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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 10:23

A5-debat-26-fev-W.jpg
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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 21:12
même si l'on n'est pas en Novembre.
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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 21:35

Madame Elisabeth Badinter fait de la provoc anti -écolo. Quoi de très étonnant de la part d' une actionnaire de taille du groupe Publicis, dont le but est de pousser à la consommation? Quoi de plus dérangeant  qu'une femme que l'on dit féministe et qui se satisfait sans problème de l'omniprésence des publicités sexistes? Quoi de plus attristant que les accusations qu'elle profère et qui sont plus proches du crêpage de chignon au marché de Brives la Gaillarde à propos de bottes d'oignons que du fruit de  la réflexion posée d'une grande intellectuelle?

Pendant ce temps, ma chère Annie Ernaux http://fr.wikipedia.org/wiki/Annie_Ernaux  laisse éclater sa révolte, et ce n'est pas moi qui lui donnerai tort,  envers cette  fâcheuse tendance à ranger dans un tiroir les femmes qui écrivent, sous l'étiquette " écriture féminine": "C'est une expression exécrable! Dans certaines grandes librairies, on trouve même un rayon "littérature féminine": derrière ça, il y a l'idée de sous littérature. Il est vraiment temps de jeter ces catégories infamantes aux orties." Source : Charlie Hebdo.

http://video.google.com/ThumbnailServer2?app=smh&contentid=f2284f17f7c0a12d&offsetms=1&itag=w160&sigh=212bnQfxMSoauSH1ksNyIB_09GM&h=60&w=80&sigh=__6BGu2fED6E1H45KKkhT0pfwUZdY=

Plus récemment encore, s'est éteinte une femme - qui écrivait - tout simplement et tout naturellement. Et quelle écriture!
Michèle Perrein,  http://fr.wikipedia.org/wiki/Mich%C3%A8le_Perrein
qui aimait tant la Garonne, est passée sur l'autre rive d'un fleuve autrement plus large. Le journal Sud-Ouest nous annonce son départ avec force circonlocutions "Une sale maladie, celle qui met les hommes et les femmes hors le monde et les réduit à un corps sans passé et privé d'avenir, aura eu raison de Michèle Perrein.". Pourquoi ne pas appeler un chat un chat et dire que cette femme libre, courageuse, combattive,drôle, intelligente et sensible, cette "Sensitive" "entre chienne et louve" s'est trouvée confisquée à elle-même pendant des années par la maladie d'Alzheimer? Cette idée, pour moi, est insupportable mais elle ne devient pas plus supportable en la cachant derrière des mots enjolivés.
C'est un homme, amoureux de ses livres, qui m'avait fait découvrir son oeuvre. Elle m'a accompagnée depuis et nulle raison pour que cela cesse. Proche de la nature, aimant les grands espaces et connaissant les richesses d'une solitude choisie mêlée de sociabilité, cette avocate de la cause des femmes, auteure de romans qui ont été salués par la critique, le public et les prix littéraires,  est pourtant toujours restée en retrait des mouvements écologiste et féministe. Sans doute aurait-elle pu dire à la place de Jean Rostand "On peut choisir son régiment mais partout il faut marcher au pas".
L'annonce de son décès n'aura pas beaucoup troublé les ondes radio et télé ni déchaîné les commentaires écrits. La discrète "chineuse", amie du "Petit Jules", s'est éclipsée sur la pointe des pieds.
Vous connaissez cette boutade "Pourquoi ne passe-t-il pas à la télé? Parce qu'il n'est pas connu. Pourquoi n'est-il pas connu? Parce qu'il ne passe pas à la télé"---- On s'en moque, après tout. Michèle Perrein était bien au dessus de ça. Et son oeuvre également. Vous pouvez, grâce aux archives de  l'INA, regarder une vidéo de Michèle Perrein, à cette adresse
http://www.ina.fr/art-et-culture/litterature/video/BOC9408162809/michele-perrein-presente-son-nouveau-livre.fr.html
En 1973, elle y présente "Le Buveur de Garonne", prix des libraires 1974.
http://www.bibliopoche.com/thumb/Le_buveur_de_Garonne_de_Michele_Perrein/200/29564-0.jpg




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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 10:00
P8121450.JPG

Elle s’appelle Rose. C’est un cochon d’Inde blanc : il y a des roses blanches, donc on a le droit. Elle vit dans notre cuisine depuis 5 ans plus ou moins. On ne voulait pas. Des amis touaregs qui ont un rapport autre que le nôtre aux animaux avaient décidé d’offrir un animal à notre fille pour son anniversaire. Il a fallu éviter le chameau. Certes, il n’aurait pas tenu dans la cuisine, mais cela voulait dire des étés dans le clan près de lui. La petite ayant aujourd’hui à peine 10 ans, c’était donc du 55° à l’ombre en abonnement chaque été, et tout ça, pas en trekking organisé : mais avec le clan, à manger la tagala cuite dans le sable sous des braises de.. de choses sèches combustibles. Et je suis allergique (authentique) à la lumière forte, au soleil. Bref, on a dit «Pas d’animaux, mais faites selon vous». Parce que les animaux qui sont en boîtes, bocaux ou cages : ça nous énerve. Un chat va et vient : c’est sa vie de chat. Idem le chien. Donc on a dit non, et donc on a reçu un cochon d’Inde.

Tout ça pour ça...

 Une fois chez nous, il fallut négocier avec la Bête. Après quelques câbles et des meubles rongés en 2 h, le verdict est tombé. Perpétuité. J’avais le projet de marquer «Guantanamo» au-dessus de sa cage, mais on manquait de mini combinaison orange. On a fait un pow-wow. En taule, oui, mais avec tout ce qui lui faut pour être bien. Recherches. Et là je lis, non pas une fois, mais sans cesse :

«Comme le cochon d’Inde est timide et qu’il aime se cacher éviter de lui donner de quoi se terrer, sinon vous ne le verrez pas…».

Puisqu’il aime ça, ne lui donnez pas ça.

Barbares.

Il aime ça, cet animal : pourquoi le contraindre à s’exhiber ?

Alors ?

À la campagne, on récupère du foin, du vrai, pas du sous plastique, et de la paille. Venus d’étables comtoises, siou plait ! Et je lui en mets des boules jusqu’en haut de la cage, alors elle creuse un nid et mange dedans, au chaud, en rongeur.

Quand elle a fait son trou, et qu’elle en a envie (c’est une fille), elle se dépêche (comme un fainéant de cochon d'Inde, faut pas pousser) et se dresse contre le grillage, et attend un câlin. Que je lui donne.

Mais à chaque, me reviens cette stupidité :

«Évitez de donner ce qu’il aime à ..» à quoi ? Votre jouet à poils ?

Ce n’est pas un jouet, c'est Rose. . Je la prends si elle appelle : ça veut dire qu’elle veut des câlins. C’est elle qui décide : c’est sa vie. Déjà qu’elle a pris pérpét. Mais parfois, je lui réponds que non, pas le temps, les mains dans le boulot...

C’est juste un cochon d’inde, et il faut prendre garde à ceci, je répète :

«Comme le cochon d’Inde est timide et qu’il aime se cacher éviter de lui donner de quoi se terrer, sinon vous ne le verrez pas…».

Barbare.Au contraire, vas-y la belle, planque-toi, roule-toi dans ton trou. C’est ton truc...

15 cms de graisse dédaigneuse comme un empereur chinois. Caché comme un moine dans sa cellule. Gourmande comme une diva muette.

Et elle mérite le respect.

Contrairement aux modes d’emploi collés sur le dos des animaux (au nom de quelle réification  - oui, réification : c’est le bon mot - ?), s’il aime se cacher, il aura sa cachette.

Je n’aime pas les vendeurs animaliers qui recommandent de contrer la nature des animaux.

D’ailleurs, je n’aime que très peu le commerce animalier.

Rose ne vivra pas plus longtemps que la moyenne des petits rongeurs. Elle est une petite vieille déjà.

On a prévenu : une fois, pas deux…

Inch Allah !

babel

http://www.myspace.com/lebabel


ps : la blogueuse, pour le titre, s'est permis d'emprunter à Monsieur Malherbe 

http://www.etudes-litteraires.com/malherbe.php

 

 

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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 09:00
http://laprocure.com/cache/couvertures_mini/9782844181923.jpg


"La perception poétique est la matière première de la spiritualité Paroles d'oiseaux."


 Au fil du temps, Michel Jourdan construit son oeuvre tel un hymne à la beauté du monde,  le regard posé sur les êtres, les choses avec un infini respect et une tendresse à l'égard de ce qui, pour le commun des mortels, pourrait paraître insignifiant.
 Poèmes brefs, sensations visuelles et spirituelles s'entremêlent, nous plongeant délicieusement dans le bonheur d'exister, sans la moindre complaisance à l'égard des valeurs destructrices de la modernité planétaire mettant aux abois le monde du vivant.
  D'île en île, l'auteur pérégrine en ermite voyageur, se pose à Kamandu ( constatant l'avance de la misère) mais se rapproche toujours de la poésie des choses simples du quotidien pour étancher ce besoin de plénitude qui l'habite.
 Les belles pages écrites à Bali font montre de l'harmonie inter-confessionnelle et de l'esprit de non-violence régnant dans cette île lointaine.
 Le non-dualisme, l'ombre tutélaire de Krishnamurti et la voix des sages habitent ces promenades comme un défilé de haïkus, petits cailloux semés sur un chemin d'humanité, de vagues, d'iguanes, de vols d'oiseaux, de pêcheurs, de gestes pétris d'humble simplicité.
 Dans sa préface magistrale, Yves Leclair nous présente un "cueilleur de haïkus", un homme libre qui nous invite à regarder le monde avec lucidité pour faire nôtre une méditation poétique de l'existence.
Ce "Promeneur secret" est un viatique, un élixir à déguster sur le chemin du bonheur.

                                                                                                                                                                    Daniel Labeyrie
                                                                                                                                                          Edtions La Part Commune.
                                                     
                                                    http://laprocure.com/cache/couvertures_mini/9782844181923.jpg                                         http://www.lapartcommune.com/


 

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13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 11:20
http://petition.non-mort-medecine-travail.net/images/bg_header.png
Liens

APPEL CONTRE LE PROJET DARCOS
de mise à mort de la médecine du travail

A l’heure de la sous déclaration massive des accidents du travail, de l’augmentation des maladies professionnelles et des suicides au travail (comme cela a été révélé à France Télécom) à l’heure de la hausse des accidents cardiaques et vasculaires liés au stress et à la souffrance au travail, à l’heure où dérivent les méthodes de management et leurs exigences dévorantes de productivité, faut-il affaiblir ou renforcer la médecine du travail ?

Après plus de vingt ans de dégradation continue de la santé au travail, nul ne nie qu’il y ait besoin d’une grande réforme pour la reconstruire. Mais les salariés, les syndicats, les professionnels des questions de santé au travail sont terriblement inquiétés par les orientations de la « réforme » annoncée de M. Darcos.

C’est un projet qui va dans le sens de celui du Medef auquel, pourtant, tous les syndicats de salariés se sont opposés unanimement en 2009. Il propose carrément de violer le cadre de responsabilité du médecin du travail pour qu’il serve de bouclier protecteur à celui des employeurs. Il est en contradiction de manière rédhibitoire avec les principes du Code de Déontologie médicale inscrits dans la Loi. Il projette d’organiser les prochains services de santé au travail (SST) en donnant total pouvoir au patronat : seront juges et parties ceux-là mêmes qui créent les risques.

Plus que jamais les médecins du travail et les autres acteurs des SST seront cantonnés dans des activités éloignées de la défense de la santé des travailleurs. Il s’agit de la mort de toute réelle prévention en santé au travail. Il s’agit de « démédicaliser » la seule spécialité dont l’objet est le lien entre la santé et le travail.
Il s’agit de prendre prétexte de la pénurie (réversible) de médecins du travail en les remplaçant par des infirmiers alors que ceux-ci ne peuvent pas se substituer aux médecins et qu’ils n’ont pas de statut protégé. Il s’agit de transférer ces missions aux directeurs des services interentreprises de santé au travail (SST) c’est-à-dire aux Conseils d’Administration composés majoritairement d’employeurs (2/3). Il s’agit de déposséder les « commissions de contrôle » de leurs prérogatives notamment en ce qui concerne le droit d’opposition à la mutation ou au licenciement des médecins du travail, alors qu’au contraire ce droit d’opposition devrait être étendu pour que tout « Intervenant en Prévention des Risques Professionnels » bénéficie d’un statut de « salarié protégé ». Comment une « prévention » peut-elle exister, sans entretien clinique régulier avec les salariés, en espaçant les visites tous les 3 ans ? L’aptitude et l’inaptitude seraient définies du point de vue patronal : actuellement ces notions n’ont pas de définition légale, le médecin du travail les apprécie au cas par cas selon les risques pour la santé liés au poste de travail. Une nouvelle définition écrite dépendrait exclusivement de la capacité du salarié à effectuer la totalité des tâches prescrites : elle aurait une "simplicité" radicale, binaire (apte ou inapte) et reviendrait à supprimer toute notion d’aménagement de poste et d’adaptation des tâches à l’homme.

Le Medef voulait aussi que le médecin-conseil puisse déclencher une procédure obligatoire de retour au travail pendant l’arrêt de travail. L’employeur serait libéré de ses obligations de reclassement dès la visite de reprise. Après cette visite unique, et dans un délai de 21 jours, le salarié déclaré inapte pourrait être licencié. Les voies de recours, aujourd’hui possibles auprès de l’inspection du travail, seraient renvoyées à des dispositions non précisées. Le projet de X. Darcos reprend les mêmes intentions, très dangereuses pour les salariés victimes d’accident du travail ou de maladie professionnelle. Au contraire de tout cela, une véritable prévention en santé au travail est nécessaire et possible.
L’indépendance professionnelle exige que les préventeurs soient à l’abri des pressions de ceux qui les paient. Avec le mode de production en flux tendu et la recherche effrénée de gain de productivité, les conditions de travail se dégradent partout, tous les secteurs sont « à risques », bureaux comme ateliers. Une authentique médecine de prévention, en adéquation avec les constats sur le terrain, peut tirer sa grande pertinence de l’entretien clinique régulier des salariés avec le médecin du travail. Il faut que la médecine du travail authentique et spécifique soit un véritable service public indépendant, avec les moyens nécessaires, la formation, les effectifs, et la prévention apparaîtra redoutablement efficace, progressive et finalement « économique » dans l’intérêt des salariés.

Que tous les acteurs de progrès refusent ensemble le projet Darcos de mise à mort de la médecine du travail POUR une authentique médecine du travail, indépendante, dans l’intérêt exclusif de la santé des salariés !


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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 11:30

http://www.hors-champ.org/IMG/jpg/Couv79petit.jpg
Impossible absence 

L’absence actuelle de vrai débat public sur la place de l’art et de la culture dans notre société est un symptôme historique extrêmement inquiétant.

Elle annonce, pour la première fois depuis la Libération, le risque d’abandon d’une part fondamentale de l’histoire de notre pays.

Une part de notre histoire dont est issue la valeur accordée aux choses de l’esprit, à travers notre littérature, notre théâtre, les arts et leur circulation, dans la vision du monde que nous partageons et la place que nous avons su leur donner dans notre vie réelle. Cette absence fait planer la menace d’une défaite devant l’invasion délétère de l’esprit marchand imposée par ce que l’on nomme « globalisation ».

Les politiques qui refusent l’ordre néolibéral doivent le comprendre : non seulement la culture - au sens le plus large du mot -, est un enjeu fondamental de civilisation, mais c’est aussi pour eux un atout politique majeur.

Comme le dit le grand dramaturge Edward Bond, « que nous resterait-il aujourd’hui des Grecs s’ils ne nous avaient laissé une philosophie, un théâtre, une mythologie, des temples, des statues ? » Autrement dit un immense arrière-plan artistique et culturel créé à partir d’outils symboliques : une langue, des codes, des signes qui nous relient à une mémoire commune, à une volonté d’être ensemble et de rencontrer l’autre, de se frotter à l’inconnu, qui nous constituent en tant qu’êtres pensant, rêvant, imaginant, désirant, créant, construisant l’improbable avenir.

Ce sont ces outils qui nous permettent de nous penser, de nous ressentir, autrement qu’en tant que consommateurs ou marchands…

Notre histoire récente fut traversée de soubresauts où cette aspiration - ce désir collectif, parfois confus, souvent éclatant et vibrant - s’est manifestée. Des outils ont été construits avec le Conseil National de la Résistance. C’est ce que l’on appelle « le service public de la culture ». Il ne s’agit, en réalité, de rien d’autre que la manifestation concrète, politique, d’une volonté de donner à l’esprit sa vraie valeur dans la collectivité.
Ce service public, qui en France fut incarné par un ministère de la Culture, est en passe d’être démantelé.

Deux événements peu commentés, font figure de symptôme.
Au moment précis où plusieurs études alertent sur la désaffection de la lecture parmi les jeunes Français, la direction du Livre du Ministère a été supprimée l’automne dernier ; celles du théâtre, de la musique, de la danse et des arts plastiques ont depuis subi le même sort.
Dans le cadre d’une révision générale des politiques publiques qui veut tout soumettre, y compris l’inquantifiable, à la « rationalité économique », l’ensemble des directions artistiques sont réduites à une Direction générale de la création artistique, coincée entre une Direction des patrimoines et celle des médias et des industries culturelles.
On peut craindre que l’art ne soit plus la priorité de ce ministère...

La même rationalité économique a présidé aux débats du Forum d’Avignon : « économie et culture », présenté comme un « Davos de la culture ». Le symbole est fort. Au moment où la « crise » prouve l’inanité des dogmes néolibéraux qui dominent l’Europe, la culture devient l’ultime nappe phréatique où puiser, au service d’intérêts qui lui sont totalement étrangers.

Quel crédit porter à une « économie créative » initiée par des dirigeants d’entreprises comme Nicolas Seydoux, Didier Lombard et Axel Ganz ? Que peut véhiculer une telle « culture », réduite et instrumentalisée par les impératifs d’une « économie de la connaissance ? »

Dans l’Europe néolibérale, un faisceau de signes innombrables converge vers la destruction de ce que nous appelons l’humain. Brutalité d’une main, propagande de l’autre, encouragement général à cesser de penser et échanger. Cet encerclement qui concerne tous les aspects de nos vies tend à faire de chacun un individu dénué de sens collectif. On peut s’inquiéter de ce qu’il adviendrait d’une civilisation déjà très altérée par un individualisme stérile, une fois amputée ce qu’il lui reste de capacité à utiliser le symbole comme moyen d’échange et de construction d’une richesse culturelle commune.

À leur échelle, de nombreuses collectivités territoriales, avec des politiques qui prennent en compte différents niveaux de l’action artistique et culturelle et pallient les désengagements de l’État, tentent de résister à ce rouleau-compresseur. Comment pourront-elles agir demain, face à un gouvernement qui risque de les priver de toute marge de manœuvre en leur déniant la compétence culturelle ?

Il est temps de l’affirmer : nous avons ici des valeurs essentielles à défendre et à promouvoir.
Ces valeurs, ne doivent pas, sous peine d’effacement, se soumettre à la tyrannie du chiffre. Voici un débat public qui mérite vraiment d’être ouvert !



Pour signer cet appel, c'est ici

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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 20:00
http://clam34.org/epistolaire/1997-ours-brun.jpgMontreur d'ours à Montpellier : signez pour demander l'annulation d'un tel "spectacle" indigne !

( Nombre de signatures : 70)   
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Date de création : 06/02/2010
Date de cloture : 06/05/2010

Auteur : CLAM 34
AVES FRANCE



A l'attention de : Daniel Bedos, Directeur du Printemps des Comédiens


Nous apprenons avec stupéfaction qu’un spectacle, mettant en scène 3 ours, est programmé dans le cadre du Printemps des Comédiens dont le thème est
cette année « La route tsigane ». Sachez Monsieur, que les montreurs d'ours ont connu leur heure de gloire au Moyen-âge en France et encore récemment dans les pays de l'Est, mais que cette tradition a disparu en même temps que nos moeurs ont changé. Aujourd'hui, le bien-être animal est reconnu et il n'est plus autorisé, dans de nombreux pays, d'utiliser des animaux sauvages domestiqués pour divertir le public.

Nous nous permettons d'autant plus de critiquer votre programmation que vous faites appel aux Poliakov, montreurs d'ours peu scrupuleux de la provenance de leurs ours (un des ours brun a été cédé par le zoo du Mont Faron, qui détient des animaux dans des conditions inacceptables). Ces montreurs d'ours vous diront que leurs ours sont nés en captivité. C'est en effet le cas, puisqu'ils se fournissent dans les zoos. Mais un ours né en captivité doit-il pour autant subir les caprices de son dresseur ?

Les Poliakov sont sûrement les pires montreurs d'ours de notre pays. Peut-on aimer un animal et le contraindre à faire du vélo ou à monter sur un scooter, à marcher sur une poutre ou à patiner ? Si vous avez un animal de compagnie, lui demanderiez-vous d'effectuer ces tours ridicules ? D'après vous, quelles violences ou privations devrait-il encaisser pour se soumettre à ce genre d'exercices ?

Montpellier : ville résolument tournée vers l’avenir ? Cherchez l’erreur..

Monsieur le Directeur du Printemps des Comédiens de Montpellier, le Collectif de Libération Animale de Montpellier, avec le soutien de l’Association AVES France, vous demande l’annulation de ce spectacle indigne, qui pourrait nuire à la qualité de votre route tsigane.

Sans réponse de votre part, nous ne manquerons pas de venir en nombre alerter les spectateurs des pratiques de vos montreurs d'ours.

Cordialement,

CLAM 34 - AVES France


Lien vers le texte : http://www.aves.asso.fr/rubrique32.html?PHPSESSID=815b342455e53b05ffbedafa1421cec3

Pour faire un lien vers cette pétition, cliquez-ici

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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 17:10

Isabelle Mayereau - L'enfance -
envoyé par deschgo.
Cette chanson est extraite du premier album d'Isabelle, en 1977.


Treize
ans de silence discographique mais des concerts ici et là pour le plus grand plaisir des passionnés de la voix  douce de la dame, fine dentellière de couplets cousus main.
Non, ce n'était pas "l'hallali", la chanteuse ne s'était pas cachée "dans le maquis", n'invectivait pas le monde d'imprécations, ce n'est pas le genre. Ne croyez pas qu'une "humeur de cactus" la tenait éloignée des projecteurs factices des modes éphémères.
"Fleur de lotus" chevillée à l'âme, ce bouquet  de chansons nouvelles fait montre d'une belle inspiration dotée de grande rigueur  dans l'écriture, et l'on reconnaît immédiatement cette voix subtile, caressante, qui fait sienne les petites blessures de l'âme qui nous accompagnent au gré des soubresauts de l'existence.
Cette fragilité implique une belle tendresse mêlée d'une grande lucidité à l'égard du genre humain: touchant portrait de la "dame au duvet gris", errances dans le désert de "Méroé", tango et téquila au "Tumbala Café", descente du fleuve Amour --- Et nous voilà transportés aux quatre coins de la planète des sentiments humains avec ce petit velours de mélancolie d'un grain de voix unique.
Un album magnifique, probablement l'un des plus beaux de ces derniers mois, album aux arrangements cousus jazzy, concoctés par Jean-Michel Bernard.

Daniel Labeyrie.


Reférences: Le chant du monde 274 1852
http://www.isabellemayereau.com/
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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 18:53

              


http://www.charliehebdo.fr/sites/default/files/imce/913-corrida-luce-charb.jpg                            

Dessin:   Merci à l'inimitable Charb et à l'irremplaçable Charlie Hebdo.      

Merci au CRAC Europe----euh---, je ne sais plus quoi dire----- indispensable---- C'est bien indispensable, hein? Et puis surtout, c'est vrai!         

La lettre suivante a été envoyée à chacun et chacune des conseillers municipaux et conseillères municipales de la ville de Bayonne.


                                      

                                                                 Alès, le 27 janvier 2010

Monsieur,

 

Nous tenons à vous informer qu’à trois reprises, par un premier envoi en juillet et le dernier en novembre 2009, nous nous sommes adressés à Jean Grenet, maire de Bayonne, dans un courrier en recommandé avec accusé de réception, afin de lui demander des éclaircissements et des comptes concernant le bilan financier des activités tauromachiques de la ville ces cinq dernières années.

Nous n’avons à ce jour obtenu aucune réponse de quelque sorte que ce soit.

Nous vous indiquons ci-dessous les questions que nous posions au premier magistrat de la cité bayonnaise.

 

Quels sont :

 

1) Le montant des subventions municipales directes à la corrida ces cinq dernières années ?

2) Le montant de la rémunération du directeur des arènes de Bayonne, dont nous croyons savoir que le poste est financé par la mairie ?

3) Le nombre des employés municipaux mis à disposition pour nettoyer les arènes lors des corridas ?

4) Le coût du plateau technique pour la mairie (médecins, infirmiers, chirurgiens à disposition éventuellement) ?

5) Le montant des subventions annuelles aux différents clubs taurins et autres peñas ?

6) Le montant des prestations versées aux toreros et à leurs cuadrillas chaque année depuis cinq ans ?

7) Le montant des recettes annuelles des corridas (billetterie et buvette éventuellement) depuis cinq ans ?

8) Le devenir des carcasses de taureaux : vendues en boucherie et consommées, donc avec des recettes, ou envoyées à l'équarrissage, donc avec un coût ?

 

Si nous nous adressons à vous aujourd’hui, c’est pour solliciter votre avis sur les points suivants :

 

Accepteriez-vous de nous aider à obtenir ces renseignements qui devraient faire l’objet de la plus grande transparence, alors qu’ils sont manifestement refusés ?

Que pensez-vous de l’utilisation de l’argent public pour soutenir l’activité tauromachique, qui n’est appréciée que par une petite minorité ?

Quelle est votre position éthique et philosophique concernant cette activité, de plus en plus contestée en Espagne et en France ?

 

Nous vous remercions d’avance des réponses que vous voudrez bien nous fournir.

Nous avons également le plaisir de vous convier à rejoindre les 922 personnalités et les 50 000 citoyens qui ont déjà signé la pétition du CRAC Europe pour l’abolition de cette mise en spectacle de la torture d’un herbivore jusqu’à sa mort.

Dans cette attente et cet espoir, nous vous prions d’agréer, Mesdames Messieurs, l’expression de nos salutations résolument anticorrida.

 

 

Jenofa Cuisset

Déléguée CRAC Europe 64

                                                       

 


                                             

                                                                                   

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