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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 08:58
A l'occasion du retour des corridas à Donostia, sous le regard du roi d'Espagne. Cherchez l'erreur!

A l'occasion du retour des corridas à Donostia, sous le regard du roi d'Espagne. Cherchez l'erreur!

Il y a quelques jours, je lisais sur le "mur" d'un ami  facebook un commentaire selon lequel :

-il faut arrêter avec cette "comédie"(?) de lutte contre la corrida.

-la corrida, c'est moins pire que tel ou tel traitement infligé aux animaux d'élevage

-le taureau, lui, au moins, peut se défendre.

 

Ces quelques affirmations m'ont fait bondir et m'ont inspiré les réflexions suivantes :

Si l'on part en quête du toujours pire afin de le combattre, on ne se bat contre rien puisque l'on trouvera toujours pire. D'autant que le pire varie en fonction de la personne. Le pire est la notion la plus suggestive qui soit. Le dessinateur Jean-Luc Coudray a  cette phrase : "C'est quoi le pire? C'est qu'on s'y habitue". En ce qui me concerne, je n'ai jamais cessé, toute ma vie, de me battre contre tous les "pas pire" mais bien gênants quand-même. Quand au problème des "animaux que nous mangeons", je l'ai résolu dans ma vie personnelle dès que j'ai été en droit de choisir par moi-même. Je ne mange pas d'animaux et si à ma grande honte je ne suis pas encore végétaLienne, j'y tends de très près. Mais je voudrais tout de même dire que le combat contre la corrida est le combat de la libération animale qui me semble être le plus humaniste (avec peut-être celui de la chasse à courre). Les éleveurs qui torturent pour la fourrure, les élevages de laboratoire, les gaveurs d'oies ne montrent pas leurs méfaits en public. Ils se cachent, ils trient les images. Les abominations des abattoirs se passent derrière des murs bien opaques. Et quand le courage des militants de L214 nous permet de les voir, cela fait un tollé. Personne, donc, à aucun moment, ne songerait à ériger ça en spectacle, payant de surcroît, et que je sache, un ouvrier pareur ne touche pas le salaire d'un matador. Des villes dont Bayonne, prennent l'argent de leurs contribuables (y compris les anti qui sont majoritaires), pour tenter de combler le déficit dû aux corridas et n'y arrivent pas. Pendant ce temps, les associations humanitaires et culturelles tirent  la langue. Dans plusieurs villes en France et en Espagne existent des écoles de tauromachie ou de jeunes enfants apprennent à torturer et tuer à l'arme blanche de petits veaux qui ont comparativement le même âge qu'eux. Cela sous les yeux de leurs parents énamourés qui caresseront ensuite devant eux le chienchien à sa mémère allongé sur le canapé  et leur diront que c'est très vilain de voler la gomme de son petit camarade d'école . Voilà, c'est entre autres pour cela qu'aujour'd'hui, l'abolition de la torturomachie est le combat qui occupe la plus grande partie de mon temps de militance.

Ah oui,  j'oubliais : le taureau peut se défendre?! 45000 taureaux tués pour un torero mort. Et quand le torero meurt, le taureau est tué et sa mère aussi  afin d'arrêter la lignée. Le taureau, quoiqu'il arrive, ressortira mort de l'arène où il entre souvent "afeité', de la vaseline dans les yeux, après avoir reçu des coups de gourdin sur le dos pour lui fatiguer l'échine, j'en passe et des "meilleures". Non, mon frère le taureau, malheureuse victime expiatoire, ne peut se défendre. Condamné dès avant sa naissance pour des délires humains auquel son innocence n'a pas accès.

Et pour terminer, je voudrais dire également à quel point je me sens mal à l'aise devant les personnes qui se présentent comme "de gauche", surtout si ces personnes sont Basques, alors qu'elle soutiennent  la corrida. Les valeurs machistes,fascisantes de la tauromachie, Franco, la fiesta nacional--- cela n'évoque rien pour elles? Troublant!

Corrida, abolition!

Gora Euskal Herria zezenketarik gabe!

Jo ta ke irabazi arte!

 

 

 

Animalhumanisme, empathie. Merci Salvatore.

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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 16:46

Une contribution de Bernard Caussade

Le taureau Lorenzo

Les connes endimanchées en pays d’Aragon en ont eu pour leurs comptes. Leurs orgasmes en arènes pour spectacles de sang ont perdu leur héros. Le taureau Lorenzo, élevé en manade par des mâles futiles pour spectacles sadiques, s’est essuyé les cornes sur le jeune Barrio. Le sang du torero s’infiltre doucement au creux du sable chaud. Et ce n’est que justice.
L’autoroute décolle des contrées plus humides et descend doucement sur les plaines des Landes, vous bifurquez à gauche vers Sud Ouest Cassoulet, vous poursuivez plus bas c’est fêtes de Bayonne aux odeurs frelatées et partout en affiches c’est corridas cruelles, courses vaches landaises pour pleutres matadors.
N’entrez pas dans le jeu, n’entrez pas dans l’arène… ceci n’est pas un jeu.
En plein jour, plein soleil on massacre en spectacle pour instincts primitifs, pour instants fortunés, pour gogos gominés.
Quand vous remonterez vers les plaines normandes, les plages haut de France, les frontières d’Alsace, sur la banquette arrière vos enfants assoupis auprès du labrador, de l’épagneul breton, sauront vous remercier…

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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 15:13
Rosa Luxemburg

Rosa Luxemburg


"Ah! ma petite Sonia, j'ai éprouvé ici une douleur aiguë.

Dans la cour où je me promène arrivent tous les jours des véhicules militaires bondés de sacs, de vielles vareuses de soldats et de chemises souvent tachées de sang...

On les décharge ici avant de les répartir dans les cellules où les prisonnières les raccomodent, puis on les recharge sur la voiture pour les livrer à l'armée.

Il y a quelques jours arriva un de ces véhicules tiré non par des chevaux, mais par des buffles.

C'était la première fois que je voyais ces animaux de près.

Leur carrure est plus puissante et plus large que celle de nos boeufs ; ils ont le crâne aplati et des cornes recourbées et basses ; ce qui fait ressembler leur tête toute noire avec deux grands yeux doux plutôt à celle des moutons de chez nous.

Il sont originaires de Roumanie et constituent un butin de guerre...

Les soldats qui conduisent l'attelage racontent qu'il a été très difficile de capturer ces animaux qui vivaient à l'état sauvage et plus difficile encore de les dresser à traîner des fardeaux.

Ces bêtes habituées à vivre en liberté, on les a terriblement maltraitées jusquà ce qu'elles comprennent qu'elles ont perdu la guerre : l'expression vae victis s'applique même à ces animaux... une centaine de ces bêtes se trouverait en ce moment rien qu'à Breslau.

En plus des coups, eux qui étaient habitués aux grasses pâtures de Roumanie n' ont pour nourriture que du fourrage de mauvaise qualité et en quantité tout à fait insuffisante.

On les fait travailler sans répit, on leur fait traîner toutes sortes de chariots et à ce régime ils ne font pas long feu.

Il y a quelques jours, donc, un de ces véhicules chargés de sacs entra dans la cour.

Le chargement était si lourd et il y avait tant de sacs empilés que les buffles n'arrivaient pas à franchir le seuil du porche.

Le soldat qui les accompagnait, un type brutal, se mit à les frapper si violemment du manche de son fouet que la gardienne de prison indignée lui demanda s'il n'avait pas pitité des bêtes.

Et nous autres, qui donc a pitité de nous? répondit-il, un sourire mauvais aux lèvres, sur quoi il se remit à taper de plus belle...

Enfin les bêtes donnèrent un coup de collier et réussirent à franchir l'obstacle, mais l'une d'elle saignait... Sonitchka, chez le buffle l'épaisseur du cuir est devenue proverbiale, et pourtant la peau avait éclaté. Pendant qu'on déchargeait la voiture, les bêtes restaient immobiles, totalement épuisées, et l'un des buffles, celui qui saignait, regardait droit devant lui avec, sur son visage sombre et ses yeux noirs et doux, un air d'enfant en pleurs.

C'était exactement l'expression d'un enfant qu'on vient de punir durement et qui ne sait pour quel motif et pourquoi, qui ne sait comment échapper à la souffrance et à cette force brutale...

J'étais devant lui, l'animal me regardait, les larmes coulaient de mes yeux, c'étaient ses larmes.

Il n'est pas possible, devant la douleur d'un frère chéri, d'être secouée de sanglots plus douloureux que je ne l'étais dans mon impuissance devant cette souffrance muette.

Qu'ils étaient loin les pâturages de Roumanie, ces pâturages verts, gras et libres, qu'ils étaient inaccessibles, perdus à jamais.

Comme là-bas tout - le soleil levant, les beaux cris des oiseaux ou l'appel mélodieux des pâtres - comme tout était différent.

Et ici cette ville étrangère, horrible, l'étable étouffante, le foin écoeurant et moisi mélangé de paille pourrie, ces hommes inconnus et terribles et les coups, le sang ruisselant de la plaie ouverte...

Oh mon pauvre buffle, mon pauvre frère bien-aimé, nous sommes là tous deux aussi impuissants, aussi hébétés l'un que l'autre, et notre peine, notre impuissance, notre nostalgie font de nous un seul être.

Pendant ce temps, les prisonniers s'affairaient autour du chariot, déchargeant de lourds ballots et les portant dans le bâtiment.

Quant au soldat, il enfonça les deux mains dans les poches de son pantalon, se mit à arpenter la cour à grandes enjambées, un sourire aux lèvres, en sifflotant une rengaine qui traîne les rues.

Et devant mes yeux je vis passer la guerre dans toute sa splendeur..."

Rosa LUXEMBOURG, Ecrits de prison


 

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9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 16:58
Photo Sagua souris

Photo Sagua souris

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Published by Jeno l'écolo - dans La hargne.Muturkeria.
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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 13:00

Costards Macron s'abstenir!

Va dire à tes parents.

 

Dans la Sierra

 

 

J'aime d'un fol amour les monts fiers et sublimes!
Les plantes n'osent pas poser leurs pieds frileux
Sur le linceul d'argent qui recouvre leurs cimes ;
Le soc s'émousserait à leurs pics anguleux.



Ni vigne aux bras lascifs, ni blés dorés, ni seigles.
Rien qui rappelle l'homme et le travail maudit.
Dans leur air libre et pur nagent des essaims d'aigles,
Et l'écho du rocher siffle l'air du bandit.



Ils ne rapportent rien et ne sont pas utiles ;
Ils n'ont que leur beauté, je le sais, c'est bien peu.
Mais moi je les préfère aux champs gras et fertiles,
Qui sont si loin du ciel qu'on n'y voit jamais Dieu.

 

                                                             Théophile Gautier

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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 08:04
Benoîte Groult et la touche étoile

Le titre de ce "post" est de la blogueuse. Il fait allusion à un livre de Benoîte Groult, particulièrement beau, émouvant et drôle.

Reçu ce matin de "Encore féministes"

Benoîte Groult, grande féministe francaise, est morte hier, à l' âge de 96 ans. Elle restera dans l histoire du féminisme notamment pour son livre "Ainsi soit-elle" (1975), le premier a dénoncer l'excision, et pour cette analyse politique : « Le féminisme n a jamais tué personne, le machisme tue tous les jours », dont le réseau « Encore féministes ! » a fait sa devise.
Avec son mari, Paul Guimard, elle était parmi les premiers signataires du manifeste de « Encore féministes ! » le 8 mars 2001.
Vous pouvez lire le compte rendu d une rencontre avec elle le 5 novembre 2005 http://encorefeministes.free.fr/groult.php3
En voici un extrait : « Benoîte rappelle que le féminisme est divers et multiforme, et que ce foisonnement, voire cet éparpillement, qui nous gêne parfois, est aussi source de richesse. Elle dit qu elle n est fâchée avec personne, car chacune fait avancer la cause féministe à sa façon. »
J aimais Benoîte, nous étions amies depuis des decennies. Quand on lui demandait son « secret de jouvence », elle repondait : « Etre independante ! C est la source de tout. Et faire quelque chose qui passionne. »

Adelphiquement*,
Florence Montreynaud

*« Adelphiquement » dérive d « adelphite », notion groupant fraternité et sororité et qui pourrait remplacer la « fraternité » (sous-entendu « virile ») de la devise républicaine. 
En Français, « soeur » et « frère » proviennent de deux mots differents. « Adelphite » est formé sur la racine grecque adelph- qui a donné les mots grecs signifiant « soeur » et « frère ».

Site : http://encorefeministes.free.fr/
Zeromacho est un reseau international d’hommes contre le systeme prostitueur. Signalez-le a des hommes de votre connaissance en leur proposant de signer un manifeste sur le site http://www.zeromacho.eu/


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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 13:13
A droite, Jean-René Etchegaray, digne successeur de la famille Grenet.

A droite, Jean-René Etchegaray, digne successeur de la famille Grenet.

Il y a ---deux, trois ans, je ne sais plus exactement, Jean-René Etchegaray, maire de Bayonne, rencontrait des responsables du CRAC Europe dans les bureaux de la mairie. Là, il leur déclarait qu'un sondage avait été organisé dans la ville une dizaine d'années auparavant et que ce sondage montrait clairement qu'une large majorité de Bayonnais était opposée à la tauromachie. Il ajoutait  que depuis lors, le nombre d'opposants avait dû encore augmenter en raison du travail accompli par les associations abolitionnistes. Pourtant, affirmait-il sans la moindre gêne, pas question de mettre fin aux activités tauromachiques de la ville.

En lisant le document ci-dessous, vous pourrez vous rendre compte que Monsieur le Maire continue sans relâche  de cultiver un sens de la démocratie qui lui est particulier. Vous, je ne sais pas, moi, ce n'est pas comme ça que je vois la mise en pratique de la vie démocratique. Manifestement, le 49, 3 à la mode de Bayonne n'est pas une vue de l'esprit.

 

Je vous laisse juger de l'inanité genre bouillie pour les chats de ce qui nous est servi là.

Et admirer l'aplomb de cet élu qui ose sans la moindre vergogne affirmer que grâce à la France, la corrida est inscrite au patrimoine immatériel de l'humanité. Attention, Monsieur le Maire, souvenez-vous du nez de Pinochio!

Ah, encore quelque chose : on me dit qu'il existe une opposition au conseil muni si pâle de Bayonne. Vous y croyez, vous?

 

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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 17:10

A Gilles, de la part d'une ancienne arachnophobe, moi.

Les araignées.
Les araignées.
Les araignées.
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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 09:00
1936, hier matin.

Irremplaçable Jean Giono.

Spéciale dédicace de ma part aux "ministres à culs de hyène", en demandant bien pardon aux hyènes.

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Published by Jeno l'écolo - dans Les écrivains
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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 14:00
Au centre du monde

Où il est question de tendresse---

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Published by Jeno l'écolo - dans Gilles Marchal
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