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25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 09:28
ONF, Office Nuisible pour la Forêt.

Aujourd'hui, à Compiègne, la manif.

Je sais que c'est à fendre le coeur, mais regardez la vidéo, s'il vous plaît.

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22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 17:15

Mattin a eu le premier prix de "Haur kantu txapelketa" en Basse Navarre. Avec "Bidez bide", une chanson de Eñaut Etxamendi.

Il est sélectionné pour la finale à Bilbao.

Et je suis avec lui de tout mon coeur.

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 10:00
"Vienne le temps des âmes incendiées"
Vienne le temps des âmes incendiées

Un texte de Pacôme Thiellement.

 

On dit parfois que la politique consiste dans la distinction entre l’ami et l’ennemi. On dit aussi que l’Autre est la figure de notre question ; qu’il est « notre » question parce qu’il est celui qui nous remet en question ou qui nous pousse à mettre en équation des principes qui, sinon, nous resteraient inaperçus. Mais cette question ne se pose jamais qu’imparfaitement ; cette question ne se pose qu’incomplètement. Dans le carnaval de l’être, l’autre et le même brouillent leurs identités à la première occasion. Ils échangent leur masque dès qu’on a le dos tourné. Au fond, même le plus ignoble des suprématistes racistes sait que l’Eskimo le plus éloigné de lui-même est capable de comprendre sa logique. Et même le plus parachevé des universalistes admet que son voisin de palier n’est pas fichu de saisir ses intentions. Au fond, il n’y a qu’un seul Autre qui soit vraiment Autre, et c’est celui ou celle dont l’existence nous fout en l’air. C’est celui ou celle dont la réalité nous bousille. Il n’y a qu’un seul Autre, c’est celui ou celle qui nous submerge, nous blesse, nous anéantit, nous réduit en miettes. Face à elle ou lui, nous nous retrouvons à parler comme Job dans son fumier :

Mais si je vais à l’orient, il n’y est pas ;
Si je vais à l’occident, je ne le trouve pas ;
Est-il occupé au nord, je ne puis le voir ;
Se cache-t-il au midi, je ne puis le découvrir.
Ce que son âme désire, il l’exécute.
Il accomplira donc ses desseins à mon égard,
Et il en concevra bien d’autres encore.
Voilà pourquoi sa présence m’épouvante ;
Quand j’y pense, j’ai peur de lui.

Cet autre, c’est celui qui a la clé de notre mort et qui se tient devant le seuil qui nous sépare de notre vie. Cet autre, c’est tout ce qui nous sépare ; c’est tout ce qui fait de nous un laissé pour compte, un abandonné, un exilé. C’est notre amour, notre assassin, notre double, notre ogre. Cet autre, c’est celui ou celle dont la force nous déconcerte, dont la faiblesse nous épouvante. C’est celui ou celle dont l’étrangeté nous remplit de haine et de désir. Cet autre, même si c’est le dernier des connards ou la pire des idiotes, et surtout si c’est le dernier des connards ou la pire des idiotes, c’est la divinité. C’est le visage de la divinité tourné un instant vers nous, portant le masque de notre persécuteur.

Parce qu’il n’y a qu’une seule rencontre véritable de l’autre, c’est de tomber amoureux, et c’est pourtant la chose qui nous sépare le plus. Parce qu’on a goûté à deux la fusion unitive de l’érotique sacré, parce qu’on a vécu un instant la nostalgie de l’âge d’or, tout chez l’autre nous rend possiblement fou : ses absences, ses présences, ses silences, ses signes. Alors on revit, à la vitesse de l’éclair, la chute dans le Temps. On a retrouvé un bref moment l’Eden prénatal et on est violemment retombé dans l’Age de Fer. Viens, étoile absinthe. On a retrouvé les jours qui passent et leur horreur. Déjà la chute de la fusion érotique aux affaires du jour avait entraîné la colère, la haine, les jalousies maladives, les disputes incessantes. Si la passion amoureuse ne se soldait pas dans le double détournement, on chuterait encore et on deviendrait un couple ou quelque chose de ce genre. De guerrier on deviendrait commerçant. On commencerait à s’organiser ensemble, à faire nos comptes et à régler nos factures. Avant la dernière étape, la plus laide : celle des vieux partenaires domestiques d’où tout feu est éteint mais que rien ne peut séparer. Il ne leur manque que le boulet aux pieds pour ressembler aux pénitents auxquels leur résignation nous fait toujours penser.

Lorsque notre grand amour nous quitte, c’est le plus beau cadeau qu’il puisse nous faire. Inconsciemment, il n’a pas supporté l’idée de voir le sacré se transformer en profane. Il a préféré la mort à la quotidienneté, la violence à l’ennui. La séparation est alors une blessure si béante que nous avons l’impression d’être troué ; l’impression d’avoir, à la place du cœur, une plaie : cette plaie seule apte à laisser filtrer la lumière. Ce n’est pas lui ou elle qui nous a quitté, c’est la divinité qui s’est retirée d’eux. Ce n’est pas l’amour de notre vie qui est devenu un étranger, c’est l’ange de lumière qui a quitté son corps et a regagné l’un des cieux de son âme.

L’amour n’est pas chose humaine. L’amour est la stratégie des dieux pour nous rappeler que la réalité n’est pas profane et que la vie n’est pas quotidienne. On devrait s’en moquer – que l’amour entre nous et l’autre s’arrête un jour. Ce qui devrait compter, c’est la pureté du sentiment amoureux initial, qu’il faut ensuite réussir à transférer dans nos actions de tous les jours. C’est la pureté de l’instant initial de l’amour qu’il ne faut cesser de fondre dans la matière du Temps – et chaque affaire que nous traitons doit être éclairée par la même ferveur que celle de la fusion érotique. C’est peut-être ça la sainteté : cet état où chaque geste que nous produisons est une lettre d’amour, où chaque rencontre est un transport, et chaque sourire une adresse à la divinité dont on voit la flamme brûler dans l’âme de l’autre. Comme disent les oracles chaldéens : « Espérance au contenu de feu sera ta nourriture. » Vienne le temps des âmes incendiées.

 

L'auteur :  Né en 1975, il a écrit des essais traitant de pop culture et de gnose - par exemple Pop Yoga (éd. Sonatine, 2014).

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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 16:00
Avec toi, grand cerf

A mon grand-père que je n'ai pas connu mais qui observait le brame, de nuit, dans les forêts de l'Oise. A mon papa qui, dans son enfance, l'a accompagné à plusieurs reprises et qui en a gardé l'amour de la nature et des animaux vivants et libres. A Luc Romann et à Gilles Marchal.

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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 16:00
La montagne t'attend.

"Les oiseaux arrivent, la montagne t'attend." C'est ce qu'il écrivait, lui, l'homme des forêts de plaine, moins de trois semaines avant son départ et  à l'approche d'un printemps qui n'en fut pas un et qu'il n'aura pas vécu.

Triste, triste printemps qui ne sut pas nourrir les hirondelles et leurs portées pendant leur séjour dans nos contrées  et qui le vit partir.

Aujourd'hui, deux ans jour pour jour après ce départ, je suis allée marcher en montagne. Une bien modeste montagne, une montagne "à vaches" qui se contenterait de l'appellation "collines". J'avoue aussi avoir marché presque tout le temps sur la route.J'avais prévu plus ambitieux, mais un méchant tour de reins contracté ce  jeudi au potager m'a contrainte à revoir l'itinéraire de mon pélerinage à la baisse. Ceci dit, trois voitures aperçues en 12 km de route et trois ou quatre de sentiers, c'était supportable--- Et après tout,  je suis retournée "à la montagne", comme il disait en riant.

Et lorsqu'il m'arrive de me demander après quoi je peux bien courir, je me dis que ce doit être après le pardon. Pas après le sien, il m'en avait fait le royal cadeau, mais après celui que je n'arrive pas à m'accorder à moi-même.

Segi aintzina. On continue.

La montagne t'attend.
La montagne t'attend.
La montagne t'attend.
La montagne t'attend.
La montagne t'attend.
La montagne t'attend.
La montagne t'attend.
La montagne t'attend.
La montagne t'attend.
La montagne t'attend.
La montagne t'attend.
La montagne t'attend.
La montagne t'attend.
La montagne t'attend.
La montagne t'attend.
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10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 18:27
Sauvons les forêts et leurs habitants!

"Un collectif d associations dont l' Afloc et Oise nature, organise une manifestation d' opposition à la surexploitation forestière, aux cloisonnements des espaces par des engrillagements entravant la circulation des grands animaux, au plan de chasse dantesque qui met gravement en péril la population existante. Le cortège se déplacera de la place de l Hôtel de ville de Compiègne vers les locaux de l' ONF et la sous préfecture . La présence du plus grand nombre est primordiale afin de préserver ce patrimoine vivant qui est plus que sérieusement mis à mal. Merci de partager l' invitation à tous vos contacts."

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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 09:10
La moitié du parcours

A quelques petits jours du deuxième anniversaire  de la fin du  parcours de Gilles sur la Terre,  cette vidéo pour lui et pour vous.

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 08:56
A mort, le poiSon d'avril!
Round-up : Aidez nous à interdire ce poiSon d'avril !


Cher-es ami-es,

En ce premier avril, certaines traditions ne doivent pas se perdre.

Nous avons donc décidé de fêter à notre manière le poisson d'avril... Le Round-up, l'un des pesticides les plus utilisés en France, pollue notre air, notre eau, notre alimentation, notre santé.

Agir pour l’Environnement a donc décidé de « polluer » le site internet de round-up.

Le Roundup, dont la substance active est le glyphosate, vient d'être classé par l'Organisation Mondiale de la Santé, comme "cancérigène probable pour l'Homme".

Découvrez la vidéo que Monsanto préférerait cacher aux yeux de tous sur...

round-up.fr

Ne doutez jamais qu'un petit groupe de gens réfléchis et engagés puisse changer le monde. En fait, c'est toujours comme cela que ça s'est passé.★ - Margaret Mead (1901 - 1978) - Anthropologue.

Stéphen, Martin, Mickaël, Julie, Benjamin et toute l'équipe d'Agir pour l'Environnement.
contact@agirpourlenvironnement.org
--
http://www.agirpourlenvironnement.org
http://www.facebook.com/association.agirpourlenvironnement
http://www.twitter.com/APEnvironnement

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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 08:00
Oh la la, l' orthographe! Je m'empresse de dire que cette illustration n'émane pas de la Fondation.

Oh la la, l' orthographe! Je m'empresse de dire que cette illustration n'émane pas de la Fondation.

 

Protégeons les animaux sauvages libres contre les actes de cruauté
 

A l'attention du Garde des Sceaux, Ministre de la Justice.

L' article 521-1 du Code pénal sanctionne jusqu’à 2 ans de prison et 30.000 € d’amende les sévices graves et les actes de cruauté envers un animal domestique ou envers un animal sauvage lorsqu'il est apprivoisé ou tenu en captivité.
 
Il est donc légal de faire souffrir les animaux sauvages vivant à l’état de liberté naturelle, les auteurs de maltraitance à leur égard n'étant pas punissables.


Je m'associe donc à la démarche de la Fondation 30 Millions d'Amis visant à faire évoluer le Code pénal afin qu’il prenne désormais en considération tous les animaux, sans distinction.

Je demande qu’il soit ajouté au Code pénal un article 521-1-1 ainsi rédigé : "Les animaux sauvages vivant à l'état de liberté naturelle étant également des êtres sensibles, ils ne peuvent faire l'objet, sous quelque prétexte que ce soit, de sévices graves ou d'actes de cruauté. Les sévices graves et
les actes de cruauté sont puni des peines prévues par l’article 521-1."

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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 10:00
Aux arènes de Bayonne. Photo EITB.

Aux arènes de Bayonne. Photo EITB.

D'après un texte de H. Coeuillet

 

 

"Le regard de l’autre, c’est le regard de l’animal dans la souffrance imposée par l’homme. En 1976, notre code rural en son article L-214, reconnait certains animaux doués de sensibilité moyennant quoi il ne faut pas attenter à leur intégrité par des traitements qui ne seraient pas justifiés par la sauvegarde de notre existence. ? Simple discours philosophique d’une vérité qui dépasse le bon sens ?

 

 Allez voir les réactions quasi violentes des laboratoires pharmaceutiques et de la FNSEA soutenue par le ministère de l’agriculture pour ce qui concerne l’expérimentation  médicale et les conditions d’élevage en batterie et d’abattage pour comprendre.

 Au moyen-Age, les animaux avaient un statut égal à celui des humains, il suffit de lire les minutes des tribunaux pour constater qu’ils étaient traduits à notre égal devant nos tribunaux en cas de délit. Juste retour des choses.

 

Le regard de l’autre, c’est le regard de l’assassin en puissance qui s’exerce sur l’animal parce qu’on lui a religieusement dit qu’il pouvait trouver sa dignité dans l’extase intérieure le privant de toute conscience raisonnée. 

A choisir, je préfère encore le cirque romain à la corrida. La corrida est une supercherie théâtralisée que la chevalerie mépriserait. Il n’y a aucune noblesse dans un combat où l’un des adversaires est privé, bien avant, de ses capacités physiques naturelles, avant et pendant, de ses capacités mentales par une préparation fondée sur la torture.

 C’est la pleine et libre conscience réciproque qui fait la noblesse du combat. Alors, encore une fois, le regard, jaloux et jouisseur, du touriste. Celui de l’observation irresponsable. Disparition du sujet au profit de l’objet. Dans la corrida, l’habit de lumière ne fait que cacher des petites mains serviles sans dignité... Dans l’antiquité, le taureau était le symbole de la beauté, il est devenu l’alibi de la monstruosité."

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