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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 11:56
Pour les chiens et les chats, la Chine, c'est pas l' Pérou!

Une contribution de Magda

Le titre est de la blogueuse.

Je suis une amie des bêtes depuis l'éternité. Récemment,j' ai appris l'abomination qui se passe en Asie ,en particulier en Chine. Chaque année les gens célèbrent le solstice d'été .Pour cela ,Ils torturent des milliers de chiens et de chats en leur infligeant d'horribles supplices.
Les photos Et Les vidéos sont atrocement intolérables et sont ,à jamais ancrées dans mon esprit.

Comme vous êtes ,vous-même une amie des bêtes ,je vous demande de faire passer le message pour mobiliser tous ceux que vous connaissez et surtout ceux qui sont abonnés à votre bloc.
Je fais partie d'un groupe qui lutte contre l'injustice que les animaux subissent en silence et sans défense.Le groupe s'appelle : " STOP dog and cat meat trade worldwide". Il existe d'autres groupes et fondations sur place qui font l'impossible pour sauver ces pauvres CRÉATURES innocentes. ,en risquant leur vie. Connectez-vous à la page : "stop dog and cat meat trade worldwide" et faites passer le mot. C'est une question de vie ou de mort pour nos amis Les bêtes.
Je vous remercie infiniment et continue de lire ce que vous publiez surtout lorsque vous passez Les chansons de notre cher Gilles Marchal .

 

 
 

Attention! Ci-dessus images difficiles à supporter.

Si vous ne vous en vous sentez pas le courage, regardez plutôt la vidéo ci-dessous. Mais s'il vous plaît, agissez!

Pour les chiens et les chats, la Chine, c'est pas l' Pérou!

Ursula et Chicago, deux des derniers compagnons de Gilles à qui je dois ce contact avec Magda.

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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 17:00
Altxor eta Gaztain, AGO 2016

Les loustics "à la maison" le 16 octobre dernier. Maman à gauche, beau gosse à droite.

Toute personne qui en fera la demande par le formulaire de contact de ce blog, recevra les statuts de l'association ainsi que le bilan financier établi par notre trésorière.

Association Altxor eta Gaztain

Rapport moral année 2015-2016

 

Encore une année qui ne fut pas de tout repos. Beaucoup d'imprévus lourds à porter. Il me semble chaque année que la suivante il sera possible de rédiger un rapport moral où aucune considération financière ne viendra s'inviter  mais c'est impossible. Tout est lié de manière inextricable.

Vous vous rappelez que l'an dernier Altxor, par ma faute car j'avais accordé ma confiance à quelqu'un qui ne la méritait pas du tout, avait subi un fort traumatisme. En le ramenant à la maison lors de la transhumance, nous ne l'avions pas trouvé très perturbé. Mais très vite, une fois arrivé, il est apparu qu'il l'était gravement . Extrêmement agressif, même envers moi, il devenait dangereux et je ne savais plus à quel saint me vouer. J'ai contacté une vétérinaire ostéopathe qui est venue gratuitement le voir pendant une dizaine de minutes. Elle a diagnostiqué chez lui une très grande colère ( il n'était plus qu'un sac de nœuds) due au traumatisme en question mais aussi une très forte dépression due au fait que vivant depuis toujours avec sa maman bien trop  coulante avec lui, n'ayant jamais connu les lois du troupeau et moi ne possédant pas l'autorité suffisante, il n'avait aucune conscience des limites de ce qui est permis ou pas, comme un ado qui ne sait pas où se situer. Trois jours après le contact avec l'ostéopathe, il était déjà bien plus calme et serein, avait perdu ses tics nerveux. Véronique ( la véto) m'avait écrit sur l'ordonnance un seul mot, troupeau. http://jenolekolo.over-blog.com/2016/01/la-loi-du-troupeau.html Il fallait que dans l'urgence, je trouve un troupeau de chevaux, dans un terrain assez grand, boisé en partie, accidenté où je puisse le laisser trois mois. Pas facile, vous imaginez ! Pourtant, au bout d'un mois, j'ai trouvé des gens adorables qui l'ont accueilli gracieusement au milieu de leurs 17 pottok. Malheureusement, ils ne pouvaient le garder plus de 5 semaines, le troupeau devant repartir à la montagne ( Altxor, lui, certainement, serait redescendu dans la vallée, il cherche le contact des humains). Un agriculteur a assuré le transport aller et retour pour 50 euros. Depuis, c'est devenu un ami  qui va venir gracieusement cet hiver s'occuper un peu d'Altxor dont l'énergie débordante doit absolument être canalisée. Rentré à la maison, ce dernier avait bien changé ! Quel bonheur de le voir plus calme, plus serein, bien moins angoissé . Bien entendu, ce n'était pas encore la perfection, les trois mois auraient vraiment été nécessaires, mais quand-même !

Avant de se lancer de nouveau dans la transhumance à Aincille pour permettre à l'herbe de repousser ici , j'ai dû me débattre avec des problèmes de clôture mitoyenne  Je vous passe les détails mais il a fallu faire les frais de piquets et de barbelés. Croyez-bien qu'à ce moment, j'ai tout particulièrement apprécié votre générosité qui a permis de faire cet achat dans l'urgence. Avec mes 530 euros de revenus mensuels en tout et pour tout, j'aurais été totalement bloquée. Il a fallu également acheter plusieurs petites bottes de foin à la coopérative agricole car nous avions prévu trop juste l'an dernier, pour la première fois.

Fin avril, nous (une dizaine de personnes ) montions donc de nouveau à la lande d'Aincille avec les deux loustics. Sur place, en se débrouillant avec des branchages, nous avons sous une pluie froide, rafistolé tant bien que mal les clôtures. Pas si mal que cela, semble-t-il, puisque je n'ai pas eu à courir une seule fois de la saison derrière les deux pottok, comme cela est arrivé d'autres années. Mais au mois d'août est arrivée une sécheresse inhabituelle doublée de canicule. Début septembre, il a fallu se rendre à l'évidence : le retour des deux pottok devait être avancé d'au moins 15 jours avant la date prévue. La dernière semaine, ils n'avaient vraiment rien à manger. J'ai acheté et transporté dans ma petite voiture une botte de 30 kg de foin que j'ai installée à l'extérieur du terrain. Un voisin  leur a donné de ce foin plusieurs soirs.  Je l'ai remplacé deux jours où il devait s'absenter. Normalement, nous (l'association) sommes censés payer 300 euros pour la location de cette lande mais au vu des conditions exécrables de cette année, je suis décidée à négocier 200, moi qui n'ai pourtant pas le moindre culot dans ce genre de situation. Le 17 septembre a eu lieu la transhumance. Pour la première fois, nous n'étions pas bien nombreux. Quatre personnes, et encore deux pendant plusieurs kilomètres, deux amies ayant été retenues par un accident mortel sur la route. Une bonne partie du périple sous une pluie battante.

Voilà, je vous passe la grosse déception due encore une fois à ma grande naïveté en ce qui concerne la charrette ( rassurez-vous, elle n'était pas payée avec l'argent de l'association). Depuis, j'ai trouvé une autre solution grâce à une chaîne de solidarité ( des étudiants de l'Institut Jean Errecart, une adhérente et pour prendre en main le débourrage au trait d'Altxor, le « transporteur » devenu ami dont je parlais plus haut). L'association n'aura rien à débourser et moi non plus.

Depuis plus d'un mois, je grimpe aux arbres qui longent le ruisseau de la maison et avec une petite égoïne je les élague en douceur pour donner un peu de lumière à l'herbe et surtout diminuer la boue. J'ai planté tant et tant d'arbres quand je n'avais pas les deux loustics ! Maintenant, il me faut jongler pour concilier toutes des données diverses. La clôture le long du chemin vicinal ne comporte plus de barbelés depuis des lustres. Les grands branchages que je coupe, je les allonge dans cette haie et ils servent d'abri à toute une petite faune.

Que vous dire d'autre si ce n'est un très grand merci du fond du coeur pour votre aide financière, vos petits mots qui font chaud au coeur, votre compréhension. Vous répéter aussi que vous êtes invité(e) à visiter les articles consacrés au deux pottok dans mon blog, à cette adresse :http://jenolekolo.over-blog.com/tag/altxor%20eta%20gaztain/ . Egalement que vous êtes convié (e) à tout moment à venir rendre visite aux deux chevaux, que ce soit à la maison ou sur leur lieu d'estive. En juin, des adhérents sont venus et nous avons passé un très bon moment, fort et chaleureux.

 

Encore merci, donc. Et considérez que je suis à disposition pour tout renseignement complémentaire.

La secrétaire

Jenofa Cuisset

 

Ps : je me rends compte que j'ai oublié de vous parler de vieille dame Gaztain. Agée de 23 ans, elle est en pleine forme. A chaque fois qu'elle séjourne dans la lande, elle redevient la sauvageonne qu'elle a été à la montagne durant bien des années, ne servant que de machine à reproduire pour fournir les abattoirs. Pas folle, elle ne se laisse approcher que si on lui donne du pain. Et encore ! Mais de retour à la maison, elle reprend des habitudes plus « cosy ». Tout de même, elle n'a pas son pareil pour trouver les failles dans les clôtures et les haies, la coquine. Mais elle est si douce, la maman d'Altxor !

 

 

 

 

Association Altxor eta Gaztain

Uhaldia

64220 Uharte Garazi (Uhart-Cize)

Tel 05 59 37 03 62

igeltxo@orange.fr

 

 

Convocation à l'Assemblée Générale Ordinaire 2016

 

Vous êtes convoqué(e) à l'Assemblée Générale Ordinaire qui aura lieu le samedi 19 novembre à 18 heures au siège de l'association

Maison Uhaldia

64220 Uharte Garazi (Uhart-Cize)

 

 

-------------------------------------

 

 

Ordre du jour :

 

 

_ Présentation et vote du rapport moral

 

_ Présentation et vote du rapport financier

 

_ Discussion autour des projets pour l'année à venir (Même si vous ne pouvez être présent(e), vos suggestions sont les bienvenues. Vous pouvez les faire connaître par courrier postal, par courriel ou par téléphone).

 

_ Election des membres du Bureau. Les trois sortants se représentent.

 

_ Questions diverses

 

 

 

 

 

 

 

Association Altxor eta Gaztain

Uhaldia 64220 Uhart-Cize

igeltxo@orange.fr

 

Bon de participation et de soutien

 

Prénom : Nom :

Adresse postale :

Adresse courriel :

 

Je participe en tant que :

Sympathisant 20 euros ---- Bienfaiteur ( à partir de 50 euros) ---- Préciser la somme--- Parrain ou marraine : 20 euros d'adhésion+ participation de ---- euros (à partir de 120 euros)

 

Mode de règlement :

 

Chèque ---- Virement bancaire ou postal ---- Prélèvement automatique----

 

 

Pouvoir de vote

 

Je, soussigné(e)------------------------------------------------------------ membre de l'association Altxor eta Gaztain, donne pouvoir à M--------------------------------------- pour me représenter et voter en mon nom à l'Assemblée Générale Ordinaire qui aura lieu le samedi 19 novembre 2016 au siège social de l'association, maison Uhaldia, Uhart-Cize.

 

Fait à -------------------------------, le -------------------------------------------

 

Bon pour pouvoir

 

Signature

 

 

Déclaration de candidature : Je---------------------------------- suis candidat() au Poste de Président(e) ---- Secrétaire---- Trésorier (e)

Je ne suis pas candidat(e) ------

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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 10:00
Les vieilles maisons choisissent : parler ou se taire.

Les murs de la maison que j'habite me parlent souvent par la voix de ses anciens habitants qui n'étaient pas de ma famille. Ils me parlent aussi par la voix de mon père, de ma mère, de ma grand-mère maternelle qui ont passé là leurs dernières années.Par la voix de ma tante qui venait souvent accompagner notre vie. Il leur arrive même de me parler par la voix de quelqu'un que je n'ai connu qu'un an et qui n'a jamais passé le seuil de cette modeste demeure. Lui, il riait  tant qu'il est possible en entendant au téléphone  grincer les  portes ancestrales en chêne massif, vous savez bien, celles munies d'une lourde clenche en fer et que l'on pousse pour tenter de conserver la chaleur dégagée par le foyer ouvert.  Et je me demande si ce rieur là n'est pas le plus bavard!

Jean Giono disait "L'Homme a besoin d'habitations magiques".

Merci Julos.

 

Il faut laisser les vieilles maisons se taire

 

Il faut laisser les vieilles maisons se taire pour que les ancêtres puissent revenir car je crois qu’aucune vie n’est jamais finie, il n’y a jamais le mot ”Fin” au bas de la page de la grande “Vie”.

La Vie, je crois, continue et les voix anciennes font surface … aucun sourire n’est perdu, aucun baiser, les somptueux couchers de soleil sont répertoriés dans une mémoire particulière.

Celui qui se réveille la nuit rencontre des milliers d’êtres passés, présents ou à venir, rien n’est jamais fini ni défini. L’éternité, elle-même, je me suis laissé dire qu’elle n’avait point de fin, coule comme un fleuve bien plus large que le fleuve jaune.

Notre peau a gardé la mémoire de toutes les caresses. Parfois, on a trop peu de temps pour parler à celles et à ceux que l’on frôle.

Chacune de nos vies est une épopée, nous écrivons notre homérique histoire, à petit pas, le soleil s’enfonce dans l’horizon, se sauve et retourne dans les coulisses de l’univers.

Le corps est-il une cathédrale où se répercutent et s’amplifient les échos de toutes les naissances ? L’oiselet qui chante à tue-tête au lever du soleil est aussi important que le bébé qui vient de naître et la jonquille toute seule dans mon jardinet illumine peut-être le cosmos en son entier.

Notre vie est-elle une bande de Moebius qui n’a ni commencement ni fin?

Qui sont ces milliards d’êtres qui chuchotent dans toutes les langues du levant au ponant ? Est-il possible de répertorier l’univers en son entier ? Est-il possible de visualiser les heures qui galopent à toute allure dans la grande plaine du temps ? 

Laissez juste une fenêtre ouverte sur le ciel afin que les ancêtres puissent se glisser près de vous dans la pénombre familière du mystère.

 

Julos Beaucarne 27 avril 2011

Ci-dessus "Nire aitaren exea defendituko dut". Je défendrai la maison de mon père.

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20 octobre 2016 4 20 /10 /octobre /2016 07:51
Juin 1989 Quelque part en Beauvaisis.

Juin 1989 Quelque part en Beauvaisis.

Maiiiiis non, c'était un Indien!

C'était juste pour brouiller les pistes (sourire).

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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 10:00
Tous les ramiers sont morts
Tous les ramiers sont morts
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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 08:14
Plus grand mort que vivant, Buddy River
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Published by Jeno l'écolo - dans Gilles Marchal
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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 13:37
June Hennessey

Elle s'appelait June, elle avait 90 ans. Elle s'est éteinte il y a peu à la maison de retraite Sainte Elisabeth à Saint-Palais. C'était une amie que les difficultés de la vie m'ont fait délaisser ces derniers temps, à ma grande honte.

L'article ci-dessus était paru le samedi 13 janvier 2002 dans "Le Journal du Pays Basque". J'ai bien conscience que les caractères sont petits et que la lecture présente quelques difficultés, mais, s'il vous plaît, faites un effort.

Et n'oubliez pas de lire non plus l'article dont je donne le lien en bas de page. C'était un sacré numéro, notre June!

Quant à moi, je me souviendrai de son grand coeur qui  abritait  tous les êtres vivants, de ses éclats de rire communicatifs et inextinguibles, des longs périples vers les manifs car elle refusait de rouler longtemps sur les nationales et recherchait les départementales ou encore mieux les chemins vicinaux, de ses départs de chez moi, seule dans la nuit à des 1 ou 2 heures du matin après de nombreuses heures de mise sous pli d"Iguzki Lore" feu le journal des Verts du Pays basque, de sa poursuite  de François Bayrou dans le village d'Ostabat pour lui dire tout le mal qu'elle pensait du projet d'autoroute, de ses provocs humoristiques à Jean-Jacques Lasserre qui était le "pilier" de ce projet,  de ses "Jenofa, vous avez un chasseur dans la cheminée" lorsque le bois crépitait trop fort, de cette joie qu'elle ne voulait pas garder pour elle seule alors qu'elle avait 75 ans bien sonnés et qu'elle m'appela un soir à 23 heures car elle venait d'entendre une grenouille dans la mare  creusée quelques temps plus tôt  près de chez elle.

Voilà. Elle s'appelait June. Elle avait 90 ans. Si plus de gens lui ressemblaient, le monde s'approcherait de l'idée que l'on se fait du paradis.

En photo de ce lien, June, notre chanteuse, qui ne chantait pas du tout "comme un crapaud".

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Published by Jeno l'écolo - dans In memoriam
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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 16:30
Des ponts, pas de murs!

Cet hiver,à Baigorri (Saint-Etienne-de-Baigorry) des réfugiés extraits de Calais avec leurs amis du Pays Basque.

Présentation du texte par l'ami Xarlo, d'Hazparne (Hasparren)

 

Certains accusent les Basques indépendantistes de vouloir se renfermer sur eux-mêmes. Ils ne le pensent peut-être pas mais ils le disent haut et fort, l'honnêteté intellectuelle n'étant pas en général leur point fort.

Ttotte Etxebeste qui a écrit ce texte sait ce qu'il en coûte d'être Basque et d'aimer son pays. Il continue à payer assez cher pour ça. Son écrit n'en est que plus beau et fermera le bec empoisonné de nombre "d'anti-basques"..."

 

" Toi qui hurles que cette terre est à toi, toi qui désires fermer les frontières et emmurer ce que tu oses appeler ta patrie. Toi, qui le soir venu, te barricades, laissant dehors ceux qui ne te ressemblent pas. Toi qui écoutes ceux qui appellent à la haine, ceux qui te font croire que cet étranger est un danger pour toi, pour ta civilisation, alors qu’il est bien plus proche de toi, de ta vie, que les marchands de haine dans leurs salons.

Dis-moi, toi que ferais-tu si on détruisait ta vie, si on la bombardait d’obus et de haine ? Dis-moi, toi que ferais-tu si, en un éclair, ta vie basculait entre chaos et larmes ? Dis-moi que ferais-tu si la faim hurlait dans ton ventre, si ton avenir n’était que l’absurdité de la guerre et de la famine ? N’aurais-tu pas toi aussi cette envie de fuir cette terre qui pourtant t’a vu naître, fuir en abandonnant ton passé pour l’inconnu ? N’aurais-tu pas cet instinct de survie ? Partir, fuir, vers un ailleurs où la misère serait peut-être moins cruelle. Ne traverserais-tu pas le désert, et ne prendrais-tu pas un radeau de misère pour traverser l’océan, au risque d’y laisser ta vie sachant qu’elle ne vaut plus grand-chose ?

Toi qui refuses d’accueillir les errants d’aujourd’hui, n’aurais-tu pas oublié que l’homme, depuis la nuit des temps, est un réfugié, un migrant ? La misère, la famine et la guerre n’ont eu de cesse de pousser les désespérés vers l’exil. Des familles entières ont été jetées sur les routes inconnues des Amériques ou d’ailleurs par les grandes famines d’Irlande, de Russie, du Portugal ou bien encore par celles de chez nous. Les guerres sanglantes d’Europe, elles aussi, ont mis sur les routes de l’exil, tant et tant d’hommes, de femmes et d’enfants. Pour certains, après l’exil, ce fut l’internement dans les camps comme celui de Gurs. L’aurais-tu oublié ?

Ouvre les yeux et tu verras que, derrière tes murailles, le monde est vaste et riche de beauté, que la différence n’est pas effrayante, au contraire, elle est une richesse. N’écoute pas ceux qui veulent t’enfermer dans la peur et la haine, écoute le chant de la différence multiculturelle !

Approche-toi de la nature et observe-la, elle t’apprendra que les frontières sont la folie des hommes. Les autres espèces ne connaissent pas de frontières, elles vont et viennent à leur guise, à la recherche de nourriture. Elles sont libres et nous pourrions l’être aussi si nous arrêtions de nous enfermer dans les ghettos… libère-toi !

J’aime ce monde sans trop savoir s’il tourne vraiment rond. Au cours de mes errances, de mes vagabondages, j’ai rencontré tant de couleurs, entendu tant de chants! J’ai aimé l’atmosphère et ces parfums d’ailleurs. Regarde dehors un instant, laisse tomber tes œillères, et dis-moi à qui appartiennent les montagnes, la lumière du soleil, la pluie, le vent et les océans… pas à toi, ni à moi, alors arrête de vouloir des frontières et des barbelés.

Mes certitudes sont celles que me chante mon cœur. Je suis né ici, sur cette terre basque, comme j’aurais pu naître ailleurs. Je me sens profondément basque, pourtant cette terre ne m’appartient pas. Je suis ici locataire. Je sais qu’elle peut accueillir bien d’autres que nous et leur rendre la vie moins pénible.

Toi qui refuses d’accueillir des plus miséreux que toi, écoute encore ceci : une maison aux fenêtres fermées, aux portes emmurées, ne respire pas, ne vit pas, elle moisit de l’intérieur et lentement se meurt. Une table vide est triste alors qu’une table aux milles convives est plus gaie, plus riche.

Moi, j’aime avoir les fenêtres et les portes grandes ouvertes, et avoir à ma table tant d’amis d’ici et d’ailleurs. Toi aussi, ouvre ton cœur aux autres et tu verras que ce monde sera plus beau ! "

Ttotte Etxebeste

 

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9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 17:05
Plantons des haies, des vraies!
Plantons des haies, des vraies!
Plantons des haies, des vraies!
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5 octobre 2016 3 05 /10 /octobre /2016 10:08
Que c'est beau, que ça fait du bien!

Pas  de mots pour dire ce que je ressens en visionnant cette vidéo que je viens de découvrir.

Un grand merci à ceux qui en ont eu l'idée.

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