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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 10:49

Afin de poursuivre notre action contre l’inscription de la corrida au patrimoine culturel français, afin de renforcer la pression sur les candidats aux différentes élections de 2012, nous vous proposons de participer à une grande manifestation unitaire à Paris. N’oublions pas que le collectif « Non à la honte française ! » représente plus de 500 000 électeurs. Ne votons que pour des candidats abolitionnistes ! 

affiche

Samedi 11 février 2012 A 15 h à Paris devant l’Assemblée Nationale Le CRAC Europe et les 177 organisations du collectif NON A LA HONTE FRANCAISE ! vous invitent à participer à une grande manifestation nationale. Nous serons alors à quelques semaines de l’élection présidentielle et à 3 mois des élections législatives. Nous souhaitons rappeler à nos gouvernants que le peuple est souverain, et que ce peuple s’est prononcé à plus de 80 % contre les spectacles de torture que sont les « corridas » ! Alors que cette pratique barbare recule partout dans le monde (Equateur, Mexique, et jusque dans son "berceau" l’Espagne avec la Catalogne qui l’a dernièrement abolie), nos responsables politiques déshonorent le peuple, en la déclarant cette année comme faisant partie du patrimoine immatériel français, et en refusant qu’un débat ait lieu à l’Assemblée Nationale suite aux propositions de loi de deux députées (droite et gauche) en vue d’abroger l’ignoble dérogation de 1951 qui tolère la corrida. Pire, ils font le silence suite aux événements de Rodilhan (le 8 octobre 2011), alors que 95 militants abolitionnistes pacifiques ont été lynchés, une jeune fille mise le torse nu et victime d’attouchements par les adeptes de ces « spectacles de tortures » (plus de 60 plaintes sont déposées à ce jour). Les noms des députés abolitionnistes et de ceux qui soutiennent et cautionnent ces tortures seront très bientôt en ligne, sur les réseaux sociaux, et seront diffusées au plus grand nombre. Les députés sollicités à plusieurs reprises qui ne se seront pas prononcés sur le sujet verront également leur nom apparaître dans la liste des complices et soutiens à cette pratique barbare. Nous appellerons celles et ceux qui sont du bon côté de l’Humanité, à voter pour les femmes et les hommes courageux qui se seront engagés à en finir avec cette ignominie, cette indignité. Alors soyons nombreux le 11 février prochain à 15 heures devant l’Assemblée nationale ! ABOLITION !!!

http://www.patrimoine-corrida.fr/

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 11:16

 

 

 

Monsieur Grenet, maire de Bayonne,


Dans "Sud-Ouest" du 27 janvier 2012, http://www.sudouest.fr/2012/01/26/cure-d-amaigrissement-pour-la-saison-taurine-615825-642.php

vous écrivez que " (...) cette édition ne comptera que 4 corridas à pied, contre 7 en 2011 et 6 lors de la précédente temporada. Soit près de la moitié du programme amputé d'une année sur l'autre. Excellente nouvelle !

Vous annoncez un douloureux" record l'an passé : 400 000 € de déficit ! ( c'est quand même moins douloureux que les piques, les banderilles, les épées, et autres instruments de torture que, par procuration, vous plantez sans état d'âme dans le corps des taureaux, êtres sensibles à la souffrance ! ) "que" 4 corridas ... c'est triste pour les futures victimes prédestinées aux supplices, c'est une bonne nouvelle pour les taureaux qui seront "graciés" par la force des choses : l'arène de Bayonne bat de l'aile, le maire de Bayonne bat le pavé en fouillant ses poches vides et trouées ! Encore une très bonne nouvelle!

Dame Oclès a fait du bon travail : son épée vous est tombée droit sur la tête ! C'est la meilleure nouvelle. Le marasme est global et durable, dans un air du temps de moins en moins favorable à la tauromachie ! J'espère que vous avez raison ! Monsieur le maire, la grande teuf dans les arènes de Bayonne ... c'est terminé, l'Eldorado est à sec. Vous espérez que les matadors baisseront leurs cachets ? Je pense qu'Ils baisseront plutôt leurs collants que le prix du sang des taureaux innocents ! Agréez mes salutations déficitaires .

 

Irène Noël, professeur retraitée

CH - Clarens / Montreux Déléguée du CRAC Europe pour la Suisse

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 10:29
DSCF4876--Copier-.JPG
Hier soir à Anglet,  avait lieu cette conférence, organisée par l' Université du temps libre  dans une salle de cinéma louée pour l'occasion. On peut imaginer que l'UTLA  a invité le Docteur Gouffrant pour faire plaisir à quelques-uns de ses membres--- qui ont du temps libre. Le cinéma, la direction, les employés, n'y sont pour rien. Précision de taille! 

  Mardi 24 janvier 2012 à 17h00 MONCINE Anglet

«Les rites populaires taurins »

Par Mr Jean-Michel Gouffrant, chirurgien.

 

DSCF4878 (Copier)Les photos sont de Jean-Louis Piquet, "Le berger des images".

  

 

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 16:20
 http://img.over-blog.com/500x375/1/19/11/45/mes-images4/717_Kacouetta_002.jpg
Bébé Vautour fauve trouvé en mauvaise posture par deux dames en septembre 2009, en route pour le Centre Hegalaldia de sauvegarde  de la faune sauvage. Vous noterez, je l'espère, le caractère d'extrême dangerosité du monstre.
A toutes et tous,
 
A l’ordre du jour du prochain Conseil National de la Protection de la Nature, le gouvernement présente “le tir à blanc des vautours fauves” ! Bon on savait que c’était dans l’air après le rapport calamiteux du Parc national des Pyrénées, mais ça y est ça va se faire avant les présidentielles.
 
Sarkozy sent que les carottes sont cuites pour lui et sa bande et il lâche le maximum à tous les méchants gros lobbies qui aboient et le lobby de la Ruralité rance et subventionnée figure en bonne place : chasse de tout et n’importe quand, abattage de loups, ours empoisonnés, vautours tirés... Tous ces “petits plaisirs” (sic) qui ravissent les ruraux de la France profonde et qui tirent des larmes de bienveillance et de nostalgie à nos concitoyens, voire, malheureusement, à un nombre non négligeable des adhérents de nos Associations de Protrection de la Nature.
 
Espérons que nos représentant au CNPN résisteront “aux larmes de bienveillance et de nostalgie” et voteront contre le “tir d’effarouchement des vautours” sans état d’âme.
 
NB : On a commencé à me dire, oui, on va tirer sur les vautours, mais “à blanc” et en plus on va obliger ses pauvres éleveurs à créer des placettes de nourrissage sur les montagnes, loin des fermes (la confiture qui fera avaler la potion aux Associations )... A cela trois réponses : 1/ le fait de tirer, même à blanc, sur des vautours fauves, c’est RECONNAÎTRE que ces oiseaux sont dangereux ; un changement de paradigme qui va coûter très cher aux vautours, à terme...
2/ On peut très bien obliger les éleveurs à faire des placettes de nourrissage en montagne, pour éloigner les “dangereux” oiseaux sans autoriser le tir à blanc !
3/ ce vote est un ballon d’essai, le gouvernement teste la réaction des APN et si elle est molle, dans moins de 10 ans, il y aura un plan de chasse au vautours fauves (voir ce qui s’est passé pour le loup...). Faut bien que nos ruraux aient de “petits plaisirs” simples pour meubler les quelques mois durant lesquels la chasse est fermée...
 
La réalité, au delà de la politique, c’est permettre au lobby des éleveurs d’avoir l’espoir de classer le vautour fauve, parmi les espèces dangereuses donnant droit à de grasses indemnités comme le loup et l’ours, pour se faire un peu plus d’argent sur le dos de la faune sauvage et... du contribuable. Les carabines winchester, les balles, le 4X4, les chiens courants... Et tout cela plus de 8 mois par an, ça finit par coûter cher...
 
Vive notre chère France rurale, si chaleureuse, si rance, si “près de la Nature”... Et qui nous coûte si cher !
 
Cordialement,
 
*********************************
A TITRE TOUT A FAIT PERSONNEL
Roger MATHIEU, administrateur LPO Drôme, ASPAS, président d’honneur FRAPNA Drôme
 
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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 09:00

Une contribution de Daniel Labeyrie

 

 

 

 

 

 

 

Gris le ciel breton  de l'aube au couchant

Gris les lambeaux de brouillard accrochés aux pommiers

 

grises les ardoises luisantes sous le crachin

Grises les rares silhouettes des passants

 

Gris les troupeaux silencieux sur les herbages boueux

grises les rares voitures devinées sur les routes

 

Grises les églises aux clochers à demi effacés

Grises les paysannes ployées sous l'averse

 

Gris les îlots du golfe perdus au temps d'hiver

gris les tadornes braillards dans les vasières

 

Grises les matinées emmitouflées de lueurs incertaines

Grises les gouttes d'eau déposées sur les carreaux

 

Gris le pelage du chat échappé d'une porte ouverte

Grise la souris repue  réfugiée sous le tas de bois

 

gris les petits écoliers dans  la cour de récréation

Gris le marronnier glabre sous le ciel embrumé

 

Grise la plage  poivrée de corneilles égarées

grises les vaguelettes déposées sur le sable granitique

 

Gris les invisibles goélands batailleurs  sur la crique déserte

Gris les petits bateaux bercés par un doux clapotis

 

Grise la cendre de l'âtre aux bûches consumées

grise la plainte du rouge-gorge sur la branchette d'aubépine

 

 

‡‡‡‡‡‡

 

 

DAniel Labeyrie

 

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 11:16

http://lepeupledesdunes.com/bandeau.jpg

 

Extraction de sable. Un collectif Peuple des dunes Trégor voit le jour

3 janvier 2012 à 14h

http://www.letelegramme.com/local/cotes-d-armor/lannion-paimpol/ville/extraction-de-sable-un-collectif-peuple-des-dunes-tregor-voit-le-jour-03-01-2012-1553827.php,

Réduire le texte 

On connaissait Le Peuple des Dunes, ce collectif qui a ensablé Lafarge et Italcimenti en 2007, à Erdeven (56). Samedi, il faudra compter avec Le Peuple des Dunes Trégor, un petit frère prêt à mobiliser sec pour que le projet d'extraction de sable coquillier, au large de Trébeurden, soit tué dans l'oeuf.

«Le Trégor a connu les marées noires, les marées vertes. Pas besoin d'une couche supplémentaire!» Alain Bidal et Alain Legendre ne sont pas là pour faire de la figuration: samedi, à 15h, à la Maison de la mer, à Trébeurden, les président et trésorier du nouveau collectif Le Peuple des Dunes Trégor vont battre le rappel des troupes. Et redire à la trentaine d'associations partenaires (*) draguée en un mois, combien, selon eux, le projet d'extraction de sable coquillier porté par la Compagnie armoricaine de navigation (CAN) ne tient pas la marée. Et combien, laisser faire pareil dessein serait un «saccage» économique et écologique, malgré l'avis favorable donné par le commissaire enquêteur.

Pression médiatique

Déjà battu en brèche par les maires des treize communes concernées du littoral, le projet envisage l'extraction de 400.000m³ de granulats par an pendant deux décennies. Une opération qui serait menée «à cinq kilomètres des côtes, dans une dent creuse entre deux zones classées Natura 2000». Un périmètre à cheval «entre baie de Morlaix et Sept-Îles» s'insurgent les porte-parole frondeurs qui s'interrogent: «Officiellement, ce sable est destiné à l'agriculture. Mais les volumes annoncés vont bien au-delà des besoins en amendement du milieu maraîcher». Pour sensibiliser largement l'opinion publique et tenter d'influer la décision du ministère de l'Écologie «qui devrait délivrer ou non le permis d'exploiter dans le courant de l'année», le collectif trégorrois arpente le terrain et fait monter la pression en s'inspirant de l'expérience du Peuple des Dunes.

Manif le 13mai

En 2007, ce grand frère morbihannais emmené, entre autres, par le navigateur Jimmy Pahun, avait enterré à Erdeven, près de Quiberon, le projet de carrière sous marine des géants du béton Lafarge et ItaIcimenti. Plus de 12.000 manifestants réunis en une spectaculaire fresque humaine sur la plage de Kerhilio avaient défrayé la chronique et emporté la bataille de l'opinion. Un coup d'éclat qu'Alain Bidal et Alain Legendre aimeraient bien voir se reproduire sur la plage de Trébeurden le 13mai, date déjà choisi d'un rassemblement qui vaudra bras de fer.

Un appel au bon sens

En attendant, les deux hommes s'apprêtent à multiplier distributions de tracts et signatures de pétitions. Avec une batterie d'arguments qui ont fait leur preuve en Morbihan: impact sur l'ensablement et risque de dégraissement des plages; menaces sur la filière pêche; dangers pour la faune et la flore... «Notre discours n'est pas écologiste mais seulement un appel au bon sens et à la prudence. On n'a rien contre la Compagnie armoricaine de navigation. Il suffit pour elle d'aller exploiter un peu plus au large...» Le prix à payer pour voir l'étreinte médiatique se relâcher.

* Sauvegarde du Trégor, la LPO, les pêcheurs professionnels du quartier de Morlaix-Paimpol et les plongeurs du Cap.

  • Arnaud Morvan

 

 

Vous pouvez signer la pétition ici.

http://lepeupledesdunes.com/

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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 13:20

http://www.metrofrance.com/_internal/gxml!0/4dntvuhh2yeo4npyb3igdet73odaolf$4bkeldudn8u0arq17tgykdj73jzpff0/Capture-decran-2012-01-12-a-19.jpeg

Photo AFP

La lettre de Gérard CHAROLLOIS

       le dimanche 15 janvier 2012

 

       "   Ce n’est pas l’Ascension.

Annoncé depuis juin dernier, l’échec de la candidate VERTE à la prochaine présidentielle ne sera surtout pas celui de l’écologie, encore moins du biocentrisme.

Les observateurs, commentateurs, essayistes, décideurs ne devront pas tirer de ce résultat trop prévisible une quelconque information  sur le fait que le souci de la nature, le respect de l’animal, l’opposition à la chasse et à la corrida ne recueillent que 2% d’électeurs.

Sur ces sujets essentiels, le silence de la candidate Verte est assourdissant et certains propos prêtés sur « le caractère de culture locale des sévices et tortures » sont proprement déroutants.

Selon un sondage réalisé à la demande de la CONVENTION VIE ET NATURE, en février 2011, 87% des Français souhaitent que les animaux sauvages bénéficient d’une protection légale contre les actes de mauvais traitements.

 

 

Jusqu’ici, j’ai personnellement déploré la pusillanimité du parti VERT et de sa candidate à l’encontre des tortionnaires d’animaux et des destructeurs de la faune que sont les minoritaires mais omnipotents chasseurs Français.

Maintenant, voici que lors d’une manifestation dite «(nuit de l’égalité) ladite candidate préconise, en s’inspirant d’un rapport daté de 2003, que des fêtes juive, le kippour, et musulmane, l’Aïd el kébir, deviennent jours fériés en France !

 

Les partis conservateurs qui jouent de la peur d’une société vieillissante, inquiète, déboussolée et donc portée au repli identitaire, ne pourraient pas mieux rêver d’un épouvantail démagogique.

D’un point de vue tactique électoraliste, on ne peut guère faire mieux pour plonger vers le seuil de disparition des radars sondagiers.

Mais, qu’importe la tactique électoraliste.

Examinons au fond cette stupéfiante proposition d’édicter, en république laïque, de nouvelles fêtes religieuses exogènes.

Notre candidate verte aurait pu, ce qui eut fait sourire gentiment et aurait eu le mérite de la cohérence idéologique, préconiser la suppression, non des jours fériés existants, mais leur référence chrétienne.

Ainsi, NOEL serait devenu la fête des enfants, des cadeaux et du commerce, le 15 août la fête des congés estivaux, le premier novembre la commémoration de nos morts.

Une telle suggestion n’aurait rien eu de bien excitant dans le contexte politique, moral, social, écologique du temps, mais il n’est pas interdit de se distraire avec des propositions audacieuses et décalées.

Après tout, la République est laïque et les religions sont affaires strictement privées relevant de la liberté individuelle et non du champ politique et collectif.

Mais vouloir ajouter du religieux, fut-il ultra-marin, à ce que nous a légué l’Histoire, relève d’une absurdité conceptuelle s’ajoutant à un suicide électoral.

Bien sûr, nous connaissons l’inconscient culpabiilisé des héritiers de la colonisation qui ne parviennent pas à se guérir des traumatismes du siècle passé.

Pour eux, n’est bon bec que ce qui émane d’un tiers- monde  idéalisé.

Les roitelets d’opérettes, les régimes corrompus, les peuples abrutis par des dogmes religieux, ces malheureux pays niant les droits de la femme, la liberté des humains, le respect dû à l’animal, n’existent pas pour nos masochistes.

 

Ils s’imaginent encore en 1950 et continuent des « guerres de libérations » qui furent  généreuses, progressistes, justes en leur temps.

 Oui, mais en leur temps et ce temps est passé.

 

Aujourd’hui d’autres fascismes, d’autres aliénations menacent les contemporains.

Je serai clair, précis et iconoclaste en proclamant une même condamnation de la droite chrétienne Etats-unienne, de l’islamisme et de l’intégrisme  juif orthodoxe qui veut bannir les femmes de certains secteurs des transports publics !

 

Partout, l’extrémisme, le fanatisme, le sectarisme religieux ploient l’humain sous le joug de la superstition, de la peur, du refus de la raison, de la haine du plaisir, de l’abaissement de la femme, de l’exclusion de la science qui éclaire.

 

Alors, les Verts, avec leurs fêtes religieuses où l’on sacrifie le vivant pour satisfaire les dieux, se fourvoient lourdement.

 

Je précise, à l’adresse des amis « croyants » de toute chapelle, que je suis prêt à me battre intellectuellement pour qu’ils jouissent de l’entière liberté d’adorer leur idole, de pratiquer leurs rites, de célébrer leurs convictions, sous la réserve toutefois que ces exercices n’impliquent aucune souffrance pour quiconque, humain ou non-humain.

 

Mon propos ne vise nullement à fustiger les croyances mais à condamner l’empiètement  du religieux sur le politique.

La religiosité ou l’athéisme sont affaires de conscience. Tous les choix sont respectables mais en raison même de cette respectabilité, ils doivent demeurer dans la sphère privée.

Quand le religieux veut imposer sa loi à la cité, l’homme libre a un devoir de révolution."

Gérard  CHAROLLOIS

(libre opinion).

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ËTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 09:00

 

Cela fait trois ans que je gardais ce texte au chaud pour le publier un jour dans mon blog. Madame Eva Joly vient hélas de m'en donner la triste occasion.

 

http://rhconseilpme.blogs.com/.a/6a00d834529bc369e20153930be3c3970b-320wi

 

 

 

 

 

 Diffusé pour la première fois aux Journées d’Eté des Verts à Coutances dans la Manche, fin août 2006, le Manifeste Transculturel est un document cadre, qui va peu à peu s’étoffer, grâce au travail des adhérents de LEA...
Certains pensent que l’Humanité est constituée d’une juxtaposition de groupes humains porté chacun par une Culture... Au contraire, nous pensons que chaque être humain est unique et porte en lui une part des cultures du Monde
 
Le Manifeste Transculturel
Notre société va mal. A la précarité sociale, aux violences faites aux femmes, au recul des services publics, s’ajoute pour une grande partie de la population une discrimination permanente à l’embauche, au logement, accompagnée d’actes quotidiens de racisme et d’antisémitisme. Le recul des politiques publiques a laissé le champ libre aux régressions, aux atteintes à l’égalité, au mépris des fondements mêmes des principes républicains. Des organisations instrumentalisent ce sentiment d’abandon d’une partie de la population pour conduire certains à se construire de nouvelles identités, non pas avec, mais contre le reste de la population. A défaut d’être reconnu « comme les autres », la tentation d’être reconnu « à côté » joue comme autant de rupture au principe d’égalité sans répondre sur le fond à la question des discriminations.
 En filigrane, la volonté de remettre en cause près de deux siècles de combats laïques et pour les droits humains, de nier l’universalisme et l’apport des Lumières est clairement mise en œuvre.
 D’autres organisations, en miroir, utilisent la peur inspirée par ce repli communautaire pour attiser les haines, le racisme et « la guerre des civilisations ». La réponse républicaine est en panne. Après la faillite des systèmes planifiés, le libéralisme économique s’accommode très bien d’un fonctionnement fractionné de la société, où chacun gère lui-même ses problèmes sociaux, sans recours à l’Etat.
 La tradition jacobine, réductrice des langues et cultures régionales, n’offre pas d’alternative à des populations qui ne se reconnaissent pas toujours dans la culture englobante.
 La route est étroite mais nous n’avons pas le choix : promouvoir un modèle laïque - basé sur la liberté de conscience, un modèle républicain - assurant l’égalité des droits pour toutes et tous et proclamant l’universalité des droits humains, un modèle culturel recherchant à tous les niveaux la diversité, créant du lien, des échanges et de l’intelligence tout en favorisant le développement humain. Ce modèle, nous l’appelons le transculturalisme.

1 La laïcité :
un principe de « vivre ensemble » Pourquoi nous battons-nous pour la laïcité ? Ne serait-il pas mieux de reconnaître chaque église, chaque obédience, chaque culte, lui donner une place officielle dans l’espace public, et organiser la cohabitation pacifique entre eux ? L’idée laïque découle de trois droits humains fondamentaux : la liberté de conscience la souveraineté du peuple l’égalité en droits Ainsi, chaque être humain a le droit de dire et de penser ce qu’il veut, du moment qu’il n’enfreint pas les lois décidées souverainement par le peuple. Ainsi distingue-t-on le monde des idées, idéologies et croyances, où règne la liberté de conscience, du monde des actions des hommes, où s’applique la loi. Chaque être humain se fait une représentation symbolique du monde qui lui est propre : croyant, athée, agnostique... il est libre de penser et de s’associer avec d’autres personnes qui, sur ce sujet, ont les mêmes convictions. L’état n’a aucun contrôle à avoir sur la spiritualité de ces associations, et celles-ci n’ont aucun pouvoir temporel à attendre de l’Etat. C’est la loi de séparation. Donner un statut aux cultes est contraire au principe d’égalité. Seuls les cultes dominants et structurés auront un statut. Les citoyens qui n’adhèrent à aucun culte, ou ceux d’obédiences minoritaires ne seront jamais représentés, ne serait-ce que par la diversité de leurs opinions. Qu’est-ce que « donner un statut aux cultes » en France aujourd’hui ? C’est notamment, les organiser en « instances représentatives » afin, nous dit-on, d’avoir un « interlocuteur ». Mais qu’est-ce donc que cet interlocuteur qui prétend représenter des citoyens sur la base de leur croyance religieuse au détriment de leur existence sociale ? D’où lui vient sa légitimité ? Autant il est normal qu’une association cultuelle s’exprime, comme tout autre, dans l’espace public, autant il est anormal qu’elle soit associée à un processus de pouvoir quel qu’il soit. Nous retrouvons des religieux, désignés en tant que tels, dans les comités d’éthique. Pourquoi sont-ils là ? Qui a dit que les croyants étaient plus éthiques que les non-croyants ? Pourquoi les aumôniers des principales religions sont agréés ou nommés par l’Etat dans les prisons ou aux armées ? Et pourquoi seulement pour 4 ou 5 cultes ? N’y aurait-il pas un droit universel pour chacun d’avoir un entretien privé avec qui il veut ? Un athée n’aurait-il pas ce droit ?
Sous le couvert de bonnes intentions, le principe d’égalité n’en est que plus bafoué. La religion ou l’absence de religion est une affaire personnelle, privée. Elle s’exprime comme toute autre activité dans la sphère publique. Elle ne peut en aucun cas prétendre à un statut particulier lui venant de l’Etat. Il en découle bien évidemment que la critique des dogmes religieux est tout à fait possible, que ce soit à travers des mots, des chants, des cris ou des dessins ; qu’une différence est à faire entre cela et l’expression d’une haine contre toute une population dont on suppose l’appartenance à une religion ; que dans ce cas il s’agit de racisme pur et simple et qu’il y a alors nécessité de s’en remettre aux tribunaux.

2 L’universalisme :
une appropriation « transnationale » issue des peuples Au prétexte que la République n’est pas irréprochable, voilà bien un principe souvent remis en cause ces dernières années. Pourquoi donc, cette idée qui proclame l’unité du genre humain, qui proclame l’égalité en droits de toutes et de tous, sans distinction d’origine ou de croyance, pourquoi donc cette idée, que ne devraient craindre que les dictateurs, autocrates et oppresseurs en tout genre, est-elle remisée au dépotoir des idées caduques, rabaissée au niveau du colonialisme, de l’esclavagisme et du racisme.?
Nous ne perdrons pas notre temps à la défendre auprès de ses détracteurs. C’est d’accord, mettons au rancard l’universalisme. Que nous reste-t-il ? Les hommes ne naissent pas libres et égaux en droits. Et bien, c’est une bonne nouvelle pour les colonialistes et les esclavagistes. Les droits humains dépendent de la culture. Comment, on ose critiquer l’excision, responsable de milliers de morts, alors qu’une femme non excisée, dit la coutume, ne pourra trouver de mari ? Qui sommes-nous donc, pour juger ? C’est bien une idée de blanc rassasié ! Et bien, le blanc rassasié, gavé du pillage colonial, lui ne trouve rien à redire à ces coutumes « exotiques ». Il classe les êtres humains en groupes « culturels » et respecte les oppressions en vigueur dans ces groupes. C’est tellement plus pratique !
 Le relativisme culturel fut promu à son origine pour faire prendre conscience, d’un point de vue scientifique, que les cultures devaient être appréhendées comme un ensemble symbolique cohérent, avec des représentations qui ne nous sont pas familières. Il s’opposait à la vision raciste des « races supérieures » face aux « peuples indigènes », présentés comme a-culturés. Ce sens a été détourné et aujourd’hui, le relativisme culturel, s’étendant à la sphère politique, justifie la conservation de tous les rapports de domination, fussent-ils mortifères. Ainsi, les coutumes sexistes (crime d’honneur, lapidation, excision, élimination à la naissance, meurtre des homos...), esclavagistes ou inhumaines (mise à mort par tous les moyens, amputations, enfermements arbitraires...) sont présentées au mieux comme des problèmes intérieurs à ces cultures, sur lesquels nous n’aurions rien à y redire, surtout nous, fils et filles de colonialistes et esclavagistes ( !). Mais, le problème, c’est que celles et ceux qui dénoncent ces pratiques, de l’intérieur, sont aussi taxés d’être des traitres occidentalisés, en rupture avec leur culture d’origine. Tout cela est nauséabond, et nous affirmons haut et fort que tout être humain, d’où qu’il vienne, où qu’il soit né, est éligible à la lutte pour l’égalité des droits, la dignité et la liberté de conscience. Et que rien, aucune idéologie, aucune religion, aucune coutume ne peut être opposée à son projet émancipateur. C’est le sens du combat qui est notamment mené par les féministes, les syndicalistes, les minorités (sexuelles, culturelles...) ici et... là bas.

3 Les impasses du « modèle jacobin »
De l’autre côté, nous trouvons des gens qui se proclament universalistes et républicains, mais dont la pratique est tout autre. C’est ce que nous appelons les Jacobins. Partant d’une idée du contrat social qui unit les Français, quelle que soit leur origine, s’est affirmée l’idée d’une « unité » de la France. Cette unité en droits est devenue une unité culturelle. Ainsi, le jacobinisme a réduit les langues régionales, exigé une assimilation totale des populations immigrées, centralisant toutes les décisions au niveau national. Obsédés par la notion d’identité nationale, les Jacobins ont tenté par tous les moyens de réduire les autres identités que porte tout un chacun : régionale, du pays d’origine, culturelle et/ou religieuse... La montée de l’identité européenne les consterne. Ils n’acceptent en fait aucune autre identification que nationale, ils la perçoivent comme un danger. Ainsi, ils combattent tout regroupement communautaire, même - par exemple - sur la base d’une orientation sexuelle ! Le problème c’est qu’en plus de ne pas prendre en compte ce besoin d’identité, ils n’apportent plus les réponses sociales qui ont « fait passer la pilule » de la perte identitaire aux générations passées. Leur modèle franco-français peut s’avérer efficace contre le racisme ouvert, mais est incapable de lutter contre les discriminations rampantes, car ils prétendent que la loi, universelle, est appliquée. Ils ne sont plus à l’écoute des souffrances réelles des populations. Pire, pour certains, il y aurait des cultures ou des religions « exogènes » incapables de s’intégrer à la « culture française ». Cette dérive conduit d’ailleurs rapidement à des propos et des comportements racistes. Ils n’ont pas compris que le problème n’était pas l’éradication des cultures, mais leur acceptation pleine et entière, vécu comme un enrichissement. Bien entendu, faut-il le rappeler, l’expression d’une culture ne dédouane pas du respect des droits humains fondamentaux et des lois en vigueur, mettant en cela tous les citoyens à égalité.
 4 Communautés et communautarisme Soyons clairs : non seulement il y a des communautés, sur la base de toutes sortes de regroupements (politique, sportif, scientifique, culturel, cultuel, d’origine, d’intérêts...), non seulement cela ne pose aucun problème en soi, mais en plus c’est tout à fait souhaitable. Comment s’épanouir seul parmi des millions, sans à un moment ou un autre, se regrouper avec d’autres, avec lesquels on pourra échanger, partager, trouver des complicités, se distraire ou se cultiver, discuter ou tout simplement passer du temps. Chercher l’autre, chercher son semblable... tout ça ne remet pas en cause les fondements de la République. Ce qui, par contre, pose problème, c’est le communautarisme. Mot d’importation anglo-saxonne, et faisant référence à des modes de fonctionnement qui existent encore peu en France, ce mot est utilisé pour prévenir les dérives qui nous guettent. Le communautarisme, c’est la construction d’une identité exclusive, établie contre tous les autres citoyens. Cette identité peut d’ailleurs être construite de toute pièce, comme dans un regroupement sectaire. Ce qui est une menace, c’est l’exaltation des différences pour faire une différence de droits, notamment à l’intérieur de la « communauté ». Cette idée du « chacun chez soi » est raciste, favorise un contre-racisme et fragmente la société. Les intérêts de uns et des autres divergent, les questions sociales deviennent secondaires, et l’action politique ne se conçoit plus que comme une question d’alliances entre communautés, de clientélismes, y compris avec des intérêts contradictoires. 5 Le rôle de l’Ecole en danger L’école met en présence des enfants et des adultes qui se retrouvent dans des fonctions d’élève et d’enseignant-e. Ces fonctions demandent une disponibilité à l’étude et une disposition à l’enseignement. L’école laïque républicaine est une des pièces maîtresses de l’émancipation des êtres humains et des citoyen-nes. Elle doit permettre de forger une pensée critique et autonome. Il n’est donc pas étonnant que cette école soit la cible des communautaristes. Les connaissances sont universelles et transiger sur la théorie scientifique de l’évolution, sur la loi d’attraction universelle ou sur Voltaire serait faire preuve d’obscurantisme. Ignorer ou glorifier le colonialisme serait faire preuve de mépris et de racisme. Par ailleurs, la connaissance du patrimoine culturel de l’humanité, sans exclusive, doit faire partie de la formation à la fois des enseignant-es et des élèves. Les religions doivent être abordées en tant que faits de civilisation. L’accès à la connaissance des mythologies, des religions et des patrimoines artistiques et culturels de l’humanité contribue à permettre à chacun-e de s’inscrire dans l’Histoire et à comprendre le sens des œuvres, des croyances et des symboles. La compréhension du Monde dans lequel nous vivons, la tolérance et le respect des différences n’est pas la censure des connaissances fondamentales ou la restriction du patrimoine culturel de l’humanité en fonction des croyances. Pour toutes ces raisons, il n’est pas possible de tolérer, notamment pour les plus jeunes, le prosélytisme religieux ou politique - voire consumériste, qui viole ces libertés fondamentales. 6 Le modèle libéral « multiculturaliste » Le fonctionnement en communautés reconnues a trouvé son expression politique dans ce qu’il est convenu d’appeler le « multiculturalisme » en Grande Bretagne, aux Etats Unis d’Amérique ou au Canada, sous des formes assez différentes d’ailleurs. Partant de l’idée du respect des cultures, on en est venu à reconnaître des groupes dont la constitution s’est faite la plupart du temps par l’histoire des migrations ou des persécutions religieuses. Ces groupes, ces communautés, ont obtenu des droits spécifiques. Au Canada, par exemple, il y avait jusqu’à peu des tribunaux communautaires, jugeant du droit familial, pour les principales religions. Aux Etats Unis, l’Affirmative Action a reconnu les groupes ethniques en tant que tels pour lutter contre la discrimination raciale, établir des quotas à une certaine époque, faire des statistiques. En Grande Bretagne, les gens se définissent naturellement comme étant de telle ou telle communauté, et l’espace extra-communautaire est de plus en plus réduit.
Quel est le problème ? Quand le regroupement se fait sur une base de « pays d’origine », il assigne à vie toutes les personnes issues de ces pays à appartenir à la communauté. Cette assignation se fait autant par les membres du groupe que par le reste de la société. Dans un système multiculturel, on ne sera jamais ouvrier - artiste - fonctionnaire - universitaire - sans qu’on y accole une étiquette communautaire. Que la personne aime ou non son pays d’origine, de toutes façons elle n’y échappera pas. L’invisibilité est impossible, les stéréotypes associés à la communauté sont constants. Quand le regroupement se fait en plus sur une base religieuse, la situation empire. Il devient alors impossible de critiquer sa religion sans être un « traitre » à sa communauté. Le blasphème devient un délit. Dans tous les cas, la liberté de conscience est bafouée. De plus, ce nationalisme communautaire conduit naturellement à des comportements de groupe : affrontements entre communautés, comparaisons de niveaux d’étude, de vie, de réussite, favorisant les attitudes globalisantes et racistes. C’est un idéal de régression de la volonté et des projets communs, un « modèle » pour tous ceux qui prônent et développent le retrait de l’action des politiques publiques au profit de sous groupes qui négocient leurs avantages selon le rapport de force.

7 L’alibi de la séparation entre les principes et le contexte

De tout temps, il y a eu des gens « pragmatiques » pour nous expliquer que les principes, c’était très bien, mais qu’il fallait tenir compte du « contexte ». Ainsi, on ne condamnera pas la lapidation, on demandera « un moratoire », respectant en cela les coutumes locales, tellement bien implantées. Bien sûr, on est contre la lapidation, mais on ne peut tout de même pas l’imposer comme cela, il faut tenir compte du contexte ! Des organisations intégristes organisent une campagne d’une extrême violence contre la parution de caricatures dans un journal, des Etats dictatoriaux font de la surenchère, des hommes sont tués et des ambassades incendiées, des églises détruites...
 Au lieu de s’unir toutes et tous, indépendamment de nos croyances ou non-croyances, pour affirmer les principes de liberté d’expression et de régulation par l’Etat de droit, on nous explique que, bien sûr, il y a la liberté d’expression, mais, vous comprenez, il y a le contexte ! Ce contexte, arme absolue pour empêcher tout sursaut en faveur des principes pour lesquels des sacrifices énormes ont été consentis, de génération en génération, quel est-il ? Celui d’une dérive intégriste des grandes religions monothéistes ? L’offensive de christianisme évangélique américain d’un côté et de l’islam politique de l’autre ? Non, nous explique-t-on, ça, ça n’existe pas, c’est un fantasme. Le contexte, c’est « l’islamophobie » ambiante. Le mot est lâché. Nous connaissions bien des racismes, y compris, notamment après le 11 septembre, un racisme anti-musulmans qui s’est traduit aux Etats Unis par plus de 200 agressions, dont celles d’Indiens bouddhistes, de Sikhs et d’un Egyptien copte qui avait fui la persécution islamiste de son pays... mais celui-ci est bien différent. Utilisé par les intégristes pour bloquer toute critique de l’islam ou de son interprétation par des musulmans ou des musulmanes, ce concept est repris avec une confusion toute intentionnelle par des intellectuels de gauche, dans le but, cette fois, de bloquer toute critique de pratiques attribuées par leurs auteurs même à l’Islam, et qui posent problème : le recours à la violence (justification des attentats suicide contre des civils, en Europe, en Israël, en Irak, fatwas de condamnation à mort contre des écrivains, des intellectuels, ou de simples contradicteurs), la condition faite aux femmes (non mixité, enfermement, port du hijab ou de la burqa), l’affirmation de la suprématie de la Sharia sur les lois du peuple souverain.
L’islam n’a pas le monopole de ces pratiques, loin de là. Et bien des musulmans ne se comportent pas ainsi. Mais il est le seul où il y a un mot pour museler la critique. Ainsi, un homme est tué près de Lyon. C’est sans conteste un acte raciste. Les injures anti-arabes ne font aucun doute. C’est du racisme anti-arabe. Comment cela peut-il se transformer en acte d’« islamophobie » ? Les intégristes ont tout à gagner à garder cette confusion. Ils s’assurent ainsi l’appui d’antiracistes sincères. Pour mener à bien leur entreprise totalitaire, ils ne peuvent se permettre de critiques « de gauche », il lui faut donc les amadouer. Le levier de la culpabilisation s’est avéré extrêmement efficace : toute critique de leurs actions montre à quel point on n’est pas débarrassé de l’idéologie coloniale, voire esclavagiste.

8 Le faux « argument » du « deux poids - deux mesures »

L’idée de l’identité exclusive dans une seule communauté conduit bientôt à relire tous les faits à travers ce filtre d’identification. Ainsi, naissent la concurrence victimaire, et la sensation du « deux poids - deux mesures ». Prenons le cas de Dieudonné. Sa propension à opposer des groupes en en comparant le nombre de victimes a des conséquences encore plus destructrices que ses « simples » propos antisémites, contre lesquels les antiracistes sont vaccinés. La Shoah a été un crime immense, et bien entendu ne concerne pas que les Juifs. La commémorer sert à se défendre contre toute idée génocidaire, à extirper la banalisation raciste. Toutes les victimes du racisme, et les autres, peuvent commémorer la Shoah, comme crime contre l’humanité. Ainsi que nous nous reconnaissons tous dans la condamnation de l’esclavage, de la traite des Noirs, de la colonisation, même si nous ne sommes pas directement concernés. Parler de « pornographie mémorielle » concernant la commémoration de la Shoah, comme l’a fait Dieudonné, revient à dire que ce sont « toujours les mêmes » qu’on célèbre, et pas les autres. La revendication sur laquelle l’unité peut se faire est de réclamer un mur de noms, un jour de commémoration, une prise en compte dans les manuels scolaires, pour les déportés Noirs, pour les esclaves et les victimes de la colonisation. Effectivement, chacune de ces tâches de l’histoire de France apporte son enseignement propre. Il ne s’agit pas tant de « demander pardon » que de nous construire une histoire commune !
Aujourd’hui, il n’est pas rare d’entendre parler de « deux poids - deux mesures ». En faisant cela, on tente de souligner le déni de racisme visant les Arabes ou les Noirs, déni qui est réel. Mais on le fait sur le dos d’un autre groupe, lui aussi victime de racisme, les Juifs. Or on ne combat pas le racisme en instillant l’antisémitisme. On combat les deux en même temps, c’est la seule solution. Cette vision fragmentée découle d’une pensée communautariste. Elle est dangereuse. Nous devons défendre toutes les victimes sur la base du crime ou de l’agression qui leur est faite, pas sur la base d’une concurrence entre communautés, qui sera un facteur de haine entre elles.

 9 Les projets religieux radicaux En France, l’organisation qui représente l’islam radical est l’UOIF. C’est une organisation ultra-réactionnaire. Un de ses mentors est Youssef Al-Qaradhawi. C’est le responsable du Conseil Européen de la Fatwa. Ses déclarations contre les juifs et les homosexuels sont d’une extrême violence, et pourtant, peu se soucient de le dénoncer à gauche. Et surtout pas le maire de Londres, Ken Levingston. Le plus « séduisant » de nos intellectuels musulmans, Tariq Ramadan, pose un autre problème : il a parfaitement intégré le langage de la gauche altermondialiste. Il représente, dit-il, un « islam ouvert ». Il se dit laïque (mais d’une « laïcité ouverte ») et antiraciste. Contre les communautarismes. Pour l’égalité des Droits. Certes, il le dit sur les plateaux de télévision. En matière d’égalité hommes-femmes, il explique que l’islam fait « une différence ». Ce différentialisme est la justification de toute sa position concernant les femmes : elles sont totalement libres... d’appliquer l’islam. Il refuse de se prononcer sur l’homosexualité. Il exalte l’identité musulmane, sachant bien que cette identité, dans les quartiers abandonnés de la République, va se construire sur la frustration, de manière exclusive, contre toutes les autres identités possibles. Son but : l’instauration d’un multiculturalisme où « la communauté musulmane », serait enfin reconnue. Reconnue, mais encadrée, normée, muselée. C’est bien la mise sous tutelle des musulmans de France et d’Europe qu’il recherche. Qu’on songe un instant à la position d’une partie de la gauche si le même discours était porté par un représentant d’un autre culte. Que dit-on - avec raison - de l’immixtion des autorités religieuses juives et catholiques quand elles s’invitent de la même manière dans la « vie civile », par exemple au sujet de l’orientation sexuelle ou de la liberté de disposer de son corps?.. Qu’on analyse un instant les ravages du « néo-protestantisme » aux USA, introduit jusque dans l’appareil de l’Etat. Qu’on songe aussi au sort d’une partie de la gauche iranienne, qui de bonne foi avait cru bon de collaborer avec le régime des mollahs.

10 La diversité culturelle sans « discrimination positive »

Le nouveau défi à relever des politiques publiques. La diversité culturelle est une richesse - à condition de ne pas confondre culture et pratique de traditions rétrogrades. Pour qu’elle s’exprime, il faut par tous les moyens faire tomber les barrières entres les gens et construire des ponts. Faire tomber les barrières commence par la lutte contre les discriminations, pour l’accès de tous à l’emploi, au logement, dans les institutions, et au plus haut niveau. Construire des ponts consiste à vivifier les associations culturelles de toutes natures, de créer des liens entre elles, de faire partager sa culture et de profiter de celle des autres. Comment lutter efficacement contre les discriminations, sans se payer de mots, sans non plus tomber dans le système ethnique des « quotas » et de la « discrimination positive », en développant des outils d’évaluation construits sur des critères sociaux ? De même que le ‘testing’ permet de savoir s’il y a ou non discrimination pour l’accès aux loisirs, au logement et parfois à l’emploi, nous pouvons imposer une diversité culturelle dans l’administration et les entreprises de taille suffisante. Sur le soupçon d’une discrimination à l’embauche, on peut solliciter l’expertise d’une organisation antiraciste, laquelle après enquête peut se porter partie civile dans un procès. Il faut alors que les risques financiers encourus soient réellement conséquents, pour que la loi soit dissuasive et qu’elle soit finalement appliquée. Les stratégies d’évitement des classes sociales sur celles qui leur sont immédiatement « inférieures » ne trouveront pas d’issues dans le compartimentage ethnique et les réponses raciales. Ainsi, nous irons vers l’idéal d’une société sans plafonds de verre, où chacun se sentira libre et acteur de sa vie, une société où « vivre ensemble » ne sera plus un mythe, où l’on pourra se consacrer à la résolution des vrais problèmes de la planète...

En savoir +:
http://laicite-ecologie.org/article.php3?id_article=3

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 18:20

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A VENIR :
Colloque pluridisciplinaire les 24,25 & 26 janvier 2012 – Grenoble, MSH-ALPES : « L'animal »

 

 

 

Toutes sortes de pratiques inédites, relevant à la fois de la science (-fiction), de l’industrie agro-alimentaire et de la mobilisation politique, ont modifié en profondeur le compagnonnage immémorial entre l’homme et la bête. Parallèlement, le croisement des savoirs relatifs aux formes de vie animale a inversé la charge de la preuve de l’idée selon laquelle il existerait un propre de l’homme ou une différence ontologique qui mettrait l’humanité à part de l’animalité et, au propre et au figuré, de ses contaminations.

 

L’animal est ainsi devenu, dans le sillage de l’écologie, une véritable « question de société ».

 

En adoptant une perspective pluridisciplinaire réunissant notamment l’anthropologie philosophique et l’histoire de la philosophie, la biologie, l’éthologie et la psychologie, et enfin le droit et l’éthique appliquée, l’objectif du colloque est de faire le point sur la situation contemporaine et d’envisager les perspectives nouvelles qu’elle rend possible.

 

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 09:00

En 2012, cela doit cesser!

 

 

 

 

 

 

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Le titre du "post" est une citation d'Henry Miller.

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