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11 septembre 2007 2 11 /09 /septembre /2007 18:35
Un communiqué des Verts.

Voyage, voyage… : où la communication du gouvernement tient lieu d'actionours-blanc-banquise220.jpg


Monsieur Borloo, votre voyage au Groënland est-il dans la droite ligne des discours de Jacques Chirac sur la "maison qui brûle" ?

Des actes Monsieur Borloo... ceux qui suivent les travaux du Grenelle de l'environnement vous attendent.

Répondre au dérèglement climatique est une urgence.

On ne le dira jamais assez, si le climat change, le pays occidental qu'est la France en est grandement responsable.

Les ministres de l'écologie UMP successifs nous ont habitués à faire de la compassion "communicationnelle" sur les crises environnementales afin de mieux dissimuler leur inaction.

Les Verts rappellent au ministre que la situation grave que subit dès aujourd'hui notre planète en matière climatique n'est plus maintenant contredite par personne, pas même les Etats-unis.

L'heure est à l'action, non plus au constat. Votre voyage au Groënland est d'autant plus insupportable que votre gouvernement agit de manière totalement contraire aux enjeux climatiques en annonçant, par exemple, en conseil des ministres décentralisé à Strasbourg, d'augmenter l'offre routière en Alsace avec le lancement du grand contournement ouest de Strasbourg (la taxe poids lourds alsacienne étant quant à elle reportée d'un an !).

Une toute première action aurait pu être un voyage jusqu'au bureau d'Anne-Marie Idrac, présidente de la SNCF. En effet, en matière climatique, M. Borloo avait toutes les raisons de s'inquiéter de la fermeture annoncée de 262 gares de ferroutage et de l'augmentation déguisées des tarifs de billets de trains présentée demain - autant d'arguments pour commencer à changer radicalement sa politique des transports: coup d'arrêt aux projets de la SNCF devant entrer en vigueur les semaines à venir, développement du transport par rail et par bateau, arrêt de tout développement autoroutier et instauration de taxes sur les poids lourds auraient pu être les premières mesures.

Au lieu de cela, ce voyage aura encore été un bel exemple de transport le plus coûteux qu'il soit en matière d'émission de CO2.


Anne Souyris et Yann Wehrling
Porte parole des Verts




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9 septembre 2007 7 09 /09 /septembre /2007 09:45

Enfin, --- quand je dis "après", je veux parler de ce blog.
Parce que, sur le terrain, ce sont très souvent les mêmes qui s'adonnent avec délectation au vroum vroum et au pan-pan.
Enfin, bon, tout de même, le "Rallye décime", c'est fini pour cette année. Pas à dire, ça fait du bien quand ça s'arrête!
Mais voilà, maintenant, la chasse et ses para-militaires en treillis  pointent le bout de leur nez. Ah, les plaisirs de l'automne!
Grâce au blog de la Buvette des Alpages :
http://www.loup-ours-berger.org/,
j'ai pris connaissance de l'article ci-dessous, paru le 6 Septembre dernier dans l'édition Béarn du Journal Sud-Ouest.
Je vous le livre ici et j'en profite pour rendre un hommage appuyé au travail effectué par les gardes de l'ONCFS, dont le moins que l'on puisse dire est qu'ils sont bien loin d'évoluer dans des conditions idéales!

Bon, je vous quitte, ça commence à tirer!



1CIRCAETE.jpg
Certains chasseurs ont la vue extrêmement basse.
Mais que font Afflelou et Optic 2000?
Les bavures sont légion chaque année sur les espèces protégées, être humain compris.
Ce splendide oiseau, un Circaète Jean-le-Blanc, grand amateur de serpents, avait été recueilli criblé de plombs par le Centre de Sauvegarde Hegalaldia
http://www.hegalaldia.org/. Soigné, il a pu être relâché.
Mais pour un animal trouvé et sauvé, combien agonisent des heures, voire des jours durant?




"OUVERTURE DE LA CHASSE. --Les gardes manquent sans doute de moyens techniques et humains, mais leur action muselle les actions des chasseurs-prédateurs.

Gare à la chute de « prunes »

Xavier Horgassan, parmi les dix-huit gardes nationaux du département (cinq en Béarn, sept en haut Béarn, six en Pays basque), rappellera à chacun le nouveau principe légal : « Avant, on s'en tenait à la maxime : ce qui n'est pas interdit, est admis. Désormais, on bascule l'expression et elle devient : tout ce qui n'est pas autorisé est interdit ». Voici donc le principe pour l'ouverture du 9 septembre (dimanche).
La mission est immense, notamment pour la palombe : 1 600 postes, 140 kilomètres de frontières, 10 filets verticaux. Le tableau de tir 2006 aboutissait à 15 500 oiseaux prélevés. Autre tableau de prise, celui des gardes, mais en une semaine : 33 usages d'engins prohibés, 10 chasseurs sans permis, 19 ne le portant pas sur eux (timbre-amende inévitable cette année), 2 chasses en territoire d'autrui, 5 infractions au plan de chasse, un dépassement de quota, 6 infractions sur la sécurité. Bilan des saisies : 15 talkie-walkie, 39 fusils, 4 interphones, 4 magnétophones (pour imiter les appels des oiseaux), 15 cages à appelants.

« Avant la règle était : ce qui n'est pas interdit, est admis. Désormais, ce sera : tout ce qui n'est pas autorisé est interdit »

Xavier Horgassan et ses hommes appliqueront la loi, comme cela découle de la fermeté du Parquet et des magistrats du siège depuis 2005 : « A chaque infraction, une prune ! ».


Braconnage. En plus des infractions susnommées, on trouve aussi le fusil à 4 coups ou l'oubli du marquage d'une bécasse après le tir et l'inscription sur le carnet. Une audience mémorable eut lieu le 27 avril dernier au tribunal de Bayonne.
Les ministères de l'Écologie et du Développement durable ou de l'Agriculture imposent des contrats d'objectifs, pas seulement sur les actions de police, mais également sur les observations des faunes et flores ; toutefois, la particularité de la région suppose une vigilance particulière contre le braconnage (tétras, isards, chevreuils, migrateurs), ou les ventes prohibées (ramiers) ; aux gardes également de veiller particulièrement aux secteurs transfrontaliers entre Sare et Echalar.
à poils. Le travail des gardes consiste également à enregistrer les prises. En 2006-2007, ont été prélevés 7 400 chevreuils, 5 000 sangliers, 95 cerfs et 250 isards. Pour ce dernier, l'ouverture est cette année prévue dimanche 9 septembre en Aspe et Ossau, et le 11 novembre en secteur du massif de Jaout (Port de Castet).
Les propositions préfectorales pour la nouvelle saison toucheront 7 800 chevreuils, 100 cerfs, 4 140 sangliers. Pour les lièvres et lapins, effectifs stables.
à plumes. Pour le tétras, la possibilité de prélèvement doit être définie par l'observatoire de montagne ; la décision préfectorale sera prise à la mi-septembre. Quant aux alouettes, les quotas ne sont pas encore fixés, mais cela tournera autour des 40 000 pour 240 pantes.


Contrôles en tous genres. Les gardes nationaux quittent aussi la « lorgnette » visant les chasseurs ; la mission touche à un problème sanitaire très actuel : la surveillance des migrateurs, notamment dans le cadre de la prophylaxie contre la grippe aviaire : « Nous avons récemment trouvé des cadavres de cygnes et une cigogne ». Les oiseaux ont été relevés et expertisés. Les pompiers appellent aussi Xavier Horgassan pour des gibiers blessés à la suite de collision avec des voitures : « J'ai même euthanasié un rorqual sur la plage de Bidart ». Tristes nécessités ou découvertes : « C'est mon chien qui a retrouvé Cannelle ».
Les vautours occupent aussi une belle part de l'emploi du temps (350 jours/agent) : « Nous avons relevé entre le 5 mars et la fin août, 55 dommages, la plupart des enquêtes sur des bovins et des ovins. » Xavier Horgassan se méfie des imputations agressives à ces charognards : « On entend tout et n'importe quoi. On met en cause le vautour sur une mise bas, mais cela peut être lié à une pathologie. »
Des faits précis dans la narration en cas de présumée attaque peuvent aussi buter sur une toute autre réalité : bête déjà accidentée ou mourante, etc. Après cela, Xavier Horgassan et ses hommes n'en auront pas fini pour traquer les poseurs de « cédades », ces multi-collets pour capturer les oiseaux. Lui-même en possède une collection quasi-ethnologique".

 

 

 

 

 

 

 

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8 septembre 2007 6 08 /09 /septembre /2007 09:56
Le peuple Basque peut s'enorgueullir d'avoir fait vivre jusqu'à aujourd'hui et, je l'espère, pour longtemps encore, l'Euskara, sa langue, la plus ancienne d'Europe.
D'autres records sont moins nobles, ce qui n'empêche pas certains de s'en gargariser.
Je pense particulièrement, puisqu'il se déroule en ce moment même au "Rallye des cimes", dont on ne cesse de nous répéter qu'il est le plus ancien d'Europe.
Au début, c'était l'affaire de quelques copains, deux ou trois militaires (pardon, j'ai dit un gros mot), deux ou trois bergers qui, d'après moi, n'ont rien à gagner, moralement parlant, à fréquenter des militaires. Mais depuis longtemps déjà, le monde du fric a flairé la bonne affaire et ça sponsorise à fond. Au niveau local, c'est comme la coupe du monde de foot ou de rugby ou les soixante ans de Jhonny Halliday , on n'y échappe pas. Même sans lire les journaux, sans regarder les infos à la téloche, sans écouter la radio, on sait que l'on va forcément tomber à un moment ou à un autre  sur quelqu'un qui va nous en parler. Sauf à rester blotti dans une grotte en compagnie des Chauves-souris mais justement, c'est par ces endroits là qu'ils vont vroum-vroumer et dépenser pour faire mumuse un carburant dont la combustion nous dérègle le climat planétaire et dont ont nous dit qu'it que raréfié, il coûtera bientôt aussi cher que le champagne!
Quinze jours avant le début des "festivités", doublées d'un salon du 4x4 à Licq Atherey ( ce que c'est que la culture! ), on ne peut entrer dans un Bureau de Poste sans se sentir agressé par l'intimation qui nous est faite de nous intéresser à cet événément. Nous sommes vivement invités à acheter les DVD, les casquettes, les tee-shirts, les enveloppes timbrées, les cartes postales, les porte-clefs qui glorifient notre "Paris-Dakar" (pardon, j'ai encore dit un gros mot ) local. J'ai voulu acheter des timbres hier et je me suis vu demander de "supporter"cette édition du Rallye des Cimes. Pouvez toujours courir --- rouler, voulais-je dire! Plutôt mourir que de "supporter" (anglicisme) ce scandale qui m'insupporte (ça, c'est du Français) depuis tant et tant d'années. 
Vous aider à rendre encore plus omniprésente cette non culture du bruit,  de la vitesse, de la violence? Vous aider à effrayer les troupeaux , à agrandir les fondrières, à couvrir de boue mélée à la merde de brebis des centaines d'individus qui braillent des encouragements au bord des sentiers, à mettre en danger la flore et la faune, en particulier certains oiseaux fort peu populeux comme le gypaète qui est une espèce très craintive?
A vrai dire, je tremble d'anxiété. Que va-ton me demander de "supporter" la prochaine fois que je vais acheter un timbre? Il n'y a pas si longtemps, c'était une équipe de foot, ou de rugby, je ne sais plus trop parce qu'à part la forme du ballon, je ne connais pas la différence.  L'autre jour, je suis passée sous un maillot de joueur au moment où il se décrochait du plafond de la poste et je l'ai reçu sur la tête. Si, je vous jure. Et je n'ai pas trouvé ça supportable du tout.
Au fait, là où il y a écrit la poste, si vous vous occupiez plutôt d'acheminer les lettres correctement et en un temps acceptable, vous savez, comme dans le bon vieux temps jadis, il y a quelques années seulement? 

Je fais partie d'une petite équipe qui, il y a un an et demi, a constitué l'association "Le Grand Chardon-Astobelarra". Nous avons dans l'idée de monter une collection de petits livres rassemblant de beaux textes sur l'écologie, si possible en biligue Français -Basque, ou, pourquoi pas le contraire?. Mais, dans un premier temps, nous avons publié "Pensements",le livre de Laurent Caudine, le Vert Souletin qui n'est plus solitaire, dont le texte ci-dessous est extrait. Si vous voulez en savoir + sur le livre et l'association, une adresse :
http://lespensements.free.fr/

PS : Au fait---- Hier soir, qui a gagné France-Argentine?


rallye.JPG


LE RALLYE DECIME

"La Soule c'est le paradis des chasseurs et des 4 x 4. La première fois qu'on est allé en Soule, c'est d'abord ce que l'on a vu : des 4x4 grondants d'où descendaient des hommes habillés à la Bigeard avec des gros fusils. Alors, on a dit que dans la montagne de Soule, en automne, quand elle est la plus belle, on se croirait à Verdun tellement ça tire." Extrait du guide du Routard.



J'ai le front comme la proue du Titanic, sauf qu'il n'y a aucun iceberg en vue. Je prends les embruns agrestes dans les naseaux comme un cheval au galop sur une terre vierge, un océan de verdure, qui dure, qui dure. Sous mes bras, dans mon cou, sous mon maillot, l'immense ventilateur élimine la sueur au fur et à mesure, je n'ai pas froid, je n'ai pas faim, je suis bien. À Menditte, je sais que Basabürüa va bientôt montrer sa tête de femme secrète, et je pédale comme un champion pour la rattraper. Mon vélo, un Ocean-Express, VTT de son état, vert et jaune, gonflé à l'énergie musculaire, se grise et me sourit en me disant que la dernière montée de Sainte-Engrâce, on se la fera comme en 97, quand on avait des jambes de sanglier culturiste.
Puis un mugissement faible venu de loin vient rompre l'équilibre fragile du moment. Rien de bien grave, rien d'anormal, mais ma crainte se confirme lorsque ce véhicule, un « tout et rien » moche comme ceux du Paris-Dakar me double en vrombissant tel un animal dressé pour tuer. Au passage, il semble me dire « poussez-vous j'arrive, tremblez braves gens ! »  Il pue, il pète à mon passage et vomit sa vitesse juste sous mon nez. ³C'est ça, barre-toi², me dis-je ! Et puis c'est l'avalanche. Deux, quatre, dix, vingt, quarante motos, autos et autres engins excités me doublent en gueulant, en puant, en poussièrant et le paysage jusqu¹alors sensible se métamorphose ; les feuilles se retournent, les herbes se couchent, les oiseaux se terrent, l'air s'abat et s'affaisse dans le fossé, le nez en sang, la gueule ouverte.
C'est le week-end du rallye des cimes.
Je devrais plus souvent me tenir au courant de l'actualité sportive cela me tiendrait à l'écart de ce genre de désagrément. Mais il m'est aussi difficile d'ouvrir la page des sports qu'écouter radio Mendililia plus de trois minutes.
À Sauguis, la dernière voiture se détache ; allez va donc, eh ! Automobile ! À Trois-Villes, je reprends mon souffle, je déconnecte mon apnée, mes oreilles se débouchent, mes yeux caressent paisiblement le décor, ma bouche embrasse les premières collines, et les voitures normales me paraissent presque sympathiques. Je recompose le paysage en même temps que mes sens, je reprends ma route sous mon coude, je m'approprie le bitume en zigzaguant entre les lignes blanches, je joue du pied avec les longues herbes qui bordent la route et qui me fouettent les mollets. Ouf ! Ils sont partis. À moi Atarratze, à moi Basabürüa, à moi Santa-Grazi !

Le 7 septembre 2001
Laurent Caudine.
couvert3.jpg

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5 septembre 2007 3 05 /09 /septembre /2007 15:15

Aïe!!!!!!!!!!
Cendrine va encore penser que je fais une fixette sur la corrida.
Tant pis, je prends le risque. Cendrine, vous (si j'ai bien compris) comme moi-même vivons en des lieux où se pratique la corrida, ce qui n'est pas, c'est heureux, le cas dans tout l'Hexagone. En tant qu'êtres normalement sensibles, nous ne pouvons nous voiler la face. J'ai habité plusieurs mois, il y a longtemps de cela, une maison à Biarritz, rue de la Bergerie. Cette maison avait servi, justement, de bergerie d'opérette à Eugénie de Montijo, épouse Espagnole de Napoléon III et responsable de l'arrivée de la corrida sur une côte Basque qui ne lui avait rien demandé. Cette "bergerie " est aujourd'hui rasée et remplacée par un immeuble en béton et le troquet d'en face est devenu succursale de banque (tristes temps!). Sans doute ce séjour m'a-t-il marquée plus que je ne m'en suis rendu compte.


Eugénie, pourquoi ne t'es-tu pas occupée que de tes moutons?


Le texte que je propose aujourd'hui n'est pas de moi. Il s'agit d'une réponse qu'Olivier, un ami et de surcroît militant des Verts du Pays Basque, ( c'est dire s'il est parfait!)  aimerait faire publier par le journal Libération en réponse à une personne qui se présentait comme anti-anti corrida.
En lisant attentivement, chacun(e) pourra constater qu'en partant de la corrida, ce texte aborde bien d'autres sujets. Et non des moindres!


Réponse à l’anti-anti-corrida (anti+anti= ?) auteur d’un rebond dans Libé et dont je ne retrouve plus le nom !!

Quelle pauvreté de l’argumentation de la part d’un prof de philo !!! Vivement le dégraissage du mammouth! Hein !! Depuis mon modeste appart Angloy, à deux pas de Bayonne « villeuh taurineuh » comme le dit la pub et après une bonne journée de boulot très manuel, je tombe sur ce petit tas de mots si débiles que je me sens, dans un élan magnanime ayant pour but de faire avancer la conscience humaine ( et ouaip, même les ouvriers peuvent péter plus haut que  leur cul !!) le devoir, si si, de tapoter sur mon clavier un petit truc. Genre réponse par thème, ou tout comme.

Que serait l’art sans la corrida ?
Et oui, que serait l’art sans la guerre, les meurtres, que serait Céline sans le nazisme, Derrida sans l’humanisme ? Réduire Hemingway à son goût pour l’alcool, la chasse, la mise à mort, son narcissisme, pourquoi ne pas faire un ode au suicide aussi alors ! L’ode au meurtre de nourrisson du marquis de Sade !!  Il faut assumer la licence artistique jusqu’au bout mais pas la travestir aussi pauvrement.
_Le taureau préfère mourir en combattant qu’à l’abattoir ?
Symbole d’une mise en abîme du courage de l’animal par la grâce incommensurable que lui fait l’homme de le tuer pour une autre raison que de se nourrir. C’est vrai enfin, nous ne sommes pas des bêtes, nous vivons dans le langage et les symboles !!
Youpi, il nous fallait des aficionados avinés capable de parler des heures des petits pas chassés d’un gars en moule-burnes rose pour nous en faire part !! Et de faire cingler une exquise poésie servie par un style si viril, si poignant sur les pages de quotidien régionaux se masturbant régulièrement sur la nécessité de rester entre gens de même extraction. Hélas, que de talents cachés !!
_Cette race de taureau ne survit que grâce à la tauromachie ? La belle affaire, comme la Holstein pour le lait mais pas comme l’Armoricaine qui a faillit disparaître sur l’autel de la modernité !! Heureusement que de dangereux « écolos » la font vivre quitte à la faire mourir honteusement (poauh, l’abattoir froid versus la flamboyante mise à mort ) pour nourrir les hommes ( même si certains peuvent, par choix, par non-choix, et bientôt peut être par nécessité, décider en conscience - action typiquement humaine, que c’est agaçant, n’est-ce pas?- de ne pas se nourrir de viande). Bref, et alors, s’émeut-on de toutes les espèces si « utiles » et qui n’ont pas besoin de se faire massacrer longuement sous les « ola »d’une foule en délire pour mériter notre empathie ? (ce mot aussi, manifestement, ne vous va pas au teint si les animaux peuvent en bénéficier, quelle dépravation !! )
Bref, les zoolâtres tauromachiques s’époumonent « les oreilles !! », et la queue ?

Et encore, on a raté le laïus sur le superbe écosystème préservé grâce à cet élevage !! ouarf,ouarf !!

_Quand à la culture qui se perd, avec la larme à l’œil du petit bourgeois face à son bon plaisir malencontreusement pris pour « la »liberté, toute une pensée unique qui se morfond dans ses certitudes !! Et bien il est vrai que de critiquer une tradition est la marque d’un esprit malsain, marqué par le malin qu’il faut combattre en clouant une chouette à la porte de la grange. D’ailleurs, depuis que l’on ne mutile plus le torcol pour faire venir l’amour, nous vivons dans un monde de brutes !!
A quand le retour des ânes jetés du haut des clochers, cela changerait de la Nintendo pour éduquer nos chères têtes blondes ? Les pauvres petits désoublient la notion de souffrance, plus de cochon qu’on égorge en famille, vraiment tout se perd, heureusement que l’on voit des meurtres, des viols, des pédophiles toutes les minutes à la télé. Sinon, comment apprendrions-nous à ces pauvres petits êtres si purs que nous ne vivons pas chez les Bisounours et que surtout, surtout, répétez bien notre façon de vivre, la plus estimable de tout l’univers !!
Je me demande si l’on se pose la même question quand on commande un meuble en teck pour sa piscine où l’on pourra se rafraîchir avec délectation après une bonne boucherie, « mais que deviennent les traditions de ces arriérés de Malaisiens que l’on exproprie ? »
 Ouch, une larme dans la sangria, le bonheur est gâté !!
 _Y a d’autres causes plus urgentes dans le monde.
Ben justement, où est le mal de critiquer une telle façon de perdre son temps !!!
Y a pas urgence à valoriser aussi d’autres penchants naturels que tout homme, dans son incommensurable et intrinsèque intelligence, possède ? Se tient-on plus chaud en voyant cet animal si misérablement tué par toute cette fanfreluche ? Ne faisons-nous vraiment qu’un en accumulant tout ce que la bigoterie de pacotille peut engendrer? C’est cela le « reste » du culte des anciens dieux ? C’est cette incroyable arrogance puante qui symbolise la force d’un peuple ? Quand on « aime » les animaux, on n' « aime » pas les hommes, qui peux bien donner crédit à ça ? Le picador et son cheval ? Le chasseur et son chien ? Ah, bizarre ces exemples, non ? C’est vrai qu’il y a des frontistes n’aimant pas la corrida, et des frontistes afficionados. Pas cool, le monde est vraiment trop complexe, vite, une petite novillada et je reprends espoir pour le futur !!
Allez, allez, nous avons heureusement beaucoup d’autres exemples de part le monde (cet espace hors de l’arène) de bravoure, d’amour, d’unité, de partage et de beauté comme de haine, d’ignorance et d’insoutenable.
Alors oui, le sentiment d’impunité surpasse presque tous les autres, oui, la haine de l’autre est sûrement le sentiment qui soude le plus un groupe et alors, s’arrête-t-on à ce constat ? Nos 7000 ans d’histoire, de réflexions doivent déboucher sur un arc-boutement, sur une petite lubie « qui vient du plus profond de l’âme du Sud » (du Sud de quoi d’ailleurs, Bayonne, le sud de l’Andalousie sûrement ? Ha, satané point de vue qui peut changer !!).

Je m’attendais à mieux de la part d’un aficionado : la chaleur de l’arène, l’odeur suave et âcre, la terre battue mêlée au sang, la sueur des ses amis et voisins de siège, les sonorités sublimes des bandas, la résonance des grosses caisses, ces discussions si futiles mais si nécessaires entre inconnus, si liés par une même passion, le plaisir de faire partager toute une chorégraphie à son petit dernier, sortir et célébrer le vin et son terroir, la bonne société se montrant au bon peuple, enfin, des dizaines d’autre raisons mais non, même pas.
 Peut-être parce que de savoir que tout cela ne tient qu’à la mise à mort d’un animal anthropomorphisé, drogué, blessé, excité, tout sauf libre---
Cela n’a pas la même saveur qu’un jeune Cordobes, seul, bravant la colère de éleveurs, face aux taureaux en plein champs et en pleine nuit, face à face intime ritualisé jusqu’à en devenir ridicule en plein jour !! 
Ne reste que la répétition du simulacre pour se convaincre que rien ne change, que la vie est rassurante au milieu de ses certitudes. Quel ennui !
Et pourquoi se cacher (Nicolas a bien décomplexé la droite) le plaisir de tuer, de voir souffrir, c’est tout à fait humain comme sentiment pourtant !
Pourquoi pas non plus y voir là la capacité à regarder un être vivant souffrir inutilement et loin de ses terres et pourtant ressentir autre chose qu’un sentiment de gâchis? On dit « se forger l’âme », « s’endurcir » enfin, en tant que spectateur seulement, comme on s’amassait pour voir une pendaison. Catharsis, ouf c’est bien fait pour lui, ouf c’est pas moi…voir la mort, c’est une passion, thanatophiles de tous les pays, levons le bras (droit !) !! Aimer ses semblables, protéger, aider, comprendre, tous ses sentiments sont peut-être trop gnangnans, dévalorisants.
_Tradition ? alors pourquoi s’offusquer de la lapidation afghane, l’infanticide amazonien (quel horreur, cette amalgame est honteux. Ouaip, ouaip j’entends d’ici), il faut garder tout ça, c’est l’âme du peuple de l’Est, de l’Uuest sinon, c’est l’aculturation, la mondialisation des comportements, et blabla. Bien sûr, tout est figé, personne ne moufte, surtout pas ceux qui critiquent de l’intérieur.
N’y voir qu’une beauté factice, une mort scénarisée comme la quintessence du courage de la bête et de l’Homme, de l’Homme fardé comme un animal en pariade et d’une bête à qui l’on prête des sentiments humains !! C’est tout aussi explicable au commun des mortels n’ayant pas fait Hypokhâgne !! Comme il est facile d’expliquer que l’on prête des sentiments humains aux taureaux, qu’on le bourre de symbolisme, mais que, au grand jamais, la même empathie nous fasse ressentir la souffrance, l’injustice, voir la haine, non, ça, y’ a pas droit. Par contre, on peut se foutre de la gueule de la mémère qui parle à son chat, et oui, elle, elle est un peu fofolle la mamie. Et donc, puisque le taureau symbolise l’autre, le courage que nous désirons sentir couler dans nos veines, ne parlons même pas de ces tarés qui voient dans l’ours l’âme de la montagne et dans le loup, l’esprit des forêts.

Et non, la corrida nous apprend à être des hommes, la vie est injuste, c’est un combat ou l’on élimine l’autre, préparons-nous à la guerre, vite, où est mon Uzi !?

Non, vraiment je suis déçu par l’élite de nos professeurs. Alors voilà, on va sûrement reverser après des corridas de bienfaisance (trop drôle ces deux mots accolés !) une petite aumône aux handicapés, au petit « meurt-de-faim », la charité des riches pour se déculpabiliser, sentiment très puissant aussi. Les chasseurs font bien des rond-point fleuris. C’est sûr qu’il faut bien que quelqu’un se sacrifie pour ça, tiens, je vais revendre mon quatquat pour payer un puits à ces Nigériens qui triment quasi gratos pour extraire mon gasoil. (ouille, ah oui, la corrida m’a appris qu’il faut savoir faire souffrir l’autre pour me sentir libre et puissant, bon, ben je garde ma Jeep et je les emmerde )

Et puis, ça fait vivre tout une économie, un peu comme le tabac, l’armement (pour nous défendre bien sûr), la drogue, le trafic d’enfants et la prostitution. Et oui, c’est vrai, on va quand même pas interdire quelque chose alors que des milliers de gens en vivent quand même, ça c’est un crime !!
Bref on parle d’art et de culture, ma définition doit être passablement erronée. Mais que fait Gunther von Hagens ? Quelle dégringolade sémantique !! Et dire que l’on se foutait de Picasso : « mon gamin dessine mieux ! » Ah, Picasso, il aimait la corrida ! Il a fait le portrait de Staline aussi !
J’y vois plutôt le résultat d’un manque de culture que d’assimiler cette pantalonnade cruelle à de l’art.

Enfin bon, je ne suis pas un prof parisien, je suis né à Bayonne, coupé basque/normand avec des ancêtres scandinaves, à quelle tradition dois-je me référencer ? Dites-moi monsieur le professeur, suis-je assujetti à l’endroit où je suis né ou puis-je espérer transmuter par la connaissance, l’art et la culture, l’ineptie de ma vie sur Terre ?
Non, ne me répondez pas, j’ai paumé ma muleta.


Je m’épate de pondre une aussi longue diatribe, je me sens plus détendu maintenant. La corrida à p’têtre du bon, finalement !!

Olivier Eudes.



Passons à l'action. Ci-dessous, un appel de Michèle Becker, Présidente du CRAC 64:

affiche2005a.jpg

Chers amis,

 Le chanteur RENAUD avec la SPA, le CRAC , la FLAC etc....ont édité un spot publicitaire anti corrida , qui a été refusé par le BVP, trop dur à regarder, trop dur à écouter, donc CYBER ACTION

lettre à adresser aux personnes suivantes

secretariat.president@elysee.fr

jfope@assemblee-nationale.fr

jmayrault@assemblee-nationale.fr

fsauvedet@assemblee-nationale.fr

jcsandrier@assemblee-nationale.fr

 

j-cgaudin@u-m-p.org

1er.secretaire@parti-socialiste.fr

contact@mgbuffet.org

f.bayrou@udf.org

p.buchet@le-nouveaucentre.org

 

et svp, mettre en copie cachée, à n.biscaye@spa.asso.fr de la spa française vos courriers demandant l'interdiction de l'entrée des arènes pour les enfants de moins de 15 ans ( puisque le spot est trop violent???!!!raison de plus pour les enfants)

merci à tous

 

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3 septembre 2007 1 03 /09 /septembre /2007 18:21

Des communiqués des Verts, il y en aurait beaucoup à publier ici.
Mais c'est mon blog, hein, toudmeme!
Pas celui des Verts!
Pourtant,  ce communiqué là me touche particulièrement parce qu'il traite des deux  domaines qui m'importent le plus, l'éducation et la nature. (
Non, non, je n'ai pas écrit environnement. Ce mot me donne de l'urticaire. N'est-ce pas les Verts? Vous ne pourriez pas l'abandonner ce mot que je reçois à chaque fois comme une décharge de gégène?)
Alors, voilà ---- sans commentaire.

Communiqué de presse des Verts du 3 septembre 2007


Suppression de postes pour l'éducation et l'environnement : des actes et des discours en contradiction flagrante


Pour la rentrée scolaire, et à l'heure où l'on voit à quel point même l'enseignement primaire a du mal à remplir sa mission, le gouvernement supprime 11 000 emplois dans l’Education nationale.

Au même moment, alors que le processus dit  de "Grenelle" bat son plein, ce sont 1 200 postes qui disparaissent au Ministère de l’Ecologie.

Comment faire de l’éducation une priorité tout en supprimant des postes dans l'Education nationale ? 

Comment défendre l’environnement tout en affaiblissant un Ministère de l'écologie déjà bien mal en point ?

Une fois de plus, les choix réels du gouvernement sont en parfaite contradiction avec les politiques qu’il prétend mettre en place.
La véritable politique de Nicolas Sarkozy est une politique de désengagement de l'Etat. Après avoir vidé ses caisses au seul profit de Français les plus privilégiés, le gouvernement cherche aujourd’hui à faire des économies en en dépeçant ses services.

 L'environnement, l'éducation et la justice sociale apparaissent pour ce qu'ils sont aux yeux de ce gouvernement : des attrape-nigauds.

Les Verts sont las des politiques qui n'engagent que ceux qui les croient et demandent que soient mises en place des politiques concrètes à la mesure des enjeux sociaux et environnementaux qui eux, se font déjà pressants.


Anne Souyris,
Porte-Parole

 

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2 septembre 2007 7 02 /09 /septembre /2007 10:11

Chaque semaine, Gérard Charollois, Président de la "Convention Vie et Nature pour une Ecologie Radicale",
publie un texte de réflexion sur le site de l'association et le diffuse sur le net parmi ses contacts.
Le lien pour le site de la Convention  se trouve depuis le début dans les liens amis de mon blog.
Pour ceux et celles qui n'auraient pas eu le temps ou la curiosité d'y aller faire un tour, je publie la livraison de ce jour. Ce sera la dernière fois. Si vous accrochez, ce sera à vous d'aller visiter le site en question de manière régulière.
J'attire votre attention sur le fait que contrairement à ce que certains voudront nous faire croire dans les mois qui viennent , l'expression "écologie radicale" ne signifie nullement éco-terrorisme.  Des livres comme ceux de Jean-Christophe Rufin, d'une malhonnêteté intellectuelle stupéfiante, ont déjà préparé le terrain pour que s'épanouisse l'amalgame. A l'heure où ce phénomène d'éco-terorisme  arrive en France et risque de donner de bien belles occasions  à ceux qui ne demandent qu'à jeter le bébé écologie avec l'eau du bain, il n'est certainement pas superflu de préciser la différence.
L'éco-terrorisme, comme tous les terrorismes ( c'est mon opinion et je l'assume) ne fait que jouer le jeu du système qu'il prétend combattre.
Lisez Gérard Charollois. La précision, la finesse, l'intelligence des textes vous convaincront que l'on est là à des milliards d'année lumières du culte mortifère de la terreur.

www.ecologie-radicale.org

« La voix de la Résistance ».

Lettre de Gérard CONDORCET.           Le dimanche 2 septembre 2007

 

            La crédulité :  maladie de la démocratie.

 

          La démocratie honnête, la marche vers l’hominisation, le progrès des mœurs et des manières impliquant l’harmonie du couple formé par la raison et la sensibilité, vacillent et leur triomphe sur l’obscurantisme, la férocité, la régression n’est nullement acquis.

De tous temps, sous tous les cieux de toutes les civilisations, le culte d’un chef, quelles que soient ses vertus ou ses tares, est le signe d’une défaite de la raison et de la sensibilité et le révélateur d’une bouffée d’infantilisme annonciateur d’une pathologie de la société.

      les « grands hommes » ne servent de cause qu’aux petits esprits qui s’illusionnent en déclarant vivre successivement « sous » POMPIDOU, GISCARD, CHIRAC, SARKOZY ou autres, alors qu’ils vivent sous le joug d’un unique maître : l’Argent.
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La France, laboratoire expérimental politique, connaît une telle bouffée régressive en se donnant un chef qui n’est ni meilleur ni pire que les autres mais qui de jour en jour se révèle, comme nous l’indiquions par anticipation, en catalyseur de cet infantilisme.

       Le Président que les médias dépeignent omniprésent, omniscient, omnipotent, console les veuves de marins morts dans le sombre océan, les pères d’enfants violés, dispense aux salariés des messages frappés du sceau de Jean JAURES tout en servant les intérêts des grandes fortunes ploutocratiques, rassurent les gens moralement très  âgés en pourfendant le crime et la délinquance magnifiquement instrumentalisés, encourage les tueurs d’oiseaux d’eau tout en convoquant les écologistes ravis et crédules à un GRENELLE de l’environnement, dénigre mai 68 et sa permissivité mais vit en famille recomposée, plaide pour l’identité nationale mais se réfugie dans le cercle cosmopolite des gens d’affaires et de l’argent apatride, prétend moderniser l’Etat mais détruit soigneusement toute opposition à son pouvoir personnel, parle au peuple mais en fait flatte les instincts et les émotions et manipule avec une remarquable maîtrise les moyens de communications et la technique publicitaire élevant cet art à un haut degré encore jamais atteint,

Proclame incarner le changement et la rupture en faisant réélire le parti politique qui domina durant  35 des 50 dernières années la vie politique française,

 fait des cadeaux dispendieux à une infime petite minorité de privilégiés mais fascine les pauvres gens par un activisme forçant l’admiration des observateurs non hypnotisés et suffisamment lucides pour suivre en spectateur l’anesthésie du pays.

 

Pour cet observateur impartial, pour ce spectateur qui tente de se donner le recul de l’historien, le « super-Président », pris en tant qu’individu, ne suscite ni sympathie, ni antipathie. Il fait prodigieusement bien son métier de politique et représente plus un symptôme qu’un syndrome.

    Ce qui inquiète notre « persan » est le degré d’abaissement de l’esprit civique, du sens critique des citoyens de ce pays qui confondent totalement la forme excellente et le fond vite escamoté.

Décidément, les peuples  oublient vite les cruelles leçons de l’Histoire.

La politique est ce domaine dans lequel les qualités de pure forme ne bonifient pas le fond de l’idéologie.

 Le talent de l’acteur dissimule parfois la nocivité des auteurs  qu’il sert trop bien, sans les corriger.

Ici et maintenant, les auteurs du scénario, c’est-à-dire l’idéologie, s’appellent le Marché, les entreprises privées mues par la seule quête frénétique du profit, la spéculation, la finance, bref tout ce qui détruit la Nature et compromet la viabilité de la planète.

L’hyper-président, parfaitement respectable en tant qu’individu, n’est ni un problème, ni une solution mais un révélateur du grave malaise de la démocratie, malaise qui affecte d’ailleurs d’autres pays, eux aussi entrés en phase régressive et infantile.

 

 La peur, si souvent mauvais guide, transforme les hommes en enfants qui recherchent auprès d’un « père de la Nation », ou d’un capitaine super-man une assurance à leurs angoisses.

S’en prendre au « père de la nation » ou au « capitaine énergique » constitue une lourde erreur.

Il n’est pas la cause mais l’effet  d’une société malade.

 

Les contemporains ne voient, pour les aduler ou les dénigrer, que les acteurs, le jeu scénique, l’écume médiatique, l’agitation étourdissante, en ignorant les auteurs de la mauvaise pièce qui finit mal.

 

Chaque strate sociale, voire chaque individu espèrent naïvement que le brillant acteur fera droit à ses petits intérêts et à ses idées spécifiques.

Illusion touchante : l’acteur joue la pièce que d’autres ont écrite et en conséquence, les ploutocrates paieront moins d’impôts, les services publics seront affaiblis, les salariés seront plus flexibles et les promoteurs, aménageurs, entrepreneurs seront comblés sans avoir à se préoccuper de considérations sociales et écologiques puisque dans les coulisses l’autel est dressé pour la célébration du culte de l’Argent.

 

Qu’espérer du GRENELLE de l’environnement ?

Sans être grand clerc et sans grand risque d’erreur, nous pouvons écrire aujourd’hui :

 ni mesures contre la chasse principale cause de diminution de la faune en ce pays, ni limitations des pesticides, ni interdiction des OGM, ni frein à l’urbanisation et à la dégradation des sites, mais, fort probablement, des cadeaux fiscaux aux entreprises au nom d’un habitat écologique, une incitation à l’activité économique et au Marché sous une petite couche de peinture vaguement verte.

 

La crédulité demeure une faiblesse des sociétés contemporaines dont pourront sourire les hommes de demain, les hommes libérés des peurs et des obscurantismes, des ignorances et des manipulations, des hommes dont nous attendons l’avènement par mutation radicale.

En Occident, l’argent pourrit tout et s’érige en système incontournable. Ailleurs, des religieux médiévaux abrutissent des foules immenses réduites à la misère et au fanatisme par des histoires à dormir debout. Ailleurs encore, des colonels et Présidents d’opérettes pillent et assassinent leurs peuples.

La crédulité est décidément une pandémie bien funeste, rétive à la seule thérapeutique connue tenant aux progrès des connaissances et au dévelopement de l’esprit critique.

 

Ainsi, la démocratie ploutocratique a besoin de la bêtise, comme la dictature a besoin de  la terreur pour perpétuer le pouvoir de ceux qui le détiennent par la manipulation ou par l’intimidation.

 

La Nature se meurt et l’environnement se dégrade !

 Que nous dit-on :

Cela ne durera pas toujours  ! raison de plus, pour les maîtres du système, d’acheter un nouveau château, des hôtels, un bateau de luxe supplémentaire et quelques avions privés pour les petits déplacements » !

 

Quel est le coupable, le criminel qui anéantit la Nature, enlaidit la terre, réduit les droits sociaux, développe chez l’humain la cupidité naturelle, avachit le citoyen ?

    Le super-président ?

Non. C’est la société  qui est coupable d’abdication et non ceux qui ont le talent d’utiliser ses tares.

        Gérard  CONDORCET.

CONVENTION VIE ET NATURE POUR UNE ECOLOGIE RADICALE.  






















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1 septembre 2007 6 01 /09 /septembre /2007 10:41

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Augustin Pyramus de Candolle, botaniste et---grand marcheur.


L'expédition botanique dont je vous entretenais dans l'article"Pour les Garaztar et voisins proches", est arrivée hier à Saint-Jean de Luz, très exactement au Jardin Botanique Paul Jovet, un autre grand botaniste que j'ai eu le bonheur de connaître dans mon adolescence parisienne au Jardin des Plantes, spécialiste des fougères et  qui avait ses repères en Pays Basque. 
Partie le 23 Juin dernier de Collioure, l'expédition de l'association Terranoos a, dans les pas du botaniste Augustin Pyramus de Candolle il y a 200 ans, traversé les Pyrénées et mis en oeuvre un inventaire des plantes à fleurs qui sera par la suite comparé à celui de Monsieur de Candolle et ses amis. Un réseau d'associations s'est constitué afin de donner une suite pédagogique à cette expédition scientifique, un livre sera publié, un herbier constitué et une exposition circulera dans les Pyrénées.
Lors du passage à Saint-Jean-Pied-de-Port de l'expédition et de ses deux Mérens qui ont rendu tant de services, j'ai pu, avec une soixantaine d'autres personnes, assister à la soirée de présentation et rencontrer l'équipe, sympathique et chaleureuse.
Aucune conclusion scientifique précise  ne peut encore être tirée à l'heure actuelle de cette traversée  qui fut aussi une aventure humaine de grande valeur. 
Les espèces inventoriées il y a 200 ans semblent avoir été toutes retrouvées.

Les changements majeurs : 
- le piétinement et l'appauvrissement floristique qui s'en suit dans les lieux à haute fréquentation et aménagement touristique, tels que les stations de ski, par exemple.
- la déprise agricole et la disparition d'activités minière, qui en certains lieux, permettent à la forêt de reprendre ses droits.
- et surtout la fonte des glaciers, qui semble avoir particulièrement frappé les membres de l'équipe. Ils ont été bien loin de retrouver les paysages glaciaires décrits par Pyramus de Candolle.

A la Mairie de Saint-Jean-Pied-de-Port, lors de la soirée, il nous a été donné de sourire lorsque Alain, Boris et les autres nous ont dit que les seules vraies pluies qu'ils avaient rencontrées lors de leur périple, leur étaient tombées dessus ---en Pays Basque. Rien de vraiment étonnant, pas plus que la fonte des glaciers---
Et pour les gens du coin, je ferai mention de la présence de Madame Etchebarren, Maire d'Urepel, bien connue pour son peu d'affection envers tout ce qui ressemble de près ou de loin à un défenseur du milieu naturel. Fidèle à elle-même bien que respectueuse du travail de ces scientifiques, elle a prêché le faux pour savoir le vrai afin de dénigrer le travail d'inventaire réalisé par Natura 2000. Aïe! Ca n'a pas marché! Alors, les botanistes ayant bien insisté sur la très importante charge en ruminants( que j'appelle moi surcharge, mais c'est parce que je suis une méchante écologiste militante) qu'ils avaient remarqué en montagne Basque et qui entraîne nombre d'anomalies botaniques, elle ne savait que faire pour les amener à revenir sur leurs conclusions. Elle a d'ailleurs été la seule à ne pas rire lorsqu'il a été dit que la couche d'excréments mesure parfois quelques centimètres et que l'on s'y casse assez facilement la figure, surtout par temps de pluie, phénomène météorologique assez courant en Pays Basque---. Son dernier argument "Si vous étiez venus au Printemps, avant la montée des troupeaux, vous auriez vu les jonquilles". Imparable! "Ah, si vous étiez venus hier!"---

Pour en savoir plus sur Augustin Pyramus de Candolle et l'association Terranoos, cliquer sur ce lien :

http://www.terranoos.org/fr/de-candolle/projet




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Les photos de fleurs des Pyrénées sont de Françoise, la Jurassienne.

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Published by Jeno l'écolo - dans Au jour le jour. Egunean---
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31 août 2007 5 31 /08 /août /2007 09:15
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"La chasse, chez nous, c'est la vie", c'est l'intitulé d'un autocollant qui a fleuri longtemps dans nos campagnes, plus souvent d'ailleurs, sur des 4x4 rutilants que sur la 4L du pauvre. Un peu contradictoire, cette affirmation concernant une activité dont le but est quand-même d'envoyer des êtres vivants ad patres.
Pour moi, comme pour beaucoup de mes amis (n'est-ce pas Lurbeltz?), la lecture, c'est la vie. Et plus précisément la littérature.
C'est Christian Bobin qui écrit dans l'un de ses petits bijoux de livres que celui qui ne lit pas ne vit qu'une seule vie.
Je viens juste de terminer un roman qui m'a enthousiasmée et que je vais porter en moi longtemps, toujours sans doute. Il s'appelle "L'ombre du vent". La version originale est en Espagnol et l'auteur se nomme Carlos Ruiz Zafon.
A travers le prisme d'une histoire rocambolesque où les intrigues s'entrecroisent et s'imbriquent comme des poupées gigognes, ce beau texte est un hommage, un cri d'amour à la littérature. C'est aussi une réflexion profonde et sereine sur la transmission.
Je vous en livre un court passage " Béa prétend que l'art de la lecture meurt de mort lente, que c'est un rituel intime, qu'un livre est un miroir où nous trouvons seulement ce que nous portons déjà en nous, que lire est engager son esprit et son âme, des biens qui se font de plus en plus rares".
On est bien loin du culte des loisirs consommation!
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Published by Jeno l'écolo - dans Les écrivains Idazleak
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31 août 2007 5 31 /08 /août /2007 08:50

Un lecteur attentif me fait remarquer que la fin du communiqué de l'ADET concernant Lolo l'écolo rigolo n'apparaît pas à l'écran.
Donc, voilà plus d'une heure que j'essaye de réparer, mais rien à faire, le message déjà publié refuse catégoriquement les dernières lignes.
Le diable s'en mêlerait-il ou bien un agent personnel du grand biologiste que nous venons de découvrir en notre ex-premier ministre?
Bon, nous allons tenter de contourner la difficulté.
Je vous copie cette fin de communiqué ci-dessous.
Scrogneugneu! Faudra que ça passe!

Dans les Pyrénées, les ours sont à plus de 80% végétariens et toutes les étudesles ours lâchés en provenance de Slovénie ont exactement le même.

montrent que

régime alimentaire que les ours pyrénéens


Monsieur Fabius méconnaît-il totalement ce dossier, ou fait-il sien le discours

mensonger des opposants ?

Voilà en tout cas qui tranche singulièrement avec les convictions écologiques qu’il a

longuement voulu développer lors de son entretien !

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30 août 2007 4 30 /08 /août /2007 14:26

Aujourd'hui, je vous offre une contribution, celle de Françoise. Nous nous sommes connues sur un forum associatif  et c'est maintenant une amie. Pourtant, l'ambiance, dans ce forum, n'était pas des plus faciles à vivre pour moi. J'avais le malheur de faire mention de mon appartenance à un parti politique, les Verts,  et de tenter , maladroitement sans doute, de dire son implication dans toutes les luttes pour la nature. Verte ou pas Verte, la politique est de nos jours vue comme un activité honteuse et dans ce forum, je me sentais un peu comme un putching ball que plusieurs boxeurs se partageraient. Vraiment épuisant, presque destructeur  quand on se sent impliqué corps et âme comme c'est mon cas, quand on ne sait comment faire admettre sa bonne foi. Alors, j'ai préféré m'effacer, lire tous les jours les écrits des autres mais ne plus intervenir personnellement. Et j'y ai gagné tout plein d'amis avec qui je suis en contact permanent et avec qui j'essaye de faire avancer les choses.
Françoise est l'une de ses personnes. Vivant dans le Jura, elle est venue cet été dans les Pyrénées et je suis bigrement heureuse de vous présenter ci-dessous le texte et les photos qu'elle m'a envoyés.
Bar-Les-Eaux-Chaudes--3-.JPG
Un bar, aux Eaux Bonnes.


♪ ♫  Montagnes Pyrénées vous êtes mes amours  ♫ ♪

Pour nous jurassiens, pratiquant la rando, à consommer sans modération, les Pyrénées sont notre nouveau terrain de découverte (les Alpes, plus proches, restent l'objet d'escapades plus courtes). Au programme, les pics autour de la Pierre-Saint-Martin avec une mention spéciale pour le minéral Pic d'Anie : lapiaz aux couleurs, aux gouffres et aux reliefs étonnants, isards, vautours-fauves , flore extraordinaire de variété, puis vallée d'Ossau.

vautours-fauves--3-.JPG

joubarbe--3-.JPG

Cette année, un fil rouge, l'OURS , bien sûr ! Frustrée d'avoir vécu les cinq arrivées de très loin, relayées par une presse subjective et opposée par principe, j'avais hâte de me rendre compte de l'impact concret de l'animal emblématique du massif.
Si l'ours est omniprésent dans le patrimoine pyrénéen : lieux géographiques, boutiques, restaurants, il est paradoxalement, assez rare au "Pays de l'ours". Pressions ? Pourtant il fait un excellent support publicitaire et son image est utilisée pour tout et n'importe quoi ! De temps en temps des traces de soutien, (photo du barrage de Fabrèges) hélas moins nombreuses que les "NON à l'OURS", peints sur les routes (tiens, je pensais que c'était interdit !)
barrage-Fabr--ges--3-.JPG
Tags en soutien à l'ours sur le barrage de Fabrèges.

Nous avons fait une halte à la "Maison de l'Ours" à Fos, dont l'existence, à mon sens, n'est pas suffisamment mise en valeur. A l'occasion de cette visite, il nous a été remis des plaquettes très bien faites et le numéro spécial de la revue "Science et Nature" de l'été 2001, remarquable. Une grande partie des infos est hélas, toujours terriblement d'actualité, en particulier l'attitude de certains éleveurs, indicateurs d'un type d'agriculture qui fait la part belle au profit et qui refuse d'évoluer pour laisser la place à une cohabitation homme-ours. Nous n'avons trouvé qu'un seul berger, près d'Arrette qui vendait du fromage "Pe-Descaous" (voir lien FIEP : 
http://www.fiep-ours.com/  ,note de Jenofa)
Peu de documents sur l'ours dans les offices du tourisme à part les productions du "parc de Pyrénées". Moi qui cherchais de la matière pour mes envois d'"art postal", je suis restée sur ma faim ! (un exemple en P J.)
Je me demande, quand on n'habite pas les Pyrénées comment agir et être plus efficace que par un seul apport financier aux associations ?
Notre séjour pyrénéen restera marqué par la mort révoltante de Franska, annoncée avec parti-pris par une employée d'un Office du Tourisme dans la vallée du Louron.   ! Et maintenant, ils s'en prennent à Hvala , j'ai HONTE !
Quand donc les ultrapastoraux comprendront-ils que l'ours n'est pas la cause de tous leurs problèmes et que ce n'est pas en en faisant un bouc-émissaire que la situation évoluera positivement, pour eux et pour les futures générations ?
Montagnes Pyrénées vous êtes mes amours, et bon courage aux pyrénéens qui dépensent énergie et enthousiasme pour la cause de l'ours, et à tous les amis de l'ours 
2007-6--Pogu-2.jpg

Merci à Françoise.
 Et maintenant, je ne résiste pas à l'immense plaisir de porter à votre connaissance ce communiqué de l'ADET Pays de l'ours, encore tout chaud. Je ne voudrais pour rien au monde vous en priver.
Comme chantait  Tonton Georges, "C'est pas tous les jours qu'on rigole!".
J'ai plusieurs amis qui, en l'état actuel des choses, refusent catégoriquement de se présenter à une élection, terrorisés qu'ils sont à l'idée de dire des énormités sur des sujets qu'ils ne maîtrisent pas..
Qu'ils soient rassurés. Même concernant un thème où ils n'ont pas la moindre ombre de compétence, ils n'arriveront jamais à dire des bêtises aussi éléphantesques!


 

Communiqué

Pays de l’Ours – Adet Maison des Associations 31160 Arbas www.paysdelours.com

Communiqué

Le 30 août 2007

Pyrénées : Laurent Fabius veut-il lâcher des Pandas ?

Répondant sur France Inter à une question au sujet de l’ours dans les Pyrénées,

Laurent FABIUS a déclaré

« carnivores », alors qu’il existe des espèces « herbivores »

privilégier.

La seule espèce d’ours herbivore est le grand Panda, vivant en Chine, et dont

l’alimentation est constitué à 100% de bambous.

sans rire que l’erreur avait été de lâcher des oursqu’il aurait fallu

Est-ce donc des Pandas qu’il aurait fallu lâcher dans les Pyrénées ?

M. Fabius imagine-t-il vraiment que le plan de renforcement de la population d’ours

dans les Pyrénées ait été réalisé avec si peu de sérieux ?

Bien évidemment, toutes les études nécessaires, sur le régime alimentaire des ours

entre autres, ont été menées avec le concours et l’approbation des meilleurs

spécialistes européens et mondiaux.

Concernant l’ours brun, dont il est évidemment question dans les Pyrénées, il n’en

existe

Omnivore et opportuniste, l’ours brun profite de toutes les ressources de son

territoire.

Dans les Pyrénées, les ours sont à

montrent que

régime alimentaire que les ours pyrénéens

Monsieur Fabius méconnaît-il totalement ce dossier, ou fait-il sien le discours

mensonger des opposants ?

Voilà en tout cas qui tranche singulièrement avec les convictions écologiques qu’il a

longuement voulu développer lors de son entretien !

qu’une espèce en Europe, et son régime alimentaire est partout le même.plus de 80% végétariens et toutes les étudesles ours lâchés en provenance de Slovénie ont exactement le même.

Pays de l’Ours – Adet Maison des Associations 31160 Arbas www.paysdelours.com

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