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23 septembre 2021 4 23 /09 /septembre /2021 16:15

Un "cover" de mon amie Delphine Cingal en hommage à Julos Beaucarne.

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19 septembre 2021 7 19 /09 /septembre /2021 17:39

Une contribution de Daniel Labeyrie

« Ce matin-là ouvrant la porte du monde
Il vit tous les peuples rassemblés sur le perron
Avec leur turban et leur chapeau
Avec leur chèche et leur bandeau
Et là-dessus planait la conscience universelle bleue »

    Adieu l’ami… Adieu frère des étoiles, des galaxies, frère de la beauté et de la tendresse. De lourdes épreuves jamais n’altérèrent la non-violence et la douceur qui t’habitaient durablement.
 Voilà, t’as fini de labourer ton champ, t’as reboisé nos jardins intérieurs, pendant si longtemps que l’on aurait cru que l’inlassable jardinier continuerait encore à apaiser nos peines et nos chagrins.
    Comme tu le disais, les êtres humains sont des chefs-d’œuvre en péril et l’âme humaine, fragile comme le cristal, reçoit tant de coups de boutoir que l’on se demande si la fleur d’espérance pourra éclore dans les décennies avenir.
    Nous sommes nombreux à nous être lovés dans ton petit royaume où la poésie brûlait de mille feux, afin d’échapper à la fureur de notre temps, pour glaner ce qu’il faut d’humanité et poursuivre la route vaille que vaille.
    Julos des jardins, des forêts, des oiseaux, des tours, des temples, des pagodes post-industrielles, Julos des pulls arc-en-ciel, Julos distilleur de ballades fraternelles… Très cher Julos, si tu savais comme profonde est notre peine…
    « L’ici-bas n’est pas notre vraie maison » disais-tu, notre demeure invisible se promène au-delà de la matière, dans le vide de l’espace, dans le mystère des galaxies où tu navigues, libéré de la pesanteur terrestre.
     Julos, les mots me manquent, je préfère te donner la parole dans un ultime conseil, précieux viatique pour les rescapés que nous sommes.
« Ma sœur, mon frère, soigne ton corps afin qu’il te conduise au plus loin qu’il en est possible au bout de cette galaxie que tu es sans le savoir - Ô ignare mortellement ignorant du sens du courant de ton fleuve intérieur. »

 

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2 septembre 2021 4 02 /09 /septembre /2021 11:36
Bayonne, ville de sang

Et demain, ces grands malades remettent ça pour trois jours.
Avec l'argent des contribuables, la municipalité bayonnaise, menée par un fanatique, entretient une danseuse de plus en plus exigeante.
Corrida basta!
Zezenketa aski da!

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6 août 2021 5 06 /08 /août /2021 10:32

Le 24 février 2021, des incendies, dont on est sûrs que certains étaient des feux pastoraux ( pour le plus grand, le doute plane encore), ravageaient la montagne basque. Malgré la prévision de grands vents par Météo France, le Préfet des Pyrénées Atlantiques n'avait pas jugé bon d'interdire les "écobuages" pendant le week-end. Le 26 février, le député Jean Lassalle approuvait "la tolérance du préfet compte tenu des énormes surfaces qu'il nous faut entretenir" et ajoutait "Sans les feux, ça en serait fini du pastoralisme, mais aussi d'une certaine idée du tourisme qui va être de plus en plus amené à se développer à travers nos montagnes. Il faut qu'elles restent verdoyantes, au lieu d'être des ronces, des futaies ou même des forêts". Les générations futures apprécieront.

Les illustrations sont de Marc Latxague. La musique est de Gilles Marchal (1944-2013)

suaski.wordpress.com

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30 juillet 2021 5 30 /07 /juillet /2021 15:23
Bayonne, honte à ta municipalité!

Honte à cette municipalité qui pourfend les arbres et les sans abri tout en salariant, avec l'argent des contribuables, des  tortionnaires de pacifiques herbivores. 

Bayonne, tu pues la mort!

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25 juillet 2021 7 25 /07 /juillet /2021 15:33

Une contribution de Daniel Labeyrie

Buon viaggio… Maestro…

    Dans une extrême discrétion, le maestro s’est envolé un jour de mai sans que la nouvelle ne s’ébruite au pied de nos Pyrénées. Couvert de roses blanches et jaune sa dépouille, habillée de l’azur sicilien, se faufila légère sur la petite route du village de Milo où il résidait.
Nous eussions aimé vous écouter encore et encore, longtemps, longtemps mais, vous voilà parti dans les nuées, dans la mémoire des étoiles des mondes lointains. 
Maestro, vous voici délivré de votre fardeau corporel qui vous obligea à lâcher peu à peu la bride de votre carrière artistique.

Originaire de Sicile, le chanteur faisait l’objet d’une véritable vénération faite de respect et d’admiration. Musicien, compositeur, poète, interprète, l’artiste a exploré tous les styles musicaux allant de la musique contemporaine à la musique électronique, en passant par le rock, la pop, le classique. Il composa même une « Missa Arcaica », somptueuse composition empreinte de profonde spiritualité.

Nourri de textes fondamentaux de l’Inde, d’enseignements soufis, de mystiques chrétiens, de poésie orientale, Franco a édifié une œuvre originale à la portée de tous les amateurs de musique, intégrant une éthique de vie, une quête existentielle intense sans la moindre démagogie.
Il mêlait l’usage des langues, de l’italien au français, de l’anglais à l’arabe, de l’allemand au persan, invitant des interprètes divers à le rejoindre sur scène et dans les studios d’enregistrements.
Ses concerts l’ont mené de l’Italie à l’Espagne, en Europe du nord, à Bagdad avec un orchestre symphonique avant que le bruit et la fureur n’écrasent le pays. Il s’est hélas fort peu produit en France. Beaucoup d’Italiens le considèrent comme faisant partie du patrimoine mondial de la musique, de la poésie. C’est pour cela qu‘on l’appelait respectueusement Maestro.

Lucide sur les temps présents, BATTIATO n’a jamais semé la haine, sa révolte intérieure débouchait toujours sur la beauté mélodique de ses compositions alliée à une poésie toujours fraternelle et transcendante : c’est pour cela que nous nous retrouvons intensément dans son art.
Sa disparition a suscité un chagrin immense dans son pays mais aussi bien au-delà. La force de ses chansons fut un baume pour les blessés de la vie que nous sommes tous à des degrés divers.
 Sa dernière chanson enregistrée « Torneremo ancora » (Nous reviendrons) interprétée d’une voix fragile, tremblante, accompagnée d’un orchestre symphonique, fut son chant du cygne. 
  Maestro… Riposa in pace…


 

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17 juillet 2021 6 17 /07 /juillet /2021 09:13

Je passe devant une fenêtre de la maison. Cette fenêtre est grande ouverte. Ma cousine  qui est  à côté de moi, s'écrie tout à coup "Regarde, là, sur la colline , un ours!" Et un jeune homme inconnu qui se trouve là lui aussi, précise "Non, c'est une ourse, regardez, elle est accompagnée d'un ourson".

Nous observons les deux  animaux pendant quelques minutes, inquiets à l'idée que d'autres nous puissent les voir et leur faire du mal. Et puis, maman ourse lève la tête et elle disparait  au loin, suivie de son bébé.

Ah, j'oubliais de vous dire : c'était mon rêve de la nuit dernière.

Hélas, oui, ce n'était qu'un rêve.

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13 juillet 2021 2 13 /07 /juillet /2021 09:57
Su aski  a une nouvelle adresse postale

Qu'on se le dise dans les etxe, Su aski a une nouvelle adresse postale:

Association Su aski  

Laibarria

Quartier Basaburu

Route départementale 18

64220 Mendive.

Notez la dans vos tablettes!


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9 juillet 2021 5 09 /07 /juillet /2021 17:59

Une contribution de Daniel Labeyrie


Partie, l’Angélique en plein été…Vous voici maintenant dans la lumière intense d’Hélios le soleil. On vous croyait éternelle, vous, la voix des poètes grecs. Qui portera désormais leur chant dans le désert de nos vies chambardées ?
Fière, sensible, vous fûtes une artiste essentielle, l’intensité de votre chant nous déchirait l’âme. Les blessures profondes de votre exil au temps des sinistres colonels ont forgé au fer rouge votre destin d’artiste. Des cordes de votre guitare et de vos cordes vocales s’élevait un chant profond, universel, fraternel bien au-delà des frontières.
Angélique que votre âme repose, sereine, sur la crête des vagues se brisant sur les roches blanches d’une île grecque.
« Les poètes sont en exil. Dans notre monde soumis à une nouvelle barbarie, celle de la ploutocratie, il faut les interroger pour retrouver la mémoire et l’utopie tout à la fois. Ce sont eux qui veillent sur notre humanité ». 
Merci Angélique.

Daniel LABEYRIE

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28 juin 2021 1 28 /06 /juin /2021 13:42
Le pays où l'on marche sur la tête

Une contribution de Lapa


Le Professeur Paul Jovet était un grand savant naturaliste, botaniste plus spécifiquement passionné par le monde et l’étude des fougères.

Si son nom a été donné au très beau jardin botanique de Saint-Jean-de-Luz, c’est que durant de très nombreuses années, il a fait de longs séjours en Pays basque, un paradis pour lui en raison de l’exceptionnelle variété d’espèces de fougères qu’il pouvait y étudier. Ces séjours et ces études lui avaient permis de lier de sérieux liens d’amitié dans le village de Bidarrai (Bidarray), en particulier avec Monsieur Cabillon, maire de la commune de 1965 à 1977.

A l’époque, les fougères étaient appréciés et considérés par les paysans car elles servaient de litière aux animaux d’élevage et, ce faisant de fumier fournisseur d’humus. Leur acidité était compensée par le chaulage largement pratiqué.

Puis est arrivé le lisier dont l’acidité était rarement contrebalancée par un apport calcaire et qui, ne nécessitant aucune litière, n’apporte aucun humus et à plus d’un titre déséquilibre le sol. N’ayant plus besoin des fougères, on a commencé à les considérer comme des gêneuses dans les fermes devenues entre temps des «exploitations» (le terme n’est certes pas innocent) et à coup de subventions européennes, de grosses machines et d’engrais chimiques, on a créé par ci par là de nouvelles prairies (sans haies, bien entendu, vous ne voudriez pas quand-même—) en profitant au passage pour faire disparaître des petits bois et des châtaigneraies nourricières devenues insensiblement elles aussi des «gêneuses».

Mais le règne absolu du lisier n’a pas été éternel et un certain bon sens a fait retourner beaucoup d’agriculteurs au système de la litière. Seulement, entre temps, on avait perdu l’habitude de «faire la fougère» en octobre. Les jeunes auraient pris comme une régression le fait de recommencer. Alors, on s’est mis à acheter des camions entiers de paille, fort souvent en provenance de Navarre, gavée d’intrants chimiques et autres pesticides qui viennent rejoindre dans le sol et les cours d’eau ceux déjà utilisés sur place. Une petite digression au passage: la plupart de ces camions s’en retournent à vide après avoir livré leur paille. Et la paille en question est hélas utilisée bien souvent par ceux qui, avec juste raison ont lutté pendant dix ans contre le projet de 2×2 voies en Pays basque intérieur, mettant en avant, parmi d’autres arguments, celui des des transports à vide dans le cadre du commerce national ou international. Fin de la digression mais pas de la question du bilan carbone.

Dans le même temps et parallèlement le système productiviste traçait également son chemin au moyen de la fameuse «prime à l’herbe» de la PAC dont les effets pervers sont la destruction du milieu naturel ainsi que la concentration du maximum d’aides entre les mains des plus gros, donc le délitement du maillage paysan dans les campagnes.

Alors, que se passe-t-il? Et bien, disons que dans les «etxe», on est beaucoup moins nombreux que par le passé. Disons aussi qu’en quelques petites décennies, s’est perdu le sens de notre lien à la nature. Ajoutons que l’on s’en fout, que l’on met le feu partout, n’importe comment, avec ou sans l’aval des pouvoirs publics qui ne sévissent d’ailleurs que lorsqu’il leur tombe un oeil. Par peur de l’extrême précision des photos prises maintenant par satellite, on livre aux flammes Amalur, la terre-mère. Même dans les endroits où jamais aucun animal d’élevage ne pacage, on traque le moindre bosquet, le moindre arbre isolé, la moindre touffe d’ajonc, le moindre pied de ronce. On considère myrtilliers et bruyères comme des ennemis à transformer en cendres au plus vite. On compte sur le feu pour grignoter année après année les lisières des bois, on allume de petits feux au coeur des forêts, le tout en arguant d’une tradition que l’on a totalement dévoyée. Et ceux qui osent s’insurger, on les traite de bobos écolos, de feignants cachés derrière leur écran d’ordinateur, on les invite à venir passer le rotofil ou la faux. Ouaouh, l’«argument»! Pourtant, si les anciens auxquels on se réfère la main sur le coeur pouvaient revenir, ils se rangeraient du côté de ces «bobos écolos» tant moqués, effarés qu’ils seraient à la vue des méfaits perpétrés par leur propre descendance.

Mais revenons-en non pas à nos moutons, mais à nos fougères du Pays basque, qu’appréciaient par le passé les paysans et un grand naturaliste par ailleurs grand humaniste. On met annuellement de nos jours le feu à la montagne sur des milliers d’hectares afin de se débarrasser, entre autres, des fougères. Et qu’est-ce qui repousse en premier, bien avant les graminées malmenées par le feu et qu’elles étouffent? Et bien, euh— les fougères. Donc, si Paul Jovet était encore de ce monde, il serait content, me direz-vous. Et bien non, que nenni! Car en effet, la variété de fougère qui résiste le mieux à ces incendies répétés, c’est la fougère aigle. On dirait même qu’elle aime ça, voyez-vous. Et non contente de se développer sur des terrains privés d’arbres et de flore par l’inconscience et la folie humaines, elle pousse chaque année de plus en plus dru aux dépens de bien d’autres espèces de fougères qui se raréfient petit à petit. Au prétexte de se débarrasser de «la» fougère, par la violence des flammes et l’oubli des savoirs ancestraux ( trois-dents, roulage ou cassage par la mise en pacage tôt en saison dans les zones concernées, etc) ce petit pays par la taille ne serait-il pas en train de devenir le grand «leader» mondial de la monoculture de lafougère aigle? Effet diablement pervers d’une PAC folle qui a pollué les esprits avant même de polluer sols et cours d’eau.

Après, hein—, comment dire? Les bois clairs, et même la forêt pacagée ou non, ce ne sont pas des gros mots. Mais c’est une autre histoire—

«L’argent, ça ne se mange pas». Cette parole issue de la sagesse amérindienne est à se remémorer chaque fois qu’après de fortes pluies, les rivières, gaves et nives, charriant vers l’océan la terre nourricière des montagnes, des collines et des plaines, se teintent d’un marron de plus en plus foncé.

Pour faire connaissance du Professeur Paul Jovet ainsi que du jardin qui porte son nom, c’est ici: https://lesamisdujardinbotanique.jimdofree.com/histoire-du-jardin/paul-jovet/

 

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