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10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 10:00
Torchons, serviettes et faux amis.

Charlie Hebdo ne s'en prenait ( ne s'en prend pas, ne s'en prendra   pas) aux musulmans ni aux arabes, mais aux fous de Dieu et à leurs manipulateurs.

Charlie ne s'en prend pas à une communauté, à une ethnie, à un Etat  en particulier mais à la connerie humaine et celle-ci est universelle.

Charlie a joué de la satire, de l'ironie, de l'humour pour attirer l'attention sur la dite connerie universelle et tenter de construire avec nous, avec vous si vous l'aviez voulu, un monde meilleur. Il n'a jamais appelé à la haine ni à la vengeance. Il ne le fait pas, il ne le fera pas. Ecoutez Patrick Pelloux, écoutez la compagne de Charb, écoutez la fille de Wolinski, si toutefois la sensibilité et la générosité de leur discours peut vous atteindre.

Alors, rachos-fachos de tout poil qui avez conchié ce journal depuis des décennies sans bien souvent en avoir lu un seul numéro, ne venez pas pleurer des larmes de crocodiles ( pardon aux crocodiles ) sur nos amis disparus dans la barbarie mercredi dernier. Ne venez pas souiller ce qu'ils nous ont laissé de frais, de pur et de beau.

Si j'ose dire, allez faire votre "récup" ailleurs. Moi qui défends depuis toujours les vautours, les hyènes et autres animaux appelés "charognards", je vous le dis : les seuls vrais charognards, c'est vous.

Vous n'êtes pas Charlie.

 

 

 

 

Torchons, serviettes et faux amis.
Torchons, serviettes et faux amis.
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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 12:22
Merci Michel Arbatz.

Au moment où nous nous apprêtions à envoyer nos vœux de Compagnie avec ce beau cerisier du Japon en fleur, nous est tombé dessus l’innommable. Cette coutume qui n’est parfois qu’une convention sociale devient un appel à nous rapprocher.
La phrase de John Donne, qui a subi aussi à l’obscurantisme religieux, prend du coup un sens plus cru : « Change is the nursery of life ». Ce qui ne change pas, c’est la peur. Tous les arts, le dessin de caricature en est un, sont, même modestement, façon d’honorer la vie, de s’interroger sur ce qui bouge sans cesse en nous et hors de nous. A preuve, ceux que la mort fascine n’ont pas supporté des dessins, leur liberté d’esprit. La bêtise sanguinaire vient de tuer Wolynski et Cabu, qui m’ont nourri de leur rire et de leur insolence, et les autres aussi, j’en pleure. Je pleure sur ceux qui m’ont fait beaucoup rire. Les régimes de terreur ont toujours craint le rire. Voir Staline : « un peuple heureux n’a pas besoin d’humour ». Si comme l’a dit le bien aimé Rabelais le rire est le propre de l’homme, alors c’est le propre de l’homme qui est en question. Mais il n’existe pas de kalachnikoff contre la liberté d’esprit. Les Grands Duduche continuent d’embellir la vie. Assez chialer, je suis Charlie.

Michel Arbatz
Toute l'équipe de Zigzags se joint à moi pour vous remercier de votre fidélité.

 

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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 10:41
Nous sommes Charlie.

Voilà. Un homme, un vrai, c'est ça.

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Published by Jeno l'écolo - dans In memoriam La hargne.Muturkeria.
6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 09:00
Il y a huit ans, au coeur d'une nuit d'été, quelque part en Pays Basque.

Il y a huit ans, au coeur d'une nuit d'été, quelque part en Pays Basque.

A toi, Romann, qui choyais les araignées et les orties ainsi que les chardons et les grandes cardères, bêtes noires de l'agriculture industrielle et chimique et des jardiniers proprets et maniaques mais qui font la joie des chardonnerets.

A toi qui éloignais de la maison les souris, les limaces du potager, mais jamais ne les tuais.

"A la vie", comme tu disais.

 

Les grandes cardères de La Braoze.

Les grandes cardères de La Braoze.


 

J'aime l'araignée

J'aime l'araignée et j'aime l'ortie,
Parce qu'on les hait ;
Et que rien n'exauce et que tout châtie
Leur morne souhait ;

Parce qu'elles sont maudites, chétives,
Noirs êtres rampants ;
Parce qu'elles sont les tristes captives
De leur guet-apens ;

Parce qu'elles sont prises dans leur oeuvre ;
Ô sort ! fatals noeuds !
Parce que l'ortie est une couleuvre,
L'araignée un gueux;

Parce qu'elles ont l'ombre des abîmes,
Parce qu'on les fuit,
Parce qu'elles sont toutes deux victimes
De la sombre nuit...


Passants, faites grâce à la plante obscure,
Au pauvre animal.
Plaignez la laideur, plaignez la piqûre,
Oh ! plaignez le mal !

Il n'est rien qui n'ait sa mélancolie ;
Tout veut un baiser.
Dans leur fauve horreur, pour peu qu'on oublie
De les écraser,

Pour peu qu'on leur jette un oeil moins superbe,
Tout bas, loin du jour,
La vilaine bête et la mauvaise herbe
Murmurent : Amour !

Il y a un an aujourd'hui, Luc Romann---
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4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 11:00
Photo: http://www.deco.fr/jardin-jardinage/arbre-a-fruits/neflier/

Photo: http://www.deco.fr/jardin-jardinage/arbre-a-fruits/neflier/

Une contribution de Daniel Labeyrie

 

 

Des nèfles...des broutilles...

 

 

 

Décembre cette année-là rimait avec grisaille : le soleil ne parvenait pas à faire montre d'un moindre rayon. Des tas de feuilles amoncelés par les bourrasques quotidiennes faisaient des monticules arrondis sur lesquels quelques escargots téméraires donnaient de la corne pour se frayer un passage dans ce dédale scabreux en décomposition.

 

Le néflier qui poussait à l'ombre d'un platane s'était débarrassé de son maigre feuillage : ne demeurait sur les branches qu'une vingtaine de nèfles de petite taille. Comment cet arbre fruitier s'était-il installé là ? Mystère.

Délicatement cueillies une à une par un après-midi de décembre, elles furent déposées dans une assiette dans l'attente d'un lent mûrissement.

 

Ce fruit presque oublié n'encombre pas les étals: parfois en rencontre

t-on au hasard d'un marché de province.

 

Le néflier vient de loin, même de très loin, son origine serait le Caucase voire l'Arménie. Quand on parle de nèfle, le froid, la neige, les frimas nous viennent à l'esprit pour ce dernier fruit de l'année.

 

La nèfle n'a guère une bonne réputation, son goût sensiblement aigrelet décourage, rebute les palais délicats ; j'en connais qui recrachent avec dégoût ce fruit déprécié, oublié que l'on consomme pourri.

 

Au bout de quelques jours, les nèfles ont quitté peu à peu leur parure vaguement ocre pour habiller leur peau rugueuse de la couleur du froc des franciscains : elles étaient donc à point pour la dégustation.

 

Les cinq noyaux qui la composent tiennent une bonne place mais je ne vous dis pas la saveur de la chair qui agrémente ce fruit unique au monde ! Un véritable délice !

 

Au fil des jours la célébration de la nèfle était devenue un rituel face aux averses incessantes qui fouettaient sans vergogne le verger et la maison.

 

Une petite dernière prit son temps pour arriver à maturité voulant peut-être profiter un peu plus longuement du confort de la maison.

 

 

Solitaire, dérisoire, infime, au milieu de quelques pommes, elle se ratatina mais quand elle fut à point, mon Dieu, ce fut une apothéose lorsque sa chair se promena sur les parois de mon palais !

 

Soudain, un parfum d'enfance remonta, des saveurs, des parcelles d'un passé lointain ressurgirent comme par enchantement... Notre père menant boire ses vaches... Notre grand-père penché sur un carré de salades... La soupière fumante sur la table de la cuisine... Les lits glacé des nuits de grand froid...Des lambeaux de brume accrochés à la cime des platanes... La chevêche hululant sa complainte sur la cheminée...

 

Tout cela si loin et si proche dans le cœur de la dernière nèfle...

 

 

 

 

 

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3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 09:37
Parcours Abolition Corrida 2014
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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 09:00
Zorionak Meilleurs voeux!
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24 décembre 2014 3 24 /12 /décembre /2014 12:56
              LE PÈRE NOËL PASSE L’ÉPONGE…

Une contribution de Jean-Claude Touzeil


Ce matin-là, le père Noël était bien tracassé…
Il faut dire que la terre ne tournait plus très rond : il pensait qu’il s’agissait sans doute d’une roue voilée ou qu’il y avait un peu trop de jeu dans les soupapes de sécurité, ou encore que les fuites suspectes dans les réserves stratégiques n’avaient pas dû s’arranger.
En plus de ça, impossible d’ignorer les deux ou trois guerres toujours en train de mijoter, les maladies en voie de développement dans les pays du même nom, les promesses de tsunamis et autres catastrophes potentielles, dites naturelles.
Sans parler de la médiocre qualité de l’air ambiant ni de celle de l’eau du robinet, ni des gaz nocifs qui continuaient à creuser le trou de la Sécu et celui de la couche d’ozone, sans évoquer davantage l’inéluctable réchauffement de la planète, déjà visible à travers la fonte des glaciers ou l’aspect squelettique des ours polaires.
Bref, c’était la routine des calamités ordinaires, pas de quoi fouetter un renne !
Alors, pourquoi donc le père Noël se faisait-il du mouron ?…


Bien sûr, les sondages étaient pessimistes quant aux chances de son poulain dans la troisième au quinté plus, les pronostics largement défavorables à son chouchou pour les présidentielles, les prévisions météorologiques carrément apocalyptiques pour l’été prochain dans sa station balnéaire préférée.


Bien sûr encore, les hirondelles étaient désormais moins nombreuses quand revenait le printemps, les abeilles devenaient folles après avoir butiné les colzas, perdaient le sens de l’orientation et donnaient du miel plus proche de la mélasse que de l’ambroisie, les renards s’approchaient des habitations et venaient même parfois faire les poubelles.


Bien sûr enfin, des milliers de gens continuaient à mourir de faim dans de nombreux pays déshérités dans l’indifférence générale alors que, sur les trottoirs des villes les plus riches, on voyait de plus en plus de monde faire la queue pour avoir une soupe chaude et ne plus dormir dans des cartons.
Mais bon, le père Noël avait de la bouteille et le mental blindé. Autrement dit, il en avait vu d’autres…
Alors, alors, qu’est-ce qui n’allait pas ?


Eh bien, c’était plus profond, plus psychologique, voire plus existentiel : c’est que, comme chaque année, il devait distribuer ses jouets à tous les enfants sages de par le monde. Et c’était devenu une denrée rare, les enfants sages !
Il n’allait quand même pas offrir une mitraillette en plastique à ceux qu’on obligeait à devenir soldats dans leur pays et qui maniaient déjà la kalashnikov avec dextérité, ni une grue téléguidée à ceux qui, du matin au soir, extrayaient du métal précieux dans les mines.
Pas question non plus de poupée Barbie pour les fillettes qu’on envoyait se prostituer dans les bars ni de machine à coudre miniature pour celles qui s’usaient les yeux toute la journée sur d’énormes métiers à tisser.
Mais, heureusement, le père Noël n’était pas père Noël pour rien.

Il décida d’employer les grands moyens et sortit de sa poche sa fameuse éponge à effacer les malheurs du monde ! Il se mit à frotter énergiquement toute la surface du globe en tournant dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.


Aussitôt, un changement complet s’opéra sur la terre...
D’un bout à l’autre de la planète, par-dessus des frontières devenues inutiles, les gens s’interpellaient, se saluaient, fraternisaient, s’embrassaient… On parlait instantanément une langue universelle qui permettait de se comprendre entre les hommes et même de communiquer sans aucun problème avec les animaux… Les maisons, les bureaux, les transports, les usines, tout fonctionnait maintenant grâce à des énergies plus douces les unes que les autres. Un ingénieux système de miroirs gigantesques captait l’inépuisable source du soleil, équitablement redistribuée à toutes les latitudes. Par ailleurs, on avait systématisé et développé l’usage des éoliennes qui faisaient maintenant partie du paysage.
Chacun travaillait pour le bonheur de l’autre. L’argent avait disparu et, avec lui, toutes les
turpitudes. Dans les stades, plus de tricherie ni de doping, les notions de compétition et de supporter étant tombées en désuétude… Plus de pauvres ni de riches, plus de conflits entre les générations, plus de querelles de voisinage, plus de luttes fratricides, plus de racisme, plus de guerres de religion, plus de réfugiés errant sur les routes, plus de complots, plus de
corruption, plus de prison, plus de police, plus d’armée ! Plus de zoos, plus de gardiens, plus de poulets élevés en batterie…
Dans les champs poussaient des légumes oubliés depuis longtemps dont les vertus énergétiques étaient pourtant considérables. De place en place, on laissait des espaces libres où la nature s’en donnait à coeur joie pour nous régaler d’espèces jadis jugées comme des mauvaises herbes. Les arbres avaient repris de l’ampleur, ils étalaient majestueusement leurs branches au-dessus des prairies et donnaient des fruits nouveaux dont la saveur était
étrange et inconnue. Sous leur ombrage, des artistes présentaient des oeuvres éphémères et libérées de toute contingence commerciale, dans lesquelles chacun se retrouvait. Ainsi pouvait-on entendre des musiques célestes qui traversaient tout le corps et apaisaient votre âme. De la même façon, on regardait des peintures qui littéralement vous hypnotisaient, on approchait des sculptures si belles qu’on ne pouvait s’empêcher de les caresser. On lisait des poèmes qui vous remuaient pour la vie entière…
Des fleurs, du respect, de l’amour et du soleil pour tout le monde !

 

Dans l’euphorie générale, une rangée de gigantesques sapins de Noël illuminés grâce à des piles photovoltaïques fut érigée pour matérialiser les lignes de l’équateur, des tropiques et des méridiens. Pour mieux apprécier le spectacle avec le recul nécessaire, on organisa une grande tournée dans l’espace au milieu des étoiles avec les fusées d’une compagnie locale qui avait opportunément opté pour un carburant révolutionnaire, fournissant une énergie silencieuse et respectueuse de l’environnement. Et dans tous les satellites de notre bonne vieille terre ragaillardie, les auberges intergalactiques servirent du vin chaud toute la nuit…

 

En serrant machinalement son éponge au fond de sa poche, le père Noël
se demanda s’il n’y avait pas été un peu fort…

 

 

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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 17:49
Août 2010, à son arrivée à Uhaldia.

Août 2010, à son arrivée à Uhaldia.

Ma fille, au retour d'une randonnée avec sa belle-soeur, était arrivée à la maison avec ce maigre petit tas de poils noirs de chiures de puces, trouvé dans un champ de maïs à Ispoure. Avant de rapporter ce drôle de trophée, elle avait fait le tour des maisons environnantes pour tenter de retrouver un hypothétique maître, une hypothétique maîtresse. En vain.

Le petit gremlin qui était en vérité un ange, je ne l'ai pas immédiatement accueilli à bras ouverts. Nous pouvions considérer que nous faisions le plein à la maison. Le lendemain, j'ai dit, la conscience un peu lourde "Ce n'est pas possible, il faut que tu la remettes là où tu l'as trouvée, tu lui porteras à manger tous les jours, elle trouvera bien quelqu'un sur place". Itziar s'est dirigée vers sa voiture, la pitchounette dans les bras, avec l'air de celle qui la conduit à l'abattoir et qui va y passer aussi. Alors, voilà, la voiture n'est pas repartie pour Ispoure et la minette est restée à la maison. Immédiatement, nous avons passé des annonces pour tenter de la placer. Au bout de trois semaines, quelqu'un a appelé, il voulait venir la chercher de suite. Et nous, là, nous nous sommes regardées et avons dit d'une seule voix "Pas question trop tard, on la garde".

Trois semaines plus tard.

Trois semaines plus tard.

Nous l'avons baptisée Kutzu, ce qui signifie en Basque quelque chose comme mêle-tout, commère. Mauvais choix en vérité, Kutzu était tout le contraire. Elle était discrète, silencieuse à l'excès, c'était la patience même. Jamais une plainte derrière une porte, elle pouvait attendre des heures sans bouger ni miauler en attendant que l'on vienne lui ouvrir. Elle ne comprenait manifestement pas pourquoi la chatte Neska ne semblait pas ravie de sa présence ni de l'arrivée du jeune Ximixt abandonné devant notre porte (un autre miracle, ce chat merveilleux!). Elle, elle l'avait accueilli avec bonheur le Ximixt qui est  mort très jeune,  certainement après une mauvaise chute. Et la chienne Xipi s'était immédiatement senti avec elle comme plus tard avec Ximixt, l' âme d'une maman de substitution. A croire qu'elle avait été chatte dans une autre vie, la Xipi. Ce qui nous a frappées de suite, ma fille et moi, c'est sa ressemblance de couleurs avec Kutzu comme on le voit bien sur les photos.

Au fil du temps, il nous est arrivé de penser à la rebaptiser "Trompe la mort", la Kutz (comme nous la nommions parfois). Comme dit dans un post dont le lien est ci-dessous, elle a failli mourir lors de sa stérilisation (pas à cause de cette stérilisation mais à cause d'un produit immonde que l'on nomme mort aux rats). Et quelques mois plus tard, ma fille la repêchait de justesse dans une fosse septique!

Mais voilà, personne ne trompe jamais la mort indéfiniment, même pas notre Kutzu. Il y a une vingtaine de jours, nous l'avons trouvée amorphe, abattue, fiévreuse. Je vous passe les détails; d'errances vétérinaires en errances vétérinaires, après des heures et des heures de soins que nous lui avons prodigués, sans doute souvent avec grande  maladresse même si c'était avec tout l'amour dont nous sommes capables, le verdict est tombé ce matin. Cancer de la moelle, la même abomination qui a emporté en avril 2013 l'homme  qui vit et vivra dans mon coeur comme elle le fera elle aussi.

Plus un globule rouge. Le choix s'offrait à ma fille qui en avait pris la responsabilité : la faire durer un mois, deux mois avec cortisone et chimio, ou l'euthanasie. Par respect pour elle, Iziar a demandé l'euthanasie. Je lui donne raison. Hier soir, alors que je tentais encore une fois  d'inciter notre Kutzu à manger, j'ai ressenti une émotion indescriptible : je suis persuadée, vraiment persuadée qu'elle s'est forcée uniquement pour me faire plaisir, par amour. Ce matin, elle ne pouvait déjà plus, mais notre respect, notre amour, ne peuvent, ne doivent pas être inférieurs aux siens.

 

Alors, ce soir, au retour de son travail ma fille a ramené le corps de Kutzu. En pleine nuit, nous l'avons couchée sous le sureau dont elle aimait tant parcourir les branches. Et puis, Kutzu, il y a quelque chose qu'elle aimait, c'était s'asseoir au milieu des poules et les observer. Et il y a quelque chose qu'elle aimait encore plus, c'était s'asseoir tout près des deux pottok, des heures, sans bouger, même s'il lui arrivait de fuir et de grimper dans les arbres pour échapper à Altxor qui adorait s'amuser à lui faire peur. Sa tombe est donc tout près du lieu où nous nourrissons les poules et sur notre passage quand nous portons le foin aux chevaux.

Tu restes avec nous, la Kutz et nous t'aimons, petit ange blanc et rose.

Kutzu et son sens de l'humour.

Kutzu et son sens de l'humour.

Elle s'est éloignée,  notre Kutzu.
Elle s'est éloignée,  notre Kutzu.
Elle s'est éloignée,  notre Kutzu.
Elle s'est éloignée,  notre Kutzu.
Elle s'est éloignée,  notre Kutzu.
Elle s'est éloignée,  notre Kutzu.
Elle s'est éloignée,  notre Kutzu.
Elle s'est éloignée,  notre Kutzu.
Gros câlin au vieux poirier.

Gros câlin au vieux poirier.

Elle s'est éloignée,  notre Kutzu.
Elle s'est éloignée,  notre Kutzu.
Adieu, ma douce!

Adieu, ma douce!

A Romann qui aimait tant les oiseaux et les chats! Kutzu à 2 minutes 21.

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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 09:00
A vous troupe légère qui d'aile passagère---

A Gilles, à la Vie.

Si le rapport entre le texte de la chanson et les illustrations vous échappe, tentative d'explication sous la vidéo (ouvrir sur Youtube). J'ai bien dit "tentative".

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