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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 19:05

altxoretagaztain.jpg

 

Voilà! Elle n'est pas encore imprimée, mais cela ne saurait trop tarder.

 

La recevront ceux qui l'auront déjà méritée, soit en ayant réglé une cotisation ou plus encore , ou bien en ayant porté du pain, des châtaignes, en collectant les restes de pain de la cantine scolaire comme les enfants de l'école d'Aihnice Mongelos, soit en ayant réglé les premiers frais pour l'arrivée du bel Altxor (je pense à toi, LL), soit en ayant transporté du foin sur son camion ( n'est-ce pas Monsieur Albert Etcheverry?), soit en ayant passé un temps fou à te battre avec des balles de 250 kg de foin pour les faire rentrer peu à peu  et en vrac dans ton fourgon (n'est-ce pas, Yves?), soit en ayant supporté mes angoisses et accompagné mes chagrins  ( n'est-ce pas Brigitte, Céline, Txantxangorritxu?), soit en ayant apporté ses compétences et donné  largement de son temps alors que nous ne nous connaissions pas comme toi Battitt, soit en ayant prêté sa remorque van (milesker Pettan, egiazko ta aspaldiko lagun bat zira), soit comme Jon et Ben en ayant fait la soupe (bonne) et prêté son 4X4 (un vrai, un de montagnard, pas un de bourge de ville, pas  un  pour lequel on achète des bombes de fausse boue), soit encore comme Ella qui nous a apporté quelque chose de super beau comme elle n'en a même certainement pas conscience, soit -et avec une mention toute particulière (elle sait pourquoi) pour Maialen qui prête son terrain pour permettre à celui d'Uhaldia de prendre le temps de se reconstituer, vu qu'il est devenu un grand bourbier.

 

La recevront aussi ceux et celles qui dès aujourd'hui nous aideront de la même manière que les personnes précitées. Urgence absolue: trouver un, voire des terrains pour faire tourner les deux lascars, celui de Maialen étant transformé à son tour en bourbier même s'il est plat, plein Sud et ensoleillé, à l'exact contraire du mien.

 

Pour les ceusses qui auraient manqué le début:

http://jenolekolo.over-blog.com/categorie-12519029.html

 

Et pour ceux et celles qui le voudraient, nous envoyons les statuts de l'association et le bulletin d'adhésion ou de parrainage/

 

Milesker deneri. Merci à tous et à toutes.

 

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 18:00

 

 

Une contribution de Peyo Etchebés.

 

Bouledogue grincheux

Déambule sur le trottoir,

Spectre du mépris,

Molosse de la finance,

Cigare arrogant au bec,

Journal ouvert

Page des cotations.

Soudain,

Son visage se fige.

Il chiffonne la feuille,

L’œil irrité,

La jette à terre:

« La bourse baisse! »

 

Chatounet errant,

SDF fébrile,

Transi oublié

Assis sur le trottoir,

Triste sourire aux lèvres,

Se penche doucement,

Ramasse le canard

Et le déplie

Page météo.

Son visage

S’illumine soudain,

Radieux:

« La température augmente! »

 

 

Peyo Etchebès
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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 19:06

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Bon. C'est la première fois que je fais ça.

Facebook, ce truc bizarre par lequel peut arriver le plus grand, le plus beau, le plus profond  et le plus bas et le plus moche, le plus triste, le plus destructeur (je crois être parmi les plus légitimes pour pouvoir en parler) ) refuse, allez-donc savoir pourquoi, de publier mes photos, et ceci depuis plus d'un mois.

Alors, voilà, ce soir, je vais vous faire ici-même un petit reportage d'une soirée à Uhaldia, celle d'hier.

 

Soir de blues ( Merci Monsieur Jonasz), pour ne pas dire beaucoup plus. Soir de bourdon de taille XXL comme j'en vis tant depuis quelques temps. S'y ajoutait a tristesse d'avoir accompagné à sa dernière demeure la veille mon voisin Henri, âgé de 55 ans. A l'extérieur, la pluie, diluvienne depuis quelques jours. Un étang dans le pré et le potager, et sur le chapeau de la cheminée, comme le bruit du passage d'un TGV.

Que faire, sinon se chauffer, se réchauffer  à la chaleur animale et à celle du saule blanc tombé lors d'un coup de vent fin 2009.?

 

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  Et encore merci, Monsieur Jonasz!

 

I am a woman in black. I was born to loose.

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 09:53

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/89/Heubach_erinaceidae.jpg/250px-Heubach_erinaceidae.jpg

Hier, vendredi midi, sur le tronçon de route départementale entre les deux écoles où je  travaille, je vois de loin, un hérisson de taille moyenne qui trottine avec difficulté au bord du talus. Un hérisson dehors, en plein jour, à cette saison, c'est pour le moins anormal et plutôt mauvais signe. Je me gare sur le bas-côté et, au moyen de la pelle que je transporte toujours à cet effet dans le coffre de la voiture, je le dépose dans un carton, non sans me rendre compte rapidement que la peau de la face est arrachée et pend misérablement.

Arrivée à destination dans la deuxième école, je téléphone au Centre de Sauvegarde de la faune sauvage Hegalaldia http://www.hegalaldia.org/

afin de m'entendre avec les responsables pour faire transporter l'animal. Là, heureux hasard--- mon amie Laurence, la soigneuse, m'annonce qu'elle se trouve au moment même près de l'école où j'étais le matin, prête à relâcher un Aigle royal, en présence de plusieurs bénévoles. Une petite heure plus tard, Laurence est là pour récupérer le hérisson. Mauvais diagnostic, hélas. La face est fracturée et il semble que la fracture soit déjà ancienne. Il devra très certainement passer entre les mains du vétérinaire pour être euthanasié.

http://www.hegalaldia.org/elements-des-pages/accueil/aigle-2012-12-18.pngVous imaginez sans peine que Laurence s'est arrêtée pour parler aux élèves, très demandeurs, de la faune sauvage, de tous les dangers qui la menacent et bien entendu, de son métier.

Quelques éclaircissements sur l'histoire de l'Aigle Royal ont été apportés. Il avait été trouvé un mois plus tôt dans un village proche, lourdement handicapé par des troubles neurologiques à la patte gauche qui ne présentait plus aucune sensibilité. Une attelle (voir photo ci-contre), la rééducation, quelques soins appropriés et l'oiseau mythique reprenait sa liberté dans la montagne, s'envolant sans demander son reste. Je n'y étais pas, mais pour avoir connu de tels moments, j'imagine l'émotion de Laurence et des bénévoles qui ont pu assister à cette scène.

S'il est certain que les enfants sont diantrement intéressés par ces sujets, force est de constater que leur façon d'appréhender la faune sauvage est très fortement influencée par les longues heures passées devant la télé à regarder des documentaires animaliers, pour la plupart venus des Etats Unis et qui ne cherchent que le sensationnel, le bien lourd, le bien vendable. C'est un peu ce qui est expliqué ici, d'ailleurs (Y'a vraiment tout, dans ce blog! Il suffit de demander! Rires) http://jenolekolo.over-blog.com/article-dans-quel-sac-vit-on-107422964.html

C'est pourquoi, hier, la presque totalité des questions tournaient autour de "Quel est le plus ---?" Le plus grand, le plus petit, le plus vorace, le plus cruel (!?), le plus lourd, le plus léger, etc. Avec, bien entendu, un très grand intérêt pour les animaux d'Afrique de la part d'enfants qui ne savent plus voir toute la vie animale qui les entoure. Et Dieu sait qu'en Pays Basque, nous avons encore de quoi voir et nous émerveiller! Très très dur de lutter contre ça! Les Centres de sauvegarde de la faune sauvage n'ont certes pas les mêmes moyens que les chaînes de télé. Alors, voilà, c'est un travail de terrain, de tous les instants, pied à pied.

On ne répétera jamais assez l'importance de ces Centres de soins, on n'appellera jamais assez à leur apporter de l'aide sous toutes les formes possibles. Et on ne redira jamais assez ( et là, vraiment, je me plais à radoter) que dès qu'un particulier trouve un animal sauvage en détresse, pour quelque raison que ce soit et qu'elle que soit la taille de cet animal, il ne doit absolument pas s'improviser soigneur, mais téléphoner immédiatement au Centre le plus proche de chez lui.

Et en ce qui concerne le hérisson, rappelons-le sans se lasser, tout individu en activité diurne est en grave danger, que ce soit en hiver ou en été. Et un hérisson en activité même nocturne en plein coeur de l'hiver, court lui aussi de graves dangers. Il a  fort certainement été dérangé pendant sa pause hivernale, perd sa graisse et ne peut se nourrir. Donc, réflexe: téléphone au Centre de soins.

 

Allez, pour finir et pour le plaisir, Laurence et Stephan en pleine action.

 

 


 

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 08:00

Extrait du tome 3 du journal  sorti en mars 1940, pages 32 à 36.

 

 

« COMME une grande grâce venait de nous être accordée : un orage sans grêle et chargé de pluie, les arbres cessèrent de souffrir ; les jeunes peupliers qu'avait menacés la mort par la soif, frémirent de joie dans le vent humide ; et l'argile même, là où la sécheresse l'avait rendue béante, se referma. Et nous aussi, nous étions délivrés ; il nous était permis de quitter à toute heure du jour la maison ; et rien ne nous défendit plus, lorsque ce fut dimanche, de courir les routes. Je n'aime pas le dimanche à la campagne : il ajoute sa solitude à notre solitude. Le peu d'humanité dont on devine la présence durant la semaine, se retire ce jour-là des vignes, s'accumule au fond des auberges assombries, et notre coeur se fatigue à battre seul pour animer un monde mort qui ne souffre pas.

Si nous choisîmes, ce dimanche-là, comme but de notre promenade, à plus de cent kilomètres, le bourg 'landais de Saint-Vincent de- Tyrosse, ce fut bien moins pour la corrida qui s'y donnait, que pour le prétexte de suivre une route aimée entre toutes : celle qui, de Langon à Bayonne, par Bazas, Captieux, Roquefort, Tartas, Mont-de-Marsan, traverse la forêt de pins et de chênes. Elle est bordée de grands platanes demi-nus dont la chair végétale luit et palpite à travers des haillons d'écorce.

La lande était fumante après les pluies d'orage, et tous les bourgs en fête. Oui, cette corrida n'était qu'un prétexte. Les ayant beaucoup aimées dans ma jeunesse, depuis la guerre je n'y suis presque plus revenu (une fois à Madrid, deux ou trois fois à Bordeaux). Mais durant les vacances, les chroniques d'une si curieuse verve de Don Severo, dans la Petite Gironde, ne me laissent rien ignorer de ce petit monde fanatique. Don Severo est le janséniste de l'« aficion » ; il en est le Saint-Cyran : d'une rigueur terrible, impitoyable aux matadors qui ne travaillent pas, presque immobiles et dans les cornes du fauve selon l'exemple du grand Belmonte.

Je fus donc à cette corrida de Saint-Vincent-de-Tyrosse. Il m'a fallu, ce jour-là, crever un de mes derniers ballons, renoncer à l'un de mes derniers plaisirs. Non ! Plus jamais je n'assisterai à une course de taureaux. Sans doute serait-il injuste de les juger toutes sur celle-là qui fut au-dessous du pire, moins par la faute des matadors que par celle d'un bétail exécrable, fuyant, et· comme on dit, « manso ». Mais nous eût-il été donné de voir une belle corrida et d'applaudir un Martial Lalanda, nous aurions dû tout de même subir ce qui, tout à coup, me paraissait horrible à crier : l'attachement de cette foule assise inactive, abritée, embusquée, « planquée », à un spectacle dangereux pour l'homme, mortel pour la bête. Quant à cet art que j'ai tant admiré, toute sa science repose sur le leurre : une bête seule contre dix, trompée, dupée jusqu'à la mort... L'étrange est qu'elle s'en aperçoive, parfois, qu'elle le devine. Les taureaux « manso » ne sont si méprisés du public que parce qu'ils savent tout d'avance. L'un d'eux, à Saint-Vincent-de-Tyrosse, ne voulait pas sortir du toril. Et quand on l'eut traîné de force dans le cirque, il semblait faire non, encore, de sa grosse tête d'innocent.

Pourtant ce qui m'arracha soudain ce voeu : « Je n'y reviendrai jamais plus... », ce ne fut pas tant cette horreur toute physique, ce dégoût, cette pitié, ni même la honte que me donnait la présence des Anglais venus de Biarritz - de ce garçon surtout dont le beau visage était comme durci parle mépris. Non, la raison de mon désenchantement, elle m'apparut tout à coup : impossible d'ignorer, aujourd'hui, de quoi notre goût pour les corridas est le signe. Nous savons, nous ne pouvons plus ne pas savoir ce que dissimule dans son coeur cette foule qui hurle autour d'une bête couverte de sang.

Nous avons appris, et dès notre jeunesse, que l'homme est né féroce. Un jeune Français qui va à l'école et qui aime les livres connaît tout de l'homme dès qu'il a ouvert Montaigne, Pascal, Racine. Nos moralistes ont frappé en maximes, ils ont comme monnayé cette connaissance, et nous en avons toujours eu plein la bouche. Mais cette science-là ne sert de rien ; il faut avoir reçu la leçon des événements, avoir vécu à une époque sanguinaire et privilégiée : nous sommes servis.

Il est vrai que tous les hommes, à toutes les époques, ont été servis ; les institutions changent mais la férocité demeure : c'est le fond permanent, au point que nous ne pouvons appartenir à une église, à une patrie, à une classe, à un parti, sans être solidaires dans le passé, dans le présent et jusqu'à la consommation des siècles, de bourreaux innombrables et de martyrs sans nombre.

Nous n'avons pas vu mourir le dernier taureau. Dès que nous fûmes sortis de Saint-Vincent- de-Tyrosse, les platanes, au-dessus de nos fronts humiliés, firent, avec leurs branches jointes, le geste de nous absoudre. « Seul le monde végétal est innocent... », disais-je... Est-il innocent ? Il a lui aussi ses parasites, ses empoisonneurs, ses assassins, et certains champignons sont plus corrompus que certains êtres. Si, par la volonté d'un dieu, les hommes prenaient tout à coup racine, si leurs bras se chargeaient de feuillage, s'ils n'exhalaient plus d'autre plainte que celle du vent ,nous savons bien que ces créatures immobiles trouveraient une issue pour s'atteindre et pour se blesser, et que la terre indifférente boirait leur sève comme elle boit notre sang.  »

 

Note De La Blogueuse:  Moi, du Mauriac, j'en lirais sur la tête, d'un pouilleux.


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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 18:00

 

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  Un petit clin d'oeil à Charlie Hebdo.

 

 

http://i.huffpost.com/gen/926652/thumbs/o-BARDOT-570.jpg?4

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 11:17

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Connaissez-vous le projet « Wüste » ?

En français, on pourrait dire le projet « désert ». Il consistait à soutenir l’effort de guerre par l’extraction de combustible à partir de schiste bitumineux.

Cela ne vous rappelle rien, dans l’actualité ?

La mortalité était telle sur ces chantiers pour une production si nulle que les conditions de survie n’avaient rien à envier aux pires grands camps. Peu de chantiers furent ouverts, mais il y eut un petit Kommando dans l’actuelle Moselle française qui accueillit ces premiers essais mis au rebut par la reddition nazie. Ce que vous lirez ici et là sur les sites contre le gaz de schiste et le nazisme est mal documenté : une recherche en français sur le oueb, sur Wikipédia ne donnera rien. Vous devez pour comprendre relire l’histoire du Camp de Natzweiler, le seul situé en territoire aujourd’hui français, souvent nommé Struthof. Drancy et les autres « camps » étaient des camps de rétention. Rien à voir avec un Camp de niveau III, donc destiné à exterminer par le travail. Vous avez un lien en bas de ce papier. Lisez ce qui a trait aux gaz bitumineux, sachez que le dossier est incomplet. Et si vous parlez allemand, alors la version allemande de Wikipedia vous dira tout sur le « Projekt Wüste ».

Franchissons le point Goldwinn. Malgré l’esclavagisme, le fanatisme de l’effort de guerre, le mépris de l’environnement, alors que le principe technique n’a pas évolué, ce fut un échec total. Ne pourrait-on pas y réfléchir ? Pourquoi ce projet s’appelait-t-il : « Désert ? »

Je me pose cette question tout en lisant « homo disparitus ». Là sur Google vous en trouverez plein. Beau livre ! On enlève l’espèce homo sapiens de la planète Terre, ne restent que ses traces, que se passe-t-il ?

« La nature reprend ses droits », dit-on souvent. Et c’est idiot. Car l’homo sapiens est un produit de la nature, un génie échappé de sa lampe qui cherche à réaliser ses vœux, frustré par trop captivité dans sa « nature » de prédateur.

C’est un livre à lire pour se rassurer : la Terre survivra bien à l’homme. C’est un livre pour s’inquiéter : la Terre en aura pour des millénaires à effacer l’homme.

C’est un livre en tous points made in USA. La forme, le fond, et là, les critiques peuvent pleuvoir. On y visite, dans l’ordre et après l’homme, des villes redevenues « sauvages » (avec les animaux du zoo ?), l’avenir des plastiques et pétroles, les animaux, les pierres, les œuvres d’art et merveilles du monde. Sans cesse, la théorie Gaïa pointe le bout de son nez. Cette théorie Gaïa est le très faible retour d’un concept bien plus ancien : l’âme du monde. Née dans un moyen-âge où le microcosme, le monde à l’échelle de l’homme, était le reflet miniature du macrocosme, à l’échelle de l’âme… d’un créateur, cette théorie renfermait trop de contradictions pour passer la barre du XIVe siècle. La première étant de retrouver un peu partout de l’anthropocentrisme, car nous ne parlons d’âme qu’à partir de la nôtre, pour peu qu’on en ait une, ajoutent certains. Trop de contradictions en cette Anima Mundi. Il fallut attendre le XIXe siècle pour que le mot ‘écologie’ soit inventé. Concept scientifico-philosophique, les crises pétrolières relancèrent les débats dans le dernier quart du XXe siècle. Là encore, il y eut deux mouvements, deux fées penchées sur le berceau. D’une part, des partisans d’une condamnation globale des systèmes capitalistes industriels relancèrent le retour à la terre. Moins connue mais tout aussi fonctionnelle, l’Église catholique a fondé une ribambelle de groupes de réflexions nommés « Justice, Paix et Sauvegarde de la Création ». Ce type d’actions, ouvertes à toutes les confessions chrétiennes, sont très efficaces au-delà dans du tissu chrétien des pays européens et latino-américains. Représentées par un cardinal à Rome, elles furent à l’origine du vocabulaire de Gorbatchev sur l’Europe comme « maison commune » : en grec oikoumené, qui est le lieu de l’oikou-logia. Leur dernière victoire en date ? Les cercles de silence qui se réunissent pour dénoncer le sort fait aux migrants et aux plus pauvres et qui depuis 3 – 4 ans se sont répandus en France. Souvenez-vous des premières photos : dans chacun de ces cercles un capuchon de franciscain, ou la robe droite d’une franciscaine… 

Pourquoi un tel succès pour un groupe venu du monde catho ? Parce qu’ils ont compris que la triade « justice, paix, sauvegarde de la nature » était indissociable. Toute action injuste finit par détruire ou collaborer à détruire la paix et la terre. Idem toute action belliqueuse nie la justice et détruit la terre. Idem toute destruction de notre monde cache des injustices et une guerre, économique, sociale ou plus traditionnelle.

Voilà pourquoi le passé des gaz de schiste, le Projekt Wüste doivent être pris au sérieux. Vous voulez que je résume ?

Parce que l’écololâtrie bêlante des campagnes électorales amène à nier les liens entre écologie, paix et justice, parce que l’écolocratie inocule la peste et le choléra à l’écologie en lui donnant des sièges dorés par les Raisons d’État. Voilà pourquoi.

Je vous souhaite donc, sans cynisme ni pessimisme, une moins pire année que les dernières… en cette saison, on peut même utiliser une citation biblique. Je vais vous laisser avec l’origine biblique, psaume 74, de cette triade. Il y a aussi de la sagesse dans la bible. C’est un souhait que je vous partage : « amour et vérité se rencontrent, justice et paix s’embrassent », et de nos jours ce galant rendez-vous enfante la protection de ce que les croyants nomment : la création.

P.S : Voici le lien pour le projet « Wüste » en français :

 http://www.encyclopedie.bseditions.fr/article.php?pArticleId=52&pChapitreId=34607&pSousChapitreId=34611&pArticleLib=Le+%AB%A0Projekt+W%FCste%A0%BB+%5BStruthof%2C+camp+de+concentration+nazi-%3EStruthof%2C+camp+de+concentration+nazi%5D

le babel

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 13:00

Rat

 

 

 

 

 

Une contribution de Daniel Labeyrie.

 

 

Rat plus n'en peut

Rat ne se meut que peu

 

 

Rat tout rabougri

 Dans son manteau gris

 

 

Rat se fera rare

Avalé  trop de curare

 

 

De la simple mort-aux rats

Vite un ratafia pour le rat

 

 

Au diable les bagarres

Rat a reçu le coup de barre

 

 

Rat rantanplan

 Rat raplapla sur le flanc

 

 

Rat  ne rira pas

Rat passera à trépas

 

 

Les quatre fers en l'air

Rat mord la poussière

 

 

Ratiboisé le vieux rat

Ratatiné par le ratafia

 

 

 

Daniel LABEYRIE

 

Note de la blogueuse: Tiens, aujourd'hui, c'est la fête des Jenofa, raplaplas ou pas! Ca tombe à plat--- euh--- à pic!

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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 17:19

P1010276.JPG

 

Ce matin, on attendait le facteur  pour lui donner les étrennes, mais il n'est pas passé!

 

                                   Urte berri on! Zorion hoberenak! 

                                Bonne année 2013! Meilleurs voeux!

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 09:00

 

http://pierredelorme.free.fr/nouvelalbum.jpg

 

Une contribution de Daniel Labeyrie

            Voici le septième opus de Pierre Delorme, toujours fidèle à son cheminement artistique, loin des frasques et des facilités de ces temps de confusion.

            L'auteur compositeur, comme à chaque production discographique, prend son temps, polit son œuvre, la débarrasse de ses fioritures inutiles pour aller à l'essentiel, œuvre d'artisan rigoureux et respectueux de la belle ouvrage.

 

            Douze titres se succèdent harmonieusement, tels des tableaux de peintre avec ce qu'il faut d'émotion pour laisser courir des frissons .

            Le thème principal de cet album est le temps, le temps de naviguer sur le rafiot de la vie en écopant à chaque coup de vent , en raccommodant l'esquif avec des bouts de ficelle, en s'accrochant à la voile de la tendresse, même si nous ne sommes que poussières d'éternité.

            Les paysages du corps féminin  se découvrent au gré d'une porte entrebâillée, au creux d'un vallon à la faveur d'une promenade, sur une humble pelouse, dans le souvenir des amours de jeunesse quand les oiseaux survolaient la marquise de la gare.

            Maître François Villon vient s'inviter dans une ballade poignante que ne renierait pas tonton Georges.

            Vieil enfant du baby-boom, Pierre se rappelle du temps des coquelicots, du temps où les usines crachaient leurs fumées charbonneuses et des tables des bistrots d'où s'envolaient les premières rimes entres deux baisers adolescents.

            Sans oublier cette armée des invisibles, effaçant la poussière au-dessous de nos pas, anonymes en détresse ignorés par ce monde injuste.

 

            Le chanteur ne se complaît jamais dans les émotions faciles mais se fait témoin de son époque, en troussant ici douze petites merveilles de chansons habillées de cordes de guitare usant d'un jeu tout aussi subtil qu'harmonieux.

            Une contrebasse et des percussions discrètes soulignent la réussite sans faille de l'un des plus beaux albums de l'année qui s'achève par la mise en musique d'un poème de Raymond Busquet, poème d'une concision et d'une profondeur rares.

 

Daniel LABEYRIE

 

 

Site : http://pierredelorme.free.fr/

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