Corrida: assez! Korrida : aski!

Jeudi 15 octobre 2009

 


 

UNE PREMIÈRE À MARSEILLE !

CAMPAGNE D’AFFICHAGE POUR L’ABOLITION

DE LA CORRIDA

141 PANNEAUX 4 PAR 3

 

EN PRÉSENCE DE LA DÉPUTÉE MURIEL MARLAND-MILITELLO

 ET EN SOUTIEN À SA PROPOSITION DE LOI POUR L’ABOLITION DE LA CORRIDA

EN FRANCE

 

 

Le Comité Radicalement Anti Corrida Europe et ses 22 partenaires, représentant 9 pays d’Europe et le Venezuela, ont le plaisir de vous annoncer le lancement de leur campagne d’affichage 2009 qui se déroulera à Marseille du 13 au 21 octobre 2009.

Nous invitons les représentants des différents médias à une conférence de presse qui se tiendra à l’hôtel Best Western du Prado à partir de 15 heures jeudi 15 octobre en présence de la députée Muriel Marland-Militello et de Madame Jeanne Augier, PDG de l'hôtel Negresco. Ce sera également l’occasion de présenter notre tout nouveau livret des abolitionnistes, qui recense les signatures de plus de 800 personnalités qui s’engagent aux côtés du CRAC Europe pour la disparition définitive de la corrida. Nous présenterons également les affiches refusées par l’ARPP, Autorité de régulation professionnelle de la publicité (anciennement BVP). Raisons invoquées : trop violentes, trop de sang, risque de choquer les enfants. Ces mêmes enfants qui peuvent aller gratuitement voir des corridas dans de nombreuses localités du sud de la France !

 

Ce n’est pas un hasard si notre campagne débute quelques jours avant la fiesta des Suds. Nous savons que Marseille, qui n’a pas connu de corridas depuis 1962, est une ville en danger. Après un demi-siècle d’interruption, certains n’ont qu’une idée, réintroduire la barbarie dans la cité phocéenne. Ainsi, une capea avait été interdite en 2005 par arrêté municipal. Ce fut le cas en 2008 pour une course camarguaise. En effet, d’après la jurisprudence récente, il suffit d’organiser n’importe quelle activité tauromachique pour pouvoir invoquer ensuite la tradition et installer la torture codifiée que certains nomment corrida. Il est important pour nous de faire savoir aux Marseillais qu’il existe des associations qui luttent pour l’abolition de cette pratique d’un autre âge et qu’ils peuvent nous rejoindre.

 

Cette campagne d’affichage est l’occasion de soutenir de toutes nos forces la proposition de loi n° 228 que la députée des Alpes-Maritimes Muriel Marland-Militello a déposé pour la seconde fois en septembre 2007, et qui a déjà recueilli le soutien officiel de 51 députés de toutes sensibilités politiques, dont des élus du Sud : Jean-Marc Roubaud dans le Gard, François Calvet dans les Pyrénées-Orientales, Maryse Joissains-Masini et Éric Diard dans les Bouches-du-Rhône, Catherine Lemorton en Haute-Garonne et Lionnel Luca dans les Alpes-Maritimes.

 

Cette proposition de loi demande la suppression de l’alinéa 7 de l’article 521-1 du Code pénal qui tolère de manière anachronique les « sévices graves et les actes de cruauté »  sur les taureaux et les coqs, sous couvert de tradition.

 

La proposition de loi de Madame Marland-Militello est visible sur le site de l'Assemblée nationale : http://www.assembleenationale.fr/13/dossiers/sevices_graves_animaux_domestiques.asp

 

En outre, Madame Marland-Militello vient de saisir les Présidents Bernard Accoyer et Jean-François Copé afin que sa proposition de loi soit inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale.

 

Alors que plus de 70 villes espagnoles se sont déclarées anticorrida (4 villes en France) et que le Parlement catalan a été saisi à l’occasion d’un référendum d’initiative populaire, alors qu’une réflexion éthique est engagée dans de nombreux pays pour modifier radicalement le comportement de l’être humain à l’égard d’autres êtres sensibles, comment peut-on encore défendre l’indéfendable ?

 Merci à tous nos partenaires qui ont permis la réalisation de ce projet : SNDA, One Voice, CAS international, Animaux en péril, FAACE, Fédération Agissons, Initiative Anticorrida, Animal 2000, Fondation 30 Millions d’amis, Fondation Weber, OABA, hôtel Negresco, ADDA, Association Bourdon, CVA, FAADA, IWAB, L214, Stop Our Shame, UNA, Animal et Assoguau.

 


 

 

                                                                           Pour le CRAC Europe

                                                                           Jean-Pierre Garrigues

                                                                           Vice-président

                                                                      

                                                                           www.anticorrida.com

Par Jeno l'écolo
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Samedi 19 septembre 2009



Edito de l' hebdomadaire Herria http://www.eke.org/fr/euskara/erabilpen_gida/komunikabideak/herria_astekaria   17 Septembre 2009.
Peio Jorajuria, l'auteur de cet article, est signataire de la pétition "personnalités" du CRAC Europe http://www.anticorrida.com/
pour l'abolition de la corrida.

Par Jeno l'écolo
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Mardi 8 septembre 2009


Photo prise à Bayonne lors de la manif du 5 Septembre.
La corrida, quels que  soient les colifichets dont on l'entoure, c'est ça!

Communiqué de presse   7 Septembre 2009.

Démonstration de tauromachie espagnole sans effusion de sang : le vrai et le faux

Dimanche 6 septembre, la commune de Saint-Pée-sur-Nivelle accueillait dans les arènes démontables un spectacle de courses de vaches. Jusque-là, rien d'anormal ni de répréhensible. Au programme figurait aussi une « démonstration de tauromachie espagnole », autrement dit des jeux de cape pour les enfants avec un petit taurillon, sans picador ni effusion de sang. À première vue là encore, rien de répréhensible. Pourtant, cette façon d’introduire de manière discrète quelques bribes de tauromachie ibérique dans un innocent spectacle de sauteurs, écarteurs et raseteurs cache une tentative de la part du milieu taurin d'habituer peu à peu les esprits à la torture jusqu’à la mort que représente la corrida espagnole (ou portugaise). On associe à cette démarche l'image de l’enfance, on montre quelques jolis mouvements de cape, le taurillon n'est pas brutalisé, il reste en vie. Et, de manière insidieuse, l’idée s'insinue dans les esprits des enfants comme dans celui des adultes que la corrida est un spectacle comme un autre, quelque chose de tout à fait anodin.

C'est pour dénoncer cette imposture que quelques militants du CRAC Europe se sont retrouvés à Saint-Pée-sur-Nivelle ce 6 septembre afin d'informer les touristes qui entraient dans l'arène. On commence en jouant et on continue en torturant et tuant. D'ailleurs, c'est le milieu taurin lui-même qui le déclare sans la moindre vergogne, par exemple sur Internet lors de la présentation d'une vidéo de capea (cette fameuse « démonstration de tauromachie espagnole ») , par l'école de tauromachie de Béziers. Cette démonstration, est, de leur propre aveu, « destinée à former à la fois les futurs toreros et les futurs taureaux de corrida ».

On ne saurait mieux dire, hélas !

Michèle Becker

Déléguée Comité radicalement anticorrida, CRAC Europe 64

Par Jeno l'écolo
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Dimanche 6 septembre 2009
Toxin's viande sur l'avenue du Maréchal Foch.

Les choses étaient faites en grand hier  à Bayonne. Présence aux arènes d'huiles UMP oblige, il y avait du CRS en veux-tu en voilà.
Suite à l'arrêté du roi Jean Grenet, impossible pour la manif abolitionniste de s'approcher du lieu de torture. Il a fallu se contenter des rues adjacentes et la frustration était grande.
Au retour de la mairie, nous nous sommes trouvés bloqués, carrément dans l'impossibilité de rejoindre nos véhicules. Là, un cafetier nous a lancé une injure quelconque à laquelle un manifestant a répondu. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, une fille a surgi de la terrasse du café et s'est jetée sur plusieurs manifestants, faisant tomber une femme et une petite fille. Des manifestants ont tenté de la ceinturer mais ce n'était pas une mince affaire. Elle se jetait sur d'autres personnes. Les CRS l'ont raccompagnée au café mais de nouveau, elle s'est jetée sur les manifestants, réussissant à faire tomber quelqu'un de son vélo.
Fin de bousculade.

Un café fort peu accueillant, sauf pour les aficionados, leurs ringardes espagnolades et leur porte-monnaie.

Puisque nous ne pouvions passer, nous sommes restés sur place, nous engageant auprès de la police à laisser passer les aficionados qui sortaient par l'une des trois portes, dans le silence le plus complet. Et nous y sommes presque arrivés, malgé les sourires ironiques et les provocations grasses et cyniques  de plusieurs taurins et hélassssssssssssssss taurines, . En ce début Septembre, la clientèle de ce spectacle immonde n'était pas celle des touristes qui viennent "pour voir " et ne reviendront jamais, au grand dam des poches avides et jamais rassasiées de la mafia tauromachique. C'était bien celle des aficionados, repoussante de suffisance  et de vulgarité, pour la plupart de vieilles baudruches friquées qui font le tour des arènes des villes sanguinolentes. Grosses bagnoles (beaucoup d'immatriculation 40) et de nombreux coussins pour le confort des culs délicats sur  les gradins (il paraît que le taureau ne souffre pas, mais le cul des aficinados, si. Ne me demandez pas pourquoi, c'est ainsi. Même de nombreux vétérinaires vous le diront. Ils ont fait des études et ils savent. En +, ils aiment les animaux puisqu'ils sont vétérinaires------- Vous n'arrivez à croire rien de tout ça? Moi non plus! ). A propos de coussins, quelqu'un m'a dit fièrement qu'ils étaient vendus au bénéfice de la Croix Rouge. Cette personne, qui sortait des arènes, ( un psychiatre---, c'est rassurant, hein? ), devant mon air scandalisé, m'a dit "Alors, vous êtes contre la croix rouge? Vous voyez bien que vous aimez les animaux mais pas les humains!". Oooooooooh, la ficelle, vieille et grosse ficelle! 
En ce qui me concerne, je n'ai vu sortir des arènes que deux personnes de ma connaissance dont---- Barthelemy Aguerre,Conseiller Général  d'Amikuze (Saint-Palais) et bras droit (chargé des routes) de l'ex président du CG64, Jean-Jacques Lasserre, dont l'association LEIA a combattu pendant 10 ans (hasta la victoria) le projet de couloir à camions à travers les pyrénées basques. Là, vraiment, je vous assure qu'il m'a été dur de respecter ma promesse de silence.! Et que je suis doublement fière  d'avoir été de ceux et celles qui ont enrubanné sa voiture à Larceveau  une nuit de printemps, l'ont  bloquée par deux énormes bottes de pailles dans le petit village d'Arhansus par un jour clair et frisquet de Février et l'ont réveillé à son domicile un 26 Décembre aux alentours de cinq heures du matin à renforts d'enregistrements tonitruants de camions sur une autoroute!

Voilà. Ce sont toujours des moments très durs, très lourds. On est là, tout près d'un lieu où des êtres vivants, sensibles et innocents, possédant le même système nerveux que le nôtre sont en train de se faire torturer atrocement en un spectacle hautement pervers où s'entassent toutes les vieilles draperies moisies d'une fausse mythologie, de religiosité de super marché, de romantisme de pacotille, d'art dévoyé, ---- et on ne peut rien faire, rien d'autre que pleurer intérieurement en maudissant la part la plus glauque de l'esprit humain, en se maudissant soi-même de faire partie de cette engeance humaine qui au bout de tant et tant de temps n'a pas encore réussi à s'humaniser.

N'oublions pas le groupe qui nous a accompagnés lors de cet après-midi, de manière fort chaleureuse et sympathique.
Au loin, la banderole du CRAC Europe et , la soutenant, ma fifille frigorifiée dans sa petite robe bouffante:  Message aux romantiques échevelés qui se la jouent  "sol y sombra" : Bayonne, question élévation du mercure, ce n'est pas Séville!
 
Par Jeno l'écolo
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Mercredi 2 septembre 2009

Journal Sud-Ouest. Edition Pays Basque. Mercredi 2 Septembre 2009

Les anti-taurins sont une composante déterminée des pro-ceci et anti-cela.
Les taurins, sont-ils  une composante déterminée des pro-ceci et anti-cela?  Moi, j'avais toujours compris qu'ils étaient à fond pour la corrida. Mais c'est vrai que l'on peut se poser la question puisque eux auront carrément le droit, samedi, d'entrer dans les arènes de Lachepaillet, à Bayonne. Alors, je me suis peut-être trompée, après tout. Peut-être qu'ils n'y entrent pas pour affirmer leur position pro-torturoromachique.
Allez savoir! Si ça tombe, ils vont payer leur place par souci humanitaire. Il y a sans doute des coeurs sensibles parmi eux, soucieux d'aider ce pauvre Monsieur Grenet, maire de Bayonne et premier aficionado de France, à éponger le déficit des arènes, déficit imputable aux corridas.
Peut-être que s'ils y arrivent un jour, ils n'iront plus jamais aux corridas, ces taurins que Monsieur le piéton de Bayonne ne classe pas dans les pro-ceci ou cela.
Mieux vaut entendre ça que d'être sourd.
Monsieur Grenet, gardez vos diktats , nous nous n'oublions pas la manif  de ce samedi.

http://jenolekolo.over-blog.com/article-35271951.html

 

Par Jeno l'écolo
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Vendredi 7 août 2009


Ca, c'est ce que l'on veut nous faire croire. Cette  affiche est autorisée.

                                                                                                                         Saint-Pée-sur-Nivelle, le 4 août 2009

 

FERIA DE BAYONNE : OPÉRATION « MAINS PROPRES »

 

On nous l’a dit et répété, et ce, depuis belle lurette, la livraison 2009 des fêtes de Bayonne se devait de laver plus blanc que blanc. Plus sûres, plus écolos, elles devaient aussi être plus empreintes de culture basque.

Nous ne saurions juger si les deux premiers de ces défis ont été remportés. En ce qui concerne la culture basque, nous ne saurions non plus dire si elle a été plus ou moins présente. Sauf sur un point : cette année, pas de corrida pendant les fêtes. Or, contrairement à ce que le mundillo se donne tant de mal à nous faire accroire, la torturomachie n’a rien à voir avec la culture basque. Sans corrida, les fêtes de Bayonne sont donc plus basques, et surtout moins honteuses.

Mais ne nous réjouissons pas trop vite !

Si les corridas sont absentes de ces fêtes, cela ne veut pas dire que le sang ne coulera plus dans les arènes de la ville. Car, cette année, quelques jours après la fin des festivités, nous allons inaugurer la feria, cette grotesque espagnolade qui, dans nombre de villes du sud de la France, n’a depuis toujours pour but que de tenter de rentabiliser des arènes déficitaires. Et l’on sait malheureusement que Bayonne se trouve chaque année confrontée aux très grosses difficultés financières de ses corridas, subventionnées par le contribuable, qu’il soit aficionado ou qu’il réprouve la tauromachie. Il fallait donc bien trouver un nouveau moyen d’attirer le public. Pour la première fois, on voit fleurir des affiches de corrida chez les commerçants du Pays basque intérieur ! Autrement dit, les fêtes de Bayonne ont été lavées, mais pas la ville elle-même, puisque la barbarie n’a été repoussée que de quelques jours et qu’insidieusement elle s’insinue au cœur d’un pays qui lui est étranger.

Les Pyrénées basques ont repoussé le projet de couloir à camions. Elles sauront aussi repousser l’autoroute « culturelle » que d’aucuns cherchent à faire passer au-dessus de leur tête : tortures et mises à mort, de Séville à Mimizan.

On ne déplace pas l’horreur tauromachique de quelques jours. On l’abolit.

 

Michèle Becker

Déléguée CRAC 64 pour le CRAC Europe (Comité radicalement anticorrida, www.anticorrida.com)

 

 

 

Ca, c'est la réalité. Ce spot est interdit de télévision.

 

                                 Baionako feria : “Esku garbiak operazioa”.

 

Aspalditik esana eta berritz esana izan da, 2009ko Baionako bestak ezin hobeak izan behar ziren, arlo guzietan. Seguragoak, ekologistakoak, Baionako bestek euskal kultura hobekiago irudikatu behar zuten.

Ez dakigu lehen bi desafio horiek irabaziak izan direnez. Euskal kulturari dagokionez, ez dugu erraiten ahal ere hor izan denez edo ez. Salbu puntu bati buruz : Urte honetan, ez da zezenketarik izango besten denboran. Mundilloak sinetsarazi nahi digu « torturamakia » euskal kultura dela, baina, egiazki, pratika honek ez du deus ikustekorik euskal kulturalekin. Zezenketarik gabe, Baionako bestak euskaldunagoak dira.

Bainan ez gaitezen poztu sobera fite !

Zezenketarik ez balin bada bestetan, ez du erran nahi odolik ez dela gehiago ixuriko Baionako zezentokian. Zeren, urte honetan, bestak bukatu eta gero, feria bat inauguratuko dugu. Betidanik, españolkeri barregarri honen helburua, Frantziako hegoalde hiri askotan, zezentoki defizitarioen errentagarri bihurtzea da. Eta badakigu maleroski, Baionako hiriak, urtero diru zailtasunak badituela, bere zezenketekin. Zezenketari, zergadunak dio dirulaguntza emaiten. Afizionado izaiten ahal da edo alderantziz zezenketaren aurka. Behar zen beraz, ahalbide berri bat aurkitu jendeen erakartzeko.Lehen aldikotz, zezenketaren kartelak ikusten ahal dira barnekaldeko Euskal herriaren dendetan.

Bestela erranez, Baionako bestak garbituak izan dira, baina ez hiria bera, basakeria zenbait egunez baizik gibelatua izan delako eta malkurki, basakeria ezagutzen ez duen herri batean sartzen da.

Eusal Pirineoek, autobide proiektua gibelatu dute. Jakingo dute ere bai, autobide « kulturaren » gibeltzen : tortura   eta hilketak Sevillatik Mimizan artio.

Ez da lazgarrikeria gibelatu behar zenbait egunez, hutsaldu  behar da.

 

Michèle Becker

Déléguée CRAC 64 pour le CRAC Europe (Comité radicalement anticorrida, www.anticorrida.com)

 

Par Jeno l'écolo
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Dimanche 2 août 2009

 

 

Le bruit court, et depuis longtemps, que la corrida portugaise, également appelée   "tourada",  serait une corrida bien plus "civilisée" (!) que la corrida hispanique, plus respectueuse du taureau et sans mise à mort du malheureux herbivore.

C'est un honteux mensonge, une escroquerie sanglante.

La corrida portugaise est pratiquée au Portugal et dans le Sud de la France...  C'est une corrida sans mise à mort publique car on se cache pour faire passer le taureau, agonisant, de vie à trépas.
Au Portugal, la mise à mort en public est interdite. De plus, Il n'y a pas non plus de picador. C'est une corrida à cheval. Elle se déroule en partie comme la corrida espagnole. Durant la corrida portugaise, trois cavaliers "combattent" chacun deux taureaux. D'abord il y a  le paseo qui se déroule sans la présence du taureau ; les trois toreros montrent leur habileté à cheval. Il faut noter que le cheval n'est pas caparaçonné, ce qui l'expose encore plus que dans la corrida hispanique.
Ensuite, il y a la pose des banderilles », c'est le moment où le cavalier "affronte" le taureau. Le but est de déclencher la charge de l'animal et de lui planter les banderilles dans le cou (les piques sont plus courtes que pour la corrida espagnole), le but est le même, affaiblir le taureau pour l'immobiliser. Comme le cheval est beaucoup plus rapide que dans la corrida hispanique dans la mesure où il n'a aucune protection, le taureau s'épuise vite. Ses blessures le font saigner et souffrir. Il se déplace de plus en plus difficilement.

Interviennent alors  les "forcados" . Ce sont des toreros portugais. Leur rôle est d’immobiliser le taureau selon des règles qui consistent à provoquer le taureau en se présentant devant lui face à face. Lorsque le taureau baisse la tête pour charger, un premier torero  se jette entre les cornes et s’accroche à elles. Les autres membres de l’équipe s’élancent à leur tour, empoignent le taureau  pour l’immobiliser. Le dernier s’accroche à la queue.
Le taureau sort vivant de l'arène, certes, mais il est mis à mort hors de la vue du public. Dans le meilleur des cas, il est estourbi avec  le pistolet" électrique mais il est aussi achevé avec la puntilla (comme dans l'hispanique, des coups de poignard  sont portés derrière la nuque).
Le pire, si pire il y a, si l'abattoir est fermé, deux options: soit le taureau reste agonisant avec les banderilles (un animal doit être saigné sinon la "viande " n'est plus consommable étant donné que les bactéries se développent très vite si le sang  stagne dans le corps mort) ou  les lui enlève et on le laisse agoniser  de la même façon et ----- on ne l'anesthésie par pour lui enlever les harpons!

Alors qu'elle soit espagnole ou portugaise, le taureau supplicié  souffre le martyre.

Ce ne sont que deux visages d'une même barbarie, d'un même spectacle de torture.


L'idée du titre de cet article m'est venue du souvenir d'une chanson d' Yvan Dautin,

http://chansonrebelle.com/les-chanteurs/dautin-yvan.html

 

"La portugaise", où il annonçait "la portugaise est morte ensablée"

Il ne parlait pas de la corrida portugaise mais--- qu'il veuille bien excuser ce vagabondage de mon esprit.   

 

 

Par Jeno l'écolo
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Lundi 27 juillet 2009

Photo : http://www.christianlaborde.com/virtuelle.php/id/14089


Percolateur 130.
La chronique de Christian Laborde dans la Nouvelle République des Pyrénées (Tarbes), le samedi 11 Juillet.


La corrida recule en Espagne, la jeunesse, comme I'indique le quotidien < El Païs >, se détournant majoritairement d'un spectacle qu' elle juge sanglant et ringard. On ne verra bientôt
que des vieillards dans les arènes de Séville. Reculant en Espagne,la corrida, qui n'est jamais
qu'un business, tente de  conquérir en France de nouveaux marchés. C'est ainsi qu'une corrida se déroulera le 5 août prochain, à. . . Mimizan. Le conseil municipal a donné son feu vert. Et le maire de conclure:   "Il y a les pour et ily a les contre. J'admets que ça puisse intéresser les gens, je ne suis pas un aficionado à 100 o/o. Mon opinion personnelle n'est pas à prendre en compte. C'est possible  que j'y aille. On a considéré que ça pouvait permettrede redynamiser la station".
Comment un spectacle sanglant, réprouvé par la majoritédes Français et celle des touristes
européens (Allemands,Suisses, Belges, Hollandais, Anglais.. . ) fréquentant les plages
de l'Atlantique, pourrait-il redynamiser une station balnéaire ? Sans doute, monsieur
Ie maire et son conseil municipal ont-ils reçu la visite des impresarii des tueurs de taureaux.
Ils leur auront fait croire, en parlant de fête, de traditon, de paso doble, que la mort  vespérale des taureaux mutilés boosterait les finances de cette paisible ville, la seule des Landes ayant décroché le label < Station kids >. Oui, Mimizan, c'est la station des <kids >, c'est-à-dire des enfants, lesquels, on I'imagine, se régaIeront de l'enfoncement de la pique, des banderilles et de l'épée dans le corps ensanglanté du taureau, sous les cris de la foule en transe. On sait, ici, dans ce cher et vieux journal, ce que je pense de la corrida. Mon avis,dans cette affaire, compte bien moins que la question que je me pose : le maire de Mimizan connaît- il la loi ? A-t-il entendu parler de I'article L52l l du code pénal (et de son alinéa 7).Cet article, qui condamne à trois ans de prison toute personne ayant fait subir à un animal un traitement cruel, stipule que I'on ne peut organiser de corridas que dans des villes ayant une tradition tauromachique centenaire et ininterrompue. Or, il n ya jamais eu de corrida à Mimizan,
ni au siècle dernier ni au XIX'siècle qui vit l'arrivée, en France, de ce supplice hispanico-
ritualisé. Trois fois plus de corridas à Dax, à Bayone. ou Nîmes, ce serait, à mes yeux,
proprement scandaleux, mais, hélas, parfaitement légal. Une corrida à Mimizan c'est purement scandaleux et absolument illégal.
Par Jeno l'écolo
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Vendredi 17 juillet 2009
Sources  de l'illustration :: http://qc.news.yahoo.com/photo/06052009/6/photo/l-embargo-sur-les-produits-du-

                                                              

 



Monsieur le Maire,

 

Vous n’ignorez pas qu’une opposition grandissante à la corrida se fait entendre   en Espagne, où l’on s’achemine vers une abolition à terme.

En France, cette opposition existe également depuis déjà un certain temps, et prend de l’ampleur. Elle continue de s’organiser pour tenir tête à un milieu taurin qui, au vu de cette désaffection espagnole, met tout en œuvre pour étendre son pouvoir ainsi que la zone géographique de cette pratique barbare et archaïque.

Si le principal argument des opposants que nous sommes est bien d’ordre moral et touche au fait que nul n’a le droit de torturer et de mettre en scène cette torture savante organisant la longue et atroce agonie d’un être vivant, il en existe d’autres.

Parmi ces arguments annexes se trouve celui du coût pour la collectivité et donc pour le contribuable, qui, dans la plupart des cas, désapprouve la corrida. Il est de notoriété publique, par exemple, que les arènes de Bayonne sont sous perfusion financière depuis longtemps.

Nous sommes persuadés que vous aurez à cœur, pour une totale transparence, de nous fournir une réponse aux questions suivantes :

Quels sont :

1) Le montant des subventions municipales directes à la corrida ces cinq dernières années ?

2) Le montant de la rémunération du directeur des arènes de Bayonne, dont nous croyons savoir que le poste est financé par la mairie ?

3) Le nombre des employés municipaux mis à disposition pour nettoyer les arènes lors des corridas ?

4) Le coût du plateau technique pour la mairie (médecins, infirmiers, chirurgiens à disposition éventuellement) ?

5) Le montant des subventions annuelles aux différents clubs taurins et autres peñas ?

6) Le montant des prestations versées aux toreros et à leurs cuadrillas chaque année depuis cinq ans ?

7) Le montant des recettes annuelles des corridas (billetterie et buvette éventuellement) depuis cinq ans ?

8) Le devenir des carcasses de taureaux : vendues en boucherie et consommées, donc avec des recettes, ou envoyées à l'équarrissage, donc avec un coût ?

Espérant dans les délais les plus brefs une réponse à toutes ces questions, je vous prie d’agréer, monsieur le Maire, mes salutations distinguées.

                                                                  Michèle Becker

                                                                  Déléguée CRAC Europe 64

                                                                 

 

 



Par Jeno l'écolo
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Dimanche 12 juillet 2009

      

 

Dans le cadre des mardis du centre culturel Haize-Berri d’Ostabat (Pays basque), présentation, le 28 juillet à 20 h 30, du livre d’Élisabeth Hardouin-Fugier, Histoire de la corrida en Europe du xviiie au xxie siècle, par son auteure.

Jusqu’à présent, le sujet de la corrida semblait réservé aux aficionados, mais ce privilège n’existe plus. La corrida intéresse aujourd’hui l’histoire des mentalités, qui projette sur ce spectacle des points de vue variés. Dans son livre (2005), Élisabeth Hardouin-Fugier, historienne des arts et des mentalités, analyse les multiples facteurs qui ont généré ce spectacle, mais tout particulièrement les œuvres de quelques artistes, et, si on se limite aux créateurs véritables, assez rares, contrairement aux idées reçues. Parmi eux, Goya s’impose. Une superbe exposition (musée du Prado, 2001) sur la suite gravée, la Tauromachia (1816 environ), a été une révélation, appuyée sur une documentation infaillible. Goya n’est pas l’aficionado qu’on présentait. Il met en évidence la violence de l'homme exercée sur les animaux telle qu'elle se manifestait à l'encontre de ses congénères dans les Désastres de la guerre, qu'il vient à peine d'achever, dans la période la plus tragique de sa vie. À l’aide des superbes dessins préparatoires à la sanguine, édités à cette occasion par le musée du Prado, et du catalogue de cette exposition mémorable, Élisabeth Hardouin-Fugier montrera quelques facettes de ce talent hors pair, à qui un bâton d’argile rouge suffit pour évoquer tout un univers. Après avoir évoqué ces pages de son livre consacrées à Goya, Élisabeth Hardouin-Fugier pourra répondre à d’autres questions sur le contenu de cet ouvrage traitant deux siècles d’un spectacle contesté dès sa formation.

Ensuite, projection du film de Pablo Knudsen, Apprendre à tuer, avant que madame Hardouin-Fugier dédicace ces livres à ceux et à celles qui le souhaiteront.

                                                       

Élisabeth Hardouin-Fugier est née le 5 novembre 1931.

Professeure certifiée de dessin (1955-1970).

Études d’histoire de l’art, licence, maîtrise, thèse de doctorat (peinture mystique lyonnaise, 1978).

Assistante (Aix-en-Provence, 1970), puis professeure à l’université Jean-Moulin, Lyon (1984).

Nombreuses publications, peinture florale (France, Angleterre), la nature morte, la peinture lyonnaise, le peintre et l’animal.

Sur l’animal :

Que sais-je ?, la corrida (traduit en japonais), 1995.

Histoire des jardins zoologiques (traduit en anglais, allemand, chinois, taiwan, 2000-2008).

Histoire de la corrida en Europe, préface Maurice Agulhon, 2005, Connaissances et Savoirs.

À paraître : Bullfighting, London, Reaktion books, novembre 2009 (vue d’ensemble sur les deux continents taurins).

 

En savoir + :   http://www.google.fr/search?hl=fr&q=elisabeth+Hardouin+Fugier+&btnG=Rechercher&meta=

 

 

    

 


              

Haize Berri kultur zentroan, uztailaren 28an, atseko zortziak eta erditan, Izuran, Élisabeth Hardouin-Fugier en liburuaren aurkezpena :

                            Zezenketaren Historioa Europan

                    18 garren mendetik 21garren mendera

Orain arte, zezenketari buruzko eztabaida, afizionadoeri baizik erreserbatia zela iruditu zaigu. Alta, badakigu orain zezenketak, mentalitateen historioa interesatzen duela.

Bere liburuan (2005), Élisabeth Hardouin-Fugier, artea eta mentalitateen historialariak, zer baldintzetan sortu den zezenketa aztertzen du, bereziki artista batzuen obrak. Egiazko kreatzaileer baizik interesatuko da, arraro direnak egia erran. Horien artean, Goya ezagutuena da. Erakusketa oso eder batek( Pradoko museoan, 2001)“Tauromachia“ (1816), Goya afizionado haundi bat zela pentsaarazi dauku. Alta, Goya ez zen presentatzen ginuen gizona. Alderantziz, gizakiaren bortizkeria abereen gainean agerian emaiten du. Ber maneraz, doi doia bururatu duen“ Gerlaren sarraskiak» obran, gizakiaren bortizkeria beste gizonen gainean salatzen du.

Pradoko museoak argitaratu dituen marrazki oso eder laguntzarekin eta erakusketa oroigarri horren katalogoarekin, Élisabeth Hardouin-Fugier ek, talentu horren alderdi batzu erakutsiko ditu.

Goyari buruz mintzo diren orriak gogoratu eta gero, Élisabeth Hardouin-Fugier ek, bere liburuari buruzko galdeerei erantzuten ahalko du.

Gero, Apprendre à tuer, Pablo Knudsen en filmaren proiekzioa. Bururatzeko, Élisabeth Hardouin-Fugier ek, bere liburuak dedikatzen ahal ditu nahi dutenentzat.

                                                        ã

Élisabeth Hardouin-Fugier, 1931 ko azaroraren 5ean sortu da.

Marrazketa erakaslea (1955tik 1970 erat).

Arte historio ikasketak, lizenzia,“Maitrise“ delakoa, doktoregoko tesia (margolaritza mistikoa 1978 ean).

Laguntzailea (Aix-en-Provence), Erakaslea(1984), Jean Moulin Unibertsitatean Lyonen.

Argitalpen asko, lore margolaritza ( Frantzia, Inglaterra), natura hila, Lyon aldeko pintura, margolaria eta aberea.

Abereari buruz :

1995 : Zer dakit Zezenketari buruz ? (Japoneratua)

Zoologiko lorategien historica (Ingleseratua, Alemaneratua, Txineratua eta Taiwaneratua, 2000-2008).

Zezenketaren historioa Europan, hitzaurrea Maurice Agulhon, 2005, ezagutzak eta jakitateak.

Argitaratua izanen den liburua : Bullfighting, Londonen, Reaktion books, azaroaren 2009an (zezenketazale bi kontinenteeri buruzko begirada).


Gehiago jakiteko :

  http://www.google.fr/search?hl=fr&q=elisabeth+Hardouin+Fugier+&btnG=Rechercher&meta=

Par Jeno l'écolo
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"Le respect que nous souhaitons obtenir de l'Homme pour ses pareils n'est qu'un cas particulier du respect qu'il devrait ressentir pour toutes les formes de vie".
Claude Lévi-Strauss.

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