enclins à partager une ressource qu’ils savent devenir rare et
, ayant pris en main la gestion des milieux naturels et des espèces qu’ils hébergent, revendiquent leur droit d’ancienneté. Les nouveaux venus réclament au contraire un droit de regard sur la gestion de la ressource et l’accès aux espaces naturels. Certains vont jusqu’à contester le principe d’une chasse omniprésente sur notre territoire. Prendre conscience de cette réalité historique aide à comprendre en partie la virulence des relations avec les chasseurs.

 
Un second aspect historique est fourni par la situation politique de la France d’après guerre : notre pays démoli a besoin de structures et de liens. En 1941, le gouvernement donne aux sociétés départementales de chasse (qui deviendront ensuite les Fédérations départementales des chasseurs) un statut particulier :

-         une seule société par département,

-         obligation pour tout chasseur d’adhérer à cette société,

-         le Président de la société, élu parmi ses pairs, ne prend ses fonctions qu’après avoir été nommé par le Ministre en charge de la chasse (aujourd’hui les Préfets).

Ces statuts, toujours en vigueur, établissent une confusion entre les intérêts particuliers des chasseurs et l’intérêt général du pays : la chasse est un loisir auquel le gouvernement est officiellement et structurellement associé. Les représentants des Fédérations départementales, régionales et nationale des chasseurs sont les interlocuteurs privilégiés des instances préfectorales et ministérielles : un véritable réseau d’influence est établi officiellement dans les rouages administratifs du pays pour régler tous les aspects qui touchent à la chasse. En 1972, l’Office National de la Chasse (ONC) est créé en remplacement du Conseil Supérieur de la Chasse, alors sous la tutelle du Ministère de l’Agriculture. L’ONC dépend désormais du Ministère de l’Ecologie, mais les Présidents des Chasseurs sont majoritaires à son Conseil d’Administration et les trois quarts de son budget proviennent des taxes cynégétiques payées par les chasseurs, c’est-à-dire d’argent public provenant d’un impôt…. La chasse est un état dans l’Etat, les chasseurs par le biais de cette organisation, contrôlent tous les niveaux de décisions relatifs à la chasse : réglementation, garderie, stratégie, recherche…, ils sont juges et parties. Puis l’ONC devient l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS), c’est-à-dire qu’il a la charge non plus seulement des espèces chassées, mais de l’ensemble de la faune sauvage, tout en restant sous le contrôle des chasseurs. Un rapport de la Cour des Comptes (2000) explicite toutes ces informations en y ajoutant que ces réseaux où s’entrecroisent les intérêts particuliers des chasseurs et les intérêts administratifs et politiques du pays, drainent des sommes d’argent considérables (argent public) selon des circuits surprenants (les Fédérations départementales encaissent chaque année quelque 100 millions d’euros). Il faut ajouter que les chasseurs de base, dans leur grande majorité, sont le plus souvent ignorants de ces mécanismes et qu’ils ont bien du mal à le croire, d’autant que leurs représentants se gardent bien de les en informer.

De surcroît, on observe que la représentation des chasseurs parmi les élus dépasse très largement leur représentation démographique : les chasseurs (environ 1,2 million) ne représentent que 2 % de la population, mais à l’Assemblée Nationale, ils ont constitué un groupe parlementaire qui rassemble 220 députés sur un total de 577 (soit 38 %) ! Au Sénat, le groupe chasse et pêche y rassemble plus de membres que les groupes de l’eau, de la sécurité, de l’industrie du BTP ou de la gestion des déchets ! Ainsi, les lois et les arrêtés relatifs à la chasse et à la faune sauvage se succèdent mais ils maintiennent toujours la faune (surtout mammifères et oiseaux) sous le contrôle des chasseurs. En l’état, il ne peut donc y avoir d’évolution nécessaire et significative de tous les dysfonctionnements dans la gestion de la faune sauvage, pas plus que l’émergence d’une attitude publique plus favorable à la vie sauvage alors que la plupart des français la réclament. Or, en dehors des espaces urbains, la chasse n’est interdite que sur environ 2 % du territoire national métropolitain (l’essentiel des territoires des Parcs Nationaux et diverses Réserves). Même si elle n’est pas pratiquée partout ailleurs et notamment pas sur toutes les propriétés privées, la chasse est légale sur 98 % du territoire considéré. C’est dire que les chasseurs, par leur organisation interne et par les relais établis avec les structures politiques locales et nationales, contrôlent largement la chasse et la faune sauvage sur l’ensemble de l’espace français.

On ne peut rien comprendre aux problèmes de la chasse et de la protection de la nature en France tant que l’on n’a pas saisi ces mécanismes surprenants, probablement uniques au monde.

On ne sera donc pas surpris que la réglementation de la chasse aux oiseaux migrateurs soit aussi peu favorable aux espèces et autant décalée par rapport aux réglementations appliquées dans les autres pays européens : durée de la période de chasse la plus longue, horaires de chasse les plus étendus, chasse de nuit dans 35 départements, nombre record d’espèces d'oiseaux migrateurs chassés avec 52 espèces d’oiseaux d’eau et oiseaux dits de passage (nombre deux fois plus élevé que la moyenne européenne). Parmi ces 52 espèces chassées, 22 sont officiellement déclarées en mauvais état de conservation, etc…De surcroît, des dérogations sont accordées en faveur de chasses dites traditionnelles (glu, assommoirs, collets, filets, matoles) pour différentes espèces d’oiseaux : ces procédés de capture, dans leur majorité ne sont pas sélectifs et la France, selon la jurisprudence européenne actuelle, prend le risque d’être condamnée par la Cour de Justice des Communautés Européennes. Au final, le tableau de chasse annuel en France dépasse les 25 millions d’oiseaux (ONCFS, 2000).

Certes, la réglementation a subi quelques avancées au cours des 30 dernières années, notamment en termes de réduction de la période de chasse, mais ces améliorations ont toujours été obtenues contre l’avis des chasseurs et des structures qui les représentent. Elles ont été acquises seulement grâce au combat mené par des naturalistes et des scientifiques qui ont apporté les arguments scientifiques objectifs nécessaires, par des juristes et quelques associations de protection de la nature qui n’ont eu d’autres choix que de se pourvoir devant les juridictions compétentes lorsque les principes contenus dans la Directive Européenne concernant la conservation des oiseaux sauvages étaient bafoués. Ces actions ont parfois obtenu l’appui des instances européennes et de quelques rares et courageux parlementaires et Ministres de l’Environnement (notamment D. Voynet et Y. Cochet).

            On s’étonnera que les données biologiques établies sur des bases scientifiques indiscutables tendent à être minorées, voire contestées lorsqu’elles interviennent dans les prises de décision quant à un exercice de la chasse respectueux des exigences fondamentales des espèces concernées. Certes, ces données existent et elles sont publiées dans des revues scientifiques internationales dont les comités de lecture garantissent le bien fondé des analyses et des résultats. Elles constituent la référence scientifique qui sert à définir les normes fixées par la Commission Européenne. Mais elles sont souvent contestées par les chasseurs français qui leur opposent leurs propres données issues des personnels travaillant sous leur contrôle. Ces personnels peuvent avoir de bonnes qualifications universitaires et une motivation réelle (c’est particulièrement vrai au sein de l’ONCFS), mais leur appartenance ou leur dépendance du monde de la chasse les conduit à des conclusions qui vont trop souvent dans le sens voulu par leur organisme de tutelle, surtout quand il s’agit d’espèces chassées ou d’espèces qui posent question aux chasseurs. On dispose ainsi de deux grands ensembles de données dites scientifiques, d’une part celles provenant des chercheurs et universitaires qui répondent à des objectifs scientifiques selon une démarche objective, et d’autre part celles provenant de personnes qui, par le biais du financement de leurs travaux, sont au service de la chasse. On retrouve là une situation déjà bien connue et plus sensible encore, celle des « scientifiques » de l’amiante, du sang contaminé, des pesticides, des OGM, des hormones de croissance etc… et nous en connaissons les conséquences. Avant de lire des résultats scientifiques, et aussi invraisemblable que cela puisse paraître, il est désormais indispensable de connaître l’origine du financement qui les a rendus possibles. Et il ne suffit pas de se contenter de vérifier que les chercheurs sont rattachés à tel ou tel laboratoire (CNRS ou Université) pour croire en leur indépendance, il faut encore s’assurer que le financement de leurs travaux est bien un financement public, car les organisations industrielles, commerciales ou cynégétiques peuvent aussi apporter leur concours financier aux laboratoires universitaires et au CNRS ! Pour tous les scientifiques indépendants et objectifs, cette situation, récente pour ce qui concerne la chasse, n’est pas acceptable, mais ne pas oser la regarder en face serait faire preuve aujourd’hui d’une profonde naïveté.

Toujours soigné par Hegalaldia, les ailes de ce superbe Circaète Jean le Blanc, (ici, le jour de sa remise en liberté), avaient  été criblées de plomb.

 

 II – LA  CHASSE  en France au XXI ème siècle

 

Il est temps aujourd’hui de repenser la place que la chasse peut occuper dans le contexte social et environnemental du XXIème siècle. Les quatre niveaux d’action rapidement développés ci-dessous peuvent être considérés comme les bases interactives d’une nouvelle réflexion à conduire sur la chasse. La réglementation doit en effet être définie, non pas seulement par les exigences biologiques des espèces et par l’état des populations animales, mais aussi par certains aspects de la démographie humaine (nombre des chasseurs, nombre des non chasseurs et des personnes hostiles au principe de la chasse), par le nombre/l’étendue des réserves et par les attentes de la société civile en termes d’éthique, de loisirs paisibles et de sécurité.

 
Organisation de la chasse

La chasse est une activité de loisir parmi d’autres, elle correspond aux aspirations d’une partie limitée de la population et doit rester dans le contexte associatif qui est le sien. Les fédérations de chasse et l’ensemble des structures cynégétiques devraient relever d’un statut de droit privé sans mission de service public, ce qui implique une modification de la loi de 1941 instituant les Sociétés (Fédérations) Départementales de Chasse. Dans le même temps, l’Etat devrait se doter de services administratifs, techniques et scientifiques indépendants pour aborder les questions relatives à la nature et à son exploitation. L’ONCFS pourrait répondre à ces critères, mais à la condition expresse qu’il rompe les liens privilégiés (financiers et administratifs) qui le lient actuellement aux chasseurs et qui le privent de l’indépendance requise pour avoir une démarche scientifique objective (Bardery 1991). Un tel organisme rebaptisé et affecté au service de la nature et de ses ressources deviendrait alors, en partenariat avec les Universités et les organismes de recherche plus fondamentaux (type CNRS), l’outil administratif et scientifique d’envergure qui manque cruellement à la France aujourd’hui, alors qu’il a été décliné avec succès dans de très nombreux pays, y compris dans des pays en voie de développement.

 Replacer la chasse dans un contexte biologique

La réglementation de la chasse ainsi que sa mise en application devraient être revues à la lecture des données scientifiques internationales existantes et mises en adéquation avec le contenu des textes communautaires, ceux de la Directive Oiseaux en particulier. La plus grande attention doit être portée sur l’origine des données biologiques afin de s’assurer de leur crédibilité scientifique. Aujourd’hui, le document synthétique le plus approprié en France pour les oiseaux migrateurs est le rapport Lefeuvre (2000) réalisé à la demande du Premier Ministre par un groupe de huit experts (Universités, CNRS, Museum National d’Histoire Naturelle et ONCFS) sous la direction du Professeur JC Lefeuvre. Ce rapport qui préconise notamment une période de chasse, unique pour toutes les espèces, comprise entre le 1 octobre et la fin janvier au plus tard, n’a jamais été complètement pris en considération par les pouvoirs publics, à cause d’une opposition farouche des chasseurs. Le contenu de ce rapport a même fait l’objet de critiques acerbes et de manœuvres visant à le décrédibiliser. Il importe de le réhabiliter, quitte à lui adjoindre d’éventuelles acquisitions nouvelles, et de l’utiliser comme base de réflexion. Enfin, les données les plus récentes de la littérature scientifique internationale font état de l’impact considérable du seul dérangement par la chasse sur l’équilibre physiologique et énergétique des oiseaux (cf. Tamisier et al. 2003, pour une revue de littérature sur ce sujet). La suppression de la chasse de nuit (chasse par ailleurs très meurtrière pendant les vagues de froid) apparaîtrait ainsi comme un progrès décisif à attendre pour libérer les lieux d’alimentation nocturne des canards en migration. Dans un autre ordre d’idées, les lâchers d’animaux et les différentes formes d’agrainage traduisent des dérives et échecs de la gestion cynégétique. Ces pratiques condamnables expriment ce qu’est la cynégéticulture (aménagement de la nature au profit de la chasse) et tendent à empêcher toute forme d’autorégulation de la pression de chasse. On ajoutera enfin, non sans humour, que la réglementation n’a de sens que dans la mesure où elle est réellement respectée, ce qui n’est pas totalement le cas aujourd’hui, faute d’un nombre suffisant d’agents chargés de la police de la chasse. Et la réduction prévue du nombre de fonctionnaires peut faire craindre le pire.

Cannelle, dernière ourse brun de souche pyrénéenne, a payé de sa vie la complicité honteuse du monde politicien avec le lobby de la chasse. En relaxant le chasseur qui a tiré, la "justice" (?) l'a tuée une deuxième fois.

 
Les attentes de la société civile

            Les chasseurs (environ 1,2 millions en 2007) ne représentent que 2 % de la population totale en France : les Français dans leur très grande majorité accèdent aux espaces naturels (forêts, rivages maritimes, lacs, marais, prairies, rivières) avec l’espoir d’y trouver calme et tranquillité et pour y observer des animaux. Certains, pour des raisons d’éthique personnelle, n’acceptent pas le principe de la chasse dans la mesure où ce loisir est indissociablement lié à un acte de mort. Pour cet ensemble de raisons, les divergences entre le grand public et les chasseurs sont évidentes et les sondages d’opinion, malgré leurs limites, montrent que ce conflit est plutôt croissant : il y a de moins en moins de chasseurs et de plus en plus de citoyens désireux d’avoir un contact paisible avec la nature, il y a aussi de plus en plus de personnes hostiles au principe de la chasse. En dépit de cette tendance nette, le monde de la chasse continue d’obtenir un soutien politique puissant à haut niveau. Compte tenu de cette nécessaire redistribution des rôles au sein de la société, une réflexion nouvelle doit être portée sur les modalités d’un partage des ressources de la nature entre tous les utilisateurs. Cela peut concerner la durée de la période de chasse, le nombre d’espèces chassables, les modes de chasse. Cela peut aussi porter sur l’interdiction de la chasse certains jours de la semaine, y compris ou peut-être même d’abord les dimanches et jours fériés puisque ce sont par excellence les jours de sortie en famille. Cela peut enfin porter sur l’accroissement des espaces non chassés parmi les espaces publics (domaine maritime, domaine forestier) ou parmi ceux qui sont gérés par les collectivités locales et nationales. L’objectif est de rééquilibrer les formes d’usages de la nature entre ses multiples utilisateurs en tenant compte des importances relatives de chacun. Sans aller jusqu’à considérer que les chasseurs (2% de la population) ne devraient pouvoir chasser que sur 2 % du territoire public national, on mesure la marge qui reste pour trouver un équilibre. Prendre en compte les attentes de la nouvelle société civile pourrait aussi conduire à repenser fondamentalement la place de la faune sauvage dans sa valeur patrimoniale universelle. Les oiseaux migrateurs sont un patrimoine international et, à ce titre, devraient être protégés. Seules des dérogations pourraient être obtenues afin d’encadrer la chasse sur des espèces dont l’état de bonne conservation est démontré.

 
Les questions de sécurité

            L’accroissement des performances balistiques des armes de chasse doit être également pris en considération : aujourd’hui, une balle utilisée pour tuer les ongulés peut porter jusqu’à 5 km : c’est ce que l’on appelle une balle perdue. Ainsi, la promenade en forêt (domaniale ou communale) un dimanche, jour de battue aux sangliers ou de chasse aux cervidés (cerfs, chevreuils) n’est plus envisageable sereinement et pose de réelles questions de sécurité. Les cartouches à grenaille de plomb ou d’acier utilisées pour les oiseaux ou le petit gibier portent jusqu’à 200-300 m. A cette distance, elles ne sont pas meurtrières pour l’homme, mais elles le deviennent de plus près. Or la réglementation actuelle permet de chasser jusqu’à 150 m d’une habitation, voire même tout contre à condition de lui tourner le dos ! Elle autorise la chasse sur des espaces publics (forêts, bords de mer etc…) et sur des chemins communaux, voire sur le bord des routes communales et même dans certaines réserves naturelles qui sont par ailleurs fréquentés par des promeneurs, des marcheurs, des cyclistes, des automobilistes etc… Cette situation traduit un vieillissement de la loi qui ne s’est adaptée ni à l’évolution des armes, ni à l’intensification de l’usage de l’espace par le public. Aujourd’hui, on peut dire que les notions les plus élémentaires de sécurité ne sont pas garanties. Il semble important de définir des périmètres de sécurité autour des espaces chassés de façon à prévenir tout accident ou dérangement sur les espaces voisins, en tenant compte notamment des performances des armes et des munitions utilisées. Les normes retenues sur les terrains militaires où ont lieu des tirs réels pourraient être utilement consultées à cet égard.

 CONCLUSION

  La lecture rapide de la situation actuelle de la chasse en France, essentiellement nourrie de l’exemple des oiseaux migrateurs, mais dont les conclusions peuvent être appliquées pour l’essentiel aux autres espèces, révèle un retard considérable dans la conception de ce loisir et de son encadrement réglementaire par rapport aux problèmes environnementaux qui nous sont posés aujourd’hui et par rapport aux contraintes actuelles de la société. Il est urgent de repenser totalement la place que la chasse peut avoir dans notre société du XXIème siècle dans un souci de respect de la liberté de chacun et de la durabilité de l’exploitation des populations animales concernées tout en tenant le plus grand compte de leur  statut de conservation. Les quatre points développés ci-dessus pourraient aider à nourrir cette réflexion, ils ne sont pas exclusifs d’autres aspects, mais font probablement partie de ceux qui ne peuvent pas être mis de côté. C’est le travail à accomplir pour sortir de l’impasse actuelle où une partie de la faune sauvage, déjà largement mise à mal par ailleurs, reste prisonnière du monde de la chasse. C’est le chemin à prendre pour que les services officiels chargés de l’environnement en France puissent enfin aborder sereinement et à l’appui d’une démarche scientifique, les questions complexes de la protection de la nature et de ses usages multiples par l’ensemble des citoyens dans leur diversité.

 

Références

 

Bardery, M. 1991. Rapport sur la communication interne à l’Office National de la Chasse. ONC, Paris, 6 pp.

Joxe, P. 2000. L’organisation de la chasse, les relations entre l’Office National de la Chasse et les fédérations de chasseurs et le fonctionnement de l’Office. Rapport du Premier Président de la Cour des Comptes à M. le Ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, et à Madame la Ministre de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement. 9 pp.

Lefeuvre, J-C. 1999. Rapport Scientifique sur les données à prendre en compte pour définir les modalités de l’application des dispositions légales et réglementaires de chasse aux oiseaux d’eau et oiseaux migrateurs en France. Rapport de mission sur la chasse et les oiseaux migrateurs, 131 pp.

ONCFS 2000.  Enquête nationale sur les tableaux de chasse à tir, saison. 1998-1999. Faune Sauvage – Cahiers techniques No. 251, 216 p.

Tamisier, A., Béchet, A., Jarry, G., Lefeuvre, J-C. et LeMaho, Y. 2003. Effets du dérangement par la chasse sur les oiseaux d’eau. Revue d’Ecologie, 58 : 435-449.

 

 

 



[1] Chercheur CNRS à la retraite

[2] Administrateur de l’ONCFS

[3] Ingénieur CNRS à la retraite

[4] Maître de Conférences, Université de Savoie

par Jeno l'écolo publié dans : Contributions. Parte hartzeak. communauté : Nature, faune et flore
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Mercredi 14 mai 2008
Une contribution de Claire Noblia, Présidente de l'association Ardatza-Arroudet. http://ardatzaarroudet.asso.fr



Le moulin Jolibois, à Bardos.

Région extrêmement riche en moulins sur les nombreuses rivières qui dévalent les pentes pyrénéennes, en 1810 il existait 3 020 tournants à roue horizontale en Pays basque- Béarn, ce qui est très largement supérieur au nombre de moulins du département suivant l’Aveyron qui avait 1 976 tournants...
Parallèlement, on dénombrait 800 zones humides dans le département, alors qu’aujourd’hui il n’en reste que 8...  Leur disparition a bien entendu des répercussions importantes sur la flore et la faune... Le busage des cours d’eau quelques ils soient, ont condamné la vie piscicole d’abord dans les estuaires et maintenant dans les zones urbanisées de l’intérieur.

L’énergie hydraulique utilisée par ces très nombreux moulins avait permis de déployer des zones d’emploi disséminées sur l’ensemble du territoire en développant les scieries, les foulons et les centres de tannage... Les moulins pour broyer les céréales ont commencé à l’époque romaine... et leur développement a été important à partir du Moyen Age quand les défrichements et la mise en culture des terres ont accompagné le pèlerinage de Compostelle...


On peut rappeler aussi que plus de 20 moulins à marée ou moulins mer étaient installés sur les rives des rivières dans les estuaires de l’Adour à la Bidassoa. Quant aux moulins à vent, ils ont pratiquement tous disparu, lors de la déroute des armées napoléoniennes en 1813, sous les coups des boulets... et seule la toponymie en garde la mémoire alors que les éoliennes établies sur le territoire de la Communauté autonome de Navarre produisent près de 5 millions de mégawatts.


En 1988, des personnes passionnées ont créé l’association Ardatza, à Ascain, à l’occasion de la grande fête du Pain, organisée à Ciboure. Puis dix  ans après, l’association s’est agrandie au Béarn et à la Navarre en prenant le nom de ARDATZA – ARROUDET (l’axe et le rouet).


L’objectif de la sauvegarde et du développement des moulins est évidemment primordial. Une des manifestations les plus connues est l’organisation de la Journée des Moulins en Juin qui permet à 15 sites environ d’ouvrir les portes de ces lieux magiques à tous les publics. 


La Journée Mondiale des Zones humides a lieu début février et certains de nos adhérents y ont participé. Enfin, un partenariat avec le Conseil Général a attiré l'attention sur le suivi de la présence d'une espèce locale de tortue, la Cistude d'Europe.

Et Goihena, à Licq Atherey.



 

Et voici le Vison d'Europe, un habitué des abords de moulins.


Pour toute information complémentaire, il est conseillé de cliquer sur le site internet : http://ardatzaarroudet.asso.fr 

A suivre: un article sur  le moulin  Peko eihera, de La Madeleine (Donazaharre).

par Jeno l'écolo publié dans : Contributions. Parte hartzeak. communauté : Nature, faune et flore
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Mardi 6 mai 2008

Qui d'autre que Bernard Maris pouvait en une même courte  chronique parler d' économie, des cent ans de Claude Lévi-Strauss ainsi que de son oeuvre et de --- la honte que représente pour notre société l'organisation d'un championnat de déterrage de blaireaux? (http://www.cyberacteurs.org/actions/action.php?id=218)

Lui l'a fait. Cétait le vendredi 2 Mai lors de sa chronique sur les ondes de France Inter où vous pouvez l'entendre du lundi au vendredi de 6 h 48 à 6 h 51.

Merci Oncle Bernard.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Maris



Lévi-Strauss et l'autre économie
Vendredi 2 Mai


Lévi-Strauss fête son centième anniversaire...

Quelle aide, quel soutien peut apporter le grand anthropologue à l’autre économie ?

 

Claude Lévi-Strauss

http://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_L%C3%A9vi-Strauss


 

L’autre économie respecte et écoute l’anthropologie, comme la sociologie, la psychologie, la géographie, l’histoire, tandis que l’économie ordinaire passe toutes ces disciplines à la moulinette du calcul économique. Lévi-Strauss, Mauss sont des personnages éminents de l’autre économie. En particulier par le regard éloigné qu’ils portent sur nos sociétés en étudiant des sociétés différentes. On ne peut comprendre notre économie monétaire et marchande que s’il l’on réfléchit sur des sociétés pratiquant le troc ou le don. Ce fameux regard éloigné on peut également l’avoir en étudiant l’histoire, le moment précapitaliste des sociétés capitalistes.

Un des apports essentiels de Lévi-Strauss concerne la démographie...

 
On sort là du structuralisme, et on rejoint la pensée des vieux économistes, comme Malthus par exemple, dont le nom a donné le malthusianisme. Quand Lévi-Strauss est né, le monde comptait un milliard et demi d’habitants. Il en compte aujourd’hui 6 milliard, bientôt 9, après quoi la population humaine devrait décroître, peut être plus rapidement qu’on ne pense. Ce qu’a souvent exprimé Lévi-Strauss, c’est, je cite, « la difficulté croissante de vivre ensemble ». La pression de la population exerce des ravages sur la biodiversité. Et peut-être la pression démographique pousse-t-elle l’humanité, je cite, encore « à se haïr elle-même ».

 
On rejoint les vieux économistes...

 

Disons que les vieux économistes, j’ai cité Malthus, j’aurais pu citer Ricardo, voire Keynes, avaient une vision extrêmement pessimiste de l’aboutissement du capitalisme : la terre transformée en bidonville.

 

Mais pour terminer sur une note optimiste, songeons à cette dernière trouvaille suédoise : à Stockholm, on va récupérer la chaleur humaine de la gare centrale pour chauffer un immeuble voisin. La chaleur humaine de la gare passera dans des tuyaux pour chauffer 28000 mètres carrés de bureaux, commerces etc. Autrefois les paysans adossaient leurs chambres aux étables pour profiter de la chaleur des bêtes, maintenant les hommes profitent de leur promiscuité, on n’arrête pas le progrès.

 

La phrase : de Lévi-Strauss, elle sera dédiée aux innommables qui vont bientôt organiser un concours de déterrage de blaireaux. Je n’invente rien : un concours de déterrage de blaireaux. « Les droits de l’humanité cessent au moment où leur exercice met en péril l’existence d’autres espèces. »

Bernard Maris.

NDLR : J'en profite pour dire que je viens d'acheter le numéro du mois de Mai du Magazine Littéraire. Consacré à Claude Lévi -Strauss, il donne aussi la parole, entre autres, à deux femmes que j'aime tout particulièrement: Nancy Huston, qui vient de publier un essai "L'espèce fabulatrice"et la philosophe Elisabeth de Fontenay qui dit à quel point les travaux de Lévi-Strauss l'ont aidée dans son oeuvre.



 

par Jeno l'écolo publié dans : Contributions. Parte hartzeak.
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Mardi 22 avril 2008

 

 

 

Une contribution de Xavier Bouchet.

APY - Association nationale, qui oeuvre pour la sauvegarde,  l'élevage, l'utilisation et la promotion de l'Âne des Pyrénées a organisé les 19 et 20 avril 2008 à Saint Martin de Seignanx (64) un   week-end de "débourrage" et de mise à l'attelage d'une dizaine  d'animaux, des hongres de 2 ans pour la plupart.
Une bien sympathique fin de semaine et une grande fierté pour ces  courageux équidés et pour leurs propriétaires...

NDLR : Xavier Bouchet est par ailleurs militant de l'association Gabas Nature.   http://www.gabas.org/




























par Jeno l'écolo publié dans : Contributions. Parte hartzeak.
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Lundi 7 avril 2008
Une contribution de babel : 
http://www.myspace.com/lebabel

Après l'article et les photos que j'ai publiés suite au lâcher  du gypaète si magnifiquement soigné par Hegalaldia, babel m'a envoyé ces quelques lignes. Elles me plaisent bien. Je les publie. Et je ne lui demande même pas son autorisation! Tous les culots, j'ai!  Ceci dit, je me demande si je ne vais pas me convertir au zoroastrisme, moi! Comment dit-on Zoroastre, en Basque?

Très forte, en fait, cette bestiole-là ! Tiens, rien que son nom, dans le très savant site du CNRTL
 ( http://www.cnrtl.fr/etymologie/gypa%C3%A9te ) a cette origine :

Donc c’est un vautour de type “genre d’aigle-aigle” (en phonétique gupos a’étos)... Il me file mal à la tête le petit, il était temps qu’il s’envole.. :-))))
Connaissez-vous la sépulture mazdéenne (ou zoroastrique), sans doute que oui ! Bon, ils ne sont plus que 200 000 au monde, et pas tous pratiquants... C’est une religion venue de Perse, l’Iran d’aujourd’hui. Comme les Chiites Iraniens sont très tolérants à condition d’être musulman comme eux, ils se sont repliés en Inde surtout vers Bombay. Quand un homme meurt, chez eux, on place son cadavre en haut d’une ziggourat nommée “tour du silence”, et (n’écoutez pas ce qui est dit sur wikipédia à ce sujet), c’est un honneur. Les vautours, oiseaux divins, sont le symbole du zoroastrisme, comme la croix pour les chrétiens :




Ils sont chargés (semble-t-il) de dissocier la matière impure et l’âme pure de l’homme destiné au jugement du Dieu Très Bon Immatériel et Lumineux, Ahura Mazda, en se nourrissant du cadavre, et selon certaines sources, portent l’âme au ciel en s’envolant. Ils séparent ainsi le mal du bien, la matière de l’esprit.
Visiblement, ce gypaète n’avait pas eu le temps d’être nommé.... Faut réparer ça !
Je vous propose de l’appeler, avec respect  Faravahar (ou Farohar, Firavarti ou Fravahar), nom du symbole de la religion zoroastrienne, qui mêle avec harmonie le vautour et l’homme... Regardez ci-dessus si vous ne me croyez pas !!!
Bon “Far’”, pour les intimes, ça suffirait.... Car :

Vole bien, Far
Far far far away...
Vole bien
Far far far again...
Mais come back
Far avec des petits farfadets
Et  tourne tourne là haut
Pour libérer le plus beau
Tout ligoté en nous.
Vole bien, Far
Far away...


03 avril 2008.

babel
par Jeno l'écolo publié dans : Contributions. Parte hartzeak.
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Mercredi 12 mars 2008


chasseur.JPG
"Chasse et pêche". Claude Serre (http://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Serre)
Editions Glénat. 1995.


Facile, pour l’ultra-prédateur de zigouiller, dépecer, émincer, électrifier, intoxiquer les autres chainons du vivant…  le chainon entre l’homme et les animaux n’est pas un chainon manquant, mais un chaînon manqué : le goût du sang pour se savoir le maître.
Plus l’homme est en manque d’hommages, plus l’animal est en danger.
Pourtant je ne suis pas végétarien : ça vous la coupe ?
Mais je ne suis qu’un charognard…. De l’espèce homo sapiens, omnivore : c’est ma nature animale. De façon générale, en barquette, viande aseptisée au supermarché : c’est ma nature humaine. Salades, racines, bœufs : je mange du vivant. Normal, la chimie a mauvais goût. Et elle nous rend malade. Monsanto, Méphisto, vade retro ! Les gélules n’auront jamais 3 étoiles au Michelin.
J’ai rencontré des chasseurs. Chasseurs = humains, donc écoute. Je les ai suivis, dans leurs repérages. Une cagée de faisans nourris chaque jour par l’homme saura-t-elle s’en méfier une fois lâchée ? Doutes… Les ravages d’un écosystème déséquilibré, où les bestioles deviennent des « nuisibles » ? Pas vraiment faux… Comment réintroduire lynx, renards, et même des loups en nos forêts (l’auroch dit-on était merveilleux) ? Cette « chasse » au piège est un pis-aller. En attendant que chaque niche écologique soit logiquement peuplée. Ou repeuplée.
Je ne supporte pas dans la viande le goût de l’acharnement à raser la vie, la prétention au trophée, et la souffrance inutile.
Ma fille a reçu un cochon d’Inde en cadeau (étrange idée que de vendre des vivants…) ; ses ancêtres sont encagés depuis tant de générations que la bestiole vit sa cage comme un palais. Mais il me faut bien regarder ses yeux quand je la nourris. Et dans ce regard dépendant, je reçois tout mon devoir : faire de ses six ans de vie quelque chose qui soit cochon-d’indement digne. C’est agréable quand elle roucoule sans me regarder parce que j’ai pensé à lui rapporter des branches de fenouil…
Facile, pour l’ultra-prédateur de soigner, panser, suturer, protéger, soigner les autres chainons du vivant…  le chainon entre l’homme et les animaux n’est plus un chainon manqué, mais un chainon vivace : le goût de l’unique vie dans nos multiples sangs et sèves…
J’entends battre, sur mes os, nos sangs pour me savoir naître en homme, parmi les autres sangs et sèves qui ne sont pas d’homme.


 babel, vendredi 7 mars 2008, quelque part en Rhénanie.
(et à ce jour, consanguin de toutes choses)
http://www.myspace.com/lebabel

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Mardi 4 mars 2008
 
Dans « Avant que Nature ne meure », le livre du Professeur Jean Dorst, dont la première édition date de  1965,  une grande place est réservée   à ce thème "Par le fer et par le feu, la destruction des terres par l’Homme ». L’érosion accélérée par les activités humaines désordonnées et irrespectueuses en est le souci permanent. Ce livre rejoint  celui d’André Birre « Un grand problème humain, l’humus », paru à la même époque où l’on découvre, entre autres, les inquiétudes à ce sujet d’un certain Victor Hugo. C’est dire si certaines prises de conscience contemporaines  sont tardives et timides----

Ecobuage.jpg
Un "écobuage" ou feu pastoral.
 
Dans les années 70, Manex Lanatua a pratiqué le métier de berger en montagne Basque. Un grave accident l’a contraint à cesser cette activité. A l’époque, déjà, il était en complet désaccord avec l’écobuage, cette pratique pastorale de mise à feu de la montagne. Aujourd’hui qu’il est apiculteur, « berger d’abeilles », ce désaccord est encore plus vif. Même si bien d’autres pratiques agricoles  mettent de nos jours en péril la survie des abeilles et des insectes en général, (monoculture, mono élevage, fenaison hâtive, réduction des surfaces boisées, pesticides, OGM, etc), il n’hésite pas à déclarer « Nous sommes des sinistrés du feu ».
Dans le département, ils sont environ 350 apiculteurs déclarés, ce qui représente à peu près 20 000 ruches dont les abeilles s’activent pour le bien commun. « Cette noble activité, activité de paix par excellence, tente de survivre dans une ambiance de guerre ouverte. Ces feux terribles, nous les regardons avec angoisse détruire des centaines d’hectares de ce que nous pourrions appeler les « pâturages de nos abeilles. ». 

insecte-fond-ecran-abeille-tn_09.jpg
                                                            Photo Patrice Morin.

Manex a bien voulu répondre à quelques questions:
 
Manex, que penses-tu de la pratique de l’écobuage ?
 
Je n’ai jamais mis le feu à la montagne et je ne le mettrai jamais. C’est un acte de mort. Il s’agit de tuer la nature. Or, qu’est-ce que la nature ? C’est vous, c’est moi, c’est l’ensemble des êtres vivants. Brûler la montagne, c’est se mettre à mort soi-même. Tout acte de destruction opéré contre la nature est un acte de destruction opéré contre soi-même. Ces incendies, que je considère comme criminels, sont également des actes suicidaires. Il n’y a que du négatif et du mortifère dans l’acte d’allumer des incendies de montagne.
 
Certains mettent en avant la notion de « tradition ». Qu’en penses-tu ?
 
Comme dans beaucoup d’autres domaines, il y a confusion dans la tête des éleveurs. Nombreux sont encore ceux qui pensent que ces incendies volontaires sont une bonne chose. Quant à moi, je suis absolument persuadé que cette pratique de la tradition basque est mauvaise. Ce n’est pas parce qu’une coutume est dans le droit fil de la tradition que cette coutume est bonne. Il y a dans la tradition du peuple basque de bonnes et de mauvaises choses. Les mauvaises sont à laisser de côté. En outre, je ne comprends pas comment quelqu’un peut brûler ce qui le nourrit. Car c’est bien la montagne qui nourrit le bétail qui nourrit ensuite le berger ou le paysan. Incendier la montagne, est-ce une façon de la remercier ? Quelque chose ne tourne plus rond. C’est l’absurdité la plus totale car, avant toute chose, le fondement de la véritable tradition n’est-il pas l’amour et le respect de la terre ? Il y a encore à peine quarante ans, les hommes et les femmes qui nous ont précédés ont pratiqué et entretenu cet amour et ce respect. Cela aussi se cultivait. L’amour de la terre, c’était leur culture. Puis par la divinisation de l’idée de progrès, ne jugeant et ne jaugeant que par lui, l’harmonie a été rompue. Tout n’est plus maintenant que rivalité. La relation homme/nature est elle aussi conflictuelle. Aujourd’hui, vivre en harmonie avec la nature, les animaux, les autres humains, tous les êtres vivants, la plupart des humains s’en foutent. Seul compte leur profit immédiat, c’est -à dire l’argent, divinité suprême de notre époque. Pourtant, comme disaient les indiens " La terre ne nous appartient pas. Nous l’empruntons à nos enfants. " Je suis persuadé que le Pays Basque est pourtant le lieu idéal pour promouvoir une agriculture respectueuse de l’avenir et du vivant.
D’abord et avant toute chose, nous devons tous nous imprégner de cette idée que nous ne sommes pas seuls au monde. Tout acte que chacun pose en montagne a des conséquences pour les autres utilisateurs de cette même montagne. A preuve, par exemple, Monsieur Lacoste, de St Just Ibarre, producteur de porcs, qui a perdu quinze hectares de forêts, sous-bois et landes à cause
d’incendies incontrôlés. " Les dommages causés se répercuteront sur plusieurs années ", déclare-t-il.


Lucanes2.jpg
            Bien d'autres insectes, comme ces Lucanes, payent un lourd tribu aux feux pastoraux.
                                         Photo : Laurence Goyeneche.
 
Et les conséquences pour les apiculteurs, quelles sont-t-elles ?
Il s’agit d’une véritable catastrophe. Le feu détruit des centaines de variétés de fleurs. Beaucoup ont déjà disparu pour toujours. Peut-être certaines avaient-elles la capacité de guérir des maladies. On ne le saura jamais. Le feu détruit aussi les insectes pollinisateurs. Ainsi des variétés de bourdons de montagne ont déjà disparu. Des variétés d’abeilles sauvages se raréfient. Sans parler des lapins, des lièvres et autres animaux qui meurent carbonisés. Et que dire des " pottok ", des chèvres et des brebis qui ont brûlé dans leurs bergeries ?
Mais revenons à l’apiculture. Il faut savoir que contrairement aux bergers et paysans, les apiculteurs travaillent sans la moindre prime. Lorsqu’un flan de montagne fleuri de bruyères disparaît dans les flammes, l’éleveur d’abeilles devra attendre huit ou dix ans avant de faire une nouvelle récolte. Oui, tout acte individuel a des conséquences pour les autres et pour la nature.
 
DSC02922.jpg
                                               Quelques pottok à l'"excellente dentition".
                                               Photo: Jean Hicaubert.


Alors, que faire ?
- D’abord, cesser de penser que la montagne est un tas de m… couverte de cochonneries que le feu " nettoie ". Pour nous, la ronce et la bruyère sont une bénédiction des dieux. Avec ce tas de " saletés ", les abeilles font du miel. Qui peut faire mieux ?
- Au moins pour un certain temps, il faut totalement interdire ces feux destructeurs, laisser le temps à    la nature de reprendre force, à l’humus de se reconstituer. Dans ce cadre, il faudra réserver des zones à l’apiculture.
-Il faut promouvoir la machine à débroussailler. Là où elle ne peut aller, il faut laisser faire le travail aux pottok qui ont une excellente dentition ---- En outre, si le système de l’écobuage doit-être pratiqué, je dirais, que vu ses dangers, il faut absolument assurer une véritable formation/information des éleveurs susceptibles de l’utiliser. Il faudrait que les éleveurs se regroupent pour ne pas se laisser déborder par l’incendie. Dans ces cas là, il ne faut pas oublier que ce sont les pompiers qui risquent leur vie.
 - Il faut sans doute aussi réunir autour d’une table les différents " utilisateurs " de la montagne
- Enfin, il faut reboiser avec des essences locales ( châtaignier, chêne, hêtre, tilleul, etc ) et aider financièrement ceux qui vraiment ( j’insiste sur le mot vraiment ) travaillent avec la nature et non pas contre elle.
 

 

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Lundi 3 mars 2008
Lettre aux citoyens d'Aquitaine

Alain Juppé et Alain Rousset, rivaux et complices dans la course aux grands aménagements

En ces temps d’espoirs consécutifs à Grenelle où tous les discours d’hommes politiques ont viré au
vert, les voix de nos grands leaders aquitains n‘ont pas échappé à ce mimétisme médiatique qui fait
contraste avec l’omerta des années passées sur la crise environnementale que l’humanité traverse en
ce début du XXI ième siècle. Il est vrai que dans le contexte électoral actuel, ce mimétisme devient
même parfois caricatural. Surtout lorsque l’on confronte nos nouveaux convertis avec leurs prises
de position publiques sur les grands projets d’aménagement dont est gratifiée l’Aquitaine depuis
quelques années. De ce point de vue, il est incontestablement difficile de prétendre départager nos
deux grands compétiteurs à la mairie de Bordeaux
Après avoir pris la posture du « plus vert que moi, tu meurs », il n’y a pas un seul jour où l’un des
deux ne défende les grands projets d’infrastructures de transport, tels que l’A65 et la LGV qui
devrait y être accolée. Pour le grand contournement, il est simplement dit dans l’accord passé entre
les Verts et le candidat Rousset que « le projet de grand contournement n’est plus d’actualité »,…
….du moins, durant le temps des élections, tandis que son adversaire adopte le même profil bas !
Tout le monde aura compris !
Quand au pont levant Bacalan-Bastide, c’est un curieux silence radio pour un projet qui concerne
directement la ville de Bordeaux, autant d’ailleurs de la part du candidat ROUSSET que du
candidat JUPPÉ.
Faut-il rappeler que, contrairement aux mensonges officiels, tous ces projets pharaoniques sont en
totale contradiction avec les conclusions du "Grenelle de l'environnement" sur la nécessité de
réduire les émissions de gaz à effet de serre et le plan Climat d’Aquitaine voté par le Conseil
Régional, en particulier dans les transports ? Sans compter que sur le plan social, il est curieux de
voir, dans le dossier de l’A65, un socialiste convaincu défendre une entreprise capitaliste
concessionnaire comme Aliénor, filiale d’ Eiffage, fixant le péage autoroutier à plus de 16 euros
entre Langon et Pau, un tarif dissuasif pour la population rurale modeste du Sud Gironde, mais
accessible aux catégories bordelaises privilégiées qui l’emprunteront pour aller au ski dans les
Pyrénées !
Quand au futur projet de LGV vers l’Espagne par Captieux qui, paraît-il est le plus court chemin
pour aller vers Hendaye (mais certainement pas pour le contribuable !), il s’agirait d’une nouvelle
infrastructure bouleversant les équilibres naturels et le cadre de vie des habitants du Sud Gironde,
construite au prétexte d'améliorer le transport ferroviaire de marchandises alors qu'il s'agit
uniquement d'accroître la mobilité de cadres pressés!! Les mensonges officiels ont toujours fait
partie de la propagande politique ! En tous les cas, curieux projet au moment où plus que jamais la
SNCF se dégage du fret et où les vrais besoins de déplacements quotidiens de l’agglomération
bordelaise concernent les transports de proximité représentés par le TER !!!
A moins que finalement cette débauche de béton ne cache un geste de générosité à l’égard de
l’industrie du BTP ?
En vérité tous ces projets pharaoniques, aussi inutiles et dispendieux pour la collectivité que
destructeurs des espaces naturels qui font la qualité de vie de notre région d’Aquitaine, ne sont que
le reflet d’une conception obsolète du progrès qui a été celle des trente glorieuses dont on a vu où
elles nous ont menés. Ils sont en tous les cas révélateurs d’une crise majeure de notre système
politique qui ne laisse aucun espace à une opposition authentique. Que signifie donc une
compétition électorale qui met en présence des candidats de bords politiques prétendument opposés
mais qui ne savent avancer de concert que l’oeil constamment fixé dans le rétroviseur ?

La coordination des associations d’Aquitaine en matière de transport:

ARLP (Association Régionale Langon-Pau), Aquitaine-Alternative, CADE (Collectif de Défense de
l'Environnement), LEA (Landes Environnement Attitude), LGPE (Lande Graves Palus
Environnement), Ortzadar, Transcub, Vivre dans la Lande ....
 
 

 

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Vendredi 29 février 2008

Communiqué de presse des Verts du 28 février 2008 

 
Ingrid Betancourt en danger de mort : 
appel aux FARC à la relâcher immédiatement



Les Verts ont appris avec horreur et indignation les témoignages des quatre otages relâchés hier par les FARC concernant l'état de santé et les mauvais traitements que continue de subir Ingrid Betancourt. Non contents de l'avoir prise en otage depuis six ans, ce qui est un crime en soi, les FARC y ajoutent une cruauté et des traitements inhumains qui font craindre une issue tragique à brève échéance.

Les Verts réitèrent à Ingrid Betancourt leur amitié et leur solidarité, ils l'appellent à résister jusqu'au bout de ses forces pour retrouver la liberté.

Les Verts réitèrent leur appel aux FARC à relâcher immédiatement, unilatéralement les quatre civils « négociables » qu'ils gardent encore en otage et en tout premier lieu Ingrid Betancourt, qui est la dernière femme parmi eux, la plus malade et la plus en danger. 


Les Verts
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Présentation.Agerpen

  • : Le blog de Jeno l'écolo
  • jenolekolo
  • : prédateurs faune animaux Oiseaux mares societe
  • : Le blog de Jenofa Cuisset, citoyenne du monde enracinée en Pays Basque, combattante de l'écologie associative et politique. En Mai 2007, j'avais, avec Jean-Rémy Treyture (Président du Comité pour la Vie en vallée d'Aspe) créé un blog de campagne, en tant que candidats des Verts aux législatives sur la quatrième circonscription des Pyrénées Atlantiques. Ce temps étant révolu, il nous a semblé logique de le fermer. Contre toute attente, l'envie m'est venue de lui donner une suite, plus […]
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La citation du moment.

"Il n'y a guère de cause dont on souhaiterait le succès si l'on voyait tout ce qui fermente dans le coeur de ses défenseurs".
Jean Rostand.

Adhérez aux Verts!

verts.jpgComment? Vous n'avez pas encore adhéré aux Verts?
Nolaz? Ez zira oraino Berdeen kide?
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