Dimanche 22 juin 2008

Nuisible, ma copine? Allons-donc!
Cela fait un moment que je voulais écrire sur le statut de "nuisible", notion archaïque et débile, qu'elle s'applique au monde végétal ou au monde animal. Nuisible à qui? Nuisible à quoi? D'ailleurs, en France, il arrive qu'à l'intérieur d'un même département,  une  espèce animale soit  déclarée nuisible dans un canton et pas dans le canton voisin!  Il s'agit donc bien d'une notion à géométrie variable qui n'a jamais eu lieu d'être et qu'il faut  oublier au plus vite. Seules posent vraiment problème les espèces invasives et exogènes. La responsabilité en incombe à l'être humain puisque c'est lui, qui consciemment ou non, il y a longtemps ou plus récemment, en a réalisé l'importation.
J'ai trouvé sur un site dont je vous donne les coordonnées et le lien ci-dessous, un argumentaire ,que je vous livre aussi. Pourquoi mal écrire ce qui a été si bien fait?
Au fait, depuis qu'une fouine m'a fait l'honneur de s'installer chez moi, où donc sont passés les rats qui traînaient dans les coins!? C'est la couleuvre d'Esculape qui doit râler, elle qui pond chaque année dans mon compost et fait une razzia sur les rongeurs! De là à ce qu'elle la traite, elle aussi, de "nuisible".
Mais non, pas de risque, les animaux ne sont pas si bêtes!



 Photo: http://photos.linternaute.com/fouines/


 

http://www.gestion-faune-chasse.et1-vb.net/

La création du statut de « nuisible », une honte !

 

Le statut de « nuisible » est une notion sans fondement scientifique, sans valeur. Les chasseurs membres de l’ANCER le reconnaissent ! Il faut aussi savoir que la liste des animaux pouvant être classé « nuisibles » est créée par un avis du Conseil National de la Chasse et de la Faune Sauvage, dont les membres sont principalement des chasseurs.

 

Il y aurait beaucoup à dire sur cette notion aberrante et obsolète, nous allons simplement nous contenter de résumer le plus important.

 

D’un point de vue scientifique, les carnivores « nuisibles » sont très bénéfiques pour l’environnement. En effet, ces prédateurs naturels s’attaquent en priorité aux animaux faibles (ceux qui sont malades, déficients…) permettant donc de maintenir la qualité des autres espèces. De plus, ces carnivores « nuisibles » détruisent énormément de petits rongeurs, protégeant ainsi les cultures. D’autre part, toutes les espèces possèdent une place et un rôle dans l’écosystème.

Les exterminer reviendrait donc à s’exposer à un risque de surpopulation des petits rongeurs, donc de nombreux dégâts, ainsi qu’à un bouleversement des équilibres naturels.

 

De nombreux « nuisibles » sont reconnus utiles pour l’environnement, prenons l’exemple du geai des chênes qui est très bénéfique pour les forêts.

 

Pour ce qui est des dégâts, arrive t-il souvent qu’une martre, belette, putois... en commettent ?

Au sujet du problème des poulaillers, il suffirait tout simplement qu’ils soient bien fermés.

 

La fouine est un animal très contesté, à tort car elle fait partie des rares prédateurs osant s’attaquer aux rats et surmulots. Elle a donc un effet bénéfique sur la santé de la population.

 

Les carnivores « nuisibles » faisant partie d’espèces non introduites n’auraient jamais dû avoir ce statut.

 

Les chasseurs classent presque tous les carnivores, prédateurs naturels, de « nuisibles » tout simplement parce qu’ils souhaitent les exterminer, afin de pouvoir ensuite dire que les autres espèces prolifèrent et qu’il est urgent de les tuer !

 

Depuis 1995, certaines espèces de « nuisibles » ont diminuées de 75 % !

 

Faudra t-il, comme pour les rapaces, attendre le moment où il n’en restera presque plus pour enfin se décider à les protéger ?

 

Quant aux chasseurs qui n’hésiteront pas à dire ‘Et les sangliers, les lapins, hein ?’, ils feraient mieux de se remettre en cause afin d’arrêter d'en faire des lâchers ou de les nourrir !

 

Les seules espèces pouvant peut-être presque être considérées comme nuisibles sont celles… qui ont étaient introduites par les Hommes (et les chasseurs) ! Cependant, cela ne justifie en rien le fait d’appliquer des pratiques abominables envers elles tout au long de l’année, alors qu’il existe des solutions éthiquement acceptables, comme par exemple la stérilisation des œufs et individus.

 

De plus, le statut de « nuisible » offre aux chasseurs le droit de détruire ces espèces toute l’année, avec des pratiques cruelles, même pendant les périodes de reproduction et nourrissage des jeunes, ce qui est inadmissible !

 

Le statut de « nuisible » devrait donc disparaître définitivement, où tout au moins être réservé aux animaux introduits posant de réels problèmes. S’il s’avérait que des individus d’une espèce posent de gros problèmes écologiques, économiques ou sanitaires, et qu’aucune autre solution que de les détruire n’existe, alors cela devrait être effectué avec respect, dans un minimum de souffrance, pour l’animal et pendant de courtes périodes choisies intelligemment.

 

 

par Jeno l'écolo publié dans : Aider la faune - Fauna Zain communauté : Nature, faune et flore
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Mercredi 21 mai 2008
Vautours sur une falaise de la Vallée de Guara. Photo Françoise Chambier.


Un Communiqué. des Verts du Pays Basque et des Verts du Béarn.

Un article du Sud-Ouest sous la plume de Pierre Verdet, paru le 19 Mai 2008, semble vouloir relancer la polémique sur les Vautours fauves.

 On peut s’interroger sur les raisons de cette relance, juste avant la montée en estive, et en une période calme où l’on ne parle pas d’attaques de Vautours.

 Un constat : les Vautours fauves se sont toujours, suivant l’opportunité, approchés des animaux d’élevage en train de vêler, car ils puisent dans le placenta une majorité d’éléments nutritifs.

 Avec l’augmentation du nombre de têtes de bétails(20% par an en moyenne  en ce qui concerne les ovins) et celle du nombre de Vautours fauves par la sauvegarde de l’espèce, aidée au départ par un nourrissage artificiel sur des charniers, le nombre de dégâts a augmenté proportionnellement.

 Il est vrai que les Vautours fauves, côté espagnol, notamment en Aragon et en Navarre, subissent une fami due à la fermeture des décharges d’élevages industriels porcins, et que l’on retrouve ces oiseaux en état de malnutrition.

Cela ne semble pas être le cas  versant français : le Centre de Sauvegarde de la Faune Sauvage « Hegalaldia »,  seul Centre de tout le sud de l’Aquitaine, n’a recueilli jusqu’à ce jour, aucun vautour fauve affamé.

 La population de vautours fauves sur le versant français se portant bien, elle se réapproprie peu à peu son aire de prospection géographique d’origine qui fut à une période beaucoup plus importante que  l’actuelle.

 Le système d’élevage moderne fait que les bêtes malades, et sur le point de vêler, ne sont plus sous surveillance comme autrefois.

 Comme le souligne Michel Terrasse, administrateur de la LPO, il serait souhaitable de réorganiser un nourrissage raisonnable et contrôlé en Aragon et en Navarre.

C’est le système de placettes mis en place en France dans les zones où les Vautours ont été réintroduits ces dernières années, comme la région des grands Causses. Le malaise dans  l’élevage à notre époque est certain, mais ni les vautours, ni les loups, ni les ours, ne doivent être pris comme bouc émissaire.

 Les Verts se positionnent pour une agriculture de montagne créatrice d’emplois, au bénéfice de l’homme et de son milieu naturel.

 

par Jeno l'écolo publié dans : Aider la faune - Fauna Zain communauté : Nature, faune et flore
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Mardi 29 avril 2008

Cyber @ction 259: NON au Championnat de France de déterrage 2008 à  Cluny: un concours inutile, néfaste et cruel pour les animaux sauvages
http://www.cyberacteurs.org/actions/action.php?id=218
Signez la pétition!

Photo Leblogadupdup http://www.leblogadupdup.org/2008/04/22/dans-lintimite-du-blaireau-1/

Les 16, 17 et 18 mai 2008 est programmé à Cluny (Saône-et-Loire) un « championnat de France » de déterrage. Il s’agit d’un concours de chiens de chasse, dont les terrains de jeu seront les milieux naturels, et les « cibles » des animaux sauvages, en particulier des 
blaireaux.

Le déterrage, ou vénerie sous terre, consiste à faire capturer par  des chiens un animal dans son terrier, puis à creuser une tranchée avec des pelles ou autres outils de terrassement, pour le saisir après plusieurs heures de harcèlement à l’aide de pinces métalliques dans l’accul où le maintiennent les chiens.

S’il est encore chassé en France, le blaireau ne fait pourtant plus  partie de la liste des espèces nuisibles depuis 1988 ! Chez nos  voisins belges, la chasse au blaireau est interdite depuis 1973 et l’espèce est protégée depuis 1992. C’est également le cas en Grande-Bretagne, Italie, Irlande, Espagne, Grèce, Pays-Bas et au Luxembourg.

Le Blaireau est une espèce patrimoniale fragile, avec un faible taux de reproduction, et une dynamique de renouvellement lente. Il facilite la régénération et la dispersion de certaines graines. Il participe sans doute à la régulation de pullulation de rongeurs en 
forêt.
L’espèce est indiquée par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature comme espèce à surveiller ; elle peut être considérée comme indicatrice de biodiversité et du bon fonctionnement de grands ensembles paysagers. Le récent Grenelle de l’environnement 
a pointé l’appauvrissement de la biodiversité comme l’un des aspects les plus préoccupants de la crise écologique mondiale.

Pratiqué dans le seul but de faire concourir des chiens pour le « loisir » de quelques-uns, le déterrage ne présente aucune utilité publique. Ce championnat, activité traumatisante pour les animaux, est organisé au coeur de la période de reproduction (de mi-janvier à 
fin juillet). Comment justifier une chasse « concours » pendant la fermeture générale de la chasse, quand les espèces se reproduisent et que la meilleure chose à faire serait de les laisser tranquilles ? Le déterrage ne doit pas être considéré comme une « activité sportive». 
Rien ne justifie, en effet, d’intervenir sur une espèce patrimoniale peu prolifique à une période clé de son cycle biologique.

Les associations signataires contestent la tenue d’un tel évènement et demandent au préfet de Saône-et-Loire de ne pas l’autoriser, considérant qu’il va nuire à la faune sauvage en perturbant un nombre important d’animaux et en détruisant leurs terriers.

Le fait que les terriers puissent être utilisés pendant des décennies, voire des siècles, par des générations successives et qu’ils représentent le lieu quasi exclusif de mise bas leur confère un rôle-clé dans la politique de conservation du blaireau. A la date prévue les jeunes blaireautins ne sont pas encore indépendants de leurs parents : la destruction des terriers a alors un impact aggravé. Certaines espèces, dont la plupart sont protégées, profitent aussi de ces terriers, comme le chat forestier, les chauves souris, 
le renard, les amphibiens, etc. La protection des animaux va donc de pair avec celles des terriers !

L’observation des animaux sauvages dans la nature, l’information scientifique et la pédagogie de la préservation sont des activités accessibles à tous et plus éducatives pour valoriser et préserver la nature que cette « technique de chasse » cruelle et anachronique que nous condamnons.

  La faune sauvage est une richesse. Ensemble, agissons pour protéger 
notre patrimoine naturel

Coordination : FNE - CAPEN :


Les cyber @ctions ça marche ! Exemple du renard
http://www.cyberacteurs.org/actions/archive.php?id=177


La mairie de Champs-sur-Marne a affirmé qu’elle prendrait en  considération toutes les informations que l’ASPAS et le RAC ont 
véhiculé à travers cette action. Nous allons lui faire parvenir tout 
un dossier “argumentaire” sur la maladie de l’échinococcose et le 
rôle écologique du renard. Nous pouvons déjà affirmer que cette 
action a été une réussite. Elle a été suivie par un grand nombre 
d’entre vous (plus de 5200 participants) et a suscité beaucoup 
d’agitation au sein de la mairie de Champs-sur-Marne. Elle a soulevé 
beaucoup d’interrogations à la DDAF sur leur rôle en matière 
d’environnement. Elle a participé à un sursaut des associations de 
protection de la nature locales. Nous avons assisté à une prise de 
conscience de la défaillance du Conseil Départemental de la Chasse et 
de la Faune Sauvage et de toutes les lacunes de mesures de protection 
autour des nuisibles et de la chasse en général. Cette cyber action a 
participé activement à la restitution de la vérité des faits et à la 
sensibilisation de l’opinion publique au statut de bouc émissaire du 
renard et des “nuisibles”.


par Jeno l'écolo publié dans : Aider la faune - Fauna Zain
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Jeudi 17 avril 2008
ni les crapauds, ni les orvets, etc, etc

Je ne sais pas comment ça se passe chez vous, mais en général,  dans un jardin, les limaces, c'est un vrai problème. A ce jour, je n'ai, en ce qui me concerne, pas vraiment trouvé la solution.  
Pas question, bien entendu, de jeter des poignées de granulés qui vont ensuite porter tort aux crapauds, aux orvets et aux hérissons.
La cendre, dans un pays aussi pluvieux que le Pays Basque, ce n'est pas top.
Les pièges à bière à l'air libre, j'y ai quelquefois retrouvé des carabes morts (beaucoup d'insectes raffolent de la bière) et j'ai donc arrêté l'expérience. 
Il est vrai que depuis quelques années, les limaces étaient bien moins nombreuses dans mon potager. 
Je  me plais à imaginer que les deux mares que j'ai creusées et qui ont favorisé le développement de la population de crapauds communs y sont pour quelque chose. Ces batraciens sont, en effet, très gourmands de limaces.
Mais l'été dernier a été catastrophique! Pourri dans tout l'Hexagone et faisant suite ici à un printemps tout aussi pourri, il a fait la joie de centaines de milliers d'escargots et limaces qui ne laissaient sortir les jeunes pousses de terre que pour se jeter dessus.
Dans le Gers, j'ai un ami qui tous les matins les ramassait dans un seau afin d'aller le porter dans un bois  pas trop loin de chez lui.  Déportation de limaces, en quelque sorte.
J'avoue n'avoir pas eu ce dévouement ni cette abnégation. Cependant, devant l'extraordinaire poussée des ventes de granulés l'été dernier, je ne peux m'empêcher de penser au cataclysme que cela a du produire chez nombre de prédateurs des mollusques et gastéropodes, empoisonnés à leur tour.

 Il y a quelques jours, j'ai demandé au Sanctuaire des hérissons l'autorisation de reproduire ici deux pages du site  que je vous recommande très chaudement d'aller visiter et d'inscrire dans vos favoris au plus vite : http://www.herisson.eu/
L'autorisation, je l'ai obtenue et voici donc ces pages. 
Encore un grand merci au Sanctuaire des hérissons.



REALISATION D'UN PIEGE A LIMACES A GRANULES PROTEGE

Dans cette page je décris la fabrication simple d'un piège à limaces à granules qui empèche les hérissons de manger les limaces empoisonnées. En effet comme on peut le voir sur les photos le goulot permet l'entrée des limaces mais pas leur sortie.
Vous allez avoir besoin, en premier lieu, d'une bouteille de section rectangulaire (style hépar), à l'aide d'un cutter couper le goulot à 2 cms comme sur la photo.


Après il ne reste plus qu'à retourner le goulot et à l'enfoncer dans la bouteille puis à mettre les granules. (Vérifiez que le goulot tient bien dans la bouteille).
Il est fortement conseillé d'enfoncer légèrement l'entrée de la bouteille dans la terre pour faciliter l'entrée des limaces.


Il est conseillé de mettre plusieurs pièges dans votre jardin pour multiplier les chances de piéger les limaces.


REALISATION D'UN PIEGE A LIMACES

Vous trouvez ici la description en images d'un piège à limaces écologique puisqu'il est fabriqué avec un ancien bac à glace d'un litre et fonctionne à la bière sans alcool. En effet on a remarqué en Angleterre que les hérissons buvaient la bière alcoolisée et finissaient par tomber sur le flanc complètement saouls et se trouvaient ainsi sans défense, la proie de tous les prédateurs.

Vous allez avoir besoin, en premier lieu, d'un bac à glace quelconque d'environ 1 litre,


à l'aide d'un cutter tailler six fenêtres réparties sur la périphérie supérieure de la boîte (voir les photos). Si vous habitez dans une région où il ne pleut que très peu, vous n'êtes pas obligés de faire des fenêtres dans le bac, mais vous ne devrez pas mettre de couvercle.





Une fois les fenêtres terminées, on peut aller directement dans le jardin pour installer le piège.


pratiquez avec l'outil de votre choix, un trou dans la terre de la taille du bac et d'une profondeur telle que le bas des fenêtres doit arriver au ras du sol.


Mettez l'équivalent d'une ou deux canettes de bière sans alcool dans le bac.
Vous n'avez plus qu'à mettre le couvercle pour protéger le piège en cas de pluie, ceci afin d'éviter de diluer la bière. Il est conseillé de mettre plusieurs pièges dans votre jardin pour multiplier les chances de piéger les limaces.
Vous pouvez également utiliser des gros pots de yaourt pour que les hérissons ne risquent pas de se coincer la tête à l'intérieur.

Il paraît qu'une concentration de 0,01 % de caféine repousse les limaces et qu'à 1 %, cela les tue (à essayer) !



Un pt'tit bonus?

Pierre Louki     
La limace, c'est cocasse
     
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La limace
C'est vorace
C'est coriace
Mais aussi
C'est cocasse
Ca s'efface
Quand on passe
C'est poli
Ca vous trace
Des rosaces
Pleine de grâce
C'est joli
Quand ça chasse
Ca agace
La tignasse
Du persil
Puis tenace
Ca s'embrasse
Faut qu'tout s'fasse
C'est la vie.
par Jeno l'écolo publié dans : Aider la faune - Fauna Zain
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Jeudi 3 avril 2008
Quand il était en volière.

Fort moment de joie aujourd'hui.
Le gypaète  baptisé Noah et soigné au Centre de Sauvegarde de la Faune Sauvage Hegalaldia, en Pays Basque,  http://www.hegalaldia.org/  depuis le 21 Décembre 2007 a été relâché aujourd'hui à 12h30 sur la commune d'Artigue (31), proche de Bagnères de Luchon. Grand moment d'émotion lors de son envol
Il est parti sans demander son reste, précisent Laurence et Stephan, ses soigneurs.

On me dit que sur place, certains avaient la larme à l'oeil. Je veux bien le croire. Moi-même, rien qu'en regardant les photos-----

Ouverture du carton.

 

Et le Seigneur s'envole.
par Jeno l'écolo publié dans : Aider la faune - Fauna Zain
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Lundi 31 mars 2008


                                         Photo "Terra Nova"  http://www.dinosoria.com/index.htm

Pour avoir un jour, par le plus grand des hasards, trouvé sur le sol d'un chemin proche de chez moi un journal de l'Association locale de chasse où les vaillants nemrods étaient appelés à la guerre sainte contre Maître Goupil en ces termes "Il faut châtier le coupable!" (sic!), je suis particulièrement sensible à cet appel:


Cyber @ction 254: NON A LA DESTRUCTION DES RENARDS A CHAMPS-SUR-MARNE !

Cette action n'est pas uniquement à caractère local car elle pose 
comme la cyber @ction éléphants le problème de la biodiversité et la 
place de la faune sauvage sur notre planète.

L’ASPAS (Association pour la Protection des Animaux Sauvages) et le 
RAC (Rassemblement Anti Chasse) tirent la sonnette d’alarme à l’heure 
où un bilan préoccupant sur la biodiversité française a été dressé à 
l’occasion du Grenelle de l’Environnement.

La municipalité de Champs-sur-Marne (77) a l’intention de signer une 
convention avec l’Association des Piégeurs agréés de Seine-et-Marne 
en vue d’éradiquer les renards de la commune. La maladie de 
l’échinococcose véhiculée par le renard est un prétexte pour 
légitimer la destruction massive de cette espèce. En réalité le 
renard est jugé coupable d’être le prédateur  de petits gibiers  
élevés et relâchés par et pour les chasseurs.
Le canidé est une nouvelle fois victime d’une persécution autant 
acharnée qu’injustifiée.
En un clic seulement sur le site de cyber @cteurs, cette lettre de 
protestation sera expédiée à la mairie de Champs-sur-Marne, à la 
Préfecture de Seine-et-Marne et au directeur de la Direction 
Départementale de l’Agriculture et de la Forêt de Seine-et-Marne.

Rémi Collange Chargé de communication Association pour la protection 
des Animaux Sauvages (ASPAS)
Noëlle Brune  Rassemblement Anti Chasse (RAC)
Alain Uguen Cyber @cteurs

COMMENT AGIR ?

Sur le site
Cette cyber @ction est signable en ligne
http://www.cyberacteurs.org/actions/action.php?id=212

Et afin de vous dire merci pour Renardeau, mon frérot, un petit cadeau:

Henri Tachan Paroles de Dupont Chansons de Henri Tachan Paroles de J'ai pas vécu
Goupil
Imprimer la chanson Goupil de Henri Tachan à partir d'une fenêtre en mode texte et sans publicité  :-) Envoyer le texte Goupil de Henri Tachan à un ami Favori 
Paroles et Musique: Henri Tachan

Renardeau, mon frangin,
On est dans l' mêm' pétrin,
Cernés de chiens et de chasseurs,
Renardeau, mon cousin,
Je te tiendrai la main,
La patt', jusqu'à la dernière heure,
On était partis de bonne foi,
Toi, du terrier, moi, de mon toit,
Avec chaleur,
Au devant des fous et des rois,
Devant nos congénères, ma foi,
De tout notr' cœur !

Ta vie,
On te la joue à face ou pile,
Pardi,
On est poète ou imbécile,
J'veux dire
Qu'on est Ysengrin ou Goupil !

Renardeau, mon fiston,
Dans ton joli veston,
Ta queue de pie de flammes rousses,
T'allum' des incendies
A travers les orties
Et les tapis de tendre mousse,
Et les culs-terreux, fous de rage,
T'accusent de porter la rage
De par la France,
Comm' si la beauté, aujourd'hui,
Ça méritait d'être puni,
Pour indécence !

Ta vie,
On te la joue à face ou pile,
Pardi,
On est poète ou imbécile,
J'veux dire
Qu'on est Ysengrin ou Goupil !

Renardeau, mon ti-frère,
Rendez-vous en enfer,
L'enfer des bêtes indociles,
Laissons monter là-haut
Les crotales, les cabots,
Au paradis des crocodiles,
Pour trois volailles dérobées,
Quelques œufs fraîchement gobés,
Ils te poursuivent,
Comm' si les r'nards, soudainement,
Ça d'vait bouffer plus qu'du chiendent
Ou des olives !

Ta vie,
On te la joue à face ou pile,
Pardi,
On est poète ou imbécile,
J'veux dire
Qu'on est Ysengrin ou Goupil !
Renardeau, réfugié
Au fond de ton terrier,
Auprès de ta douce Hermeline,
Près de celle qui t'attend,
Que tu lèches longtemps,

Ta princesse, ton orpheline,
Loin de ce monde de faux-culs
Qui n' pens' qu'à te tirer dessus,
Vaille que vaille,
Endors-toi et fais de beaux rêves,
Avant que toi et moi, on crève
Sous leur mitraille !

Notr' vie,
On nous la joue à face ou pile,
Pardi,
On est poète ou imbécile,
J'veux dire,
Qu'on est Ysengrin ou Goupil !

par Jeno l'écolo publié dans : Aider la faune - Fauna Zain
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Dimanche 17 février 2008


autocollant.jpg

Le dernier après-midi  de mon contrat dans une école de campagne en Pays Basque, il y a de cela quelques jours, j'ai regardé avec les enfants, passionnés et curieux, le documentaire "Powerpoint" réalisé par le "Sanctuaire des hérissons" et proposé aux instituteurs et institutrices contre deux euros en timbres. Un excellent outil pédagogique pouvant servir de base à bien d'autres investigations. On y découvre beaucoup de choses sur la biologie du hérisson et les multiples dangers qui le menacent. On y apprend comment l'aider avec souvent des gestes tout simples, ce qu'il faut faire et ce qu'il ne faut surtout pas faire.
Enseignants et enseignantes, à vos stylos, à vos enveloppes. Et il n'est pas interdit d'en profiter pour faire un don, même extrêmement modeste car le Sanctuaire accomplit un travail exemplaire avec de tout petits moyens.
http://www.herisson.eu/
par Jeno l'écolo publié dans : Aider la faune - Fauna Zain
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Lundi 28 janvier 2008
 
Mort du Gypaète barbu touché par deux balles,
la LPO porte plainte contre X.


Un acte de délinquance écologique : destruction d’une espèce protégée !

Le 11 janvier, un Gypaète barbu a été récupéré par les agents du Parc National des Pyrénées de la vallée d’Aspe suite à un choc avec un véhicule. La radiographie a montré qu’il portait deux plombs de chasse : un dans le muscle pectoral et un autre dans la patte.
Le 15 janvier, la LPO porte plainte contre X pour destruction d’espèce protégée auprès du Tribunal de Grande Instance de Pau et se constitue partie civile dans cette affaire afin de dénoncer ce geste irresponsable.
Depuis le 11 janvier, les spécialistes du centre de soins Hegalaldia au Pays basque où il avait été accueilli, ont tenté de sauver ce gypaète fortement amaigri à son arrivée. Son état de santé s’est fortement dégradé vendredi 25 janvier et il est mort dans la nuit.

Gypaète barbu, le rapace le plus menacé d’Europe !

Seuls 28 couples sont présents à l’échelle des Pyrénées et moins de 150 à l’échelle de l’Europe. Le gypaète barbu a déjà un très faible taux de reproduction, un seul jeune par couple parvient jusqu’à l’envol tous les trois ans en moyenne. Les chances de survie des jeunes sont maigres : un seul jeune sur trois seulement atteint l’âge adulte. La partie occidentale des Pyrénées voit l’aire de répartition du gypaète s’amoindrir d’années en années, les couples ayant de plus en plus de mal à trouver un lieu à l’abri des dérangements.
Cet oiseau avait atteint l’âge adulte et il aurait pu permettre que quelques jeunes parviennent à l’envol et concourent à l’avenir de cette espèce dans les Pyrénées-Atlantiques.
Pourtant c’est une espèce protégée, au niveau international et en France par la loi du 10 juillet 1976 et de l’arrêté du 17 avril 1981. Il fait l’objet depuis 1994 de divers programmes de préservation en Europe et dans les Pyrénées. Il bénéfice d’un plan national de restauration initié par l’Etat en 1997 et animé par la LPO avec une cinquantaine de partenaires. Tous s’investissent au jour le jour à travers tout le massif pyrénéen pour préserver ce joyau emblématique de la biodiversité dans les Pyrénées.
Mais avec des effectifs aussi faibles, toute perte d’un seul individu met à mal la dynamique de population. Si, en plus des causes naturelles de mortalité, en plus des dérangements en période de nidification, certains individus irresponsables tirent délibérément sur les Gypaètes, qu’en sera-t-il de son avenir dans les Pyrénées ?

Un geste incité par les appels récents au tir contre le vautour fauve ?

Les campagnes récentes anti-Vautours fauves (espèce protégée elle aussi !!) ont pris récemment une autre envergure. Elles ont été amplifiées par certains élus locaux qui incitent désormais leurs administrés à la gestion de ce problème par les armes. Ce tir sur ce gypaète serait-il une conséquence directe de ces propos ?

Co-signatures : LPO/ GEOB/ OCL/ LPO Aquitaine/ Hegalaldia et PNP

Tous les renseignements sur l'autopsie :
http://www.hegalaldia.org/
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Vendredi 18 janvier 2008
mesange.jpgPhoto : Emilio.

Depuis ma plus tendre enfance, à Trois-Etots (Oise), http://www.loisirs60.com/trois-etots/index.htm
puis ici, au Pays Basque,  j'aide les passereaux à passer l'hiver en leur apportant de la nourriture. Pour eux, bien entendu mais aussi pour moi, pour la grande joie de les voir voleter depuis ma fenêtre, petites boules multicolores et affairées. Il m'est arrivé, par jour de grands froids, de compter jusqu'à 18 espèces différentes présentes aux mangeoires. Cette année, la diversité est plus réduite mais les "restos" ne désemplissent pas. Les mésanges y ont la part belle,  comme celle de la photo, une Mésange charbonnière qui avait, semble-t-il, une petite soif.

Je vous invite à en faire autant, quelle que soit l'étendue de votre domaine et de votre espace vital. Un balcon, une fenêtre suffisent et peuvent offrir parfois de bien agréables surprises. Selon quels principes, quelles règles précises? Vous le saurez en allant visiter cette page du site de la LP0 (Ligue pour la Protection des Oiseaux), car il ne s'agit pas, bien entendu, de faire n'importe quoi :


http://www.lpo.fr/hiver/index.shtml

Au fait, avez-vous lu "L'éloge des oiseaux", de Giacomo Leopardi? Je vous le conseille. J'ai trouvé le texte intégral sur le net : 
http://pagesperso-orange.fr/chabrieres/texts/leopardi.html
par Jeno l'écolo publié dans : Aider la faune - Fauna Zain
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Lundi 14 janvier 2008

31-12-07--17--copie-1.jpg

 

COMMUNIQUE DE PRESSE- 14/01/2008
 
L’Association Hegalaldia, gestionnaire du Centre de Sauvegarde de la Faune Sauvage à Ustaritz, a recueilli 2 Gypaètes barbus en l’espace d’un mois. Il s’agit du rapace nécrophage le plus menacé d’Europe.
 
Le premier a été découvert à Bagnères de Luchon, le 12 décembre 2007, par des chasseurs de Haute-Garonne, partenaires du réseau « Casseur d’os » chargé du suivi scientifique de l’espèce. Après que l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage 31 ait été alertée, il a été confié à Lydia VILAGINES, vétérinaire du programme «  Pyrénées Vivantes ». Les premiers soins lui ont été donnés par le docteur FEIX à Toulouse. Il a été acheminé dès le lendemain vers le centre d’HEGALALDIA.
Il a de gros troubles neurologiques à une patte qui l’empêchent de se déplacer correctement sans attelle. Les causes de ses lésions restent inconnues. Il est suivi par le Dr Delphine David, vétérinaire ostéopathe à Ustaritz, et par le Dr L.Vilagines. Son pronostic reste réservé.
 
Le deuxième a été recueilli le 11 janvier 2008 à Sarrance (Vallée d’Aspe, Parc National des Pyrénées) après avoir été percuté par une voiture en bordure de la RN134. Il a été transféré par un agent du Parc National des Pyrénées. La radio a révélé la présence de 2 plombs ; hématomes et plaies démontrent que les impacts datent d’une semaine environ.
 
Ces 2 oiseaux emblématiques ont été transférés sur le Centre de Sauvegarde d’Hegalaldia, spécialement équipé pour la réhabilitation des grands rapaces  pyrénéens.
 
 
Un gypaète barbu tiré dans les Pyrénées-Atlantiques
 
Vendredi 11 janvier, un gypaète barbu a été récupéré, blessé, dans la Vallée d’Aspe. Radiographié dès son arrivée dans les locaux du groupe vétérinaire d’Oloron (Pyrénées-Atlantiques), la présence de deux plombs de chasse a été détectée et indique qu’il a été tiré. Or, ce rapace de 2,80 mètres d’envergure est le plus rare et le plus menacé d’Europe, avec moins de 150 couples nicheurs. 
 
Les agents du Parc National des Pyrénées, du secteur de la vallée d’Aspe, ont récupéré vendredi 11 janvier, un gypaète barbu adulte accidenté par un véhicule sur la Nationale 134 à Sarrance (Pyrénées-Atlantiques). Radiographié dès son arrivée dans les locaux du groupe vétérinaire d’Oloron (Pyrénées-Atlantiques), la présence de deux plombs de chasse a été détectée et indique que cet oiseau, rarissime et emblématique des Pyrénées, a été tiré. Pourtant, avec ses 2, 80 m d’envergure, il est impossible de le confondre avec une palombe, une grive ou une bécasse !
 
Le gypaète barbu est le rapace le plus rare et le plus menacé d’Europe avec moins de 150 couples nicheurs, dont la majorité vivent dans les Pyrénées. Nécrophage de la même envergure que le vautour fauve, il est au bord de l’extinction en Corse et en Crète. Dans les Alpes, où il est réintroduit depuis plus de 20 ans, on compte seulement 13 couples nicheurs.
 
Dans les Pyrénées, plus d’une cinquantaine d’organismes participent à sa sauvegarde dans le cadre d’un plan de restauration ministériel, coordonné par la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux), : le Parc national des Pyrénées, des associations naturalistes, l’Office national des forêts (ONF), l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), les fédérations de chasse de la Haute-Garonne, de l’Ariège et des Pyrénées-Orientales…Ce plan est financé par les Conseils généraux et régionaux du Massif Pyrénéen, l’Etat et l’Europe. Par ailleurs, plusieurs programmes transfrontaliers ont œuvré à la conservation de ce rapace dans cette région.
 
Ce magnifique « casseur d’os » a été victime de l’acte de braconnage d’un irresponsable et ce geste pénalise tout le monde cynégétique.
Le 12 décembre dernier, ce sont des chasseurs de la Fédération de Haute-Garonne qui ont sauvé un autre gypaète barbu adulte, découvert blessé près de Bagnères de Luchon (Haute-Garonne).
Ces deux gypaètes blessés en moins d’un mois, ont été recueillis par le Centre de soins pour les oiseaux du Pays Basque, Hegalaldia. En raison de leur extrême fragilité, ces grands rapaces resteront en isolement durant leur période de soins. Espérons qu’ils pourront survoler à nouveau les sommets pyrénéens, pour le grand plaisir de tous les montagnards épris de beauté et de nature.
 
Contacts
Claire LUX, Attachée de presse LPO
01 53 58 58 34
Martine Razin, Mission rapaces LPO
05 59 41 99 90
Philippe Serre, Mission rapaces LPO
05 59 21 65 53
 
 
 
 
par Jeno l'écolo publié dans : Aider la faune - Fauna Zain
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