Dimanche 29 juin 2008

 

 http://www.myspace.com/lebabel

 


Les pieds sur Terre et la tête dans les étoiles, On participe à la fondation d’un mouvement politique dont, parmi les principales références, On pourrait citer dans le désordre et de manière non exhaustive : Ivan Ilitch, Jacques Ellul, René Dumont, Bernard Charbonneau , Henri-David Thoreau,  Françoise d’Eaubonne, Théodore Monod, Annie Leclerc, Pierre Fournier, Robert Hainard, Claude Lévi-Strauss et côté littérature des gens comme Jean Giono, Kenneth White,  Marguerite Yourcenar, ---

 

Vingt-quatre ans plus tard, entre autres perles rares dans le genre textes décadents, On reçoit celui ci-dessous, image même d'une  langue de bois écolocratesque qui tente de masquer péniblement un vide sidéral derrière une mince  couche de vernis ( vert ni-ni sur le nuancier, ) passée à la va-vite.

 

« Après les dernières échéances électorales et en attendant les municipales, ce sera le temps de faire le point sur l’Ecologie Politique, sur les VERTS et sur notre capacité à rénover notre fonctionnement pré-requis pour ouvrir une autre voie politique pour réellement préparer une autre séquence politique VERTE ».

 

Mais où sont passées la Terre et les étoiles ? On ne voit plus qu’un triste substrat  inerte, un support d’inculture, le contraire de ce pour quoi On est chez les Verts depuis 1984.

Reconnaissant en bas de la feuille une signature bien connue  et  qui scelle  habituellement des textes hélas toujours aussi abscons, On se dit que ce n’est vraiment pas utile de  lire. On présente ses excuses à son homme de lettres préféré, son facteur, qui aura déposé pour rien ce courrier dans la boîte.

 

Et On a  tort. Pas de présenter ses excuses à l’homme en voiture jaune poursuivie par les chiens mais de ne pas lire la bouillie pour les chats précitée, qui cache une belle grosse crasse.

 

On se mord les doigts mais prend une bonne résolution. Désormais, On lira tout, vraiment tout ce qu’il y a de plus nul, de prodigieusement ennuyeux et inintéressant, même l’annuaire du téléphone des Pyrénées Atlantiques. On n’est jamais assez prudent, la preuve !

 

Voilà. C’est ce que l’On m’a dit.

 

par Jeno l'écolo publié dans : La hargne.Muturkeria. communauté : Blogs Verts
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Jeudi 19 juin 2008



Forêt de Montagne à Java.

Photo extraite de « Des forêts pour les Hommes ». Editions Payot. 1984.


Coucou, me revoilà !

Le blog a pris des vacances forcées depuis le 5 Juin. Non, je n’étais pas partie me dorer au soleil des Bahamas. L’explication est bien autre. Ces derniers temps, de très forts remous au sein des Verts du Pays Basque produisent divers effets, avec, parmi les dégâts collatéraux, ma privation d’ADSL depuis deux semaines. Le très violent orage accompagné d’inondations, qui s’est abattu sur la commune d’Uhart-Cize le 11 Juin dernier, a créé une telle surcharge de travail chez les techniciens Telecom et Orange que le délai d’installation s’est trouvé encore allongé. Pas de chance, enfant du malheur, comme aurait dit mon papa.

 

Mais venons en au but. Les piteuses  pratiques  auxquelles je fais allusion un peu plus haut et qui concernent les Verts du Pays Basque auxquels je crois pourtant pouvoir affirmer sans prendre le risque de  me tromper que je suis la personne la plus sincèrement et la plus fortement attachée, m’ont conduite à me remémorer le texte d’une contribution non soumise au vote qu’avec JCM, un Charentais alors étudiant à Bordeaux, nous avions présentée lors d’une Assemblée Générale des Verts d’Aquitaine, il y a de cela une douzaine d’années. Vous verrez, c’est un peu surprenant pour une contribution à une AG de Parti Politique. Lurbeltz, si tu me lis, tu verras que nous t’avions précédé dans la pratique de l’allégorie là où on l’attend le moins. Nous n’avions rien écrit par nous-mêmes, seulement réalisé la compilation d’une chanson de Bernard Lavilliers et de quelques citations.

La voici :

 
Minha Selva.

 

« Des pas au couchant se glissent

dans la poussière du soleil.

Des patios aux dalles lisses, des hamacs sans sommeil.

L’eau transparente qu’on rêve et qui jamais n’apparaît.

Vient la valse des regrets.

 

Noir labyrinthe des jungles où le chasseur disparaît

Egorgé près de son flingue par le tigre qu’il voulait.

La chaleur et puis la fièvre et l’attente du passeur, voyageur.

Etre à l’aube des échecs seul avec des Jivaros

sans un mot, avec des chefs venus du Mato Grosso.

C’est la Selva qui t’enseigne la solitude des rois, la solitude.

 

Dans l’abstraction végétale, la forêt prend des allures

formidables de cathédrale dressée dans le clair obscur.

Le temps n’est pas un chantage, il ne prouve pas le vécu.

 

Qui peut vivre ici, des hommes qui n’ont pas connu de loi.

Je parle de la loi des hommes dont la nature ne veut pas,

Qui connaissent comme personne tout  ce que vous ne

saurez pas, la selva.

 

Minha selva, minha selva.

 

Bernard Lavilliers.

 

Argumentation de la motion “Minha selva”.

 

La poésie ne s’explique pas, ne se comprend pas, mais elle se ressent. Il serait donc malvenu de faire un plaidoyer pour elle. Ajoutons donc un peu de littérature et la conscience de chacun fera le reste.

 

Au sujet de la majorité : « La vérité appartient à très peu ». Goethe.

Au sujet des moyens : « Le conflit est père de toute chose ». Héraclite.

Au sujet de la pureté : « Les dieux sont morts mais les diables sont vivants ». Malraux.

Au sujet de l’avenir : « Le ventre est encore fécond d’où sortit la bête immonde ». Brecht.

Au sujet du désarroi : « A ceux qui veulent changer le monde : méfiez-vous, le monde ne vous a rien demandé. ». Luis Rego.


 


Tronc de Hêtre dans la Haute Vallée de la Fecht (Haut Rhin).

Dessin à la pointe Bic, in « Reliques de nos forêts de jadis ». Editions des « Dernières Nouvelles d’Alsace ». 1981.

 

 

 

 

par Jeno l'écolo publié dans : La hargne.Muturkeria.
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Lundi 19 mai 2008

                                   


 

                                                                                                                                                    Uhart-Cize, le 19 Mai 2008

 

Monsieur le Maire,

 

Je vous écris cette lettre ouverte en  ma qualité de secrétaire des Verts du Pays Basque.

 

Vous savez que l’hebdomadaire « Le Point »  a publié le 7 Mai dernier un article concernant les municipalités du BAB. Dans cet article, Martine Bisauta est présentée comme une « responsable des Verts ».

J’ignore si cette  expression est le fait du journaliste ou bien si c’est vous qui l’avez employée.

Au cas où la deuxième hypothèse serait la bonne, je  me permettrais de vous prier de faire très attention à l’avenir lorsque vous présentez Martine en public ou dans la presse.

En effet, Martine Bisauta n’est plus une « responsable des Verts, j’imagine que vous le savez. Elle a démissionné de notre parti afin de s’éviter l’exclusion car notre mouvement politique ne saurait accepter d’un militant ou d’une militante qu’il se présente à une élection municipale sur une liste menée par un adhérent de l’UMP.

 

Certes, la presse, depuis le début de cette affaire, a souvent présenté Madame Bisauta d’une façon qui entretient la confusion dans l’esprit des gens. Les journalistes n’en sont pas les seuls responsables, Martine jouant largement de ce flou artistique, aidée en cela par certains responsables des Verts du Pays Basque qui l’ont accompagnée et continuent à l’accompagner.  Pour être plus explicite, je dirai que pour ces personnes, Martine n’est plus chez les Verts mais elle y est tout de même encore et continue à compter pour eux à tel point qu’ils se refusent systématiquement à opérer des rectificatifs auprès de la presse, qu’elle soit locale ou nationale. Je ne connais pas les  raisons de cet accompagnement  mais il me semble qu’elles doivent avoir plus de rapports avec la politique politicienne dans ce qu’elle a de pire qu’avec le souci de l’idéal écologiste  qui seul devrait animer des militants Verts.

 

Il faudra bien un jour que les choses soient mises au clair et je vous serais très reconnaissante si vous pouviez être l’un des acteurs de cette clarification.

 

Comptant sur votre compréhension, voire votre appui, je vous prie d’agréer, Monsieur le Maire, mes respectueuses salutations.

 

                                                                                                                                                                                           Jenofa Cuisset.

par Jeno l'écolo publié dans : La hargne.Muturkeria.
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Vendredi 25 avril 2008

"C'est le plus grand, quel style inimitable, comment peut-on encore écrire après lui?"----j'en passe et des meilleures--- S'agissant de Louis-Ferdinand Céline, j'ai entendu ce style de louanges des centaines de fois. De la part de gens avec qui je n'ai que très peu d'affinités, voire pas du tout, mais aussi, hélas,et peut-être en plus grand nombre, de gens pour qui j'éprouve beaucoup de sympathie. Et j'ai toujours senti dans ces moments là que si j'opposais mon ressenti à moi, j'allais passer pour une inculte, attardée mentale et coincée du cul. Donc, lâchement, je me taisais. Mais voilà---un soir, dans un salon où l'on cause, j'ai craqué et maintenant, je me sens mieux, je ne souffre plus en silence. Ca y est, je suis une grande fille, je m'assume! Dès que commence la litanie des formules de louanges toutes faites que l'on dirait récitées autour du moulin à prières ou un chapelet entre les doigts, je la fais taire. Pan sur le bec!

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Voici quelques lignes extraites d'un livre que j'ai lu en 1997   "Céline en chemise brune" Editions Mille et une nuits"1997. (première édition 1983). L'auteur s'appelle Kaminski. Je vous en recommande très chaudement la lecture. Découvrir un Céline horrifié devant une étude qui tendrait à prouver que les soldats Allemands sont producteurs de bien plus grosses quantités d'excréments que les soldats Français, et se demander alors si, tout bien réfléchi, il ne serait pas le dernier Aryen de la planète, je vous assure, c'est quelque chose! Même si cela ne décourage nullement tous les bavasseux qui, dans les salons littéraires, continuent à parler de lui la bouche en cul de poule et le petit doigt en l'air. Un peu comme ceux qui, lorsqu'on évoque devant eux l'abominable agonie du taureau dans l'arène, continuent à vous vanter  des trémolos dans la voix, la beauté de la faena, l'élégance du matador.

---"On est peut-être enclin à considérer le cas Céline comme un cas de folie qui ne dépasse pas un problème de critique littéraire. Mais "si c'est de la folie, elle a de la méthode", comme disait Hamlet. La méthode des nazis.
L'énumération de ce qu'il attaque et de ce qu'il défend paraît à première vue simplement grotesque. Examinée de près, cette liste révèle pourtant une ligne de conduite nette, un sens déterminé, un but précis,bref une politique. La politique des nazis.
Ses vociférations ont trois objets principaux:
1 Les critiques, les compositeurs, les médecins concurrents, ainsi que les auteurs qui ont plus de succès et gagnent d'avantage.
2 Tout ce qui représente la civilisation occidentale, la raison, l'esprit, le doute, le sens critique, la culture, le désir de la liberté, l'idéal de la tolérance et de la solidarité
3 Les juifs et les "enjuivés", formule spectaculaire pour personnifier un ennemi abstrait et pour justifier le sauvetage du monde par le national-socialisme---"
---"Que les personnes à l'affût d'émotions sexuelles soient cependant prévenues : la pornographie dans "Bagatelles pour un massacre" n'est pas suggestive. Si elle est faite pour la vente, elle n'est pas réussie. C'est de la scatologie froide, produit d'une dépravation maladive qui fait comprendre la haine de Céline pour Freud".
Hanns-Eric  Kaminski, juif-allemand en exil, journaliste.1938
 
---"Dira-ton aujourd'hui où toute réflexion sur les rapports entre esthétique et éthique est frappée de suspicion : Quel naïf, ce Kaminski, quel immature! Lui reprochera-ton d'avoir pris au sérieux le racisme biologique des années trente sous sa forme la plus littéraire? Considérer comme close la question Céline, comme obsolète celle de la responsabilité de l'écrit, ce serait faire comme si les questions que la littérature toute entière se pose à elle-même avaient enfin trouvé définitivement réponse. Il suffirait ainsi de dire "C'est un écrivain", mieux, avec un tremblement dans la voix "C'est un grand écrivain"" et l'on aurait tout dit.
Céline grand écrivain et écrivain raciste : il faudrait penser ce "et"; en particulier la façon dont il se manifeste dans la langue. Au lieu de réfléchir à cette articulation, que fait-on? On établit un rapport de causalité entre les deux termes, ou bien on élude peu à peu le deuxième terme, ou encore on colmate par de la mythologie, on arrange Céline, on le maquille, on le fétichise, on lui cherche toutes les excuses du monde, on reprend tels quels tous ses mensonges; ou encore, on allonge le bonhomme sur un divan. Bref, on anesthésie l'oeuvre pour la mettre au pinacle de la-Littérature-à-l'-état- pur. La politique ne la traverse plus, sa langue est hors-histoire- et l'on paraphrase les déclarations de Céline sur l'émotion et la musique, quand il faudrait analyser ce qu'elles empêchent de penser---
Nous vivons encore pour une part sous l'emprise d'une représentation hagiographique de la littérature où de séduisants paradoxes se sont figés en de nouveaux conformismes. Une mythologie néo-romantique, sublimant l'excés et sacralisant la part maudite, réduit le mal idéologique ou historique au mal tout court. Elle aligne le politique sur le psychanalitique, noie l'antisémitisme des années trente dans le cauchemar du siècle, et le cauchemar du siècle dans une haine de tous les temps. On retient encore, d'une mystique désuète, l'icône de l'écrivain reclus et fétichisé, qui permet de légitimer la mise en scène compassionnelle d'un Céline martyr et meurtri-indécente au regard d'autres persécutions. La généalogie de la lecture célinolâtre tend ainsi à se confondre avec la préhistoire d'une panhéonisation et d'un sacre".

Jean-Pierre Martin, écrivain, professeur de littérature 1997

 

                                               Adolphe, dont Céline se disait "grand-ami".


Vous connaissez "Ferdinand", la chanson de Pierre Perret?: "As-tu gagné le ciel, Ferdinand, auquel cas tu n'dois pas être heureux, car si c'est vrai ce que l'évangile nous apprend, les négros vont aussi dans les cieux". A un moment, il dit "Mais ce ne sont là qu'épines d'acacia, d'un pt'tit chansonnier, d'agaçants propos, qui font ricaner l'intelligentsia (pan sur le bec, ça c'est Jenof@ qui ajoute, na!) et les nostalgiques de la gestapo".
 
J'ai entendu un jour quelqu'un tenter de faire un rapprochement entre Vian et Céline,  cet anarchiste d'extrême droite uniquement préoccupé par sa petite personne. J'espère que le "Pauvre Boris" cher à Ferrat  et à tant d'écologistes n'a rien entendu de ces paroles et qu'il ne s'est pas retourné douze  fois dans sa tombe.
Perso, le seul point de désaccord entre mon défunt-père et moi, a été celui-ci. Je n'ai jamais compris comment lui, libertaire, tolérant, altruiste, drôle,tendre et sensible,accueillant et à son aise avec toutes les générations, émerveillé devant toute forme de vie, chantre de toutes les différences, pouvait me tenir le même type de discours/ "Ah, certes, un triste Sire mais un tel écrivain!". A sa mort, je me suis fait violence et j'ai lu tout Céline, le coeur au bord des lèvres en permanence. De là m'est venu mon goût pour le whisky et les alcools forts, faut bien faire passer les nausées. Je n'ai pas trouvé les réponses aux questions que je me posais. Puis un jour, la présence de ces livres quelque part au grenier de la maison ne m'a plus semblée supportable. Je me sentais salie et j'avais la lourde sensation de souiller l'âme de cette vieille maison basque (même pas aryenne, vous vous rendez-compte!!!!). Alors, je les ai rassemblés dans la cour et j'en ai fait un grand feu purificateur. Et ceci, sous le regard approbateur de ma mère qui  n'avait jamais compris non plus comment l'homme de sa vie avait pu avoir de telles faiblesses littéraires.Il faut dire qu'elle, pendant l'occupation nazie, était allée en consultation, sans savoir que c'était lui, chez ce "bon docteur Destouches" qui aimait tant les chats. Elle avait découvert une antre puante et repoussante et s'était sentie agressée par le regard de dément du dit Docteur.  L'avait pas le sens de l'esthétisme pur dans la littérature, ma maman!
Enfin, paraphrasant Pierre Desproges qui parlait du "National Hebdo", je dirais que lorsqu'on lit un livre de Céline, on fait de gros progrès en littérature car on a à la fois la nausée et les mains sales.
 
Vous savez quoi? Il me semble que sans la capacité d'émerveillement et de compassion, tout être humain n'est qu'aigreur, un danger en puissance, une bombe à retardement. C'est un peu ce que dit Hubert Reeves "Comment retenir la pulsion de tuer quand la jubilation est absente?"
Et comme Giono dit aussi qu'"une sainte haine est un brandon de joie", je souhaite de toutes mes forces que l'enfer existe bien et qu'il y grille pour l'éternité, ce  "grand écrivain" qui se baptisait lui-même "le plus nazi des collaborateurs" et qui disait de la France qu'elle était "une femelle, toujours prête à tourner morue". Une fois de plus, je m'adresse à vous, mes bien chères soeurs. Je vous laisse apprécier.



Et, en bonus, ce texte de Gérard Charollois, Président de Convention Vie et Nature pour une écologie radicale.


 L’idéologie funeste des tastes mort.

 

           Face à la forte contestation de la torture tauromachique et de la chasse, quelques littérateurs, journalistes ou philosophes, unilatéralement publiés par la presse formatée, tentent par de pitoyables sophismes de justifier l’instinct de mort.

Vous lirez, sous leurs plumes hargneuses que tel peintre momentanément très célèbre, "snobisme oblige », tel romancier fasciné par la mort au point de se la donner, célébraient la corrida.

D’autres propagandistes, en d’autres temps, auraient pu justifier l’horreur fasciste par le talent de CELINE, de Robert BRASILLAC, de Lucien REBATE et le verbe puissant de Philippe HENRIOT.

La notoriété ne change pas le crime en vertu.

Puis, les tastes mort tentent le débat d’idées et énoncent :

« La vie implique l’acceptation de la mort, terme inéluctable. La tauromachie, la chasse sont des rituels initiatiques, une symbolique du combat de l’esprit sur l’animal et le taureau (de combat) est fait pour combattre et pour mourir. Ici il affronte l’homme comme dans la nature, il aurait dû subir les attaques du tigre ou du lion.

Sa souffrance dans l’arène se justifie  puisqu’en toute hypothèse les êtres vivants doivent mourir et pour cela souffrir préalablement. Ceux qui condamnent les spectacles et loisir de mort refusent en fait la vie, puisque celle-ci implique son inéluctable issue ».

 

Ce raisonnement spécieux décliné sous diverses formes par les littérateurs zélateurs des corridas et de la chasse  débouche immanquablement sur la valorisation de ce qu’ils prétendent accepter.

 

Dans cette optique, dès lors que la mort est le terme imparable de toute vie et dès lors qu’il faut nécessairement mourir un jour stupidement, pour rien, considérons comme premiers philanthropes ceux qui par la guerre et l’extermination de masse offrent à des millions de jeunes gens la chance de mourir sains, beaux, virilement  pour une cause ardente, une race, un pays, un parti.

Ces grands philanthropes leur évitent les affres de la vieillesse et de la maladie.

Après tout, l’homme est condamné à choisir : mourir jeune ou devenir vieux et les deux perspectives l’effraient.

Devenir vieux signifie une mort par morceaux,une progressive diminution de toutes les facultés, l’affaiblissement de la mémoire, l’impuissance sexuelle, le ramollissement des muscles et du cerveau,  la condamnation à la retraite qui implique le retrait.

Devenir vieux, c’est être ce que les pas encore vieux redoutent d’affronter, qu’ils rejettent et trouvent laid. C’est nourrir la peur de tout, finir en  électeur de droite et s’abîmant dans son propre crépuscule, devoir mourir quand même.

Bref, NAPOLEON et HITLER en moissonnant sur les champs de bataille, champs d’honneur et de gloire, la jeunesse de leurs pays firent œuvre de générosité en proposant d’ajouter la magnificence  du sacrifice à cette mort qu’il faut tellement accepter que nul ne saurait s’offusquer de ce qu’on en avance juste un petit peu l’avènement pourvu que ce soit dans la lumière et la symbolique.

Mourir à vingt ans les armes à la main, vous préserve efficacement du cancer et  de l’accident vasculaire cérébral qui sans le don héroïque  suprême seraient advenus indubitablement.

 

Tel est l’aboutissement du raisonnement des tastes mort qui veulent vendre la corrida et la chasse au nom du destin fatal et tragique des êtres, destin qu’il conviendrait de théâtraliser, de ritualiser pour le sublimer et l’accepter pleinement.

 

Non. Ce sophisme criminogène doit être récusé.

 Ce n’est pas parce que la mort gagne toujours qu’il faut lui prêter la main et ajouter de la souffrance au monde.

Même si tout être vivant est un condamné, offrons-lui de la douceur, de l’affection, du plaisir, du repos.

Que l’intelligence humaine serve à faire reculer et non à exalter la mort qui n’a pas besoin de nous pour accomplir ses œuvre perverses.

 

Tastes mort et fascistes sont indissociablement unis idéologiquement dans leur aspiration morbide à la violence primaire qui rassurent leurs peurs sous le paravent de la ritualisation ou d’un héroïsme guerrier de pacotille.

Le torero, le chasseur et le SS n’ont rien de consolateur de devoir mourir un jour.

Cette réfutation s’adresse aux prétendus « « intellectuels » », contempteurs de lapensée écologiste, besogneux de la tauromachie et de l’art cynégétique, et non aux foules de badauds, troupeaux grégaires, qui vont aux corridas ou à la chasse parce qu’ils voient les autres y aller, sans même méditer un seul  instant sur la tragédie de vivre.

La foule obéit à son cerveau reptilien et la masse exonère l’individu de sa conscience et de sa responsabilité.

La foule suit la foule et fait ce que font les autres  par pur mimétisme.

Ses victimes expiatoires changent selon les cieux et les époques, mais l’instinct demeure.

Des combats de gladiateurs aux bûchers du Moyen-âge, des génocides bruns aux génocides rouges, des bombardements de villes aux chasses aux canards, l’homme célèbre l’art de tuer qu’il prétend ériger en art de vivre.

L’animal humain reste à hominiser pour devenir  ce qu’il s’imagine être déjà.

           Gérard  CONDORCET.

CONVENTION VIE ET NATURE POUR UNE ECOLOGIE RADICALE.

 

par Jeno l'écolo publié dans : La hargne.Muturkeria.
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Mardi 12 février 2008

 

DSC_0014.JPGProchain épisode du feuilleton:
"Dame Martine parviendra-t-elle enfin à trouver le bon côté de la tartine?"
 

"Tu dis qu' t'as été partout mais j' tai jamais vu et j'y étais aussi". ( "Loulou", une chanson de Renaud).

C'est exactement ce que nous avons pensé, quelques copains et moi-même, lorsqu'en 1989, Martine Bisauta s'est autoproclamée "écologiste" pour se présenter derrière le très regretté Claude Harlouchet, représentant des abertzale (nationalistes basques pour les non-initiés) sur une liste " avec des syndicalistes, des écologistes, des féministes" - j'en passe et des meilleures en istes- aux élections municipales de Bayonne..

Combattante de l'écologie depuis mon enfance picarde et parisienne, adhérente  dès 1971 à la première association de sauvegarde des Vautours dans les Pyrénées Atlantiques ainsi qu'à l"Association pour la Sauvegarde de la Baie de Txingudi, 

Txingudi-710001.JPG

engagée à fond  dès mon arrivée en Pays Basque en Juillet 1973, dans le très remuant mouvement "Jeunes et Nature", puis à "Pays Basque Ecologie" et aux "Amis de la Terre",  j'ai été, de longues années durant sans téléphone ni permis de conduire,  de toutes les actions, de toutes les manifs : 
à la laiterie Saint-Martin contre les premières bouteilles en plastique et à Bayonne pour le tri des bouteilles de verre, à Peyrehorade contre un projet de centrale nucléaire, aux côtés des amis paysans de Jean Pitrau pour préserver le Soussouéou, avec les objecteurs de conscience de l'A.S.A.M ( Association pour la Sauvegarde de l'Agriculture de Montagne) en soutien à leur insoumission à la deuxième année de service civil,   avec les bergers à Irau contre un aménagement touristique, avec "Saiak" pour les premiers nourrissages de Gypaètes,  à Biarritz contre la marina et contre le "Victoria bluff", à Bayonne pour l'organisation des premières semaines de l'écologie (malgré toutes les entraves déloyales que mettait dans nos roues le Roi Henri Grenet, Maire de Bayonne à l'époque et père du Maire actuel , le Roi Jean Grenet), à Guéthary contre le massacre du village par le ruban de bitume, en Garazi aux côtés de l'association "Auñamendi" et du M.R.J.C ( actuellement "Euskaldun Gazteria" ) contre l'envahissement de la montagne par les routes puis à fond pour le recyclage du papier ( et---le reboisement de zones désertifiées en Afrique), en 1974 pour l'organisation des assises de Jeunes et Nature à la Citadelle de Saint-Jean-Pied-de Port ( 25O personnes ), en 1983 pour l'accueil  de l'Assemblée Générale des Amis de la Terre de l'Hexagone à Saint-Jean-le-Vieux  (une centaine de personnes et j'ai pris le temps d'aller acoucher, tout-de-même),  à Iholdy contre le lac, en forêt des Arbailles et  toujours avec  "Auñamendi" et le M.R.J. C pour empêcher la construction aux dépens du pastoralisme d'un gigantesque  complexe touristique sur ce site d'une richesse biologique tout à fait exemplaire, au col d'Organbidexka aux côtés des ornithologues pour aider à la libération de ce lieu de l'énorme  pression de chasse,  en Garazi sur demande de "Que choisir?" pour la collecte de matériaux tests après le passage du nuage de Tchernobyl (malgré un blocage de trois semaines dans la neige gelée), à La Barre d'Anglet contre les attaques successives dont elle a été victime, un peu partout pour l'organisation régulière des "Rencontres des écologistes d'Aquitaine", à Arcangues contre l'extension du golf et en chantier dès l'été 1974 pour la remise en eau  d'"Errota Handia" http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9serve_naturelle_r%C3%A9gionale_d%E2%80%99Errota_Handia, en Soule pour tenter d'empêcher la Centrale d'Holzarte, également pour lui éviter le gazoduc, à Belagua pour empêcher la destruction du massif par un complexe de ski
 ---- J'arrête, la liste est trop longue. 

Enfin, non, quand-même --- Une mention particulière au combat du "Comité de Défense de la côte Aquitaine", animé plus spécialement par Bernard Charbonneau et Jacques Ellul, dès le début des années 70, contre la MIACA (Mission Interministériel d'Aménagement de la Côte Aquitaine) dont le Maire de Bayonne, Henri Grenet, était un ardent partisan. Je me souviens de cette exposition dénonciatrice que "Jeunes et Nature"  avait réussi à installer dans une  salle municipale et qu'il nous a fallu déménager en quatrième vitesse car nous avons été expulsés manu militari sur ordre de Monsieur le Maire. Nous avions alors trouvé refuge dans une salle paroissiale et notre aventure, racontée dans la presse, avait attiré vers l'exposition nombre de visiteurs qui n'auraient sans doute pas eu l'idée de venir la voir sans cet épisode tragi-comique. Je pense très fort, en écrivant ceci à Pierre Lebaillif, brillantissime  animateur de notre mouvement de jeunes. En 1989, alors qu'il était, à 32 ans, en train de partir d'une leucémie, il reçut un appel de ce même Henri Grenet qui s'adressait au responsable du mécénat culturel que Pierre était devenu à la "Caisse des Dépôts et Consignations". Monsieur le Maire avait besoin de sous pour redonner vie au "Musée Basque". J'ai su par André Lebaillif, le père de Pierre, que celui-ci, ce jour-là, malgré ses terribles souffrances, avait arboré quelques instants un bien beau sourire---

Et bien, croyez-le si vous le voulez , je n'ai,  avant 1995, JAMAIS rencontré Martine Bisauta, si ce n'est lors d'une soirée organisée par les Verts pour des élections européennes et où elle était venue déverser sur eux des torrents de mépris! 
Mais en cette année 89, les Verts étaient quasi-inexistants en Pays Basque. Pour l'esbrouffe et le faux-semblant, Martine jouait sur du velours. Enfin, bon, il faut croire qu'à l'époque existait encore une justice immanente puisque elle rata la marche et s'étala le menton sur le marche-pied  alors que Claude Harlouchet, lui, fut élu. J'avoue ne pas avoir pleuré sur le sort de la troisième de liste. Je viens de corriger, il paraît qu'elle n'était que troisième et que si j'ai écrit deuxième, c'est très vilain de ma part.Mea culpa. C'est aussi grave que de dire "feria" au lieu de fêtes de Bayonne, c'est dire! ( http://jenolekolo.over-blog.com/article-15940603.html )

Depuis 1984, c'est à dire l'année de leur création, je suis, parallèlement à mes engagements associatifs, adhérente des Verts, un parti politique qui, durant de longues années n'a attiré de la part de Martine, que quolibets et moqueries. "Ils ne s'intéressent qu'aux fleurs et aux petits oiseaux (quantité négligeable pour la gauchiste dure de dure d'alors, les mots propres à la nature attirant encore au mieux chez elle à ce jour un sourire condescendant), ils penchent vers la droite, ils n'ont aucune conscience sociale, etc, etc. Là, je vous la fais "soft", parce que qui connaît Martine sait l'extrême dureté de ses paroles et le peu de cas qu'elle fait des blessures qu'elle peut provoquer. La période "ni-ni" d'Antoine Waechter ( ni droite ni gauche, que nous traduisions, nous, partisans d'un positionnement à gauche, "ni gauche ni gauche" )   a, je l'avoue, apporté de l'eau à son moulin mais elle fut de courte durée et nous étions un certain nombre à lutter contre en interne, à la loyale.  Nous avons gagné puisqu'en 1993, la tendance fut renversée. 
C'est tout-de-même plus de deux ans plus tard et pourtant avec un tonitruant  "Les Verts sont enfin sortis du ni-ni! Ca y est, je vous rejoins" qu'elle adhéra le 8 Mars 1995. Et vous savez ce qui se passait en 1995? Allez----, cherchez bien! Mais les élections municipales! Quelle coincidence, n'est-il pas vrai?Les Verts ayant acquis entre temps une présence réelle sur le terrain, l'autoproclamation devenait plus difficile et plus risquée. Si Paris vaut bien une messe, Bayonne, centre du monde,  vaut  bien la carte d' un parti  que l'on a dénigré jusque là. .On n'a rien sans rien ----

Donc, voilà notre Martine repartie à nouveau avec des abertzale, des écologistes, des féministes, des syndicalistes, dans une autre liste "Bayonne Capitale", à la conquête de sa ville aimée et désirée. Et voilà que tout à coup, entre les deux tours, la gauchiste féministe pure et dure, droite dans ses bottes, se découvre une passion brutale et violente pour le Parti Socialiste, seul capable d'après elle d'offrir une possibilité aux "petits" partis d'effleurer les manettes de l'auriculaire ou de l'index. Elue de l'opposition, donc, à l'issue  de ce deuxième tour, elle devient alors au sein des Verts d'Aquitaine, la pasionaria de l'accord, de l'entente tous azimuts avec le PS, face à ceux qui prônaient l'autonomie à tout crin. Dans les Assemblées Régionales des Verts, ses envolées de tribun laissent nombre d'entre nous pantois. Fi des minorités drapées dans leur dignité! "Quant à moi, je n'ai aucune envie d'atteindre ma 90ème année pour  que nous accédions au pouvoir et aux affaires" clame-telle. J'avoue avoir été alors, à plus d'une occasion, pour ne pas dire à chaque fois, emportée par la force de conviction émanant d'elle, eut égard à l'urgence écologique, malgré la profonde aversion que je ressentais pour ce langage bien éloigné de ma sensibilité libertaire au pragmatisme à géométrie plus que variable.

Puis, il y eut 2001. Plus de pertes de temps.  Dès le premier tour, Martine "la Verte" confirme l'union avec la partie de la gauche qui est en mesure d'offir une modeste place au soleil et part avec le PS, en compagnie d'un récent adhérent Vert , Bernard Causse. Les amours sont encore au beau fixe, on se gargarise du mot gôôôôôôche à longueur de jour et de nuit.  Les Verts placent deux élus dans un conseil municipal où la gauche plurielle reste minoritaire face au système Grenet, celui d'une famille de notables de droite  depuis tant et tant d'années aux commandes. Pour rappel : le père,  Henri Grenet, fut Maire de Bayonne de 1959 à 1995 (année de son décès) et le fils, Jean Grenet, Maire depuis lors et entre autres fort  vilains défauts, "aficionado" très militant, s'apprête à l' être une fois de plus en Mars prochain. Pour rappel encore : Martine, ennemie jurée et déclarée de ces deux rois successifs passa ainsi quelques années à se déplacer souvent flanquée d'un, voire deux militants du PS Bayonnais, même dans les soirées électorales "familiales" entre Verts, ce qui ne laissait pas, moi, de me mettre mal à l'aise, quel qu'ait été mon respect et ma sympathie, quels qu'ils soient encore,  pour ces personnes en tant que telles.

Bon, que s'est-il passé ces dernières années? Le discours environnementaliste de Dame Martine n'a pas été écouté comme elle le souhaitait par les élus socialistes de Bayonne qui, rappelons-le quand-même, sont eux aussi dans l'opposition? Euh----, ça l'étonne vraiment?Allons, soyons sérieux!  Si les Socialistes étaient écolos, ils seraient chez les Verts, non? 
Dans les négociations pour les prochaines municipales avec les représentants du PS, Dame Martine n'a pas obtenu la place due à son rang? Mais c'est quoi, son rang? C'est quoi, le rang des Verts? 
Les écolos et les Verts  ont raison,  ils sont les seuls à avoir raison, j'en suis bien la première persuadée,  mais ce n'est pas pour ça, hélas, qu'ils pèsent très lourd, à ce jour,  en terme de voix. Une négociation, qu'elle soit politicienne ou non, c'est toujours un rapport de force. Ce n'est pas nouveau et ça ne vient pas de sortir. On peut ne pas l'accepter mais alors, il faut faire du crochet et du point de croix ( activités que j'aime énormément pratiquer, d'ailleurs ) mais  pas de la politique enfin---- de la politique propre, veux-je dire.
Et quand on a de vraies motivations, de vraies convictions, quand elles sont chevillées au plus profond de l'âme,  si l' on pense que les alliés d'hier ne sont pas à la hauteur, ce n'est pas une raison pour se jetter dans les bras de l'ennemi de l'heure précédente, bien content de mettre de son côté et dans sa poche les plus charismatiques et brillants de ces adversaires. On peut aussi choisir de rester à la maison. Mais comme Sarko a ouvert les vannes et décomplexé tout le monde, pourquoi se gêner, n'est-ce pas? Les mots n'ont plus de sens. Seuls règnent l'individualisme et l'art de marcher sur les pieds du voisin et de l'ami pour se faire une place au soleil, un soleil pourtant  bien pâle et bien dérisoire.

Quand je pense que l'été dernier encore, Dame Martine se permettait de traiter certains Verts de "Cochetistes droitiers"!---

Mon ami Lurbeltz a écrit à une autre occasion, se demandant s'il fallait se présenter à une élection quel que soit le prix et quelques soient les écorniflages aux principes et valeurs que nous défendons:  "Sommes-nous vraiment indispensables?". La question se justifie. Quand j'en entends certains dire : "Attendons de voir si elle arrive à faire quelque chose, ne jugeons pas trop tôt!", j'ai envie de leur rappeler tel député RPR de ma circonscription qui, durant plusieurs décennies, a réussi à faire croire à ses administrés que c'était grâce à lui s'ils obtenaient leur retraite de misère, leur misérable pension d'invalide ou bien les bourses d'études pour leurs enfants. Au poste dévolu à Martine par Jean Grenet, elle n'aura de marge de manoeuvre, comme tout un chacun, qu'en fonction des réglementations et des moyens financiers alloués. Autrement dit, un(e) UMP, un(e) MOdem ou même, allez----un(e) PS ( n'est-ce pas, Martine? )  ne ferait rien de plus ni de moins. Mais à chaque centimètre carré de panneau solaire ou d'isolation de bâtiment communal, elle aura beau jeu d'alerter la presse et de faire croire que seule sa personnalité hors du commun l'a permis. Ceux qui ont décidé de n'y voir que du feu, continueront leurs litanies de louanges et tout ira pour le mieux dans le meilleur d'un monde de tromperie organisée quasi-scientifiquement, en tous cas, sans le moindre état d'âme.

Au fait, certains me disent : "Il ne faut pas politiser les élections municipales". Je ne suis évidemment pas d'accord, mais surtout, souvenons-nous quand-même que Jean Grenet est aussi député, UMP, et qu'à ce titre, il participe à la politique de Nicolas Sarkozy. 
Sur ce point, y'a pas photo!

Résumons-nous :
 
1 ) Après avoir usurpé le statut de militante de l'écologie en 1989 et durant de longues années dit pis que pendre des Verts  même quand ils se positionnaient clairement  à gauche, Martine Bisauta adhère à ce mouvement en 1995. Elle justifie cette décision par deux raisons:

- le positionnement à gauche vu l'horreur absolue qu'elle ressent pour la droite
- la prise en compte des questions sociales (qui ont toujours existé chez les Verts mais elle devait n'avoir qu'un oeil ouvert) et pas seulement des questions environnementales ou de protection de la nature.

2) En 2008,   clamant haut et fort qu'il faut enfin arriver aux affaires ( ça ne vous rappelle rien, ça? Cherchez bien----1995---- ),elle démissionne des Verts pour intégrer une liste baptisée sans étiquette ( on connaît le principe bien huilé ) mais mené par un quasi-monarque membre de l'UMP,  entraînant Bernard Causse avec elle. Ceux qui la défendent bec et ongle, avancent deux arguments phares : 

-  l'écologie n'est ni de droite ni de gauche.
-  l'urgence environnementale est telle qu'elle doit prévaloir sur tout autre souci, sur toute autre considération.

Bon, je vous laisse tirer les conclusions.


En Aquitaine, la ronde des canines acérées  ou le syndrome de Maître Cornille :

1981 :En l'absence d'une structure d'écologie politique, Brice Lalonde, http://fr.wikipedia.org/wiki/Brice_Lalondeex-militant du PSU (tiens, tiens!) s'autoproclame candidat de l'Ecologie à l'élection Présidentielle, puis apporte son soutien à François Mitterrand, au deuxième tour. (Pour mémoire, il a depuis, sombré dans la droite plus ou moins molle ou plus ou moins dure,cela dépend par quel bout on prend le problème. Moi, ça va, je suis toujours tendance "écologiste, un point c'est tout")

De 1981 à 1984, il oeuvre en sous-main à empêcher la naissance du parti "Les Verts" qui n'a jamais eu de goût pour les Califes et  dont la principale utilité serait peut-être d'empêcher les aventures individuelles telles que la sienne----ou celle de Martine, mais là, c'est certain, ça n'a pas marché. Inefficient, le garde-fou.
 

1984 : Les Verts naissent officiellement et se préparent à se présenter aux élections européennes. C'est alors que Brice Lalonde, avec l'aide appuyée de François Mitterrand, se présente à ces mêmes élections  dans le cadre de la liste ERE, en compagnie de la girouette Olivier Stirn,
http://fr.wikipedia.org/wiki/Olivier_Stirn baptisé "l'andouille de Vire" par l'indispensable "Canard enchaîné" ainsi qu'avec François Doubin, membre du PRG.
Et voilà que deux fondateurs aquitains des Verts, Michel Duchêne et la Basquaise Geneviève Andueza, ex--gauchistes notoires ( décidément! Comme disait Léo Ferré "La gauche  est une bâtarde. Elle est dans l'antichambre en attendant d'être à droite". ), lui réservent un accueil spécial lors de sa visite de campagne en la bonne ville de Bordeaux. Ils le couvrent de farine.
Quelques années plus tard (94? 96? Je ne sais plus mais peu importe), Madame Andueza, qui venait de se découvrir brutalement une très grande affinité avec Jacques Valade, Président RPR du Conseil Régional d'Aquitaine, ardent défenseur du productivisme le plus effréné dont l'un des fleurons était le tunnel du Somport ( projet qu'elle avait jusque là combattu à nos côtés ), annonce officieusement sa venue lors d'une manifestation en Vallée d'Aspe, affirmant par là que manger dans deux rateliers, c'est quand-même autre chose que de manger dans un seul. Principe déjà bien connu et qui ne cessera de se confirmer par la suite, jusqu'à ces derniers jours à Bayonne.
Avec quelques amis des Verts et du Comité contre l'axe E7,nous attendions  de pied ferme sa visite, à Bedous,  un grand sac de farine à portée de main. Mais elle ne vint pas et nous en sommes restés frustrés à un point que vous ne sauriez imaginer. 
Alors, comme Bayonne n'est qu'à trois quarts d'heure de chez moi, que ce soit en voiture ou par le train et qu'il est très malsain psychologiquement de rester trop longtemps sur une frustration ----
Dites, je suis un peu raide en ce moment.---A votre avis, un sac de cinquante kilos de farine, ça doit chercher dans les combien?

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Le nouveau cheval de Dame Martine.

NB/ Je sais ce que mes propos ont de dur et de violent. Je sais bien  qu'ils peuvent faire penser à de l'agressivité, à un  acharnement  fieleux et revanchard. Pourtant, je n'ai rien à venger, je n'ai jamais couru après nul poste ni après nul lambeau de pouvoir, Martine ne m'a donc jamais rien dérobé.Mais quand elle a bien voulu nous mettre au courant de cette éventualité, je me souviens avoir écrit (si ce ne sont les termes , c'en est au moins le sens)" Souviens-toI, Martine de ce que nous disons, de ce que tu dis, de ce que je dis de ces politiciens (nnes) qui après avoir de longues années durant prôné une voie et s'en détournent brusquement, prenant même  la direction contraire. Quelles ne sont pas  la dureté de nos accusations, la profondeur de notre mépris! Réfléchis car si tu fais ce choix, personne ne t'épargnera." Il me semblait alors inimaginable qu'elle le fasse, ce choix. Je prenais ça de sa part pour une simple réflexion tout haut comme on en fait parfois dans les groupes où les gens s'entendent bien. Pourtant, elle, elle savait. Elle a décidé de renier tout son passé, de renier les valeurs pour lesquelles nous nous sommes battues ensemble ( enfin---je croyais ) pendant treize ans. Il me semble donc normal , me semble-t-il, qu'elle assume maintenant les justes colères et indignations de ceux et celles d'entre nous qui n'en sont pas encore revenus(es) et qui pensent encore vivre un cauchemar.
Mais, me direz-vous, des cas comme ça, en politique, on ne les compte plus.  Ca  a toujours existé. Et depuis l'arrivée de Sarko à l'Elysée, c'est monnaie courante. C'est ça le modernisme, plus de droite ni de gauche , de l'écologie partout ( euh----- moi, je pense plutôt nulle part---- ), les mots ne veulent plus rien dire ou ils veulent dire tout et le contraire, tout le monde est copain,  tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, on s'aime tous les uns les autres, il n'y a plus d'opposition à qui que ce soit, à quoi que ce soit, on est tous dans la même grosse marmite et Tit Nico, là haut, de ses petits bras musclés, il remue la grande cuiller en bois d'arbre avec le sourire du mec qui manipule et instrumentalise tout le monde  et qui  est bien content. de lui.
Oui, oui, je sais, je sais tout ça. Et alors? C'est une raison pour l'accepter? Moi, je n'y arrive pas.
Et----, au fait, Bernard, il est allé faire quoi, lui, dans cette galère?



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Un copain du nouveau cheval de Dame Martine.
   
                            




           



















par Jeno l'écolo publié dans : La hargne.Muturkeria.
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