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14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 15:56
Relativité----

La corrida

Il faut avoir connu ça, qu'ils disent,

pour avoir le droit d'en parler.

Et défilent Montherlant, Hemingway, Garcia Lorca...

Oserez-vous discuter ces Maîtres du Beau?

Mais il risque sa peau, Monsieur!

Et alors?

Le couvreur aussi risque sa peau,

et tous les jours, mais il n'a pas de fanfare,

[...], ni de "Olé!", [...]

(François Cavanna, 1991, Coups de sang)

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12 août 2013 1 12 /08 /août /2013 08:10
Ce que le féminisme a apporté aux hommes.

Une contribution d'Henri Boulbès.



Ce que le féminisme a apporté aux hommes.
Ou à un homme, moi en l'occurrence.


Quelques remarques préliminaires :
1 Nous sommes en effet en devenir; nous recevons chaque jour des informations nouvelles, nous faisons d'autres réflexions, nous éprouvons d'autres sentiments, nous recevons de nouvelles impressions. Le monde et la vie charrient vers nous un flot continu qui vient battre notre esprit et notre cœur, les pénètre, y laisse des sédiments qui se superposent et se remodèlent sans cesse. Dans ces conditions, comment distinguer ce que nous devons à telle personne, à telle lecture, à tel évènement ?

2 En l'espèce, comment distinguer ce qui m'est venu du féminisme proprement dit de ce qui m'est venu de mai 68, des évènements qui l'ont précédé et suivi, de mon milieu, des évolutions de la pensée pendant cette période ?

3 Et enfin, parle-t-on en parlant de féminisme d'un courant politique constitué, d'une sensibilité, d'une réalité extérieure ? En d'autres termes, est-ce l'évolution générale des mœurs qui est visée par ce mot ? Une sensibilité qui s'est répandue, chez les femmes, mais aussi chez les hommes ? Une pratique militante ?

et une réponse :
Quand j'ai eu vingt ans, la grande question était celle de l'égalité entre hommes et femmes, dans la vie et au travail. L'égalité ne peut pas être un vain mot pour un fils de pauvre. Ce principe m'a paru d'emblée évident. J'ai senti aussi qu'on ne pouvait pas l'affirmer sans le mettre aussitôt en pratique. (Ce qui n'est pas le cas de tous les principes !) Il m'a fait accepter comme allant de soi le partage des tâches ménagères et éducatives.

Il m'a permis ainsi de me situer par rapport à mon milieu d'origine, non pas par la révolte, ni par l'opposition frontale, mais par un comportement : en m'occupant presque ostensiblement de mon fils. Je crois que j'ai achevé ainsi - incomplètement toutefois - la rupture que mes études avaient commencée. Non seulement j'avais une autre culture, je vivais ailleurs, en ville, mais encore j'étais homme différemment.

Dès cette époque, je n'aimais pas être "entre hommes", peut-être parce que je l'avais trop été (en internat), peut-être parce que ma timidité m'interdisait de m'y comporter de la manière attendue. Mais aussi parce que je sentais confusément que l'ambiance entre hommes a quelque chose de faux. On y ment, et on se ment. Les généralités sur "les femmes " me crispaient. De même les obscénités, plaisanteries grasses etc. me faisaient mal, sans que je sache encore très bien pourquoi. Le féminisme m'a conforté dans ce dégoût, en lui donnant une légitimité, et en me faisant comprendre quel mépris ou quelle peur recouvrent ces comportements masculins. Plus anecdotique : il m'a permis de n'avoir pas trop honte de mon ignorance crasse en mécanique, et de mon désintérêt à peu près entier pour les sports d'équipe ! C'est toujours la même rupture, avec un milieu, une culture, une éducation.

Mais on ne guérit jamais tout à fait de son enfance. Le modèle ancien m'imprégnait. Une part de moi aurait sans doute souhaité s'y conformer. J'aurais aussi voulu être un sportif, un conquérant, un séducteur, un chef etc..., affirmer d'une manière ou d'une autre une domination, une supériorité. D'où des conflits intérieurs, des exaspérations, des incompréhensions, etc. Il est difficile, voire parfois douloureux, ne ne pas tenir les rôles auxquels on a été préparé. Ce n'est que plus tard, par ma compagne, que je l'ai compris. J'ai pu, plus ou moins bien, surmonter ces contradictions. Le féminisme m'a donc donné une clé pour entrer en moi-même et ne pas y être entièrement perdu. La connaissance de soi ne se fait que par des remises en question. Le féminisme m'a permis d'avancer dans cette connaissance. Je crois qu'il a été, qu'il est toujours, un des chemins d'un certain accomplissement, très imparfait certes, et qui ne sera jamais achevé. Grâce à lui, je peux ne pas trop mépriser ni moi-même ni mon parcours. Je peux considérer qu'il figure au nombre des deux ou trois choses que je n'ai pas trop ratées...

Enfin, se connaître soi-même, c'est aussi mieux connaître les autres, et mieux vivre avec eux. À travers ce que je lis, entends, à travers nos discussions, j'ai l'impression d'avancer dans la découverte de ce qui était pour moi un "continent noir", les femmes. J'ai certes été sensible très tôt aux stéréotypes, et aux manifestations de sexisme les plus outrées. Mais je n'avais pas toujours compris, et moins encore ressenti, les souffrances qui en découlent… Je crois donc qu'à travers lui, c'est le monde que je perçois autrement, que je ressens autrement, avec plus de richesse, et plus de justesse.

Je pourrais dire que mon "féminisme" a donc été d'abord concret, je voulais qu'il se traduise surtout dans les gestes quotidiens, ce qui somme toute a encore un relent de machisme. (Cela a pour certains l'air d'une faveur : "je t'octroie le privilège de me voir te faire la vaisselle !") Il est ensuite devenu plus intellectuel, plus abstrait. Il devient plus sensible, et donc plus vrai : c'est un peu comme si je me débarrassais enfin de scories machistes bien encombrantes…

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10 août 2013 6 10 /08 /août /2013 18:15

Oui, je sais, la photo est horrible! Et ce n'est pas la pire!

J'ai horreur de faire ça, vraiment, croyez-moi! Mais si vous ne voulez plus voir ces abominations, signez, faites signer, faites tourner parmi vos relations, dans les réseaux sociaux, viiiiiiite!

 

Tout animal est un être sensible.
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6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 08:53
Europe: Plus un centime pour la barbarie!

Signez pour l’arrêt du financement européen de la torture tauromachique

De plus en plus d’eurodéputés prennent conscience de ce scandale communautaire : les 27 pays de l’Union Européenne financent tous la corrida à travers les subventions aux élevages de taureaux massacrés dans les arènes. Par le passé, les militants pour l'abolition de la corrida avaient déjà interpellé les responsables de l’Union Européenne sur ce dossier. Il leur avait été répondu qu’il n’était pas possible d’identifier les élevages de taureaux dits « de combat ». Faux : ils sont clairement recensés, il suffit simplement d’avoir la volonté de chercher.

Soutenons le député Alyn Smith. Signons pour l’arrêt du financement européen de la torture tauromachique :

http://t.co/nZjwh3FRkX

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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 08:00
De Michel Druez.

De Michel Druez.

Ces jours-ci, près de la mare, les odonates s'en donnent à coeur joie. Mais Ximixt, mon amour de matou, n'est plus là pour essayer de leur faire croire qu'il cherche à les attraper.

Ces photos ont été prises dans la touffeur de l'après-midi, entre deux coups de faux et deux coups de masse pour fendre du bois.

Sans aucune prétention, mais avec tout l'émerveillement du monde, je vous les offre.

Creusez des mares, plantez des arbres!

La fête aux odonates
La fête aux odonates
La fête aux odonates
La fête aux odonates
La fête aux odonates
La fête aux odonates
La fête aux odonates
La fête aux odonates
La fête aux odonates
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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 13:25
Ximixt, c'est celui du haut. Le jour de son "arrivée" et de celle de son frère.

Ximixt, c'est celui du haut. Le jour de son "arrivée" et de celle de son frère.

Ximixt, c'est celui du bas.

Ximixt, c'est celui du bas.

Le 3 juin 2012 au matin, ma fille, en ouvrant la porte de la maison, a trouvé les deux chatons ci-dessus déposés par une main qui, vous l'imaginez bien, n'a pas laissé d'adresse.

Nous avons réussi à placer l'un des deux à Biarritz, dans une famille où il coule des jours heureux.

Ximixt, lui, est resté avec nous, c'est à dire, ma fille, moi, la chatte Neska, adoptée après avoir passé sept mois dans une bouche d'égout de Bayonne, la chienne Xipi recueillie elle aussi après une longue errance dans Pau, la chatte Kutzu trouvée par ma fille dans un chant de maïs, mourant de faim et noircie de puces, les poules, le coq et aussi Gaztain, la jument Pottok sauvée in extremis de la boucherie avec Altxor, le poulain qu'elle portait dans le ventre. Sans oublier, depuis quelques temps, le chat Kaixo qui vit bien plus ici que dans sa famille d'origine. Et puis, les oiseaux du ciel, les Petits Rhinolophes qui squattent une partie de la maison, les Loirs, la famille de Fouines, et j'en passe.

Ximixt, nous l'avions fait castrer cet automne à Cambo, pour éviter la naissance d'autres malheureux . Cela ne s'était pas très bien passé. Il devait retourner "sur le billard". Nous avions commencé une cagnotte pour assumer les frais.

Depuis trois jours, il nous semblait fatigué, plus calme. Nous mettions ça sur le compte de la chaleur. Il sortait, mangeait normalement. Quand-même, nous pensions prendre rendez-vous chez les vétos aujourd'hui. Mais ce matin, Itziar l'a trouvé couché dans la cour, bavant et respirant difficilement. En une minute, il était dans le panier, puis dans la voiture, direction la clinique vétérinaire.

Nous sommes allées le rechercher tout à l'heure. Ce matin ,on lui avait fait une radio et une ponction. Il avait très certainement subi un choc violent.

Nous l'avons couché sous la terre, tout près de la maison et nous l'avons recouvert d'une pierre plate en grès de l'Arradoy. De tous les animaux qui dorment ici, ce sera lui le plus proche de nous.

Ximixt n'avait pas les caractéristiques de son nom qui signifie éclair, en Basque. Il était calme, lent, serein. Il était beau, très beau. Il cherchait à comprendre beaucoup de choses et il comprenait. Il était d'une sociabilité rare, n'avait peur de personne. Il allait vers les humains, vers les autres animaux, en totale confiance. Il est passé dans cette vie comme un frôlement d'aile. Il n'avait aucune agressivité. C'est tout juste s'il tentait de se défendre s'il était attaqué par le coq ou provoqué par un autre chat. Il ne se battait pas pour la place à la gamelle. Il n'était pas seulement doux et gentil, il était généreux. Beaucoup de chats m'ont accompagnée dans la vie, je les ai tous aimés tendrement, mais lui---- que voulez-vous, c'était lui, c'était Ximixt! On ne peut pas expliquer. Moi, en tous cas, je ne sais pas.

Merci pour tout gentil matou si doux.

Repose en paix, dans notre coeur.

 

Quelques jours plus tard, les deux frères jouent avec Xipi dont la patience n'a pas de limites.

Quelques jours plus tard, les deux frères jouent avec Xipi dont la patience n'a pas de limites.

Ximixt, le frôlement d'aile de l'ange.
Cet été, Ximixt est allé réveiller notre amie Sylvie.

Cet été, Ximixt est allé réveiller notre amie Sylvie.

Et ce soir là, le 16 janvier, comme tous les jours et les nuits de ce vilain hiver où j'étais triste à mourir, il m'a aidée à vivre.

Et ce soir là, le 16 janvier, comme tous les jours et les nuits de ce vilain hiver où j'étais triste à mourir, il m'a aidée à vivre.

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27 juillet 2013 6 27 /07 /juillet /2013 08:05

Une contribution de Peyo Etchebès

 

Antipode des hordes étouffées,

L’accalmie diffuse solaire

Calme et crée le souffle ascendant.

 

La ferveur se fond aux lueurs.

Le halo nébulo-vaporeux

Coule en paix végétale.

 

L’aura s’imprègne au céleste.

Les secrets révélés de la vie

Enivrent les couleurs vibratoires.

 

L’inhumanité est absente,

Mais le silence du chant lumineux exhorte

La passion évidente de vie.

 

Peyo Etchebès.

 

(poème écrit en cette période de l'année où l'on revit après la chaleur, juste avant le coucher de soleil, avec l'air ascendant)

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 08:10
Jusqu'à la victoire

Vous vous souvenez? Jokangely "fournisseur de rock", le groupe qui, outre ses incontestables qualités musicales, a le très bon goût d'être signataire pour l'abolition de la corrida? Sur un tremplin de 5, ils sont arrivés 4 èmes lors de la première session du Tremplin PELIKAAM'music. Ils sont donc en mesure de concourir pour la deuxième.
Je vous invite fortement à voter pour eux. Vous avez jusqu'au 2 août . Sans vouloir vous commander, faites-le de suite pour ne pas oublier.

Mais attention, hein! Ne me faites pas le coup de la dernière fois! En bas de mon article, il y avait largement près de 110 "j'aime" et dans le même temps, le nombre de votes pour eux n'avait augmenté que d'une vingtaine. Dire que vous aimez l'article de mon blogounet, c'est très sympa de votre part, mais pour eux, cela ne change rien. Il faut vraiment cliquer sur le lien qui est en bas de cette page, avec le logo du tremplin, et suivre toute la démarche, jusqu'au bout.
Merci par avance.

PETIT RAPPEL DES "GESTES QUI SAUVENT" JOKANGELY:
OUVRIR LE LIEN CI-DESSOUS.
ALLER dans la bannière et TROUVER "VOTEZ ICI"
CLIQUER sur la vidéo de JOKANGELY "ça l'fait!
CLIQUER sur LE petit pouce vert!!
C'est grâce à VOUS si ça l'FAIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIT!!!!!

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 15:25

Si ce n'est qu'une tradition, vraie ou supposée, est tout sauf une excuse.  Et la culture, tout sauf la torture.

 

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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 17:20
"A las cinco de la tarde". Une oeuvre du peintre basque Abo, signataire pour l'abolition de la corrida.

"A las cinco de la tarde". Une oeuvre du peintre basque Abo, signataire pour l'abolition de la corrida.

Une contribution de babel.

Le jour s’est blessé en naissant, s’est coupé au muret.

Il laisse sur la pierre un filet d’ocre plus clair, en garance.

Il séchera quand les fleurs s’ouvriront, que les fêlures

S’offriront comme dernier refuge aux lézards brûlants

Ainsi que dans les arènes sèche le sang des toros.

Des mouches viendront y boire après que les seaux d’eau

Auront mouillé les sols, rafraîchi les dalles, emporté le gras.

Et rien ne restera plus de la blessure au coin du jour

Jusque vers le soir quand une autre plaie s’y peindra.

 

Le jour continuera à lever la pâte à faire surgir des villages.

Les foules attendent en dormant de suer de joie, elles sont là pour ça.

Elles ont pris leurs plus belles banderilles, pour garder souvenir

Des crêpes blanches de poussière où les bêtes mugissent

En sentant leur fin venir lorsque sont franchis les murs des arènes.

Les foules ont payé pour voir en habits de lumière

Ce qu’ils vivent, tout au long de l’année dans l’ombre.

Au soir venu, il ne restera plus rien de cet orage

Si ce n’est la plaie du couchant, se coupant à l’arête du mur.

 

Le jour s’est blessé, dans son habit de lumière

Puis la nuit est venue en son habit de toro

Alors l’un contre l’autre, ils se sont consolés des hommes.

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