Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 07:00

C'est le 8 Mars, journée internationale des femmes.
Je laisse à Isaure Gratacos, docteure ès-lettres d'études occitanes, le soin de vous expliquer pourquoi j'avais choisi les Pyrénées.
Euh---, comment vous dire----, j'ai été déçue, les moeurs ont changé.

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41YKAZH6YGL._SL500_AA240_.jpg

  "Les activités ludico-sexuelles mixtes semblent avoir été parfois accompagnées, dans la communauté féminine, d'une pratique sans doute assez rare en Europe  ( surtout dans l'Europe méridionale): la capture , par un groupe de femmes  jeunes et célibataires, d'un homme se déplaçant seul et ceci à des fins d'utilisation sexuelle par l'une d'entre elles.
  Denis Saurat mentionne ce qu'il appelle une "coutume", pour la Haute Ariège, mais j'ai pu recueillir deux témoignages en Couserans. Denis Saurat, qui écrit en 1920, mentionne la "coutume" comme subsistant encore au début du siècle: "C'était une coutume que les jeunes filles se promènent en groupe de 8 à 10. Elles espéraient rencontrer un jeune homme seul. Les hommes mariés étaient laissés en paix. Même les jeunes hommes du village étaient épargnés. Mais si un étranger se rencontrait dans un endroit solitaire, les jeunes filles se précipitaient sur lui et se conduisaient comme les filles du Pacifique, sauf que l'on ne le tuait jamais."
 L'informatrice du Haut-Couserans qui m'a fait en 1975 le récit d'une "attaque" réussie était âgée de 88 ans. L'action se situe donc dans les premières années du siècle. "Ca devait être vers 1905" dit Marie C. Agée et seule, elle est hilha et célibataire. M.C est une excellente informatrice  avec qui j'avais noué, grâce à de fréquentes visites, des liens affectifs. Fille naturelle, elle n'a jamais été totalement admise dans la communauté villageoise, et s'est repliée dans une soliitude parfois agressive. Elle a pourtant participé aux activités collectives de sa classe d'âge, son récit en témoigne. J'ai dû provoquer ce récit en forme de réponse, en utilisant le témoignage de Saurat "Nous aussi, une fois. On était 9. C'était un "voyageur", il vendait des montres. Alors on l'a tenu et y en a une elle lui a défait les bretelles pour lui enlever le pantalon. Ouais, sans pantalon, il pouvait plus partir. Alors il y en a une elle a fait avec lui ce qu'il y avait à faire et quand il a compris, et bé, ouais, lui aussi il l'a fait.". Marie conclut sereinement, les deux mains ouvertes devant elle, avec dans la voix, la satisfaction du travail bien fait." ----
---- "Cette liberté sexuelle peu fréquente à cette époque, en ce sens qu'elle est non seulement autorisée par la communauté mais encore favorisée par elle, confirme donc l'existence de structures sociales , économiques et culturelles propres à cette région des Pyrénées et ayant perduré jusqu'à l'époque contemporaine."
Isaure Gratacos. Femmes pyrénéennes. Un statut exceptionnel en Europe Editions Privat.


Voili, voilou. Messieurs les barbus, bien le bonjour!

Partager cet article
Repost0
6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 14:40

Il n'est sans doute pas inutile de répéter que ce sont toujours les femmes qui ont  tort.

 

 

 


 

 


 
Partager cet article
Repost0
5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 20:37

xxx-015.jpg

 

Cet après-midi, à Bayonne, Alice Leiciaqueçahar, Conseillère régionale d'Aquitaine (Europe Ecologie - Les Verts)  et les familles des deux jeunes Aitziber et Beñat.

 

Cessez-le-feu d’ETA : donnons une chance à la paix au Pays Basque
Par Catherine Grèze
, députée européenne du Sud Ouest (Les Verts/ALE)

Début septembre, ETA avait déjà fait savoir  qu'il observait une trêve mais n'en avait pas précisé le caractère temporaire ou définitif.  Ce lundi 10 janvier c’est une « trêve permanente et générale » qui a été annoncée.

Certes, on peut penser qu’il ne s’agit que du onzième cessez-le-feu déclaré par l’organisation indépendantiste basque en cinquante-deux ans d’existence. Quels que soient les réflexes de prudence et de méfiance quant à la sincérité de cette nouvelle trêve, nous ne pouvons nous permettre d’ignorer le contexte actuel.

 

Cette fois, le mouvement ne semble pas avoir été impulsé par ETA, qui a perdu la maîtrise de l’agenda, mais bien par Batasuna. Le parti a montré ces derniers temps de nombreux signes en faveur de la dénonciation de toute action violente. En octobre dernier, Arnaldo Otegi, exprimait son sentiment qu'il n'existait « pas d'autre chemin vers l'indépendance que celui qui emprunte les voies pacifiques et démocratique ». De même, dans l’accord de Guernica, toute la gauche abertzale dénonçait la violence et appelait ETA à un cessez-le-feu. Le 27 novembre dernier, pas moins de 300 personnes issues de cette mouvance annonçaient la création à venir d'un nouveau parti rejetant « l'usage de la violence » et qui se conformerait aux exigences démocratiques légales. L’on semble donc glisser d’une stratégie politico-militaire vers une stratégie politique.

 

L’existence de ce conflit est largement ignorée en dehors du territoire basque. Pourtant, l’Europe ne peut être indifférente au destin de trois millions de Basques, tous étant citoyens européens. Nous ne devons pas oublier que la paix au cœur de l'Europe suppose la paix au pays Basque. La résolution qui avait été votée par mes collègues du Parlement Européen en 2006 reste donc totalement d’actualité : l’Union européenne se doit de s’investir dans la résolution du conflit basque. Elle doit se saisir de l’opportunité de mettre fin au dernier conflit armé existant en son sein. D’ailleurs, dans d’autres conflits comme dans celui opposant les Irlandais aux Britanniques, nous avons pu constater le rôle considérable joué par la communauté internationale, pour favoriser l’instauration d’un véritable dialogue entre les différentes parties. C’est pour cette raison que j’ai décidé il y a quelque temps de rejoindre l'intergroupe "Basque Friendship" au sein du Parlement européen, et que je continuerai dans les semaines à venir à œuvrer en ce sens.

 

La résolution du conflit dépend d'abord de la volonté de ses protagonistes. Le Gouvernement espagnol doit montrer sa volonté de coopération. Deux avancées de sa part seraient significatives pour débloquer la situation : les politiques carcérales et sécuritaires doivent être adaptées à la nouvelle situation et la gauche abertzale doit pouvoir présenter des candidats aux prochaines élections locales. C’est en effet la condition sine qua non à la mise en place d’un dialogue multipartite. Avec qui pourrait-on négocier une résolution pacifique du conflit, si ce n’est avec des représentants élus du peuple basque ? Pourtant, ce n’est pas la direction prise : dès le lendemain du cessez-le-feu, deux militants étaient arrêtés aux Pays Basque Nord et Sud. De même, la police espagnole a procédé ce mardi 18 janvier à l’arrestation d’une dizaine de membres présumés de l’ETA.

 

Je pense aussi à Aurore Martin, obligée de se cacher pour se soustraire à la justice espagnole. A ce titre, je tiens à rendre hommage aux élus qui ont décidé de l’héberger, à l’instar d’Alice Leiciagueçahar, Conseillère régionale Europe Ecologie Les Verts. Le Gouvernement français a aussi son rôle à jouer : il doit mettre fin à l’hypocrisie qui consiste à nier le conflit basque, tout en collaborant largement avec l’Espagne sur le plan répressif. Enfin, les Basques doivent indéniablement être consultés puisque c’est leur avenir qui est en jeu. Je suis persuadée que tout le monde dans la société basque, qu’il se sente français, espagnol ou basque, aspire aujourd’hui à ce que toutes ses chances soient données à la paix.


 
Partager cet article
Repost0
3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 16:26
Plusieurs amis et moi-même avons reçu il y a quelques heures ce courriel d'Alice Leiciagueçahar, suite aux événements d'hier en Pays Basque, relatés dans le "post" précédent de ce même blog:

http://jenolekolo.over-blog.com/article-eh-la-flicaille-larbine-faudrait-voir-a-s-calmer-68504011.html

 

Précision: Alice est Conseillère Régionale EELV (Europe Ecologie Les Verts) en Aquitaine.

http://www.sudouest.fr/images/2011/03/03/331614_15880104_460x306.jpgAlice Leiciagueçahar entourée de quelques autres dangereux terroristes. Photo "Sud-Ouest".

 


Bonjour,
Je n'ai pas encore pris beaucoup de recul par rapport aux évènements d'hier, mais je vais essayer de vous raconter le plus simplement possible:
8 jeunes réfugiés chez des élus depuis samedi; 4 arrêtés lundi (dont les 2 vivant chez moi)
Une conférence de presse était organisée hier matin à 10 heures, à laquelle j'étais invitée à témoigner. 3 des 4 jeunes qui restaient  devaient y assister. Un a réussi à arriver à
la conf de presse et est rentré au moment ou des policiers en civil arrivaient de partout. Les 2 autres arrivaient en voiture avec des conseillers municipaux de St Pée.
Ils ont été arrêtés en rase campagne par 3 voitures banalisées. Des policiers encagoulés en sont descendus et ont littéralement kidnappé les jeunes, et insulté les élus ("Je
m'en fous que tu sois élu, t'as pas de couilles",...) et les ont empêchés de sortir de la voiture.
Après la conf de presse, on savait qu'ils arrêteraient le 7ème jeune, et on est sorti en ville avec lui pour servir de témoins à son arrestation, mais il n'y a pas eu d'intervention.
Alors nous avons décidé de l'accompagner là où il résidait, chez un élu de St Pée. 2 élus sont montés devant, 2 derrière, et lui entre nous 2, et nous sommes partis. Sitôt
que nous avons été dans un lieu à peu près désert, ils ont renouvelé le même scénario, en plus violent encore.
Une voiture s'est mise devant nous, plusieurs derrière, et nous avons roulé ainsi jusqu'à un endroit où nous ne pourrions pas tenter de fuir. Les 2 policiers de la voiture
de devant sont descendus et ont braqué les armes sur nous en hurlant "police.." et je ne sais plus quoi parce que dans le même temps on a violemment tapé sur la
voiture par l'arrière. Ensuite, côté gauche (j'étais à droite), j'ai vu 3 pistolets, et ils ont  tapé avec les crosses sur la vitre jusqu'à la casser. Ils ont ouvert la porte (qui n'était
pas verrouillée) et un policier a plongé dans la voiture a attrapé Indika et l'a arraché de la voiture par dessus un élu. Pendant ce temps, ils nous bloquaient dans la voiture
nous empêchant de sortir. Des élus qui nous suivaient dans une autre voiture ont essayé d'intervenir, ils ont été bousculés, une a été jetée à terre.
Ils sont remontés dans leurs voitures et ont démarré sur le chapeau des roues.
Anecdote:Je me suis dirigée vers une voiture dans laquelle le policier a enlevé sa cagoule et mis une capuche pour se cacher, je lui ai tapé sur la vitre (la violence serait-
elle communicative?) et je lui ai crié: "Oui, vous pouvez vous cacher, honte à vous", il m'a répondu par un doigt d'honneur.
Ça a été très rapide (quelques minutes), mais extrêmement violent.
Excusez moi, j'avais besoin de raconter...

@lice

Ici, quelques images:

http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-categorie=JOURNAUX_LES_EDITIONS_LOCALES_EUSKAL_HERRI_PAYS_BASQUE

Partager cet article
Repost0
3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 12:02

 

Index > Edition papier > Sujet à la une

Sujet à la une

Touche pas à mon élu
p005_01_36922.jpg

 

03/03/2011

Giuliano CAVATERRA

Trois jeunes de Segi parmi les huit qui s'étaient installés dans la salle Bentaberry d'Ispoure la semaine dernière ont été arrêtés hier de manière «extrêmement violente» selon les élus locaux qui les accompagnaient.

Xalbador et Jazint Ramirez, tout d'abord, ont été interpellés vers 9h30 alors qu'ils se rendaient à une conférence de presse du Collectif contre le mandat d'arrêt européen à Bayonne. Selon les élus municipaux de Saint-Pée-sur-Nivelle, Jean-François Béderède et Eliane Etxeberria, qui les y accompagnaient, l'arrestation a été d'une «violence inouïe». A hauteur d'Arcangues, une voiture leur a barré le chemin et ce qu'ils supposent être des policiers ont pointé leurs armes sur eux. Jean-François Béderède, l'un des élus raconte : «Il y avait trois voitures banalisées et sept ou huit policiers en civil, parmi ceux-ci deux parlaient espagnol. Ils ne se sont pas identifiés. J'ai fait état de notre qualité d'élus et l'un d'eux m'a répondu `On s'en fout que tu sois élu, petit con, tu n'as pas de couilles'. Nous avons essayé de sortir de la voiture, mais ils nous ont refermé les portières sur les jambes. Nous voulions partir avec les jeunes et avons réclamé d'être emmenés avec eux, mais les policiers nous ont menacés avec leurs armes... pour ne pas nous embarquer. Drôle de paradoxe !».

Le même J.-F. Béderède connaîtra quelques heures plus tard la même mésaventure, toujours à Arcangues. Accompagné d'Alice Leiciaguecahar, conseillère régionale d'Europe Ecologie, et de Lutxi Oxandabaratz, conseillère municipale de Gamarthe, ils accompagnaient Endika Perez, un autre des jeunes de Segi visé par un MAE qui avait participé à la conférence de presse. Après avoir pris un café à la place Saint-André dans un Petit-Bayonne quadrillé par des policiers en civil, ces quatre personnes ont pris la route de Saint-Pée-sur-Nivelle. Arrivés à hauteur de la pharmacie d'Arcangues, une voiture de police banalisée leur a coupé la route tandis que d'autres véhicules arrivaient par l'arrière. Les policiers sont sortis armes au poing. M. Béderède est sorti et a été contraint sous la menace des armes de mettre les mains sur le capot. Là encore, il semblerait que les policiers ne se soient pas identifiés. Selon les témoins, les policiers ont commencé à frapper sur la voiture et ont fait exploser une vitre du véhicule «alors que les portières étaient ouvertes», souligne l'élu senpertar. La conseillère municipale de Gamarthe explique quant à elle : «Ils nous disaient de sortir mais en même temps ils cognaient sur les portières et donc nous ne pouvions sortir». La conseillère régionale affirme, elle, avoir voulu sortir, mais les policiers lui ont «refermé la portière sur la jambe». Une autre élue, Teresa Halsouet, d'Urrugne, aurait quant à elle été projetée au sol par les membres des forces de l'ordre. Selon les témoins, elle aurait reçu des coups de pied et a été blessée à l'arcade sourcilière. Mme Oxandabaratz, elle, aurait reçu des éclats de verre et a été blessée aux mains. Les élus affirmaient hier soir qu'ils allaient porter plainte.

Entre ces deux arrestations avait eu lieu, donc, une conférence de presse du Collectif contre le mandat d'arrêt européen qui regroupe divers partis politiques, syndicats et mouvements sociaux. Lors de cette conférence de presse étaient également présents des élus qui s'étaient engagés publiquement lors d'un kantaldi à Cambo samedi dernier à offrir protection et hébergement aux huit jeunes de Segi qui ont fui l'Etat espagnol pour «des raisons politiques» selon eux.

Scandalisés

Anaiz Funosas d'Askatasuna et Francis Charpentier de Solidaires au nom du collectif ont dit être «scandalisés» à la suite des arrestations de lundi et celles d'hier matin. «Alors que de plus en plus de voix s'élèvent contre le MAE et se prononcent en faveur d'un processus de résolution du conflit, voilà la réponse des Etats français et espagnol. Ils arrêtent des jeunes dont le seul tort est de vouloir poursuivre leur activité politique». F. Charpentier se dit également scandalisé de la façon dont se sont produites les interpellations «dans des conditions inacceptables avec des policiers qui sortent leurs armes !»

Risque de tortures

Battit Amestoy, conseiller municipal d'Ustaritz a rappelé que ces jeunes «en quittant leurs domiciles, leurs familles, leurs amis, leur cadre de vie, ont fait un pas difficile et douloureux». Pour l'élu, «s'ils l'ont fait c'est parce qu'ils risquaient la torture et tout le monde sait que la torture existe dans l'Etat espagnol. On nous dit que c'est une démocratie, mais quel genre de démocratie est-ce là qui interdit des journaux, des partis, des associations ?», s'interroge le conseiller uztariztar qui ajoute : «La raison de la présence de ces jeunes ici est politique et uniquement politique. Pour nous, élus, il est inacceptable que l'on poursuive quelqu'un pour des raisons politiques». A sa suite, l'élue de Gamarthe L. Oxandabaratz, très émue, s'est déclarée chanceuse «d'avoir pu connaître ces jeunes même si ça a été très bref». «Pour un adulte, pour un élu, c'est important que les jeunes se prennent en main. Et ces jeunes-là, justement, ils se prennent en main, ils sont dynamiques, ils s'investissent», a-t-elle ajouté avant de poursuivre : «Ils risquent la torture et douze ans de prison parce qu'ils sont abertzale et de gauche. Mais nous ne sommes pas en Tunisie ou en Algérie. Nous sommes en France et en Espagne». Elle a regretté aussi n'avoir aucune information sur le sort des jeunes arrêtés : «Nous ne savons pas où ils sont, on refuse de nous répondre. C'est du kidnapping». Même son de cloche chez Alice Leiciaguecahar. La conseillère régionale écologiste fait allusion à l'arrestation de deux des jeunes qui ont été arrêtés entre son domicile à Uhart-Cize et Saint-Jean-Pied-de-Port : «On les a ramassés au bord de la route, comme des chiens et à l'abri des regards, et après, aucune nouvelle.» Elle s'est aussi indignée du fait que son domicile ait été surveillé.

La dernière des huit

Par ailleurs, la dernière des huit jeunes encore en liberté, Irati Tobar Eguzkitza, a assisté hier soir au conseil municipal d'Hendaye. Durant ce conseil, l'élu abertzale Iker Elizalde a refusé de prendre part aux votes pour «dénoncer les arrestations brutales» et les violences faites aux élus. Il a également invité les membres du conseil municipal à rencontrer la jeune femme.

Une audience aura lieu mardi prochain à Pau pour examiner le MAE.

 

Chaîne humaine contre le MAE samedi

Le Collectif contre le MAE a appelé à participer «massivement» à la «chaîne humaine» qui aura lieu samedi entre le rond-point Saint-Léon à Bayonne et celui du Géant Casino d'Anglet. Cette manifestation en faveur «des droits civils et politiques» et contre le mandat d'arrêt européen a vu se multiplier les soutiens cette semaine. Parmi eux, des sportifs, comme le pilier de l'Aviron Bayonnais, Aretz Iguiniz, ou les Rugby Neskak de l'ASB, des musiciens tels que Niko Etxart, Erramun Martikorena, les Souletines du groupe vocal Amaren Alabak. L'appel est relayé aussi par le festival Euskal Herria Zuzenean et par Euskal Herriko Laborantza Ganbara ainsi que par le dessinateur Asisko Urmeneta, entre autres.

 

http://www.lejpb.com/

Partager cet article
Repost0
2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 14:56

8 MARS 2011

Journée internationale de luttes des femmes

BAYONNE

18h 00   Rassemblement devant la Mairie

19h 00   Attac café  au cinéma  l’Atalante, avec le Collectif féministe contre les violences sexistes

BIARRITZ

21h 00  Cinéma le Royal, film « We want sex (equality) » (Nigel Cole, GB 2010) et débat animé par le Collectif féministe contre les violences sexistes

Une histoire vraie
   Le film conte l’histoire véridique d’un soulèvement de 187 couturières de housses de sièges des usines Ford survenu à Dagenham ; banlieue Est de Londres. Payées 15% de moins que des ouvriers non qualifiés alors que leur travail exige de réelles compétences, ces femmes ont décidés de faire grève; Nous sommes alors en Juin 1968 et c’est une première dans l’histoire de l’Angleterre..

Marre de faire la popote ?
   Pour beaucoup les années 1960 reflètent une décennie marquée par l’émancipation de la femme : Elle fait des études, elle travaille, elle s’habille comme elle l’entend (naissance de la mini-jupe. Bref pour toutes les femmes, les sixties est un synonyme de révolution.

Le développement d’une société se mesure aux progrès accomplis dans l’émancipation des femmes.”

C’est ce qu’un syndicaliste (le gentil) rétorque à ses collègues qui prônent la politique des petits pas (en vertu de laquelle on s’occupera des femmes plus tard). C’est dans ces scènes que l’on ressent qu’il n’est pas loin le temps où les maris interdisaient à leur femme de gagner leur vie..

   Baignant dans l’atmosphère sexy  des swinging sixties
On éprouve un plaisir empreint de nostalgie à se remémorer cette époque bénie de prospérité où tout restait à accomplir. S’équiper d’un réfrigérateur ou d’une télévision couleur, d’un nouveau salon ou d’une automobile, la course à la consommation ne faisait que commencer et on se réjouissait. Quarante ans plus tard, certes l’élan est retombé mais l’attitude de Rita, qui se bat pour ses convictions, reste plus que jamais d’actualité.


Partager cet article
Repost0
28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 17:03

 



 
Partager cet article
Repost0
28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 11:00

 

 

Mon ami Piarres a recueilli la signature de la pétition du CRAC Europe pour l'abolition de la corrida de Monsieur Charlie Bauer, lors de sa visite en Pays Basque http://fr.wikipedia.org/wiki/Charlie_Bauer

Je vous invite à écouter ce dernier.

 

 

Partager cet article
Repost0
26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 11:00

Pour marquer la Journée internationale de la Femme nous organisons la 5ème édition de notre exposition annuelle L'Art Féminin - avec la participation de Dora Salazar, Celia Eslava, Oaia Peruarena, Patricyan et Josette Dacosta.

Le MARDI 8 MARS -

 Conférence sur le théme

«  FEMMES ARTISTES –CREATION TEXTILE »

donnée par
MARIE-CLAUDE BERGER,
Agrégée de l’Université et Historienne de l’art

A 18h30 dans la Salle d’honneur de la Mairie de Saint Jean Pied de Port 

Suivie d’un vin d’honneur dans la salle d’exposition au 22, rue de la Citadelle, à Saint Jean Pied de Port

L'exposition aura lieu du 8 mars au 9 avril 2011
dans la salle d’exposition de la Mairie de Saint Jean Pied de Port
au 7, rue de la Citadelle,
et dans l’Atelier/Galerie Josette Dacosta,
au 22, rue de la Citadelle à Saint Jean Pied de Port

Elle sera ouverte les mercredis, les samedis et les dimanches de 15h à 19h
et en semaine sur rendez-vous : 06 71 00 57 23

Pour accompagner la visite, nous proposons un jeu-guide  pour les enfants, en français et en basque, ainsi que des ateliers.

Pour les visites scolaires, veuillez nous contacter pour fixer une date.

Emazteen artea V

2011ko martxoaren 8tik apirilaren 9ra
Donibane Garaziko herriko etxeko erakusketagelan,
Zitadela karrikako 7.zenbakian
eta Josette Dacostaren langi/galerian, Zitadela karrikako, 22.zenbakian
Asteazken, larunbat eta igandetan idekia arratsaldeko 3etatik 7ak arte

Astean zehar jiteko, hitz-ordu bat hartu: tel 06 71 00 57 23

Bisitaren segitzeko, Itzal aktiboa elkarteak jokogida bat proposatzen du haurrentzat, euskaraz  eta frantsesez, baita ere iharduera zonbaitzuk langian. 
 
Eskolen bisitentzat, gurekin harremanetan jar zaite eguna elgarrekin finka dezagun.   

Itzal aktiboa a pour mission de promouvoir l’art contemporain en Pays Basque, de contribuer à des échanges culturels transfrontaliers et de faire connaître la création artistique auprès des enfants. 

Donibane Garazin kokatua den
Itzal aktiboa elkartearen helburuak hauek dira: arte garaikidea Euskal herrian bultzatzea, mugaz bestaldeko harreman kulturalak sustatzea, eta haurrei sorkuntza artistikoa ezagutaraztea.  

Itzal aktiboa se dedica a la promoción del arte contemporáneo en el País Vasco, a los intercambios culturales transfronterizos y a la sensibilización de los niños a la creación artistica. 
 
Itzal aktiboahas as its mission the promotion of contemporary art in the Basque Country, with particular emphasis on introducing children to the world of artistic creation.

 

 

 

Partager cet article
Repost0
22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 17:00



Un ami, co-fondateur le 1er Février 1969, avec moi et quelques autres, de l'association "Jeunes et Nature", m'a envoyé récemment cette photo qu'il venait de retrouver dans ses cartons.  Il se demandait qui pouvaient bien être les trois personnes que nous ne reconnaissions pas. En tous cas, c'était en Juillet 1971 sous un soleil radieux qui ne nous avait pas quittés d'un mois,  à Loqueffret, village du Finistère, où nous avions organisé, dans des conditions rocambolesques, une série de stages de formation d'animateurs nature, premiers du nom.

Hasard? Huit jours après réception de cette photo, j'ai remis la main sur un court extrait du manifeste de "Jeunes et Nature", que nous avions rédigé dès le printemps 69.
Je vous le livre :

"Nous voulons lutter contre les pollutions, contre la destruction du milieu naturel, contre la dégradation de l'environnement urbain, contre le massacre des sites, contre l'empoisonnement massif de notre milieu de vie, les engrais chimiques, les déchets radioactifs----
Nous refusons une planète entièrement urbanisée, laide et croulante d'habitants.
Nous remettons en cause la foi aveugle en un progrès automatique et indéfini.
Nous voulons célébrer la Terre, planète vivante, dénoncer son saccage, montrer que les solutions existent pour sauver et restaurer notre milieu de vie.

Suivaient quelques lignes extraites d'une déclaration du Colloque de la Fédération Internationale de la Jeunesse pour l' Etude et la Conservation de la nature:


"La jeunesse est prête à coopérer avec les gouvernements à la réalisation de politique positive et d'action concrète pour la conservation de la nature et des ressources naturelles, dans une perspective mondiale.
Nous sommes préparés à faire des sacrifices pour un environnement meilleur et sommes décidés, quoiqu'il arrive, à continuer d'agir dans le sens qui nous semble indispensable à cette fin."

Bon, là, je vous l'accorde, c'est un peu grandiloquent, et même un peu langue de bois, mais le fond y est.


Vous devez vous demander pourquoi je vous raconte tout ça. Et bien, tout simplement pour dire que l'urgence écologique n'est certes pas un nouveau produit qui vient de sortir en magasin et qui n'est là que pour servir à à certains à faire du pognon grâce au "greenwashing" . Que déjà à l'époque, nous étions les descendants d'une longue lignée de scientifiques,  d'économistes, d'écrivains, de poètes, qui avaient commencé bien avant nous à tirer la sonnette d'alarme et surtout à tenter de  "dilater le coeur de l'homme à la mesure de toute la vie" (Marguerite Yourcenar).

Et que donc, en admettant même qu'il soit encore temps de renverser la vapeur ( ce dont je ne suis pas certaine, dois-je l'avouer),  il ne sert en tous cas à rien d'entretenir la culture de la trouille, surtout que celle-ci peut être terriblement contre-productive et mortifère, nous entraîner sur la pente de l'éco-fascisme qu'il m'arrive de sentir poindre ici ou là et de plus en plus souvent. Ce qui signifie aussi, puisqu'il faut parler cru, que cette urgence écologique et surtout climatique ( c'est à cela qu'on a réduit la question, misère!) ne doit pas servir de prétexte à l'écologie politique pour faire n'importe quoi avec n'importe quelle tête de gondole, sous prétexte qu'elle est médiatique et qu'elle fera monter les scores qui permettront de négocier des postes de députés et ministres qui seront ensuite si tant tellement utiles à la cause qu'elle est la nôtre ( et là, euh----, je demande à voir).

Aie! Je ne voulais pas le dire et je l'ai dit quand-même!

Bon, eh, oh! C'est mon anniversaire!

 

 

  Dessin paru en----- il y a longtemps dans La revue "Combat nature".

Partager cet article
Repost0

Présentation.agerpen

  • : Le blog de Jeno l'écolo Jenofanimalhumaniste
  • : Le blog de Jenofa, citoyenne du monde enracinée en Pays Basque, petite fourmi de l'écologie.Jenofa, ekologiaren xinaurri ttipi bat.
  • Contact

Rechercher Sekatu.