Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 18:25
Hirondelles à la maison, année 2007.

Hirondelles à la maison, année 2007.

J'écris cela peu de temps avant de tenter d'aller dormir, alors, je vais essayer  de faire court, de ne pas parcourir  tous les méandres de mes pensées-soucis- angoisses entremêlés et de nouveau entremêlés sans cesse depuis des décennies.

Depuis que mes parents se sont installés dans cette maison en 1972 (moi en 73), nous n'avons eu de cesse que de protéger sur notre petit lopin et dans la maison même tout ce qui vit et, non contents de cela, de créer les conditions nécessaires à l'accueil des animaux que l'on dit "sauvages", c'est à dire ceux qui vivent sans se préoccuper de nous. Sans parler, bien entendu de la création du Centre de Sauvegarde de la Faune Sauvage Hegalaldia ainsi que son hébergement pendant plusieurs années.

Mais voilà--- parfois il arrive que certains animaux très décriés, et à juste titre par les défenseurs de ladite faune sauvage s'approchent de la maison, y cherchent refuge, y cherchent assistance. Ce sont des chats. Il arrive aussi que des humains en déposent devant la porte, de tout petits encore, tout juste sevrés. Que faire? Le chats sont des animaux domestiqués qui ont pour la plupart gardé leurs instincts sauvages et qui sont pourtant si affectueux envers nous quand nous ne cachons pas nos élans de tendresse envers eux.

Et puis, de quoi sont- ils coupables? Existe t-il seulement d'autres coupables que nous, les humains?

Ceux et celles qui disent "C'est la nature,laissons-les tranquilles" m'énervent.

Ceux et celles qui n' hésitent pas à les détruire me font horreur.

Et je suis insomniaque taille XXXXXXXXXXXXXXXXL. Tiens, comme c'est bizarre!

 

Poiluche (voir lien) a passé ici 10 ans de sa vie sans jamais toucher un lézard, un oiseau, une musaraigne.

Mais d'autres--- alors, c'est en permanence la recherche de la solution système D qui ne coûte rien vu que je suis fauchée de ché fauchée.

Petite installation  pour empêcher la jeune Luma d'accéder depuis le toit de l'abri des pottok  au nid des mésanges bleues installé dans le mur de la borde. Première nichée de l'année sauvée.

 

Insomnies et prise de tête.

er

Installation pour empêcher l'accès au nid des hirondelles de cheminée qui n'étaient pas revenues depuis l'abominable printemps 2013. Ci-dessous.

Pauvre peuple des hirondelles déjà mis à mal par les pesticides, l'obsession de la "propreté" (?) de nos contemporains, l'asséchement des zones humides! Voilà déjà un mois que les "miennes" s'affairent mais je ne vois pas encore d'oisillons ni même de couvaison. La météo est encore bien défavorable cette année.

 

Insomnies et prise de tête.

Installation ci-dessous pour préserver le nid des rouges-queue. Première nichée sauvée, la deuxième est en route. Le danger est au moment de la première sortie des petits.

Insomnies et prise de tête.

La voiture de ma fille et ma voiture-poubelle dorment dehors pendant la période de nidification. Si nous les laissons à l'intérieur, les chats, en montant dessus, n'ont pas grand mal à se donner pour attraper les oiseaux.

Pendant ce temps, les poules vaquent en toute liberté et se font de temps à autres attraper par le renard ou des chiens errants, sans quoi elles mourraient toutes de leur belle mort. Cette année, d'ailleurs, elles m'inquiètent, je les trouve bien aventurières, elles s'éloignent beaucoup et je ne peux pas passer mon temps à les surveiller. Tristesse pour les poules. Tristesse pour mon porte-monnaie car j'aime les oeufs et ai besoin de cet apport pour survivre.

Mais le renard a le droit de vivre, non?

Au passage, notons que si la famille de fouines qui a squatté plusieurs années une partie de la maison se servaient dans les oeufs, elle n'ont jamais touché une seule poule. Plusieurs fois j'ai vu Monsieur ou Madame Fouine passer au milieu des poulettes accompagnées de Monsieur Coq sans que ces derniers s'en émeuvent le moins du monde.

A vrai dire, pour quelques poules, je pourrais faire un enclos mais voilà. Il y a 6 ans, d'extrême justesse,  j'ai sauvé de la boucherie une jument pottok qui m'a fait un cadeau surprise--- un petit mâle dans son ventre, qui est né ici. Et pour eux deux, je n'ai jamais assez d'herbe.

Bon, ce n'est pas encore cette nuit que je vais dormir.

Quand-même--- bonne nuit à vous.

ps : allez, c'esr reparti! Un nouveau chat débarque à la maison à l'instant. Il nous tombe de je ne sais où. Il hurle famine. Je vous en supplie, faites stériliser vos chats, mâles et femelles. Il y en tant et tant de malheureux, malades, affamés!

Partager cet article
Repost0
15 mai 2016 7 15 /05 /mai /2016 14:22
Des hommes sont venus---on attend qu'ils repartent.

J' en avais déjà parlé. En 1971, Jean-Baptiste Hirigoyen, le pilotari ( champion  de pelote) à grand xistera, nous avait fait l'extrême amitié à mes copains et à moi, d'enregistrer à titre entièrement gracieux un disque au profit de notre association, Jeunes et Nature. Les musiciens et auteurs avaient également travaillé gratuitement. Les seuls frais avaient été ceux de la presse du microsillon, de la location du studio (le même que celui de Dalida mais au tarif préférentiel, rien que ça!) et de l'impression de la pochette. Malheureusement, la SACEM nous avait fait à tous bien des misères et cela s'est mal terminé. Mais c'est une autre histoire.

Il ne me reste pas un seul exemplaire de ce disque, mais je viens de retrouver les paroles de l'une des chansons. Avec un extrait de "Aux sources même de l'espérance" (Rondeur des jours) de Jean Giono que lisait Jean-Baptiste, c'était le titre phare de ce 45 tours.

Que dire de plus si ce n'est, en forme de rire jaune et d'humour noir, que les hommes en question ne sont jamais repartis? Il semblerait même qu'ils se soient multipliés. Hélas.

Sous le texte de la chanson, je recopie l'extrait du livre de Giono. Quelle merveille!

 

 

Des hommes sont venus---on attend qu'ils repartent.

 

" Nous sommes trop vêtus de villes et de murs. Nous avons construit des murs partout pour l'équilibre, pour l'ordre, pour la mesure. Nous ne savons plus que nous sommes des animaux libres. Mais si l'on dit :fleuve ! ah ! nous voyons : le ruissellement sur les montagnes, l'effort des épaules d'eau à travers les forêts, I'arrachement des arbres, les îles chantantes d'écume, le déroulement gras des eaux plates à travers les boues des plaines, le saut du fleuve doux dans la mer...

Le monde! Nous n'avons pas été créés pour le bureau, pour l'usine, pour le métro, pour l'autobus; notre mission n'est pas de faire des automobiles, des avions, des canons, des tracteurs, des locomotives; notre but n'est pas d'être assis dans un fauteuil et d'acheter tout le blé du monde en lançant des messages le long des câbles transocéaniques. Ce n'est pas pour ça que notre pouce est opposable aux autres doigts. Tout ce qui travaille dans notre faux monde est réclamé par nos pantalons, nos vestes, nos robes, nos souliers, nos chapeaux. Nos pieds veulent marcher dans l'herbe fraîche, nos jambes veulent courir après les cerfs, et serrer le ventre des chevaux, battre l'eau derrière nous pendant que nous écarterons le courant avec nos bras. Par tout notre corps, nous avons faim d'un monde véritable. (...)" Jean Giono, Rondeur des Jours.

"La nature, ici, en France, n'existe plus".

Partager cet article
Repost0
8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 09:40
Photo: http://www.last-video.com/les-photos-du-jour-humour-et-insolite-36/published-by-catsmob-com-146

Photo: http://www.last-video.com/les-photos-du-jour-humour-et-insolite-36/published-by-catsmob-com-146

Hier, quelqu'un est venu sur mon mur facebook et a partagé sur le sien  un article où il est question d'un torero mexicain de 64 ans qui se retrouve tétraplégique suite à la colère  d'un taureau.  Même si ce tortionnaire de taureaux m'est  antipathique au possible ( litote), pas plus que d'habitude je ne me réjouis de cet état de fait. Je ne reprends pas de dessert, certes, mais enfin je ne vais pas pleurer non plus.

Je vous livre tel quel, brut de décoffrage, le commentaire dont cet aficionado  "facebookien" accompagne le partage.

"Je n'ai jamais compris cette subtilité de plaisir sadique à aimer fréquenter les arènes afin d'y voir des toréros ( hommes ) se faire embrocher par de vilains taureaux !!!??"

Non, non, n'essuyez pas vos lunettes, ne vérifiez pas si la lumière est bien allumée, vous avez bien vu, vous avez bien lu! Pour moi, pour vous, pour nous tous et toutes qui luttons pour l'abolition de la corrida et de tous les "jeux" cruels qui s'y rattachent, entrer dans une arène lors de l'un de ces spectacles ne peut s'imaginer que pour  y manifester, tenter d'empêcher la torture jusqu'à la mort de plusieurs herbivores innocents. Il ne viendrait à l'esprit d'aucun(e) de nous  d'aller nous asseoir dans les gradins, que ce soit ou non en payant notre place, afin d'assister à cette abomination qu'est la corrida. Et si plusieurs d'entre nous ont été, lors de ces actions, blessés, gazés, jamais nous n'avons ne serait-ce qu'égratigné physiquement un torero (matador, tueur), ni même un aficionado. Quelques noms d'oiseaux  qui fusent, ça oui. Je ne suis pas pour non plus mais difficile, quasi impossible parfois, devant tant de laideur, de bêtise crasse et de cruauté, de retenir la colère qui s'exprime maladroitement par des mots.

J'avais déjà, sans connaissances particulières ( sourire)  diagnostiqué chez ce fou de torturomachie qui se la joue cultureux en diable, une certaine confusion mentale. Ces quelques lignes citées plus haut  ne peuvent que confirmer. Oui,  hormis, l'incohérence dont je viens de parler, une autre se glisse dans la phrase. Car enfin, si nous, abolitionnistes, sommes les monstres sanguinaires et sadiques qu'il dépeint, les taureaux ne peuvent être "vilains" pour nous, hein? Ce sont de gentils animaux qui vont déglinguer pour notre plus grand plaisir la "danseuse ridicule" qu'ils ont devant eux. Non?

Vous allez voir, bientôt, il va nous accuser, nous, d'élever des taureaux dits "de corrida" et de subventionner des écoles de taureaumachie, juste pour notre plaisir malsain de voir des herbivores embrocher des humains.

Promis, le jour où ça arrive, je vous tiens au courant.

Ces gens sont des tordus. Je persiste et je signe.

 

 

Partager cet article
Repost0
2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 17:40
Peio Serbielle au Xarnegu eguna

Une contribution de Daniel Labeyrie

 

Le mercredi 27 avril, la salle des fêtes de Bidache accueillait Peio Serbielle, un des moments forts du 12e festival Xarnegu Eguna qui a le mérite de susciter des rencontres musicales et humaines bien au-delà de la Gascogne et du Pays-Basque.

 

Accompagné par les claviers du talentueux Patrick Bebey, fils du grand poète, chanteur et musicien Francis Bebey parti jouer de la sanza et de la flûte pygmée du côté des étoiles.

 

Ce soir-là, l'artiste basque a retrouvé la scène avec un plaisir infini. Habité, déchiré, ouvert sur le monde, Peio arpentait la scène avec ses blessures, ses espérances, sa révolte, transcendées par cette voix unique qui prenait son envol après nous avoir fait vibrer.

 

De noir vêtu, ses ailes d'albatros avaient certes perdu quelques plumes mais peu importe, la générosité était là dans une démesure qui fait du bien en ce temps où l'on referme tant de portes dans des bunkers d'égoïsme qui font froid dans le dos.

 

Le chœur Bizi Kantuz de Bardos donnait une belle ampleur aux mélodies ondulantes comme les collines vertes d'Euskadi. Les enfants de l'école Sainte-Marie ont offert la fraîcheur de leurs voix à une chanson « Zugan » extraite du dernier album « Zara » : tout cela était beau, émouvant, fraternel.

 

Partick Bebey, pianiste sensible et attentif, a fait en sorte que Peio donne le meilleur de lui-même avec, à la clé, ce supplément d'humanité qui fait de l'artiste un miroir de nos quêtes et de nos espérances.

 

Que Peio continue d'arpenter routes et scènes d'ici et d'ailleurs car « son chant s'envole pour caresser le cœur des hommes » comme le disait à juste titre le regretté jean-Louis Foulquier.

 

 

 

Daniel LABEYRIE

Partager cet article
Repost0
1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 14:03
Quatrième année, quatrième montée

Hier, samedi 30 avril, nous avons donc accompagné pour la troisième année consécutive les deux pottok jusqu'à la lande louée par l'association "Altxor eta Gaztain" quelque part sur la commune d'Aincille. Pour la première fois, le temps ne nous a pas été fort clément. Plusieurs averses, dont une de grésil, le vent froid et cependant quelques éclaircies qui m'ont permis de faire quelques photos.

Chemin faisant, nous avons revu l'étalon Franc-comtois qui nous avait causé quelque terreur il y a deux ans (Photo Loïc Leurent). A l'arrivée, tout proche de "notre" lande, un autre nous a accueuilli, en compagnie de ses juments, de leurs poulains et de quelques brebis.

Rattrapés par la pluie, il nous a fallu bricoler rapidement quelques rafistolages à la clôture , avant de laisser Altxor et Gaztain sur leur lieu de villégiature.

Malgré ( ou peut-être en raison de) tant de soucis, et le mot est plus que  faible,  que me causent les deux loustics, je les quitte toujours avec le coeur lourd. Le terrain n'est pas tout près de la maison, la clôture est en fort piteux état, des gens passent et "oublient" de refermer le portail. Pendant plusieurs mois, l'inquiétude ne desserre pas son étreinte. Pourtant, si l'on veut que le terrain se "refasse" ici, il faut bien passer par cette solution.

Quoiqu'il en soit, quand je pense, et j'y pense bien souvent,  qu'il y a six ans, Gaztain était sur le point de partir à l'abattoir avec son garnement dans le ventre avant que je ne l'en éloigne de justesse, je me réjouis de tout mon coeur d'être végétarienne depuis si longtemps, pour ne pas dire depuis toujours. Cela m'apparaît un peu plus chaque jour comme une évidence.

Allez, je monte voir les deux rescapés dans la semaine et je vous donnerai des nouvelles.

En attendant, j'adresse un grand merci à Fanette,Skippy,Yves, Philippe, Jean-François, Axelle, Céline, Itziar. Avec une mention toute particulière pour Elorri, la plus jeune et la plus assidue depuis ces trois ans. Je n'oublie pas non plus le chien Tao et la chienne Xipi. Et ils le savent tous et toutes, c'est vraiment de tout coeur.

 

Si vous désirez adhérer à l'association ou l'aider de quelque manière, n'hésitez pas à me contacter par le formulaire de contact de ce blog.

 

Quatrième année, quatrième montée
Quatrième année, quatrième montée
Quatrième année, quatrième montée
Quatrième année, quatrième montée
Quatrième année, quatrième montée
Quatrième année, quatrième montée
Photo Loïc Leurent

Photo Loïc Leurent

Quatrième année, quatrième montée
Quatrième année, quatrième montée
Quatrième année, quatrième montée
Quatrième année, quatrième montée
Quatrième année, quatrième montée
Partager cet article
Repost0
28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 08:00
Un cow boy n'est jamais tranquille.
Partager cet article
Repost0
24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 12:32
Projet de trail en haute vallée de Baigorri.

Déclaration:

 

Les Clubs et Associations de Montagne, de Défense de l’Environnement, du Patrimoine Naturel... AUNAMENDI, SAIAK,  ADN,  OCL ou Oiseaux Cols Libres, ACE –Action Citoyenne Environnement Hendaye, le Collectif inter-associatif Larrun Patrimoine Commun, le CADE ou Collectif des Associations de Défense de l’Environnement et sa Commission Montagne, membres et citoyens   réunis le 12 avril 2016 à Bayonne  :

 

- ont examiné le Projet Touristique de Création de Station de TRAIL labellisée et franchisée à partir de    St- Etienne-de-Baigorri.

 

- déplorent l’absence de concertations et la précipitation dans l'entreprise d'un dossier très sensible.

 

- affirment ne pas être hostiles à l'activité sportive du Trail et mesurer l’importance de son développement en Pays Basque, mais craignent une « surfréquentation » de certains sites et sentiers pouvant porter atteinte aux espèces de faune ou de flore présentes sur ces lieux et perturber la tranquillité des troupeaux.

 

- se prononcent pour une cohabitation ou maintien équilibré et mesuré des différentes activités !

 

- ne pas être favorables au Projet d’une Station Touristique de Trail en Haute Vallée de Baigorri, franchisée dans un système commercial, tel que présenté au Programme LEADER et financé avec un concours quasi exclusif d’argent public.

 

- notent que le Projet envisagé pourrait ouvrir la voie à une marchandisation de la montagne basque.

 

Elles demandent que soient mis en avant, prioritairement, les atouts d’une montagne vivante, travaillée par les hommes dans le respect des équilibres.

 

La diversité et la beauté des paysages, le type d’agropastoralisme pratiqué,  la richesse en espèces (faune et flore) constituent le patrimoine et la personnalité du Pays Basque. La conservation et la transmission de ce patrimoine concernent les populations locales et les usagers de nos montagnes.

 

A leur niveau, nos associations dans leur projet et activités, sportives, éducatives de montagne, poursuivront leur engagement dans la défense de l’Environnement, la sauvegarde des espèces.

 

- demandent que soit garanti le respect de ces espaces naturels (à l'exemple de la création et signature d’une charte pour une pratique durable des sports nature au Pays Basque…).

 

Nous entendons prochainement rencontrer les Maires et Elus du syndicat de vallée de Baigorri, (Aldudes, Banka, Urepel, Baigorri).

 

Nous évoquerons, nos craintes, la nécessité de préserver les équilibres, nous préciserons les valeurs que nous défendons.

 

Ensuite nous entendons informer, saisir les pouvoirs publics, les élus et divers partenaires de la Montagne !

 

Les associations demandent que soit pris et accordé le temps de l'analyse et celui des décisions.

 

 

_

 

 

Partager cet article
Repost0
21 avril 2016 4 21 /04 /avril /2016 17:00

Une contribution de Bernard Caussade

Ce jour là, il pleuvait! Mais il pleuvait!

Ce jour là, il pleuvait! Mais il pleuvait!

Les étés lumineux apportent en Pays-Basque des vagues de touristes en quête d’exotisme et de plaisirs futiles. Les frontons s’illuminent aux couleurs d’ Euskadi, décors soirées pelote et chanteurs en retraite, des vachettes affolées dans les rues d’Hasparren, corridas assassines en arènes bondées, panoplies pour les fêtes sous peine d’exclusion, beuveries en comptoirs pour rites incontournables.

La jeunesse s’amuse et répond aux appels des besoins touristiques. Et je peux la comprendre.

Cependant le tableau, sous couvert de coutumes, de fausses traditions, s’assombrit en couleurs de tortures et de morts infligées en huis clos pour assouvir des soifs de brutes aux cerveaux courts aux instincts rétrogrades… et les courses landaises vendues par "Intervilles" en loisirs  pour gogos ne sont que les prémices, des cours d’apprentissage pour toreros en tête !

Quand vous venez ici sur les bords de l’Adour, les rives de la Nive, laissez vous emporter par les saveurs locales, les décors naturels, paysages aux couleurs et vallées verdoyantes. Frôlez les bords de mer aux vagues envahies en serviettes serrées, entrez  dans le Pays par des routes étroites, des montagnes accessibles, allez sur les marchés, les villages ordinaires pour rencontrer les gens, leur parler de chez vous, leur parler de chez eux…

Et puis, en militance, refusez toutes fêtes pour animaux en scène, et faites le savoir du côté d’Hasparren, du côté de Bayonne… un Pays qui torture des taureaux en arènes, qui traîne des vachettes dans les rues  surchauffées ou des enclos fermés, ce n’est pas mon Pays…   

Images tournées à Bayonne, hélas! La honte!

Partager cet article
Repost0
17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 09:19
Cauchemar psychomoteur

Mon cauchemar de cette nuit:

En compagnie de maman et d'une petite fille inconnue, je sors d'une gare qui se trouve être au bord de la mer. Nous nous trouvons face à un bâtiment ouvert à tous vents. On y accède par un escalier très large. Depuis le trottoir, nous voyons deux rangées de piscines bleues semblables à celles utilisées dans les Centres de Sauvegarde pour les oiseaux de mer. Nous entrons et sommes effrayées. Les piscines sont sales, l'eau en est huileuse. De chaque côté se trouve une rangée d'éviers, sales eux aussi. Les robinets fuient. Dans chaque évier se trouvent trois chats et plusieurs chouettes, hulottes et chevêches. Ces animaux pataugent dans l'eau. Les chats sont splendides mais les chouettes sont malingres et déplumées. Au fond de la salle, un stand où sont mis en vente divers objets, des peluches surtout. Une jeune femme  tient ce stand. Je lui demande quelle est l'association qui s'occupe de ces animaux. Elle ne sait pas. Je lui dis que je suis la fondatrice du Centre Hegalaldia et que je souhaite parler à un responsable. Un homme arrive, entouré de sa femme et de ses enfants. Il refuse de me parler et se dirige vers un coin plus sale encore que le reste, rempli de paille souillée de déjections. Il craque une allumette et met le feu. Toutes les personnes présentes se précipitent pour l'éteindre. Je dis à l'homme qu'il aurait pu faire griller tous les animaux et tous les humains, que je vais aller voir les responsables d'un Centre de Sauvegarde pour les alerter et qu'il y aura des poursuites. Nous nous dirigeons vers l'escalier, maman, la fillette et moi. Et là, nous nous trouvons face à une énorme couette en flammes, elle bouche le passage. L'homme rit derrière nous. Nous faisons demi tour et nous ruons dans un ascenseur dont le devant est ouvert. Il y a beaucoup d'étages, manifestement nous descendons sous terre. L'homme court dans les escaliers et nous attend à chaque étage pour essayer de nous faire tomber. Maman et la petite fille sont au fond mais je reste sur le devant, espérant trouver l'occasion de fuir. Il m'attrape le bras, m'attire dans le vide. Je hurle "Nooooooon!" Mon hurlement me réveille.

Je crois que ma journée va être difficile.

 

Si cela vous dit, un autre de mes cauchemars "aviaires", moins gore celui-ci.Vous y  accéderez par le lien qui se trouve sous la vidéo de Bob Dylan.

Partager cet article
Repost0
11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 18:02
"Ne suivez personne, marchez seul---

que votre clarté vous suffise".

Jean Giono.

C'est ce que j'ai fait aujourd'hui en gravissant la montagne Jara. Pour me rapprocher de quelqu'un. Et ça marche. Enfin, si j'ose dire.

En tout cas, je n'ai pas rencontré âme qui vive. Quoique--- Mais c'est une autre histoire.

Vi, vi, je sais, j'ai un problème d'objectif. Je viens de m'en rendre compte en visionnant les photos. Désolée. Demain, je regarderai d'où ça vient.

"Ne suivez personne, marchez seul---
"Ne suivez personne, marchez seul---
"Ne suivez personne, marchez seul---
"Ne suivez personne, marchez seul---
"Ne suivez personne, marchez seul---
"Ne suivez personne, marchez seul---
"Ne suivez personne, marchez seul---
"Ne suivez personne, marchez seul---
"Ne suivez personne, marchez seul---
"Ne suivez personne, marchez seul---
"Ne suivez personne, marchez seul---
"Ne suivez personne, marchez seul---
"Ne suivez personne, marchez seul---
"Ne suivez personne, marchez seul---
"Ne suivez personne, marchez seul---
"Ne suivez personne, marchez seul---
"Ne suivez personne, marchez seul---
"Ne suivez personne, marchez seul---
"Ne suivez personne, marchez seul---
"Ne suivez personne, marchez seul---
"Ne suivez personne, marchez seul---
"Ne suivez personne, marchez seul---
"Ne suivez personne, marchez seul---
"Ne suivez personne, marchez seul---
"Ne suivez personne, marchez seul---
"Ne suivez personne, marchez seul---
"Ne suivez personne, marchez seul---
"Ne suivez personne, marchez seul---
"Ne suivez personne, marchez seul---
"Ne suivez personne, marchez seul---
"Ne suivez personne, marchez seul---
"Ne suivez personne, marchez seul---
"Ne suivez personne, marchez seul---
"Ne suivez personne, marchez seul---
"Ne suivez personne, marchez seul---
Partager cet article
Repost0

Présentation.agerpen

  • : Le blog de Jeno l'écolo Jenofanimalhumaniste
  • : Le blog de Jenofa, citoyenne du monde enracinée en Pays Basque, petite fourmi de l'écologie.Jenofa, ekologiaren xinaurri ttipi bat.
  • Contact

Rechercher Sekatu.