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25 septembre 2007 2 25 /09 /septembre /2007 19:24
20070925gorzdorineinside.jpg
André et Dorine sont morts, ensemble, ce week-end. Il est important de se souvenir à cet instant de leur histoire puisque, comme il l’a lui-même écrit, l’œuvre philosophique d’André Gorz doit pour nous maintenant être perçue comme un long dialogue à deux, une réflexion politique nourrie de l’amour de deux personnes aussi attentives à leurs vies qu’à leur travail.

Les livres et les articles d’André Gorz ont marqué nombre d’écologistes. Parfois, ils ont suscité leur engagement. Ils ont en tout cas nourri fortement la réflexion des Verts, en plaçant au cœur de son travail la question de l’autonomie de l’individu qu’André Gorz considérait comme la condition indispensable de la transformation de la société.

C’est un des penseurs les plus clairs de l’outil de transformation sociale qu’est l’écologie politique. Même s’il est évidemment difficile de synthétiser sa pensée, il a expliqué avec beaucoup de netteté qu’il est impossible de délier la crise écologique et la crise du capitalisme liée à la suraccumulation.
 
Aucun Vert n’oubliera André Gorz, sa pensée, actuelle, vivante et revigorante.

Nous pouvons tous être tristes car André va nous manquer, il écrivait avec une vivacité toujours intacte sur notre époque.

Je voudrais aussi dire qu’au-delà de la secrétaire nationale, c’est la femme que je suis qui est touchée comme chacun d’entre nous, profondément émue par la leçon de vie, d’amour, de politique que nous laisse leur vie côte à côte et ensemble.
 
Puisse-t-ils, tous les deux, en ayant si peu voulu nous donner de leçon, nous permettre de suivre une route faite d’honnêteté, d’engagement et de douceur.

Cécile Duflot – Secrétaire Nationale des Verts
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22 septembre 2007 6 22 /09 /septembre /2007 15:22

http://www.greenpeace.org/canada/fr/actualites/blocus-naval-saguenay

Ca, c'est une adresse pour aller voir ce que les militants de Greeenpeace font pour protéger la forêt du Québec.
C'est mon parrain qui m'a informée.
Mon parrain----ça en fait rire certains, j'imagine.Un parrain, c'est un truc pour les curaillons, diront beaucoup d'entre mes lecteurs et lectrices. Et non---pas forcément--- rien n'est si simple.
Et puis après? Et puis même? 
Fils d'une Picarde (la cousine germaine de mon père)  et d'un Corse, après avoir vécu aux Etats-Unis d'Amérique, il se trouve aujourd'hui au Québec, tandis que depuis 1972, je n'arrive pas à m'absenter du Pays Basque plus de 48 heures sans me sentir amputée (même quand il pleut  à verses et sans discontinuer 28 jours d'affilée et que les voisins se plaignent de la sécheresse!). Et quand je dis le Pays Basque--- J'éprouve même des difficultés à pousser jusqu'à la zone urbanisée de Bayonne Anglet Biarritz et plus loin, vers Hendaye, quelle que soit l'attirance qu'exerce sur moi le vieil Océan et ses vagues de cristal! Je préfère rester dans nos campagnes montagneuses qui se laissent pourtant, elles aussi,  ronger de plus en plus rapidement par le mitage des constructions, l'uniformisation, la banalisation des paysages, la banlieusardisation et, au bout du compte la vulgarité et la laideur, comme l'avait si bien prédit Bernard Charbonneau dans ses écrits.  En +, le dit parrain, ingénieur mécanicien,  a travaillé toute sa vie pour faire faire vroum-vroumer les moteurs chez Matra, Saviem, j'en passe et des meilleures. Ah, ça vous en bouche un coin, ça! Hein? Et en + de chez +, alors que je suis persuadée que l'expansion démographique humaine est un cancer qui, pollution ou non, saccages ou pas, aura de toutes façons raisons de l'humanité elle-même, il est le père de six enfants!
Pourtant, malgré l'éloignement géographique, malgré cette différence évidente de parcours et de choix, j'ai avec lui une vrai fraternité, mieux encore, une vraie complicité. Pas simple, l'humain! Et je vous passe la photo du prototype de la Matra 530 jaune---Matra---- dans lequel mon adolescence a vu parfois de si près la mare du hameau de Trois-Etots , commune de Cernoy, Pays de Chaussée, dans l'Oise. Si non, vous exigeriez une expertise psychiatrique sur ma personne! 

DSC00084.JPG
La mare de Trois-Etots, la voici, avec en arrière-plan le château et les bois. L'un des paysages Nervaliens de mes vertes années.
Mais qu'est-ce que je raconte, moi? Elles sont toujours vertes, mes années!
Photo Pierre Cagnat.


Ce qui me touche dans ce message de Greenpeace, c'est surtout qu'il parle de forêt. Et la forêt, aujourd'hui, même chez les zzzzzzzécolos, est la grande oubliée, alors que sur presque toute la surface du globe, elle est tout de même l'apothéose des équilibres naturels, une sorte d'acomplissement idéal! On entend parfois dire qu'un paysage se "referme", que la diversité botanique est en souffrance quand le manteau forestier reprend ses droits après que les ronces et diverses broussailles aient préparé le chemin. Alors ça, si vous me passez l'humour facile, ça me scie!!!!!!!!!!! En outre, pour parler le langage utilitariste de mise en cette période de trouille piteuse devant la disparition probable à plus ou moins long terme d'une humanité qui n'a pas su aimer et respecter  le reste du monde vivant,  la forêt est  quand-même notre meilleure rempart contre le dérèglement climatique.

0006-P04.jpg
"Quand on scie un arbre, j'ai mal à la jambe et à la littérature". Léo Ferré (Basta)


Au fait, l'exploitation de la forêt Boréale, c'est en grande partie pour fabriquer des mouchoirs en papier. Alors, juste une question: des mouchoirs en papier, vous en consommez combien dans l'année?
Je travaille dans une école. Quand les enfants me voient sortir de ma poche un mouchoir en tissu, ils ouvrent des yeux grands comme des soucoupes volantes. Pour beaucoup, c'est la première fois qu'ils en voient un. Et moi, par contre, il ne m'est jamais arrivé d'en acheter un seul de ma vie, pas plus qu'un seul rouleau de Sopalin, d'ailleurs!
Dans toutes les collectivités, une boîte de mouchoirs papier est ouverte en permanence sur un coin de table. On s'en sert pour tout, même pour faire reluire ses chaussures! Vous imaginez, au niveau de la partie "développée" de la planète, ce que cela représente en termes de tonnage de bois?  Vous vous rendez compte du prix que paye le peuple des arbres ?
De nos jours, offrir un ou plusieurs mouchoirs en tissu est un acte authentiquement révolutionnaire, n'en déplaise aux  individus (ils sont légion) touchés gravement par la maladie de l'hygiénisme obsessionnel largement entretenue par ceux qui en tirent de gras profits.
Et re-au fait, quelques jolis mouchoirs brodés,ce n'était pas l'un des cadeaux de base, lors des baptêmes, ça????????????
Et voilà, nous sommes revenus au point de départ----De quelles circonlocutions et détours ne suis-je pas capable pour voler  au secours des forêts!

Encore un petit tour au pays des arbres? http://julosland.skynetblogs.be/category/1223401/1/Beaux+arbres
Quelques-uns, patriarches d'une taille et d'une beauté à vous couper le souffle, sur le site de l'ami Julos Beaucarne.

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19 septembre 2007 3 19 /09 /septembre /2007 11:36
14278519.jpgMon ami André Cazetien, militant des Verts du Béarn, écrit à ceux qui ont réalisé cet été sur la route de Laruns, les inscriptions que vous pouvez lire ci-dessous.




Ours-et-Andr---2.JPG

Ma réponse.

Vous avez écrit mon nom sur la route du Tour de France cycliste pour dire que vous ne vouliez pas plus de moi que de l'Ours.
"Ours Non-Cazetien non", tel a été votre cri.
Le mien, tout aussi net, c'est "Homme oui-Ours oui" ou si vous préférez "Oui à la vie de l'Homme et de l'Ours. Oui au respect de la vie sur la Terrre".
Je suis venu à Laruns, lieu de votre écriture, tenir une conférence-débat à la Maison du Parc National des Pyrénées, à partir de mon dernier ouvrage "L'homme qui vivait avec les ours". Le débat a été d'un haut niveau et du plus grand respect mutuel. Mon beau-père était chasseur d'ours, à Laruns, au début du siècle passé. Un oncle de mon épouse, Pierre Géraut, était berger au plateau de Cézy.Il y a soixante ans, j'ai oeuvré aux côtés de Henri Barrio à la restauration du refuge de l'Abérouat. C'est dire si cette montagne, votre montagne, notre montagne, avec ses bergers et ses ours, ses vautours, ses gaves, sa forêt, est aussi chère à mon coeur. 
Je ne la sépare pas de notre maison commune, la planète Terre, qui est en train de brûler et qui a besoin de nous tous pour survivre.
Quoique vous écriviez, je n'arrêterai pas de vous respecter et de vous aimer. Parce que, comme l'Ours, vous êtes la Nature. Mais je vous en prie, songez à notre planète bleue.
André Cazetien
Maire Honoraire de Mourenx.



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16 septembre 2007 7 16 /09 /septembre /2007 09:46

Sur ce blog, on parle souvent  des Pyrénées. Pourtant je ne suis Pyrénéenne  que d'adoption. "Par chance et aussi par vouloir", comme chante Gilles Servat en parlant de sa Bretagne.
Ces derniers jours, il a pas  mal été question de flore Pyrénéenne, par le texte ou en photo.
Pour rester dans le sujet, voici une autre fleur des Pyrénées.
Celle-là, c'est  Itziar, ma fille.  Au premier plan d'un paysage de Haute Ariège, elle se la joue Pyrénéiste avertie et aguerrie, comme vous pouvez le remarquer.
Bon---, je l'aime ma fille, mais  il faut que je vous fasse un aveu. Ce style de photo me fait immanquablement penser à Nicolas Hulot. Oui, vous savez, Nicolas Hulot, c'est celui  qui trouve toujours moyen de s'interposer entre un objectif de caméra ou d'appareil photo et les plus beaux paysages ou encore des animaux libres.
Mais pour être tout à fait honnête, lui, il ne se met pas sur le côté de la photo, mais bien au centre et en gros plan.  Si on réfléchit bien, c'est ça l'environnement, non? Ce qui m'environne, mooooaaaaaa.
Allez, tu ne m'en veux pas, fifille? C'est vrai, je me sers un peu de toi, là ---Je retenais depuis si longtemps mon envie de titiller un peu l'un des deux Nicolas que je ne porte pas dans mon coeur et qui, de surcroît, semblent s'entendre comme larrons en foire.

DSCN3062.JPG


Bon, je vous en fais une "Montagne Ariégeoise", nature, brute de décoffrage, sans star.Pas mal non plus, vous ne trouvez pas?DSCN3071.JPG
Les photos sont de Cedric Pinat, Basco-Béarnais Ariégeois---- Pyrénéen.

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15 septembre 2007 6 15 /09 /septembre /2007 09:38

J'avais signé il y a longtemps. Je viens de recevoir ceci:

Madame, Monsieur,

Nous vous remercions vivement d'avoir signé la pétition
pour des services publics de qualité accessibles à tous. Plus de 400,000 personnes ont déjà apporté leur soutien à notre combat contre la politique de libéralisation de la Commission européenne. Nous sollicitons votre soutien afin de mieux faire connaître notre initiative en faveur des services publics.

Les nouvelles tentatives de la Commission européenne pour libéraliser certains services publics - poste, transports, énergie, services sociaux, santé, etc. - montrent l'urgence de protéger les services publics en Europe.

Pour vous informer sur ces nouvelles menaces qui pèsent sur les services publics, nous avons mis en place une rubrique internet
Nouveaux défis!

Nous vous invitons à consulter cette rubrique et à diffuser largement la pétition autour de vous.

Meilleures salutations,

Józef Niemiec
Secrétaire confédéral de la CES

Envoie la pétition à tes amis et collègues!

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13 septembre 2007 4 13 /09 /septembre /2007 10:03

Ph-CharbonneauS.jpg


Il y a déjà plus de trente cinq ans que la sonnette d’alarme concernant la destruction planétaire de notre « terre patrie », comme dirait Edgar Morin, a été tirée tant par des naturalistes pionniers  que par des esprits libres  et des scientifiques anticipateurs . Depuis, malgré les kilomètres de conférences internationales, de colloques, de déclarations solennelles sur le sujet et journées de l’environnement, rien de sérieux sur la question n’a été entrepris durant ces années, tant sur le plan politique que par les acteurs du monde économique. Ce n’est que récemment en ce début du XXI ième siècle que, suite aux rapports alarmistes de la communauté scientifique internationale sur la crise climatique provoquée par les émissions de gaz à effet de serre, la question est devenue d’actualité. Après l’omerta des années 80/90, brusquement, il n’y a pas un seul jour sans que les médias ne nous annoncent quelque information réjouissante sur l’avenir de notre planète. C’est donc, comme aurait dit Bernard Charbonneau, le nouveau « feu vert » (Ed. Karthala 1980 introuvable !). Désormais le fameux « développement durable » fait partie obligée de tous les discours officiels des pays du Nord. Comme le signifie cette expression désormais incontournable, il ne s’agit surtout pas d’atteindre un point d’équilibre « durable » entre notre système technico-économique  et notre environnement en envisageant une décroissance contrôlée des activités portant le plus atteinte aux grands écosystèmes, mais de continuer la fuite en avant en introduisant des régulations d’ordre technique et économique. Autrement dit, il ne s’agit surtout pas de rebrousser chemin en empruntant une autre voie, mais de perfectionner le système technicien  dans l’espoir de le rendre « durable ». Plutôt que d’envisager une remise en question de nos modes de vie toujours plus artificiels, consommateurs de ressources naturelles et socialement inégalitaires par une « décolonisation de notre imaginaire » , on préfère continuer à s’enfoncer dans l’impasse représentée par la déconnection soit-disant possible entre croissance économique et crise écologique (OCDE). C’est pourrait-on dire une position néoconservatrice ! Il faut d’ailleurs souligner le bourrage de crâne actuel représenté par les campagnes publicitaires relatives aux vertus soit disant écologiques de tel ou tel produit qui ont un côté tout à fait scandaleux et que le consommateur informé subit sans pouvoir disposer des moyens modernes du marketing pour y répondre. Or le combat pour l’environnement se mène aussi dans le champ de l’imaginaire.

La création du superministère de l’écologie, du développement et de l’aménagement durable illustre parfaitement les limites de cette entreprise utopique. Il faut d’abord noter qu’à la lecture du décret du 31 mai 2007 définissant les attributions du nouveau Ministre d’Etat, l’agriculture n’en fait pas partie. Or l’agriculture industrielle est aujourd’hui avec les transports, une des causes principales de la crise environnementale comme le montrent les films récents consacrés aux ravages de l’industrie agro-alimentaire. On peut aussi se demander quel sera le poids du secrétariat d’Etat à l’environnement face à celui des transports ! En second lieu, il semble bien que des dossiers aussi déterminants pour une nouvelle politique publique que ceux du nucléaire, des OGM et des grandes infrastructures de transport (autoroutes et LGV) ne soient pas considérés par les pouvoirs publics comme négociables, alors qu’ils représentent  des menaces évidentes et immédiates, contrairement aux gaz à effet de serre,. Et encore faut-il que même dans ce dernier domaine, il y ait un minimum de cohérence entre les diverses politiques publiques pratiquées. De ce point de vue on peut s’interroger sur celle qu’il peut y avoir entre le plan climat et le programme autoroutier. Une fois de plus, les arbitrages risquent dans ce domaine de se faire au profit du lobby des travaux publics allié à celui des ingénieurs des ponts et chaussés comme le montre en Aquitaine les projets de l’autoroute Langon/Pau et du contournement autoroutier de l’agglomération bordelaise.
En fait, les nouvelles orientations politiques s’inscrivent tout à fait dans la logique du système puisqu’il s’agit de recourir aux instruments économiques d’une part (écotaxes et marché de droits à polluer) et aux nouvelles technologies d’autre part. Les solutions retenues, comme le souligne à juste titre Jean Marc Jancovici, visent à améliorer les rendements énergétiques des équipements et à lutter contre toutes les formes de gaspillage, mais nullement à diminuer la consommation globale d’eau et d’énergie ou à limiter la mobilité des hommes et des marchandises. Le recours aux technologies alternatives utilisant des énergies renouvelables, telles que les éoliennes, les biocarburants  ou même les panneaux solaires est privilégié sans tenir compte des coûts écologiques entraînés par ces nouvelles technologies. Concernant la question des quantités croissantes de déchets à traiter, elle est envisagée uniquement sur le mode du recyclage alors que la priorité devrait être donné, comme d’ailleurs la loi le prévoit, à la réduction à la source en privilégiant la réutilisation des emballages et l’allongement de la durée de vie des produits ainsi que leur réparabilité.
Tels sont les enjeux politiques des négociations de Grenelle dont il ne faut pas attendre des miracles comme semblent le croire les ONG invitées par le nouveau ministre d’Etat, compte tenu de l’aptitude du système technicien à persévérer dans son être. Dans la mesure où les politiques publiques envisagées n’ont pas pour objet de s’attaquer aux causes structurelles de la crise environnementale, toute participation des grandes associations environnementales à ce processus de négociation peut être certes envisagée, mais sans trop se faire d’illusions sur le résultat attendu. Des avancées sont certes imaginables sur des aspects secondaires qui pourront contribuer à faire reculer les inéluctables échéances. Par contre le travail pédagogique de prise de conscience des vraies dimensions de la crise en question au sein de la société civile apparaît plus que jamais urgent. Et ce ne sont pas les messages publicitaires « verts » qui y contribueront mais plutôt la multiplication actuelle des conflits d’environnement dans la mesure où ils sont toujours l’occasion pour les citoyens ordinaires de s’affronter à des enjeux concrets qui les concernent au plus profond d’eux même et à partir de là de faire un cheminement débouchant sur des questions plus vastes et aussi plus angoissantes.

Simon CHARBONNEAU
Juriste.
Spécialiste du droit de l'environnement. 

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11 septembre 2007 2 11 /09 /septembre /2007 18:35
Un communiqué des Verts.

Voyage, voyage… : où la communication du gouvernement tient lieu d'actionours-blanc-banquise220.jpg


Monsieur Borloo, votre voyage au Groënland est-il dans la droite ligne des discours de Jacques Chirac sur la "maison qui brûle" ?

Des actes Monsieur Borloo... ceux qui suivent les travaux du Grenelle de l'environnement vous attendent.

Répondre au dérèglement climatique est une urgence.

On ne le dira jamais assez, si le climat change, le pays occidental qu'est la France en est grandement responsable.

Les ministres de l'écologie UMP successifs nous ont habitués à faire de la compassion "communicationnelle" sur les crises environnementales afin de mieux dissimuler leur inaction.

Les Verts rappellent au ministre que la situation grave que subit dès aujourd'hui notre planète en matière climatique n'est plus maintenant contredite par personne, pas même les Etats-unis.

L'heure est à l'action, non plus au constat. Votre voyage au Groënland est d'autant plus insupportable que votre gouvernement agit de manière totalement contraire aux enjeux climatiques en annonçant, par exemple, en conseil des ministres décentralisé à Strasbourg, d'augmenter l'offre routière en Alsace avec le lancement du grand contournement ouest de Strasbourg (la taxe poids lourds alsacienne étant quant à elle reportée d'un an !).

Une toute première action aurait pu être un voyage jusqu'au bureau d'Anne-Marie Idrac, présidente de la SNCF. En effet, en matière climatique, M. Borloo avait toutes les raisons de s'inquiéter de la fermeture annoncée de 262 gares de ferroutage et de l'augmentation déguisées des tarifs de billets de trains présentée demain - autant d'arguments pour commencer à changer radicalement sa politique des transports: coup d'arrêt aux projets de la SNCF devant entrer en vigueur les semaines à venir, développement du transport par rail et par bateau, arrêt de tout développement autoroutier et instauration de taxes sur les poids lourds auraient pu être les premières mesures.

Au lieu de cela, ce voyage aura encore été un bel exemple de transport le plus coûteux qu'il soit en matière d'émission de CO2.


Anne Souyris et Yann Wehrling
Porte parole des Verts




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9 septembre 2007 7 09 /09 /septembre /2007 09:45

Enfin, --- quand je dis "après", je veux parler de ce blog.
Parce que, sur le terrain, ce sont très souvent les mêmes qui s'adonnent avec délectation au vroum vroum et au pan-pan.
Enfin, bon, tout de même, le "Rallye décime", c'est fini pour cette année. Pas à dire, ça fait du bien quand ça s'arrête!
Mais voilà, maintenant, la chasse et ses para-militaires en treillis  pointent le bout de leur nez. Ah, les plaisirs de l'automne!
Grâce au blog de la Buvette des Alpages :
http://www.loup-ours-berger.org/,
j'ai pris connaissance de l'article ci-dessous, paru le 6 Septembre dernier dans l'édition Béarn du Journal Sud-Ouest.
Je vous le livre ici et j'en profite pour rendre un hommage appuyé au travail effectué par les gardes de l'ONCFS, dont le moins que l'on puisse dire est qu'ils sont bien loin d'évoluer dans des conditions idéales!

Bon, je vous quitte, ça commence à tirer!



1CIRCAETE.jpg
Certains chasseurs ont la vue extrêmement basse.
Mais que font Afflelou et Optic 2000?
Les bavures sont légion chaque année sur les espèces protégées, être humain compris.
Ce splendide oiseau, un Circaète Jean-le-Blanc, grand amateur de serpents, avait été recueilli criblé de plombs par le Centre de Sauvegarde Hegalaldia
http://www.hegalaldia.org/. Soigné, il a pu être relâché.
Mais pour un animal trouvé et sauvé, combien agonisent des heures, voire des jours durant?




"OUVERTURE DE LA CHASSE. --Les gardes manquent sans doute de moyens techniques et humains, mais leur action muselle les actions des chasseurs-prédateurs.

Gare à la chute de « prunes »

Xavier Horgassan, parmi les dix-huit gardes nationaux du département (cinq en Béarn, sept en haut Béarn, six en Pays basque), rappellera à chacun le nouveau principe légal : « Avant, on s'en tenait à la maxime : ce qui n'est pas interdit, est admis. Désormais, on bascule l'expression et elle devient : tout ce qui n'est pas autorisé est interdit ». Voici donc le principe pour l'ouverture du 9 septembre (dimanche).
La mission est immense, notamment pour la palombe : 1 600 postes, 140 kilomètres de frontières, 10 filets verticaux. Le tableau de tir 2006 aboutissait à 15 500 oiseaux prélevés. Autre tableau de prise, celui des gardes, mais en une semaine : 33 usages d'engins prohibés, 10 chasseurs sans permis, 19 ne le portant pas sur eux (timbre-amende inévitable cette année), 2 chasses en territoire d'autrui, 5 infractions au plan de chasse, un dépassement de quota, 6 infractions sur la sécurité. Bilan des saisies : 15 talkie-walkie, 39 fusils, 4 interphones, 4 magnétophones (pour imiter les appels des oiseaux), 15 cages à appelants.

« Avant la règle était : ce qui n'est pas interdit, est admis. Désormais, ce sera : tout ce qui n'est pas autorisé est interdit »

Xavier Horgassan et ses hommes appliqueront la loi, comme cela découle de la fermeté du Parquet et des magistrats du siège depuis 2005 : « A chaque infraction, une prune ! ».


Braconnage. En plus des infractions susnommées, on trouve aussi le fusil à 4 coups ou l'oubli du marquage d'une bécasse après le tir et l'inscription sur le carnet. Une audience mémorable eut lieu le 27 avril dernier au tribunal de Bayonne.
Les ministères de l'Écologie et du Développement durable ou de l'Agriculture imposent des contrats d'objectifs, pas seulement sur les actions de police, mais également sur les observations des faunes et flores ; toutefois, la particularité de la région suppose une vigilance particulière contre le braconnage (tétras, isards, chevreuils, migrateurs), ou les ventes prohibées (ramiers) ; aux gardes également de veiller particulièrement aux secteurs transfrontaliers entre Sare et Echalar.
à poils. Le travail des gardes consiste également à enregistrer les prises. En 2006-2007, ont été prélevés 7 400 chevreuils, 5 000 sangliers, 95 cerfs et 250 isards. Pour ce dernier, l'ouverture est cette année prévue dimanche 9 septembre en Aspe et Ossau, et le 11 novembre en secteur du massif de Jaout (Port de Castet).
Les propositions préfectorales pour la nouvelle saison toucheront 7 800 chevreuils, 100 cerfs, 4 140 sangliers. Pour les lièvres et lapins, effectifs stables.
à plumes. Pour le tétras, la possibilité de prélèvement doit être définie par l'observatoire de montagne ; la décision préfectorale sera prise à la mi-septembre. Quant aux alouettes, les quotas ne sont pas encore fixés, mais cela tournera autour des 40 000 pour 240 pantes.


Contrôles en tous genres. Les gardes nationaux quittent aussi la « lorgnette » visant les chasseurs ; la mission touche à un problème sanitaire très actuel : la surveillance des migrateurs, notamment dans le cadre de la prophylaxie contre la grippe aviaire : « Nous avons récemment trouvé des cadavres de cygnes et une cigogne ». Les oiseaux ont été relevés et expertisés. Les pompiers appellent aussi Xavier Horgassan pour des gibiers blessés à la suite de collision avec des voitures : « J'ai même euthanasié un rorqual sur la plage de Bidart ». Tristes nécessités ou découvertes : « C'est mon chien qui a retrouvé Cannelle ».
Les vautours occupent aussi une belle part de l'emploi du temps (350 jours/agent) : « Nous avons relevé entre le 5 mars et la fin août, 55 dommages, la plupart des enquêtes sur des bovins et des ovins. » Xavier Horgassan se méfie des imputations agressives à ces charognards : « On entend tout et n'importe quoi. On met en cause le vautour sur une mise bas, mais cela peut être lié à une pathologie. »
Des faits précis dans la narration en cas de présumée attaque peuvent aussi buter sur une toute autre réalité : bête déjà accidentée ou mourante, etc. Après cela, Xavier Horgassan et ses hommes n'en auront pas fini pour traquer les poseurs de « cédades », ces multi-collets pour capturer les oiseaux. Lui-même en possède une collection quasi-ethnologique".

 

 

 

 

 

 

 

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8 septembre 2007 6 08 /09 /septembre /2007 09:56
Le peuple Basque peut s'enorgueullir d'avoir fait vivre jusqu'à aujourd'hui et, je l'espère, pour longtemps encore, l'Euskara, sa langue, la plus ancienne d'Europe.
D'autres records sont moins nobles, ce qui n'empêche pas certains de s'en gargariser.
Je pense particulièrement, puisqu'il se déroule en ce moment même au "Rallye des cimes", dont on ne cesse de nous répéter qu'il est le plus ancien d'Europe.
Au début, c'était l'affaire de quelques copains, deux ou trois militaires (pardon, j'ai dit un gros mot), deux ou trois bergers qui, d'après moi, n'ont rien à gagner, moralement parlant, à fréquenter des militaires. Mais depuis longtemps déjà, le monde du fric a flairé la bonne affaire et ça sponsorise à fond. Au niveau local, c'est comme la coupe du monde de foot ou de rugby ou les soixante ans de Jhonny Halliday , on n'y échappe pas. Même sans lire les journaux, sans regarder les infos à la téloche, sans écouter la radio, on sait que l'on va forcément tomber à un moment ou à un autre  sur quelqu'un qui va nous en parler. Sauf à rester blotti dans une grotte en compagnie des Chauves-souris mais justement, c'est par ces endroits là qu'ils vont vroum-vroumer et dépenser pour faire mumuse un carburant dont la combustion nous dérègle le climat planétaire et dont ont nous dit qu'it que raréfié, il coûtera bientôt aussi cher que le champagne!
Quinze jours avant le début des "festivités", doublées d'un salon du 4x4 à Licq Atherey ( ce que c'est que la culture! ), on ne peut entrer dans un Bureau de Poste sans se sentir agressé par l'intimation qui nous est faite de nous intéresser à cet événément. Nous sommes vivement invités à acheter les DVD, les casquettes, les tee-shirts, les enveloppes timbrées, les cartes postales, les porte-clefs qui glorifient notre "Paris-Dakar" (pardon, j'ai encore dit un gros mot ) local. J'ai voulu acheter des timbres hier et je me suis vu demander de "supporter"cette édition du Rallye des Cimes. Pouvez toujours courir --- rouler, voulais-je dire! Plutôt mourir que de "supporter" (anglicisme) ce scandale qui m'insupporte (ça, c'est du Français) depuis tant et tant d'années. 
Vous aider à rendre encore plus omniprésente cette non culture du bruit,  de la vitesse, de la violence? Vous aider à effrayer les troupeaux , à agrandir les fondrières, à couvrir de boue mélée à la merde de brebis des centaines d'individus qui braillent des encouragements au bord des sentiers, à mettre en danger la flore et la faune, en particulier certains oiseaux fort peu populeux comme le gypaète qui est une espèce très craintive?
A vrai dire, je tremble d'anxiété. Que va-ton me demander de "supporter" la prochaine fois que je vais acheter un timbre? Il n'y a pas si longtemps, c'était une équipe de foot, ou de rugby, je ne sais plus trop parce qu'à part la forme du ballon, je ne connais pas la différence.  L'autre jour, je suis passée sous un maillot de joueur au moment où il se décrochait du plafond de la poste et je l'ai reçu sur la tête. Si, je vous jure. Et je n'ai pas trouvé ça supportable du tout.
Au fait, là où il y a écrit la poste, si vous vous occupiez plutôt d'acheminer les lettres correctement et en un temps acceptable, vous savez, comme dans le bon vieux temps jadis, il y a quelques années seulement? 

Je fais partie d'une petite équipe qui, il y a un an et demi, a constitué l'association "Le Grand Chardon-Astobelarra". Nous avons dans l'idée de monter une collection de petits livres rassemblant de beaux textes sur l'écologie, si possible en biligue Français -Basque, ou, pourquoi pas le contraire?. Mais, dans un premier temps, nous avons publié "Pensements",le livre de Laurent Caudine, le Vert Souletin qui n'est plus solitaire, dont le texte ci-dessous est extrait. Si vous voulez en savoir + sur le livre et l'association, une adresse :
http://lespensements.free.fr/

PS : Au fait---- Hier soir, qui a gagné France-Argentine?


rallye.JPG


LE RALLYE DECIME

"La Soule c'est le paradis des chasseurs et des 4 x 4. La première fois qu'on est allé en Soule, c'est d'abord ce que l'on a vu : des 4x4 grondants d'où descendaient des hommes habillés à la Bigeard avec des gros fusils. Alors, on a dit que dans la montagne de Soule, en automne, quand elle est la plus belle, on se croirait à Verdun tellement ça tire." Extrait du guide du Routard.



J'ai le front comme la proue du Titanic, sauf qu'il n'y a aucun iceberg en vue. Je prends les embruns agrestes dans les naseaux comme un cheval au galop sur une terre vierge, un océan de verdure, qui dure, qui dure. Sous mes bras, dans mon cou, sous mon maillot, l'immense ventilateur élimine la sueur au fur et à mesure, je n'ai pas froid, je n'ai pas faim, je suis bien. À Menditte, je sais que Basabürüa va bientôt montrer sa tête de femme secrète, et je pédale comme un champion pour la rattraper. Mon vélo, un Ocean-Express, VTT de son état, vert et jaune, gonflé à l'énergie musculaire, se grise et me sourit en me disant que la dernière montée de Sainte-Engrâce, on se la fera comme en 97, quand on avait des jambes de sanglier culturiste.
Puis un mugissement faible venu de loin vient rompre l'équilibre fragile du moment. Rien de bien grave, rien d'anormal, mais ma crainte se confirme lorsque ce véhicule, un « tout et rien » moche comme ceux du Paris-Dakar me double en vrombissant tel un animal dressé pour tuer. Au passage, il semble me dire « poussez-vous j'arrive, tremblez braves gens ! »  Il pue, il pète à mon passage et vomit sa vitesse juste sous mon nez. ³C'est ça, barre-toi², me dis-je ! Et puis c'est l'avalanche. Deux, quatre, dix, vingt, quarante motos, autos et autres engins excités me doublent en gueulant, en puant, en poussièrant et le paysage jusqu¹alors sensible se métamorphose ; les feuilles se retournent, les herbes se couchent, les oiseaux se terrent, l'air s'abat et s'affaisse dans le fossé, le nez en sang, la gueule ouverte.
C'est le week-end du rallye des cimes.
Je devrais plus souvent me tenir au courant de l'actualité sportive cela me tiendrait à l'écart de ce genre de désagrément. Mais il m'est aussi difficile d'ouvrir la page des sports qu'écouter radio Mendililia plus de trois minutes.
À Sauguis, la dernière voiture se détache ; allez va donc, eh ! Automobile ! À Trois-Villes, je reprends mon souffle, je déconnecte mon apnée, mes oreilles se débouchent, mes yeux caressent paisiblement le décor, ma bouche embrasse les premières collines, et les voitures normales me paraissent presque sympathiques. Je recompose le paysage en même temps que mes sens, je reprends ma route sous mon coude, je m'approprie le bitume en zigzaguant entre les lignes blanches, je joue du pied avec les longues herbes qui bordent la route et qui me fouettent les mollets. Ouf ! Ils sont partis. À moi Atarratze, à moi Basabürüa, à moi Santa-Grazi !

Le 7 septembre 2001
Laurent Caudine.
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5 septembre 2007 3 05 /09 /septembre /2007 15:15

Aïe!!!!!!!!!!
Cendrine va encore penser que je fais une fixette sur la corrida.
Tant pis, je prends le risque. Cendrine, vous (si j'ai bien compris) comme moi-même vivons en des lieux où se pratique la corrida, ce qui n'est pas, c'est heureux, le cas dans tout l'Hexagone. En tant qu'êtres normalement sensibles, nous ne pouvons nous voiler la face. J'ai habité plusieurs mois, il y a longtemps de cela, une maison à Biarritz, rue de la Bergerie. Cette maison avait servi, justement, de bergerie d'opérette à Eugénie de Montijo, épouse Espagnole de Napoléon III et responsable de l'arrivée de la corrida sur une côte Basque qui ne lui avait rien demandé. Cette "bergerie " est aujourd'hui rasée et remplacée par un immeuble en béton et le troquet d'en face est devenu succursale de banque (tristes temps!). Sans doute ce séjour m'a-t-il marquée plus que je ne m'en suis rendu compte.


Eugénie, pourquoi ne t'es-tu pas occupée que de tes moutons?


Le texte que je propose aujourd'hui n'est pas de moi. Il s'agit d'une réponse qu'Olivier, un ami et de surcroît militant des Verts du Pays Basque, ( c'est dire s'il est parfait!)  aimerait faire publier par le journal Libération en réponse à une personne qui se présentait comme anti-anti corrida.
En lisant attentivement, chacun(e) pourra constater qu'en partant de la corrida, ce texte aborde bien d'autres sujets. Et non des moindres!


Réponse à l’anti-anti-corrida (anti+anti= ?) auteur d’un rebond dans Libé et dont je ne retrouve plus le nom !!

Quelle pauvreté de l’argumentation de la part d’un prof de philo !!! Vivement le dégraissage du mammouth! Hein !! Depuis mon modeste appart Angloy, à deux pas de Bayonne « villeuh taurineuh » comme le dit la pub et après une bonne journée de boulot très manuel, je tombe sur ce petit tas de mots si débiles que je me sens, dans un élan magnanime ayant pour but de faire avancer la conscience humaine ( et ouaip, même les ouvriers peuvent péter plus haut que  leur cul !!) le devoir, si si, de tapoter sur mon clavier un petit truc. Genre réponse par thème, ou tout comme.

Que serait l’art sans la corrida ?
Et oui, que serait l’art sans la guerre, les meurtres, que serait Céline sans le nazisme, Derrida sans l’humanisme ? Réduire Hemingway à son goût pour l’alcool, la chasse, la mise à mort, son narcissisme, pourquoi ne pas faire un ode au suicide aussi alors ! L’ode au meurtre de nourrisson du marquis de Sade !!  Il faut assumer la licence artistique jusqu’au bout mais pas la travestir aussi pauvrement.
_Le taureau préfère mourir en combattant qu’à l’abattoir ?
Symbole d’une mise en abîme du courage de l’animal par la grâce incommensurable que lui fait l’homme de le tuer pour une autre raison que de se nourrir. C’est vrai enfin, nous ne sommes pas des bêtes, nous vivons dans le langage et les symboles !!
Youpi, il nous fallait des aficionados avinés capable de parler des heures des petits pas chassés d’un gars en moule-burnes rose pour nous en faire part !! Et de faire cingler une exquise poésie servie par un style si viril, si poignant sur les pages de quotidien régionaux se masturbant régulièrement sur la nécessité de rester entre gens de même extraction. Hélas, que de talents cachés !!
_Cette race de taureau ne survit que grâce à la tauromachie ? La belle affaire, comme la Holstein pour le lait mais pas comme l’Armoricaine qui a faillit disparaître sur l’autel de la modernité !! Heureusement que de dangereux « écolos » la font vivre quitte à la faire mourir honteusement (poauh, l’abattoir froid versus la flamboyante mise à mort ) pour nourrir les hommes ( même si certains peuvent, par choix, par non-choix, et bientôt peut être par nécessité, décider en conscience - action typiquement humaine, que c’est agaçant, n’est-ce pas?- de ne pas se nourrir de viande). Bref, et alors, s’émeut-on de toutes les espèces si « utiles » et qui n’ont pas besoin de se faire massacrer longuement sous les « ola »d’une foule en délire pour mériter notre empathie ? (ce mot aussi, manifestement, ne vous va pas au teint si les animaux peuvent en bénéficier, quelle dépravation !! )
Bref, les zoolâtres tauromachiques s’époumonent « les oreilles !! », et la queue ?

Et encore, on a raté le laïus sur le superbe écosystème préservé grâce à cet élevage !! ouarf,ouarf !!

_Quand à la culture qui se perd, avec la larme à l’œil du petit bourgeois face à son bon plaisir malencontreusement pris pour « la »liberté, toute une pensée unique qui se morfond dans ses certitudes !! Et bien il est vrai que de critiquer une tradition est la marque d’un esprit malsain, marqué par le malin qu’il faut combattre en clouant une chouette à la porte de la grange. D’ailleurs, depuis que l’on ne mutile plus le torcol pour faire venir l’amour, nous vivons dans un monde de brutes !!
A quand le retour des ânes jetés du haut des clochers, cela changerait de la Nintendo pour éduquer nos chères têtes blondes ? Les pauvres petits désoublient la notion de souffrance, plus de cochon qu’on égorge en famille, vraiment tout se perd, heureusement que l’on voit des meurtres, des viols, des pédophiles toutes les minutes à la télé. Sinon, comment apprendrions-nous à ces pauvres petits êtres si purs que nous ne vivons pas chez les Bisounours et que surtout, surtout, répétez bien notre façon de vivre, la plus estimable de tout l’univers !!
Je me demande si l’on se pose la même question quand on commande un meuble en teck pour sa piscine où l’on pourra se rafraîchir avec délectation après une bonne boucherie, « mais que deviennent les traditions de ces arriérés de Malaisiens que l’on exproprie ? »
 Ouch, une larme dans la sangria, le bonheur est gâté !!
 _Y a d’autres causes plus urgentes dans le monde.
Ben justement, où est le mal de critiquer une telle façon de perdre son temps !!!
Y a pas urgence à valoriser aussi d’autres penchants naturels que tout homme, dans son incommensurable et intrinsèque intelligence, possède ? Se tient-on plus chaud en voyant cet animal si misérablement tué par toute cette fanfreluche ? Ne faisons-nous vraiment qu’un en accumulant tout ce que la bigoterie de pacotille peut engendrer? C’est cela le « reste » du culte des anciens dieux ? C’est cette incroyable arrogance puante qui symbolise la force d’un peuple ? Quand on « aime » les animaux, on n' « aime » pas les hommes, qui peux bien donner crédit à ça ? Le picador et son cheval ? Le chasseur et son chien ? Ah, bizarre ces exemples, non ? C’est vrai qu’il y a des frontistes n’aimant pas la corrida, et des frontistes afficionados. Pas cool, le monde est vraiment trop complexe, vite, une petite novillada et je reprends espoir pour le futur !!
Allez, allez, nous avons heureusement beaucoup d’autres exemples de part le monde (cet espace hors de l’arène) de bravoure, d’amour, d’unité, de partage et de beauté comme de haine, d’ignorance et d’insoutenable.
Alors oui, le sentiment d’impunité surpasse presque tous les autres, oui, la haine de l’autre est sûrement le sentiment qui soude le plus un groupe et alors, s’arrête-t-on à ce constat ? Nos 7000 ans d’histoire, de réflexions doivent déboucher sur un arc-boutement, sur une petite lubie « qui vient du plus profond de l’âme du Sud » (du Sud de quoi d’ailleurs, Bayonne, le sud de l’Andalousie sûrement ? Ha, satané point de vue qui peut changer !!).

Je m’attendais à mieux de la part d’un aficionado : la chaleur de l’arène, l’odeur suave et âcre, la terre battue mêlée au sang, la sueur des ses amis et voisins de siège, les sonorités sublimes des bandas, la résonance des grosses caisses, ces discussions si futiles mais si nécessaires entre inconnus, si liés par une même passion, le plaisir de faire partager toute une chorégraphie à son petit dernier, sortir et célébrer le vin et son terroir, la bonne société se montrant au bon peuple, enfin, des dizaines d’autre raisons mais non, même pas.
 Peut-être parce que de savoir que tout cela ne tient qu’à la mise à mort d’un animal anthropomorphisé, drogué, blessé, excité, tout sauf libre---
Cela n’a pas la même saveur qu’un jeune Cordobes, seul, bravant la colère de éleveurs, face aux taureaux en plein champs et en pleine nuit, face à face intime ritualisé jusqu’à en devenir ridicule en plein jour !! 
Ne reste que la répétition du simulacre pour se convaincre que rien ne change, que la vie est rassurante au milieu de ses certitudes. Quel ennui !
Et pourquoi se cacher (Nicolas a bien décomplexé la droite) le plaisir de tuer, de voir souffrir, c’est tout à fait humain comme sentiment pourtant !
Pourquoi pas non plus y voir là la capacité à regarder un être vivant souffrir inutilement et loin de ses terres et pourtant ressentir autre chose qu’un sentiment de gâchis? On dit « se forger l’âme », « s’endurcir » enfin, en tant que spectateur seulement, comme on s’amassait pour voir une pendaison. Catharsis, ouf c’est bien fait pour lui, ouf c’est pas moi…voir la mort, c’est une passion, thanatophiles de tous les pays, levons le bras (droit !) !! Aimer ses semblables, protéger, aider, comprendre, tous ses sentiments sont peut-être trop gnangnans, dévalorisants.
_Tradition ? alors pourquoi s’offusquer de la lapidation afghane, l’infanticide amazonien (quel horreur, cette amalgame est honteux. Ouaip, ouaip j’entends d’ici), il faut garder tout ça, c’est l’âme du peuple de l’Est, de l’Uuest sinon, c’est l’aculturation, la mondialisation des comportements, et blabla. Bien sûr, tout est figé, personne ne moufte, surtout pas ceux qui critiquent de l’intérieur.
N’y voir qu’une beauté factice, une mort scénarisée comme la quintessence du courage de la bête et de l’Homme, de l’Homme fardé comme un animal en pariade et d’une bête à qui l’on prête des sentiments humains !! C’est tout aussi explicable au commun des mortels n’ayant pas fait Hypokhâgne !! Comme il est facile d’expliquer que l’on prête des sentiments humains aux taureaux, qu’on le bourre de symbolisme, mais que, au grand jamais, la même empathie nous fasse ressentir la souffrance, l’injustice, voir la haine, non, ça, y’ a pas droit. Par contre, on peut se foutre de la gueule de la mémère qui parle à son chat, et oui, elle, elle est un peu fofolle la mamie. Et donc, puisque le taureau symbolise l’autre, le courage que nous désirons sentir couler dans nos veines, ne parlons même pas de ces tarés qui voient dans l’ours l’âme de la montagne et dans le loup, l’esprit des forêts.

Et non, la corrida nous apprend à être des hommes, la vie est injuste, c’est un combat ou l’on élimine l’autre, préparons-nous à la guerre, vite, où est mon Uzi !?

Non, vraiment je suis déçu par l’élite de nos professeurs. Alors voilà, on va sûrement reverser après des corridas de bienfaisance (trop drôle ces deux mots accolés !) une petite aumône aux handicapés, au petit « meurt-de-faim », la charité des riches pour se déculpabiliser, sentiment très puissant aussi. Les chasseurs font bien des rond-point fleuris. C’est sûr qu’il faut bien que quelqu’un se sacrifie pour ça, tiens, je vais revendre mon quatquat pour payer un puits à ces Nigériens qui triment quasi gratos pour extraire mon gasoil. (ouille, ah oui, la corrida m’a appris qu’il faut savoir faire souffrir l’autre pour me sentir libre et puissant, bon, ben je garde ma Jeep et je les emmerde )

Et puis, ça fait vivre tout une économie, un peu comme le tabac, l’armement (pour nous défendre bien sûr), la drogue, le trafic d’enfants et la prostitution. Et oui, c’est vrai, on va quand même pas interdire quelque chose alors que des milliers de gens en vivent quand même, ça c’est un crime !!
Bref on parle d’art et de culture, ma définition doit être passablement erronée. Mais que fait Gunther von Hagens ? Quelle dégringolade sémantique !! Et dire que l’on se foutait de Picasso : « mon gamin dessine mieux ! » Ah, Picasso, il aimait la corrida ! Il a fait le portrait de Staline aussi !
J’y vois plutôt le résultat d’un manque de culture que d’assimiler cette pantalonnade cruelle à de l’art.

Enfin bon, je ne suis pas un prof parisien, je suis né à Bayonne, coupé basque/normand avec des ancêtres scandinaves, à quelle tradition dois-je me référencer ? Dites-moi monsieur le professeur, suis-je assujetti à l’endroit où je suis né ou puis-je espérer transmuter par la connaissance, l’art et la culture, l’ineptie de ma vie sur Terre ?
Non, ne me répondez pas, j’ai paumé ma muleta.


Je m’épate de pondre une aussi longue diatribe, je me sens plus détendu maintenant. La corrida à p’têtre du bon, finalement !!

Olivier Eudes.



Passons à l'action. Ci-dessous, un appel de Michèle Becker, Présidente du CRAC 64:

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Chers amis,

 Le chanteur RENAUD avec la SPA, le CRAC , la FLAC etc....ont édité un spot publicitaire anti corrida , qui a été refusé par le BVP, trop dur à regarder, trop dur à écouter, donc CYBER ACTION

lettre à adresser aux personnes suivantes

secretariat.president@elysee.fr

jfope@assemblee-nationale.fr

jmayrault@assemblee-nationale.fr

fsauvedet@assemblee-nationale.fr

jcsandrier@assemblee-nationale.fr

 

j-cgaudin@u-m-p.org

1er.secretaire@parti-socialiste.fr

contact@mgbuffet.org

f.bayrou@udf.org

p.buchet@le-nouveaucentre.org

 

et svp, mettre en copie cachée, à n.biscaye@spa.asso.fr de la spa française vos courriers demandant l'interdiction de l'entrée des arènes pour les enfants de moins de 15 ans ( puisque le spot est trop violent???!!!raison de plus pour les enfants)

merci à tous

 

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