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13 avril 2008 7 13 /04 /avril /2008 19:00


Margolari eta idazle den Marc Large Xiberoalat jinen da Xan de l’ours
libürüaren presentatzera eta karia hortarat Le grand Chardon – Astobelarra
elkarteak algarretaratze bat antolatzen dü Maulen, Irati salan gei honekin :
« Leheneko eta oraiko Eüskal Herrian hartza »
2008ko apirilaren 19an
Zerbütxügüneko Irati salan
Hor dirate:
- Marc Large, Xan de l’ours libürüaren idazlea
- Jean Michel Bedaxagar eta Peio Serbielle xiberotar kantariak
- Andre Cazetien, ekologista eta Mourenx hiriko mera ohi.


A l'occasion du passage en Soule de l'illustrateur et écrivain Marc Large
qui vient présenter son livre Xan de l'ours (éditions Cairn) l'association
Astobelarra - Le grand Chardon organise à Mauléon une petite rencontre à la salle
Iraty autour du thème :
"L'ours en Pays-Basque hier et aujourd'hui"
Le 19 avril 2008 à 15 h
Rendez-vous à la salle Iraty du Centre Multi-services de Mauléon
En présence de :
- Marc Large auteur du livre "Xan de l'ours"
- Jean-Michel Bedaxagar et Peio Serbielle chanteurs souletins
- André Cazetien membre des Verts et maire honoraire de
Mourenx (sous réserve).


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12 avril 2008 6 12 /04 /avril /2008 10:00



Faites passer ce message ! 

Devenez un Planteur volontaire !

Après l'avis du CNPN au mois de mars nous confirmant l'impact écologique considérable du projet d'autoroute A65, une enquête du journal Le Monde publiée dans l'édition du 12 avril 2008 valide les analyses et les craintes des associations quant à la rentabilité économique du projet.

Environnement, financement, le projet de l'A65 se craquelle de toutes parts,

VENEZ NOMBREUX DIMANCHE 13 AVRIL À 11h00 À BOUGUE (LANDES)

pour lui rajouter un bon coup de pelle!

 pour le plan du rendez-vous, voir en 1ère page du site : www.asso-arlp.org

 

Plus que jamais : Nos élus se plantent, replantons !

 

voir l'article du Monde :

http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/04/11/a65-pau-langon-chere-liaison_1033527_0.html

  

 

 


A Escaudes, le 30 mars dernier, 150 Planteurs volontaires ont replanté sous la pluie !

 

 

 Plus d’infos et photos sur http://www.asso-arlp.org/debattre/index.php?topic=269.0

Les Planteurs volontaires à la télé :

Journal télévisé dimanche 30 mars, avec Alain Rousset http://www.asso-arlp.org/debattre/index.php?board=9.0

Débat sur l’A65 diffusé le samedi 5 avril : http://aquitaine.france3.fr/emissions/39941912-fr.php

 

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10 avril 2008 4 10 /04 /avril /2008 17:00
Une contribution d'André Cazetien.
Pour mémoire, André Cazetien est Maire Honoraire de la ville de Mourenx (64), romancier, essayiste, poète, militant des Verts Béarn, ami de l'Homme et de l'Ours.

Photo : Françoise Chambier.



Dans son réquisitoire au procès de René Marquèze, le tueur de l'Ourse Cannelle, dernière Ourse de souche pyrénéenne, le Procureur de la République a justifié sa demande de relaxe de  par l'état de nécessité de se défendre dans lequel se trouvait selon lui le chasseur. Il a déclaré vouloir rester strictement dans le domaine des faits et du droit et ne considérer que l'acte du tireur face à l'animal
Qu'il me soit permis de dire qu'il faut, pour un juste jugement, aller plus au fond des choses. Au début de sa plaidoierie, Maître Jean-François Blanco a déclaré que René Marquèze n'était évidemment pas le responsable de la presque disparition des Pyrénées de l'espèce ursine. J'ajoute qu'il est compréhensible que la population de son village d'Urdos soit venue lui témoigner sa sympathie et sa solidarité. Il n'en reste pas moins vrai qu'il faut rechercher les causes profondes de l'acte commis par un chasseur et de sa présence avec ses amis armés à l'endroit où vivaient l'ourse et son petit.
Depuis des siècles, l'Homme et l'Ours se disputaient le territoire de la montagne, encore que, à mon avis, l'Ours soit beaucoup plus pacifique que l'Homme. Par le fusil et le poison, ce dernier n'a cessé de combattre une espèce qu'il considérait comme nuisible et difficilement acceptable. La loi de l'interdiction de la chasse de cet animal a été promulguée il y a tout juste un demi-siècle. Mais cela n'a pas fait disparaître, dans le milieu montagnard, le sentiment d'opposition à cette présence. Les actes de malveillance n'ont pas cessé. Les inscriptions "Mort à l'Ours" "Non à l'Ours" fleurissent encore - si l'on peut dire - dans nos vallées. Des pots de miel contenant des bris de verre ont récemment été placés dans nos forêts.
Il est vrai que ces actes extrêmistes sont le fait d'une minorité. Mais il faut bien constater que des dirigeants des Sociétés de chasse et d'un puissant syndicat agricole, des élus politiques à tous les niveaux, font preuve à ce sujet de silences et d'un laxisme significatifs, quand ce ne sont pas des encouragements à contester l'utilité, la normalité de l'existence de l'Ours. Les incidents violents dans le village d'Arbas en sont le témoignage.
Faut-il après cela s'étonner que des chasseurs montagnards se retrouvent en des lieux qui devraient rester protégés, pour mener des traques pouvant conduire à l'affolement et à la mort de tel ou tel ours?
"Où sont les responsables? " a pu s'interroger à un moment le Procureur. Très bonne question.
La responsabilité de ce qui est arrivé à Urdos  se trouve dans la grave sous-estimation de ce que j'appelle aussi, mais avec un sens tout différent, l' "Etat de nécessité". Pas celui dans lequel René Marquèze affirme s'être trouvé, mais celui qui nous oblige à voir, et d'extrême urgence,  les chemins suicidaires pris par l'espèce humaine.
Au mois de Novembre dernier, à Valence, en Espagne, le GIEC, organisme de recherche scientifique créé par l'ONU, et récent Prix Nobel, a publié une déclaration qui contenait l'avertissement suivant:
"Du fait de l'activité humaine, des changements abrupts et irréversibles pourraient se produire au cours de ce siècle et rendre la planète méconnaissable."
Il y a un an, deux sénateurs de bords politiques opposés, au cours d'une journée d'audition publique au Sénat, ont parlé des menaces qui s'accumulent sur la planète, d'effondrement de la biodiversité. Un professeur -chercheur de l'Ecole des Mines a ajouté "Si les écosystèmes ne sont pas assez robustes pour encaisser le choc climatique, nous ne le serons pas non plus".
La maintenance de l'espèce ursine dans les Pyrénées s'inscrit dans cet "état de nécessité" dans notre "maison qui brûle". Et c'est parce que des dirigeants politiques continuent de regarder ailleurs que René Marquèze et d'autres chasseurs peuvent encore ne pas ressentir l'obligation morale de la maintenance de l'espèce ursine dans les Pyrénées.
La relaxe pure et simple de René Marquèze signifierait qu'il ne s'est rien passé d'anormal, ce jour là, au-dessus d'Urdos, et que les battues peuvent se poursuivre là où vit Cannelito, avec de nouvelles inscriptions "Mort à l'Ours" sur les routes lors du prochain Tour de France cycliste.
Une sanction d'ordre moral et financier serait une condamnation, non pas de René Marquèze mais du climat créé et entretenu par des élus, des "responsables" pour qui l'impérieuse nécessité de respect de la Vie est encore loin d'avoir force de loi. René Marquèze pourrait alors - je ne plaisante pas- prendre sa place dans l'histoire d'une lutte pour que notre "Terre Patrie" (titre d'un livre d'Edgar Morin) reste vivante.

André Cazetien.


Photo : Françoise Chambier.
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8 avril 2008 2 08 /04 /avril /2008 16:55

Une contribution de Pascal Desclaux, conseiller municipal Vert de Bruges (33).


J'ai été contacté par le RESF, pour parrainer une famille turque menacée d'expulsion. Je l'ai fait le 25 mars 2008 à Bordeaux, pour plusieurs raisons.

Mme Dogan est en situation régulière, elle a une carte de séjour de 10 ans. M Dogan, est réfugié politique kurde. Ils ont une petite fille de 6 mois, Irem. M Dogan est expulsable. Or, la convention européenne des droits de l'enfant interdit de priver Irem de son père.

Donc logiquement, la préfecture souhaite expulser toute la famille.

Mme Dogan vit en France depuis de nombreuses années, toute sa famille est en France, des membres de sa famille sont Français.

J'ai donc accepté de parrainer cette famille, par solidarité personnelle, envers M et Mme Dogan, et la petite Irem, mais aussi envers tous les étrangers injustement poursuivis par notre police.

Je l'ai fait aussi pour des raisons politiques, j'exprime par là mon opinion mais aussi celle des électeurs qui ont contribué à mon élection. (le texte qui suit est largement inspiré d'un  texte d'Emmanuel Terray, que je reprends sans complexes à mon compte)

 

Oui je suis pour la régularisation de tous les sans papiers et l'ouverture des frontières aux peuples du monde, parce que l'ouverture des frontières ne provoquerait pas un raz-de-marée de nouveaux immigrants.

En réalité jusqu'en 1974 les frontières étaient ouvertes, et le monde n'était pas - bien loin s'en faut – plus riche qu'à présent ; or, pendant cette période, aucun déferlement ne s'est produit ; au contraire les entreprises françaises envoyaient en Kabylie dans les Aurès et dans l'Atlas de véritables missions de racolage pour recruter leur personnel. De même lorsque le Portugal et la Grèce sont entrés dans la CEE, leurs ressortissants n'ont pas envahi notre territoire : pourtant leur niveau de vie était très inférieur au notre.

C'est que la thèse de l'invasion suppose que la misère économique est le moteur exclusif de la migration.

 

Or il n'en est rien. Les causes de la migration sont beaucoup plus complexes et font toujours intervenir une culture, des traditions particulières : c'est ce qui explique que certaines régions d'Afrique ou d'Asie font partir de très nombreux migrants alors que des régions voisines, tout aussi pauvres, n'en font partir aucun. Au surplus, la migration suppose un minimum de ressources matérielles et morales, et l'extrême misère la rend le plus souvent impossible. Ainsi, la volonté de "s'en sortir", l'esprit d'aventure et d'entreprise sont des motifs de départs au moins aussi répandus que la misère.

Oui je suis pour la régularisation de tous les sans papiers et l'ouverture des frontières aux peuples du monde, parce que Il est impossible de contenir la migration par des mesures de contrôle administratif et policier.

En réalité, à une époque où plusieurs millions d'étrangers franchissent chaque année nos frontières pour les motifs les plus divers, comment repérer parmi eux les vingt ou trente mille personnes qui sont décidées à demeurer sur notre sol, même au prix de l'illégalité.

L'éradication de l'immigration illégale est une tâche impossible : au prix de dépenses très lourdes et souvent au péril de leur vie, ceux qui veulent entrer finissent un jour, par entrer. Et les accords de réadmission avec les pays d'origine n'y changeront rien ; car la décision d'immigrer est en règle générale une décision individuelle ou familiale, et ne relève jamais de l'Etat ; celui-ci n'a donc que très peu de prise sur la migration.

Oui je suis pour la régularisation de tous les sans papiers et l'ouverture des frontières aux peuples du monde, parce que l'ouverture des frontières est possible en période de chômage et qu'elle ne menace pas nos grands équilibres économiques et notre protection sociale.

De telles craintes reposent sur une analyse économique erronée et sur une conception fausse de la psychologie des migrants. Elles supposent d'abord que le marché du travail est unifié et homogène ; or nous savons bien au contraire qu'il est cloisonné, et qu'il y a quantité d'emplois et de travaux dont les Français ne veulent pas. L'arrivée des étrangers dans ces secteurs ne prend donc le travail d'aucun Français. Ces craintes supposent de même que le travail et les revenus qu'il engendre forment une quantité fixe : plus les candidats au travail seraient nombreux, moins grande serait la part de chacun et il faudrait donc limiter leur nombre. Depuis Keynes, la pensée économique s'est débarrassée de ces thèses malthusiennes : c'est la demande globale qui fait la croissance et l'emploi. Or les migrants, légaux ou illégaux sont à la fois des producteurs et des consommateurs ; à ce double titre, ils augmentent la demande, et alimentent la croissance, d'autant plus que notre pays n'a pas eu à supporter la charge de leur formation.

Enfin, contrairement à une image trop répandue, les migrants ne viennent nullement en France dans un esprit de parasite ou d'assisté : ils veulent réussir, gagner leur vie, aider les leurs, et ne demandent qu'une chose : c'est de payer leurs impôts et leurs cotisations sociales.


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7 avril 2008 1 07 /04 /avril /2008 18:20
Une contribution de babel : 
http://www.myspace.com/lebabel

Après l'article et les photos que j'ai publiés suite au lâcher  du gypaète si magnifiquement soigné par Hegalaldia, babel m'a envoyé ces quelques lignes. Elles me plaisent bien. Je les publie. Et je ne lui demande même pas son autorisation! Tous les culots, j'ai!  Ceci dit, je me demande si je ne vais pas me convertir au zoroastrisme, moi! Comment dit-on Zoroastre, en Basque?

Très forte, en fait, cette bestiole-là ! Tiens, rien que son nom, dans le très savant site du CNRTL
 ( http://www.cnrtl.fr/etymologie/gypa%C3%A9te ) a cette origine :

Donc c’est un vautour de type “genre d’aigle-aigle” (en phonétique gupos a’étos)... Il me file mal à la tête le petit, il était temps qu’il s’envole.. :-))))
Connaissez-vous la sépulture mazdéenne (ou zoroastrique), sans doute que oui ! Bon, ils ne sont plus que 200 000 au monde, et pas tous pratiquants... C’est une religion venue de Perse, l’Iran d’aujourd’hui. Comme les Chiites Iraniens sont très tolérants à condition d’être musulman comme eux, ils se sont repliés en Inde surtout vers Bombay. Quand un homme meurt, chez eux, on place son cadavre en haut d’une ziggourat nommée “tour du silence”, et (n’écoutez pas ce qui est dit sur wikipédia à ce sujet), c’est un honneur. Les vautours, oiseaux divins, sont le symbole du zoroastrisme, comme la croix pour les chrétiens :




Ils sont chargés (semble-t-il) de dissocier la matière impure et l’âme pure de l’homme destiné au jugement du Dieu Très Bon Immatériel et Lumineux, Ahura Mazda, en se nourrissant du cadavre, et selon certaines sources, portent l’âme au ciel en s’envolant. Ils séparent ainsi le mal du bien, la matière de l’esprit.
Visiblement, ce gypaète n’avait pas eu le temps d’être nommé.... Faut réparer ça !
Je vous propose de l’appeler, avec respect  Faravahar (ou Farohar, Firavarti ou Fravahar), nom du symbole de la religion zoroastrienne, qui mêle avec harmonie le vautour et l’homme... Regardez ci-dessus si vous ne me croyez pas !!!
Bon “Far’”, pour les intimes, ça suffirait.... Car :

Vole bien, Far
Far far far away...
Vole bien
Far far far again...
Mais come back
Far avec des petits farfadets
Et  tourne tourne là haut
Pour libérer le plus beau
Tout ligoté en nous.
Vole bien, Far
Far away...


03 avril 2008.

babel
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5 avril 2008 6 05 /04 /avril /2008 16:00
Qui  de vous pourra dire, le premier ou la première, de qui sont les quelques lignes  retranscrites ci-dessous et publiées en Septembre 1999?
Et de quel maire  parle cette personne?



Ma petite girouette, rien qu'un brin de vent te fait tourner la tête"---- Georges Chelon.


---" L'organisation (ou la désorganisation) est telle que les commissions se réunissent peu ou pas et que de toutes façons les décisions sont prises en amont sans aucune possibilité d'en modifier quelque peu la nature. Cela consiste en général en une lecture fastidieuse par les adjoints, lecture que l'on serait tout à fait en capacité de réaliser chez soi---
Ensuite, vient la grand-messe du Conseil municipal où à défauts de réels débats, nous avons une délicieuse représentation de la comédie humaine, ce qui, pour les observateurs avisés que nous sommes devenus, permet des moments d'intense rigolade---- La vie du conseil municipal n'est pas un long fleuve tranquille. Il y siège l'ancien ami devenu depuis 1995 le faux frère qui a osé porter le fer contre la dynastie en place. Il s'y fait régulièrement étriller et cantonales mises à part par calcul politicien, il n'en finit pas de payer son outrecuidance. Il y a ceux que l'on déménage régulièrement parce qu'ils ont déplu ou fait marque d'une trop grande liberté mais la grande majorité se comporte comme une cour bien aux ordres. Alors, selon l'humeur du Maître de séance, cela donne des moments irrésistibles où près de trente têtes s'adaptent, marquant des approbations ou acquiescements au rythme des déclarations du chef."



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3 avril 2008 4 03 /04 /avril /2008 16:00
Quand il était en volière.

Fort moment de joie aujourd'hui.
Le gypaète  baptisé Noah et soigné au Centre de Sauvegarde de la Faune Sauvage Hegalaldia, en Pays Basque,  http://www.hegalaldia.org/  depuis le 21 Décembre 2007 a été relâché aujourd'hui à 12h30 sur la commune d'Artigue (31), proche de Bagnères de Luchon. Grand moment d'émotion lors de son envol
Il est parti sans demander son reste, précisent Laurence et Stephan, ses soigneurs.

On me dit que sur place, certains avaient la larme à l'oeil. Je veux bien le croire. Moi-même, rien qu'en regardant les photos-----

Ouverture du carton.

 

Et le Seigneur s'envole.
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31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 17:00



                                         Photo "Terra Nova"  http://www.dinosoria.com/index.htm

Pour avoir un jour, par le plus grand des hasards, trouvé sur le sol d'un chemin proche de chez moi un journal de l'Association locale de chasse où les vaillants nemrods étaient appelés à la guerre sainte contre Maître Goupil en ces termes "Il faut châtier le coupable!" (sic!), je suis particulièrement sensible à cet appel:

Cyber @ction 254: NON A LA DESTRUCTION DES RENARDS A CHAMPS-SUR-MARNE !

Cette action n'est pas uniquement à caractère local car elle pose 
comme la cyber @ction éléphants le problème de la biodiversité et la 
place de la faune sauvage sur notre planète.

L’ASPAS (Association pour la Protection des Animaux Sauvages) et le 
RAC (Rassemblement Anti Chasse) tirent la sonnette d’alarme à l’heure 
où un bilan préoccupant sur la biodiversité française a été dressé à 
l’occasion du Grenelle de l’Environnement.

La municipalité de Champs-sur-Marne (77) a l’intention de signer une 
convention avec l’Association des Piégeurs agréés de Seine-et-Marne 
en vue d’éradiquer les renards de la commune. La maladie de 
l’échinococcose véhiculée par le renard est un prétexte pour 
légitimer la destruction massive de cette espèce. En réalité le 
renard est jugé coupable d’être le prédateur  de petits gibiers  
élevés et relâchés par et pour les chasseurs.
Le canidé est une nouvelle fois victime d’une persécution autant 
acharnée qu’injustifiée.
En un clic seulement sur le site de cyber @cteurs, cette lettre de 
protestation sera expédiée à la mairie de Champs-sur-Marne, à la 
Préfecture de Seine-et-Marne et au directeur de la Direction 
Départementale de l’Agriculture et de la Forêt de Seine-et-Marne.

Rémi Collange Chargé de communication Association pour la protection 
des Animaux Sauvages (ASPAS)
Noëlle Brune  Rassemblement Anti Chasse (RAC)
Alain Uguen Cyber @cteurs

COMMENT AGIR ?

Sur le site
Cette cyber @ction est signable en ligne
http://www.cyberacteurs.org/actions/action.php?id=212

Et afin de vous dire merci pour Renardeau, mon frérot, un petit cadeau:

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30 mars 2008 7 30 /03 /mars /2008 15:00

 
En 2007, les Verts avaient publié, dans le cadre du Sinople (http://verts-europe-sinople.net/) une fiche technique sur les langues en difficulté dans l'Hexagone. Je m'étais acquittée de la partie qui concerne l'Euskara, la langue Basque.

Fiche Thématique n°4
La Charte européenne des langues régionales ou minoritaires
 
1. Etat des lieux
La Charte des langues régionales ou minoritaires, adoptée le 5 novembre 1992 par le Conseil de l’Europe, est le premier instrument juridique européen consacré à la protection et à la promotion des « langues régionales et minoritaires ». Cette expression désigne les langues traditionnellement utilisées par une partie de la population d’un Etat qui ne sont ni des dialectes de la langue officielle de cet Etat, ni des langues des migrants, ni des langues créées artificiellement.
·         Distinct de l’Union Européenne des 25, le Conseil de l’Europe regroupe 46 pays dont 21 de l’Europe centrale et orientale. Il a pour objectif la défense de la démocratie, des droits de l’homme et de la diversité culturelle.
·         Selon le Conseil de l’Europe, les langues régionales font partie du patrimoine culturel de l’humanité et constituent une formidable richesse qu’il convient de valoriser. Ne disposant d’aucune protection juridique ou reconnaissance officielle, bon nombre de ces langues sont menacées d’extinction.
·         Afin d’éviter un appauvrissement du patrimoine culturel européen, la Charte demande donc aux pays signataires :
- d’assurer la promotion de ces langues, de respecter leur aire géographique et d’encourager leur usage dans la vie privée ou publique ;
- d’appliquer des mesures facilitant leur emploi dans des domaines précis : enseignement, médias, activités culturelles, monde judiciaire et administratif, vie économique et sociale.
·         Pour pouvoir signer la Charte, un État doit s’engager à appliquer au moins 35 paragraphes ou alinéas parmi ces 98 mesures. L’application de la Charte est ensuite contrôlée par un comité d’experts chargé d’examiner des rapports périodiques présentés par les Etats.
2. Les étapes importantes
1957: Le Conseil de l’Europe juge insuffisant l’article 14 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme qui consacre le principe de « non-discrimination fondée sur la langue ».
1981: Le Conseil de l’Europe et le Parlement européen déclarent la nécessité d’élaborer une Charte des langues et cultures régionales ou minoritaires.
5 novembre 1992: Adoption de la Charte par le Conseil de l’Europe : abstention de la France lors du vote. Ouverture de la Charte à la signature des membres du Conseil de l’Europe.
1er mars 1998: Entrée en vigueur de la Charte.
1er juillet 1998: Bernard Poignant, maire de Quimper, rend un rapport au Premier Ministre sur les langues et cultures régionales en France. Il préconise la signature et la ratification de la Charte par la France.
7 mai 1999: La France signe la Charte à Budapest.
15 juin 1999: Saisi par le Président de la République Jacques Chirac, le Conseil Constitutionnel français estime que la Charte contient des clauses contraires à la Constitution française.
novembre 2001: Le Comité des droits Economiques, Sociaux et Culturels des Nations Unies demande
à la France de ratifier la Charte et de reconnaître aux groupes minoritaires « le droit d’exister et d’être protégés en tant que tels dans l’Etat ».
24-26 janvier 2005: Rejet des amendements déposés à l’Assemblée Nationale demandant la ratification de la Charte par la France.
15-16 février 2005: Rejet des amendements déposés par les sénateurs Verts demandant la révision de l’article 2 et la ratification de la Charte.
30 juin 2006: La France devra rendre son rapport périodique au Comité des droits économiques, sociaux et culturels des Nations Unies.
3. Les termes du débat
Lorsque l’article 2 de la Constitution a été modifié en 1992 pour y ajouter que « la langue de la République est le français », le Garde des Sceaux avait certifié aux parlementaires que cette précision était uniquement destinée à lutter contre les risques d’hégémonie de l’anglais et qu’elle ne nuirait en rien aux langues régionales. Dans son avis du 24 septembre 1996, le Conseil d’Etat a pourtant conclu à l’impossibilité de ratifier la Charte du fait de son incompatibilité avec l’article 2.
La diversité culturelle a souvent été perçue comme une menace pour « l’unité de la République » ce qui a conduit la France à mener une politique d’uniformisation préjudiciable aux langues régionales.
A l’inverse, le Conseil de l’Europe considère que la reconnaissance des langues spécifiques aux minorités permet à ces dernières de se sentir à l’aise dans l’Etat où elles vivent et d’éviter ainsi tout risque de division.
L’apprentissage de la langue officielle de l’Etat et le respect de la souveraineté nationale sont en outre deux obligations contenues par la Charte qui permettent d’assurer la cohabitation linguistique et l’unité dans la diversité.
L’objectif de la charte n’est pas de fixer des droits politiques pour des groupes culturels spécifiques mais de protéger et promouvoir les langues régionales ou minoritaires en tant qu’aspect menacé du patrimoine culturel européen.
La France est aujourd’hui l’un des derniers pays de l’Union à ne pas avoir ratifié la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. Pourtant, depuis 1993 tout nouvel Etat désirant adhérer à l’Union européenne doit impérativement ratifier cette charte.
4. La situation en Aquitaine
Deux  grands groupes linguistiques : l’Occitan et le Basque

euskara2--1-.JPG
Le dessin est de Laurent Caudine http://xiberoa.blogspot.com/

Euskara, la langue basque.
Si ancienne, si belle, si riche !
Tous les linguistes s’accordent à dire que l’Euskara est bien la plus ancienne langue d’Europe. Au paléolithique, elle était déjà utilisée, sous une forme certainement très différente de celle que nous connaissons aujourd’hui, avant l’installation des populations du néolithique, locutrices de parlers indo-européens. Objet de constantes enquêtes, elle laisse encore aujourd’hui planer autour d’elle le plus grand des mystères et les cartes de répartition linguistique la représentent toujours comme un parfait isolat. Il existe certes nombre de similitudes entre elle et d’autres langues non indo-européennes, mais elles ne peuvent encore donner naissance qu’à des hypothèses non vérifiées par la communauté scientifique. Aujourd’hui retranchée sur un territoire de taille modeste, elle a par le passé occupé la presque totalité des Pyrénées occidentales ainsi que la plus grande partie de l’Aquitaine . Mais là aussi subsistent bien des zones d’ombre.
Si menacée !
En Euskadi, la co-officialisation (1979) de l’Euskara avec le Castillan, commence à porter ses fruits.
Dans la communauté Autonome de Navarre, très fortement « débasquisée », la co-officialité depuis 1982 permet de remonter très lentement la pente.
En Pays basque Nord, la langue basque, à l’instar des autres langues dites « régionales » parlées sur le territoire de l’Etat français, ne bénéficie d’aucune reconnaissance officielle. Ce déni d’existence est encore aggravé par l’absence d’entité administrative territoriale. L’Euskara n’y doit sa survie qu’à l’extraordinaire vitalité et à la motivation exemplaire de structures associatives, tout particulièrement dans le cadre de l’enseignement.
En Décembre 2004, l’ « Office public de la langue basque » voyait le jour. Composé de divers représentants de l’Etat, de la Région, du Département, associant à ses travaux les structures militantes associatives, il a présenté très récemment ses premières propositions. Les acteurs citoyens saluent en ce programme de réelles avancées tout en le pensant insuffisant à enrayer le déclin de l’utilisation de la langue. La principale préoccupation de « Seaska », l’association fondatrice des « ikastola », les écoles où se pratiquent l’immersion linguistique, sera de savoir si les différentes mesures prévues dans le domaine de l’enseignement permettront effectivement aux enfants concernés de maîtriser la langue.
Il y a urgence. L’Euskara, si ancienne, si belle, si riche, est dorénavant classée patrimoine de l’humanité par l’Unesco et déclarée en danger de mort !
L’Occitan
L'occitan apparaît, en s'émancipant du latin, au moyen-âge. Il est alors la langue des troubadours et à ce titre la langue de la culture en Europe. Les troubadours véhiculent une culture, inconnue dans le nord de la France, exaltant l'amour (mot occitan passé en français) et marquée par une grande liberté et une grande égalité (hommes/femmes, voire nobles/petit peuple).
L'occitan est parlé dans une trentaine de départements du sud de la France et accessoirement en Espagne (Val d'Aran) et en Italie (quelques vallées alpines). Il est très proche des autres langues romanes et est donc un moyen privilégié de contact avec les autres langues romanes (en particulier italien, espagnol, portugais). Cette spécificité est particulièrement intéressante dans le cadre de la construction européenne. L'enseignement utilise cette proximité pour faciliter l'apprentissage des autres langues romanes : à l'école publique avec les parcours romans associant occitan et espagnol et/ou latin (essentiellement en région Midi-Pyrénées) et dans les écoles associatives Calendretas avec le projet latinitas permettant l'apprentissage simultané de plusieurs langues romanes.
L'occitan présente donc une double particularité par rapport aux autres langues régionales «de France». D'une part il est quasiment la seule langue parlée uniquement en France ce qui a deux conséquences importantes : s'il disparaît en France, il disparaît complètement et il ne dispose pas de moyens d'origine étrangère (émissions de radio et de télé, presse, production artistique, matériel pédagogique...) ce qui le rend d'autant plus vulnérable. Le basque et le catalan pouvant au moins s'appuyer sur ce qui se fait en Espagne. D'autres part il est la seule langue «régionale» de France parlée sur plusieurs régions ce qui ne facilite pas la concertation et donc l'action, en particulier des collectivités locales.
Il est donc capital, au moment où disparaissent les derniers locuteurs naturels (un sondage effectué pour le Conseil Régional en 97 indique que 34 % des Aquitains comprennent l'occitan et 19 % le parlent), qu'une politique de soutien à la langue particulièrement volontariste soit mise en place, en particulier dans l'enseignement et dans les médias, comme le souhaitent d'ailleurs les Aquitains : 56 % souhaitent un enseignement pour leurs enfants (sondage réalisé par l'Institut Média Pluriel Méditerranée).
5. La position des Verts
Les Verts ont fortement soutenu les initiatives destinées à promouvoir l’apprentissage des langues et la protection de la diversité linguistique en Europe.
En mai 2002, les Verts européens ont voté une résolution sur les langues en voie de disparition. Cette résolution rappelait que la disparition de 90% des langues de l’humanité constituait un désastre écologique car en mourant une langue emporte avec elle sa connaissance traditionnelle de l’environnement naturel. La plupart des espèces animales et végétales ne sont actuellement connues que par certains peuples dont les langues meurent.
En 2003, le groupe des Verts au Parlement européen a défendu le rapport Ebner qui préconisait la création d’une Agence européenne pour la diversité linguistique et l’apprentissage des langues dans le but de favoriser le multilinguisme et la défense des langues régionales.
Pour aller plus loin
Charte européenne des langues régionales :
Rapport Poignant :
 
ont participé à la rédaction de cette fiche : Jenofa Cuisset (Verts Pays basque),
Frédéric DINARD (Verts Aquitaine) et
Frédéric ROUX (Verts Gironde),
Sinople (www.verts-europe-sinople.net)
 
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27 mars 2008 4 27 /03 /mars /2008 17:00
snyder1.jpgGary Snyder.


Il y a peu, j'ai eu un court échange sur internet au sujet de la notion de classes. Loin de moi l'idée de nier que les classes soient une réalité. Cependant , rien ne m'insupporte plus que le manichéisme de ceux qui rangent, tel Dieu le Père au jour du jugement dernier, les bons d'un côté (le peuple) et les mauvais de l'autre (les possédants et les dirigeants). Dites, Sarkozy, c'est le peuple qui l'a élu, non? Et dans la société mondialisée que nous connaissons aujourd'hui, même le plus modeste des habitants des pays riches est toujours le possédant, le dirigeant, l'exploiteur de quelqu'un d'ailleurs. Et oui, quand-même : les jeans  à 3 euros, il faut bien que ce soit quelque part dans le monde du sang et des larmes. Non?
M'est alors revenue partiellement à l'esprit une phrase que j'avais vu écrite maintes fois au début des années 70 par un copain objecteur de conscience (pour dire les choses telles qu'elles sont, tous mes copains étaient objecteurs de conscience). Impossible de me souvenir du nom de l'auteur.
Grâce aux efforts conjugués de celui qui aimait tant cette phrase et de  Roland de Miller, écrivain, journaliste doumentaliste et bibliothécaire,
( http://www.bibliecologie.com ), je peux aujourd'hui vous livrer ici la  citation:

" La conscience révolutionnaire, c¹est dans les masses les plus
impitoyablement exploitées qu¹on la trouve : les animaux, les arbres, l¹eau,
l'air, l'herbe."

et vous dire qu'elle est de Gary Snyder
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gary_Snyder )
(poète américain de la Beat Generation et de la contre-culture, auteur
notamment de "La Pratique sauvage".






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