Dimanche 10 février 2008

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Plus de douze arbres "taillés " (?) en Mai 2007.

Quand Claude Perez m'a envoyé ce texte et ces photos, je me suis trouvée devant un dilemne. Je classe ça dans quelle catégorie : contribution ou "célébration de l'arbre"?
J'ai choisi la deuxième hypothèse. Je sais que l'auteur n'y trouvera rien à redire.  Ce n'est pas une question d'ego mais de fraternité avec les arbres et plus généralement  avec le Vivant.


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"Taillé" fin Mai 2007.

undefined La ville d'Hendaye se meurt d'être vendue aux promoteurs immobiliers.
Mais le Maire socialiste Kotte Ecenarro, encore en place, mais pas pour longtemps, nous l'espérons, ne s'arrête pas en si bon chemin.....Tous ces  platanes, ça fait des arbres à élaguer et des feuilles à ramasser......Mais coup de bol, il paraît qu'ils sont malades. Et crack,  "Massacre à la tronçonneuse au pays de la Rose". C'était au mois de mai  de cette année, le long d'un petit jardin appelé" Belcénia", où Amaxti  m'emmenait jouer quand j'étais un peu plus jeune..... Le Maire à la Rose  a aussi fait enlever les bancs.....C'est plus propre! Il n'y a plus  personne dans le petit jardin, même plus les Sdf sur les bancs....Par  contre les platanes repoussent allègrement. Faudra y aller à l'acide !


 Claude Perez


  Deux mois après, ils poussent avec force...

 

 


 

par Jeno l'écolo publié dans : Célébration de l'arbre
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Mardi 22 janvier 2008

 paloum--re1.jpg
Photos : Yvan Puntous.
http://images-du-pays-des-ours.blogzoom.fr/
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Wood's town

conte fantastique
par Alphonse Daudet ( http://www.alphonsedaudet.org/)

L'emplacement était superbe pour bâtir une ville. Il n'y avait qu'à déblayer les bords du fleuve, en abattant une partie de la forêt, de l'immense forêt vierge enracinée là depuis la naissance du monde. Alors abritée tout autour par des collines boisées, la ville descendrait jusqu'aux quais d'un port magnifique, établi dans l'embouchure de la Rivière-Rouge, à quatre milles seulement de la mer.
Dès que le gouvernement de Washington eut accordé la concession, charpentiers et bûcherons se mirent à l'oeuvre ; mais vous n'avez jamais vu une forêt pareille. Cramponnée au sol de toutes ses lianes, de toutes ses racines, quand on l'abattait par un bout elle repoussait d'un autre, se rajeunissait de ses blessures ; et chaque coup de hache faisait sortir des bourgeons verts. Les rues, les places de la ville à peine tracées étaient envahies par la végétation. Les murailles grandissaient moins vite que les arbres et, sitôt élevées, croulaient sous l'effort des racines toujours vivantes.
Pour venir à bout de cette résistance où s'émoussait le fer des cognées et des haches, on fut obligé de recourir au feu. Jour et nuit une fumée étouffante emplit l'épaisseur des fourrés, pendant que les grands arbres au-dessus flambaient comme des cierges. La forêt essaya de lutter encore, retardant l'incendie avec des flots de séve et la fraîcheur sans air de ses feuillages pressés. Enfin l'hiver arriva. La neige s'abattit comme une seconde mort sur les grands terrains pleins de troncs noircis, de racines consumées. Désormais on pouvait bâtir.
Bientôt une ville immense, toute en bois comme Chicago, s'étendit aux bords de la Rivière-Rouge, avec ses larges rues alignées, numérotées, rayonnant autour des places, sa Bourse, ses halles, ses églises, ses écoles, et tout un attirail maritime de hangars, de douanes, de docks, d'entrepôts, de chantiers de construction pour les navires. La ville de bois, Wood'stown - comme on l'appela, - fut vite peuplée par les essuyeurs de plâtres des villes neuves. Une activité fiévreuse circula dans tous ses quartiers ; mais sur les collines environnantes, dominant les rues pleines de foule et le port encombré de vaisseaux, une masse sombre et menaçante s'étalait en demi-cercle. C'était la forêt qui regardait.
Elle regardait cette ville insolente qui lui avait pris sa place au bord du fleuve, et trois milles d'arbres gigantesques. Tout Wood'stown était fait avec sa vie à elle. Les hauts mâts qui se balançaient là-bas dans le port, ces toits innombrables abaissés l'un vers l'autre, jusqu'à la dernière cabane du faubourg le plus éloigné, elle avait tout fourni, même les instruments de travail, même les meubles, mesurant seulement ses services à la longueur de ses branches. Aussi quelle rancune terrible elle gardait contre cette ville de pillards !
Tant que l'hiver dura, on ne s'aperçut de rien. Les gens de Wood'stown entendaient parfois un craquement sourd dans leurs toitures, dans leurs meubles. De temps en temps, une muraille se fendait, un comptoir de magasin éclatait en deux bruyamment. Mais le bois neuf est sujet à ces accidents, et personne n'y attachait d'importance. Cependant, aux approches du printemps, - un printemps subit, violent, si riche de séves qu'on en sentait sous terre comme un bruissement de sources, - le sol commença à s'agiter, soulevé par des forces invisibles et actives. Dans chaque maison, les meubles, les parois des murs se gonflèrent, et l'on vit sur les planchers de longues boursouflures comme au passage d'une taupe. Ni portes, ni fenêtres, rien ne marchait plus. - «C'est l'humidité, disaient les habitants. Avec la chaleur, cela passera.»
Tout à coup, au lendemain d'un grand orage venu de la mer, qui apportait l'été dans ses éclairs brûlants et sa pluie tiède, la ville en se réveillant eut un cri de stupeur. Les toits rouges des monuments publics, les clochers des églises, le plancher des maisons et jusqu'au bois des lits, tout était saupoudré d'une teinte verte, mince comme une moisissure, légère comme une dentelle. De près, c'était une quantité de bourgeons microscopiques, où l'enroulement des feuilles se voyait déjà. Cette bizarrerie des pluies amusa sans inquiéter ; mais, avant le soir, des bouquets de verdure s'épanouissaient partout sur les meubles, sur les murailles. Les branches poussaient à vue d'oeil ; légèrement retenues dans la main, on les sentait grandir et se débattre comme des ailes.
Le jour suivant, tous les appartements avaient l'air de serres. Des lianes suivaient les rampes d'escalier. Dans les rues étroites, des branches se joignaient d'un toit à l'autre, mettant au-dessus de la ville bruyante l'ombre des avenues forestières. Cela devenait inquiétant. Pendant que les savants réunis délibéraient sur ce cas de végétation extraordinaire, la foule se pressait dehors pour voir les différents aspects du miracle. Les cris de surprise, la rumeur étonnée de tout ce peuple inactif donnaient de la solennité à cet étrange événement. Soudain quelqu'un cria : «Regardez donc la forêt !» et l'on s'aperçut avec terreur que depuis deux jours le demi-cercle verdoyant s'était beaucoup rapproché. La forêt avait l'air de descendre vers la ville. Toute une avant-garde de ronces, de lianes s'allongeait jusqu'aux premières maisons des faubourgs.
Alors Wood'stown commença à comprendre et à avoir peur. Évidemment la forêt venait reconquérir sa place au bord du fleuve ; et ses arbres, abattus, dispersés, transformés, se déprisonnaient pour aller au-devant d'elle. Comment résister à l'invasion ? Avec le feu, on risquait d'embraser la ville entière. Et que pouvaient les haches contre cette séve sans cesse renaissante, ces racines monstrueuses attaquant le sol en dessous, ces milliers de graines volantes qui germaient en se brisant et faisaient pousser un arbre partout où elles tombaient ?
Pourtant tout le monde se mit bravement à l'oeuvre avec des faux, des herses, des cognées ; et l'on fit un immense abattis de feuillages. Mais en vain. D'heure en heure la confusion des forêts vierges, où l'entrelacement des lianes joint entre elles des pousses gigantesques, envahissait les rues de Wood'stown. Déjà les insectes, les reptiles faisaient irruption. Il y avait des nids dans tous les coins, et de grands coups d'ailes, et des masses de petits becs jaseurs. En une nuit les greniers de la ville furent épuisés par toutes les couvées écloses. Puis, comme une ironie au milieu de ce désastre, des papillons de toutes grandeurs, de toutes couleurs, volaient sur les grappes fleuries, et les abeilles prévoyantes qui cherchent des abris sûrs, au creux de ces arbres si vite poussés installaient leurs rayons de miel comme une preuve de durée.

paloum--re3.jpg
Vaguement, dans la houle bruyante des feuillages, on entendait les coups sourds des cognées et des haches ; mais le quatrième jour tout travail fut reconnu impossible. L'herbe montait trop haute, trop épaisse. Des lianes grimpantes s'accrochaient aux bras des bûcherons, garrottaient leurs mouvements. D'ailleurs les maisons étaient devenues inhabitables ; les meubles, chargés de feuilles, avaient perdu leurs formes. Les plafonds s'effondraient, percés par la lance des yuccas, la longue épine des acajoux ; et à la place des toitures s'étalait le dôme immense des catalpas. C'est fini. Il fallait fuir.
A travers le réseau de plantes et de branches qui se resserraient de plus en plus, les gens de Wood'stown épouvantés se précipitèrent vers le fleuve, emportant le plus qu'ils pouvaient de richesses, d'objets précieux. Mais que de peine pour gagner le bord de l'eau ! Il n'y avait plus de quais. Rien que des roseaux gigantesques. Les chantiers maritimes, où s'abritaient les bois de construction, avaient fait place à des forêts de sapins ; et dans le port tout en fleurs, les navires neufs semblaient des îlots de verdure. Heureusement qu'il se trouvait là quelques frégates blindées sur lesquelles la foule se réfugia et d'où elle put voir la vieille forêt joindre victorieusement la forêt nouvelle.
Peu à peu les arbres confondirent leurs cimes, et, sous le ciel bleu plein de soleil, l'énorme masse de feuillage s'étendit des bords du fleuve à l'horizon lointain. Plus trace de ville, ni de toits, ni de murs. De temps en temps un bruit sourd d'écroulement, dernier écho de la ruine, ou le coup de hache d'un bûcheron enragé, retentissait sous la profondeur du feuillage. Puis plus rien que le silence vibrant, bruissant, bourdonnant, des nuées de papillons blancs tournoyant sur la rivière déserte, et là-bas, vers la haute mer, un navire qui s'enfuyait, trois grands arbres verts dressés au milieu de ses voiles, emportant les derniers émigrés de ce qui fut Wood'stown... 

Je ne vais pas vous dire que c'est une contribution--- Malgré mes nombreux efforts, je n'ai pas réussi à contacter Alphonse Daudet-----

En tous cas, ce texte me fait planer. J'assume mais j'entends déjà le choeur des vierges "Oh la la, Jenofa, elle n'aime pas les humains, elle n'aime que les arbres! Honte à elle!"
M'en moque.
Merci à Roland de Miller ( http://www.bibliecologie.com/  ) qui m'a fait connaître "Wood's town", il y a déjà un fameux bail.

 

par Jeno l'écolo publié dans : Célébration de l'arbre
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Mercredi 28 novembre 2007

img-7385.jpgCelui-là, un érable, poussait librement.
Photo Luc Romann



Pour l'occasion, pour fêter dignement le mois de Novembre, habituellement désigné comme le plus en adéquation avec la plantation d'arbres,  j'ai relu quelques lignes de Benoîte Groult. Quelques-unes seulement, hélas, mais , tous et toutes autant que nous sommes dans cette société, nous ne faisons que courir après le temps.
Il n'empêche---- grâce à ces quelques lignes, je me suis souvenu à quel point Benoîte aime Annie Leclerc,  à qui je voue, moi aussi, une véritable vénération et qui nous a quittés il y a un peu plus d'un an. Pour mémoire, c'est elle qui écrivait " C'est bien la vie et la jouissance d'elle seule que devront porter les vraies révolutions". Pour mémoire également, il y a peu est sorti chez "Actes Sud", un livre d'hommage à Annie Leclerc que nous devons à Nancy Huston.
Fin de la digression.

Benoîte Groult aime les arbres et ne s'en cache pas. Elle les aime libres, grands, sans entraves. Se révoltant contre l'insupportable manie du Sud-Ouest de l'Hexagone (Pays Basque compris, hélas!) de vouloir réduire les platanes à l'état de sinistres moignons et celle, dans toute la France, de ne laisser régulièrement  aux arbres des bords de route qu'un pauvre tronc décharné, elle écrivait dans "Ainsi soit-elle" :

"Pour justifier ces nains mutilés qui n'ombragent même plus nos routes, on entend beaucoup dire qu'une taille sévère fait du bien aux arbres. Il suffit de les voir dans le Massif Central, par exemple, où on les a laissés vivre sans chercher à leur faire du bien. On reste ainsi saisi d'admiration devant ces patriarches intacts. on avait oublié que c'était ça, un arbre!".


RouteMarsa2-580x435.jpgNe vous plaignez pas, les arbres! On vous dit que c'est pour votre bien!






par Jeno l'écolo publié dans : Célébration de l'arbre
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Lundi 26 novembre 2007

Pagatxa.JPG

Le Samedi  8 Décembre, 1000 hêtres seront plantés en Basse Navarre, très exactement à Donaixti (Saint-Just Ibarre). Cinq-cents autres seront distribués et replantés chez des particuliers. Ceci grâce :
 *à la Fédération Seaska, qui regroupe les ikastola (écoles en langue Basque) primaires ainsi que les collèges et le lycée de cette filière créée et portée à bout de bras par la ferveur populaire.
* à l'association Pagatxa, créée à cette occasion. Rappelons que Pagoa, en Basque, signifie Hêtre.

Dans ce petit coin d'Oztibarre, une ikastola primaire et un collège neuf viennent d'être construits. Cela a été rendu financièrement  possible, entre autres, par les dons des parents et de ce que l'on nomme ici les "laguntzaile", qui ne sont pas forcément parents concernés mais savent tout-de-même mettre la main à la poche.
Pour chaque don, le donateur savait qu'un hêtre, arbre par excellence de la forêt d'Irati, serait planté en son nom.
Et c'est bien ce qui va se passer le 8 Décembre.

Contact : Association Pagatxa Elkartea
Herriko Etxea Mairie
64120 Larzabale
Tel : 05 59 37 88 18.
pagatxa@euskalherria.org
www.pagatxa.mundua.com



Ipar Euskal  Herri barnekaldian
Behe Nafarroa eta Xiberoko mugan
Beltxu eta Zaboze mendien azpian,
Maule, Donapaule eta Garazi herrien artean,
kokatzen da Oztibarre ibarra,
zortzi herrixkek osatzen dutela.

Iratiko pago oihan handiak
lotzen du Xiberoa eta Nafarroa.

Arballa, hunen adarra luzatzen da Oztibarreraino
Oihan beltza eta Zaboze oihanetan
--- eta hor sortzen da

errotik enborra
enborretik adarra
adarretik pagatxa
erroetarik pagoa

Berdin Euskara, hizkuntza zaharrak
lotzen ditu Xiberoa, Nafarroa, 
eta Euskal Herri guzia.

Arbasoetarik gutara
Gutarik haurretara
Haurren ahoetarik Gerora
Arbasoetarik Euskara.

par Jeno l'écolo publié dans : Célébration de l'arbre
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Dimanche 25 novembre 2007

Fabriquer-de-la-verdure.jpgCliquez sur l'image pour lire le texte...

Ouaih, ouaih---- Ca, c'est Etienne qui le dit. "Si vous cliquez, vous lirez".
Ce qu'il ne dit pas, Etienne, ( http://correspondant-de-presse-64.over-blog.com/ )  c'est qu'il faut pour ça le logiciel trucmuche (excusez-moi, j'ai déjà oublié le nom). Alors, si vous ne l'avez pas le logiciel trucmuche, tant pis pour vous. Tant pis pour nous, puisque je ne l'ai pas non plus.
Consolez-vous, ce n'est pas très grave.
Il s'agit juste d' une fiche "technique" (autodérision---) que j'ai retrouvée dans les entrailles de la maison et qui date de 1970.
A cette époque, mes copains de Jeunes et Nature et moi, nous avions passé un accord avec les éditions "Delachaux et Niestlé". Elles nous imprimaient un recto "technique "(hi, hi!), rédigé par nos soins avec une pub pour elles à l'arrière. Au verso de celle-ci, figure, et je n'en suis pas peu fière, l'ouvrage du Professeur Jean Dorst "Avant que Nature ne meure". Même que c'était la première édition et qu'il y avait une faute de Français dans le titre. Si, si! Il manquait le "ne" de "ne meure". C'est curieux cette manie que j'ai d'être en possession des premières versions avec faute. Pour l'association "Organbidexka Col Libre", par exemple, j'ai encore sur mes jumelles, la première édition de l'autocollant où apparaissait "Orgambideska". Si je vous le dis!

Ah oui, il faut que je précise: le chef-d'oeuvre de bonne volonté ci-contre est mon oeuvre. Plus B A que ça, tu ne vas pas trouver. Mais j'assume.Je suis, j'étais, et depuis longtemps déjà une soeur passionnée des arbres et de la forêt. Si vous avez le logiciel trucmuche, vous pourrez lire la signature en bas. Avant la basquisation de mon prénom, je me prénommais Geneviève. Et bien que ce soit le choix de mon père, je n'aimais pas trop. J'aurais préféré de loin Sylvie, qui était le choix de maman. Et Sylvie, c'est l'une des "Filles du feu"  de Gérard de Nerval, fils des forêts du pays de Valois. C' est la Sylva latine, la Sylve originelle, l'Oihana basque ( dont il ne reste, des milliers de fois hélas,  que quelques zones relictuelles), la forêt, ma maison, ma famille, ma seule patrie s'il faut absolument en posséder une. 

"L'homme qui plantait des arbres "de Jean  Giono, vit en moi depuis toujours. Tout comme cette déclaration de Julos Beaucarne "Si l'on me donnait un vaste territoire chauve, je planterais tant que le jour est long des arbres. A la fin de ma vie, je serais le père d'une forêt". Julos, je ne serai jamais la mère d'une forêt, mais depuis le temps que je me prends pour un petit Poucet qui aurait remplacé  miettes de pain  et cailloux par de jeunes plants, je suis certaine d'être déjà déjà mère de nombreux bosquets et bouquets d'arbres en Pays Basque et en de nombreux coins de France.

 Revenons-en à cette question du prénom. Papa a gagné. Et il m'arrive de me demander si ce n'est pas ce prénom de Geneviève ou de Jenofa qui  me pousse à me dresser depuis l'enfance devant les Attila de toutes sortes qui peuplent notre époque formidable, que l'on dit moderne de surcroît. Cependant, lorsque l'on voit ce que Lugdunum est devenu, on se demande si ma Sainte Patronne, patronne également de la ville de Paris,n'aurait pas mieux fait de laisser les Huns accomplir leur oeuvre destructrice. Il paraît que là où ils passaient, l'herbe ne repoussait pas. Mais vu la réalité d'aujourd'hui, on est en droit de se demander si le remède n'a pas été pire que le mal.

CERFMK-03.jpg
Ce beau forestier qui porte des ---bois ----a été photographié il y a peu par ma cousine Monique en forêt de Compiègne.
Le grand-père de Monique, André Dumont, cousin germain de mon homme des bois de  père, bien malgré-lui déraciné et posé en une ville qu'il ne songrait qu'à fuir à la moindre occasion afin de recouvrer la liberté du bon sauvage , avait créé dans les année 60 la première association de défense des forêts de l'Oise.

Mais pourquoi donc est-ce que je vous raconte tout ça, moi? Pourquoi donc suis-je en train de me laisser aller à ce déballage dégoulinant?
Peut-être tout simplement parce que c'est aujourd'hui le 25 Novembre, jour de la Sainte Catherine où l'on dit que tout bois prend racine.
Et c'est ce jour que ma fille  a choisi, en 1983, pour ouvrir les yeux sur le monde.  La veille même, je plantais un tilleul, devenu superbe aujourd'hui. Je suis persuadée que cette date  n'est pas un hasard et que tout ceci a un sens. C'était un vendredi. Cela faisait deux mois que son père et moi organisions l'intendance de l'Assemblée Générale des "Amis de la Terre" de l'Hexagone, qui devait avoir lieu pendant tout le week-end au château de Donazaharre (Saint-Jean-le-Vieux),  presque invisible de la route tant il est entouré de grands arbres.
Itziar a eu la délicatesse d'arriver quand tout était prêt, m'accordant par là-même la satisfaction du devoir accompli. Elle m'a même laissé finir ma nuit et ne s'est annoncée que sur le coup de 8 heures du matin, me libérant ainsi  des motions, contributions, discours et autres palabres, considérations oiseuses parfois et même souvent, m'épargnant également le spectacle de la première d'une longue liste de traîtrises et magouilles  d'un certain Brice Lalonde. A la place, elle m'a offert  le cadeau d'un tête à tête de rêve à la clinique Lafourcade, à Bayonne. Je ne l'ai jamais remerciée pour tout ça et c'est un tort. .

Bon anniversaire, Itziarño!
Urtebetetze on, alabatxo!


Itzi-05-07--2005-03.jpg
Photo Takashi Iwagami, le prof des années guitare et toujours l'ami.

par Jeno l'écolo publié dans : Célébration de l'arbre
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Vendredi 23 novembre 2007

hetre1.jpg
Mais oui, babel, les arbres marchent!
Et plus particulièrement nos hêtres pyrénéens.



Une contribution de babel:
http://www.myspace.com/lebabel

attention texte "violent"

L’arbre gazouillait. Il n’était pas plein d’oiseaux. Les vers n’y chantaient pas encore. Il chantonnait. Il chantonnait sa joie d’être un arbre qui marche. C’est à ce moment-là que le camion lui a dit de ne plus rêver : un arbre qui marche, c’est un arbre mort, déposé à l’arrière du camion. Il lui dit en plus de ne pas s’étonner quand la scie trancherait que ce soit la fin : on n’a jamais vu un arbre finir sa vie dans un costume de bois, entre six planches. Mais le camion a freiné :un nid de poules, une plaque de gel, allez savoir ! le camion a pilé. L’élingue qui retenait le fût s’est brisée. L’arbre s’est élancé, massacrant le camion, et empalant le pauvre conducteur. Ce jour-là, un camion trop bavard fut puni de sa mesquinerie, et un arbre reçut un cercueil de chair fraîche. Cela vous semble horrible ? Demandez donc aux arbres ce qu’ils pensent de devoir sans cesse habiller nos cadavres…
Le feu serait-il la seule sépulture commune à tous les vivants, et la cendre, le seul linceul qui sied à nos rêves de grandeur ?
Ou dit autrement, comme dans les Amours Post-Industriels, mais, hélas, sans l’encre de Ptiatnne :

L’IRONIE DU SORT

Ne me faites pas de tombe quand
Je serai mort. Sans chrysanthème
que l’on pose une fois l’an
Je veux l’oubli de l’oubli même

Évitez les rires et les cris
en mon honneur. Sur vos registres
grattez mon nom, quand il est inscrit
Rester un peu vivant m’attriste

A quoi bon mourir s’il faut encor
orner la vie, laisser des traces ?
n’ayez regret ni aucun remords
Vivre en vos mémoires m’agace.

La jolie terre m’a fait la peau
que vous savez : de sang, de marbre
finalement. Avec les arbres
je veux être abattu sans un mot.

Babel-Ptitanne "Amours Post-Industriels". ©Petites Vagues 2007.  

http://www.petites-vagues-editions.com/boutique/fiche_produit.cfm?ref=api&num=8&type=1&code_lg=lg_fr

hetre2.jpg
Les photos sont de Yvan Puntous.
http://perso.orange.fr/amisdelours-amopyc/ours.html
http://images-du-pays-des-ours.blogzoom.fr

 


 

par Jeno l'écolo publié dans : Célébration de l'arbre
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Mercredi 21 novembre 2007
 
Benjamin HICAUBERT et Jean, son père, vous proposent de participer à cette folle entreprise : UN VERGER BIO de 30 arbres fruitiers d'espèces variées, sur les terres d’Ahuntzainenea, dans le champ situé juste en bas de la maison face au soleil et au Koskoroy.
                             
DSC00149.jpg
 
 Le verger de la Chevrière se situe à 500 m d'altitude, bien exposée au soleil dés le levé sur le Koskoroy. La terre est de très bonne qualité, c’est donc l'endroit rêvé pour réaliser ce projet.
 
 
Le projet est déjà en voie de réalisation, nous demandons pour cette création collective votre participation qui pourrait se manifester de diverses façons.
 
La plantation de ce verger répond à 4 objectifs principaux:
 
- D'abord évidemment, bénéficier d'une récolte de savoureux fruits gratuits et de qualité.
- Ensuite, ce projet permet la mise en valeur des terres d'Ahuntzain à long terme et donc à entretenir ce merveilleux endroit pour les générations futures.
- Cela permet aussi de préserver des espèces locales d'arbres fruitiers puisqu'elles sont achetées au Conservatoire Végétal Régional d’Aquitaine (http://www.conservatoirevegetal.com).
- Enfin planter un arbre est un geste écologique puisqu'un arbre constitue un "stock de carbone", en effet pendant toute sa période de croissance il emmagasine plus de CO2 qu'il n'en rejette dans l'atmosphère il participe donc indirectement à la réduction de l'effet de serre.
 
 
            Le verger sera clôturé avec au moins 150 piquets d'acacias, un grillage plus trois ronces barbelé pour protéger des brebis et des pottoks qui hantent souvent les lieux.
 
            Il y aura un choix varié de tous les fruits pouvant pousser là : pommes, pèches, poires, abricots, vigne, noix, noisettes, kiwi et d'autres. Une répartition de variétés précoces et tardives assurerait un étalement de la production sur l'année.
La plantation se fera à la sainte Catherine fin novembre 2007. Les arbres commenceraient à fructifier dès le printemps 2008. Les plants seront fournis par la pépinière du conservatoire végétal régional de Montesquieu 47 avec qui nous sommes en relation.
 

27.12.2006-035-1.jpg
 
 Un tel projet dans un lieu qui n'est plus habité en permanence par un agriculteur n'est possible que s'il est porté par un groupe de volontaires déterminés à le soutenir sous des formes diverses.
 
 
 1) Financièrement, en parrainant un arbre, précisant le choix dans la liste prévue (dans la limite des places disponibles). Les enfants, voire les petits enfants, pourraient se voir offrir un arbre ou une part. L’arbre portera ainsi le nom de son ou ses parrains.
 
» Liste des arbres commandés:
 
4 POMMIERS     Udare Sagara M 106 3 ans
                          Reinette Marbrée M 106 3 ans
                          Court pendu gris du Limousin F 3 ans
                          Eri Sagara F 3 ans
3 POIRIERS      Mouille Bouche Jeansémine 3 ans
                          Willam's Bon 3 ans
                          Conférence 2 ans
6 CERISIERS    Peloa (guigne précoce basque) 3 ans
                           Xapata (guigne douce d'Itxassou) 3 ans
                           Noire tardive à longue queue 3 ans
2 ABRICOTIERS    Rosé de Nicole 
                                Muscat de Clairac 
3 PRUNIERS      Goutte d'Or (Fin juillet)
                            Reine Claude dorée (Début Aout)
                            Prune de Saint Antonin (Fin Aout) 
3 PECHERS    Roussane de Juillet ScionMi juillet 
                       Mi Aout Brugnon Abricot Scion
                       début Septembre Reine des Vergers Scion
2 VIGNES      Septembre Muscat rouge de Madère 2 ans (container)
                       Muscat de Hambourg 2 ans (container)
2 FIGUIERS   Septembre Pastilière 1 an bouture
                       Septembre Salviotte 1 an bouture
2 NOYERS     30 Septembre Ronde de Montignac Scion
                        Mi octobre Franquette Scion
2 NOISETIERS Septembre Merveikke de Bollwiller 1 an (Marcotte)
                         Septembre Noisetier à feuillage poupre 1 an (Marcotte)
 
» Prix d’un arbre : 50 €
» Part d’un arbre : 25 €
Envoyer nous un chèque à :
Jean et Benjamin HICAUBERT
7 bis rue Jean Petit de bas
64200 Biarritz
 
2) Pour ceux qui ont du temps Chômeurs, Intermittents Rentiers, Pensionnés, Retraités, Bigots, Mécréants laïques, en venant la haut apporter son savoir faire ou s'initier aux techniques de l'arboriculture Bio.
 
3) En venant visiter le Verger, goûter la production, récolter et participer chaque été à la SAGARDOI BESTA EGUNA en musique.

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Rendez vous vite pour en savoir plus, sur le blog :
 
http://vergerdelachevriere.blogspot.com
 
 
 
 
par Jeno l'écolo publié dans : Célébration de l'arbre
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Mercredi 21 novembre 2007
En ce mois de Novembre 2007, je viens de créer une nouvelle catégorie sur ce blog : "Célébration de l'arbre".
Et à l'approche de la Sainte Catherine, je ne cesse de publier des articles qui parlent de ce parent tant aimé.
"L'arbre, quel beau sujet! Je réfléchis à perte de vue sur l'arbre", disait Paul Valéry.
Hier soir, ironie d'un triste sort, j'avais pendant l'étude à l'école, à guider les enfants de CM1 au long d'un texte qui racontait la création de l'Homme et de la Femme vue par les Vikings. Chez eux, point d'argile ni de côtelette comme dans l'ancien testament chrétien. L'Homme naquit du Frêne et la Femme de l'Orme. Vikings, je vous aime!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Le présent article,  j'aurais préféré ne pas avoir à l'écrire.
Ici, en Pays Basque, nous venons de vivre une forte tempête. Dans la haie de chez moi, au bord du chemin vicinal, je viens de trouver le corps allongé d'un grand arbre (quelle essence? Qu'importe---- Un arbre, c'est assez de le dire) que j'avais planté en 1974, alors juste que mon père venait de passer sur l'autre rive. Je me rappelle ma joie en l'installant confortablement en terre, tout près du ruisseau dont ses racines devaient limiter les crues de plus en plus soudaines. Papa  se serait réjoui d'un tel geste, il s' 'en réjouissait sans doute quelque part, en un lieu auquel je n'ai pas encore accès. 
Il était encore si beau, l'arbre,  si grand, si sain, tout bruissant de feuilles et d'oiseaux il y a quelques jours de cela!  Pourquoi lui? Pourquoi maintenant?  Sans doute était-il épuisé, las, fatigué de toutes les ignominies perpétrées par l'être humain sur cette Terre. Sans doute a-t-il préféré se laisser emporter par le grand vent pour ne plus avoir à souffrir de si tristes spectacles. Mais je le pleure. J'aurais préféré qu'il m'accompagne encore, le plus longtemps possible.
Quand la tempête faisait rage, essayant en vain de trouver le sommeil, je pensais justement à cette chanson "Tempête", écrite par Gilles Servat après celle, terrible, qui ravagea les forêts bretonnes:
"Ici, nous sommes fiers. Sur les monts, sur la mer, face aux tourments, face aux tempêtes, sur la terre et sur l'océan, nous relevons toujours la tête. Les ouvrages humains détruits par ta démence, nous les relèverons de nos mains réunies. Mais------- les arbres-----------"
"Ca va te faire du bois pour le feu, suffit de trouver une bonne âme pour te le débiter.", m'a dit quelqu'un "Et puis, tu en planteras un autre."
Bien entendu, bien entendu.  Mais il y a quelques jours, Kolova déposait un commentaire à un autre article de ce blog. C' était une citation de Félix Leclerc " Quand il tombe, l'arbre fait deux trous. Celui dans le ciel est le plus grand".
En lisant ce commentaire, je ne pensais pas avoir à prendre aussi vite sa réalité en plein coeur.

par Jeno l'écolo publié dans : Célébration de l'arbre
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Mardi 20 novembre 2007

Peuple-d-arbes-2004JPG.JPG

"Martine Caplanne chante Jean Claude Touzeil 

En fidèle interprète des poètes, Martine s'est souvent rendue en terre normande où elle a déniché Jean Claude Touzeil, un humble jardinier des mots qui, depuis belle lurette, de sa plume alerte honore tout autant nos frères humains que nos frères végétaux, d'où cette floraison printanière qui fait flèche de tout bois dans un écrin de guitares et d'instruments acoustiques.
Une feuille de Ginkgo glorifie cet album enchanteur de son aura symbolique.
De sa voix d'écorce tendrement rugueuse, Martine Caplanne habite avec intensité une quinzaine de poèmes dans lesquels la vie des arbres accompagne celle des humains aussi fidèlement que le passage des ans au fil du cycle des saisons : des amoureux Jean-Baptiste et Marie gravant leurs noms sur un vieux hêtre à la petite Sylvette courtisée par les arbres coquins - des étoiles de paix (du rossignol Dalila Azzouz-Laborde) rêvant au creux des arbres d'Israël et du Maghreb aux forêts calcinées des étés passés - du frêne veillant sur le repos éternel d'un matou enterré à son pied au rendez-vous dans l'au-delà "dans la lumière parmi les feuilles". Bref, un disque de plénitude, de beauté aussi essentielle qu'un bruissement de feuillage, où l'on se plaît à conter fleurette parmi les ramages des oiseaux, où l'on clame sa joie d'exister, où l'on plante ses pieds dans la terre pour danser sa vie dans l'émerveillement.
 

Daniel Labeyrie Iguzki Lore - Le jounal des verts du Pays Basque  Mai 2004

Martine Caplanne PEUPLE D'ARBRES (Chante Jean Claude Touzeil)

http://martine-caplanne.com/
 
 
par Jeno l'écolo publié dans : Célébration de l'arbre
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Lundi 19 novembre 2007
Image2.jpg

Non, ce n'est nullement un arbre de métier. Il vit en dehors des chemins forestiers.
C'est un simple platane, rabattu chaque année comme le sont ces bons géants dans tout le Sud-Ouest de l'Hexagone.
Plus humble que lui, cherchez, vous ne trouverez pas.
Pourtant, c'est l'ami très cher d'une dame plus toute jeune pour qui il compte énormément. Il se trouve devant sa fenêtre. 
 Au Printemps 2003, Madame le Maire, sous le prétexte de travaux dans la commune, l'avait condamné à mort, alors que cette exécution n'était pas nécessaire pour la réalisation des dits travaux.
Prévenus par quelques gentils lamiña de la date prévue pour l'exécution de l'innocent condamné, nous nous sommes rendus sur les lieux le jour fatidique, à l'heure où blanchissait la campagne.
L'un de nous installé dans ses branches, les autres lui faisant rempart de leur corps, nous avons attendu les tronçonneuses et subi sans broncher les vociférations et propos fort peu amènes du premier magistrat (peut-on dire première magistrate?) d' Urepele (Urepel).
Enfin, bon----aux dernières nouvelles, l'arbre est toujours debout. Il y était en Juin dernier quand je suis allée coller sur le mur de la mairie mon affiche de candidate aux élections législatives. Je n'ai pas manqué, alors de lui dire un petit bonjour et de lui souhaiter une nouvelle fois longue vie.


platane-urepel.jpg

Et le voici à la Mi-Novembre, il y a quelques jours.
Zuhaitz jauna, bizi luze bat desiratzen dautzugu!




par Jeno l'écolo publié dans : Célébration de l'arbre
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  • : Le blog de Jenofa Cuisset, citoyenne du monde enracinée en Pays Basque, combattante de l'écologie associative et politique. En Mai 2007, j'avais, avec Jean-Rémy Treyture (Président du Comité pour la Vie en vallée d'Aspe) créé un blog de campagne, en tant que candidats des Verts aux législatives sur la quatrième circonscription des Pyrénées Atlantiques. Ce temps étant révolu, il nous a semblé logique de le fermer. Contre toute attente, l'envie m'est venue de lui donner une suite, plus […]
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