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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 18:49

 

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La LGV, ennemie du climat

 

 

     La poursuite du modèle actuel de production, de consommation, d'aménagement du territoire, de transports, d'économie délocalisée, d'agriculture intensive etc., risque de nous faire franchir le seuil -irréversible- de l'emballement climatique dès 2050, quand les enfants nés aujourd'hui n'auront pas 40 ans.

 

       Les économies d’émissions de gaz à effet de serre (émissions à l'origine du dérèglement climatique en cours) que permet le train par rapport à l’avion ou la voiture sont souvent présentées comme un argument majeur en faveur de la voie nouvelle LGV, par les partisans de cette dernière en Aquitaine.

      Or, le dossier EPINE ( cf par exemple http://epine.urrugne.info/ ) démontre -chiffres et arguments à l'appui- que les émissions évitées par le report modal attendu grâce à la voie nouvelle LGV Bordeaux-Hendaye ne compenseront pas la « dette » initiale en termes d'émissions carbone de construction de cette même voie nouvelle.

La LGV nous ralentit !

      De plus, quel serait le bilan carbone global de cette voie nouvelle si les énormes sommes d'argent que certains veulent investir dans sa création l'étaient dans un meilleur entretien des lignes de proximité actuelles, dans le développement de l'offre de trains de proximité, la réhabilitation d'anciennes lignes (comme celle du soufre à Bayonne), le développement du fret ferroviaire qu'on démantèle actuellement, la multiplication des voies de bus en site propre, ou la construction de pistes cyclables sécurisées ?

 

      Quel impact sur le bilan carbone auraient eu les dizaines de millions d'euros déjà versés par le Conseil Général des Pyrénées-Atlantiques, la Région d'Aquitaine, certaines communautés de communes ou d'agglo du Pays Basque pour financer le tronçon.... Tours-Bordeaux, s'ils avaient été investis dans les alternatives de proximité au tout voiture ?

 

      Avant de dépenser des milliards pour anticiper une hypothétique saturation des voies ferrées à l'horizon 2030-2035, ne ferait-on pas mieux de les consacrer à résoudre l'actuelle et bien réelle saturation routière des années 2012-2020 ?

 

      Bref, la très grande vitesse pour « l'élite de nos sociétés » a pour résultat de ... ralentir la mise en place des alternatives au tout voiture pour la majorité de la population !

 

Refuser la fuite en avant :

 

      Loin d'être une alternative, la LGV n'apparaît que comme un « plus » qui va s'ajouter à l'avion pour aggraver la délocalisation de nos sociétés et de nos économies. Elle n'est qu'un de ces « plus », réservés à une minorité de la population pour lui réduire la notion de distance et donc rendre banals et fréquents des déplacements qui devraient être exceptionnels, avec toutes les dommages collatéraux en termes d'aménagement du territoire, de grandes métropoles et de régions-dortoirs.

 

      Elle n'apparaît que comme un « plus » dans la course au « toujours plus vite, plus souvent et plus loin », celle là même qui nous mène tout droit au précipice. Et au lieu de freiner ou de stopper, on nous demande aujourd'hui d'accélérer.

 

      Celles et ceux qui refusons cette fuite en avant serons au rendez-vous le samedi 27 octobre à 15H00 à Bayonne pour arrêter définitivement ce grand projet inutile, imposé et destructeur !

 

Elise Bancon (Biarritz), Barth Camedescasse (Mouguerre), Xabi Camino (Saint Pée sur Nivelle), Christian Detchart (Bayonne), Txetx Etcheverry (Bayonne), Paule Etchelecou (Bidart), Laure Lancereau (Hasparren), Annie Lapegue (Lahonce), Magali Lartigue (Espelette), Eric Lecoutre (Bayonne), militant-e-s de Bizi !

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 16:42

 

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LGV - 27 octobre 15H

SE MOBILISER À L’HEURE DES DECISIONS !

 

Après les Assises du ferroviaire qui conseillent une « révision des projets de développement de LGV et un moratoire sur les projets non engagés » pour donner «la  priorité à la rénovation du réseau existant » 

 

Après le dernier rapport de la Cour des Comptes qui rappelle que « pour être lancés, ces investissements doivent d’abord être rentables » car «ils pourraient se traduire par une forte croissance des investissements publics dans les prochaines années qui ne paraît pas compatible avec la situation financière du pays. »

 

Le gouvernement hésite dans ses choix :

 

« Une commission sera désignée prochainement pour hiérarchiser les projets, définir un mode d'emploi ainsi que sa faisabilité financière » (Frédéric Cuvillier Ministre des transports)

« Il faudra élaguer dans les projets. Le gouvernement n'aura pas d'autre choix que de renoncer à certaines des options qui ont été privilégiéesOn peut se demander si prolonger telle ou telle ligne TGV pour un gain de temps marginal est préférable à l'entretien du réseau secondaire. » (Jérôme Cahuzac Ministre du Budget).

 

      Est-ce gagné pour autant, même si la crise est là ?  NON !             

Ne laissons pas les coudées franches aux décideurs, fossoyeurs de notre avenir !

 

La rentabilité et le financement peuvent retarder une LGV.

MAIS SEULE NOTRE MOBILISATIONARRETERA CE PROJET INUTILE ET DESTRUCTEUR !

 

Avec les élus et les associations :

 

TOUS à LAUGA à BAYONNE

LE SAMEDI 27 OCTOBRE A 15 H !

Pour une grande manifestation!

(Bus organisés, se renseigner auprès des mairies)

 

NON à une nouvelle ligne LGV et au gaspillage

 

 

A l’appel du Collectif des Associations de Défense de l’Environnement (CADE), ADIRH, Non aux voies nouvelles LGV, ACE Hendaye, Ahetze, Arbonne, Arcangues-Bassussarry Vie et patrimoine, Collectif Ascain LGV ni ici ni ailleurs, AHTri Ez Senpere, ATTAC Landes, ATTAC Pays Basque, Biriatou, Comité de défense de la D22, LAB, Mouguerre Cadre de Vie, Nivelle-Bidassoa, Saint-Pierre d’Irube Cadre de Vie, Association Riverains du Seignanx, LGV Bénesse Maremne, Sepanso, Collectif les barthes Tarnos, Biarritz pour les voies existantes, Ustaritz Défendre l’Environnement, Villefranque Cadre de Vie, ACCRiL, BIZI !

 

 

  http://img.over-blog.com/500x375/1/19/11/45/mes-images4/rhune-033.jpg

 

 

AHTren aurkako MANIFESTALDIA

 Urriaren 27an aratsaldeko 3tan

 

Erabakiak hartzeko tenorean mobiliza gaitezen

Trenbibeburuzko elkarizketak erabaki dute AHTen garaipena berikustea eta  hasiak ez diren egitasmoak gelditzea, lehentasuna tokiko trenbideeri emaiteko.

Estatuko kontuzainek oroitarazten dute azpiegitura hauek emankorrak izan behar direla zeren inbeztizamendu publikoak  azkarki emendatuko dire ondoko urtetan eta estatuko finantzak ezin dute holakorik bere gain hartzen ahal.

 

Gobernua zalantzan dago bere hautuetan

 

Laster deituko dugu lantalde bat  jakiteko zein egitasmoari eman behar zaion lehentasuna eta zehazteko finanzamendu ahalmenak. (F.Cuvillier garaio ministroa)

Egitasmo zoinbatzuk baztertu beharko dire, gobernuak ez du beste hauturik. Galdegina da ea balio duen luzatzea trenbide berri bat denbora gutti irabazteko edo tokiko trenbideak mantentzea.(J.Cahuzac Aurrekontu ministroa)

Krisia hor izanik ere irabazia ote da?  EZ !

Ez dezagun gure geroa txikitzailen eskuetan utzi

 

Emankortasuna eta finantzamendua AHTa gibelatzen ahal dituzte baina gure mobilizazioa bakarrik geldiaraziko du suntsigarri eta behargabekoa den egitasmo hau !

 

Denak Baionan Urriaren 27an

Aratsaldeko 3tan Lauga gela aintzinean

Autobusak antolatuak dire :  deitu zure herriko etxea

  

 

Collectif des Associations de Défense de l’Environnement (CADE), ADIRH, Non aux voies nouvelles LGV, ACE Hendaye, Ahetze, Arbonne, Arcangues-Bassussarry Vie et patrimoine, Collectif Ascain LGV ni ici ni ailleurs, AHTri Ez Senpere, ATTAC Landes, ATTAC Pays Basque, Biriatou, Comité de défense de la D22, LAB, Mouguerre Cadre de Vie, Nivelle-Bidassoa, Saint-Pierre d’Irube Cadre de Vie, Association Riverains du Seignanx, LGV Bénesse Maremne, Sepanso, Collectif les barthes Tarnos, Biarritz pour les voies existantes, Ustaritz Défendre l’Environnement, Villefranque Cadre de Vie, ACCRiL, BIZI!, AHT GELDITU Elkarlana deiturik  

                                                                                                                     

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Published by Jeno l'écolo - dans Non à la LGV-LGVrik ez!
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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 20:02

Peut-être avez-vous entendu parler des forêts magiques d'Irati et de Zilbeti, aux confins de la Navarre et du Pays Basque, de l'Espagne et de la France, Peuplées de hêtres centenaires, d'espèces rares et merveilleuses, de Laminaks, génies légendaires et millénaires de la non moins millénaire culture Basque, présents en ces lieux bien avant l'arrivée des Romains ou des Celtes.

Mais, au delà de ces êtres légendaires, fils de la brume et des songes, une épouvantable réalité vient briser le rêve et la plus authentique des Nature. L'avidité sans borne de quelques industriels sans âme et de politiciens sans scrupules menace en toute illégalité ce patrimoine inestimable!
Nul besoin de se projeter dans les lointaines forêts d'Asie massacrées pour l'huile de palme ou celles de l'Afrique et des Amériques, scalpées pour le bois et le soja transgénique, c'est ici, à nos portes, que l'abomination se tisse à l'ombre de notre coupable indifférence, de nos indicibles incohérences.
Alors que nous fêtions Noël fin décembre 2011, les bulldozers sont une première fois venus pour essayer de profaner cette citée de la Nature (le site Natura 2000 de la forêt de Zilbeti, Zone de Conservation Spéciale de Monte Alduide, premier site protégée en Navarre bénéficiant théoriquement du plus haut niveau de protection) et ce n'est que grâce à une mobilisation transfrontalière sans précédent que la massacre a pu être arrêté!
Nous nous sommes réunis le 3 octobre dernier à la Maison de la Nature et de l'Environnement de Pau avec nos amis espagnols, afin de définir une stratégie pour contrer le retour possible de l'entreprise MAGNA qui veut extraire les roches et la magnésite qu'elle convoite sur le site de la forêt de Zilbeti. 
Mais, alors que nous préparions ces actions préventives, nous apprenons que les bulldozers sont prêts à revenir "peler" la montagne dans les tout prochains jours! Nous devons donc nous mobiliser dans l'urgence pour faire face à cette nouvelle agression! 
Il faut nous préparer à résister encore, et plus fort que jamais, pour protéger ce merveilleux et irremplaçable trésor naturel.
Je vous invite donc, dans un premier temps, à découvrir le fond de cette affaire en consultant plusieurs documents en ligne:
- Un rapide historique: 
- l'article sur le site de la MNE:  
http://www.mne-pau.org/spip.php?article99 (nombreux liens et documents, informations "sur le vif" de la mobilisation de décembre 2011 et des mois suivants)

- le communiqué de presse du 3 janvier :
http://www.mne-pau.org/IMG/pdf/CdeP_Zilbeti-5fr.pdf

Un nouveau communiqué de presse est en cours de rédaction à Madrid (SEO-Birdlife et autres organisations espagnoles). Les ONG françaises ont été appelées à le co-signer. Si vous faites partie d'une association, vous pouvez l'inviter à nous rejoindre. Le temps presse !!
Quant à vous toutes et tous, vous êtes appelé(e)s à faire connaître cette affaire autour de vous et à vous tenir prêt(e)s à vous mobiliser si et quand nous feront appel à vous.
J'espère que nous pourrons faire face ensemble à cette nouvelle urgence et je me réjouis d'avance du combat que nous allons mener avec vous pour préserver la forêt enchantée des Pyrénées !
Nous nous battrons ensemble pour Zilbeti.
Zilbeti vivra!
Amicalement,

Xavier BOUCHET
Président de la Maison de la Nature et de l'Environnement de Pau.
Villa du Domaine de Sers - 64000 - Pau
www.mne-pau.org
mne@ouvaton.org

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 16:13

 

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 11:39

Quelques poèmes de Brigitte Fraval.

 

 

saule-tombe-016.jpgMerci Brigitte!

Merci pour tout!

Et même au-delà de tout.


  Lune 

 

Silhouette ciselée sur la lune claire,

Sourire à peine esquissé , mystère,

Elle attend le réveil des réverbères ,

Le bruit de ses pas durs sur la terre

Bruissante des givres de l'Hiver .

Il viendra celui qu'elle espère .

Il viendra dans une brume légère

Ses yeux d'ombre grand ouverts ,

Jetant à la nuit son rire solaire .

Il viendra goûter la lumière

Qu'elle a scellée à ses paupières .

Sur la table ,quelques branches de lierre,

Une carafe rubis et deux verres.

Il viendra , C'est comme une prière

Tant que les réverbères encore éclairent,

Boire le vin et caresser sa peau amère

Il viendra avant que ne se referme la terre

Sur le silence de ses rêves éphémères .

 

L'absence 

 

La morsure au creux du ventre,

Fleur vénéneuse du doute

Roule sa houle douloureuse

Là où le cri prend vie,

Là dans l'étranglement.

Gorge dure nouée au silence .

Les secondes coulent les heures

Au sable froid de l'attente .

Terreur muette de l'oubli,

Lames glacées en fulgurance

Les battements lourds du coeur

Cognent aux tempes , durs , lancinants .

une porte claque , espoir meurtrier ,

Sussuré par un vent mauvais

Qui vient battre au seuil

Le rappel de l'absence .

 

Petite vie

 

Recroquevillée , tête dans les genoux ,

Petite vie sans horizon ,

Petites envies sans passion ,

J'ai oublié d'être debout .

Le regard vrillé sur l'horizon ,

Pulsations à peine au creux du cou

Comme des mots trop doux

J'ai oublié le feu de la déraison .

Mains ouvertes ,vides de tout ,

A peine l'espoir d'un bourgeon

Dans l'entrelac des sillons ,

J'ai oublié d'aimer les vents fous .

Détenue consentante d'une prison,

Où dorment tous mes dégoûts ,

Gisent mes rêves sens dessus -dessous ,

J'ai oublié que la vie se fait de moissons .

Dans un murmure , un souffle , un rien , un tout

Une dernière lueur ,ultime oraison .

 

Saisons

 

Laisse filer le vent

Sur les plaines sombres .

L'été s'est immolé

Aux derniers feux

Des rires clairs de la mer.

Laisse venir le givre

Aux herbes perlées .

L'automne s'en est allé

Dans l'odeur puissante

De la terre endormie.

Laisse les parfums frémir

Aux matins de soie pâle .

L'hiver a déposé ses brumes

Aux voiles légers

Des aubes nouvelles.

Laisse éclater les ors

Au ciel ivre de bleu.

Le Printemps s'est esquivé

Accrochant son velours frais

Aux regrets des lilas éteints.

Laisse glisser le temps

Au sablier des heures.

Il est la vague

Qui porte à sa frange

L'entêtement farouche de la vie.

 

Vertige

 

Ligne d'horizon

Nette , tranchante ,

Si loin de sa source d'ambre .

Ni or , ni brume ,

Juste un trait  .

Dur sur l'encre des abîmes.

Etreinte du vent

Apre , glacée

Si loin du feu des étés .

Ni chant ,ni caresse ,

Juste une lame .

Silex sur le silence de la grève.

Sur ma peau impatiente

Inquiète ,absente ,ta main

Si loin de ce qui fût .

Ni glace ,ni braise.

Juste un leurre

Sur mes paupières closes.

 

 

 

  NB; J'ai emprunté le titre de ce "post" à une chanson de Véronique Pestel.

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 19:02

P1010049.JPG

 

Je classe ce "post" dans "Aider la faune", n'en déplaise à mes amis vegans qui refusent toute action humaine sur les animaux.

Qu'ils se rassurent, jamais----mais alors jamais---- je n'oublierai que le frelon asiatique n'est pas responsable de sa présence dans nos contrées, et que seul l'homme est coupable des mésactions de cet insecte sur la nature d'ici.

Mais l'inconscience humaine étant invétérée, on fait quoi?

Bon, je vous la fais courte. Depuis fin février-début mars, j'ai la tête un peu ailleurs, je ne regarde plus trop ce qui m'entoure, que j'ai choisi, que j'aime. Ah, l'amour!!!!!  Et puis, le printemps dernier a été si froid, si pluvieux, pas une fleur dans le vieux cerisier, pas un fruit non plus.

Ces derniers jours, quelques coups de notre vent du Sud basque. Pas mal de feuilles sont tombées, dont celles du cerisier en question.

Tout à l'heure, à la nuit tombante, ma fille descend chercher quelques brindilles à porter au bûcher et remarque chez ce vieux monsieur quelque chose d'inhabituel.

Eh, oh, les frelons de l'Asie, vous auriez pu choisir un autre endroit, non?  Vous croyez que c'est drôle d'être à la croisée des chemins entre la sauvegarde de la nature et la libération animale? Sans parler de la compassion envers les humains quels qu'ils soient et qui, eux non plus, n'ont pas demandé à vivre?

Bon, et bien, comme dab, on va tenter de naviguer à vue, hein------

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Published by Jeno l'écolo - dans Aider la faune - Fauna Zain
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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 16:52

Une contribution de Daniel Labeyrie.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/30/Corbeau_branche_Kyo.jpg/250px-Corbeau_branche_Kyo.jpgChaque matin sur le lampadaire

Tu me croasses un drôle d'air

A l'heure pâle de l'angélus

Sache que je n'en peux plus

Si tu daignais changer de refrain

Tu me rendrais moins chagrin

Oui, corbeau je t'appelle

Mais tu n'es qu'une noire corneille

Avec tes brèves vocalises rouillées

Voilà mes bouts de rêves brouillés

Sacré vieux corvidé monocorde

Tu tires vraiment trop sur ma corde

Pose-toi sur le haut platane là-bas

Et laisse-moi me cacher sous les draps

                                                                                                Daniel LABEYRIE

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 12:23

 

 

Entretien avec ma pomme (bio) paru dans le numéro 51 du journal Zubiak 

http://www.ramun.eu/ea/?page_id=59

 

-Où en est-on à Bayonne vis à vis de ce long combat ?

BAIONA_028.jpgUn million de déficit en cinq ans, c’est le « fait culturel majeur » version Jean Grenet, maire de Bayonne. La désaffection de monsieur Afflelou qui voulait bien sponsoriser les fêtes mais pas la torture animale,  a forcé la municipalité à diminuer cette année le nombre de corridas.

Jean Grenet a été battu aux législatives de 2012, il n’est donc plus partie prenante du lobby torturomachique à l’Assemblée nationale. Ses amis feraient bien d’en prendre acte pour les municipales de 2014. Quant à l’opposition, elle serait bien inspirée de s’organiser en conséquence. Le discours critique sur le financement est un premier pas mais il  ne suffit plus. Les élus de gauche ne pourront  éternellement faire l’impasse sur la question de l’éthique. Penser que les enfants, non seulement sont admis dans les arènes mais que leurs places sont gratuites, devrait poser problème à toute personne dotée d’une conscience et soucieuse de l’avenir.

-En clair, en quoi ce combat rejoint il la défense de la vie, de l'humain, de l'animal ?

Le combat abolitionniste fait partie intégrante de la lutte contre la souffrance et la torture en général.  Il est peut-être avant tout un combat humaniste car il nous demande de développer en nous les qualités humaines qui nous sont nécessaires pour nous sauver nous-mêmes. C’est pourquoi je suis convaincue qu’il doit être le plus irréprochable possible et n’utiliser ni injure ni violence, refuser la vengeance car on ne fera rien avancer en remplaçant une barbarie par une autre et en transformant les victimes en bourreaux. « Quand on se venge, on cesse de penser », disait la philosophe Annie Leclerc. Cela ne veut pas dire qu’il faut rester les bras croisés, bien entendu. Là comme ailleurs, la distinction entre légalité et légitimité est toujours de mise

-Pourquoi encore toutes ces réticences chez bien des élu(e)s ?

La sinistre prestation du Conseil Constitutionnel du 21 septembre dernier est très éclairante à ce sujet. Le « mundillo » n’est rien d’autre qu’un microcosme. Les aficionados véritables sont extrêmement peu nombreux, encore moins nombreux que les chasseurs. Mais c’est un lobby très puissant . Il y a une imbrication évidente entre les milieux financiers, politiques, et, hélas, journalistiques. Peu de monde, mais beaucoup d’argent et beaucoup de pouvoir. Dans cette ambiance, de nombreux élus pensent que leur intérêt est de flatter l’aficionado dans le sens du poil, s’ils veulent être réélus. Mais les abolitionnistes eux aussi sont en train de devenir un lobby, bien moins « friqué », moins influent pour le moment (cela va évoluer) mais surtout beaucoup plus nombreux et ce sont eux aussi des électeurs. En ce sens, les soi-disant « sages » du Conseil Constitutionnel ont très certainement fait une très grosse erreur de calcul et mal apprécié l’avenir en déclarant que la barbarie que représente le spectacle de la torture à mort d’un herbivore est conforme à la constitution française.

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 14:40

 

 

 

 

   Une contribution de Gilles Marchal. 

 

    Cette  idée baroque, qui nous vient d’un maire de la Sarthe, conseille vivement aux ruraux et aux banlieusards d’élever deux poules ; l’intention est assez géniale au premier abord mais il faut en peser le pour et le contre. Le « c’est bon pour la planète ; ça respecte l’environnement ; c’est un acte citoyen » et autres fadaises (d’Étretat) laissons-cela et voyons le côté pragmatique de la chose.

Le ‘pour environnemental.’

         Pourquoi 2 au minimum ? Ce gallinacé est d’instinct grégaire comme beaucoup d’espèces et de ‘races’ ; une seule ne survivrait pas longtemps. L’intérêt de ce mini élevage, peut vous apporter un petit quelque chose. Une poule c’est fascinant, ça a l’air gauche mais c’est adroit, c’est simple à apprivoiser mais attention le phénomène d’imprégnation, connu chez les oiseaux, risque de vous poser quelques problèmes. (lol)

En revanche ; chaque personne jette par an, 200 kgs de nourriture, lesquels vont s’épandre sur des montagnes de déchets et nourrir toute une flopée d’animaux qui n’ont rien à gagner dans ces tas de détritus sinon des maladies.

Habitat : pas besoin de beaucoup de place, si vous pouvez disposer d’un parcours extérieur la journée, 5m carrés fermés leur suffiront pour dormir. Mieux vaut surélever un perchoir et répandre de la paille en dessous.

Pondoir : deux cageots matelassés de paille à 30cm du sol mais à l’abri et dans une semi obscurité pour éviter qu’elles pondent n’importe où.

Propreté : bof, pour deux poules il suffit de changer la paille sous le perchoir et les pondoirs une fois par mois (une petite botte par an suffit (5  à 6 euros)

Petit tuyau : vous pouvez faire du compost avec la paille mélangée aux fientes. Au printemps, ce compost mélangé à de la terre de taupinière et vous aurez des fleurs magnifiques sans aucun besoin d’ajoûts pour gogos.

Nourriture :

Deux poules, c’est une bonne poignée de graines (mélange poules) 2 fois par jour et par nénette coût (20 cmes d’euro/jr) si vous les nourrissez trop, le surplus peut attirer des rongeurs. Toujours leur donner de l’eau propre et vérifier en hiver qu’elle ne gèle pas. En revanche, toute la bouffe que vous aller jeter (restes d’assiettes, pain, légumes d’épluchage, gras de viandes enfin tout) fera la joie de vos poulettes.

Liberté :

Si vous le pouvez, Laissez-les en liberté, elles regagnent leur poulailler chaque soir, vous n’avez plus qu’à le fermer

Résultats : selon la race, 150 à 180 œufs par an et par nénette sur une période de 3 à 4 ans. Renseignez-vous auprès de fermes avicoles. La qualité des oeufs vous laissera sur le cul, tellement vous êtes habitués à manger des  trucs insipides de couleur indéfinissable. J’ai huit poules qui me donnent 30 à 35 œufs par semaine. J’en offre à mes amis et voisins, pour lesquels c’est bien mieux qu’un bouquet. Elles ont un poulailler de 200 m/carrés et d’octobre à mars, elles sont libres.

 

Indignez-vous bon sang !

En batterie, la loi permet 7 à 10 poules au mètre carré (rendez-vous compte c’est horrible) qui ne verront jamais le jour, ‘nourries’ aux farines animales, aux antibiotiques et aux anti-dépresseurs. Ces pauvres bêtes forcées, sont tuées à 83 jrs alors qu’il faut 6 mois pour faire un poulet digne de ce nom et libre. Il leur est impossible d’étendre leurs ailes ni de gratter le sol. Ce sont des tapis roulants par lesquels partent les œufs et les fientes osu le désintérêt de l’égoïsme national.

Autre chose ; les poules sont des animaux vivants, eh oui c’est con on l’oublie souvent ! Et par cette appellation ridicule pour un éleveur, elles sont sensées donner la vie, c’est à dire ; pondre. Par instinct, elle cherche un endroit tranquille, pas si simple dans un mètre carré. Dans les camps, on se chiait dessus.

Enfin quel bonheur ! Arrive la bouffe dégueulasse et honteuse que VOUS INGEREZ. Essayez d’imaginer dans quelle folie et tortures vivent ces animaux. Imaginez le vacarme incessant, le stress de ces bêtes élevées par dizaines de milliers DANS UNE ODEUR épouvantable, une chaleur qu’elles détestent et une lumière dure, digne d’une cellule d’un condamné à mort.

Pensez-y souvent et ne croyez pas ces pubs mensongères. Ces massacreurs, au même titre que ceux qui torturent les bovins et les suidés, participent à la décadence de notre société. Il s’agit de faire le plus de fric possible avec le moindre effort, toujours au préjudice de l’animal Ex ; elevées au maïs… tu parles, le maïs ogm est distribué avec colorants une semaine avant que la bête soit électrocutée.

Oui, mais c’est un job qui contribue à nourrir les Français ! Non, ce sont des gens pourris par un système tyrannique qui détruit le vivant dès la naissance.

Ah oui mais grâce à l’industrialisation du vivant, cela permet aux plus économiquement faibles d’accéder aux protéines à des prix compétitifs et abordables… Eh oui, le système est imparable. U comme Ubu. Leclerc, général de divisions pyramidales. Auchan, une grosse faute d’ortograf. Intermarché ; tout pour sa gueule. Les animaux sont transportés dans des camions et des trains pendant des jours sans boire sans nourriture pour la SEULE raison qu’ils sont moins chers étant vivants à l’arrivée. Ca ressemble beaucoup à certains wagons. On déportait bien des gens, alors des bêtes …

Il y a 60 ans, on partait à bicyclette dans les banlieues pour y trouver de quoi bouffer. Aujourd’hui on va en bagnole bourrer son coffre de toxines. Près de chez vous il existe sûrement quelques bouseux, deux trois cambroussards (pas des verts surtout pas ; bourrés d’opm- organismes politiquement modifiés) qui respectent ce que la nature leur propose. Il y a des marchés, de petits éleveurs têtus et courageux.

 

 

Le contre environnemental.

         Cette idée me semble surtout dirigée vers les citadins venus à la campagne pour des tas de raisons. On se souvient de ces babas, parents des bobos, qui sont partis élever des chèvres dans lou Larzac sous les quolibets des indigènes. On coupait du bois à coups de hasch et on ‘sciait’ à la belle étoile en se torchant avec des feuilles, un festival pour les tiques qui participaient hautement aux impactions fécales. Y’ avait jamais de nuit sans guitares. (Claude Lemesle) La belle époque du ‘peace and love’ devenue rapidement le ‘chaude pisse by love’. C’était bien c’était chouette, chez chevrette.

Aujourd’hui, il y a belle lurette que les agriculteurs vont faire leurs courses dans les hypermarchés et ne s’embarrassent plus d’animaux de ferme. Que voulez-vous ; « L’amour est dans le prix. »

Petits tuyaux : pas la peine d’éjointer vos poulettes, en revanche, pour éviter qu’elles se transforment en carrelet sur le milieu de la route, il suffit de couper l’extrêmité de la rémige secondaire d’une seule aile (indolore) pour la déséquilibrer en vol.

         Le coq ne sert à rien dans le cas d’un mini-élevage. Il n’empêche pas la poule de pondre, il n’est pas là pour ça et de plus il les blesse, parfois gravement, de son éperon et de son 4ème doigt. Il fait les nids, défend ses poules contre certains prédateurs, freux, corbeaux, buses, rats et mustélidés. (le mien, « casse-couilloux » s’est même battu contre un chien)

A noter que notre emblème national devrait nous faire réfléchir quant aux expressions utilisées lorsqu’il s’agit de redorer notre slip kangourou. Il n’y a pas de pénétration chez môssieur, ça frotte ça frotte et ça se dégonfle.

En revanche il peut créer des nuisances. Il ne faut pas oublier qu’un coq ça chante et que nous sommes en France, pays boursoufflé de loi plus imbéciles les unes que les autres. Nombre de procès sont gagnés par des crétins qui considèrent qu’ils n’ont pas quitté la ville pour être dérangés par des chants. Chez moi, village dortoir, une annonce de la mairie demande à ce que les coqs soient mis en sourdine. En revanche aucun problème pour les tondeuses, les engins de tout poil qui vous assourdissent.

Les maladies : ne vous laissez pas décourager par elles. Avec peu de poules et une plume d’espace, elles sont rarement malades. Pour éviter les problèmes l’hygiène est une condition indispensable. Evitez autant que possible, ce que les jardineries vous proposent de chimique ; sur le sol, un berlingot d’eau de javel par mois suffit.

Les parasites comme les mallophages (poux) les poux rouges (les indiens –lol) sont acariens tenaces mais rares sur un petit élevage. La gale déplumante et la gale des pattes surviennent au printemps et en été. Encore une fois ces petites bébêtes ne sont pas fréquents chez deux individus.

Tentez l’expérience : Quand vous partez en vacances, vous trouverez toujours un voisins pour les nourrir et prendre les œufs pour leur consommation. Et surtout, si vous avez des enfants et petits enfants, faites leur ramasser ces œufs ; ils s’en souviendront toute leur vie.

 

Je suis prêt à répondre à toutes vos questions, même à celles qui fâchent. Pourquoi je fais ça ? Bah pour le fric hé hé !

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 12:27

Hélas, plus que jamais d'actualité:

 

http://www.autourdemoustaki.fr/images/La%20pancarte.jpg

 


1985, 2012 : un rejet permanent
27 ans après sa publication, mais toujours actuel…
Il reste quelques exemplaires du livre.
LA PANCARTE
Jacques COUSTALS et Luc ROMANN
Un livre parrainé par
le GROUPEMENT POUR LES DROITS DES MINORITES,
Présentation par son Secrétaire Général (en 1985) Alain FENET.
Préface de Jean-Pierre LIEGEOIS, universitaire, expert auprès du Conseil de l'Europe, auteur de nombreux ouvrages concernant les Roms,Tsiganes, ou Voyageurs.
Ce livre, publié en 1985, encore d’actualité 27 ans après, est le récit d’une action
menée sous l’impulsion de Jacques COUSTALS, pour dénoncer le caractère illégal
et discriminatoire d’un arrêté municipal et d’une pancarte.
"Une commune.
Des nomades.
Un arrêté municipal.
Une pancarte.
Une simple pancarte.
Une pancarte d’interdiction. De rejet. De refus du nomade.
C’est un fait divers.
Ni plus, ni moins.
D’une banalité déconcertante. Tellement banal qu’on ne s’y arrête pas.
Une telle pancarte fait partie du paysage.
Mais tout est contenu dans ce fait divers. Il est à la fois symbole et microcosme. La
pancarte est un emblème. Le nom de la commune pourrait faire croire à la parodie.
Pourtant, pour les faits décrits, Lafrançaise du Tarn et Garonne, c’est bien la
commune française d’un peu partout"
(extrait de la préface).
 

 

Cette action est décrite dans un mouvement syncopé, avec les interventions auprès
du Préfet du Tarn-et-Garonne, garant de la légalité, le parallèle avec les affichages
de la période nazie, les moments de respiration poétique, musicale et artistique avec
les textes des chansons de Luc ROMANN, les poèmes de Jacques COUSTALS et
les illustrations de 10 peintres sensibilisés à ce problème d’intolérance.
Au moment où dans les écoles, collèges et lycées, on veut un retour à l’enseignement des valeurs fondamentales et au moment où l’instruction civique doit être renforcée, ce livre pourrait être utilisé comme exercice pratique d’analyse des mécanismes institutionnels visibles et invisibles et des rapports entre groupes sociaux. (J.-P. Liégeois - La Dépêche du Midi - 10 octobre 1985).
"Puisse ce livre faire naître des interrogations, une volonté de respect et d’ouverture
au dialogue avec les Tsiganes et Voyageurs, méconnus dans leur diversité et dont la
qualité de la culture est ignorée. Traités comme ennemis pendant des siècles,
envoyés au galères, persécutés sous des formes diverses, ils sont maintenant traités
comme des objets encombrants à éloigner ou a assimiler, donc à faire disparaître. "
Ce livre a été en 1985 et les années suivantes un moyen d’action et
d’information avec les interventions de toutes les radios locales, une émission
télévisée à LAFRANCAISE produite par FR3 et de nombreux débats, le plus
souvent en présence de Tsiganes, dans les écoles, collèges, lycées et une
grande journée à la Faculté des Sciences Sociales de TOULOUSE.
En 2012 le débat reste ouvert.
================
Quelques exemplaires de ce livre de 96 pages, en format 21x15, sont encore
disponibles au prix de 13 euros (frais d’envoi inclus).
Bon de commande ci-dessous à imprimer ou à reproduire et à renvoyer accompagné
d'un chèque à l'auteur
Jacques Coustals
Route de Darnac
09000 – Serres sur Arget
Le produit des ventes ira à une Association Tsigane.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Nom prénom ………………………………………………………………
adresse………………………………………………………………
commande [ ] exemplaire(s)
Ci-joint chèque de 13 € x [ ] exemplaire(s)

 

 

 

http://fr.lyrics.wikia.com/wiki/Luc_Romann/Chronique_tsigane

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