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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 07:00
  Bestial-ou-humain.jpg
 Photo: Christian Sinibaldi.
"Il est sûr qu'il faut être mentalement déficient ou être la descendance logique d'une ignorance ténébreuse pour admettre de se distraire de la cruauté sur les animaux, mais utiliser l'instrument de la rhétorique pour que cette cruauté persiste, transformée en un droit humain, est l'acte démoniaque par excellence."

Alvaro MUNERA, torero repenti

 

Une contribution d'Irène Noël.


C'est avec une profonde joie que j'apprends que "les comptes de la temporada bayonnaise afficheront encore un déficit qu'il est prématuré de chiffrer. Mais assez simple à expliquer par l'inflation du coût des "spectacles", notamment du fait des émoluments toujours croissants des matadors, conjugée à l'érosion de la fréquentation !"

Eh oui, Monsieur Grenet, faire couler le sang coûte cher bien que la torture soit gratuite ! La bayonnette de Damoclès pend au-dessus de votre tête et celles des aficionados qui  pédalent dans la choucroûte bayonnaise. 90'000 € de déficit en 2010 en grande partie épongé par les impôts locaux ( dixit vous-même ! ). Quel sera le déficit cette année ? Je vois un gros trou noir... et des taureaux qui dansent autour en beuglant : requiem in pace ... Je vois encore des vaches qui rient et Jean qui pleure au fond du trou... Bref, je vois que la civilisation est en marche, que les consciences se réveillent, que les monstrueuses pratiques sanglantes vont vers un fin inéluctable. Le Bien vaincra le Mal !

La féria de Bayonne : quelques oreilles, pas de queues ( burlesques "récompenses"), décevant jeu des six toros, un manque cruel de race, de caste, de noblesse, d'émotion, écrit Zocato assis sur un tapis volant ! Malheureusement le ridicule ne tue pas ... Les arènes seraient vidées en un rien de temps ! Mais laissons le  temps au temps, les Lumières et la raison éclairée de l'homme ne sont pas mortes.

Je vous laisse à votre comptabilité, Monsieur le Maire. Vous n'êtes qu'un pauvre individu qui ne voyez que par l'argent, la magouille, la cruauté et ... votre fauteuil de Monsieur le Maire, n'oubliez pas que ce sont des fauteuils éjectables !

De temps en temps, regardez l'image ci-dessus, méditez les paroles d'un torero converti ... vous marchez sur la dernière ligne droite de votre vie, allez-vous continuer de marcher jusqu'à la fin de votre existence dans le sang versé d'êtres sensibles, innocents, capables d'éprouver la souffrance, la peur, l'angoisse ? Le seul nom de Grenet me donne des frissons, tant vous êtes cruel, abruti, habité par je ne sais quels vices. Quel est votre livre de chevet ? La philosophie dans le boudoir ? Les crimes de l'amour ? Les infortunes de la vertu ? Une étude sur Sade ou la passion de la destruction ?

 Passez des nuits grenetesques en rêvant de la constellation du Taureau en souffrance... et retenez votre souffle ! Oui, retenez votre souffle, encore et encore... Le taureau vous a vu, ses muscles se tenden, ses naseaux fument et sa bouche crache des éclats d'étoiles, il charge, il fonce droit sur vous  : DIes irae ...

Irène Noël

Professeur, déléguée du CRAC EUROPE pour la Suisse


 
 

  

  

  

  

  

  

  

  

  

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 07:09

 

 

 

 

Une contribution de Daniel Labeyrie.

            Avec la grâce et la légèreté des premières feuilles mortes de septembre, vous avez mis le cap  sur les champs d'étoiles de l'éternité.

            Saint-Germain- des-Prés, dans un frisson d'ailes et de silence, a perdu la longue dame blanche qui , dans sa voix , porta le chant essentiel des poètes sans jamais succomber aux sirènes de la  facilité.

            Ala fois tendre ou mutine, espiègle ou grave, vous transcendiez les vers posés sur le papier leur donnant l'envergure  d'un vol d'hirondelles sur la page immense de l'azur.

            Ainsi va le monde, les temps saignent, les grandes voix comme la vôtre se taisent et nous sur le quai, face à l'océan, regardons s'éloigner, peu à peu, votre vaisseau blanc chargé de la beauté de ce supplément d'âme qui rend l'existence supportable.

            Nos souvenirs demeurent  à terre avec une humble cargaison de petits bonheurs déposés au fil des ans sur les rayons de l'armoire secrète d'où s'envolera l'oiseau -lyre de Prévert à la faveur d'un rayon de soleil.

            Et voilà qu'il se met à pleuvoir dans un petit square parisien : deux escargots ravis s'invitent sur une feuille morte, un enfant, pas plus haut que sept pommes, se met à chanter une comptine coquine pour les deux gastéropodes étonnés.

            Quand le soir descendra, à pattes de velours, sur les toits de la Butte de Montmartre, louvrons discrètement les yeux , la chanson des feuilles mortes s'invitera dans un ballet improvisé au-dessus du bitume d'un trottoir mouillé et deux amoureux s'arrêteront, charmés par cette aubaine ordinaire.

            Madame, reposez tranquille dans les lointains de l'au-delà, que votre envol dans les cieux d'éternité ait la douceur du velours de votre voix posée sur trois petites notes de musique;

∑∑∑∑

Daniel Labeyrie

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 06:00

 

Merci, Sylvie.
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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 07:00

flechettes0001.JPG

Un dessin de Charb pour le CRAC Europe.

 

 

Une contribution de babel. (Le titre est  de la blogueuse)

 

Le problème est le principe de la corrida.

Ce principe est tenu en peu de mots : taïaut ! Haro ! Hallali ! Olé ! ça sent la vindicte, le « tous sur lui ». C’est drapé dans des oripeaux de luxe. Ça attend un trophée. Ça se lave la conscience dans l’agonie de l’autre. Ça garde les mains propres, nettoyées aux grands arguments.
La réalité de la carcasse au soleil, de ce palais des mouches, de l’abatage est habillée de rêves, de nostalgies, ou d’idéologie.
Toros qui n’en peuvent, mais. Ministre hérissé de banderilles. C’est idem.
Il est question d’être ou non aussi ignoble que les bourreaux.
Je refuse de lyncher les toreros sous prétexte que je refuserais la corrida.
Il en va de la crédibilité de mon refus.
D’ailleurs, je ne refuse pas tant la corrida que je choisis une autre voie qui l’évite. Ensuite, à la façon des bourgs que les routes ignorent, peu à peu, ses habitants la déserteront, et elle appartiendra au passé, sans que nulle pierre n’ait été jetée contre les jeteurs de pierre.
Je ne vois pas où est l’évolution s’il ne s’agit que de quitter l’âge des cavernes pour celui des casernes, y compris de ces casernes où les militants se comportent en miliciens d’un quelconque ordre moral cimenté par une violence, sociale, verbale, physique, psychologique, institutionnelle.
Chacune de ces violences amoindrit la crédibilité des demandes que la corrida disparaisse, car elles conservent l’arène pour mettre à mort le toréro.
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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 10:00

 

LE SANGLIER : UN MÉTIER FRANC-COMTOIS EN DANGER !
métier sanglier du haut-doubs métier sanglier du haut-doubs

Ce métier ne consiste pas à élever des sangliers, mais à lever des sangles d'épicéas qui seront utiles à la fabrication de certains de nos fromages traditionnels. 
Les sangles sont prélevées dans la partie blanche se trouvant juste en dessous de l'écorce.
Les sangliers interviennent sur des arbres fraichement coupés en vue d'autres utilisations (le reste du tronc étant ensuite envoyé en scierie).

Qui est déjà venu en montagne, a sans doute déjà croisé notre Mont-D'or, vacherin du Haut-Doubs qui est entre autre l'aliment principal des "boites chaudes".

métier sanglier du haut-doubs métier sanglier mont-d'or


Cette sangle d'épicéa présent dans notre fromage traditionnel, qui lui donne ce goût si particulier, souffre d'une importation de plus en plus grandissante d'épicéas des pays de l'Est au détriment d'une production locale.

Comment peut-on prétendre à des produits AOP (Appellation d'origine protégée qui garantie l'origine et la typicité d'un produit), si l'un des éléments de base de leur fabrication provient de pays étrangers?
Où passe alors notre savoir faire et nos traditions qui font de nos produits de vrais produits régionaux?
 Agnès Ambert Présidente de l'association "sangles du Haut-Doubs" a mis en ligne une pétition pour la "défense du métier de sanglier en Franche-Comté et le respect de l'A.O.P Mont-d'Or".

A l'heure où vous, consommateurs êtes soucieux de manger des produits de qualité dont vous connaissez l'origine, que pensez-vous de l'a.o.c./a.o.p. Mont d'or ou Vacherin du Haut Doubs qui utilise pour la fabrication et l'affinage de ses fromages des sangles d'épicéa d'importation des pays de l'est au détriment d'une production locale qui peine à exister face à des lobbys fromagers régionaux soutenus par des personnalités politiques et gouvernementales,au soi-disant regard de la concurrence???
En signant cette pétition, vous nous aidez à faire respecter un texte de loi et par extension faire qu'un métier séculaire franc-comtois perdure dans sa terre d'origine et s'y développe.

Les Sangliers voient leur métier disparaitre à petit feu, ils ne sont plus qu'une dizaine à exercer ce métier et ne sont plus assez nombreux pour faire entendre leur voix!

Pour qu'ils soient enfin entendus et que cette pétition ait un réel impact, ils leur faudrait atteindre au moins 10 000 signatures, votre soutien leur est précieux tout comme il a pu l'être pour nos tilleuls.
Voilà près de douze ans que les sangliers du Haut Doubs dénoncent l’importation de sangles en provenance des pays de l’Est pour la fabrication du Mont d’Or et plus de 30ans qu'ils se battent pour sauver leur métier et une tradition française! (l'AOC Mont-d-Or a été reconnu en 1981 et le métier de sanglier uniquement depuis 1999)

Si comme nous vous êtes touchés par leur combat, n'hésitez pas à en parler autour de vous et soutenez-les en signant cette pétition :


Pour en savoir plus sur le métier de sanglier, le "Mont-d'Or" et leur combat :

 

 


Pour toutes informations concernant l'association "Sangles du Haut-Doubs", contacter Agnès Ambert 25 grande rue 25270 Villers sous Chalamont.
moissasanglefrancomtois@orange.fr

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 07:00

 

 

Une contribution de Daniel Labeyrie.

CIAO KRAKO

http://www2.vo.lu/homepages/fce/GKFACE.GIF

 

          Eh bien , Georges, alors comme ça, tu t'es fais la malle , sans nous prévenir,  juste au seuil de l'été, sans tambours ni trompettes; d'ailleurs les trompettes , les chants de guerre et autre Marseillaise, ce n'était pas ta tasse de thé.

            Sacré Krako, tu nous en as fait donner des coups de pédale, de Paris à Athènes, de Paris à Assise mais c'était pour la bonne cause. Nous les cyclistes hirsutes et burinés, avec la fougue de notre jeunesse, nous avons reconnu  tout de suite en toi , un être intègre,  au-dessus de tout soupçon, un pèlerin des espérances folles. Pourtant , tu avais horreur du vélo disais-tu, mais cela je ne le crois qu'à moitié.

            La paix , tu l'as défendue , les mains nues, tel un samouraï avec une noblesse et une rectitude rares. Jamais au grand jamais tu n'as pactisé avec un parti, une ligue, une chapelle, un clan.

            Sec comme un ascète, tu ressemblais à ces statues grecques d'un autre temps mais tu ne dédaignais pas compter fleurette dans la torpeur des champs de lavande ou sur l'herbe fraîche des vergers d'Italie. Te nourrissant de fruits et de fromage de chèvre , tu parcourais des kilomètres et des kilomètres, l'allure juvénile, le nez et la barbe au vent , déterminé sur ton chemin de liberté.

            Tu cultivais la vie libre sans carcans ni tabous , pratiquant un  naturisme de bon aloi, dans le respect de la vie sous toutes ses formes, offrant ton corps au dieu solaire dans une admirable simplicité.

            Oui, Krako, tu étais un homme debout, détestant les marchands de canon, les molosses habillés en faucons, les prêcheurs de guerre, les pouvoirs politiques, ecclésiastiques ou sectaires , bref les manipulateurs de tout poil qui envoient facilement les autres au champ d'horreur.

            Si au soir de ta vie, tes combats te paraissaient vains, non , vraiment , tu n'as pas démérité, ta vie fut exemplaire, tu étais un humaniste de la même trempe qu'un Gandhi, qu'un Vinobà, qu'un Lanza del Vasto, qu'un Monod.  Tu es parti comme un pacifiste, inconnu du grand public mais digne dans ta solitude de haut vol.

            Ton petit drapeau vert  flottant sur le guidon de ton vélo pouvait paraître dérisoire, voire enfantin mais il avait la couleur chaude de ton combat, petite arme d'espérance sur l'acier glacial des armes des fauteurs de guerre.

             Georges, tu étais un beau citoyen du monde , un universaliste , un passeur de fraternité, un pourfendeur de frontières, un noble chevalier de la paix.

            Krako, je sais que cet hommage , un peu tardif , te laissera de marbre mais que nenni, je te devais bien ces quelques fleurs , bouquet de souvenirs glanés sur les routes d'Italie et de Grèce où enveloppée dans un ciel d'étoiles, notre horde vélocipédique cultivait le bonheur sous le regard débonnaire d'un berger facétieux.

Daniel Labeyrie

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 09:44

  http://www.sudouest.fr/images/2011/09/06/491307_17699541_460x306.jpg

Dans les corrales de Dax,  quelques taureaux apeurés, avant la séance de torture qui les conduira à une mort somme toute libératrice. Comble du sordide, le public peut venir les voir là pendant une journée moyenant un euro l'entrée. Et c'est gratuit pour les enfants.

Photo: Isabelle Louvier Journal Sud-Ouest.

 

 

Une contribution de babel.


Monsieur le Ministre, il est temps.


Il est temps de refuser que notre société soit une matriochka d’humiliations, de souffrances et de violences.

En inscrivant la corrida au Patrimoine immatériel, vous inscrivez nos instincts de prédateurs comme piliers de notre monde, comme ciment de notre société.

C’était une journée d’août comme en attend le Sud entre Perpignan et Marseille. Des affiches annonçaient une fête « votive », je ne sais à quel vœu ni à quel saint d’été, elle était vouée. Le vœu d’une saison prospère ? Un lâcher de toros était annoncé. Nous revînmes au village le soir suivant, avec ma fille, à la fraîche, après la furie. La veille, des bêtes avaient été stockées dans la chaleur de bétaillères obscures et oppressantes, puis jetées en plein soleil, poussées vers une foule protégée par de hautes barrières, rendue vindicative par l’alcool, le soleil, et parfois la vengeance sur une année à se sentir au bureau, à l’usine, comme un bœuf mené à l’abattoir avec lequel on s’amuse avant et pendant l’agonie. Sur le sol de la rue, nous avons lu avec ma fille les traces comme en laissent des taulards dans les cachots, des griffures sur la pierre. Ici, une rayure profonde partait du rebord du trottoir, un éclat manquait à la rigole, et une longue traînée claire la terminait sur le bitume. Partout, le gris foncé était piqueté de marques de glissades, signes de l’angoisse, de la peur, de la sauvagerie. Portrait exact de ce que les foules humaines souffrent dans le quotidien, avant de s’en décharger en passant pour une fois de l’autre côté, mais avec des toros, pour avoir la conscience tranquille.

Avez-vous lu l’alphabet de la douleur sur le bitume, dans les traces des chevilles parfois foulées des bêtes ? Y Avez-vous reconnu la grammaire de toutes les souffrances inutiles dans nos chemins quotidiens ?

Je l’ai lu.

Et j’ai frémi en pensant aux arènes, au métro, à ce que notre culture peut générer de mort et de violence, entre nous, et en la défoulant sur des toros ô combien symboliques des foules humaines quotidiennes…

Cet immonde n’est pas mon monde.

 

Le babel du Talon Rouge.

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 11:42

il aurait pu pleuvoir!


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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 12:01

_Numeriser0002.jpg

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 11:46

 


http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/d/dc/Barrett.jpg/220px-Barrett.jpg

 

"Tant que je n’ai possédé que ma paillasse et mes livres, j’ai été heureux. Maintenant, je possède neuf poules et un coq, et j’ai l’âme perturbée.

La propriété m’a rendu cruel. Quand j’achetais une poule, je l’attachais chaque fois pendant deux jours à un arbre, pour lui imposer mon domicile, détruisant dans sa fragile mémoire l’amour de son ancienne résidence. J’ai rafistolé la clôture de ma cour, afin d’éviter l’évasion de mes volailles, et l’invasion des renards à deux ou quatre pattes. Je me suis  isolé, j’ai fortifié la frontière, j’ai tracé une ligne diabolique entre mon prochain et moi-même. J’ai divisé l’humanité en deux catégories : moi, le maître de mes poules, et les autres, ceux qui pouvaient me les prendre. J’ai défini le délit. Le monde s’est rempli pour moi de présumés voleurs, et pour la première fois j’ai lancé sur l’autre côté de la clôture un regard hostile.

Mon coq était trop jeune. Le coq du voisin sauta la clôture et se mit à faire la cour à mes poules et à empoisonner l’existence de mon coq. Je renvoyai l’intrus à coups de cailloux, mais elles sautèrent la barrière et allèrent pondre chez le voisin. Je réclamai les oeufs et mon voisin me haït. Depuis lors, au-dessus de la clôture, je vis son visage, son regard inquisiteur, identique au mien. Ses poulets passaient la clôture et dévoraient le maïs que j’avais fait ramollir pour les miens. Les poulets étrangers me parurent criminels. Je les poursuivis, et aveuglé par la rage, j’en tuai un. Le voisin attribua une énorme importance à l’attentat. Il ne voulut pas accepter une indemnisation pécuniaire. Il retira gravement le cadavre de son poulet et, au lieu de le manger, il le montra à ses amis, après quoi commença à circuler à travers le village la légende de ma brutalité impérialiste. J’ai dû renforcer la clôture, augmenter la vigilance, en un mot augmenter mon budget de guerre. Le voisin dispose d’un chien prêt à tout; moi je pense acquérir un revolver.

Où est donc ma vieille tranquillité ? La méfiance et la haine m’empoisonnent. L’esprit du mal s’est emparé de moi. Avant j’étais un homme. Maintenant, je suis  un propriétaire."..

Publié dans "El Nacional", le 5 juillet 1910.

 

En savoir plus http://www.ephemanar.net/janvier07.html  

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