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22 août 2007 3 22 /08 /août /2007 13:08
Pour cette contribution, Babel ne m'a pas proposé de titre.
J'espère que celui ci-dessus lui conviendra.
Tout se tient. C'est l'histoire du battement de l'aile du papillon.

La corrida est un rubis de sang taillé dans le cynisme le plus sauvage, posé aux doigts des mises à mort dans la grande arène terrienne... Regardez bien à chaque toro lâché dans un village, à chaque banderille dans un dos, c'est le ballet de nos rages qui s'habille de traditions et de paillettes.
Le corps est donné à la sauvagerie
Suis generis en habits brodés :
« Hello darling, quelle bonne idée cet astrakan ! »
Un soldat vaut la guerre
Avez-vous déjà trouvé le pur reflet
Du cœur du problème ?
L’arène est ronde comme le monde : c’est notre monde en petit,
pour ceux qui veulent un monde avec mise à mort incorporée.
Et moi, là, quel monde suis-je à la sueur du bâtir ?
L’oikos, ma maison, mon etxe
Et sa logique : réduite à un fanion vert ?
C’est pas mon adresse
Je ni pas de drapeau ni rouge ni vert
Pas de muleta moirée
A agiter devant un ennemi
Même l’ennemi d’un soir :
Mes ennemis n’ont pas de grand soir…
Tous mes amis chantent au petit matin.
La corrida est ainsi faite pour dire en petit et en fanfares ce que nous faisons dans ce grand cercle terrien : mettre à mort avec un art raffiné du déguisement et de la mise en scène, pour ne pas avouer nos goûts de voir la mort danser dans les yeux des autres.
À noter, quand les temps les permettent, les jeux ajoutent des humains aux joutes où la mise à mort est déjà prévue, sous presse en page des sports, ou bien dans le silence des raisons d’État... Ne me parlez pas de ces fêtes, l'air en est trop funèbre... Toros à cocardes ou prisonniers à l’encan : le jazz est le même, la finale est dans la tombe.
Les lames pénètrent un animal aveuglé de soleil et de rage, et le sang coule… La lame « sans trêve ni repos, qu’on soit noir ou blanc de peau », (merci le taureau de Toulouse) entre tes dents, entre tes os, et en petit c’est ta vie que tu mets en farine de morve et de pis, d’entrailles puantes sous les mouches au soleil… Oh le joli monde immonde !
Augustin, (au seuil du Ve siècle, quelle évolution !) voulant montrer qu’il avait changé, accompagna un jour un ami au cirque, certain de pouvoir contenir sa violence, ne serait-ce qu’en fermant les yeux. Il raconte avec tristesse, dans es Confessions, comment attiré par les cris, aiguillonné par le souvenir des excitations passées, il a rouvert les yeux et hurlé avec les loups. Toute notre prédation est mis en haut de l’affiche, exemple à suivre ! Et en haut de la plaine, en bas des tas de chaussures et de cheveux coupés, de femmes en burqâ, de moignons dressés vers le ciel, je m’accorde, accorde, une corrida, exutoire : apotropaïque, pour être précis : c’est un mot savant, mais je lisais tandis qu’aux arènes, on mettait à mort.
Les épées tranchent les nerfs, affaiblissent la victime qui n’a plus aucune chance d’en sortir. Les missiles bombardent les infrastructures, un embargo étouffe l’économie, et l’ennemi déjà est vaincu. Entre les murailles de Chine, les ghettos de Varsovie et les fornicula (oui, qui a donné forniqué) des arènes, j’entends meugler les foules plus que les toros : les grandes douleurs sont muettes !
Qui m’a dit l‘autre jour la vieille expression « il pleut comme à Gravelotte ? » Le 18 août 1870, les obus y tombèrent tant, à Gravelotte en Moselle, que l’expression est née. À Verdun, durant 10 mois, 1000 hommes par jours sont morts. Alors encenser la mort, non merci : tout tient dans le panier de peau arraché de force aux victimes.
Gravelotte ? C’était il y a 137 ans, et peu s’en souviennent.
Dans chaque corrida, goutte à goutte, toro après toro, il finit par pleuvoir de la mort comme à Gravelotte, comme à Bagdad, à Verdun, le sang dégoutte de notre arène terrienne. J’aurais préféré qu’il dégoûte...

Planter jusqu’à la mort un phallus de fer dans le symbole de la virilité, je n’en ai pas besoin.

 
babel - mercredi 22 août 2007.
http://www.myspace.com/lebabel

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21 août 2007 2 21 /08 /août /2007 14:30

Nous, ici, en Pays Basque intérieur, se battre contre un projet de couloir à camions, on sait ce que c'est! En Janvier prochain, cela fera dix ans que nous avons commencé notre combat acharné!
Nous savons donc aussi comme il est important de se sentir soutenus et aidés par des gens qui vivent loin, qui ne sont pas physiquement concernés mais qui sont solidaires d'une lutte locale et pourtant planétaire.
C'est pourquoi, en recevant cet appel, j'ai immédiatement décidé de le publier dans ce blog.

IMG-030.jpg
Photo Y. Arthus-Bertrand


NON  A UN PROJET AUTOROUTIER EN CAMARGUE

Cette pétition est destinée aux autorités françaises et  européennes pour que le projet de  tracé autoroutier en Camargue et en Plaine Crau soit annulé et qu'un nouveau tracé moins destructeur pour l'environnement soit adopté, il y a d'autres alternatives !

Je dis NON à une autoroute en Camargue et en Plaine de Crau, qui aurait des conséquences irréversibles sur des paysages exceptionnels, que nous devons préserver pour les générations futures

NON aux graves atteintes sur l'environnement,  l'agriculture (terre AOC, élevage), l'hydraulique, ainsi que sur la faune et la flore !

On compte sur vous pour faire circuler cette pétition auprès de vos amis et contacts

www.camarguesansautoroute.com

Un grand merci

l'A.C.E.N ( Association Camargue Environnement & Nature) association loi 1901

Présidente - Marie Josée TADDEI - contact@camarguesansautoroute.com 

06 14 11 38 25 / Tél 04 90 96 87 14 - Mas Regala, le Petit Barret, F - 13200 Arles

 

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20 août 2007 1 20 /08 /août /2007 13:17

PICT0114-copie-1.JPG


Cette annonce s'adresse à celles et ceux qui vivent près du centre du monde, c'est à dire du côté de chez moi. Tant pis pour les autres. Ils n'ont qu'à en prendre de la graine.



L'association Terranoos en partenariat avec le CPIE Pays basque organise



le samedi 25 août 2007, à 18 h, à la Mairie de Saint Jean Pied de Port,
une conférence sur l'expédition "de Candolle", avec les membres de l'expédition.
"Sur les traces du botaniste
Augustin Pyramus de Candolle
200 ans après"

Cette expédition a pour objectif de refaire l'itinéraire qu'a parcouru Pyramus de Candolle, botaniste
suisse mandaté par Napoléon 1er pour élaborer un inventaire de la flore pyrénéenne, 200 ans après. L'expédition a débuté le 23 juin à Collioure, et en suivant le cheminement de de Candolle, traversera
les Pyrénées d'Est en Ouest jusqu'à saint Jean de Luz le 31 août. Tout au long de cette traversée, des relevés botaniques seront effectués par des botanistes et
permettront de faire un comparatif avec l'herbier de de Candolle. Le samedi 25 août 2007, les membres de l'expédition viendront présenter leur périple et les premiers
résultats de leurs prélèvements. L'animation de la conférence devrait être effectuée par Claude Dendaletche, grand spécialiste des
Pyrénées (sous réserve)
CPIE Pays basque
Place de la Mairie
64430 Baigorri
Tél. 05 59 37 47 20 - Fax 05 59 37 45 88
mail : cpie.pays.basque@wanadoo.fr

 

 

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18 août 2007 6 18 /08 /août /2007 18:46

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Annie Leclerc

Annie Leclerc, à l'âge de 16 ans, ce fut ma fulgurance féministe et philosophique.
Ses textes sont ancrés en moi, dans la moindre de mes cellules.
Je ne lui ai jamais parlé, je ne lui ai jamais écrit.
Mais c'était mon amie, c'était l'une de mes si rares lumières.
L'écoloféminisme, il était admis de toutes parts que c'était Françoise d'Eaubonne, à qui l'on doit le mot "phallocrate", et ce n'est pas rien.
Et je l'aimais, Françoise, et je l'aime! Et j'ai salué son départ en l'an 2005.
Mais Annie Leclerc, c'était, que dis-je - c'est  la JUBILATION qui pousse aux combats justes et non-violents, la jouissance de vivre, le chant de la Vie du côté des femmes, du côté de la sereine densité du vivre, du côté où pas une seule cellule de prison n'est supportable et acceptable, où pouvoir et puissance sont des mots-coquilles vides.
Mais voilà--- cette amie indispensable, je n'ai pas su qu'elle passait sur l'autre rive en Octobre 2006. Je viens seulement de l'apprendre. Merci internet.
Je n'ai pas vu sa lumière s'éteindre. Tout simplement, sans doute, parce que jamais elle ne s'éteindra.
Ce soir, je suis trop bouleversée pour vous parler d'elle.
Je fais confiance à Wikipedia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Annie_Leclerc
Qu'il vous ouvre les portes de son monde, un monde où la mesquinerie n'a pas droit de cité, un monde où l'on respire.
Ouvrez grand vos poumons.

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Published by Jeno l'écolo - dans Les écrivains Idazleak
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16 août 2007 4 16 /08 /août /2007 16:19
Dax et Bayonne, même misère!

Mardi, à Dax, la "Feria" comportait malheureusement l'inévitable corrida (Comment ne pas faire l'amalgame, à force?). Le CRAC, lui, organisait un rassemblement contre la dite corrida. Une cinquantaine de personnes participaient, ce qui est déjà un exploit pour un jour de semaine, surtout en une ville où ne pas apprécier la taureaumachie est considéré comme une maladie honteuse. Un seul slogan "torrida-torture", un stand devant les arènes et une presse qui commence à mordre à l'hameçon malgré la pression toujours plus forte et agressive du lobby taurin.
Mercredi , à Bayonne, ce n'était plus les fêtes, mais il y avait encore corrida. Et oui, "Bayonne, ville taurine!". Ouhouhou! Les "Patxa", où êtes-vous? Si vous saviez comme je suis nostalgique de la peinture rouge sur le grand taureau noir du panneau à l'entrée de Bayonne quand on vient de Garazi. Inconsciemment, peut-être est-ce pour ça que je n'ai plus guère envie de me rendre à Bayonne. Vous n'avez plus de peinture ou quoi? 
Ce 15 Août, on   annonçait la présence de Roselyne Bachelot, actuelle Ministre des sports et ex-Ministre de l'Environnement, à qui je garde, en tant qu'écologiste et militante des Verts, un sacré chien de ma chienne, parce que pire qu'elle dans le rôle, à tous points de vue, on n'a encore pas connu. 
Encore une fois, le CRAC était présent.Le matin et le soir. Les manifestants, en station devant les arènes ont vu sortir, au milieu du "spectacle" des gens qui venaient là pour la première fois, qui pensaient que la corrida était une gentille "espagnolade" toute de lumières et de joie, qui s'étaient laissés tenter par le bourrage de crâne touristique et ne pouvaient,  une fois devant la réalité, la supporter. Certains pleuraient, une personne vomissait. Certains avaient eu des places gratuites (tiens, tiens, offertes par qui?)  et regretteront toute leur vie de les avoir utilisées.
Entrisme dans les écoles, discours faussement artistiques, voire poétiques, images trafiquées de diverses manières, tout ce système bien huilé  remplit en effet les arènes de gens trompés sur la marchandise et que l'on n'y reprendra plus.
C'est ainsi que l'on gonfle les statistiques et cela permet de collecter plus de subventions ou de trouver plus facilement des sponsors. La boucle est bouclée, le cercle est vicieux à souhait.
C'est bien pour cela que la lutte contre le mensonge et la désinformation ne doit avoir de cesse.
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 De la corrida, du fascisme et du totalitarisme.

---"La corrida est un révélateur, un symptôme d'un mal caché et redoutable: l'instinct de mort. ----
La mort spectacle nie l'éthique hédoniste faisant de l'individu solitaire face à son destin, un individu solidaire, fondant la reconnaissance d'autrui sur sa seule capacité à éprouver le principe du plaisir-déplaisir.
La corrida nous rappelle que le processus d'hominisation n'est nullement parachevé et que le chemin parsemé de cadavres humains et non humains est décidément bien long.
Pour perpétrer ces actes de torture érigée en spectacle, les tenants de la corrida ne sauraient souffrir le débat, la confrontation, la réfutation. Il leur faut de la propagande lourde et unilatérale et il ne manque pas de mondains pour se livrer dans les médias à des exercices pitoyables d'apologie sans être le moins du monde embarrassés par l'absence de toute contradiction idéologique.
En cela, la corrida, comme la chasse, sont intrinsèquement fascistes et anti démocratiques.
Normal, puisqu'elles hurlent : Viva la muerte! - I kill for fun"-----

Gérard Charollois. Président de  "Convention Vie et Nature pour une Ecologie Radicale".

Dans ce domaine, il est bon de rappeler avec quel brio et quelle efficacité Francisco Franco, bourreau, entre autres, de Gernika,  a su utiliser à son profit le phénomène Manuel Benitez, dit "El Cordobes", en concomitance avec l'explosion du nombre de téléviseurs en Espagne. Quel talent, ce Caudillo! La corrida glissant vers le statut de "Fiesta nacional" et entrant dans tous les foyers au profit d'une gloire, celle du Généralissime!  Que nombre de républicains, de démocrates et surtout de militants de la cause Basque semblent vouloir l'ignorer ne va pas sans me poser un grand souci, pour ne pas dire un grand chagrin.
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Un film avec El Cordobes.

Quand le kitsch s'en mêle.

Des femmes, de leur conscience et de leur responsabilité.

Je l'ai déjà dit et le redirai (voir l'article de ce blog : "Tortura ez da gure kultura") : J'ai découvert avec une  incompréhension horrifiée  la présence d'un nombre important de femmes dans les arènes, à égalité avec les hommes.
Comment ne pas penser alors à ces quelques lignes d'Annie Leclerc, dans "Parole de femme", au début des années 70: " C'est bien la Vie et la jouissance d'elle seule que devront porter les vraies révolutions. 
Mais sans les femmes et sans l'éveil de leur conscience avilie, les vraies révolutions s'épuiseront  et la Terre redeviendra celle de l'homme, puissant et triomphant, de l'homme semeur de progrès, d'oppression et de détresse".

Alors quoi? J'ai raté un épisode? Que s'est-il passé? Que se passe-t-il? Réveillez-vous, les filles, les femmes! Réveillez-vous mes  mes soeurs! N'acceptez pas d'être ainsi entraînées dans ce torrent nauséabond, refusez ce statut de collabos de l'horreur. Ne croyez pas qu'il vous sera tenu compte de votre docilité à l'accepter. Cette violence se retournera obligatoirement contre vous. Que peut vous apporter de singer  l'inacceptable? Je ne peux arriver à oublier les visages moqueurs de ces femmes  entrant dans les  arènes de Bayonne le 4 Août dernier. Elles souriaient de toutes leurs dents en entendant  les injures sexuelles lancées aux manifestantes anti-corridas par les mâles aficionados. Comme j'avais, comme j'ai honte pour elles! Je savais bien qu'il existait un féminin à "beauf", mais je ne le connaissais que diffus. Là,  la concentration était d'importance. Depuis lors, ces sourires, dans ma tête, virent à la hideuse grimace et en cauchemars qui passent en boucle. 

De la télévision, arme cathodique mais totalitaire.

Vous connaissez la dernière? Le BVP (Bureau de Vérification de la Publicité) refuse l'autorisation de diffusion du spot dénonçant la corrida, réalisé par Jerôme Lescure avec le soutien des associations pour le respect des animaux.
Motif : trop dur, trop violent----
Tiens, tiens, intéressant--- Alors, comme ça, la corrida nous dit-on, est une belle et douce activité raffinée, artistique, culturelle, civilisée, pratiquée et admirée par des gens qui ne feraient pas de mal à une mouche, mais---- faire entrer sa réalité dans les foyers grâce à la télé choquerait les âmes sensibles. 
Alors là, je dois vraiment être cruche, je ne comprends pas.
Mais si je comprends! Le vieil adage est toujours d'actualité qui dit "Ce n'est pas malheur à celui par qui le scandale arrive mais malheur à celui qui dénonce le scandale". 
Cependant,  tout bien réfléchi, nous avons peut-être là matière à nous réjouir. Car enfin, s'il en était encore besoin, le BVP nous offre sur un plateau, par ce refus, la preuve  que les nombreuses images de corridas diffusées à la télévision sont triées, choisies, édulcorées, magnifiées par certains artifices, mensongères, même si elles sont déjà inacceptables pour nombre de gens sensibles à la souffrance gratuite de tout être vivant.
cerveau.jpg
Et s'il n'y avait que pour la corrida---- La télé, c'est quoi à part une machine à lobotomiser, à décerveler?

Si vous désirez visionner le spot de Jérôme Lescure, cliquez ici:
http://www.tribunal-animal.com/operations_speciales/spot_crac.htm.

De plus, il vous est possible d'agir pour demander sa diffusion. Comme de nombreux acteurs, chanteurs, écrivains et même----politiques (si, si!), écrivez à Nicolas Sarkozy ainsi qu'à la Ministre de la Culture et de la Communication. Entre autres tares, ce gouvernement est un concentré d'aficionados. Raison de plus, on va se gêner!. Demandez la diffusion du spot ainsi que l'interdiction aux arènes aux enfants de moins de 15 ans.
Courriels à envoyer à: Pour Nicolas Sarkozy : emannuelle.mignon@elysee.fr, claude.gueant@elyses.fr,franck.louvrier@elysee.fr
PourChristine Albanel :michele.fayt@culture.gouv.fr.
Enfin, pour comptabilisation des courriels, n'oubliez pas de mettre la SPA en copie à cette adresse : n.biscaye@spa.asso.fr

Et puis, ensuite, vous pouvez aussi regarder ce spot détourneur de pub. 
http://www.dailymotion.com/video/xsk7w_dans-la-publicite_creation
Celui-là non plus, vous ne le verrez jamais à la téloche, mais je suis certaine qu'il vous fera du bien. Perso, j'adore!



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13 août 2007 1 13 /08 /août /2007 17:22

Bergers et éleveurs des Pyrénées, 
nous (mes amis protecteurs de la nature et moi-même)  vous respectons, vous et votre métier.
Nous savons très bien que, dans le dossier sur l'ours, l'inacceptable n'est commis que par une minorité de violents qui refusent le dialogue depuis toujours, lui préfère les injures, les menaces et les coups et se complait dans un victimisme larmoyant.
Mais aujourd'hui, nous en sommes arrivés à un point de non retour où il devient évident que ni ne dit mot consent.
Ces gens-là entachent l'image de votre métier et de la population des Pyrénées face à l'Hexagone et à l'Europe.
La balle est aujourd'hui  entre vos mains.
C'est à vous de dénoncer leurs paroles et leurs actes, à vous de les marginaliser.
Ce faisant, vous le savez bien, vous ne renierez ni vos racines, ni votre culture, ni votre milieu.  Bien au contraire. Et vous savez bien aussi que faire de l'ours un bouc-émissaire, à l'heure de la mondialisation, de la concentration maximale, de l'agribussiness, des monocultures, des monoélevages, des OGM et j'en passe, n'est ni très honnête  ni très glorieux, c'est peu de le dire.
Toute personne qui réfléchit un tant soit peu se rend vite compte que dans nos contrées, respecter l'ours, c'est aussi respecter le pastoralisme.
Bon, je ne suis pas plus catho que ça, mais l'idée de "séparer le bon grain de l'ivraie"---hein---tout de même----
D'autant que, amis de la Conf et d'ELB, vous êtes bien placés pour savoir que ceux qui se plaignent le plus ne sont pas les plus à plaindre. Non???????????????????????????????

MANIF-ARBAS-1-4-06.jpg
Le 1er Avril 2006 (mais hélas, ce n'est pas une blague), les premières exactions des ultras à  la Mairie d' Arbas (65)


Le 13 août 2007
 
Communiqué de Ferus
http://ours-loup-lynx.info/
ADET Pays de l'ours http://www.paysdelours.com/
WWF http://www.wwf.fr/
 

Remplacer chaque disparition suspecte d’ours par deux lâchers !

 Plusieurs dizaines de plombs ont été retrouvés dans le corps de Franska lors de son autopsie.

Même s'ils ne sont pas la cause directe de la mort, Franska était blessée et on ne peut exclure que cela ait influé sur son comportement.

Qui sait si Franska aurait traversé cette route à ce moment-là si elle n’avait été dérangée, pourchassée, stressée et blessée ?

Après les insultes, les pressions, les menaces, les manifestations violentes, le saccage de la mairie d'Arbas, les agressions, le miel contenant du verre pilé, les battues illégales en plein été, voici maintenant les coups de fusil !? Ca suffit !

Combien de temps allons-nous laisser une poignée d’opposants braver toutes les lois pour une cause dont ils ont été déboutés par les tribunaux à plusieurs reprises ?

Est-il admissible que dans un état de droit une minorité cherche à détruire par la violence ce qui a été démocratiquement décidé ?

Il serait inacceptable que l'on recule sur ce dossier emblématique de la protection de la biodiversité en France sous la pression de quelques délinquants violents.

La seule réponse possible est le remplacement automatique par deux individus de tout ours retrouvé mort suite à des actions illégales d’opposants.

Nous en appelons au Gouvernement pour rétablir l'état de droit dans les Pyrénées et faire respecter la loi et la décision démocratique de restaurer une population viable d’ours dans les Pyrénées.

Defile-1.JPG

Le 3 Juin 2006, à Toulouse,manifestation pacifique pour la cohabitation pastorale.
Elle avait été déplacée géographiquement, à cause des menaces de quelques  d'individus violents et dangereux.
A leur tête, l'Ariégois Philippe Lacube, "pauvre et misérable éleveur" (snif!!!!!!!), dont, en vérité, bien des amis de l'ours aimeraient avoir les fins de mois.


Le 16 Mai 2006, ils avaient remis ça.
Ils ne s'en prennent pas qu'aux ours.
Qui peut accepter ça?

Témoignage de Aude Arcangeli

Aude Arcangeli est l'épouse de François Arcangeli, le maire d'Arbas. Lors du saccage du village d'Arbas, le premier avril, elle était restée enfermée avec ses enfants pendant que la police protégeait leur maison.

« Ils revenaient de Bagnères, l'occasion était trop belle, ils n'ont pas résisté… ils sont monté jusqu'à Arbas. 4 ou 5 bus, des voitures, tout ce monde immatriculé 09.

Le samedi, la place d'Arbas est pleine d'enfants, d'autant plus que cet après midi il faisait très beau. Donc plein de gamins, de 3 à 15 ans. A peine descendus des bus, les manifestants (qui n'avaient bien évidemment prévenu personne de leur venue) ont balancé des pêtards (les restes de Bagnères…) à l'aveuglette… certains ont atterri au pied des enfants.

En voyant arriver les bus, les gens qui vivent sur la place se sont bien entendu douté de quelque chose et, échaudés par le 1er avril, on tenté de rapatrier les enfants au plus vite. Peine perdue, les manifestants les ont bousculé, une dame qui cherchait sa petite de 3 ans s'est pris un coup de tête (volontaire) par un homme bien énervé.

Un éleveur de brebis d'Arbas, pro-ours, s'est retrouvé sous 6 personnes, sa femme a reçu un coup de poing. Un habitant d'Arbas, entouré de ses 2 enfants, a reçu un pétard à ses pieds, il a "pêté les plombs", d'où énorme bagarre, et je ne m'étends pas sur les bras d'honneur, les insultes, les menaces de mort, les menaces : « On viendra à la fête à Arbas et ont va foutre la merde, on va tout pêter, on va venir vous emmerder ».

Ils sont partis après 20 minutes de tension. Les gens d'Arbas n'en peuvent plus. Les antis ours essaient de les remonter contre François « C'est votre faute, vous n'avez qu'à désavouer votre maire ».

Mon fils, qui a vécu le 1er avril enfermé dans sa maison avec son petit frère et moi qui était sur la place à ce moment là, pour fêter l'anniversaire d'un copain avec une dizaine d'autres enfants, était traumatisé, en larmes, terré au fond d'une maison, il était persuadé que les manifestants allaient revenir chez nous, où je gardais le plus jeune qui faisait la sieste, pour nous tuer, il était inconsolable. J'en ai marre.

Il y avait bien évidemment M. Philippe Lacube, qui, après avoir conduit ses troupes jusqu'à Arbas, jouait les modérateurs en tirant quelques uns par la manche pour qu'ils ne frappent pas trop fort, sinon, toujours les mêmes. Les enfants d'Arbas ont eu des réflexes (malheureusement la force de l'habitude ?) : ils ont relevé tous les numéros d'immatriculation et ont sorti les téléphones portables pour filmer et prendre des photos. La gendarmerie, arrivée après la bataille malgré les multiples coups de fil « Ah bon si ils ne font que lancer des pétards alors c'est pas grave a récupéré tout ça. 

 

 

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10 août 2007 5 10 /08 /août /2007 15:04

 Voilà presque dix ans qu' a commencé en Pays Basque Nord  la lutte pacifique mais remuante contre le tunnel à camions Transnavarrais.
Les Verts du Pays Basque avaient ouvert le jeu en organisant à Baigorri le 30 Janvier 1997 un débat public "Les autoroutes de l'impasse". Ce soir là, des habitants avaient décidé de créer une association et trois semaines plus tard naissait LEIA  http://perso.orange.fr/leia.elkartea/sommaire.htm dont  l'exemplarité du combat n'est plus à démontrer.
Par contre, en Béarn, l'information ne semblait pas passer, les réseaux fonctionnent moins bien que dans la partie Pays Basque du département des Pyrénées Atlantiques et les quelques incursions de LEIA en Béarn (Salies et Sauveterre) pour des réunions publiques étaient décourageantes.Celles des Verts également.  Deux mondes différents.
Mais les choses bougent, enfin!

logo-leia.jpg

Le 31 Juillet dernier, l'un des médiateurs mandatés par le Conseil Général tenait une permanence à Salies non sans avoir auparavant conviés un certain nombre d'habitants qu'il comptait rencontrer séparément. Et là, surprise des surprises, un Comité d'accueil d'une quinzaine de personnes l'attendait. Comme en Pays Basque, ces opposants encore peu nombreux et faiblement organisés lui ont tout de même bien fait comprendre qu'ils refusaient les règles du jeu, tout comme au Pays Basque. Ainsi, au lieu d'un défilé d'individus comme à confesse ou chez le médecin, les participants sont restés groupés et ont organisé sur le tas un réquisitoire contre le couloir à camions. Dans la matinée, une quarantaine de personnes sont passées et exprimé leur hostilité et leur refus absolu du projet, sans compromis ni encore moins compromission possible. Pendant ce temps, les membres de LEIA, rompus de longue date à cette activité, organisait l'animation à l'extérieur : banderoles, tracts, dialogues aves les passants.
Dans la foulée, les opposants locaux se sont retrouvés. Ils préparent un tract, une pétition et une réunion publique en Septembre.


Pour finir, je citerai Christine Maynard, membre de LEIA , qui s'exprime dans Le Journal du Pays Basque.:

"M. Lasserre et ses amis politiques, experts en l’art d’entretenir la désinformation et de jouer la division,avaient pris l’habitude de dire que le projet de transnavarraise était parfaitement accepté, voire souhaité,par les populations du Béarn. Il n’en est rien, bien entendu ; et ces messieurs n’ont pas dû apprécier de voir, en titre de première page de La République, le 1er août : "Salies : des voix s’élèvent contre la transnavarraise. Auparavant concentrée au Pays Basque, l’opposition à la voie rapide entre Pampelune etBellocq gagne le Béarn. Hier, à Salies, (Š) beaucoup d’habitants se sont exprimés contre le projet".
Un paradoxe amusant, ou une ironie du sort : c’est le médiateur même, missionné par M.Lasserre, qui ajoué à Salies, bien malgré lui, un rôle de catalyseur contre la transnavarraise, en organisant unepermanence sur place ; cela a conduit  les habitants des villages Béarnais à se rassembler et à vouloirs’organiser pour s’informer et agir collectivement."

 Si vous désirez entrer en contact- ou prêter main forte à l'opposition Béarnaise :

Collectif
d’information sur la Transnavarraise, 66 rue Paul Jean Toulet, 64 270 Salies de Béarn. 

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Un camion incendié dans le tunnel du Somport.(Photo Jean-Rémy Treyture)
Et si on évitait ça (et pire encore)  dans la montagne Basque?

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Published by Jeno l'écolo - dans Au jour le jour. Egunean---
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10 août 2007 5 10 /08 /août /2007 14:48
cohabiter-avec-ours-2.jpg 
Kolova a déposé un commentaire---fort judicieux ma foi, demandant des noms de producteurs afin de mettre en pratique la  règle exprimée ci-dessus.

Donc, dans un premier temps, je peux vous conseiller d'aller visiter le site du Broutard du Pays de l'Ours :
http://www.agneaubroutard.com/ .Ca, c'est pour ceux qui,comme Jean de La Fontaine, raffolent du gigot.

ainsi que :
- la plaquette broutard, téléchargeable ici :
http://paysdelours.com/Dossiers/plaquette-broutard_2006.pdf
- le site paysdelours, particulièrement la page :
http://paysdelours.com/fr/adet/projet-de-developpement/broutard-pays-
ours.html

Pour ceux qui, comme c'est mon cas, ne se nourriraient que de fromage s'ils se laissaient aller, le mieux est d'aller consulter cette page du site du FIEP (Fonds d'Intervention Eco Pastoral); http://www.fiep-ours.com/lecture.php?op=lecture&sid=3


Blogueurs, mes amis(es), si vous avez d'autres bonnes adresses, n'hésitez pas à me les communiquer. Attentiona ux farceurs et aux mal intentionnés (suivez la direction de mon regard---), il y aura des contrôles!
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Published by Jeno l'écolo - dans Au jour le jour. Egunean---
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9 août 2007 4 09 /08 /août /2007 11:56



communiqué de presse du jeudi 9 août 2007 - mort de l'ourse Franska

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Le 3 Juin 2006, à Toulouse, Yann Wherling en conversation avec des militants Verts du Béarn et du Pays Basque, lors de la manifestation pour la cohabitation pastorale entre les hommes et les ours.

Avec la mort, ce matin, de Franska, il ne reste que 2 ourses sur les 4 femelles réintroduites : moins que le seuil nécessaire pour éviter la disparition de l'ours dans les Pyrénées..

Plusieurs centaines au début du siècle dernier… une vingtaine aujourd’hui… quel échec !
Quelles que soient les raisons de cette mort, la France est décidément en bien mauvais classement dans la liste des pays préservant le mieux ses espèces en voie de disparition.

La population d’ours des Pyrénées est plus que jamais en danger.

Evidemment, on devine la joie de tous les opposants qui continuent de voir dans l’ours la raison de tous leurs problèmes. Or, pour n’être responsable que de 1% des causes de décès dans les troupeaux, l’ours n’est qu’un bouc-émissaire des problèmes de la vie en montagne. Mais il est plus facile de mettre en cause l’ours … on évitera ainsi d’aborder les vraies questions. Eleveurs et élus locaux mobilisés contre l'ours se trompent lourdement et portent une grave responsabilité vis à vis des générations futures qui, si rien n’est fait pour enrayer le déclin de l’ours, pourront regretter amèrement ces attitudes dignes du moyen-âge.

Franska a peut-être été heurtée par une voiture. On peut raisonnablement penser que les effarouchements successsifs et incontrôlables l'ont poussée à descendre si bas dans des lieux non faits pour elle. Mais si ce sont des accidents qui arrivent également dans d'autres pays de présence de l'ours (Italie), la conséquence est évidemment bien plus lourde sur de maigres effectifs que sur des populations plus importantes en nombre.

Pour la sauvegarde de cette maigre population, le remplacement des deux ourses disparues par de nouvelles ré-introductions seront nécessaires. C’est une question raisonnable à dépassionner d’urgence. C’est le rôle du gouvernement et des élus locaux de sauver les ours et le pastoralisme. Sans quoi, les 2 risquent de s’éteindre en même temps.

Yann Wehrling
Porte-parole national des Verts
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9 août 2007 4 09 /08 /août /2007 09:01
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