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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 17:39
 Paroles d’immigrés au Pays Basque. Et si vous participiez?

Présentation du projet

Au Pays Basque il n’y a pas que des Basques ! Il y aussi des immigrés qui viennent s’y installer, des immigrés venus de loin : d’Afrique, d’Amérique, d’Asie.

Comment cela s’est il passé pour eux ? Qu’y ont-ils trouvé ? L’intégration s’est elle bien passé ? L’accueil des Basques a t’il été bon ? Est-ce plus facile au Pays Basque qu’ailleurs en France ?

 

Gaby Etchebarne, Basque de 82 ans vivant à Toulouse, s’est intéressée à cette migration et a rencontré beaucoup de personnes récemment installées au Pays Basque. Découvrons en images avec elle Merrah le Togolais, Malika la Berbère, Bai le Sénagalais et Sandra et Zoila, respectivement d’Haîti et Daint-Domingue. A travers leurs réflexions et récits de vie, ces personnages hauts en couleurs, ainsi que Gaby, s’esquisse une réflexion sur la place des immigrés au Pays Basque et à notre rapport, nous locaux, à l’étranger.

 

Merrah est un trentenaire qui a quitté le Togo pour faire ses études en France. Il débarque en 2004 à Paris puis reste un moment à Poitiers. C’est le travail qui l’amènera au Pays Basque : il devient juriste dans le milieu rural.

Jovial et optimiste, Merrah se rappelle non sans humour ses débuts compliqués au Pays Basque.

 

MALIKA

Malika, d’origine berbère, a quitté le Maroc à 13 ans pour rejoindre Lacq dans les Pyrénées Atlantiques et ce, dans le cadre d’un regroupement familial. Refusant un mariage forcé, elle a rompu avec sa famille et s’est réfugiée à Bayonne. Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts et Malika est devenue enseignante de danse orientale. Le Pays Basque l’a tout d’abord sauvée puis lui a beaucoup appris.

Ouverte et décontractée, Malika est d’une grâce inégalée.

 

BAI

Bai le Sénégalais est arrivé directement au Pays Basque dans les années 2000 pour ses études. Marabouthé, comme il se plaît à le dire, par les « laminak » (fées, êtres surnaturels dans la mythologie basque) il a choisi de rester sur Bayonne et y a installé le premier restaurant Sénégalais.

Décontracté et bavard, Bai adore parler du Pays Basque et de ses premiers ressentis ainsi que des points communs avec son pays, le Sénégal.

 

SANDRA et ZOILA

Sandra l’Haîtienne et Zoila la Dominicaine sont amies. Elles sont toutes deux arrivées au Pays Basque grâce à leurs maris Basques respectifs, rencontrés chez elles. Cherchant toutes deux des repères dans une société qu’elles ne connaissaient pas, elles sont tombées l’une sur l’autre dans le petit village de St Jean Pied de Port. Toutes les deux ont passé des moments difficiles à leurs débuts, la société basque n’est pas la plus ouverte de prime abord.

Complices et critiques, elles ne mâchent pas leurs mots sur leur terre d’accueil.

 

 

"J’ai découvert (Audrey Hoc, réalisatrice) l’existence de ce livre en suivant le bon conseil de personnes croisées sur Bayonne. En effet, celles-ci m’interpellant sur mon travail de documentaire réalisé sur la thématique de l’immigration à travers l’exemple du centre de rétention d’Hendaye (www.cimetieredesvivants.fr), m’ont suggéré de découvrir le livre de Gaby Etchebarne : D’ici et D’ailleurs, Paroles d’immigrés au Pays Basque. Les portraits brossés par l’auteure, disaient-elles, me permettraient de voir qu’il existe une diversité de personnes étrangères vivant sur le territoire du Pays Basque Nord, « Pays Basque français » , et visiblement bien intégrées.

Vivant au Pays Basque, à Bayonne, et ayant travaillé sur la thématique de l’immigration via ma réalisation documentaire, évidemment ce sujet m’intéressait et la curiosité à l’égard du dit livre avait de fait été éveillée.

A la lecture du livre de Gaby Etchebarne, immédiatement, des images se sont déclinées dans mon imaginaire. Les parcours et portraits lus et que je vais vous présenter par la suite me semblent intéressants et très visuels à retranscrire. Par ailleurs, les questions que soulève ce livre sont en relation directe avec les thèmes qui m’intéressent et apparaissent dans mes productions précédentes : l’humain, ses luttes (Cimetière des Vivants, Luxat Borrokan) ses questionnements (Portraits des Indignés de Bayonne), ses solutions, le rapport à l’Autre (6zoomZup). Sans pour autant intervenir physiquement dans mes documentaires, ma présence et mon regard se traduisent par une sensibilité, une écoute attentive qui me permettent d’ instaurer un rapport de proximité, « intime» avec mes personnages. Telle une anthropologue du visuel et à travers l’ « observation participante » (je suis diplomée en anthropologie), je souhaite recueillir les propos de Gaby ainsi que des immigrés et répondre ainsi aux questions que pose ce livre.

 

Qu’est-ce que l’intégration ? A quoi reconnaît-on une personne « intégrée » ? Est-ce que le fait de vivre dans un territoire à forte identité, en l’occurrence le Pays Basque, facilite l’intégration des personnes d’origine étrangère ? Quel est le rôle de la langue basque dans cette intégration ? Quelles visions ont ces immigrés du Pays Basque et des Basques ? Et a contrario, quels ont été les réactions des habitants du Pays Basque, bascophones et autres, face à l’arrivée de ces immigrés chez eux ? Pourquoi ces immigrés sont-ils arrivés au Pays Basque ? Pourquoi sont-ils partis de chez eux ?"

Gaby Etchebarne, l’écrivaine, a écouté pendant de longues heures les diffèrents personnages de son livre. Les propos qu'ils tiennent sur les conséquences de leur déracinement ressemblent étrangement aux récits des Basques qui ont connu l'exil. Émigrés et immigrés, ceux d'ici et ceux d'ailleurs, vivent des expériences semblables et souvent douloureuses. Gaby a un vécu exceptionnel : investie dans les Ordres pendant de nombreuses années, elle a rompu avec l’Institution afin de poursuivre ses activités en adéquation avec l’Autre, cet Autre qu’elle aime et aide en Argentine,au Laos pendant la guerre d’Indochine ou bien plus récemment en Palestine. Elle connaît bien le Pays Basque puisqu’elle y est née mais a choisi de vivre à Toulouse, car elle y est investie depuis des années dans diverses associations.

A quoi servira la collecte ?

La réalisation d'un documentaire de 52 minutes coute bien plus que 12 000 euros, (en général un documentaire à petit budget tourne autour de 100 000 euros), raison pour laquelle ce fond de 12000 euros n'est qu'une base (indispensable) pour mener à bien la réalisation de ce documentaire.

Les institutions qui permettant d'obtenir des aides prennent beaucoup de temps et sont souvent incertaines. C'est pour cela que je vous sollicite pour « Boost »er le projet, et pour montrer aux chaînes qu'il y a un public dans l'attente d'un film de ce genre, et que c’est pour cette raison qu’elles doivent aider à financer le reste.

 

Le financement demandé servira avant tout à couvrir une partie des tournages (7 jours) et du montage:

Premier Palier :

  • Salaires réalisatrice, cadreur et preneur de son: 3 x 350 euros par jour (charges patronales et sociales incluses, soit à peu près 180 euros net par personne par jour). Donc total : 7350 euros.

Second palier :

  • Location matériel de tournage (à 2 caméras, matériel son et lumières) : forfait de 300 euros par jour donc un total 2100 euros.
  • Une partie du travail de montage (une semaine: forfait de 1600 euros).

A ces deux paliers, se rajoute bien sûr, la commission de Pick and Boost ! (8%).

Rien qu’avec cette base nous dépassons les 12 000 euros mais ce serait déjà une part énorme du travail accompli, grâce à vous !!!

Le premier palier est une étape intermédiaire pour pouvoir assurer le commencement du projet. : les repérages ainsi que 4 jours de tournages. Bien sûr, restera à financer l’autre moitié ! Néanmoins l’acquisition de cette base est une façon de marquer ce début de construction et de vous remercier, vous, pour votre soutien !

Pour participer à la collecte, merci de bien vouloir cliquer sur le lien tout en bas de cette page .

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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 18:00
Etre le plus fort ne donne pas des droits, mais des devoirs.

Historiquement (hystériquement faudrait-il ajouter), même si la corrida pourrait s’apparenter aux jeux du cirque de l’ancienne Rome, au moment où ces spectacles de tuerie, de combat entre hommes et animaux, sonnaient l’heure de la plongée de la civilisation romaine dans la décadence, la corrida est née dans les abattoirs.
Voici ce qu'il en est de la tradition, voilà ce qu'il en est de la culture.
C’est dans les abattoirs que les bouchers et leurs commis, avant de tuer les taureaux, s’amusaient, et amusaient leurs femmes, puis, moyennant finance, les bourgeoises et les bourgeois à les faire courir, à les piquer, à les poignarder, à les couper, à les saigner vivants, à les tailler en pièces pour distribuer queue, testicules, oreilles aux spectatrices et aux spectateurs fétichistes.
Certes il est nécessaire de considérer la terreur infligée aux animaux qui satisfait les perversions voyeuristes, fétichistes et sadiques des spectateurs, compte tenu de la pulsion d'emprise perverse qui veut considérer l'autre (le faible : l'entravé, l'enfant, la femme, l'animal sans voix : la victime potentielle) comme un objet, en une conjugaison archaïque qui mêle pulsion de destruction et pulsion érotique.
La violence tortionnaire proposée en spectacle esthétique sublime une expression sadique complexe, masquée, ambivalente, issue de la pulsion de destruction, mais, plus certainement encore, issue de la pulsion perverse.
L'autre comme objet.
Complexité, car l'expression tauromachique se construit sur l'anthropocentrisme dont il est difficile de sortir et selon lequel c'est le point de vue de l'observateur (du voyeur) qui est privilégié, malgré le cortège d'arguments formels sur l'esthétique appelé en renfort. Justification complexe de la pulsion scopique voyeuriste donc. L'esthétique doit-il prendre le pas sur la souffrance ?
Masque, car l'énergie du taureau peut facilement le faire passer pour un animal agressif par nature, alors que tout est fait, dans son éducation (inculcation, incarcération, déportation, contention, brutalité) pour réduire l'animal à une chose répondant au désir d'un commerce fondé sur l'abaissement au rang de chair à peuple, d'un mammifère unique dans l'imposition de sa noblesse. La violence du taureau pour que cesse sa peur et sa souffrance est construite par les organisateurs dans son combat contre le torero, c'est-à-dire contre ce que ses tortionnaires focalisent sur le soi-disant auteur de ses affres, le torero, alors que les coups se portent sur le taureau de toutes parts.
Ambivalence, car la violence impressionnante des tableaux qui se succèdent devant le foule avide relève la double continuité de la douleur de la bête et de l'acharnement de l'humain au rang d'énergie vitale orientée à la fois vers l'esthétique (le spectacle, l'énergie, la geste, les couleurs, des hommes et une victime) et vers la mort (le sang, le noir, les tripes, l'odeur, l'horreur) au point de faire oublier au spectateur que le soi-disant respect dont il est parfois question pour justifier la tenue des tortionnaires et des aficionados, ces lâches tortionnaires par personne interposée, ne devrait pas s'appliquer au crime sur un condamné.
Enfin, la question que pose l’exhibition du spectacle mortifère n’est pas due seulement au développement d’une mise en scène sadique improvisée et fruste dans son principe (fatiguer, saigner et tuer un animal qui ne veut que faire cesser son calvaire), manifestement valorisée par les costumes brillants et la mise en scène colorée qui ne font que camoufler le côté sombre, obscur de la référence à la mort.
C’est aussi que cette manifestation d’un autre âge, l’âge de cette pulsion parmi les premières, de la bête qu’on craint et qu’on torture pour repousser l'angoisse d'être par elle blessé, dans la nuit des temps des premiers hommes, que l’on sacrifie aux peurs les plus immédiates, d'être blessé par la crise, la guerre, le mésamour, est proposé en un spectacle admis, toléré, légal.
C’est spécialement là que le bât blesse.
Il existe dans ce spectacle de torture une contradiction dans les faits. Ce qui est encore légalement toléré représente d'une part le règne du plus fort - quel exemple dans une démocratie que ce totalitarisme accepté -, le règne de ceux qui, contre l’animal seul déféquant de peur, ont le plus grand nombre, les chevaux, les épées, les pointes, les protections, ne laissent aucune chance à la bête nue jetée dans l’arène. Mais, d'autre part, la poursuite de ce rituel qu'on caractérisera un jour comme l'un des derniers crimes du vingtième siècle, implique philosophiquement que l'absence d'empathie, l'impossibilité de se mettre à la place de l'autre souffrant, à l'origine des pathologies narcissiques, entraîne la possibilité de tous les crimes.
Or, on l'a vu, la conjonction apparemment absurde de la pulsion sadique avec le légal n’est rien moins qu’un exercice de la perversité. Le pervers et sa confrontation avec la loi sont les deux conditions sine qua non de l’élaboration pathologique narcissique. Le crime doit être montré, infligeant ainsi au spectateur la confusion grotesque du bien de la lumière et du mal du sang noir.

Alexandre SANTEUIL
Le 1er décembre 2008

 

 

 

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 18:12
Clin d'oeil à Romann de celle qu'il avait baptisée "Laurence des oiseaux".

Clin d'oeil à Romann de celle qu'il avait baptisée "Laurence des oiseaux".

Quelques plumes dans le vent

 

à la mémoire de Luc Romann

 

       Quelques plumes dans le vent, volent souples et légères de vallons en vallées dans le vent doux de l'hiver. Un soleil tiède les caresse comme l'aile du printemps caresse les oisillons dans leur nid.

       La vieille demeure les regarde passer : les pierres séculaires de ses murs aimeraient bien les accompagner dans ce voyage au delà du temps.

         Au jardin, trois roses rouges, rescapées des frimas, offrent leurs pétales fripés à ce ballet aérien comme si l'artiste au cœur sensible harmonisait les quatre éléments.

       La chouette de la remise, posée sur une carriole d'un autre âge, cligne des yeux dans la lumière du jour tout en se lissant le plumage; elle aimait, lorsque la lune s'éveillait, écouter les bruits rassurants de la maison. Les soirs d'été, lorsque les grillons accordaient leurs violons, elle écoutait, attentive, des notes de guitare d'où s'envolaient des mots qui parlaient de la beauté des choses, de la fragilité de la vie et des merveilles du monde.

 

         Les chats n'ont pas trop le goût à ronronner mais une dame de passage leur offre discrètement une jolie portion de tendresse.

         Les poules caquètent dans l'herbe perlée de rosée, se réfugient sous l'auvent lorsque le vol d'un milan trace une ombre sur les murs de la maison.

         Les étourneaux, d'habitude effrontés, laissent respectueusement, évoluer cet inhabituel essor de pennes au-dessus des collines d'Armagnac.

 

         Je nous revois, il y a deux étés partageant l'omelette et l'amitié : dehors l'orage grondait puis une pluie bienfaitrice s'abattit sur le paysage, pluie attendue depuis des semaines et reçue comme une bénédiction. Les éclairs s'amusaient à déclencher de retentissants coups de tonnerre : en vérité, la terre et le ciel s'entendent à merveille disais-tu .

         Quand Jupiter poursuivit sa route vers le nord, tu pris ta guitare et quelques ballades inédites s'invitèrent dans la cuisine : le bonheur était là, palpable, fugitif...

 

         Quelques plumes dans le vent, quelques plumes dans le soleil couchant, comme une âme envolée qui s'amuse à nous envoyer des signes de vie et d'éternité.

 

Daniel LABEYRIE

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 18:06
Luc Romann: écoutez, vous allez voir.

Je ne sais pas vous. Moi, les chansons de Luc Romann, je les ai toujours perçues comme des tableaux. Et avec, en plus, les parfums! Peut-être est-ce tout simplement ça que l'on appelle la poésie, qui n'exclut ni la colère ni la révolte.

Ecoutez, inspirez,  vous allez voir, vous allez sentir, vous allez vivre.

Merci, Romann! Nous t'aimons. Sans doute ne te l'avons-nous pas assez dit de ton vivant.

 

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 17:10
Deux amplexus de crapauds communs dans la mare d'Uhaldia en 2009.

Deux amplexus de crapauds communs dans la mare d'Uhaldia en 2009.

Un ami vient de partir.

Je me souviens que, sachant que j'aimais énormément l'oeuvre de Jean Giono, il me parlait à plusieurs reprises d'une phrase où celui-ci rendait hommage à l'oeil du crapaud. Il ne se rappelait plus dans quel livre il avait lu il y a fort longtemps cette phrase qui l'avait pourtant marqué.

Je ne vois pas moi non plus. Je sais, j'aurais dû chercher plus tôt, mais si quelqu'un peut retrouver le passage----

Merci par avance.

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 16:31
Luc Romann

Une contribution de Daniel Labeyrie

 

N'avons-nous fait que rêver ?

 

Tes refrains, l'ami, courent dans notre tête... du galop des chevaux au petites roulottes qui cahotent dans la douceur du soir... N'as-tu fait que rêver, l'artiste, lorsque petit enfant du déambulais à Paris rue du Faubourg du Temple entre les étals des marchands de quatre saisons, gamin en quête de ta chère liberté !

 

Le ciel, tu l'avais dans la tête, ciel peuplé d'oiseaux libres comme le vent et la terre collait à tes basques, cette terre du Gers argileuse et ingrate où tu plantas quelques bouquets d'arbres autour de ta maison.

 

Tu pleuras la chute des grands ormes protecteurs mais ton jardin savait accueillir les herbes folles où batifolaient tes chats et tes poules. Les canards cancanaient à leur aise dans leur mare et toi tu regardais les saisons de la vie avec cette innocence d'enfant espiègle.

 

Ta carrière emprunta des chemins de traverse où les ronciers, bien souvent t'éraflèrent le cœur mais, chez toi, le prix de la liberté ne se monnayait pas en compromissions futiles.

Heureux, comblés, nous le fûmes de t'accueillir dans nos granges et nos maisons de campagne... Tes chansons résonnaient en échos sur le revers de nos âmes... Oui, tous ces couplets ciselés de main de maître nous habitent, nous enchantent...

Le colibri n'aurait jamais pris son envol si tu ne l'avais pas posé délicatement dans ta main avant de le lâcher un soir de juin alors que la lune se hissait au-dessus des platanes pour assister à ce moment magique.

 

Aujourd'hui, il fait gris dans nos têtes, aujourd'hui il y a du crachin dans nos yeux, il y a comme de la désespérance « dans un coin de nos ciels bleus » mais comme tu le chantais , « il y a de l'amour qui nous attend, il y a des lunes en roses et des soleils en coquelicots »...

 

Oui, Romann, chante sur le terreau de nos chagrins, de nos mélancolies, de nos vagues-à-l'âme... Lai lai lai...Lai lai Lai..

 

Daniel LABEYRIE

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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 16:50

Violence insoutenable des écoles taurines, où l'on apprend à des enfants à massacrer des veaux.

 

Vous m'accorderez que je publie fort peu de vidéos trash anti-corrida sur ce blog.

J'ai vraiment, pour une fois, envie de faire connaître celle-ci. Et même si les images sont difficilement soutenables, je ne prendrai pas l'habituelle précaution "Ames sensibles s'abstenir".

Parce que pour moi, elle montre mieux que toutes celles que j'ai regardées jusqu'à présent la perversion exercée par des sadiques sur des enfants qu'ils veulent façonner à leur image.

La mort par torture d'un petit veau, c'est déjà insupportable. Mais la souillure de deux innocences, celle d'un enfant d'homme et d'un jeune animal!

Alors, s'il vous plaît, ayez le courage de regarder et rejoignez-nous dans la lutte. Il n'existe peut-être pas de combat plus humaniste!

Merci à Lena qui ne me ménage pas et qui m'a fait connaître cette vidéo.

Et---, au passage---- certes des femmes suivent mais pensez-vous que des femmes auraient pu, depuis le début de l'histoire de la torturomachie, avoir l'idée de telles abominations et les mettre en scène? Féministes qui ne nous rejoignez pas, vous vous en moquez sans doute, mais je vous donne tort.

Et puis voilà, c'est tout. Ouf!

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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 18:00
Zorionak! Meilleurs voeux.
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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 13:00
L'hiver des hérissons.

Ces bébés hérissons ont besoin de vous pour survivre cet hiver.

L'association Hegalaldia n'a plus les moyens pour les maintenir en vie plus longt
emps.

Elle fait appel à vous pour les aider !

Cette année, le centre de soin Hegalaldia a accueilli environ 150 hérissons. Ceux-ci proviennent généralement d'endroits différents. Il y a ceux qui sont ramenés par les bénévoles et qui restent en semi-hibernation de novembre à mars au refuge, car ils ne sont pas assez gros pour tenir l'hiver seuls.

Certains sont amenés directement par des particuliers pour diverses raisons, d'autres sont nés au refuge et ont été élevés directement par les bénévoles, avec la tétée toutes les 2 heures jour et nuit.

Lorsqu'ils s'endorment pour passer la saison froide, les hérissons puisent dans leur graisse pour survivre. Mais beaucoup d'entre eux n'ont pas suffisamment de réserves pour passer tout l'hiver... Alors ils se réveillent, et s'ils ne trouvent pas rapidement de la nourriture - difficile avec le froid - ils se rendorment et ne se réveilleront jamais...

Si nous n'aidons pas tous ces adorables petits hérissons, que vont-ils devenir ?

Le hérisson est un animal petit en apparence, mais qui nécessite énormément de soins, de nourriture et d'entretien ! De nombreux bénévoles se mobilisent chez Hegalaldia pour s'occuper quotidiennent des hérissons actuellement au refuge, sachant qu'environ 4 nouveaux grossissent les rangs chaque semaine ! Ces hérissons n'ont pas un poids suffisant pour pouvoir survivre cet hiver sans aide. Le centre devra les garder jusqu'en mars, voire plus selon l'évolution des températures.

Tous les matins, chaque hérisson malade est pesé et "étiqueté", pour vérifier qu'il grossit bien. Les bénévoles leur administrent des médicaments, principalement des vermifuges, des antibiotiques et des traitements contre les puces et les tiques. Quelques uns, déshydratés, sont mis sous cutanée 3 fois par jour. Seringues, aiguilles, produits désinfectants et produits réhydratants sont nécessaires et coûtent cher.


Les hérissons sont des petits mammifères qui mangent énormément ! Ils ont besoin d'un régime alimentaire très complet. Croquettes pour chatons et lait de chèvre constituent le menu des plus jeunes. Ceux qui ne prennent pas suffisamment de poids ont des tétés plusieurs fois par jour. Pour les adultes, différentes sortes de viandes et fruits sont nécessaires.

Les hérissons en semi-hibernation sont installés dans 3 box différents. Les bénévoles changent la litière, constituée d'écorce de pins et de paille, 2 fois par semaine. Ils sont eux aussi pesés tous les 3 jours pour suivre leur évolution et contrôler la non-présence de vers, de problèmes respiratoires ou autres. Hegalaldia n'intervient volontairement pas tous les jours afin qu'ils ne s'habituent pas trop à la présence de l'homme. Le but n'est en effet pas de les apprivoiser.

Toutes ces dépenses cumulées pour chaque hérisson représentent au final une somme énorme.

Le travail réservé aux hérissons représente 3 heures par jour pour 2 personnes. Et malgré cette charge importante, des nouveaux hérissons arrivent régulièrement !

Hegalaldia ne s'en sort plus. Après avoir frôlé la fermeture en mai suite à ses problèmes financiers, l'association se retrouve à nouveau en difficulté. En aidant ces hérissons, vous aidez TOUS les animaux de l'association, puisque le budget consacré aux hérissons peut être reporté sur d'autres animaux dans le besoin. L'hiver est là et de nombreux animaux sauvages ont besoin de Hegalaldia pour survivre !

Le coût moyen pour la prise en charge d'un hérisson durant les mois de novembre, décembre, janvier, février et mars a été estimé à 132 euros. Ce coût inclue tous les frais présentés précédemment : entretien, nourriture, soins et médicaments.

Aujourd'hui, l'association a grandement besoin de votre aide pour sauver en priorité 10 bébés hérissons.

La somme totale pour pérenniser l'action de Hegalaldia s'élève donc à 1320 euros.

Ces 10 bébés hérissons n'ont pas encore de nom : Hegalaldia vous propose de les baptiser ! N'hésitez pas à nous soumettre toutes vos propositions en commentaire.

Toute l'équipe vous remercie d'avance pour votre aide !

*Vous bénéficiez si vous êtes imposable, de la déductibilité fiscale des dons effectués sur ClicAnimaux.com pour les associations habilitées à émettre des reçus fiscaux. 66 % de vos dons sont alors déductibles de vos impôts, à concurrence de 20 % de votre revenu imposable. Chaque don fait avant le 31 décembre 2013 à minuit vous permettra de bénéficier d'une déduction sur votre impôt sur le revenu de l'année 2013.

L'hiver des hérissons.
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Published by Jeno l'écolo - dans Aider la faune - Fauna Zain
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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 09:00
Le 27 décembre 1913, maman.

Le 27 décembre 1913 naissait notre maman à mon frère et à moi.

Il y aurait bien des manières de célébrer  cet anniversaire, d'honorer celle qui fut ma complice favorite et ma meilleure amie avant de sombrer dans l'horreur d'Alzheimer. Il fallait faire un choix.  J'ai fait celui de la musique, la danse, quelques chansons. Celles qu'elle aimait particulièrement. Et certaines, celles qui parlaient du pays, quel que soit le pays, lui tiraient la larme à l'oeil.

Et puis, il y a Piaf avec cette chanson irrévérencieuse, Colette Renard et Irma la douce qu'elle fredonnait en me conduisant à l'école maternelle. Et aussi Gastibelza -Victor Hugo et Brassens- qu'elle chantait avec mon frère.Et puis un bon petit coup de Charleston dont elle était la reine, tiens même peut-être plus grande que Joséphine, qu'elle aimait tant et que nous avions rencontrée un jour toutes les deux alors qu'elle achetait des vêtements pour ses enfants dans un magasin de l'avenue Niel à Paris. Et encore les merveilleux "Nuages" de son cher Django.

Allez, je n'oublie pas "Si on chantait" qu'elle fredonnait dans la cuisine d' Uhaldia   tant que papa était avec nous, car ensuite elle n'as plus chanté..

Bon, je ne sais pas si ça sera dans l'ordre. Pardonnez-moi, c'est l'émotion et peu importe.

Tu sais, maman, j'ajoute une chanson de Melaine Favennec. Tu ne le connaissais pas. Mais tu aimais tant la Bretagne! Et je suis certaine que tu l'aurais aimé lui, en particulier à travers cette chanson "Trois notes à mon piano" qui évoque  si bien  la transmission.

T'inquiète, ama, rien de ce que tu nous a transmis ne s'est perdu.

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Published by Jeno l'écolo - dans Les femmes. Emazteak.
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