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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 17:26
Des porcs et des dieux (pardon aux porcs).

Je vous connais, vous allez m'opposer "Non mais, n'importe quoi! Sur la photo, là, ce ne sont ni des porcs ni des dieux, ce sont des vaches". Vous n'aurez pas totalement tort mais laissez moi un peu de temps pour en dire un peu plus, même si  c'est  à mots couverts. Et puis, de toutes manières, qui sait si les vaches ( et les porcs) ne sont pas habités par des dieux? Hein, qui sait? Non mais c'est vrai, quoi!

Parce que c'est aujourd'hui le 2 septembre, je suis allée marcher en montagne, du côté d'Esterenzubi.

Bien des soucis, pour ne pas dire plus, auraient dû me retenir à la maison. Mais je m'étais promis la quête pédestre de ce jour comme je me la promettrai chaque année  ainsi qu'un autre  jour, de printemps celui-là,  jusqu'à ce que mes jambes ne me portent plus, jusqu'à ce que le souffle m'abandonne. Quoi de plus dictatorial qu'un engagement envers soi-même?

J'ai été nulle, je me suis trompée d'itinéraire, j'ai marché cinq heures dans le silence et sans apercevoir un seul bipède, mais pas là où je voulais aller. Peu importe, je garde en tête le "bon" itinéraire pour le printemps 2016.

Je pense à ce que disait René Char "Obéissez à vos porcs qui existent, je me soumets à mes dieux qui n'existent pas".

Enfin---, je ne dis pas cela pour vous, bien entendu. Et je présente à nouveau mes excuses aux porcs.

Des porcs et des dieux (pardon aux porcs).
Des porcs et des dieux (pardon aux porcs).
Des porcs et des dieux (pardon aux porcs).
Des porcs et des dieux (pardon aux porcs).

Le Patou ci-dessus a été mon compagnon de marche pendant deux heures. Il m'a précédée dès ma sortie du village, se retournant comme pour m'appeler lorsque je traînais trop à son goût, jusqu'à ce que nous croisions un troupeau de vaches placides mais qui lui faisaient très peur. En redescendant, j'ai pu constater qu'il était sagement rentré à la maison. Ah, j'oubliais : il raffole du  pain bio de "Axola gabe" et du pâté végétal!

Des porcs et des dieux (pardon aux porcs).
Des porcs et des dieux (pardon aux porcs).
Des porcs et des dieux (pardon aux porcs).
Des porcs et des dieux (pardon aux porcs).
Des porcs et des dieux (pardon aux porcs).

Un sac et un bâton trouvés au pied d'une poubelle, des chaussures de marche à trois euros au Secours Catholique, un jean's vieux de quarante ans transformé en pantalon de montagne, ça ne coûte pas cher, la rando!

Des porcs et des dieux (pardon aux porcs).
Des porcs et des dieux (pardon aux porcs).
Des porcs et des dieux (pardon aux porcs).
Des porcs et des dieux (pardon aux porcs).
Des porcs et des dieux (pardon aux porcs).
Des porcs et des dieux (pardon aux porcs).
Des porcs et des dieux (pardon aux porcs).

J'étais si près! Comment ne pas aller faire une petite visite aux deux loustics de mon coeur? Altxor et maman Gaztain derrière lui.

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 09:05
Quelques bulles

Demain, 2 septembre 2015, Gilles Marchal aurait eu 71 ans.

Voici une chanson inédite, enregistrée peu de temps avant son départ .  Hontz Xuria l'a mise en images. Demain, je pars en randonnée, ou plutôt en pélerinage toute la journée. Alors, je la publie ce soir.

 

 

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21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 18:17
Coup de gueule

Une contribution de Celia Reggiani.

Franchement les "posts" du style " On se préoccupe bien plus des animaux que des humains " m'épuisent . C'est une posture imbécile et profondément malhonnête . Ceux qui se plaisent à opposer empathie pour les animaux et empathie pour les humains ... demandez leur ce qu'ils font concrètement pour l'humanité .. pour leur voisins , pour les autres en général , à part afficher de grandes idées humanistes et ça c'est tellement facile ! C'est à la portée de n'importe qui !
Vous vous trompez de cible les amis !
Ne pas accepter ou déplorer que l'humanité traite les êtres vivants non humains de la sorte n'implique pas que l'on ne soucie pas des autres humains . C'est souvent plutôt le contraire d'ailleurs . Oui , les animaux vivent quotidiennement un vrai génocide et contrairement à ce qui se dit sur ces posts imbéciles , les humains sont incomparablement mieux lotis ( qui peut le nier ?? ) même si nombreux sont ceux qui souffrent terriblement .. pas la peine d'aller bien loin : déjà au bord du périph , les tentes de Roms …

Et puis ceux qui déplorent la faim dans le monde continuent allègrement pour la plupart à se gaver de viande malgré les pénuries et ravages qu'induisent l'élevage industriel justement :
L’élevage induit également un énorme gaspillage d’eau afin de transformer les végétaux en protéines animales : Pour produire 1 kilo de soja, il faut 2.000 litres d’eau, un peu plus que les 1.900 litres nécessaires pour 1 kilo de riz. Il faut 3.500 litres pour 1 kilo de poulet, et pour ce qui est du bétail 100.000 litres sont nécessaires pour 1 kilo de bœuf …
Un boeuf fournit 1500 repas alors que les céréales qu'il a consommé sa vie durant pourraient fournir 18 000 repas !! Capisce ??
Tout ça pour nos chères papilles !! Et on poste on poste , on fait circuler des grandes idées , on s'indigne sur ces enfants qui meurent de faim !! Quelle putain d'hypocrisie !! Reconnaissons au moins notre incohérence ! MERDE !
Pour mémoire :
-en France, plus de 3 millions d’animaux sont chaque jour reproduits, élevés, brutalisés ,
sacrifiés pour la consommation de produits d’origine animale.
-chaque semaine, dans le monde, plus d’un MILLIARD d’animaux sont exploités, maltraités et tués pour devenir de la viande, dont ceux en fin de « parcours de production » qui ont servi à produire du lait, des œufs et autres produits d’origine animale.
-chaque seconde, à travers la planète, plus d’un animal meurt pour l’industrie de la fourrure.
- chaque jour, en France, plus de 7000 animaux sont utilisés, suppliciés et tués dans les laboratoires d’expérimentation publics et privés.
aux USA 14 millions d'animaux par jour mis à mort pour notre alimentation = 5 milliards par an !!

Claude Lévi Strauss qui comme chacun sait se foutait de l'humanité comme d'une guigne :
""Jamais mieux qu'au terme des quatre derniers siècles de son histoire l'homme occidental ne put-il comprendre qu'en s'arrogeant le droit de séparer radicalement l'humanité de l'animalité, en accordant à l'une tout ce qu'il refusait à l'autre, il ouvrait un cercle maudit, et que la même frontière, constamment reculée, servirait à écarter des hommes d'autres hommes, et à revendiquer au profit de minorités toujours plus restreintes le privilège d'un humanisme corrompu aussitôt né pour avoir emprunté à l'amour-propre son principe et sa notion. »
— Claude Lévi-Strauss, Anthropologie Structurale Deux (1973), p.53."

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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 18:06
Photo Laura

Photo Laura

Ce matin, au marché de Saint-Jean-Pied de Port, je découvre un stand qui, je l'apprends plus tard est présent à chaque marché depuis le début de l'été.Deux sortes de petits "présentoirs". Dans le premier, les animaux ci-dessus dont j'ignore le nom, dans l'autre des chèvres naines. Autour de ces animaux, le bruit, la foule. Aujourd'hui, pas de chaleur, mais j'imagine certains autres lundis--- Les enfants tirent les parents par la manche pour s'approcher. Ils veulent voir, toucher caresser, demander si l'on peut adopter ces petites bêtes, même s'il est écrit "Les animaux ne sont ni à vendre ni à donner". Des centaines et des centaines de mains se promènent sur le dos et la tête de ces êtres vivants transformés en bêtes de foire et qui ne doivent pas faire de vieux os.

Je cherche en vain sur les parois des présentoirs une autre inscription qui m'indiquerait qui sont ces gens, leur adresse. Et j'observe le manège. Il y   trois vendeurs-racoleurs visibles et peut-être plus. Ils interpellent les passants et sortent de leurs étagères cachées des boîtes de bonbons à la sève de pin. Une de ces personnes vient vers moi et me demande "Vous aimez les animaux, madame?". "Oui, mais je suis en train de me demander si vous les aimez vraiment, vous, pour leur faire subir un tel traitement". "Oh, mais, madame, il faut que je vous explique. Nous sommes un petit cirque  et nous militons pour que les animaux ne soient pas en cage dans les cirques. C'est pour cela que nous vendons ces bonbons, pour venir en aide aux animaux. Cette petite bête de Chine, là, vous voyez , mon mari l'a sauvée de l'abattoir" Moi "Vous me racontez vraiment n'importe quoi, je ne connais pas les tenants et aboutissants de votre arnaque mais je sais que c'est une arnaque et que ce que vous faites là, c'est de la maltraitance animale".

Là, dessus, je rencontre une amie et lui dis que je regrette d'avoir réagi ainsi, que maintenant, je ne peux en savoir plus. Alors, elle y va et demande où l'on peut voir ces animaux lorsqu'ils ne sont pas sur les marchés. Réponse vague : quelque part vers Anglet ou vers Biarritz. Demande de précision à la réponse tout aussi vague: du côté de la halle d'Iraty. "Serait-il possible d'avoir une carte du cirque, ou de l'association?" "Elles ont toutes été distribuées ce matin." Et là, son intelocutrice plante mon amie et va parlementer avec ses collègues, très certainement pour leur dire que ça sent le roussi.

De retour à la maison, je fouine sur le net et trouve le lien d'un blog qui dépeint la même arnaque en d'autres lieux ( voir ci-dessous même s' il y en a d'autres) . Mais là, ce n'est pas au profit des animaux comme comme cela m'a été servi à moi, mais à celui des gens du cirque. Cause à géométrie variable---

 

Voilà. Si vous tombez sur ce genre de personnes, dites-leur poliment le fond de votre pensée et parlez-en autour de vous pour que le moins possible de gens soient piégés. En ce qui me concerne, quitte à être traitée de délatrice, je compte alerter la mairie. Je sais bien que l'autorisation d'exposer et de vendre sur le marché a été donnée, mais il y a très certainement un moyen de  coincer ces escrocs à la petite semaine sur le sujet de l'origine des animaux, leur "traçabilité" en quelque sorte. Oui, je sais, je sais, à côté de Balkany (entre autres)--- La différence, c'est que Balkany, tout le monde en parle.

 

 

Photo Laura

Photo Laura

Photo Laura

Photo Laura

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15 août 2015 6 15 /08 /août /2015 16:48
Ikea, pourri jusqu'à l'os.

Ikea, partout dans le monde, c'est la participation à l'enlaidissement des paysages, le gaspillage, la vente de produits à obsolescence programmée, l'agonie des petits commerces de centre-villes. Ikea, en plus, à Bayonne (mais ce n'est certainement pas un cas isolé), c'est la destruction de la dernière zone humide qui pouvait protéger des inondations de plus en plus fréquentes.

Mais sans doute cela ne suffisait-il pas à la carte d'identité du molosse (pardon les molosses). Depuis hier et l'on ne sait jusqu'à quand, Ikea s'est installé devant l'office de tourisme de Bayonne pour une animation avant son ouverture le 26 de ce mois. Cette animation est entièrement consacrée à la corrida et vise à toucher en premier les enfants. On n'enrôle jamais les humains assez tôt dans la surconsommation de masse et dans le sadisme autorisé par un alinéa de loi dans une partie du territoire de l'Hexagone.

Ah, bien entendu, jusqu'à présent, le message est édulcoré. Avec tous ces abolitionnistes qui traînent partout, on ne peut pas frapper de face, il faut savoir louvoyer. On ne voit pas de taureaux, juste des boules, mais vous aurez du mal à me faire croire devant cette fidèle reconstitution  du coeur d'une arène, qu'il n'y a pas une grosse arrière-pensée de malades. La tauromachie se porte de plus en plus mal,elle ne sait comment sauver sa peau. Alors, hein, si entre un conseil municipal taurin et une entreprise géante accueillie sans états d'âme malgré les destructions qu'elle entraîne on peut s'épauler, il serait dommage de ne pas le faire---

Et en plus, aujourd"hui, jour férié, les animateurs travaillaient. Demain aussi, j'imagine. Misère!

S'il vous plaît, remuez, écrivez, "mailez" téléphonez à la mairie, à l'Office du tourisme, protestez! Pas besoin pour cela d'habiter Biarritz ou d'y être en vacances. Les taureaux ( et les chevaux de corrida) comptent sur vous.

 

Ikea, pourri jusqu'à l'os.
Ikea, pourri jusqu'à l'os.
Ikea, pourri jusqu'à l'os.
Ikea, pourri jusqu'à l'os.
Ikea, pourri jusqu'à l'os.
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12 août 2015 3 12 /08 /août /2015 18:46
Non, tout ce qui est mauvais n'est pas forcément basque.

Que les choses soient claires, mais alors très très très claires: je suis absolument opposée à la barbarie, même édulcorée aujourd'hui  (l'oie tuée avant le "jeu"), qui consiste lors de festivités à couper le cou d'une oie pendue par les pattes.

Non, Je voudrais juste dire que des propos prononcés de ci de là et qui présentent cet "antzara joko" comme une tradition basque sont un tantinet agaçants ( c'est mon jour de litotes). A l'occasion de la dénonciation tout à fait légitime de cette activité lors des fêtes de Cambo, il a été  dit dans la presse mais surtout dans les réseaux sociaux , puis répété et encore répété qu'il s'agit d'une tradition  ou d'une coutume basque.

Et bien non, même si cette pratique porte ici un nom basque, elle n'a rien de spécifiquement basque, pas plus que la corrida, d'ailleurs! Et tout comme il est extrêmement désagréable ( cf liens 3 et 4) de voir la corrida systématiquement accolée à la culture basque, il est très énervant de lire sur les réseaux sociaux les torrents de mépris qui s'abattent sur les Basques considérés comme des arriérés, des abrutis, des bouseux sans culture, eux qui auraient subitement sorti de leur béret ce fameux   "Jeu de l'Oie".

Et pourtant (cf lien 1), cette pratique était d'usage dans toute l'Europe par le passé. Et pas uniquement dans les campagnes. Mes parents, nés respectivement en 1900 et en 1913, se souvenait d'y avoir assisté à Paris, non sans horreur. Et les amoureux des films de Claude Chabrol se souviennent de cette scène dans "Une affaire de femmes" (1988) où pendant l'occupation nazie, une oie est décapitée vivante en pleine ville. Je ne suis par ailleurs pas au fait de tout, mais j'imagine que le jeu de l'oie n'est pas présent en 2015 que par ici.

Voilà. Je ne suis pas Basque mais je me sens personnellement blessée quand-même.

Que cela ne m'empêche pas, ne nous empêche pas de protester contre cette pratique partout où elle existe encore.

 

Autre curieux amalgame : il y a quelques jours, un journaliste de "Sud-Ouest" faisait, sur son mur facebook,  part de sa désapprobation face au jeu de l'oie. Il ajoutait qu'il était choqué du fait que les ant-corrida ( dont très certainement il ne fait pas partie) approuvent la pratique de l'oie décapitée en public. Alors, là, saperlipopette, j'aimerais bien que l'on m'explique! D'ailleurs, je lui ai demandé de m'expliquer. Il ne m'a pas répondu. Tout commentaire me semble superflu.

 

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6 août 2015 4 06 /08 /août /2015 08:00
Amour absolu

De gros soucis avec la technique ( problème de son) m'ont conduite à effacer la vidéo que j'avais publiée hier. Après quelques péripéties,  la voici donc de nouveau, en bon état cette fois. Enfin, j'espère---

En tous cas, merci aux amis qui ont supporté mon énervement.

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Published by Jeno l'écolo - dans Gilles Marchal
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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 10:28
Léa Vicens, tortionnaire de taureaux et de chevaux.

Léa Vicens, tortionnaire de taureaux et de chevaux.

       Une contribution d'Isabelle Nail-Arrouy                 

 

Je m’étonne encore, mais le devrais-je, d’entendre des arguments frileux dans la bouche de personnes qui ne vont pas à la corrida, sans vraiment la désavouer. Le sens de l’éthique ne paraît pas les avoir effleurées. Sans doute un mécanisme interne a-t-il bloqué des facultés à s’émouvoir pour la bête, à réfléchir à ce que fait l’homme avec ses piques et ses tranchants au prétexte d’un amusement, mieux, d’un art et d’une tradition. 

Si souvent entendues chez les gentils habitants de ma ville taurine les phrases du style : « Moi, je n’aime pas la corrida, mais, bon, ceux qui n’aiment pas ne sont pas obligés d’y aller, chacun est libre… », ou bien : « Qu’on l’interdise aux enfants, oui, c’est normal, mais les adultes font ce qu’ils veulent… », ou : « C’est aux parents de décider d’emmener ou pas leurs enfants… » Et, plus fallacieux : « Ici, il vaut mieux éviter de parler de la corrida… »

Ils sont nombreux à ne pas s’interroger sur la réalité de ce qui est nommé spectacle à l’intérieur de monuments romains antiques ou de leur copie moderne. L’enceinte des plus anciennes arènes résonne encore de la souffrance des gladiateurs et de celle de tous les condamnés à une mort atroce, dévorés par les fauves ou écrasés par un taureau furieux sans possibilité de se défendre. Le sang versé imprègne ces lieux de distraction des temps barbares où la vie humaine et animale ne comptait pas, où la cruauté saisissait les hommes comme une maladie contagieuse. Il était dans les mœurs de tromper l’ennui en regardant combattre et mourir, d’applaudir le héros brave et la belle mort du vaincu. Sénèque s’en est ému jusqu’à exprimer son dégoût dans une lettre à Lucilius (cité dans mon livre Ni art ni culture) !

10295680_4947640826454_385710679849925591_nAujourd’hui, au XXIe siècle, nous assistons à la même hystérie collective, au désir de mort porté par la foule des spectateurs, à la satisfaction devant le sang bien versé et l’habit souillé du héros brandissant ses trophées. À côté des débordements hérités des croyances et modèles familiaux et des us et coutumes de certains groupes humains, le laxisme des autres évoque la soumission à l’autorité, l’interdiction de ressentir et d’exprimer des émotions, l’impossibilité d’être soi, l’imitation d’un modèle intrafamilial de non-respect de l’animal ou de l’indifférence à son égard, comportement appris dans l’enfance en l’absence de modèle contraire, comme je l’ai déjà expliqué. D’autre part, la maltraitance subie dans l’enfance donne (en l’absence d’un témoin secourable) des comportements barbares de vengeance envers l’animal ou envers les humains et souvent commence par l’un pour finir par l’autre. L’attitude qui consiste à ne pas prendre position contre les sévices infligés aux taureaux et le sacrifice de nombreux chevaux au nom d’une pseudo-tolérance relève de l’inconscience totale, du manque d’empathie, de l’incapacité à penser ou de la difficulté à s’affirmer, le tout résultant du vécu au sein de la famille enracinée dans son histoire.

La soumission à l’autorité d’un maire et de son équipe qui interdit par arrêté toute expression de l’indignation naturelle devant la barbarie prend racine dans l’éducation à type de pédagogie noire (terme de la psychanalyste, philosophe et sociologue Alice Miller) au nom de laquelle, pour le bien de l’enfant, l’expression de soi lui est interdite et la soumission exigée, explicitement ou de façon dissimulée. Cette attitude se retrouve chez certains élus, particulièrement chez ceux qui préconisent, en nos villes taurines, de ne pas parler de la corrida (par crainte de la réaction de la figure d’autorité et en fidélité inconsciente à un pouvoir bien plus ancien). Elle se retrouve également chez ceux qui ne s’expriment pas sur le sujet et votent les subventions (allant à l’encontre de leur personnalité profonde encore tapie dans l’ombre) pour ne pas déplaire, faisant semblant de croire, avec le chef, que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Le parler franc, l’attitude claire et saine, éthique, la conscience morale de ce qui se fait et de ce qui ne se fait pas (Jung) imposent de s’indigner et de s’opposer à toute forme de traitement cruel envers l’animal, particulièrement dans nos régions du Sud, où la barbarie se donne en spectacle et se prétend un art et une tradition à transmettre aux enfants. Les écoles taurines bouclent la boucle de l’infamie en pratiquant la pédagogie noire, qui consiste à enseigner aux enfants (en les mettant en danger) comment torturer et mettre à mort de jeunes animaux. Décidément, non, nous ne pouvons pas nous taire et nous contenter d’admettre qu’on puisse aimer ou pas la corrida.
Isabelle Nail
Analyste jungienne et écrivaine
Auteure de Ni art ni culture

 

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31 juillet 2015 5 31 /07 /juillet /2015 17:00

J'emprunte le titre de ce post à Pierre Fournier  (voir tout en bas)

Donostia (Saint-Sebastien) retourne se vautrer dans le sang des taureaux suppliciés. Et en présence de Juan Carlos, grand ami des Basques , chacun(e) le sait. (Non, mais bon, je plaisante, là!) Voir dessin, mais jeu de mots en Basque difficile à traduire. Disons que Donostia sera de nouveau souillé par le sang des taureaux suppliciés.Honte à ceux qui sont à l'origine de cette régression.

Pourtant, l'abolition avance à grands pas ces derniers temps  un peu partout dans le monde  et particulièrement en Espagne où de plus en plus en plus de villes préfèrent retirer les subventions à cette babarie et les diriger vers le social et le culturel.

Un ami et moi avons voulu laisser une trace au passage à Esnazu et à Baigorri, devant les frontons de ces communes respectives.

 

Tortura ez da gure kultura. Zezenek irabaziko dute!

Corrida abolition!

On les emmerde, ça continue!
On les emmerde, ça continue!
On les emmerde, ça continue!
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Published by Jeno l'écolo - dans Corrida basta
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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 10:01

Une plaie béante

Un article d'Anne-Marie Bordes, dans le journal Enbata.

(S'il vous plaît, signez et faires signer autour de vous la pétition tout en bas. Note de la blogueuse).

 
 
 
 
 
Anne-Marie Bordes
Anne-Marie Bordes
 

CollectifAuxArbresCitoyensL’élargissement de l’A63 a provoqué une onde de choc sur sa portion Bidart-Biriatou. Une saignée béante révèle au grand jour certaines erreurs commises lors du choix du tracé autoroutier et au-delà, met l’accent sur la fuite en avant dans laquelle la Côte basque est engagée. C’est l’une des tares originelles de l’A 63 tenue d’assumer la double fonction d’autoroute de liaison grande distance et de desserte locale dans une zone où l’urbanisme n’a cessé de s’intensifier sans la moindre anticipation, le coût des péages ayant subi une courbe analogue.

Le coût de l’élargissement à trois voies de l’A63 dépasse largement celui d’un énorme chantier de BTP aussi onéreux soit-il. Il a pris les proportions d’un massacre dans sa partie sud (entre les péages de Biarritz et Biriatou) le summum étant atteint sur la portion Guethary-Saint-Jean-de-Luz et une partie d’Urrugne.

Là où l’autoroute de la Côte Basque sur sa lancée vers la péninsule ibérique, côtoie au plus près l’ex-RN 10, l’ancienne route des vacances en Espagne empruntée par des millions de Français et Européens du nord jusqu’à la fin des années 70. C’est l’une des tares originelles de l’A 63 tenue d’assumer la double fonction d’autoroute de liaison grande distance et de desserte locale dans une zone où l’urbanisme n’a cessé de s’intensifier sans la moindre anticipation, le coût des péages ayant subi une courbe analogue.

Il aura fallu la déforestation “sauvage” des maigres espaces séparant A 63 et ex-RN 10 au premier trimestre 2015, pour que le saccage crève les yeux. En réalité il date du début des années 70, lorsque coups de crayons et assauts de pelleteuses déterminèrent son profil, sous l’égide de l’ACOBA (Autoroute de la Côte Basque) laquelle passa le relais aux ASF (Autoroutes du Sud de la France) et Vinci Autoroutes.

Arrachés du jour au lendemain

Fortes de leur expérience sans trop de remous au nord de Biarritz, pelles et débroussailleuses ont “décapé” les terres bordant l’A63 (dans l’emprise ASF tout de même) sans l’ombre d’une concertation avec les communes riveraines ni la moindre communication auprès des utilisateurs.

Arbres et arbustes ont disparu du jour au lendemain, à l’exception de quelques frêles exemplaires entourant une tente abandonnée par un campeur parti sans laisser d’adresse…

Les flux non-stop de circulation sur goudron et béton sont une plaie béante, la palme de l’horreur revenant à la portion Guethary-Saint-Jeande- Luz et une partie d’Urrugne. Un choc ! Le 15 juin, les responsables des travaux ont reconnu avoir “mal discerné” lors d’une réunion publique en mairie d’Urrugne, sous la pression du collectif Aux arbres citoyens!. Créé le 7 mai par une poignée de riverains de Guethary, sa pétition pour le reboisement a déjà recueilli 8.000 signatures. Il exige la mise en place d’un “paravent efficace”, à base d’espèces exclusivement persistantes, d’une hauteur minimale de 3 à 5 mètres, plantées à 5 mètres maximum de distance.

Les opérateurs ont promis de s’exécuter de même qu’au niveau des pare-bruits, toujours grande source d’inquiétude, thème dont l’association Lurra Zain a, entre autres, fait son cheval de bataille. On peut espérer que le regard des usagers de l’A63 et de l’ex- RN 10 en bordure desquelles le mal est déjà fait, ne s’arrêtera pas là, mais prendra la pleine mesure de l’urbanisation galopante de toute la frange côtière engagée dans une fuite en avant sans fin.

La France défigurée

En dépit des apparences, Guéthary (traversée par 1 km d’autoroute) fut la commune la plus pénalisée par l’A63. 25 hectares d’emprise pour une superficie globale de 142 hectares, dont 75% en zone de bruit du fait de l’A63, de l’ex- RN 10 et de la voie ferrée qui saignent la commune ! Deux autres tracés à l’est (vers Ahetze) auraient pu l’épargner mais “on” choisit le pire pour le village. Guethary fit corps autour de son maire, Solange Beaudon-Larchus (peu soutenue par ses pairs notons-le), farouchement opposée à la percée de la seule colline du village à deux pas de son église. Elle voulait un tunnel comme elle l’expliqua dans l’émission TV “La France défigurée” du 24 février 1974. Epaulée par l’association écolo “Jeunes et Nature” et son jeune président Pierre Lebaillif, c’est au prix d’une manif courageuse que l’élue obtint une tranchée couverte d’une petite centaine de mètres… inaugurée en grande pompe en 1978. Ce fut sa revanche.

Jusqu’où ira-t-on ?

Le contournement de Saint-Jean-de-Luz qui devait faciliter l’accès aux plages datait de 1972. Rares furent ceux qui avaient envisagé l’explosion du fret routier France-Espagne passé de 500 camions/jour à 9.000 aujourd’hui ? C’était pourtant l’époque où la Mission interministérielle pour l’Aménagement de la Côte Aquitaine (elle intégrait la Côte basque et la Basse vallée de l’Adour, 1967-1992) dont la mission était de mettre en cohérence le développement économique régional (via le tourisme en particulier) et les équipements structurants.

Lors de la présentation du schéma provisoire d’aménagement en janvier 1974 à Pau, il y eut au moins un élu du littoral pour regretter que “coincé entre l’A 63 et la côte, le paysage soit voué à l’invasion des ZUP et des lotissements pavillonnaires”. Il ne croyait pas si bien dire !

Jusqu’où ira-t-on dans l’incohérence ? Le maire de Guethary est l’un des (rares) élus de la Communauté d’agglomération du sud de la Côte basque à poser la question, qui vaut pour toute la côte : “L’économie reste le parent pauvre, on fait surtout de l’habitat avec pour horizon proche de fortes augmentations de population. En réalité on génère du service mais pas d’économie productive”.

 

Une plaie béante

 
 
 
 
 
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Anne-Marie Bordes
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CollectifAuxArbresCitoyensL’élargissement de l’A63 a provoqué une onde de choc sur sa portion Bidart-Biriatou. Une saignée béante révèle au grand jour certaines erreurs commises lors du choix du tracé autoroutier et au-delà, met l’accent sur la fuite en avant dans laquelle la Côte basque est engagée. C’est l’une des tares originelles de l’A 63 tenue d’assumer la double fonction d’autoroute de liaison grande distance et de desserte locale dans une zone où l’urbanisme n’a cessé de s’intensifier sans la moindre anticipation, le coût des péages ayant subi une courbe analogue.

Le coût de l’élargissement à trois voies de l’A63 dépasse largement celui d’un énorme chantier de BTP aussi onéreux soit-il. Il a pris les proportions d’un massacre dans sa partie sud (entre les péages de Biarritz et Biriatou) le summum étant atteint sur la portion Guethary-Saint-Jean-de-Luz et une partie d’Urrugne.

Là où l’autoroute de la Côte Basque sur sa lancée vers la péninsule ibérique, côtoie au plus près l’ex-RN 10, l’ancienne route des vacances en Espagne empruntée par des millions de Français et Européens du nord jusqu’à la fin des années 70. C’est l’une des tares originelles de l’A 63 tenue d’assumer la double fonction d’autoroute de liaison grande distance et de desserte locale dans une zone où l’urbanisme n’a cessé de s’intensifier sans la moindre anticipation, le coût des péages ayant subi une courbe analogue.

Il aura fallu la déforestation “sauvage” des maigres espaces séparant A 63 et ex-RN 10 au premier trimestre 2015, pour que le saccage crève les yeux. En réalité il date du début des années 70, lorsque coups de crayons et assauts de pelleteuses déterminèrent son profil, sous l’égide de l’ACOBA (Autoroute de la Côte Basque) laquelle passa le relais aux ASF (Autoroutes du Sud de la France) et Vinci Autoroutes.

Arrachés du jour au lendemain

Fortes de leur expérience sans trop de remous au nord de Biarritz, pelles et débroussailleuses ont “décapé” les terres bordant l’A63 (dans l’emprise ASF tout de même) sans l’ombre d’une concertation avec les communes riveraines ni la moindre communication auprès des utilisateurs.

Arbres et arbustes ont disparu du jour au lendemain, à l’exception de quelques frêles exemplaires entourant une tente abandonnée par un campeur parti sans laisser d’adresse…

Les flux non-stop de circulation sur goudron et béton sont une plaie béante, la palme de l’horreur revenant à la portion Guethary-Saint-Jeande- Luz et une partie d’Urrugne. Un choc ! Le 15 juin, les responsables des travaux ont reconnu avoir “mal discerné” lors d’une réunion publique en mairie d’Urrugne, sous la pression du collectif Aux arbres citoyens!. Créé le 7 mai par une poignée de riverains de Guethary, sa pétition pour le reboisement a déjà recueilli 8.000 signatures. Il exige la mise en place d’un “paravent efficace”, à base d’espèces exclusivement persistantes, d’une hauteur minimale de 3 à 5 mètres, plantées à 5 mètres maximum de distance.

Les opérateurs ont promis de s’exécuter de même qu’au niveau des pare-bruits, toujours grande source d’inquiétude, thème dont l’association Lurra Zain a, entre autres, fait son cheval de bataille. On peut espérer que le regard des usagers de l’A63 et de l’ex- RN 10 en bordure desquelles le mal est déjà fait, ne s’arrêtera pas là, mais prendra la pleine mesure de l’urbanisation galopante de toute la frange côtière engagée dans une fuite en avant sans fin.

La France défigurée

En dépit des apparences, Guéthary (traversée par 1 km d’autoroute) fut la commune la plus pénalisée par l’A63. 25 hectares d’emprise pour une superficie globale de 142 hectares, dont 75% en zone de bruit du fait de l’A63, de l’ex- RN 10 et de la voie ferrée qui saignent la commune ! Deux autres tracés à l’est (vers Ahetze) auraient pu l’épargner mais “on” choisit le pire pour le village. Guethary fit corps autour de son maire, Solange Beaudon-Larchus (peu soutenue par ses pairs notons-le), farouchement opposée à la percée de la seule colline du village à deux pas de son église. Elle voulait un tunnel comme elle l’expliqua dans l’émission TV “La France défigurée” du 24 février 1974. Epaulée par l’association écolo “Jeunes et Nature” et son jeune président Pierre Lebaillif, c’est au prix d’une manif courageuse que l’élue obtint une tranchée couverte d’une petite centaine de mètres… inaugurée en grande pompe en 1978. Ce fut sa revanche.

Jusqu’où ira-t-on ?

Le contournement de Saint-Jean-de-Luz qui devait faciliter l’accès aux plages datait de 1972. Rares furent ceux qui avaient envisagé l’explosion du fret routier France-Espagne passé de 500 camions/jour à 9.000 aujourd’hui ? C’était pourtant l’époque où la Mission interministérielle pour l’Aménagement de la Côte Aquitaine (elle intégrait la Côte basque et la Basse vallée de l’Adour, 1967-1992) dont la mission était de mettre en cohérence le développement économique régional (via le tourisme en particulier) et les équipements structurants.

Lors de la présentation du schéma provisoire d’aménagement en janvier 1974 à Pau, il y eut au moins un élu du littoral pour regretter que “coincé entre l’A 63 et la côte, le paysage soit voué à l’invasion des ZUP et des lotissements pavillonnaires”. Il ne croyait pas si bien dire !

Jusqu’où ira-t-on dans l’incohérence ? Le maire de Guethary est l’un des (rares) élus de la Communauté d’agglomération du sud de la Côte basque à poser la question, qui vaut pour toute la côte : “L’économie reste le parent pauvre, on fait surtout de l’habitat avec pour horizon proche de fortes augmentations de population. En réalité on génère du service mais pas d’économie productive”.

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Published by Jeno l'écolo - dans La hargne.Muturkeria.
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