Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
28 juillet 2008 1 28 /07 /juillet /2008 09:00
Photo: Joniko.

N'oubliez pas, le Samedi 2 Août 2008, la manifestation contre l'une des tristres spécialités des fêtes de Bayonne, la corrida, spectacle de torture subventionné par l'argent de contribuables.  A deux titres même, puisque  que les élus(es) de la CABAB (Communauté d'Agglomération Bayonne Anglet Biarritz) se voient proposer chacun(e) deux invitations pour une des corridas de leur choix! Dites, ça ne mériterait pas un refus d'impôt, ça?

Venez réclamer l'abolition de la tortureaumachie partout où elle se pratique et, ce jour là, plus particulièrement, dans la ville dont fort malheureusement est maire Jean Grenet, animateur d'un lobby pro-corrida au sein de l'Assemblée nationale.

Plus de renseignements : 

http://jenolekolo.over-blog.com/article-20911530.html

 



J'en profite pour vous proposer ce texte de la philosophe Elisabeth de Fontenay,  paru le 8 Novembre 2007 dans le quotidien "Libération".

Elisabeth de Fontenay.

Apologie de la corrida : retour sur une maltraitance festive

C’est en 1853 que la corrida fut implantée en France par Eugénie de Montijo, épouse de Napoléon III. Ce dernier ne s’est donc pas contenté de violer la Constitution de 1848, il a fait bon marché de la loi Grammont votée en 1850, cette première mesure de protection animale que la gauche républicaine avait défendue contre la droite cléricale. Etait-elle plus belle ou l’était-elle moins, la feria, avant que, vers 1930, on impose l’usage du caparaçon ? Les festivités sanglantes commençaient alors, comme le souligne Elisabeth Hardouin-Fugier dans Histoire de la corrida en Europe du XVIIe au XXIe siècle, par le massacre des chevaux que montaient les picadors. Ces animaux, affamés, hébétés, les yeux bandés, incapables d’esquiver la charge se faisaient immanquablement éventrer et, à moins d’être immédiatement recousus, ils se prenaient les pieds dans leurs entrailles.

Ernest Hemingway aura eu la bassesse d’écrire que, dans la tragédie de la mort du taureau, celle du cheval relevait plutôt du comique et Michel Leiris, que «l’ignoble sang des chevaux» représentait les menstrues féminines. Interrogé sur son rapport à Michel Leiris, Jacques Derrida, qui avait accepté la présidence d’honneur du Comité radical anticorrida, avait répondu: «Je peux aimer ou admirer tels textes de Leiris sans cesser de me poser des questions sur le désir et l’expérience de Leiris lui-même.»

On rappellera du reste que Michel Leiris et Henry de Montherlant ont fini par dénoncer le cabotinage de la plupart des toreros et le verbiage héroïco-esthétique des aficionados. Certes, j’accorderai à ceux-ci l’incontestable beauté d’un spectacle qui s’est imposé comme une cérémonie grandiose. Mais ce constat n’empêche aucunement de demander si le fait de procéder selon des rites annule la responsabilité morale d’une torture mortelle infligée en vue d’un pur plaisir. Eugène Delacroix, qui a représenté des acteurs de l’arène, n’a jamais peint de corrida et il a écrit dans son journal que «là où coule le sang, l’art est impossible».

Les apôtres de la corrida disent, de surcroît, que son abolition constituerait une faute écologique en ce qu’elle mettrait fin à l’élevage des taureaux sauvages, race qui concourt à la diversité des espèces. Or, il faut savoir que la zootechnie n’a pas moins créé et cultivé le taureau dit de combat que le bœuf du Charolais si méprisable aux yeux des zélateurs du «toro bravo». Celui-ci ne combat pas de nature comme un chien chasse de race puisqu’il est méthodiquement entretenu dans une «hostilité familière». Les taureaux sauvages sont à peu près élevés comme on élève des faisans pour les tirer et, en liberté, ils n’attaquent guère les hommes, sauf circonstances exceptionnelles. Ce qui rend le taureau non pas «brave» mais furieux c’est son conditionnement, sa contention lors du transport et son enfermement dans le toril.

C’est avec la justification éthique de la corrida qu’on touche au comble de la supercherie. Les aficionados cultivés se réclament d’une morale aristocratique d’inspiration stoïcienne, ils exaltent la virilité héroïque de deux êtres exceptionnels, le toro et le torero. Selon eux, cette éthique de la lutte à mort irait à l’encontre de la tranquillité bourgeoise et de ses pleurnicheries sur les droits. Ainsi opposent-ils la mort debout du taureau dans l’arène à la mort passive et ignominieuse des bœufs à l’abattoir. Ce mode de légitimation a quelque chose de grotesque. D’abord parce que parler de la bravoure des toros relève d’une pure projection.

Comment explique-t-on en effet que certains d’entre eux refusent le combat à tel point que pour les exciter, on lâchait naguère sur eux les molosses des abattoirs de Séville ?

Ensuite, parce qu’en dépit de Picasso, ce culte de l’héroïsme viril pue son «Viva la muerte !» fasciste. Enfin, parce que les spectateurs se contentent d’être assis et de regarder. On ne nous fera quand même pas prendre le voyeurisme collectif pour un acte de courage.

La corrida est un spectacle qui consiste à infliger au taureau des tortures savantes, de manière à retarder le moment fatal. Les harpons des banderilles plantées sur son dos l’ensanglantent et entament ses muscles un peu plus à chacun de ses mouvements mais les blessures n’en sont pas mortelles. C’est au bout de vingt minutes que, les poumons remplis de sang, tombant à genoux – et non debout ! –, il reçoit l’estocade, laquelle ne met pas fin à son supplice puisqu’il faut encore que l’achèvent les puntilleros armés de couteaux : dans l’arène mais à l’abri des regards.

Si Hugo et Schoelcher ont jugé capital de porter au nombre de leurs combats l’opposition à la corrida, c’est bien qu’il y a quelque chose de politique au cœur de cet engagement contre la magie du sang, de la volupté et de la mort. «Je suis absolument contraire, écrivait Zola, aux courses de taureau, qui sont des spectacles dont la cruauté imbécile est, pour les foules, une éducation de sang et de boue.»

Elisabeth de Fontenay.



Partager cet article
Repost0
26 juillet 2008 6 26 /07 /juillet /2008 13:00


J'ai reçu cet appel lancé par les candidats Verts aux élections sénatoriales:




Le 8 août faites un geste simple pour les droits de l’Homme en Chine, laissez votre télé éteinte ! Communiqué des Verts Gironde Les candidats Verts aux sénatoriales appellent au boycott de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Pékin : le 8 août faites un geste simple pour les droits de l’Homme en Chine, laissez votre télé éteinte ! En Chine, aucune liberté fondamentale n’est respectée : liberté de religion, liberté syndicale, liberté d’expression, liberté d’association… sont bafouées. Les tibétains ne sont pas les seules victimes du régime ; le peuple chinois également. En Chine, les défenseurs des Droits de l’Homme sont opprimés : des milliers de prisonniers d’opinion croupissent dans les prisons ou camp de rééducation chinois, notamment depuis les manifestations de Tian An Men (1989 !). L’information est contrôlée et censurée, y compris sur Internet. A l’approche des Jeux Olympiques, le système judiciaire n’a pas évolué : les exécutions capitales se poursuivent, la détention administrative (« rééducation par le travail » pour des infractions non punies par le code pénal) est généralisée et est élargie à l’occasion des JO, la torture est toujours une pratique très répandue. En Chine, le développement économique est une vitrine ; les populations modestes sont expulsées de leurs habitations ou chassées de leurs terres pour laisser la place à ce développement qui les laisse sur le bord de la route dans un environnement extrêmement dégradé. Si les Jeux Olympiques sont à la gloire des sportifs, la cérémonie d’ouverture est à la gloire du régime en place. Et parce que pour les Verts, les Droits de l’Homme sont universels, nous appelons les téléspectateurs français à laisser leur télévision éteinte pendant la cérémonie d’ouverture du 8 août prochain.
                                                


Je me préparais à le publier tel quel, brut de décoffrage, même si je ne pensais pas avoir découvert là la pierre philosophale. Mais j'ai reçu aussi ce commentaire, d'un militant Vert en Gironde. Pas faux, ce qu'il dit ci-dessous.
A vous de vous faire une idée.
Perso, je n'éteindrai pas ma téloche parce que pour cela, il faudrait déjà que je l'allume.
Et ça, je peux vous dire que c'est pas tous les jours, à plus fortes raisons lors des grands rendez-vous sportifs qui ne sont plus que des surenchères nationalistes et publicitaires ! Petit drapeau, tu flotteras sans moi.

 
- appeler à boycotter cet événement médiatique, c'est suggérer que sans cela (le syndrome chinois) nous aurions regardé la grande parade olympique (personnellement je ne regarde jamais ces manifestations :
elles ne me touchent pas. J'aime le sport, pas ses à-côtés (ses dommages collatéraux ?)
- l'urgence actuellement me semble être le travail de fond sur la décroissance (quel que soit le nom qu'on lui donne ou donnera)
- la Chine, ce n'est pas en coupant la télévision qu'on la changera. C'est en cessant d'en faire l'usine du monde occidental. Cessons d'acheter des téléphone portables tous les 6 mois, des jouets à 2 francs(qui contreviennent aux normes de santé), des 4x4 incapables de franchir une coulée de neige et des chaussures de jogging à 180 euros (dont 179 et des poussières ne vont pas aux enfants qui les fabriquent).
- l'urgence, c'est aussi de savoir s'il faut continuer à baisser les bras en restant dans l'ombre du PS (lequel ne regarde que vers la droite en se demandant pourquoi ça marche pour elle alors que les différences
sont minimes), ou s'il faut enfin passer à autre chose : la lutte pour la survie.

Mais qui est prêt à franchir le pas ? Qui, parmi les écologistes, parmi les Verts, abandonnerait son confort "inéluctable" (jusqu'ici, tout va bien) en pariant sur la véracité de ce que nous disons depuis 30 ans :
notre monde va dans le mur ?

Sans rupture, il n'y aura pas de changement.
                                                                                                XL
Partager cet article
Repost0
24 juillet 2008 4 24 /07 /juillet /2008 16:00
Quel bonheur que celui de publier aujourd'hui cet appel à souscription lancé par l'association "Le Grand Chardon-Astobelarra"! En deux ans d'existence, nous voici donc à préparer la parution de notre quatrième livre, le deuxième dans la Collection "Litté-Nature" après la "Lettre à l'éléphant" de Romain Gary.

Dès 1976, le texte « Les paroles du Chef Seattle », était présenté comme l’un des textes fondateurs du combat pour l’écologie. Ces paroles de sagesse planétaire sont attribuées au Chef indien Sealth, plus connu sous le nom de Seattle, de la tribu des Duwamish . Celui-ci les aurait prononcées aux alentours de 1854 afin d’opposer une fin de non-recevoir au Président des Etats Unis qui lui proposait d’acheter la terre de son peuple. On raconte qu’un certain Docteur Smith prit note de ce discours lors de l’Assemblée tribale de 1854 qui devait préparer les traités indiens. Ce texte est l’émanation de l’âme des peuples indiens d’Amérique. Leur rapport fusionnel avec la nature a attiré sur eux la hargne de l’homme blanc avide de puissance et donc l’ethnocide et l’écocide que l’on sait. En ce début de 21ème siècle, il nous a semblé important de participer à la diffusion de ces paroles.

Pour faire suite à la parution de « Lettre à l’éléphant » de Romain Gary en 2007, les éditions « Le Grand Chardon-Astobelarra » publient ce texte en édition bilingue Euskara-Français.
A chaque lecteur ou lectrice de savoir s’il ou elle veut aider l’association en participant à la souscription de ce livre magnifiquement illustré par Gonzalo Etxebarria.

---------------------------------------------------------------------------------------------
POUR SOUSCRIRE

Sur papier libre envoyer vos nom, prénom et l'adresse postale à laquelle vous souhaitez recevoir le livre. Envoyer le papier et votre chèque à l'ordre de : Le Grand Chardon-Astobelarra à l'adresse ci-dessous :

Le Grand Chardon Astobelarra - Maison Pastou - F-64130 Moncayolle
  • Le livre "paroles du chef Seattle" est à vendre au prix de 4 € l’unité + 2 € de frais d’envoi. (Tarif valable jusqu’au 30 septembre, date de parution du livre en librairie où il sera vendu au prix public de 5 €)
  • Vous pouvez adhèrer à l’association et verser 5 € ou plus
Le chèque ne sera déposé en banque qu’après l’expédition du livre

Vous pouvez aussi Télécharger la souscription au format PDF
our l'imprimer et l'envoyer par la poste

PLUS D'INFOS :
http://astobelarra.over-blog.com/

Partager cet article
Repost0
22 juillet 2008 2 22 /07 /juillet /2008 18:00

http://www.grottes-isturitz-espaceculturel.com/article-20569578.html

 XAN NAIZ NI

Voyage en terres sauvages (Pays Basque, Landes)
Un film de Marc Large, Peio Serbielle et Patrice de Villemandy
Rencontre avec les auteurs

L'Espace Culturel Isturitz Oxocelhaya n'a pas oublié que l'ours a vécu sur ce site et occupé les grottes en alternance avec l'homme, comme en témoignent vestiges archéologiques ou griffures sur les parois…

Marc Large est écrivain et auteur de bande-dessinées, et vient de publier aux éditions du Cairn le livre "Xan de l'Ours". Peio Serbielle est chanteur et compositeur. Son dernier album paru a pour titre "Naiz". Avec le cinéaste Patrice de Villemandy ils nous présentent une création commune : XAN NAIZ NI. Un documentaire, fresque sauvage avec des paysages fantastiques du Pays Basque et des Landes… Le film, d'une durée de 26 minutes, est accompagné de textes de "Xan de L'Ours" et de la musique de Peio Serbielle.
La projection aura lieu sous les étoiles et sur l'esplanade des grottes. Elle sera suivie d'une rencontre avec les deux auteurs : regard croisé de deux artistes contemporains sur leur propre travail et les références culturelles qui les nourrissent.
Dans cette rencontre, une volonté double : décloisonner les arts "qui s'enrichissent toujours lorsqu'ils se parlent", et amener cette rencontre dans des lieux les plus divers, comme ici sur le site des Grottes d'Isturitz et Oxocelhaya.

Entrée : 10 € - réduit : 5 €
Les auteurs dédicaceront leurs ouvrages respectifs.


XAN NAIZ NI Bidaia lur basatietan gaindi

Uztailaren 26an, larunbata, 21:30 - Harpeen enparantza, gauaz

Xan Naiz Ni
Bidaia lur basatietan gaindi (Euskal Herria eta Landak)

Marc Large, Peio Serbielle eta Patrice de Villemandy-ren filma.
Egileekilako topaketa

Izturitze-Otsozelaiako Kultur Eremuak ez du ahantzi hartzak eta gizakiak harpe hauek txandaka okupatu dituztela, bertan aurkitu diren aztarna arkeologikoek edo paretetan agertzen diren atzaparkadek frogatzen duten bezala…

Marc Large idazle eta komiki egilea da. « Xan de l’Ours » liburua plazaratu berria du, Cairn argitaletxean. Peio Serbielle kantari eta musikagilea da. Bere diska berria « Naiz » izenburupean argitaratua du. Patrice de Villemandy zinegilearekin batera, sorkuntza amankomun bat aurkezten digute : XAN NAIZ NI. Dokumental bat da, bidaia bat Euskal Herri eta Landetako fantasiazko paisaietan zehar… 26 minutuko filma, « Xan de l’Ours » liburutik hartu testuek eta Peio Serbielle-ren musikak lagundurik.

Proiekzioa izarpean iraganen da, harpeen enparantzan. Horren ondotik, bi egileekilako elkartze bat proposatuko dugu : bi artista garaikideen begirada gurutzatuak beren lanari eta hau aberasten duten kultur erreferentziei buruz.
Topaketa hori nahikari bikoitz batek gidatua da : « elkarri hitz egiten diotenean beti elkar aberasten duten » arteak askatzea eta topaketa hori lekurik desberdinenetara eramatea, Izturitze-Otsozelaiako harpeetan gertatuko den bezala.
Kari horretara, artista bakoitzak bere lana izenpetuko du.

Partager cet article
Repost0
19 juillet 2008 6 19 /07 /juillet /2008 17:00
Ces derniers temps, à plusieurs reprises, quelqu'un a tapé sur son moteur de recherche "Luc Romann et les Oumpapas". Et  cette personne est (ou ces personnes sont) arrivée(s) sur ce blog. Pourtant, si j'ai déjà parlé de Luc Romann à plusieurs occasions, en particulier
http://jenolekolo.over-blog.com/article-14013661.html et http://jenolekolo.over-blog.com/article-14228591.html,
je n'ai jamais fait mention de la chanson "Les Oumpapas".
Alors je vais prendre les devants au cas où le phénomène se reproduirait. Voici les paroles de cette chanson:




Qu'est-ce qui sort de la mer pépère
qu'est-ce qui sort de la mère papa
ce sont des fusées à tête nucléaire
qui vont exploser chez les Oumpapas.
ce sont des fusées à tête nucléaire
qui vont exploser chez les Oumpapas.

Qu'est-ce qui sort de la terre pépère
qu'est-ce qui sort de la terre papa
ce sont des fusées à tête nucléaire
qui vont exploser chez les Oumpapas.
ce sont des fusées à tête nucléaire
qui vont exploser chez les Oumpapas.

Qu'est-ce qui tombe du ciel pépère
qu'est-ce qui tombe du ciel papa
ce sont des fusées à tête nucléaire
qui vont exploser sur le nez d'papa.
ce sont des fusées à tête nucléaire
qui vont exploser sur le nez d'papa.







Partager cet article
Repost0
16 juillet 2008 3 16 /07 /juillet /2008 22:00


                                        

Appel public à signatures

Pour obtenir l’abandon du fichier EDVIGE

instituant le fichage systématique et généralisé, dès l’âge de 13 ans, par la police des délinquants hypothétiques et des militants syndicaux, politiques, associatifs et religieux




Sans débat public préalable, le gouvernement, par un décret publié au Journal officiel du 1er juillet 2008, a considérablement accru les capacités de fichage de nos concitoyens. Ce fichage sera assuré, à l’avenir, par la Direction centrale de la sécurité publique (fusion des Renseignements Généraux et de la DST).

A cette fin, un nouveau fichier policier sera mis en place sous le nom d’EDVIGE (Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale). Il recensera, de manière systématique et généralisée, toute personne « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». Sans exception, toutes les personnes engagées dans la vie de la cité sont donc visées.

En outre, ce fichage vise à permettre la collecte de renseignements identitaires sur les « suspects » (personne mais également groupe) simplement considérés, par la police, comme susceptibles, à l’avenir et de manière totalement hypothétique, de porter atteinte à « l’ordre public ».

Il permettra de compiler toutes les notes de renseignements telles que : état civil, photographie mais aussi fréquentations, comportement, déplacements, appartenance ethnique, vie sexuelle, opinions politiques, philosophiques, religieuses, appartenances syndicales et associatives …

La police sera autorisée à consulter ce fichier en cas d’enquêtes administratives pour l’accès à certains emplois.

Les mineurs ne seront pas épargnés puisque fait sans précédent dans notre République et particulièrement choquant, leur fichage sera autorisé dès l’âge de 13 ans et cela sans qu’aucune infraction n’ait été commise et sur la seule base de leur dangerosité présumée.

Cette initiative gouvernementale, porteuse à l’évidence de nombreuses dérives, s’inscrit résolument dans le cadre de la mise en place d’une politique sécuritaire ouvertement revendiquée.

Le gouvernement est passé outre aux réserves émises par la Commission nationale Informatique et Libertés concernant ce fichier qui, dès sa parution, a suscité les plus vives réprobations de multiples organisations associatives, syndicales et politiques.

C’est pourquoi les organisations et les personnes signataires de cet appel :

- exigent le retrait du décret autorisant la mise en place du fichier EDVIGE qui institue un niveau de surveillance des citoyens totalement disproportionné et incompatible avec une conception digne de ce nom de l’état de droit,

- sollicitent le soutien et la signature de tous nos concitoyens et de toutes les organisations attachées aux libertés publiques, au respect de la vie privée et des droits de l’enfant,

- s’engagent à se constituer, dès le mois de septembre 2008, sous forme de Collectif afin de prendre toute initiative utile visant à obtenir des pouvoirs publics qu’ils renoncent à la mise en place du fichier EDVIGE.

Les collectifs, associations, syndicat et partis peuvent apporter leur soutien et leur signature en écrivant à contact@nonaedvige.ras.eu.org


Partager cet article
Repost0
15 juillet 2008 2 15 /07 /juillet /2008 18:00


Photo Jérôme Lescure.

Il est arrivé au ouèbemasteur de FLAC Aquitania d'écrire d'énormes bêtises et inexactitudes concernant les Verts et leur rapport à la corrida.
Il m'est arrivé de lui demander de procéder aux corrections les plus élémentaires.
Il ne lui est pas arrivé de le faire.
Comme je n'ai pas pour habitude de jeter le bébé avec l'eau du bain, comme seule compte dans cette affaire la défense des droits de l'animal, je publie ci-dessous son appel à manifester à Bayonne le 2 Août pour obtenir l'abolition des corridas.


Grand Rassemblement A Bayonne
le samedi 2 aout 2008 a 16h30

Malgré l'énorme déficit de l'année passée, 247 255 euros pour un budget tauromachique de 2 287 976 euros, la Mairie de Bayonne a décidé de poursuivre dans l'organisation de corridas. Malgré ce déficit, en aucun moment nos élus, au premier rang desquels nous trouvons le Maire Jean Grenet, soutenus en cela par une poignée d'aficionados locaux ,n'ont envisagé de supprimer ces spectacles de torture animale, spectacles honteux qui ne peuvent et ne pourront survivre qu'avec l'aide des financements publics. La majorité de la population, pourtant opposée à ces "spectacles", doit contre son gré, en assurer les financements pour rester dans la ligne tauromachique imposée par Jean Grenet. 

Cette année, durant les fêtes, les 2 et 3 août, 2 corridas seront organisées. 12 taureaux seront sacrifiés sur les 72 prévus durant la saison tauromachique 
 

Nous avons besoin de l'aide de tous !
Ne rien faire, c'est laisser faire ceux qui profitent de la situation et qui souhaitent que ça continue !

Pour la 2ème année consécutive,
Le FLAC-Aquitania (Front des Luttes pour l'Abolition des Corridas), association membre de la FLAC, organise à Bayonne une manifestation d'importance, pacifiqueet festive, le samedi 2 août 2008. Les détails seront donnés sur le site de la FLAC 

Pour demander l
ARRET des corridas à Bayonne et partout ailleurs et la fermeture des écoles de tauromachie,
Pour dire
NON aux
subventions locales, nationales, Européennes Pour dire que l'on peut faire la fête sans torturer des animaux.
Pour dire OUI à la fiesta NON aux corridas

- 16H30 : Rendez-vous au Forum (parking devant la société TOUTELECTRIC)
- 17H50 : Départ du Forum vers les arènes
- 17H00 à 18H00 : Rassemblement pacifique devant les arènes 
- 18H00 à 20H00 : Parcours dans les rues, animé par un groupe de 15 musiciens . Prise de parole devant la Mairie
- 20H00 : Fin de la manifestation


Le 13 Juillet dernier, à Tartas (Landes), le CRAC  (Comité Radicalement Anti Corrida) tenait un stand devant les arènes. Une personne m'a dit "Pendant la corrida, nous entendions les taureaux beugler de douleur."

http://www.anticorrida.com/

 

 




Partager cet article
Repost0
14 juillet 2008 1 14 /07 /juillet /2008 06:00
Pour fêter le 14 Juillet,

une simple phrase. Elle est de Stephan Zweig :

"Quand les drapeaux sont déployés, toute l'intelligence est dans la trompette"

Gardez la bien sous le coude. Elle pourra vous servir de nouveau, au moment des J O.

http://www.bibliomonde.com/livre/allons-enfants-2436.html
Partager cet article
Repost0
13 juillet 2008 7 13 /07 /juillet /2008 06:00


MANIFESTATION A BEDOUS
Samedi 19 JUILLET A 14H

Ø    14 H départ de la marche depuis le passage à niveau, PN 52 à 1 Km au nord de Bedous. pensez à apporter une lampe de poche pour passer le tunnel d’ « Arrou » - 260 mètres  de long !
Ø    15 H meeting  devant la gare de Bedous.  Prises de parole.

SAUVONS LA VALLEE D’ASPE : OUI AU TRAIN !

Une fois de plus, La SEPANSO-BEARN, le CRELOC et la CREFCO avec la Fédération des écologistes de Saragosse vous invitent à une manifestation pour la réouverture COMPLETE  de la ligne de Canfranc. A l’heure où, des deux côtés des Pyrénées, le lobby routier  poursuit ses  projets délirants, il faut réagir. Attention ! trois autoroutes  sont en chantier  et convergent vers Jaca ,depuis Lerida,huesca et Pampelune !Elles seront gratuites !
 Tous les syndicats de cheminots français et espagnols, toutes les associations  de protection de la nature  se sont engagées avec bien d’autres organisations dans ce combat  pour reporter vers le rail  le trafic de marchandises. Quinze camions se sont déjà crashés dans le Gave.Ca suffit !

Une première victoire très significative

Les 25 km de voies d’Oloron à Bedous viennent d’être débroussaillés aux frais de la région Aquitaine. En effet le président Alain Rousset s’est engagé  à ce que la Région  finance, à elle seule, à hauteur de 30millions d’euros la régénération de la voie sur ces 25 km pour  2010. Cela se fera sous maîtrise d’ouvrage de Réseau Ferré de France (RFF),en prolongement de la section Pau-Oloron(36km), actuellement en service mais qui nécessite 35 M d’euros aujourd’hui  bien inscrits au contrat de plan.  Les travaux sont prévus pour 2010, mais le débroussaillage achevé en Mars permet de  finaliser l’étude de reconstruction.

Nous exigeons la réouverture complète

Il ne reste que Bedous-Canfranc à financer soit 32 Km. Le coût varie de 90M à 300M d’euros selon les expertises (voir le site CRELOC http://www.intermodalite.com ou de la CREFCO http://www.crefco.org. En réalité, la SNCF a toujours majoré les coûts pour éviter la réouverture.

Un contexte politique contradictoire

- Côté français :.Vu de Paris la solution serait un tunnel de base , une Traversée Centrale des Pyrénées,une « TCP » …pour … 2050. Bref,  les calendes grecques.
- Côté espagnol : l’Espagne, longtemps demanderesse, lassée des réponses dilatoires  de la France n’en continue pas moins à moderniser son réseau ferroviaire mais en privilégiant seulement  les grands axes. On roule à 220Km/h de Zaragoza à Huesca aussi bien à écartement ibérique qu’international. De Huesca à Canfranc, on roule moins vite  et la CREFCO (CRELOC espagnol) regrette que les travaux de modernisation, même s’ils prévoient l’écartement européen soient insuffisants : en quantité et qualité. Mais les pressions restent fortes : milieux économiques politiques,  journalistiques (Heraldo).
La stratégie CRELOC-CREFCO a été retenue et validée  par les deux régions concernées et par les études (Systra et TTK) : pour réussir un report modal vers le rail, il faut rouvrir le Canfranc, le faire monter en puissance et alors seulement on envisagera et réalisera une TCP. Le terme du CRELOC de « réamorcer la pompe » garde sa pertinence. Le 19 Juillet c’est le 80° anniversaire de la ligne inaugurée en 1928.

Urgence face au lobby routier
 Le CANFRANC est un véritable cas d’école : l’infrastructure ferroviaire existe déjà, il faut la rétablir au plus vite. Refusons une quatre voies routières en Aspe, exigeons la réouverture complète du Canfranc pour 2012.
Partager cet article
Repost0
10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 15:30

C'est ma tantinette un tantinet taquine qui m'avait envoyé cette carte postale, du temps où, sur mon vélo rouge "L'hirondelle", trois vitesses, pneus demi ballons et selle XXL ( merci le catalogue de Manufrance) , je sillonnais les chemins de montagne en Garazi et Baigorri à la recherche de  semence de maïs de pays, afin de sauver les différentes variétés. A l'époque, je ne ressemblais pas à la dame de la photo. Maintenant, si, mais j'ai donné mon "Hirondelle" pour cause de hernie discale L4--L5 et, la mort dans l'âme,  je me suis résignée à passer mon permis de conduire. Ah la la! Pas beau de vieillir! "Il est morne, il est taciturne, il préside aux choses du temps. Il porte un joli nom, Saturne, mais c'est un dieu bien inquiétant". (Georges Brassens. 1964)
Bon, à part ça, il m'arrive de temps à autres de me rappeler que j'ai vécu mes vingt premières années à Paris, dont une partie à suivre les manifs à vélo organisées par "Les Amis de la Terre" et matraquées par les CRS. C'est pourquoi je publie le texte ci-dessous:



Casseurs de pub sur la toile
http://www.casseursdepub.org/

COMMUNIQUE DE PRESSE COMMUN :
Résistance à l'agression publicitaire, la Vélorution, Solidaires
Cyclocity, les Déboulonneurs, Relocaliser & Désinformatiser, Action
consommation, la Décroissance, Casseurs de pub, la Brigade activiste des
clowns

*Vélib' : opération blanchiment écologique*


A Paris, le 30 juin 2008 - « Nous ne sommes pas des loueurs de vélos.
Notre finalité est bien de vendre de la publicité et de gagner des parts
de marché ». (1) JCDecaux a érigé le vélo en argument de vente pour
séduire les municipalités désireuses de « verdir » leur image afin
d'envahir encore un peu plus notre espace quotidien de publicités...
Mais, un coup marketing médiatisé et financé par la publicité ne tient
pas lieu de politique de développement du vélo sur le long terme.
Devançant la « petite fête » organisée par la ville de Paris pour la
première année des vélib', nous organisons une action le 5 juillet
2008(2) pour alerter les Parisiens sur la face cachée de ces fameux
vélib' et surtout pour demander au maire de Paris de séparer le marché
des vélos du marché publicitaire afin que la mise à disposition de vélos
ne soit pas un outil de promotion au service des publicitaires mais soit
envisagée comme un véritable service public de transport accessible à
tous les Parisiens (même aux plus démunis qui n'ont pas les 150 euros de
caution requis pour utiliser un vélib').

Il n'est pas question de discuter l'utilité de ce service mais bien d'en
dénoncer le mode de gestion illustrant la démission des élus face au
pouvoir économique des afficheurs (et leur fututre dépendance !) et leur
manque de volonté de mise en place d'une réelle politique en faveur du
vélo. N'y a-t-il pas contradiction totale à financer un projet de
promotion de vélos par un secteur qui fait l'apologie de la voiture ? En
liant systématiquement publicité et vélo, les marchés publics excluent
les professionnels du vélo et des transports dont la publicité n'est
pas le cœur de métier. Ainsi, les acteurs locaux performants(3)
-associations, PME, acteurs de l'économie sociale et solidaire et de
l'insertion professionnelle- sont touchés de plein fouet, la création
d'emplois locaux, le développement de filières industrielles régionales
du vélo(4) sont menacés. C'est donc un modèle économique uniforme et
monopolistique qui s'installe.

Il existe un moyen simple de contrecarrer cette dérive commerciale :
formuler le marché public en séparant publicité et vélo. Certaines
collectivités, comme Orléans, ont fait le choix de déconnecter les deux
marchés. Cela relève de la responsabilité des collectivités d'autant
qu'aucune raison ne justifie cette collusion. La mairie de Paris
gagnerait davantage notamment en termes de transparence des coûts, de
souplesse de fonctionnement et de respect de la concurrence, à dissocier
les marchés. Si elle avait fait ce choix judicieux, l'extension du
vélib' à la banlieue parisienne ne serait pas aujourd'hui bloquée. En
effet, derrière le financement publicitaire, il y a le risque inhérent
pour la mairie de se retrouver roues et pédales liés par le marché
publicitaire.

Dernièrement, les publicitaires, mécontents du futur Règlement local de
publicité (RLP) Parisien, ont pointé la contradiction qu'il y avait à
financer les vélos par la publicité pour ensuite diminuer la place de
cette dernière dans l'espace public. Il est important de souligner que
le groupe de travail qui élaborait le RLP Parisien a été opportunément
mis en sommeil pendant dix huit mois, le temps de rendre les exigences
du RLP compatibles avec le contrat Vélib, sans débat... Alors que de
plus en plus de citoyens souhaitent une diminution de la pression
publicitaire(5), la contrepartie des vélib' s'est traduit à Paris par un
triplement de la surface publicitaire avec la généralisation du
défilement des panneaux. Systèmes déroulants et lumineux qui décuplent
leur impact sur les paysages, provoquant une gêne visuelle et mentale
conséquente pour les habitants et un gaspillage énergétique inacceptable(6).

Inacceptable aussi, les conditions de travail des salariés de la
Cyclocity, filiale du groupe JCDecaux gérant les vélos en libre
service. Les salariés dénoncent un non-respect du droit du travail
(licenciement abusif, etc.), des règles de sécurité (remorques sans
frein, ni feux de recul, etc.) et surtout des conditions de travail
déplorables (sac à dos de 25 kg de matériel à transporter sur des vélos,
etc.)(7). Dans ce contexte, il n'est pas étonnant que 60% de ceux qui
ont été embauchés entre mai et juin 2007 aient quitté l'entreprise.

En outre, contrairement aux idées reçues, les vélib' ne sont pas
gratuits et encore moins payés par la publicité. Avec ce système, la
mairie abandonne une partie de la redevance qu'elle toucherait pour les
panneaux publicitaires. Dans d'autres villes, c'est la totalité de la
redevance avec l'argent de la location des vélos qui est abandonnée aux
publicitaires (Paris a de la chance d'être la vitrine de JCDecaux).
Mais, c'est surtout le consommateur qui, par le biais de ses achats,
paye le système des vélos en libre service. Or, au bout de dix ans
d'investissement financier, la ville ne sera même pas propriétaire de ce
service et on nous parle de bon gestionnaire...

Contact presse : Laure Nicolas : 01 43 28 39 21 ou 03 22 47 37 59
Pour plus d'informations : http://antipub.org/velo


A Trois Etots 

http://www.loisirs60.com/trois-etots/index.htm

 en 1960. La grande, c'est ma cousine, la petiote, c'est moi.Déjà les manifs à velo. Oui, je sais, y'avait pas foule----, mais y'avait pas de pub non plus.


(1) Dixit Jean Charles Decaux, « Les pays où nous avons mis Vélib tirent nos marges », La tribune, 17 mars 2008.

(2) Samedi 5 juillet 2008 à 16 heures, à la station vélib' de la place
Edmond Michelet à côté du centre Georges Pompidou (4e).
(3) cf. la Coopérative movimento exclu du marché à Toulouse.
(4) Projet vélo 18
(5) 78 % des Français jugent la publicité envahissante selon un sondage
IPSOS/Australie de novembre 2007
(6) Une station de publicyclettes, avec ce fameux panneau publicitaire
lumineux et déroulant, sa borne informatique consomme autant qu'une famille.
(7) Pour plus d'informations : http://antipub.org/velo

Partager cet article
Repost0

Présentation.agerpen

  • : Le blog de Jeno l'écolo Jenofanimalhumaniste
  • : Le blog de Jenofa, citoyenne du monde enracinée en Pays Basque, petite fourmi de l'écologie.Jenofa, ekologiaren xinaurri ttipi bat.
  • Contact

Rechercher Sekatu.