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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 17:51

L'excès de pluie, "c'est peu dire" de l'hiver et du printemps dernier a été fatal à mon plus beau pommier, à trois de mes rosiers, à un grand nombre de fleurs vivaces et a même pourri en quelques mois une onduline sur le toit de l'abri des pottok, susceptible de durer trente ans. Pourtant, il y en avait cet été pour se lamenter de la sécheresse!

Et là, je me demande si ce n'est pas reparti pour un tour.

Mais la pluie, vue et entendue comme ci-dessous, que voulez-vous, c'est autre chose!

Milesker, merci Peio et Txema.

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 10:12
Un arbre "caillera" à Uhaldia (rires).

Un arbre "caillera" à Uhaldia (rires).

Puisque c'est la saison des plantations, nous allons encore parler des arbres.

Il y a quelques années, avec deux ou trois copains, j'avais débattu tranquillement de quelques idées fausses les concernant (pas les copains, les arbres).

Je viens de retrouver ces échanges. Je vous les livre ci-dessous, pêle-mêle et bruts de décoffrage.

 

On peut vouloir garder un arbre le plus longtemps possible au mieux de sa forme, quand il est le plus grand, sans branches sèches, sans cavités

Mais un arbre est comme un être vivant. Il naît, se développe, puis commence à s'étioler et meurt, comme nous. Tout cela à un rythme plus ou moins rapide selon l'espèce et selon les conditions du milieu, les aléas climatiques.

Pour beaucoup d'humains, un arbre mort ou même une branche morte, ça fait "sale", ça ne fait pas "entretenu", ça ne fait pas "parc", mais en vérité, un arbre ou une partie d'arbre mort est un lieu grouillant de vie. Comme le dit l'ASPAS, "L'arbre mort, c'est la vie". S'il reste encore en Pays Basque des Rosalie des Alpes qui ont quasiment disparu partout ailleurs, c'est parce que nous avons des hêtres morts ou en dépérissement, debout ou à terre, que tout n'est pas systématiquement  ramassé et "nettoyé". S'il reste encore quelques "colonies" de chouettes chevêches, c'est très souvent là où existent toujours quelques vergers avec des arbres creux , etc, etc.

C'est comme les gens qui font la guerre systématique au lierre. C'est vrai que le lierre peut venir à bout d'un arbre, mais tout dépend de l'état de l'arbre, de son âge, etc. Et vu de plus "haut", si le lierre pousse là, ce n'est pas un hasard et il créé un autre milieu, un autre équilibre. Les chouettes hulottes aiment les chênes « lierrés » et on en voit de plusieurs fois centenaires (des chênes, pas des hulottes), qui sont en pleine forme sous leur manteau de lierre aux feuilles vernissées.

L'ONF, après de très nombreuses et graves errances dont pas mal subsistent encore tout de même, a pris l'habitude, sous la pression de ces « foutus emmerdeurs d'écolos », de conserver un certain pourcentage de bois mort dans les forêts qu'il entretient et exploite.

Certaines espèces, les saules en particulier, peuvent être recépées en "têtards", en "trognes" ou en "têtes de saule". C'est beau (enfin, moi, je trouve) et ça plaît un max à nombre d'espèces animales.

Le caractère nuisible pour les arbres du lierre (Hedera helix ) est aujourd'hui nié grâce aux recherches de biologistes de Bialowieza (Parc National de la mythique forêt polonaise à caractère primaire) . En effet, les cas d'arbres pour lesquels Hedera helix semblait nocif sont des individus tous déjà atteint par un oïdium ou autre ravageur (quasi-) invisible, le lierre n'étant qu'un facteur aggravant dans ce cas. Dans cette forêt extraordinaire dans laquelle AUCUNE intervention humaine ne se fait depuis de nombreux siècles, les Turdidés (grives et merles) favorisent grandement Hedera helix en consommant les baies et déposant leurs fientes avec les graines (aux pouvoirs germinatifs accrus après le passage dans l'estomac de l'oiseau) sur des futurs supports de cette liane épiphyte ...

Les très vieux arbres de chez nous, bien qu'ayant été étêtés régulièrement par nos traditionnelles pratiques agro-sylvo-pastorales, sont les seuls gîtes pour toutes cette faune dont parle Jenofa mais aussi pour des lichens corticoles dont les exigences demandent ce type de ligneux, une guilde de champignons pionniers, des coléoptères de toute chitine (le genre Quercus (= chêne) arrive en tête des arbres qui accueille la plus grande richesse spécifique en invertébrés dont un grand nombres spécifiques et aux vieux individus en particuliers, nombre sont devenus très rares, d'autres ont disparu. Un individus de chêne peut abriter jusqu'à 900 espèces de coléoptères et 200 d'insectes gallicoles, sans compter les hétérocères (papillons de nuit) dont les chenilles se nourrissent exclusivement de ses feuilles, chenille qui à leur tour servent de fourrage aux rares chauves-souris citées ci-après. Aussi, dans les diverses cavités creusées à la fois par les insectes et les Picidés (pics) logent - hormis ces pics (6 espèces chez nous), la rare chouette de Tengmalm et d'autres nocturnes, nombres de passereaux, une douzaine d'espèces de chauves-souris (dont les rares murin de Bechstein et la barbastelle), les Léridés (loir, lérot et muscardin), écureuil et autre martre, etc.

 

Les forêts à caractères primaires, disparues de l'Europe de l'Ouest suite au déboisement progressif initié au Néolithique, ont comme exemple en Europe la forêt polonaise prénommée. Celle-ci donne une très bonne idée de ce qu'était nos paysages post-glaciaires, avant l'apparition de l'élevage et de l'agriculture. La diversité des essences est importante et toutes les strates sont représentées et les boisements sont mixtes (ormes - tilleul - chêne - aulne - frêne - épicéa - charme... dont les proportions changent d'une station à l'autre en fonction des conditions édaphiques et hydriques). Malgré la pauvreté du sol (essentiellement sableux !), les plus grands spécimens européens sont dans cette forêt : épicéa 53 mètres, chêne et tilleul dépassant 40 mètres. Les circonférences sont aussi impressionnantes, sans communes mesures avec nos contrées, aux conditions climatiques et pédologiques pourtant plus riches !!! Mais l'information principale qu'apporte Bialowieza est que tous les organismes vivants vivent très bien dans cette forêt, qu'elle se porte très bien malgré des ravageurs périphériques des boisements exogènes intensifs apparus dans les années 80, que les populations animales se portent bien, herbivores (cerfs, chevreuils, daims, élans, sangliers, castors), comme carnivores (loups, lynx, loutre), que la qualité des bois est exceptionnelle et sans équivalent. Chablis, chandelles et volis partout, de toutes les tailles et toutes les formes : sur la dendromasse (biomasse en bois), environ 40 % est du bois mort ! Ceci explique la présence unique en Europe d'insectes connus chez nous par nos naturalistes du XVIII ème siècle et aujourd'hui disparus.

 

Nos trognes ou arbres têtards, qu'ils soient chêne, hêtre ou frêne sont de forts enjeux pour notre patrimoine naturel puisqu'ils sont les ultimes refuges pour cette faune, jadis dans nos grandes forêts "vierges" européennes. Les LAISSER TRANQUILLES sans AUCUNE INTERVENTION est la meilleur des gestions que l'on peut en faire de nos vieillards arborescents.


 


 

 



 

 

 

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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 11:55
Photo Wikipedia.

Photo Wikipedia.

Une contribution de Daniel Labeyrie

 

 

Je glisse sur les ailes de la nuit

Déployant mes bras de plumes

J'habille les rayons de lune

De mon vol léger comme brume

 

 

 

Mes yeux ouverts sur le mystère

Naviguent toutes voiles dehors

Dans les ténèbres fleuries d'étoiles

Je ne suis qu'un oiseau de passage

 

 

 

Posée sur la branche d'un chêne

Je médite sereine dans la quiétude

Et le subtil frémissement des feuilles

Effleure à peine ma collerette

 

 

 

Moi la dame blanche des clochers

Je laisse s'égrèner les heures

Attendant les premières lueurs de l'aube

Pour me blottir dans le feutre de l'oubli

 

 

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13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 09:00
Rendez-vous reporté

Il y a très exactement un an ce jour, ma fille et moi allions passer une journée à Kanbo (Cambo). Diverses tâches nous y attendaient. Mais surtout, surtout--- je devais prendre des photos du parc des thermes, cet étrange lieu hors du temps où toutes proportions gardées, on se sent transporté dans "La montagne magique" de Thomas Mann et où, à tout instant, l'on s'attend à voir entrer des calèches transportant messieurs en gibus et dames en crinoline.

Nous étions, celui que j'aime et moi, entièrement tendus comme des arcs vers l'espoir d'une cure qu'il aurait pu faire l'été dernier et où nous aurions pu nous rencontrer enfin physiquement puisqu'il paraît qu'il ne peut y avoir d'amour reconnu par la société sans cette rencontre là, que nous attendions, bien entendu. La camarde n'en a pas voulu ainsi, elle l'a fauché avant.

Pourtant il est là, sur ces sentiers, dans ces arbres, sur le bord de cette Nive qui coule vers l'Adour, puis vers l'Océan.

Rendez-vous reporté
Rendez-vous reporté
Rendez-vous reporté
Rendez-vous reporté
Rendez-vous reporté
Rendez-vous reporté
Rendez-vous reporté
Rendez-vous reporté
Rendez-vous reporté
Rendez-vous reporté
Rendez-vous reporté
Rendez-vous reporté
Rendez-vous reporté
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10 novembre 2013 7 10 /11 /novembre /2013 13:39
Novembre: allez, on plante.
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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 13:22
Photo Richard Cuisset

Photo Richard Cuisset

Pour  Gilles qui savait dire "Egun on", qui  aimait les chiens sans collier et les fleurs sans vase, ce cadeau, un jardin, quelque part en Pays Basque.

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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 12:21

Je viens seulement de découvrir cette vidéo, grâce à "Images du Pays Basque".

Pourtant, à l'époque, j'avais publié quelques photos. Voir-ci- dessous.

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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 09:00
Vautour fauve. Gravure de Robert Hainard. Castet. 1961.

Vautour fauve. Gravure de Robert Hainard. Castet. 1961.

Imbécillité, disait Gilles Marchal en 1973 dans sa chanson "Conscience".

Stupidité, dit aujourd'hui Lost Elision.

A 40 ans d'intervalle, le même appel aux attardés mentaux qui n' arrivent pas à s'entendre avec le monde sauvage.

Et comme aurait dit Reiser, on ne leur demande pas d'aimer mais de laisser en paix les vautours, les loups, les ours, les lynx et j'en passe, tous les êtres vivants sur qui ils s'énervent de ne pouvoir les soumettre alors qu'ils n'ont aucun droit sur eux.

Il n' y a pas d'évolution possible de l'être humain sans le respect de l'autre, de l'Autre, qu'il soit humain, animal ou végétal.

Mauvaise photo, mais quand-même--- Ce petit veau, tout à côté de chez moi, est né il y a une quinzaine de jours, seul avec sa mère, dans une grande prairie. Ils restent au même endroit depuis, sans nulle animation autour d'eux. Les premiers jours, il restait des heures entières allongé, sans bouger. Il n'a jamais intéressé les Vautours qui circulent pourtant en nombre en permanence au-dessus de chez nous..

Mauvaise photo, mais quand-même--- Ce petit veau, tout à côté de chez moi, est né il y a une quinzaine de jours, seul avec sa mère, dans une grande prairie. Ils restent au même endroit depuis, sans nulle animation autour d'eux. Les premiers jours, il restait des heures entières allongé, sans bouger. Il n'a jamais intéressé les Vautours qui circulent pourtant en nombre en permanence au-dessus de chez nous..

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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 23:59
Brouillard
Le Brouillard

Véronique Pestel

C'est le premier jour de l'hiver
C'est le brouillard
C'est le brouillard qui me l'a dit
Quand il est arrivé hier
Au milieu de l'après-midi

À mon réveil, il était là
Il n'est toujours pas reparti
Voici le soir et je ne vois
Ni le jardin ni la prairie

Je ne vois qu'au bout de mon nez
Quatre mésanges à la fenêtre
Qui se disputent leur dîner
Tandis que j'écris cette lettre
Cette lettre de fin d'année
Pour te raconter que l'hiver
Dans le brouillard s'est installé
Comme il le fit l'année dernière

C'est un très beau brouillard givrant
Qui adoucit
Le temps, les gestes comme un talc
C'est un brouillard parfois navrant
Les gens d'ici jusqu'à Saint-Malc

Toi, tu savais le trouver beau
Dans ses dentelles de forêts
Dans son silence de tombeau
Dans nos prudences de furets

Il peut rester jusqu'en janvier
Givrant les branches et les herbes
Je me souviens qu'aux temps derniers
Tu voulais en cueillir des gerbes
Nous descendions au bord du lac
Et tu prenais photos de tout
Tu les as gardées dans ton sac
Et emportées je ne sais où

Le printemps se fera tout seul
Au bout des bûches
Au bout des bûches pour le feu
Quand le brouillard fera son deuil
De la litière de nos cheveux

Le printemps se fera tout seul
Au bout des bois du nouvel an
Les mouettes ne feront plus la gueule
Aux frilosités du Léman

Le printemps se fera tout clair
Et mon amour ira dehors
Avec ses grâces jardinières
Et sa jeunesse à bras-le-corps
Les mésanges auront tout mangé
Je t'écrirai par la fenêtre
Que le jardin s'est déneigé
Espérant te faire apparaître

Si la mort n'est pas un désert
Elle a peut-être des saisons
Des hivers qui vont en enfer
Et des printemps qui ont raison

Si la mort poursuit son destin
Pourquoi ne finirait-elle pas
Comme la nature un beau matin
Par voir le bout de son trépas

Je ne sais rien de ces mystères
Je sais seulement que le brouillard
Un jour s'en vient couvrir la terre
Et le lendemain s'en repart
En ce premier jour de l'hiver
Mes yeux se brouillent un peu de noir
Et toi, vas-tu vers la lumière ?
Vois-tu la fin de ton brouillard ? {x2}

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 19:52

Pour Gabi, Leire, Gexane et Gilen.

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