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14 juillet 2013 7 14 /07 /juillet /2013 18:00

"Robin des bois à Roncevaux. C'est comme ça, tu l'as voulu, tu l'as".

Pendant un an, j'ai travaillé à l'école de Lacarre et à celle d'Ainhice Mongelos

Pendant un an encore, j'ai travaillé à l'école de Bunus et à celle d'Ainhice.

Depuis le vendredi 5 juillet, je suis chômeuse. Ce n'est pas une cataclysme dans ma vie, j'ai l'habitude.

Mais à cheval sur ces deux années, j' ai vécu une révolution, une vraie, une révolution intérieure, grâce à quelqu'un--- de l'extérieur, on peut vraiment le dire. Et j'ai failli toucher le ciel, il s'en est fallu de peu.

Durant cette période, pendant mes pauses-déjeuner, entre deux écoles, entre deux groupes d'enfants, attendant fiévreusement son appel, moi qui n'avais jamais voulu de téléphone portable,  j'ai fait quelques pas, pris quelques photos pour un être, mon amour, prisonnier d'une horrible maladie, et dont j'étais devenue les poumons et les jambes. Je capturais des images pour les lui envoyer, moi qui avais toujours pensé que photographier, c'était se voler à soi-même un court instant de vie. Il m'arrivait de prendre les jambes à mon cou pour arriver à l'heure dans la deuxième école, celle de l'après-midi.

En ce printemps qui n'en fut pas un mais qu'il avait espéré pourtant, il est parti ailleurs, en un autre monde dont je ne sais rien.

Et pour la première fois de ma vie, je me sens seule, vraiment seule. Et surtout pour la première fois de ma vie, je ne m'ennuie pas seulement de quelqu'un. Non, pour la première fois de ma vie, je m'ennuie sans quelqu'un. Et pourtant, il est là, je l'entends, je lui parle. Comment dire, comment expliquer?

Voici quelques-unes de ces photos, pêle-mêle, sans ordre chronologique. En plus, ce ne sont sans doute pas les mieux réussies ni les plus belles. Tant pis, après tout. Ce soir, dans l'urgence, j'ai trop besoin de lui dire de nouveau  ce qu'il est pour moi, ce qu'il a fait de moi. Il n'y a pas de mots, mais pas d'images, pas de musiques non plus. Rien. Que faire?  Ne vous vexez pas, en vous parlant, c'est encore à lui que je parle. C'est encore lui que j'interroge.

 

 

 

La toute première, quelques tout petits jours après  notre improbable rencontre . Retour chez les médecins, dans les hostos pour lui, ce jour là, à 800 km de ces collines. Mais nous étions ensemble.

La toute première, quelques tout petits jours après notre improbable rencontre . Retour chez les médecins, dans les hostos pour lui, ce jour là, à 800 km de ces collines. Mais nous étions ensemble.

Entre collines et ciel.
Entre collines et ciel.
Entre collines et ciel.
Entre collines et ciel.
Entre collines et ciel.
Entre collines et ciel.
Entre collines et ciel.
Entre collines et ciel.
Entre collines et ciel.
Entre collines et ciel.
Entre collines et ciel.
Entre collines et ciel.
Entre collines et ciel.
Entre collines et ciel.
Entre collines et ciel.
Entre collines et ciel.
Entre collines et ciel.
Entre collines et ciel.
Entre collines et ciel.
Entre collines et ciel.
Entre collines et ciel.
Entre collines et ciel.
Entre collines et ciel.
Entre collines et ciel.
Entre collines et ciel.
Entre collines et ciel.
Entre collines et ciel.
Entre collines et ciel.
Entre collines et ciel.
Entre collines et ciel.
Entre collines et ciel.
Entre collines et ciel.
Entre collines et ciel.
Entre collines et ciel.
Entre collines et ciel.
Entre collines et ciel.
Entre collines et ciel.
Entre collines et ciel.
Le 21 septembre 2012, j'étais là quans son appel m'a surprise. "La barbarie est constitutionnelle en France. Le Conseil  Constitutionnel vient d'adouber la corrida". Cest lui qui me l'apprenait. Et le soir, il ajoutait " Tu sais, je suis déçu par toute cette victoire sans pudeur des corrideurs. Il te faut du courage, moi, j'aurais baissé les bras. La chasse commence demain, je vais voir ces sales batards monter la rue et tirer des faisans d'élevage, des tueurs de poules. J'ai appris qu'une harde de cerfs allait être liquidée, ça fait trop de dégâts. Ma campagne est bientôt vide.".

Le 21 septembre 2012, j'étais là quans son appel m'a surprise. "La barbarie est constitutionnelle en France. Le Conseil Constitutionnel vient d'adouber la corrida". Cest lui qui me l'apprenait. Et le soir, il ajoutait " Tu sais, je suis déçu par toute cette victoire sans pudeur des corrideurs. Il te faut du courage, moi, j'aurais baissé les bras. La chasse commence demain, je vais voir ces sales batards monter la rue et tirer des faisans d'élevage, des tueurs de poules. J'ai appris qu'une harde de cerfs allait être liquidée, ça fait trop de dégâts. Ma campagne est bientôt vide.".

Entre collines et ciel.

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Published by Jeno l'écolo - dans G't'M
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commentaires

jenofa 15/07/2013 17:45

Marizar, beretaz mintzatuko dautzut egun batez.
Martine, euh--- pardon, quoi que et non quoique. J'ai la tête un peu en vrac.

jenofa 16/07/2013 11:24

Joseba, j'aimerais parler Basque et Espagnol comme vous parlez Français!
Je suis d'accord avec vous. Je crois que le mot environnement déjà, pose problème. Si ça environne, c'est que l'homme est au milieu et qu'il gère tout. Je me bats pour la nature, pour notre nature intérieure également, mais certainement pas pour l'environnement. Sur le côté plus personnel, le caractère totalement atypique de cette relation amoureuse fait qu'il m'est difficile, pour ne pas dire impossible, de la faire rentrer dans un cadre, quel qu'il soit. C'est sa beauté mais aussi une très grosse source de souffrance et de chagrin.

jenofa 15/07/2013 15:21

Hori da xuxenki, bai, Joseba.
Bizi da ene barnean, betiko.
Bestenaz, hilgo naiz, berehala.

Joseba 16/07/2013 10:50

Il me semble que, ce qui part c'est aussi
le reflet le plus personnel que soit,
que le miroir de la société nous renvoie.
Avec ce départ, nous perdons aussi
un repère essentiel, qui nous permettait,
par rétroaction, nous placer de façon optimale
dans la vie..., sociale et naturelle.
Parce que, comme Laborit le dit:
nous faisons partie de la Nature...
(Mon français n'est par parfait)
Joseba
*
"Voilà plus de 30 ans que je m'efforce de réagir
contre cette dichotomie:
L'homme d'une part, l'environnement de l'autre.
L'homme fait partie intégrante de l'environnement."
(Henri Laborit, 1994, La légende des comportements)

M artine CAPLANNE 15/07/2013 15:40

Oui, nous pleurons "cette partie de lui qui était en nous" mais aussi cette partie de nous en allée avec lui, je crois.
Je t'embrasse
Martine Caplanne

Joseba 15/07/2013 14:17

Egun on! Jenofa...
Zer erran?
Muxu!
Agur...
Joseba eta Manoli
*
"Ce n'est pas lui que nous pleurons,
c'est nous-mêmes.
Nous pleurons cette partie de lui qui était en nous
et qui était nécessaire au fonctionnement harmonieux
de notre système nerveux."
"En ce qui concerne la douleur,
je ne puis me convaincre qu'elle élève, [...]
Si la douleur élève,
je voudrais savoir vers quoi."
(Henri Laborit, 1976, Éloge de la fuite)
(1914-1995)
*
Joseba

MaRiange 15/07/2013 11:47

Magnifiques articles et photos où l' on peut retrouver à la croisée d' un chemin ou au pied d'un chêne le sourire de notre ami. Merci pour ce voyage.

Jenofa 15/07/2013 09:42

Il est partout autour de moi, Adrienne. Dans la maison dont il riait d'entendre au téléphone les portes qui grinçaient, dans chaque centimètre carré d'herbe, dans les arbres, à chaque détour de sentier, dans le parfum des foins. Il m' avait dit que sa vie se déversait en moi. Et c'est vrai, il vit en moi. C'est bien pour ça que je dois vivre et que j'ai le devoir de faire que la vie ne me soit pas une charge.

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