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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 21:02

 

 

 

Maison de la Nature et de l'Environnement de Pau

Accueil du site > Appels, actions, mobilisations... > Initiative Guernica - Campagne Zilbeti + Vidéos
Initiative Guernica - Campagne Zilbeti + Vidéos

mercredi 14 novembre 2012, par mne-pau

La Coordination Monte Alduide, en collaboration avec l’association SEO / BirdLife, vous annoncent la présentation de l’initiative Guernica, la célèbre peinture de Picasso, peinte sur le support naturel des hêtres de la montagne de Zilbeti, qui sont menacés de destruction.


Présentation de l’initiative Guernica

Les habitants des vallées pyrénéennes de Navarre interprètent Guernica, la célèbre peinture de Picasso, révélant ainsi aux yeux de tous la magie de la forêt de Zilbeti. Les vallées des Pyrénées navarraises repoussent à nouveau l’entreprise minière Magnésites de Navarre S.A. (MAGNA) qui essaie encore de violer la Zone Spéciale de Protection de Monte Alduide, à Zilbeti.

Aujourd’hui 13 novembre, alors qu’approche la date anniversaire de l’entrée en scène des terribles machines envoyées par Magna dans le but de réaliser des forages, des coupes rases et l’extraction de minerai dans la forêt d’Antzeri (Zilbeti, vallée de Erro, Navarra), nous avons appris que le Gouvernement de Navarre a autorisé à nouveau des forages, des coupes d’arbres et l’extraction de minerai, par des arrêtés sans fondements légaux mais qui couvrent à nouveau l’entreprise afin qu’elle puisse mener à son terme ce que la mobilisation publique l’a empêchée de faire pendant les dernières fêtes de Noël.

Pour contrer l’action destructrice de la lourde machinerie employée par la mine nous avons choisi d’utiliser l’art comme expression et outil de sensibilisation de l’opinion publique. Pour contrer le plomb du silence médiatique et l’usage délibéré de dates comme celle des fêtes de fin d’année qui, l’an dernier, rendaient très dificile la mobilisation sociale, nous avons choisi la transparence et la clarté du message en nous aidant de la beauté automnale des lieux.

Ainsi, nous avons reproduit le tableau de Pablo Picasso, Guernica, sur le support et dans le cadre naturels d’un bois dense de jeunes hêtres que menace et prétend détruire l’abominable mine à ciel ouvert.

Nous tous, amis et partisans de cette cause, avons voulu nous exprimer grâce à cette œuvre à grande échelle et à la mesure de la menace à laquelle nous faisons face. Nous avons voulu le faire en utilisant les seules armes qu’a la forêt pour se défendre et survivre : ses couleurs, son silence, sa sérénité et sa beauté.

Ce qu’on peut voir là c’est un tableau du massacre de Guernica en trois dimensions, de 20 mètres de large, 8 mètres de haut et 40 de profondeur, une peinture de 800 mètres carrés sur l’écorce vivante des hêtres de Zilbeti. Hêtres vivants sur le point d’être condamnés à mort. En effet, un jugement va décider de l’avenir de ces espaces naturels protégés, puisque les documents et les preuves nécessaires à son verdict sont entre les mains de la Cour Suprême de Navarre.

Monte Alduide est une Zone Spéciale de Conservation (ZSC), définie par les lois européennes où l’on ne devrait admettre aucune mise en œuvre d’aucune sorte d’activité minière. Les ZSC sont les zones qui bénéficient du niveau le plus élevé de protection européenne et celle-là fut la première créée en Navarre.

En plus du projet de carrière à ciel ouvert promu par Magna S.A. à Zilbeti, il existe dans cette même ZSC un autre projet de mine à ciel ouvert conduit, lui, par Silice Navarra S.L. sur la commune de Mendiaundi à Aurizberri/Espinal avec l’appui explicite du Gouvernement de Navarre. Cette lutte a commencé pour nous il y a cinq ans et attend son règlement dans la Salle des contentieux de la Cour Suprême de Navarre. Nous sommes conscients que, tant les pressions exercées par l’entreprise elle- même, que celles des élus locaux et du Gouvernement de Navarre pour que le projet aboutisse, se sont radicalisées et vont continuer de même jusqu’à ce que le tribunal tranche et fasse respecter la loi.

Nous espérons que l’effort réalisé pour produire cette œuvre, le Guernica de Zilbeti, servira à attirer l’attention des médias afin que ces derniers fassent connaître à l’opinion publique notre demande d’aide en faveur de la défense d’un patrimoine naturel qui appartient à tous. Il faut imaginer l’effort réalisé par les villageois pour déterminer le cadrage, construire la perspective et les proportions, esquisser le contour des figures, repérer les différentes couleurs et, à la fin, coordonner un grand groupe de personnes soumises aux aléas climatiques et aux caprices de la nature, pour qu’elles finissent de peindre le tableau. Nous avons utilisé des peintures artisanales, biologiques et biodégradables que la pluie et le vent s’emploieront à éliminer, ne laissant, en tout et pour tout, qu’un ineffaçable souvenir.

La hêtraie nous montrera à nouveau son aspect originel et nous espérons qu’elle le conservera à jamais.




Prochaines campagnes et initiatives entreprises par la Coordination :

• Le parrainage des arbres menacés : Campagne Parrainez un hêtre ! lancée et présentée lors d’une conférence de presse le 17 novembre sur le même site

concours photo environnement.

Contacts presse :

(langues Espagnole et Basque) :
Elósegui Ramon, Délégué de SEO / BirdLife en Euskadi. Tel : 608 578 223 et 945 251 681
Juan Luis Martinez, représentant de la Coordination Monte Alduide. Tel 605602399
Luis Javier Villanueva, représentant de la Coordination Monte Alduide. Tel 622312162

(langue Française) :
Xavier Bouchet, Président MNE de Pau. Tel 0559047455 - mne@ouvaton.org


Actus de la campagne Zilbeti :

- Campagne Parrainez un hêtre !

- Initiative GUERNICA + Vidéo

- Il faut sauver Zilbeti, forêt enchantée des Pyrénées ! (Lancement d’alerte)

Pour en savoir plus :

- Un résumé de l’historique

- Notre premier article sur ce sujet
Nombreux liens et documents, informations "sur le vif" de la mobilisation de décembre 2011 et des mois suivants

- Le premier communiqué de presse franco-espagnol du 3 janvier 2012


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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 13:52

 

Lancement du projet « Parrainez un hêtre » avec la Coordination Monte Alduide :

Message d'information concernant cette opération:

Bonjour,

Je suis Ángeles García, un membre de la Coordination Monte Alduide et je m'adresse à vous pour

vous inviter à participer au projet "Parrainez un hêtre" qui va être lancé prochainement.

Dans cette partie des Pyrénées Navarraises, où la zone du Monte Alduide est protégée (ZSC), il y a

trois projets de mines à ciel ouvert : à Zilbeti et Erdiz par lʼentreprise MAGNA (Roullier) et à

Mendiaundi (Aurizberri - Espinal) par lʼentreprise SILICE NAVARRA. Cette région se trouve dans la

zone Natura 2000 de protection pour la conservation des espaces naturels.

L'exploitation de ces mines à ciel ouvert produirait des dommages irréversibles.

Pour cette raison, l'affaire est devant les tribunaux et, dans quelques mois, on connaîtra la

réponse. Mais dès maintenant, il y a un risque quʼils commencent à abattre des arbres et nous

avons donc décidé de mettre en oeuvre cette proposition.

L'opération «Parrainez un hêtre " consiste pour chaque personne, groupe ou institution, à

prendre en charge un arbre pour le protéger. Pour pouvoir réaliser cette protection nous

demandons une participation de 10 € et, en échange nos collaborateurs sʼengagent à prendre

soin de la forêt de façon responsable.

Chaque personne ou institution qui participera recevra en retour un certificat et une photo.

La présentation de cette action aura lieu le 17 Novembre à Zilbeti avec le programme suivant:

- A midi: Présentation de lʼopération « Parrainez un hêtre » - Montée jusquʼà la hêtraie dʼAntzeri pour

réaliser l'action symbolique avec les « gardiens des hêtres ».

Nous aimerions obtenir une large participation pour que l'action ait un écho important, c'est

pourquoi nous aimerions que vous soyez avec nous. Et nous souhaiterions que vous

confirmiez votre venue en répondant à ce courriel ou en joignant la Coordination par téléphone

au 0034699454633.

Vous pouvez utiliser les mêmes moyens pour recevoir des informations sur cette action ou sur la

Coordination du Monte Alduide.

Ángeles García - Porte parole de la Coordination Monte Alduide

Une vidéo en espagnol et en basque:

https://www.youtube.com/watch?v=cvUlTQrMkNY&feature=player_embedded

Nous vous demandons de valider votre soutien à ce projet et comptons sur vous pour relayer

cette opération dans vos réseaux dès qu'elle sera lancée. (Le 17 novembre)

Xavier Bouchet

Président de la Maison de la Nature et de l'Environnement de Pau.

Villa du Domaine de Sers - 64000 - Pau

www.mne-pau.org

mne@ouvaton.org

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 10:43

Après un premier tome aussi hilarant que grinçant, qui retraçait - entre autres - son aventure en tant que conseiller municipal, Laurent Caudine remet le couvert avec ce second et dernier volume de ses « Pensements Chroniques et nouvelles de Soule et d’ailleurs ». Il y précise sa vision de l’écologie humaniste dans de nouveaux pamphlets, poèmes, contes et nouvelles. Laurent ne garde pas sa langue dans sa poche. Il égratigne des institutions, se libère des conventions avec le plus souvent beaucoup de tendresse et d’autodérision. L'auteur évoque aussi la mort de ses grand parents, la naissance de son enfant et d’autres évènements qui ont accompagné son existence ces dernières années. Si vous avez aimé le premier, nul doute que vous adorerez cette suite !

Restaurateur d’horloges comtoises de métier, mais aussi blogueur, artiste, éditeur, écologiste et père, Laurent Caudine est tout cela à la fois. Dans le temps libre qu’il prend soin de s’octroyer chaque jour, il a écrit des chroniques et des nouvelles. Les meilleures sont rassemblées dans ce livre.
Pensements 2 : Introduction
je vous invite à lire l'introduction que j'ai écrite pour mon livre "Pensements 2" qui va sortir le 1er décembre. Histoire de vous mettre un peu l'eau à la bouche. A noter que vous pouvez souscrire à ce livre en téléchargeant la souscription ? Souscrire d'ores et déjà, c'est acheter le livre à un tarif en dessous du prix public officiel (à partir du 1er décembre). C'est aussi nous aider à financer ce projet d'édition. De cette manière, vous contribuez vous aussi à l'auto-financement et l'indépendance de notre association, puisque mes droits d'auteur iront directement dans les caisses de l'association Astobelarra / Le Grand Chardon. Les bénéfices récoltés serviront à financer d'autres projets. En vous remerciant par avance pour votre confiance et votre soutien.
                                                                                 Lurbeltz alias Laurent Caudine



Introduction
Depuis quelques semaines, je tergiverse. Est-ce que je publie la suite de mes chroniques oui ou non ? Est-ce que cela en vaut la peine ? Il y a quelques minutes, j’ai décidé que oui.
À ces chroniques, il y a un début et une fin. Je le sais, parce que je sens bien que le désir d’écrire a bifurqué vers d’autres zones d’écriture, depuis quelques temps.
Le début, c’est en 2001. A cette date, je commence à écrire quelques textes. En 2007, avec une amie, je décide de les publier sous le titre de Pensements : Chroniques et nouvelles de Soule et d’ailleurs, et ainsi commence l’aventure des éditions Astobelarra / Le Grand Chardon.  Grâce aux bénéfices que les ventes du livre ont générés, grâce à l’Office Public de la Langue Basque et grâce à tous les généreux souscripteurs, nous avons pu financer la Lettre à l’éléphant – elefanteari gutuna de Romain Gary. Quel beau texte que celui-ci et comme nous étions fiers du résultat ! Ensuite Etienne est arrivé, puis Gilda, puis André et les 40 auteur(e)s du livre Paroles d’écolos. Ainsi l’aventure des éditions Astobelarra / Le Grand Chardon a pu continuer jusqu’à aujourd’hui, avec une dizaine de livres à notre actif. Et parfois des livres impubliables, car nous avons en même temps défié les lois du marché, sabordant les principes d’une certaine logique économique qui ne voudrait pas voir certains livres publiés, sous prétexte que le lectorat n’existerait pas, que ça ne se vendrait pas. C’est vrai, parfois, ça ne se vend pas. Nous continuerons pourtant d’explorer les zones inconnues et méprisées par une économie avide de destruction, de profit, d’inculture et d’uniformité. Nous continuerons de faire vibrer l’étincelle de l’artiste qui sommeille en nous, et le grain de folie qui nous habite.
La fin de l’écriture de ces chroniques ne se situe pas vraiment en 2007, puisque j’ai continué à écrire jusqu’à aujourd’hui. Je pense qu’avec ce second volume des Pensements, je clôture la rédaction de ces libres propos. Comme je l’ai dit plus haut, entre-temps, j’ai eu envie d’explorer de nouveaux espaces. Pensements fut une écritoire, un exutoire, un laboratoire des idées et des mots, un atelier où j’ai fait des essais, des mélanges de couleurs. Et très vite, j’ai eu à cœur de peindre une grande fresque et je me suis attelé à l’écriture d’un roman qui se nomme Matin vert.
Pourquoi publier la suite de mes chroniques ?  Pourquoi ces chroniques ? Vous avez un moment ? Alors laissez-moi essayer de vous expliquer.
Je ne sais pas vous, mais moi, j’ai l’impudence de penser que la vie des autres est intéressante. Le sentiment que les gens peuvent avoir face à eux-mêmes, face au monde qui les entoure est d’un intérêt capital. Ce que j’aime par-dessus tout se trouve dans l’insignifiance et la banalité. Chaque individu sur cette terre est une partie de la grande histoire de la vie. Chaque petite histoire, chaque petit geste, chaque petit mot de chacun d’entre nous fait et doit faire la Grande Histoire, une partie du puzzle à construire. Or, il est consternant de voir comment les livres d’histoire ne parlent du peuple que comme d’un vulgaire monticule de gravier avec des morceaux qui s’expriment ici et là, dans un désordre total. Mon idée est que, de même que le puzzle est en construction, de même que nous sommes incapables de savoir ce qu’il va représenter à la fin, le peuple sera vraiment le peuple le jour où chacune de ses individualités n’aura plus aucun secret, les unes pour les autres. C’est beaucoup plus difficile qu’un puzzle normal parce que là, aucun modèle n’est à notre disposition pour nous aider à placer les pièces.
J’aurais tellement aimé lire les chroniques et Pensées de mes arrières grands-parents. Que sais-je d’eux ? Des anecdotes, une poignée de photos aux couleurs sépia dans une vieille valise ? J’aurais aimé connaître la vision qu’ils avaient d’eux-mêmes, du monde de l’époque. J’aurais aimé me balader dans les méandres de leurs pensées. C’est dans cet esprit que j’ai écrit Pensements. Non pas pour marquer l’Histoire, mais pour marquer les moments de mon histoire, pour marquer une pensée et la figer dans l’espace et le temps. Je me dis que la pensée, même la plus banale est une chose superbe, parce qu’elle est, tout simplement, comme l’air, l’eau, la terre. Je suis convaincu que la pensée a des effets tangibles, qu’elle a de la chair, une existence et une incidence sur ce qui nous entoure, même lorsqu’elle est non dite. Voilà pourquoi je me fais un devoir d’exprimer haut et fort certaines réflexions, lorsque celles-ci rejoignent le monde social, politique et institutionnel, car d’une certaine manière je pense qu’elles ne m’appartiennent pas.
Il y a quelques années, j’ai connu une très vieille dame qui s’appelait Gaby Pascualena. Elle est morte à l’âge de 101 ans à l’hôpital de Mauléon-Licharre. Elle a vécu toute sa vie dans cette commune. À 14 ans, elle travaillait déjà dans l’industrie de la chaussure. Quand j’écoutais Gaby, je voyais Mauléon comme je ne l’ai jamais connu, comme aucun historien ne le fera jamais connaître, parce que la pensée populaire est rare et qu’elle est toujours confisquée par les pouvoirs, qu’ils soient ceux de la finance, des médias, des politiques, des philosophes, des historiens. Un proverbe africain dit «  un vieillard qui meurt, c’est une bibliothèque qui brûle ». Je suis allé voir Gaby à la maison de retraite, avec un carnet de notes, mais le feu avait déjà commencé à faire son travail.
Comme Gaby, je suis une pensée populaire, parce que je raconte le monde à ma manière et que cette manière est unique comme chaque être vivant est unique. Je suis un simple témoin, mais un témoin qui veut récupérer sa puissance d’être, d’exister, dans une période où l’on ratisse large pour construire une société uniforme à la mesure des lois du marché. À cet instant, il me vient en tête cette phrase du poète portugais Michel Torga : « L’universel, c’est le local moins les murs ». Je suis convaincu qu’il faudrait sonder l’universel qu’il y a en chacun de nous et que de cette façon et uniquement de cette façon, nous serons capables de briser tous les murs qui nous maintiennent serrés comme des sardines dans des paradigmes étriqués. Car à ce moment-là, peut-être verrions-nous à la fois l’indigence et la lumière qui nous habitent et nous trouverions alors le courage de faire les choix difficiles. Je crois qu’il nous faudra faire des choix difficiles à l’avenir. Nous avons cru apprivoiser notre temps et notre espace, mais ils nous échappent finalement, en faisant fi de notre orgueil d’espèce supérieure. Supérieure ? Mais supérieure en quoi ?
De temps en temps, je me demande quelles sont les vraies valeurs dans cette existence. Dans Pensements volume 1, j’avais exclu de cette liste le travail obligatoire, la patrie, le mariage, la chasse, la compétition (a fortiori dans l’économie), la bagnole, la technologie, les élevages industriels. J’avais émis des doutes sur l’école. J’aurais aimé parler du voyage que l’on confond avec le nomadisme, mais je n’ai jamais trouvé le bon angle d’attaque. Il y a des valeurs qui me paraissent évidentes comme s’occuper de ses enfants, prendre le temps de vivre, de manger, de préparer à manger, de respirer, de se promener dans la nature, d’avoir des relations (notamment sexuelles), de pratiquer les arts, de s’occuper d’un potager, de mettre sa main dans la terre, d’aimer son prochain. Il y a les actions de communiquer, de confier, de transmettre. Je me dis que dans chaque famille, une personne devrait s’occuper de prendre des notes sur les faits et gestes de la génération présente pour les transmettre à la suivante. C’est dans cet esprit-là que j’ai écrit Pensements.
C’est l’indignation qui en premier lieu me pousse à écrire, mais pas seulement. C’est aussi le respect que j’ai pour la vie et pour tous ces moments qui nous sont offerts au quotidien et puis l’étonnement face au mystère qui nous trouve tous là, sur une planète bleue et verte, perdue au milieu d’un univers infini. Parfois, je regarde l’espace, les étoiles et là, je sais que le monde n’appartient définitivement à personne. Aucun dieu, aucun maître, aucun curé, aucun patron, aucune religion, aucun ministre, aucun humain, ne peut se prévaloir de ce temps et de cet espace qui nous est imparti. Le monde est libre et la liberté est à prendre comme un fruit mûr et il appartient à chaque homme et chaque femme sur cette planète et aussi bien sûr, à chaque arbre, chaque brin d’herbe de le respirer à satiété. Le mystère est intact depuis le début des temps et reste accroché devant nos yeux, immuable. Le monde est libre et doit se défier de toutes les doctrines et de toutes les croyances et j’ai l’intention de l’occuper à ma façon le plus longtemps possible.
Alors d’une certaine manière, les Pensements ont été pour moi une manière de relire le monde, de le réinventer. Je ne serais pas complet si j’omettais le  bonheur que cela a été pour moi de pratiquer l’écriture dans ce qu’il y a de plus ludique. Jouer avec les mots, les mélanger, les ordonner à ma façon avec souvent pour unique objectif de rire du monde, de soi-même et des autres.
J’espère, chèr(e)s lec(trices)teurs, que vous prendrez autant de plaisir à les lire, que moi j’en ai eu à les écrire.
Laurent CAUDINE
Le 22 janvier 2012
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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 20:07

Ah, les frontières!!!!

 

 

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 13:49

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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 21:13

15000 personnes aujourd'hui à Bayonne pour défendre des droits humains, les droits élémentaires des prisonniers Basques. Merci à Manuel Valls d'avoir, grâce à sa bêtise crasse et à sa veulerie, permis à bien des gens en Pays Basque, dans l'Hexagone et ailleurs, d'ouvrir les yeux, non pas sur le "problème"(?) basque mais sur la question basque.

 

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 12:00

 

http://farm5.staticflickr.com/4023/5154589962_2a8bb4db57_m.jpg

                                                                             Photo: Richard Cuisset.

 

Communiqué de presse,         273CFC43-2811-449B-92ED-D93E793EAB1E.png
Le 5 novembre 2012
 


L’Office National de la Chasse _et de la Faune Sauvage (ONCFS) est un
établissement de moins en moins public. Le lobby de la chasse en a
détourné la mission tout en encaissant des subventions de l’État
multipliées par 118 en huit ans ! Pour stopper cette amputation du
maigre budget du ministère de l’Écologie, normalement destiné à la
protection de la nature, l’ASPAS demande que l’ONCFS soit rattaché à la
future « Agence de la biodiversité ».

Dans son rapport du 27 juillet dernier jusque-là resté confidentiel,
mais récemment mis discrètement sur son site, la Cour des comptes
épingle une nouvelle fois l’ONCFS (1) tant sur sa gestion financière que
sur la partialité de sa gouvernance. Elle en pointe les « dérives » et
les « pratiques contestables ». La main mise du lobby chasse sur la
gestion de notre patrimoine naturel entraîne de réels problèmes pour la
faune sauvage.

En 2005, la ministre de l’Écologie, Roselyne Bachelot, avait adressé une
lettre de mission au directeur général de l’ONCFS lui intimant de «
faire de l’ONCFS la maison des chasseurs ». Mission qui a été
respectée au delà de tous les espoirs de la ministre… Cet établissement,
comme ses missions, dépendent désormais du bon vouloir des fédérations
des chasseurs, largement majoritaires dans son conseil d’administration.
La Cour des comptes confirme : « la loi du 23 février 2005 a redonné
aux représentants des chasseurs une majorité d’influence qu’ils ne
manquent pas de revendiquer ni d’exercer ». Ce qui n’est pas sans poser
de problèmes sur les missions et les études menées par l’ONCFS : «
l’insuffisante diversification des partenariats de l’établissement dans
ses activités d’observation, d’études et de recherche nuisent à
l’indépendance et à la reconnaissance de certains travaux de l’ONCFS
concernant les espèces chassables, dés lors que les intérêts des
milieux cynégétiques sont en jeu » ! En clair : les données
scientifiques qui dérangent les chasseurs, notamment sur les périodes
d’ouverture de la chasse, l’état de conservation de telle ou telle
espèce chassable ou la biologie des prétendus « nuisibles », ne sont pas
publiées.

Sur le volet financier, la Cour des comptes relève que « la subvention
pour charges de service public, inexistant en 2003, s’est
considérablement accrue, passant de 0,33M€ en 2004 à 39,2M€ au budget
primitif 2012, soit une multiplication par 118 en huit années […] Or
cette augmentation n’est pas justifiée par une évolution des activités
de l’ONCFS dans des proportions similaires ». Et de rappeler une
nouvelle fois que la redevance cynégétique n’est pas l’argent « des
chasseurs » comme ces derniers aiment à le faire croire : « les
redevances cynégétiques ne relèvent pas des redevances pour services
rendus, mais de celles des impositions de l’État, et elles sont donc
destinées à financer toutes les activités de l’établissement ».
Entendez : elles ne sont pas destinées à financer les intérêts
particuliers du monde de la chasse, mais des missions d’intérêt public,
notamment de protection de l’ensemble de la faune sauvage.

Avec un Conseil d’Administration très largement dominé par le lobby de
la chasse, les dérives sont devenues coutumières. Pierre Athanaze, le
président de l’ASPAS, en sait quelque chose. Il en a été administrateur
et n’a cessé de dénoncer les dysfonctionnements de l’établissement au
profit  des chasseurs. Mais en 2008, à leur demande, il en a été
débarqué par Jean-Louis Borloo, alors ministre de l’Écologie, et
remplacé par… un chasseur !

En ces temps de crises, le scandale est à la fois économique et
écologique, car c’est notre patrimoine naturel qui en est victime, et
avec l’argent des contribuables.

L’ASPAS demande qu’une enquête soit menée sur toutes les dérives
financières du monde de la chasse et que les missions de l’ONCFS soient
rattachées à la future « Agence de la Biodiversité » annoncée par le
Président de la République lors de la Conférence environnementale.

(1) Un précédent rapport (1er décembre 1999) avait mis en avant les
dérives financières du monde de la chasse, de l’ONC aux fédérations de
chasse.

Télécharger le rapport de la Cour des comptes du 27 juillet sur la
gestion de l’ONCFS
http://www.aspas-nature.org/wp-content/uploads/RF_64478_gestion_Office_national_chasse_faune_sauvage.pdf>*


Contact presse:Pierre Athanaze, Président de l'ASPAS : tél. 06 08 18 54 55

Association pour la Protection des Animaux Sauvages
Membre du Bureau Européen de l’Environnement - Bruxelles
B.P. 505 - 26401 CREST Cedex - France Tel. 04 75 25 10 00 - Fax. 04 75
76 77 58 - info@aspas-nature.org
Association reconnue d’utilité publique par arrêté préfectoral du 11
décembre 2008 (JORF n°0067 du 20/03/09)
Association 100% indépendante

 

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 08:50



156927 1243858474210 4086880 nNous souhaitons nous exprimer sur les circonstances de l’arrestation, de la remise à la justice espagnole et l’incarcération de notre fille, soeur et amie.

Nous affirmons clairement que les déclarations faites par Manuel Valls au quotidien Sud Ouest hier dimanche 3 novembre et aujourd’hui dans l’édition en ligne du Parisien sont fausses, nous affirmons que Manuel Valls est un menteur.

Aurore ne vivait pas dans la clandestinité. Depuis le 18 juin 2011, date à laquelle elle est revenue à la vie publique lors d’un meeting politique à Biarritz, elle vit normalement au vu et su de tous le monde. Nous en voulons pour preuves les élements suivants :
-    Voiture à son nom, carte grise faite à la Sous Préfecture de Bayonne le 11 septembre 2012 (document ci-joint)
-    Carte d’identé refaite à la Sous Préfecture de Bayonne suite à une demandé déposée en Mairie de Mauléon, vérifiable auprès de cette Mairie.
-    Demande de RSA validée le 22 octobre 2012, dossier déposé le 18 octobre 2012. (document ci-joint)
-    Document d’inscription à Pole Emploi en date du 25 avril 2012 (document ci-joint)

Nous ne croyons pas à un contrôle fortuit. Plusieurs témoignages nous sont parvenus qui attestent qu’au moment de son arrestation d’autres contrôles de gendarmerie ont eu lieu sur le chemin de retour que devait emprunter Aurore, l’axe Mauléon-St Michel (son lieu de résidence) et l’axe Mauléon-Hasparren (résidence de son compagnon). Nous fournirons des éléments plus précis dans les jours qui viennent. Pour cela nous lançons un appel à témoin à la population. Nous souhaitons avoir des témoignages sur des contrôles de gendarmerie ou tout autres mouvements de inhabituels sur les axes Mauléon-St Michel et Mauléon-Hasparren durant la journée du 1er novembre et plus précisement entre 15h et 17h, et les jours précédents cette date.
Vous pouvez nous joindre au 0787769265 ou à l’adresse suivante : martinfamilia.eh@gmail.com. Lors de vos témoignages et de façon à pouvoir les utiliser nous vous demandons de laisser vos coordonnées (nom, prénom, adresse postale et numéro de téléphone).

Pour terminer nous en appelons à l’arbitrage de François Hollande qui lors de la campagne présidentielle avait parlé de clémence pour Aurore. Nous vous demandons de faire tout votre possible pour qu’Aurore revienne parmi nous et que la vérité sur les circonstances de son arrestation soit faite.

Pays Basque le 4 novembre 2012

 

Pour écrire à Aurore ( Note de la blogueuse)

Aurore Martin
CENTRO PENITENCIARIO MADRID V
Ctra. Comarcal 611,  km. 37,6
28770 Soto del Real (Madrid)

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3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 09:00

http://herrira.org/wp-content/uploads/2012/01/goiburua.png

 

N'en déplaise à Monsieur Manuel Valls, par ailleurs pourfendeur de Roms et fanatique de torturomachie, la société basque veut la paix,  et ceci des deux côtés de la "frontière".

En attisant le feu comme il le fait ces derniers temps par des déclarations guerrières méprisantes pour les acteurs d'un consensus désormais bien assis ou par l'arrestation d'Aurore Martin 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Aurore_Martin ,http://herrira.org/wp-content/uploads/2012/11/Aurore-150x150.jpg

le pyromane Valls prend de lourdes responsabilités.

Je laisse ci-dessous le soin à mon amie Ursoa Parot ainsi qu'à mon ami Gabriel Oyharzabal d'expliquer à ceux d'entre vous qui n'ont pas la moindre connaissance de la situation des prisonniers politiques basques et de leurs familles le pourquoi de la manifestation du samedi 10 novembre prochain à Bayonne.                                                                             

 

Aujourd'hui, les armes se sont tues en Pays Basque, de la part des Basques, sous la forme d'un pari : le pari de la paix dans la justice. Mais pour que cette paix et le rétablissement de la justice qui va avec soient assurés, toutes les bonnes volontés actives et la solidarité sont nécessaires.

Une des conséquences importantes de ce conflit est l'existence de 607 prisonnier(e)s politiques qui ne sont pas reconnus en tant que tels alors qu'un traitement spécifique leur est réservé, que des mesures exceptionnelles leur sont appliquées, bafouant sous certains aspects les propres lois françaises et espagnoles et les droits de l'homme eux-mêmes (torture, isolement total, incarcération à des milliers de kilomètres de leurs familles, procédures d'exception prolongeant indéfiniment les peines entre trente et quarante ans,..).

A travers les trois derniers cas qui lui ont été soumis dont celui de Martxelo Otamendi, directeur d'un quotidien en langue basque, torturé, Le Tribunal des Droits de l'Homme européen lui-même vient de condamner, à l'instar d'autres instances internationales, la chape de plomb qui bloque toute enquête sur les milliers d'allégations de tortures concernant aussi la France puisque de pseudo aveux arrachés sous la torture ont été utilisés dans des procédures françaises.

Le Tribunal des Droits de l'Homme de Strasbourg vient de condamner l'application extra-légale aux prisonnier(e)s basques de peines additionnelles de 10 à 20 ans supplémentaires, hors jugement, afin de prolonger l'incarcération jusqu'à quarante années (Doctrine Parot).

Ces violations des droits de l'homme ne sont pas acceptées par la majorité de la société basque qui se mobilise pour que la paix prenne racine dans ce pays sur des bases de justice. Tous les  acteurs politiques et sociaux de tout le Pays Basque allant de la majorité des élus aux associations culturelles, mais aussi une forte représentation internationale**,  rassemblent leurs forces et leur action pour que ce pari de la paix soit gagné.

Seuls les deux Etats campent sur leurs positions, font obstruction à la paix en accentuant les mesures répressives et n'offrent aucun geste d'apaisement, rejetant toute responsabilité.

La société basque et la paix méritent que l'on se mobilise pour elles. Les Basques eux-mêmes ont su être solidaires dans l'Histoire. Si nous sommes concernés par le respect des droits de l'homme, nous le sommes aussi par le respect des droits fondamentaux des prisonnier(e)s basques et de leurs familles. Notre solidarité active est aujourd'hui nécessaire afin que ce pari pour la paix soit gagné et que le cycle de violences prenne fin.

.** députés européens, personnalités réunies lors de la conférence de paix d'Aiete à St-Sébastien dont les artisans de la paix en Irlande (Jonathan Powel, Gerri Adams, Berthie Ahern), l'ONU avec Kofi Annan, etc.

                                                                                                               Ursoa Irene Parot Navarro. 

 

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            Un an après la Conférence Internationale pour la Paix au Pays Basque d'Aiete ­et l'arrêt définitif de la violence armée par ETA à laquelle participaient Kofi Annan (ancien Secrétaire Général des Nations Unies), Pierre Joxe (Ancien ministre de l'Intérieur), …  et l'abandon définitif des armes par ETA, le procesus de paix a peu évolué car Madrid et Paris refusent de négocier avec l'organisation basque.

La Déclaration d'Aiete avait obtenue un large soutien dans l'ensemble de la population basque ainsi que y compris celle du Pays Basque Nord. Mais l'attitude des gouvernements français sous Chirac, Sarkozy ou Hollande reste dans la répression et le refus de tout dialogue tant qu'ETA ne dépose pas les armes.

Tout le monde s’interroge sur le comportement atterrant du ministre de l’Intérieur français Manuel Valls qui s’aligne sur la dure politique de Madrid. C’est d’ailleurs dans cette ville qu’il a annoncé qu’il ne laissera pas faire la demande quasi unanime des élus du Pays Basque la création d’une collectivité territoriale spécifique pour le Pays Basque français !

Et, encore plus surprenant il a fait appliquer une décision d’un mandat européen (MAE) contre une jeune militante de Batasuna (parti légal en France) plongeant dans la consternation les élus de tout bord mais spécialement les Socialistes, mais aussi la société civile.

Devant ces comportements provocateurs, Herrira, l'association qui demande une nouvelle politique carcérale, l'abandon de la doctrine Parot par l'Espagne (une politique pénale particulièrement dure et qui ferme la porte à toute évolution), un traitement humanitaire pour les prisonniers très gravement malades ou en fin de vie, le rapprochement des prisonniers au Pays Basque, la fin de leur dispersion et la fin de l'éloignement des réfugiés basques, organise une manifestation de  solidarité le dimanche 10 novembre, à Bayonne. Le rendez-vous est donné à 15 h, place des Basques.

            La manifestation aura le soutien de nombreux secteurs de la société civile comme le barreau des avocats de Bayonne, de nombreux syndicalistes (CGT, CFDT, SUD, ELB, LAB,...), de 150 élus, de divers collectifs et orgaisations basques (Abertzaleen Batasna, Batasuna, …).

 

                                                                                Gabriel Oyarzabal

 

 

 

 

 

CONFÉRENCE DE PRESSE
Bayonne – 30 octobre 2012
  
Bonjour à tous et merci d’être venus.
  
Nous vous présentons aujourd’hui un dossier qui montre, par des faits, des chiffres, des noms et des témoignages ce que nous dénonçons depuis des années: l’implication de l’État français dans la problématique des prisonniers politiques basques.
  
La réalité des prisonniers politiques basques étant constamment en mouvement (arrestations, condamnations, libérations…), ce dossier représente une photographie de la situation au début de ce mois.
  
Sur les plus de 605 prisonniers politiques basques, 136 hommes et femmes se trouvent aujourd’hui dans des prisons de l’État français. 
 
33 familles du Pays Basque Nord ont au moins un prisonnier, certaines deux ou trois. 40 prisonnier-e-s ont leur famille ici.
 
Des centaines d’habitants du Pays Basque nord, parents et amis de prisonnier-e-s politiques basques prennent chaque semaine les routes de la dispersion. 12 accidents ont déjà eu lieu cette année, et la fatigue, la pression, les difficultés financières sont énormes.
 
La dispersion et l’éloignement, les préventives interminables et les condamnations allongées au maximum, l’isolement et les mauvais traitements, sont, aujourd’hui encore, les mesures d’exception que l’État français applique aux prisonnier-e-s basques.
 
Sur les 40 prisonniers dont nous parlons, 3 sont sous le coup de la perpétuité (mesure inhumaine et unique en Europe, même si l’Espagne parvient au même résultat avec la doctrine appelée “Parot”). Tous les 3 sont emprisonnés depuis 22 ans. Parmi eux Ion Kepa Parot qui s’est vu refuser la conditionnelle pour la troisième fois la semaine dernière. 18 ont des condamnations de plus de 20 ans. 20 sont incarcérés depuis plus de 10 ans.
 
144 kilomètres aller, c’est déjà beaucoup pour faire la visite. C’est la distance à laquelle se trouve le prisonnier le plus proche (Mont-de-Marsan). Que dire de ceux qui se trouvent à Châlons-en-Champagne (950 km), du côté de Lyon ou au sud de l’Espagne?
 
Tous ces éléments sont détaillés dans ce dossier, nous vous invitons à le lire attentivement.
 
Cette politique de violation des droits est toujours en vigueur, l’État français n’a toujours pas reconnu l’existence de prisonniers politiques dans ses prisons ni son implication directe dans le conflit. Et il n’applique toujours pas ses propres lois. Continuant de nier l’évidence, il persiste, comme nous l’avons encore vu ce week-end, dans la voie répressive, se cachant derrière l’État espagnol quand il s’agit de prendre ses responsabilités.
 
Mais les temps ont changé, et grâce au travail d’un grand nombre de gens, nous sommes enfin sortis du silence avec lequel ils nous étouffaient. Un nombre toujours plus important d’acteurs politiques et sociaux, parmi lesquels de nombreux élus de la même couleur politique que le gouvernement en place, fait siennes nos revendications, car il est évident que le processus n’avancera qu’avec la résolution de cette situation, celle des prisonnier-e-s et la notre.
 
Ce sont les États qui sont isolés maintenant, et cela nous place devant une occasion sans pareille de les obliger à prendre la voie de la justice et de faire respecter nos droits. Cela ne dépend que de nous maintenant.
 
Pour toutes ces raisons, nous voulons souligner l’importance de la manifestation organisée par Herrira le 10 novembre à Bayonne et voulons appeler l’ensemble de la société à venir, comme nous le ferons, y participer.
 
Il est indispensable de donner à ce rendez-vous l’importance qu’il mérite. Ce sont des droits de nos parents et amis que nous parlons. Ils sont piétinés chaque jour dans l’Etat français, et nous voulons envoyer un message clair au gouvernement français: nous voulons le respect des droits et nous voulons le retour à la maison de nos proches. Nous affirmons également partager totalement les revendications exprimées dans le manifeste d’appel à la manifestation du 10 novembre.   
 
Nous vous y donnons donc rendez-vous.
 
Hurbildu bakera!

 

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2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 12:36

  Cet article est paru ici:  http://www.eitb.com/fr/

 

 

http://www.eitb.com/multimedia/images/2012/11/02/731953/731953_497778_aurore_martin_atxiloketa_original_imagen_foto610x342.jpg


  • La militante basque Aurore Martin a été incarcérée vendredi à Madrid, après avoir été extradée vers l'Espagne par les autorités françaises. Son extradition a provoqué l'incompréhension et l'indignation au sein de la société basque.

    Aurore Martin a été arrêtée dans le cadre d'un mandat d'arrêt européen émis en 2010 par l'Espagne. Les autorités espagnoles l'accusent d'avoir participé à des conférences de presse et écrit des articles d'opinion au nom de Batasuna, parti interdit en Espagne, mais légal en France. La jeune militante risque 12 ans de prison en Espagne.

    Après avoir été présentée à l'Audience nationale, la plus haute instance pénale espagnole, le juge a envoyé Aurore Martin en prison inconditionnelle, sans possibilité de libération sous caution. Elle restera en prison jusqu'à son procès.

    De nombreux élus, de toutes les forces politiques, ont durement critiqué l'arrestation et l'extradition d'Aurore Martin. Pour la première fois, la France livre une militante basque de nationalité française à l'Espagne pour ses engagements politiques.

    Seize élus basques du Parti socialiste, dont plusieurs députés et conseillers généraux, ont condamné ce vendredi l'exécution du MAE. "Nous rappelons que les faits visés par l’Espagne ne sont pas répréhensibles en France : appartenance à un parti politique légal en France et participation à des manifestations publiques," soulignent-ils dans un communiqué et demandent "le retour immédiat" d'Aurore Martin.

    En juillet 2011, François Hollande avait, lui aussi, manifesté son soutien à Aurore Martin en réclamant une issue "favorable" et demandant la clémence (écoutez ses déclarations, enregistrées par France Bleu Pays Basque).

    "Ce que Sarkozy et Guéant n'avaient pas fait, Hollande et Valls l'ont fait," a dénoncé Batasuna ce vendredi matin, lors d'une conférence de presse. Batasuna accuse Manuel Valls d'avoir rompu "l'accord tacite" de ne pas appliquer le mandat d'arrêt européen à Aurore Martin.

    Max Brisson, conseiller général UMP, a également réaffirmé son "indignation" et sa "grande inquiétude". "Si j'ai toujours combattu les thèses politiques d’Aurore Martin, j’ai également déclaré depuis le début que le mandat d’arrêt européen était utilisé, en l'espèce, de manière disproportionné par rapport aux faits incriminés parce qu’elle est une citoyenne française et que les faits qui lui sont reprochés en Espagne ne sont passibles d'aucune peine en France," a-t-il rappelé ce vendredi dans un communiqué.

     

    Max Brisson attend que les élus socialistes du Pays Basque "obtiennent au plus vite que le gouvernement qu’ils soutiennent mette un terme à des attitudes brutales vis-à-vis du Pays basque qui en se cumulant en peu de temps risque de provoquer des tensions dont le gouvernement socialiste et ses représentants locaux seront les seuls responsables".

     

    "On ne peut pas avoir aujourd’hui une posture offensée à Bayonne et se soumettre à Paris alors que le ministre de l'Intérieur enfonce le clou en se réjouissant officiellement de l'arrestation de la militante abertzale," a-t-il ajouté, en demandant aux élus socialistes basques de "clarifier leurs positions et se rappeler les promesses qu'ils tenaient durant les campagnes électorales des cantonales et des législatives".

     

    "À défaut de cette clarification, les beaux discours du PS des Pyrénées-Atlantiques s’apparenteraient à du cynisme pour ne pas dire à du machiavélisme," a-t-il conclu.

    Dans un communiqué intitulé "Que cherche Manuel Valls?", Europe Ecologie Les Verts (EELV) Pays Basque s'est dit "choqué" par l'attitude de Manuel Valls concernant le Pays Basque et "s'inquiète de voir pratiquer une répression que rien ne justifie dans le climat actuel".

    "Alors que les élus de tous bords, au-delà des clivages politiques, et la Société Civile s'allient à la fois pour travailler à l'avenir du territoire et pour rendre pérenne la paix rendue possible par le dépot des armes de ETA, Monsieur Valls semble vouloir créer la discorde en entretenant sciemment l'amalgame et la confusion", ont-ils dit, en faisant référence aux déclarations polémiques réalisées par Valls en début de semaine.

    Pour Olivier Dartigolles (Parti communiste), "le Gouvernement Ayrault vient d’écrire une page déshonorante pour notre pays". "Le Parti communiste exprime son indignation et appelle l’ensemble des républicains à exprimer leur condamnation," a-t-il ajouté.

     

    Retrouvez d'autres réactions dans notre article antérieur sur l'extradition d'Aurore Martin.

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