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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 08:44
L'arbre beau chanteur

Celui que j'aime est un cyprès. (Note de la blogueuse)

"Dans les collines, il y a toujours cet arbre à côté des fermes ; vous savez pourquoi, vous?
- Ah, mon bon monsieur, moi, je sais, je vais vous dire.(...) de mon temps, on plantait le cyprès, vous savez pourquoi? Parce que c'est un arbre beau chanteur. (...) C'est profond, c'est un peu comme une fontaine, tenez. (...) Ici on ne pouvait pas se payer le luxe de faire couler tant et plus . Ici, on mesurait l'eau à la burette.(...) Donc, pour remplacer la fontaine on plantait un cyprès au bord de la ferme, et comme ça à la place de la fontaine d'eau on avait la fontaine de l'air avec autant de compagnie, autant de plaisir."
Jean Giono - Solitude de la pitié

La photo est extraite du site ci-dessous:

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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 13:05
CAC 40 à l’ombre.

Une contribution de Peyo Etchebès, déjà publiée ici il y a longtemps mais tellement d'actualité que je ne résiste pas!

Bouledogue grincheux
Déambule sur le trottoir,
Spectre du mépris,
Molosse de la finance,
Cigare arrogant au bec,
Journal ouvert
Page des cotations.
Soudain,
Son visage se fige.
Il chiffonne la feuille,
L’œil irrité,
La jette à terre:
« La bourse baisse! »

Chatounet errant,
SDF fébrile,
Transi oublié
Assis sur le trottoir,
Triste sourire aux lèvres,
Se penche doucement,
Ramasse le canard
Et le déplie
Page météo.
Son visage
S’illumine soudain,
Radieux:
« La température augmente! »

 

    Pour signer la pétition demandant un vrai procès pour Madame Lagarde, c'est ci-dessous.

    Oncle Bernard, tu nous manques!

    Ecouter ci-dessous.

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    3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 16:24
    Une catastrophe pour l'air comme pour la terre: l'écobuage.

    J'ai plusieurs fois, dans ce blog, dit tout le mal que je pense des écobuages, n'abordant que les méfaits sur la terre, la végétation, la faune, etc, quelques fois aussi directement sur les humains. Et nous avons tous ici en tête le drame d'Esterenzubi.

    Mais au vu des pics de pollution  de plus en plus fréquents, il apparaît comme de plus en plus évident qu'ils ajoutent et de manière non négligeable leur dose de particules fines à un air initialement source de vie mais qui devient poison pour tous et particulièrement pour les plus faibles: enfants, personnes âgées, malades. Je parle là et des feux de montagne et des feux de jardins. Ces derniers sont plus modestes en taille mais multipliés par centaines, par milliers. Brûler de la végétation dehors, que ce soit sur pied ou coupée, est un crime et rien d'autre qu'un crime.

    Je vous invite à prendre connaissance de la vidéo ci-dessous. Coup de chapeau à Madame le Maire de Lourdes pour son courage et sa liberté de parole. Quand on connaît l'omerta autour de ces incendies dans nos campagnes et particulièrement dans les Pyrénées, on peut la saluer parce qu'à ma connaissance il n'y a pas beaucoup d'élus qui tiennent ce langage. Mais alors, vraiment pas beaucoup!

     

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    Published by Jeno l'écolo - dans Ecobuages,mendiko suak
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    2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 08:00
    Juste quelqu'un de bien.

    Et en plus, c'était un cador en potager, Gilles (Note de Jenofa)! Ici à la fin des années 80, quelque part dans l'Oise. Photo: GG.

     

    Il y a deux jours, complètement par hasard, j’ai appris au cours d’une recherche que le chanteur Gilles Marchal nous a quittés en 2013.
    Le jour de mon anniversaire…
    Où étais-je donc pour ne pas l’avoir su?!

    J’avais envie de revenir sur le double passage de ce formidable monsieur dans ma vie.

    La première fois que je l’ai entendu, j’étais adolescente.
    Il chantait L’Etoile Filante.
    Il avait une voix très grave et j’ai eu envie de découvrir ses autres chansons.
    Pauvre Buddy River, Liberté, mais aussi  beaucoup d’autres que j’ai aimées, parmi lesquelles Les prénoms de l’Ile de France  ou  Les rues de la ville.
    Ses chansons, je les écoutais sur cassettes, je les chantais et, bien plus tard, je les ai apprises à certains de mes petits (et grands) élèves, à la guitare, dans mon « autre vie ».

    Fin du premier épisode.

    Il y a sept ou huit ans, l’envie me vient de réécouter ces fameuses chansons.
    Mais, les cassettes se sont perdues au fil du temps et des déménagements multiples…
    Une petite visite sur Internet ne me permet pas de trouver ces disques, mais je tombe sur une adresse mail à laquelle j’écris pour obtenir mon renseignement: y a-t-il encore possibilité de commander les disques de ce formidable auteur compositeur?

    Quelques jours plus tard, j’ai la surprise de recevoir un coup de téléphone.
    L’homme qui me parle me dit qu’il a bien reçu mon message et se dit presque étonné que je sois à la recherche de chansons aussi anciennes.
    Je lui explique qu’elles ne sont pas si anciennes que cela (non mais!) et qu’elles sont très belles.
    Il me pose quelques questions  et je lui raconte que ces chansons ont été présentes à presque chaque étape de ma vie, qu’elles ont toujours une importance pour moi etc.
    Au bout de quelques minutes, il me dit:
    - J’ai oublié de me présenter: je suis Gilles Marchal. Les chansons ne sont plus disponibles dans le commerce, mais je vais vous envoyer deux CD où vous les aurez.

    J’étais stupéfaite.
    Stupéfaite qu’il ait pris la peine de m’appeler.
    Nous avons parlé encore un peu.
    C’était chaleureux, sympathique, drôle…
    Il n’a pas voulu que je paye les disques et m’a juste demandé que je lui dise ce que je pensais de l’une des chansons que je trouverais sur les CD, et que je ne connaissais pas encore.
    Il m’a donné son titre.
    Quelques jours plus tard, je recevais les disques et j’écoutais cette chanson que j’ai vraiment aimée.
    Je lui ai laissé un message pour le lui dire et pour le remercier de sa gentillesse.
    J’avais découvert qu’il était aussi bel humain que bel artiste.

    C’est cette chanson, que j’avais envie de diffuser aujourd’hui…
    Elle s’appelle Les clés sous la porte.
    Et je pense avec émotion à ce troubadour parti beaucoup trop tôt rejoindre les étoiles, filantes et autres…

    Martine Bernier

     

     

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    30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 11:39
    Urte berri on! Bonne année!

    Bonne année de la part de la maisonnée.

    Etxaldearen partez, urte berri on!

    Urte berri on! Bonne année!
    Urte berri on! Bonne année!
    Urte berri on! Bonne année!
    Urte berri on! Bonne année!
    Urte berri on! Bonne année!
    Urte berri on! Bonne année!
    Urte berri on! Bonne année!
    Urte berri on! Bonne année!
    Urte berri on! Bonne année!
    Urte berri on! Bonne année!
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    27 décembre 2016 2 27 /12 /décembre /2016 10:53
    Homo environnementalus ou homo ecologicus?

    Ci-dessus, chronique de Fabrice Nicolino dans Charlie Hebdo du 14 décembre 2016.

    Lien ci-dessous, un vieux papier de moa.

    Un style différent mais comme une communauté de pensée.

    Un bémol malgré tout concernant le texte de Fabrice Nicolino. Cela commence quand-même à faire un certain temps que le terme "leurs amis socialos" n'est plus trop de mise en ce qui concerne EELV. Et je rappelle que je n'en ai jamais été membre. De plus, en vérité, je ne ressens pas le besoin de pointer du doigt un tel ou tel (le) autre ou telle ou telle organisation. Le message y perd un peu en force. Ce que j'avais écrit en 1995 se plaçait d'un point de vue beaucoup plus général. J'ai toujours été choquée, gênée que lorsque l'on parle beaucoup de nature ( ce qui n'exclue nullement, bien au contraire de s'intéresser au social), que ce soit en politique ou dans la vie associative on est nommé (e) par les autres "environnementaliste", alors que --- et non, justement! C'est celui qui l'a dit qui l'est. Et toc!

     

    Je dédie ce "post" à Gilles Marchal qui aurait, j'en suis certaine, apprécié au plus haut point le passage où Fabrice parle du problème posé par des éoliennes "folles". D'ailleurs, il me semble l'entendre sourire, comme il disait.

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    23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 09:00
    Eguberri on!

    Gaztain et son fils Altxor vous souhaitent un joyeux Noël ou solstice d'hiver.

    Eguberri on deneri Altxor eta Gaztainen partez!

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    22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 10:31
    Jean Vasca, escapade stellaire

    Une contribution de Daniel Labeyrie

     

     

    D'avoir été sans fin

    L'ombre bleue d'un poème...

    Comme au vent quelques graines

    Perdues dans l'avenir...

     

     

    Dans la première nuit d'hiver de cette sinistre année, tu as mis les voiles, l'ami et nos veilleuses tremblent sur les cendres de l'amitié.

     

    Ciel bas dans nos âmes pendant que nos bateaux ivres tanguent sur un océan agité et nous voilà ce soir hébétés : tu as tiré ta révérence dans ton sommeil, peut-être dans un rêve de transparence et de lumière bleue comme ce ciel vers lequel tu tendais les bras avec cette incandescence qui n'appartenait qu'à toi.

     

    Ciao le poète solaire à l'écriture flamboyante, aux ailes d'oiseau naviguant au gré des vents stellaires, éternel albatros en accord avec nos révoltes.

    Cette nuit, tes hiboux hululent en chagrin sur les chênes-verts de la garrigue et les étoiles regardent le froid descendre sur les toits et les jardins du Gard.

     

    Tu as vécu « A cœur battant, à ciel ouvert » et c'est nous qui te disons merci d'avoir été du voyage... et quel voyage !

    Il y a quelques mois tu nous écrivais à propos de ton dernier opus : « Un dernier pour la route ! » mais nous n'y crûmes pas... et pourtant...

     

    Ton chant nous habite viscéralement dans un brasier de démesure fraternelle avec « un oiseau de passage, un vent bleu sifflant dans l'épaule ».

    Comme il fait bon se perdre dans le tréfonds des galaxies de ton chant où l'impossible largue ses amarres vers le grand large des libertés infinies.

     

    Maintenant que tu as « plongé dans l'infiniment bleu », envoie-nous quelques bouées de rosée stellaire et d'espérance pour nos matins chagrins.

     

    « Voir s'envoler l'oiseau des avenirs c'est boire comme un vin d'or la lumière à sa source ».

    Salut Jean !

     

     

     

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    Published by Jeno l'écolo - dans In memoriam
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    21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 17:07
    Le premier CD de Mattin Lerissa.

    La première chanson de cette vidéo a été enregistrée le 9 décembre dernier en l'église de Behorlegi (Behorleguy). Mattin chante en duo avec Anje Duahalde, un "monument" de la chanson et du rock basques.

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    20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 08:00
    Grands arbres et petits hommes.

    Les arbres, si on veut mettre de son côté le plus de chances possible  de les voir grandir, mieux vaut les planter quand on est jeune.

    Ceux-ci, photographiés il y a quelques jours, sont des peupliers de Yunnan qui m'avaient été donnés sous forme de boutures de trois centimètres par feu  l'abbé Mongaston,  Monsieur le curé d'Ascarat qui respectait mon agnosticisme et avec qui je partageais un amour fraternel pour les arbres, amour qu' hélas il n'a pas réussi à  transmettre à grand nombre de ses ouailles.

    Sur plusieurs sites internet, on me dit que ce peuplier atteint 25 mètres. Pourtant, je suis bien certaine que ceux-ci mesurent au bas mot 35 mètres.

    Un jour, il y a de cela au moins 40 ans, un agriculteur et éleveur basque, désespéré de voir ses collègues araser leurs haies et mettre le feu à la montagne, m'avait dit "La différence entre les arbres et les hommes, c'est que les arbres, il n'y en a pas trop". Celui-là est un paysan libre dans sa tête. Chapeau Jean-Michel!

     

    Grands arbres et petits hommes.
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    Published by Jeno l'écolo - dans Célébration de l'arbre.
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