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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 18:31

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Une contribution de Gilles Marchal.

 

 

Tout le monde sait qu'une labradoresse prénommée Lycka, va être prochainement opérée du cœur, ce qui n'a pas manqué de déchaîner les haines. Les gens sont devenus tels qu'ils ont perdu le plus élémentaire du sens commun.
Cette brave chienne a été mise en chambre double, vous savez bien, toujours la pénurie de lits dans notre pays vertueux. Les médecins avaient cru bien faire, malheureusement la nuit, le personnel est rare.

Ce matin, une aide soignante pénétre dans la chambre... Le voisin de lit de Lycka a disparu. Elle est là, satisfaite se léchant les babines. Eh oui la chienne a bouffé son voisin. Il était atteint d'un cancer de la moelle osseuse et ça, aucun labrador ne peut y résister.

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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 19:22

 

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 Dans le cadre de son cycle de conférences, l’association « Les Amis de la Vieille Navarre »
vous invite à assister le samedi 15 décembre à 18h00, à la salle d’honneur de la mairie de Saint-Jean-Pied-de-Port, à la conférence « JEAN YBARNEGARAY (1883-1956). SA VIE. SON ROLE POLITIQUE », http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Ybarn%C3%A9garay
présentée par Monsieur Jean-Claude LARRONDE, historien, membre de la Société d’Etudes Basques-Eusko Ikaskuntza.
 
 Jean Ybarnégaray a joué en Pays Basque un rôle politique considérable pendant un bon quart de siècle de 1914 à 1940. Il a été notamment maire d’Uhart-Cize, conseiller général, député à partir de 1914, ministre et secrétaire d’Etat en 1940.
 Pourtant, il s’agit d’un personnage aujourd’hui largement méconnu.
 Il incarnait un Pays Basque catholique (« eskualdun-fededun ») où tout -même la pelote qu’il défendit ardemment- se rattachait à la tradition, un Pays Basque immuable autour des valeurs d’ordre et de morale, où les thèmes du développement économique n’étaient pas présents.
 
 Cinquante-six ans après sa disparition, le temps parait venu de proposer un bilan aussi dépassionné que possible, autant que le permettent les prises de positions souvent tranchées et controversées du personnage.
http://media.communes.com/images/orig/postcard/maxi/64538/50bd0ad7c88e8de3be33b754d04eeed9A gauche, le château Ybarnegaray, remplacé aujourd'hui par un "Pierre et vacances".
 
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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 19:24
Zer litzateke Euskal Herria pilotarik gabe?
Au début de ce mois de novembre,je me suis rendue à Cambo où, pour plusieurs raisons, je suis restée la journée entière.
J'étais déjà passée très certainement plus d'une centaine de fois, que ce soit à pied ou en voiture, devant la droguerie Felix Boudon, une droguerie à l'ancienne comme il ne s'en trouve quasiment plus. Je savais depuis belle lurette que cette caverne d'Ali Baba était tenue par les deux fils de ce monsieur Felix Boudon. Mes parents m'avaient souvent parlé de ce champion de pelote qu'ils avaient vu jouer avant ma naissance et qu'ils aimaient beaucoup.
Allez savoir pourquoi--- alors que je passais sur le trottoir d'en face, une impulsion m'a conduite, en ces vacances de Toussaint, à traverser la rue pour aller en parler à l'un des fils Boudon qui discutait sur le trottoir avec des clients.
Entrée dans le magasin, surprise, mon oeil a été attiré par des auto-collants pour la protection de l'ours, des oiseaux. Chouette-si j'ose dire-un deuxième sujet de conversation qui venait s'ajouter à celui de l'amour de la pelote.
Au bout d'une bonne heure, alors que j'étais pressée par l'emploi du temps, Monsieur Boudon m'a lancé "Vous qui aimiez ce très grand champion qu'était Jean Urruty, allez donc sur le site internet de l'INA en tapant son nom. Vous y trouverez une vidéo de l'émission "Les coulisses de l'exploit" qui lui était consacrée en 1966".
De retour à la maison, je me suis exécutée. J'ai regardé avec émotion cette vidéo où je reconnaissais bien d'autres joueurs, dont JB Hirigoyen, disparu au mois d'août et que nous avions longuement évoqué avec Monsieur Boudon. Sachant que mon frère avait beaucoup aimé Jean Urruty, je me suis empressée de lui envoyer le lien de cette vidéo. ( voir ci-dessus).
Quelques minutes plus tard, je recevais cette capture d'écran (voir ci-dessous), avec ce commentaire "Ce n'est pas toi, là, qui demande un autographe à Jean?" Sur le coup, j'ai cru à une plaisanterie. Mais non, la fille en blanc, là, c'est bien moi, en train d'attendre l'une des nombreuses signatures que j'ai demandées durant des années à ce très grand monsieur (mais j'en ai obtenu près de 150 de JB Hirigoyen, je m'appelais Geneviève alors, mais j'étais déjà fofolle). J'avais douze ans. C'était en 1966, au fronton de Paris, quai du point du jour. Je ne saurais vous dire cependant s'il s'agissait de la partie d'ouverture en juin ou de celle de fermeture en septembre. Mais qu'importe, quoiqu'il en soit, je peux vous assurer que je suis bigrement émue!
Zer litzateke Euskal Herria pilotarik gabe?

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 18:33

Parce que c'est aujourd'hui leur fête et pour leur redire tout simplement à quel point je les aime.

 

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 14:24

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Une vue de l'esplanade du collège.

 

 

Vendredi 23 novembre, j'ai assisté au cross du collège de la citadelle à Saint-Jean -Pied-de-Port. Là, j'ai eu la grande joie de rencontrer Mattin Lerissa,  que je n'avais pas eu l'occasion de revoir depuis trois ans et qui se trouve aujourd'hui en classe de 5ème dans ce collège.

 

 

 

 

Mattin, il faut que je te dise : quand tu chantes, tu me colles la chair de poule.

A quand une vidéo de toi en trikitalari? http://fr.wikipedia.org/wiki/Trikitixa

http://txa13.wikispaces.com/file/view/TRIKITIXA.gif/116827811/TRIKITIXA.gifSegi aintzina, mutikoa!


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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 14:01

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L'Irish coffey, de loin mon préféré. Note de la blogueuse.

 

Une contribution de Daniel Labeyrie.

Le café au saut du lit qui vous flanque un coup de bambou dans le ventre

La cafetière électrique qui gargouille couvrant les voix de la radio

Le café corsé qui  écarquille vos yeux embrumés de sommeil

La  café crème qui recueille les miettes du croissant chaud

acheté en hâte à la boulangerie la plus proche

Le p'tit jus siroté sur le comptoir du bar en lisant la une du journal

Le cappuccino brûlant à Venise sur la Place Saint-Marc

à l'heure de l'acqua alta qui vous glace les pieds

Le café turc avec sa cuillère dressée comme un minaret

devant les eaux tumultueuse du Bosphore

Le caffezinho dans une taverne d'Alfama à Lisboa

dans les senteurs de sardines grillées

L'irish coffee au son du violon dans un pub de Sligo

Le caoua aux portes du bazar de Tunis

fleurant un brin  de jasmin au goût de fraternité

L'infâme café au lait aux relents de salle d'opération

au petit matin sur le lit d'hôpital

Le café amer ds disputes et des orages

La pause-café  brisure éphémère des cadences infernales

Le café partagé entre amis aux premiers rayons de soleil

Le décaféiné pour les insomniaques stressés

Le café calva pour qui aime se brûler la lippe

La lavasse des cantines et des bouibouis mal fréquentés

Le mazagran dégusté un jour de canicule

Le café liégeois avec sa face cachée chocolatée

sous la neige de chantilly

Tout cela n'est-il pas fort de café  ?

Majesté Louis XV, vous aviez tort d'affirmer:

« France, ton café fout le camp »

Que diriez-vous d'une infusion à la verveine sucrée au miel d'acacia ?

Daniel LABEYRIE

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 21:02

 

 

 

Maison de la Nature et de l'Environnement de Pau

Accueil du site > Appels, actions, mobilisations... > Initiative Guernica - Campagne Zilbeti + Vidéos

Initiative Guernica - Campagne Zilbeti + Vidéos

mercredi 14 novembre 2012, par mne-pau

La Coordination Monte Alduide, en collaboration avec l’association SEO / BirdLife, vous annoncent la présentation de l’initiative Guernica, la célèbre peinture de Picasso, peinte sur le support naturel des hêtres de la montagne de Zilbeti, qui sont menacés de destruction.


Présentation de l’initiative Guernica

Les habitants des vallées pyrénéennes de Navarre interprètent Guernica, la célèbre peinture de Picasso, révélant ainsi aux yeux de tous la magie de la forêt de Zilbeti. Les vallées des Pyrénées navarraises repoussent à nouveau l’entreprise minière Magnésites de Navarre S.A. (MAGNA) qui essaie encore de violer la Zone Spéciale de Protection de Monte Alduide, à Zilbeti.

Aujourd’hui 13 novembre, alors qu’approche la date anniversaire de l’entrée en scène des terribles machines envoyées par Magna dans le but de réaliser des forages, des coupes rases et l’extraction de minerai dans la forêt d’Antzeri (Zilbeti, vallée de Erro, Navarra), nous avons appris que le Gouvernement de Navarre a autorisé à nouveau des forages, des coupes d’arbres et l’extraction de minerai, par des arrêtés sans fondements légaux mais qui couvrent à nouveau l’entreprise afin qu’elle puisse mener à son terme ce que la mobilisation publique l’a empêchée de faire pendant les dernières fêtes de Noël.

Pour contrer l’action destructrice de la lourde machinerie employée par la mine nous avons choisi d’utiliser l’art comme expression et outil de sensibilisation de l’opinion publique. Pour contrer le plomb du silence médiatique et l’usage délibéré de dates comme celle des fêtes de fin d’année qui, l’an dernier, rendaient très dificile la mobilisation sociale, nous avons choisi la transparence et la clarté du message en nous aidant de la beauté automnale des lieux.

Ainsi, nous avons reproduit le tableau de Pablo Picasso, Guernica, sur le support et dans le cadre naturels d’un bois dense de jeunes hêtres que menace et prétend détruire l’abominable mine à ciel ouvert.

Nous tous, amis et partisans de cette cause, avons voulu nous exprimer grâce à cette œuvre à grande échelle et à la mesure de la menace à laquelle nous faisons face. Nous avons voulu le faire en utilisant les seules armes qu’a la forêt pour se défendre et survivre : ses couleurs, son silence, sa sérénité et sa beauté.

Ce qu’on peut voir là c’est un tableau du massacre de Guernica en trois dimensions, de 20 mètres de large, 8 mètres de haut et 40 de profondeur, une peinture de 800 mètres carrés sur l’écorce vivante des hêtres de Zilbeti. Hêtres vivants sur le point d’être condamnés à mort. En effet, un jugement va décider de l’avenir de ces espaces naturels protégés, puisque les documents et les preuves nécessaires à son verdict sont entre les mains de la Cour Suprême de Navarre.

Monte Alduide est une Zone Spéciale de Conservation (ZSC), définie par les lois européennes où l’on ne devrait admettre aucune mise en œuvre d’aucune sorte d’activité minière. Les ZSC sont les zones qui bénéficient du niveau le plus élevé de protection européenne et celle-là fut la première créée en Navarre.

En plus du projet de carrière à ciel ouvert promu par Magna S.A. à Zilbeti, il existe dans cette même ZSC un autre projet de mine à ciel ouvert conduit, lui, par Silice Navarra S.L. sur la commune de Mendiaundi à Aurizberri/Espinal avec l’appui explicite du Gouvernement de Navarre. Cette lutte a commencé pour nous il y a cinq ans et attend son règlement dans la Salle des contentieux de la Cour Suprême de Navarre. Nous sommes conscients que, tant les pressions exercées par l’entreprise elle- même, que celles des élus locaux et du Gouvernement de Navarre pour que le projet aboutisse, se sont radicalisées et vont continuer de même jusqu’à ce que le tribunal tranche et fasse respecter la loi.

Nous espérons que l’effort réalisé pour produire cette œuvre, le Guernica de Zilbeti, servira à attirer l’attention des médias afin que ces derniers fassent connaître à l’opinion publique notre demande d’aide en faveur de la défense d’un patrimoine naturel qui appartient à tous. Il faut imaginer l’effort réalisé par les villageois pour déterminer le cadrage, construire la perspective et les proportions, esquisser le contour des figures, repérer les différentes couleurs et, à la fin, coordonner un grand groupe de personnes soumises aux aléas climatiques et aux caprices de la nature, pour qu’elles finissent de peindre le tableau. Nous avons utilisé des peintures artisanales, biologiques et biodégradables que la pluie et le vent s’emploieront à éliminer, ne laissant, en tout et pour tout, qu’un ineffaçable souvenir.

La hêtraie nous montrera à nouveau son aspect originel et nous espérons qu’elle le conservera à jamais.




Prochaines campagnes et initiatives entreprises par la Coordination :

• Le parrainage des arbres menacés : Campagne Parrainez un hêtre ! lancée et présentée lors d’une conférence de presse le 17 novembre sur le même site

concours photo environnement.

Contacts presse :

(langues Espagnole et Basque) :
Elósegui Ramon, Délégué de SEO / BirdLife en Euskadi. Tel : 608 578 223 et 945 251 681
Juan Luis Martinez, représentant de la Coordination Monte Alduide. Tel 605602399
Luis Javier Villanueva, représentant de la Coordination Monte Alduide. Tel 622312162

(langue Française) :
Xavier Bouchet, Président MNE de Pau. Tel 0559047455 - mne@ouvaton.org


Actus de la campagne Zilbeti :

- Campagne Parrainez un hêtre !

- Initiative GUERNICA + Vidéo

- Il faut sauver Zilbeti, forêt enchantée des Pyrénées ! (Lancement d’alerte)

Pour en savoir plus :

- Un résumé de l’historique

- Notre premier article sur ce sujet
Nombreux liens et documents, informations "sur le vif" de la mobilisation de décembre 2011 et des mois suivants

- Le premier communiqué de presse franco-espagnol du 3 janvier 2012


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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 13:52

 

Lancement du projet « Parrainez un hêtre » avec la Coordination Monte Alduide :

Message d'information concernant cette opération:

Bonjour,

Je suis Ángeles García, un membre de la Coordination Monte Alduide et je m'adresse à vous pour

vous inviter à participer au projet "Parrainez un hêtre" qui va être lancé prochainement.

Dans cette partie des Pyrénées Navarraises, où la zone du Monte Alduide est protégée (ZSC), il y a

trois projets de mines à ciel ouvert : à Zilbeti et Erdiz par lʼentreprise MAGNA (Roullier) et à

Mendiaundi (Aurizberri - Espinal) par lʼentreprise SILICE NAVARRA. Cette région se trouve dans la

zone Natura 2000 de protection pour la conservation des espaces naturels.

L'exploitation de ces mines à ciel ouvert produirait des dommages irréversibles.

Pour cette raison, l'affaire est devant les tribunaux et, dans quelques mois, on connaîtra la

réponse. Mais dès maintenant, il y a un risque quʼils commencent à abattre des arbres et nous

avons donc décidé de mettre en oeuvre cette proposition.

L'opération «Parrainez un hêtre " consiste pour chaque personne, groupe ou institution, à

prendre en charge un arbre pour le protéger. Pour pouvoir réaliser cette protection nous

demandons une participation de 10 € et, en échange nos collaborateurs sʼengagent à prendre

soin de la forêt de façon responsable.

Chaque personne ou institution qui participera recevra en retour un certificat et une photo.

La présentation de cette action aura lieu le 17 Novembre à Zilbeti avec le programme suivant:

- A midi: Présentation de lʼopération « Parrainez un hêtre » - Montée jusquʼà la hêtraie dʼAntzeri pour

réaliser l'action symbolique avec les « gardiens des hêtres ».

Nous aimerions obtenir une large participation pour que l'action ait un écho important, c'est

pourquoi nous aimerions que vous soyez avec nous. Et nous souhaiterions que vous

confirmiez votre venue en répondant à ce courriel ou en joignant la Coordination par téléphone

au 0034699454633.

Vous pouvez utiliser les mêmes moyens pour recevoir des informations sur cette action ou sur la

Coordination du Monte Alduide.

Ángeles García - Porte parole de la Coordination Monte Alduide

Une vidéo en espagnol et en basque:

https://www.youtube.com/watch?v=cvUlTQrMkNY&feature=player_embedded

Nous vous demandons de valider votre soutien à ce projet et comptons sur vous pour relayer

cette opération dans vos réseaux dès qu'elle sera lancée. (Le 17 novembre)

Xavier Bouchet

Président de la Maison de la Nature et de l'Environnement de Pau.

Villa du Domaine de Sers - 64000 - Pau

www.mne-pau.org

mne@ouvaton.org

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 10:43


Après un premier tome aussi hilarant que grinçant, qui retraçait - entre autres - son aventure en tant que conseiller municipal, Laurent Caudine remet le couvert avec ce second et dernier volume de ses « Pensements Chroniques et nouvelles de Soule et d’ailleurs ». Il y précise sa vision de l’écologie humaniste dans de nouveaux pamphlets, poèmes, contes et nouvelles. Laurent ne garde pas sa langue dans sa poche. Il égratigne des institutions, se libère des conventions avec le plus souvent beaucoup de tendresse et d’autodérision. L'auteur évoque aussi la mort de ses grand parents, la naissance de son enfant et d’autres évènements qui ont accompagné son existence ces dernières années. Si vous avez aimé le premier, nul doute que vous adorerez cette suite !

Restaurateur d’horloges comtoises de métier, mais aussi blogueur, artiste, éditeur, écologiste et père, Laurent Caudine est tout cela à la fois. Dans le temps libre qu’il prend soin de s’octroyer chaque jour, il a écrit des chroniques et des nouvelles. Les meilleures sont rassemblées dans ce livre.

Pensements 2 : Introduction

je vous invite à lire l'introduction que j'ai écrite pour mon livre "Pensements 2" qui va sortir le 1er décembre. Histoire de vous mettre un peu l'eau à la bouche. A noter que vous pouvez souscrire à ce livre en téléchargeant la souscription ? Souscrire d'ores et déjà, c'est acheter le livre à un tarif en dessous du prix public officiel (à partir du 1er décembre). C'est aussi nous aider à financer ce projet d'édition. De cette manière, vous contribuez vous aussi à l'auto-financement et l'indépendance de notre association, puisque mes droits d'auteur iront directement dans les caisses de l'association Astobelarra / Le Grand Chardon. Les bénéfices récoltés serviront à financer d'autres projets. En vous remerciant par avance pour votre confiance et votre soutien.
                                                                                 Lurbeltz alias Laurent Caudine



Introduction
Depuis quelques semaines, je tergiverse. Est-ce que je publie la suite de mes chroniques oui ou non ? Est-ce que cela en vaut la peine ? Il y a quelques minutes, j’ai décidé que oui.
À ces chroniques, il y a un début et une fin. Je le sais, parce que je sens bien que le désir d’écrire a bifurqué vers d’autres zones d’écriture, depuis quelques temps.
Le début, c’est en 2001. A cette date, je commence à écrire quelques textes. En 2007, avec une amie, je décide de les publier sous le titre de Pensements : Chroniques et nouvelles de Soule et d’ailleurs, et ainsi commence l’aventure des éditions Astobelarra / Le Grand Chardon.  Grâce aux bénéfices que les ventes du livre ont générés, grâce à l’Office Public de la Langue Basque et grâce à tous les généreux souscripteurs, nous avons pu financer la Lettre à l’éléphant – elefanteari gutuna de Romain Gary. Quel beau texte que celui-ci et comme nous étions fiers du résultat ! Ensuite Etienne est arrivé, puis Gilda, puis André et les 40 auteur(e)s du livre Paroles d’écolos. Ainsi l’aventure des éditions Astobelarra / Le Grand Chardon a pu continuer jusqu’à aujourd’hui, avec une dizaine de livres à notre actif. Et parfois des livres impubliables, car nous avons en même temps défié les lois du marché, sabordant les principes d’une certaine logique économique qui ne voudrait pas voir certains livres publiés, sous prétexte que le lectorat n’existerait pas, que ça ne se vendrait pas. C’est vrai, parfois, ça ne se vend pas. Nous continuerons pourtant d’explorer les zones inconnues et méprisées par une économie avide de destruction, de profit, d’inculture et d’uniformité. Nous continuerons de faire vibrer l’étincelle de l’artiste qui sommeille en nous, et le grain de folie qui nous habite.
La fin de l’écriture de ces chroniques ne se situe pas vraiment en 2007, puisque j’ai continué à écrire jusqu’à aujourd’hui. Je pense qu’avec ce second volume des Pensements, je clôture la rédaction de ces libres propos. Comme je l’ai dit plus haut, entre-temps, j’ai eu envie d’explorer de nouveaux espaces. Pensements fut une écritoire, un exutoire, un laboratoire des idées et des mots, un atelier où j’ai fait des essais, des mélanges de couleurs. Et très vite, j’ai eu à cœur de peindre une grande fresque et je me suis attelé à l’écriture d’un roman qui se nomme Matin vert.
Pourquoi publier la suite de mes chroniques ?  Pourquoi ces chroniques ? Vous avez un moment ? Alors laissez-moi essayer de vous expliquer.
Je ne sais pas vous, mais moi, j’ai l’impudence de penser que la vie des autres est intéressante. Le sentiment que les gens peuvent avoir face à eux-mêmes, face au monde qui les entoure est d’un intérêt capital. Ce que j’aime par-dessus tout se trouve dans l’insignifiance et la banalité. Chaque individu sur cette terre est une partie de la grande histoire de la vie. Chaque petite histoire, chaque petit geste, chaque petit mot de chacun d’entre nous fait et doit faire la Grande Histoire, une partie du puzzle à construire. Or, il est consternant de voir comment les livres d’histoire ne parlent du peuple que comme d’un vulgaire monticule de gravier avec des morceaux qui s’expriment ici et là, dans un désordre total. Mon idée est que, de même que le puzzle est en construction, de même que nous sommes incapables de savoir ce qu’il va représenter à la fin, le peuple sera vraiment le peuple le jour où chacune de ses individualités n’aura plus aucun secret, les unes pour les autres. C’est beaucoup plus difficile qu’un puzzle normal parce que là, aucun modèle n’est à notre disposition pour nous aider à placer les pièces.
J’aurais tellement aimé lire les chroniques et Pensées de mes arrières grands-parents. Que sais-je d’eux ? Des anecdotes, une poignée de photos aux couleurs sépia dans une vieille valise ? J’aurais aimé connaître la vision qu’ils avaient d’eux-mêmes, du monde de l’époque. J’aurais aimé me balader dans les méandres de leurs pensées. C’est dans cet esprit que j’ai écrit Pensements. Non pas pour marquer l’Histoire, mais pour marquer les moments de mon histoire, pour marquer une pensée et la figer dans l’espace et le temps. Je me dis que la pensée, même la plus banale est une chose superbe, parce qu’elle est, tout simplement, comme l’air, l’eau, la terre. Je suis convaincu que la pensée a des effets tangibles, qu’elle a de la chair, une existence et une incidence sur ce qui nous entoure, même lorsqu’elle est non dite. Voilà pourquoi je me fais un devoir d’exprimer haut et fort certaines réflexions, lorsque celles-ci rejoignent le monde social, politique et institutionnel, car d’une certaine manière je pense qu’elles ne m’appartiennent pas.
Il y a quelques années, j’ai connu une très vieille dame qui s’appelait Gaby Pascualena. Elle est morte à l’âge de 101 ans à l’hôpital de Mauléon-Licharre. Elle a vécu toute sa vie dans cette commune. À 14 ans, elle travaillait déjà dans l’industrie de la chaussure. Quand j’écoutais Gaby, je voyais Mauléon comme je ne l’ai jamais connu, comme aucun historien ne le fera jamais connaître, parce que la pensée populaire est rare et qu’elle est toujours confisquée par les pouvoirs, qu’ils soient ceux de la finance, des médias, des politiques, des philosophes, des historiens. Un proverbe africain dit «  un vieillard qui meurt, c’est une bibliothèque qui brûle ». Je suis allé voir Gaby à la maison de retraite, avec un carnet de notes, mais le feu avait déjà commencé à faire son travail.
Comme Gaby, je suis une pensée populaire, parce que je raconte le monde à ma manière et que cette manière est unique comme chaque être vivant est unique. Je suis un simple témoin, mais un témoin qui veut récupérer sa puissance d’être, d’exister, dans une période où l’on ratisse large pour construire une société uniforme à la mesure des lois du marché. À cet instant, il me vient en tête cette phrase du poète portugais Michel Torga : « L’universel, c’est le local moins les murs ». Je suis convaincu qu’il faudrait sonder l’universel qu’il y a en chacun de nous et que de cette façon et uniquement de cette façon, nous serons capables de briser tous les murs qui nous maintiennent serrés comme des sardines dans des paradigmes étriqués. Car à ce moment-là, peut-être verrions-nous à la fois l’indigence et la lumière qui nous habitent et nous trouverions alors le courage de faire les choix difficiles. Je crois qu’il nous faudra faire des choix difficiles à l’avenir. Nous avons cru apprivoiser notre temps et notre espace, mais ils nous échappent finalement, en faisant fi de notre orgueil d’espèce supérieure. Supérieure ? Mais supérieure en quoi ?
De temps en temps, je me demande quelles sont les vraies valeurs dans cette existence. Dans Pensements volume 1, j’avais exclu de cette liste le travail obligatoire, la patrie, le mariage, la chasse, la compétition (a fortiori dans l’économie), la bagnole, la technologie, les élevages industriels. J’avais émis des doutes sur l’école. J’aurais aimé parler du voyage que l’on confond avec le nomadisme, mais je n’ai jamais trouvé le bon angle d’attaque. Il y a des valeurs qui me paraissent évidentes comme s’occuper de ses enfants, prendre le temps de vivre, de manger, de préparer à manger, de respirer, de se promener dans la nature, d’avoir des relations (notamment sexuelles), de pratiquer les arts, de s’occuper d’un potager, de mettre sa main dans la terre, d’aimer son prochain. Il y a les actions de communiquer, de confier, de transmettre. Je me dis que dans chaque famille, une personne devrait s’occuper de prendre des notes sur les faits et gestes de la génération présente pour les transmettre à la suivante. C’est dans cet esprit-là que j’ai écrit Pensements.
C’est l’indignation qui en premier lieu me pousse à écrire, mais pas seulement. C’est aussi le respect que j’ai pour la vie et pour tous ces moments qui nous sont offerts au quotidien et puis l’étonnement face au mystère qui nous trouve tous là, sur une planète bleue et verte, perdue au milieu d’un univers infini. Parfois, je regarde l’espace, les étoiles et là, je sais que le monde n’appartient définitivement à personne. Aucun dieu, aucun maître, aucun curé, aucun patron, aucune religion, aucun ministre, aucun humain, ne peut se prévaloir de ce temps et de cet espace qui nous est imparti. Le monde est libre et la liberté est à prendre comme un fruit mûr et il appartient à chaque homme et chaque femme sur cette planète et aussi bien sûr, à chaque arbre, chaque brin d’herbe de le respirer à satiété. Le mystère est intact depuis le début des temps et reste accroché devant nos yeux, immuable. Le monde est libre et doit se défier de toutes les doctrines et de toutes les croyances et j’ai l’intention de l’occuper à ma façon le plus longtemps possible.
Alors d’une certaine manière, les Pensements ont été pour moi une manière de relire le monde, de le réinventer. Je ne serais pas complet si j’omettais le  bonheur que cela a été pour moi de pratiquer l’écriture dans ce qu’il y a de plus ludique. Jouer avec les mots, les mélanger, les ordonner à ma façon avec souvent pour unique objectif de rire du monde, de soi-même et des autres.
J’espère, chèr(e)s lec(trices)teurs, que vous prendrez autant de plaisir à les lire, que moi j’en ai eu à les écrire.
Laurent CAUDINE
Le 22 janvier 2012
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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 20:07

Ah, les frontières!!!!

 

 

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