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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 16:13
Complainte d'une femme sans nom

Une contribution de X

Je ne demande que le juste à mon père---

Complainte d’une femme sans nom

 

Le document que l’on présente est anonyme, sans titre et non daté. Il représente pour l’essentiel une déclaration rédigée à la première personne - Je ne demande que le juste - par un rédacteur qui l’a recueillie auprès d’un locuteur qu’on appellera : la déclarante. Le texte comporte en effet des expressions qui se rapportent à un personnage féminin, probablement célibataire - menez-moi cette fille – à tel endroit, mettez dehors votre fille -, qui désigne le narrateur. En revanche, on ignore l’identité du rédacteur (un clerc de notaire ?), s’il posait des questions ( qui n’apparaissent pas), si la déclarante s’exprimait devant lui en Basque, auquel cas le texte serait une traduction instantanée, ou dans un Français approximatif noté mot à mot, ce qui semble être le cas. La graphie soignée laisse supposer que c’est la copie d’un original pris au moment où la déclarante s’exprimait. Le texte a é été découvert dans les archives d’un notaire1 parmi des pièces datées de 1811. Le premier paragraphe, non reproduit ci-dessous, est une introduction à la déclaration proprement dite. Elle fournit trois éléments constitutifs de la situation de départ : la déclarante est assignée à comparaître devant le juge de paix du canton de Baigorry, par un appelant qui n’est autre que son père ; elle est sujette à avoir des tournements de tête ( vertiges) et des attaques de vapeurs qui pourraient la rendre incapable de répondre aux questions du juge, par conséquent il a été décidé de recueillir sa déclaration avant la comparution prévue, et de la coucher par écrit. Ce qu’on y apprend est suffisamment extraordinaire pour écarter l’idée que tout serait le fruit d’un esprit dérangé. On a corrigé l’orthographe et la ponctuation mais pas systématiquement, pour conserver au texte son style parlé.

 

« 1° Je ne crois pas avoir manqué à mon père en rien, ni avoir lâché de coups, ni perdu le respect.

« 2° Etant attaquée de vapeurs remontant à la tête, je restai malade pendant six mois. Mon frère m’avait enfermée dans une pièce de la maison et mise aux ceps2 pendant deux jours . Mon frère (moi) étant aux ceps, me fit la proposition : si je voulais lui céder mes prétentions, qu’il me dégagerait des ceps.

« 3°Je lui répondis que je n’en ferais rien, qu’il n’avait qu’à faire ce qu’il voulait de moi. Sur cela mon frère avait emporté les clefs de ma poche.

« 4° Mon frère qui avait pris un gros bois, cassa la barre de fer de la fenêtre où j’étais aux ceps, ; après il me dégagea des ceps et dit : tu n’as qu’à partir pour l’Espagne et tu n’as qu’à dire que tu t’es échappée toi-même. En me disant cela, il me prend de mon corps et me met à la fenêtre, où il me poussa par derrière, du dedans au dehors. Le sieur Bastera, de notre paroisse, d’accord avec mon frère, me prit sur son dos et me porta chez lui. Puis ledit Bastera me mit sur un mulet et me fit partir pour l’Espagne, accompagnée de lui-même et de la cadette Soladouania ; et on me laissa là-bas où je restai environ un an.

« A mon arrivée (retour) d’Espagne, j’ai demandé à mon père la portion de ma défunte mère, verbalement. Et comme mon père ne répond pas à ma demande, je lui envoie deux hommes ( témoins) pour lui dire qu’il me reconnaisse ma portion. Point de réponse. Je fus forcée de lui signifier une requête ; point de réponse. Sur cela, je m’étais transportée au tribunal de Saint-Palais pour prendre mes précautions. Donc, j’ai eu l’honneur de conférer avec Monsieur Delgue, Président. Ce dernier a eu la bonté de nommer deux hommes, l’un étant Curutchet, chirurgien d’Ascarat, et Oxalde jeune, ce dernier de Baigorry ; et moi deux autres, l’un, Gabriel, maire, et l’autre le cadet Narbaits , les deux de Baigorry. Cet accommodement devait finir à l’amiable. Cependant il n’avait pas eu lieu. Le sieur Oxalde ne s’est pas rendu pour le jour indiqué, et les autres oui.

« Le sieur Oxalde me donna espérance que ce partage aurait lieu, et de me paraître dimanche prochain chez lui. Je me rendis pour lui parler , mais mon dessein était d’entendre la messe avant tout œuvre. Avant que je fus entrée dans l’église le sieur Sarry me prit par les bras et m’amena chez le juge de paix de notre canton. Ce dernier me dit que mon père avait pris des informations contre moi, et me dit encore qu’ils ne peuvent pas me donner audience dans ce moment. Et il dit à Sarry : mène moi cette fille dans ta maison et enferme la dans une chambre à clefs, tu la ramèneras après-vêpres. Il me ramena comme ce fut ordonné, et après l’audience, le juge de paix donna ordre de me ramener dans la chambre de Sarry où je restais jusqu’au lendemain matin. Deux gendarmes se rendirent chez Sarry, on me prit et on m’amena à la maison d’arrêt de la ville de Saint-Palais.

« Une observation à faire à M. le juge : qu’il y a un certain Borda, commandant des employés, qui me dit à mon retour d’Espagne, où nous étions chez Quinto : vous ferez fort bien de vous accommoder avec votre père, frère et belle-sœur, (et) qu’on vous donne quelque peu de hardes pour votre ménage. Autrement je risque de mauvaises affaires avec mon père et mes parents. Ledit Borda m’a dit encore que mes parents pourront se procurer de faux témoins contre moi, qu’ils sont au nombre de quatre, moyennant dix écus. Moi je répondis que le bon Dieu me procurerait autres quatre plus justes. Je ne demande que le juste à mon père.

« Autre observation que je dois vous faire M. le juge : voici ce que le vicaire, maire de ma paroisse, a dit à mon père : prenez par le bras et mettez dehors votre fille. Moi que j’étais à toute extrémité, confessé dont je n’étais comment j’étais, le conseil du sieur vicaire était précisément quand j’étais si malade, qui est dans le second article.

« J’aurais encore une autre observation à faire : la nourrice d’Iriberry de ma paroisse m’a prévenue que les témoins qu’il (le juge) devait entendre contre moi, ils avaient bu et mangé ensemble dans la maison d’Iriberry de Baigorry. Il y en a quatre qui (se sont) entendus contre moi. De quatre, deux sont parents à ma belle-sœur. Donc je suis en état de prouver ce que j’ai avancé dans ce mémoire. »

 

Le texte s’interrompt ici. Etait-il juste que cette femme fut déshéritée ? Le chantage exercé sur elle par son frère n’était-il pas cruel ? Elle le pensait. Et cet exil en Espagne où elle vécut misérable sans doute, on ne sait comment, quoi de plus désolant ? La tristesse qui se dégage de ce document souligne l’âpreté des questions de succession en vallée de Baigorry, à cette époque de forte pression démographique.

 

                                                                                               X

 

                                                                                                                                           

 

1 ADPA III E 10 135, Michel Joseph Etcheverry, notaire à Baigorry.

2 Pièces de fer servant d’entrave pour les prisonniers.

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 19:39
Altxor à l'école

Depuis huit jours, Altxor se trouve au château de Latsaga, à Izura (Ostabat).

Entre de bonnes mains, celles de la jeune Amaia Arbeletche.

Il est à l'école.

Au bout de cette "formation" et si j'arrive à me procurer une charrette pour ce jeune pottok de 4 ans bientôt qui était condamné à partir à la boucherie dans le ventre de sa mère si---- (mais c'est une autre histoire car j'ignorais qu'il s'y trouvait, dans ce ventre), l'attelage quelques jours dans l'année pour rentrer un peu de bois, sortir son fumier, etc.

Pendant que sa maman se morfond dans sa solitude sans lui, je suis allée lui faire une petite visite ce jour. Et commencer à apprendre moi-même ce qu'il faut faire et ne pas faire pour qu'il devienne un poney facile à vivre . Car, même si le but recherché ne devait jamais être atteint, un minimum d'éducation est vital pour lui. Altxor (Trésor) m'avait été présenté à moi qui n'avait jamais approché de cheval ni de poney de ma vie, comme un monstre dangereux (hi hi!), avec même de la part d'une femme maréchal ferrant comme une "carne bonne pour l'abattoir". Je ne vous raconte pas la culpabilité que je me suis portée durant des années, sans parler des crises de larmes. Et puis voilà, à Latsaga, Monsieur Altxor est très vite apparu comme un Pottok , certes pas très bien élevé et un peu irrespectueux, mais calme, serein, pas peureux pour un sou et sans agressivité. Et vous savez quoi? Et bien "Et toc!".

Ce qui lui est le plus difficile, c'est de rester attaché plus de deux minutes, mais cela s'améliore chaque jour. Et il est vrai que je ne lui avais jamais fait "ce coup là".

J'ai rapporté quelques photos.

 

Altxor à l'école
Altxor à l'école
Altxor à l'école
Altxor à l'école
Altxor à l'école
Altxor à l'école
Altxor à l'école
Altxor à l'école

A mardi prochain, Altxor!

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 09:28
Quelques poules du côté de Saint-Hilarion, dans les Yvelynes (clin d'oeil).

Quelques poules du côté de Saint-Hilarion, dans les Yvelynes (clin d'oeil).

 

Le texte ci-dessous m'a été transféré mais j'ignore depuis quel blog. Que son auteur (e) veuille bien me pardonner, mais je trouve ces quelques lignes si jubilatoires!

 

 Attendu que la guerre est déclarée entre ruraux et néo-ruraux, attendu que l'on ne peut parler de châtaignes sans se prendre des marrons, voici pour les amateurs, et avant de baisser le rideau en perspective de quelques jours de repos, une gourmandise juridique.

Au lieu-dit La Rochette, village de Salledes (Puy-de-Dôme), un conflit de voisinage opposait le sieur Rougier à ses voisins, les époux Roche, propriétaires d'un poulailler que le premier estimait trop proche, trop bruyant et trop malodorant. Saisi de la querelle, le  tribunal de Clermont-Ferrand avait donné raison aux plaignants et ordonné la destruction dudit poulailler fauteur de troubles. Furieux, les époux Roche ont fait appel de la décision du tribunal devant la cour d'appel de Riom qui leur a donné raison en ces termes:

"Attendu que la poule est un animal anodin et stupide, au point que nul n'est encore parvenu à le dresser, pas même un cirque chinois; que son voisinage comporte beaucoup de silence, quelques tendres gloussements et des caquètements qui vont du joyeux (ponte d'un œuf) au serein (dégustation d'un ver de terre) en passant par l'affolé (vue d'un renard); que ce paisible voisinage n'a jamais incommodé que ceux qui, pour d'autres motifs, nourrissent du courroux à l'égard des propriétaires de ces gallinacés; que la cour ne jugera pas que le bateau importune le marin, la farine le boulanger, le violon le chef d'orchestre, et la poule un habitant du lieu-dit La Rochette, village de Salledes (402 âmes) dans le département du Puy-de-Dôme.

Par ces motifs: statuant publiquement et contradictoirement, infirme le jugement, déboute le sieur Rougier de son action et le condamne aux dépens...".

(Cour d'appel de Riom, 1ère chambre civile, 7 septembre 1995.)

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 17:25
Photo Laurence Goyeneche. Merci Lolo.

Photo Laurence Goyeneche. Merci Lolo.

Une contribution de Daniel Labeyrie

 

 

Le héron de Guiche

 

 

aux petits écoliers de Guiche

 

 

 

Le héron de Guiche

N'est pas bien riche

Mais il s'en fiche

 

 

Tout seul dans les friches

Il n'a rien d'une godiche

Dans les marais de Guiche

 

 

Sans le moindre chichi

Il avale des pois chiches

Au nez des belles biches

 

 

Le héron de Guiche

A horreur de la quiche

Il préfère la mie de la miche

 

 

Notre ami le héron de Guiche

 

 

 

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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 10:10
Madame Nostalgie

En préparant cette vidéo, Hontz Xuria se disait avec émotion qu'à l'instar de Serge Reggiani, on pourrait lui donner en titre "Madame Nostalgie".

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 09:00
Poupouce, ma grande soeur.

Poupouce, ma grande soeur.

Je suis née à Paris, j'y ai vécu vingt ans. Le week-end et les petites vacances, je les passais "à la campagne" à 80 km de Paris. Jusqu'à 6,7 ans, j'y jouais dans le jardin où je grimpais aux arbres pour m'y installer et lire, ou bien dans la rue, devant la maison, seule ou avec les petits voisins. Passé cet âge, je sautais sur mon vélo dès l'arrivée et fonçant dans les fondrières, je disparaissais dans les prés ou les bois du hameau, patouillant des heures au bord des mares, construisant des nichoirs de guingois, surveillant les mangeoires, explorant les carrières de sable, tapant comme une sourde sur la balle du jokari, ne revenant à la maison qu'aux heures des repas.

J'avais une grande soeur. C'était une chatte, mes parents l'avaient baptisée Poupouce. Quand je suis arrivée sur cette Terre, elle avait 5 ans. Quand elle l'a quittée, j'en avais douze et ce fut pour moi un immense chagrin.

Poupouce, elle, n'est jamais sortie de l'appartement de Paris et pas non plus de la maison de l'Oise. Maman veillait, fermait les portes, les fenêtres et parfois quand-même, lui laissait faire un tour dans la cour mais strictement tenue en laisse.

Sans doute Poupouce doit-elle à cette réduction d'espace d'avoir vécu 17 ans, ce qui était rare à l'époque. Mais, avec un petit sourire en tête, il m'arrive de me demander si mes parents m'aimaient moins que Poupouce, puisqu'ils me laissaient ainsi "vivre ma vie" et prendre quelques risques.

Je vous invite à cliquer sur le lien ci-dessous. Il y est question des prisons dorées peuplées d'écrans collants comme "Super nanny" et de moteurs bruyants et puants. Nous y  avons enfermé nos enfants avec les meilleures intentions du monde dont est pavé l'enfer. Certes, dans cet article, on parle surtout de l'espace urbain, mais misère de misère, à la campagne (ou ce qu'il en reste), c'est du pareil au même! Secouez-moi tout ça, les petiots! Ce qu'il nous faudrait à tous, c'est une bonne guerre des boutons!

 

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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 12:24
Non au prosélytisme pro-chasse dans les écoles !

Un communiqué du RAC

Selon un communiqué de la Fédération Nationale des Chasseurs, la Ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, aurait affirmé qu’elle soutenait « la convention sur l’éducation à la nature et qu’une signature commune avec la ministre de l’Education Nationale aurait lieu en février 2015 ». L’ASPAS, la LPO et le RAC, viennent de cosigner une lettre demandant aux deux Ministres de refuser cette convention.

Depuis plusieurs années, sous couvert d’éducation à la nature, les chasseurs organisent de plus en plus d’actions en milieu scolaire. Ils bénéficient à ce titre d’une convention, signée en 2010 par le Ministre de l’Ecologie et le Minapplication du principe de laïcité dont l’une des composantes est la neutralité.

Nous rappelons les termes de la Charte de la laïcité à l'école : « les personnels ont un devoir de stricte neutralité » et les enfants doivent être « protégés de tout prosélytisme et de toute pression qui les empêcheraient de faire leurs propres choix ». Par ailleurs, la jurisprudence confirme que les intervenants externes sont également soumis au principe de la neutralité (tribunal administratif de Paris, 23/11/2012).

Par conséquent, notre association se montrera particulière

istre de l’Education Nationale, chasseur lui-même… Cette convention expirant, le lobby chasse s’emploie à la renouveler.

De nombreux articles de presse confirment qu’il s’agit, bien souvent, d’actions de prosélytisme destinées à influencer les enfants. Ainsi avons-nous pu lire que « Les enfants ont une image négative de la chasse […] Expliquée simplement, la chasse sera mieux tolérée » ou encore « Il faut que les jeunes possèdent une autre image de la chasse ».

La banalisation de l’utilisation des armes à feu ainsi que le mépris des êtres vivants ne doivent pas, de manière directe ou indirecte, être encouragés dans les écoles.

Quand bien même les chasseurs s’engageraient à ne pas évoquer la chasse, ces évènements demeureraient une violation du principe de la neutralité de l’enseignement, dans la mesure où les chasseurs présentent une conception pour le moins partisane de la biodiversité et des relations à l’animal. Par ailleurs, les notions et le vocabulaire qu’ils emploient (« nuisibles », « puants », « régulation »…) sont contestables d’un point de vue scientifique.

Le RAC condamne fermement ce prosélytisme et demande aux Ministres de l’Education Nationale et de l’Ecologie, de mettre un terme à cette convention et de veiller à une stricte

ment vigilante afin que ces dispositions soient respectées.

Contact : François DARLOT, 06.84.84.51.18

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 09:00
Nostalgie

Une contribution de André Cazetien

Nostalgie
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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 12:37
La mare d'Uhaldia, le 31 décembre 2014.

La mare d'Uhaldia, le 31 décembre 2014.

Cette vidéo était prête à être publiée le mercredi 7 janvier dernier.

Gilles aimait bien Charlie Hebdo. J'ai décidé d'attendre jusqu'à je ne savais quand. Et puis voilà, ce soir, ni l'horreur ni le chagrin ne sont épongés, mais j'ai envie de vous la présenter.

 

En février 2012, j’ai contacté Gilles afin de solliciter sa signature pour l’abolition de la corrida.

Je me souvenais vaguement qu’il avait été chanteur. Et j’avais bien en tête « Pas de feu de bois », une chanson que je fredonnais en boucle durant l'été 1971. Mais ---euh--- comment dire ? En premier lieu, c’était la seule chanson de lui présente en ma mémoire. Et de surcroît, j’étais persuadée que c’était un autre qui chantait ce petit morceau de campagne de l’époque.

Et oui! Mais j'assume.

Alors, je sais bien que des vidéos ont été réalisées depuis déjà longtemps à partir de cette chanson, mais rien à faire pour m’ôter le besoin de mettre mon grain de sel. Tant pis si ce discours en image ne touche que quelques personnes .Gilles, lui, comprendrait la démarche, j’en suis certaine.

Et puis aussi, j’ai « basquisé » le thème autant qu’il est possible. J’ai mes raisons. Il les connaissait. J’oserai même écrire qu’il les connaît.

Ce modeste montage est pour lui. Pour vous aussi.

 

 

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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 09:00
Charlie et les animaux.

En juillet 1998, sur le col d'Organbidexka où nous comptions les oiseaux migrateurs en compagnie du chien Alaï et de l'ami Charlie. "Les curés en soutane sauvent les âmes et noient les scouts".C'était la "une".

 

Charlie m'a accompagnée depuis 1970. Avant lui, Hara Kiri. Et avant lui encore, le grand Duduche dans le journal Pilote et Cabu, son "papa" . Sans parler, bien évidemment de "La Gueule Ouverte", avec Pierre Fournier, qui fut si important pour le mouvement écologiste en dynamisant  le mouvement anti-nucléaire, bien entendu, mais aussi en rapprochant les milieux de la défense de la nature, le mouvement des communautés et celui de la non-violence active.

Charlie, ce ne sont pas que des dessins, comme me le faisait justement remarquer ma fille. Ce sont aussi des articles de fond. A Charlie, on ne passe pas tout son temps à "dégommer" les religions comme il semblerait que ce soit le cas si l'on en croit les médias depuis cet atroce mercredi. On parle de tout un tas de sujet et le souci de  l'écologie y est très présent depuis toujours (Fournier mais aussi Gébé, Reiser, Pasquini), et depuis quelques temps grâce à Fabrice Nicolino, grièvement blessé lors de l'attentat.

Faut-il rappeler par ailleurs que depuis des années, Charlie est le seul journal qui héberge une rubrique permanente pour la défense animale, sous la houlette de Luce Lapin et des célèbres "Puces"? Que Cabu était végétarien depuis bien longtemps, qu'il ne manquait pas une manif anti-chasse et que quelques heures avant de partir; il offrait un dessin dénonçant la barbarie du gavage pour le foie gras?  Et que chaque membre de l'équipe, ceux qui sont partis dans l'explosion d'une violence inimaginable, tout comme ceux qui restent , sont signataires de la pétition du CRAC pour l'abolition de la corrida, une corrida qu'ils se plaisaient à dénoncer dans les pages du journal de manière récurrente?

Ci-dessous, une sélection non exhaustive de quelques hommages, que je préfère appeler remerciements et qui émanent pour la plupart d'associations.

Tout comme  sur le sujet du précédent "post" ( racisme et vision fascisante et liberticide de la société), je suggérerais aux chasseurs, bâfreurs et  aficionados invétérés de réfléchir quelques minutes avant de crier haut et fort "Je suis Charlie".

 

 

France Nature Environnement est Charlie.

France Nature Environnement est Charlie.

Je ne peux pas m'empêcher---

Je ne peux pas m'empêcher---

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