Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
21 octobre 2021 4 21 /10 /octobre /2021 09:46
Labri, haizearen emaztegaia

Orroitzen zira?

Vous vous souvenez de ce conte écrit par mon frère?

http://jenolekolo.over-blog.com/article-labrie-la-fiancee-du-vent-2-102616866.html

Voici maintenant la traduction en langue basque par P.Errekarte. 

Et l'illustration est de Marc Latxague. 

Labri haizearen emaztegaia

Urte hartan markesak ekarrrarazi zuen lanera aizkolari saldo bat gure pikatuaren aldean. Hauen artean bazauden hizkuntza misteriotsuan mintzo eta frantsesa aski nekez zerabiltenak.

Gauean kantuz eta dantzan laket zuten edo bestela Pirene-altzoan zuten beren herriko historioen kondatzen.Gaubeila hauetatik asko ahantzi zizkit, baina bereziki batek nau hunkitu. Gogoratzen naiz oraino kondalariaz, suak argitua, bere aizkora borobiltsua belaun gainean, ahots ozenez, hitzak bilatuz, begiak berebaitaratuak kondalari, eta historio hau kondatu digu.

Zakur eme ttiki bat bizi zen, oihanaren erdian,gure mendietan.Gu bezalako aizkolariak ziren haren jabeak, honara ekarria zuten gazte-gaztea. Ez zen hain ederra : ilea luze, mutur punta beltzekoa, zango-besoz laburra, eta gorputz luzekoa. Laket zitzaizkion pêtigora eta gainbehera enbor arteetako lasterraldiak, baina maiz gelditzen zen iguzkiari begiratzeko adarren artetik. Ez zitzaion tratu tzarrik jasanarazten ez, baina inor ez zen hartaz axolatzen. Hertsatua sentitzen zen eremu eta maitasun eskasean. Bihotza zorion eskasean, inor ez baitzen hartaz jabetu. Horregatik egun hartan ihesegin zuen, joateko nora-nahi, menturaren menturan.

Udaberriko goiz ederrean, hartu zuen aske hatsa, kolore orotako lorez margotu espil zabalean. Haize arinak zekartzan mila usainon. Biziaren arrabotsa hautemaiten zen haren inguruan. Bere zangoetan finkatuz, zakurra altxatu zen eskainiz haize goxoaren laztanari bere mutur beltz polita. Orduan, zorionaren eredutzat hartu zuen haizeak. Belar eta loreak makurtuz bere hats usaintsuaz inguratu zuen. Pozaren pozez zagoen laztan hau hartzean. Han, bertan gelditu zen haizea ahantziz eiheren hegalak eta itsasontzien belak hain indartsua baitzen elkarganatzea ! Baina bere ekinbeharrak deitzen zuen eta ezin utziz bakarrik espilean hatsez hantu zen eta berekin eraman zakurra.

Geroztik, ez da sekulan ikusi lurrean. Haizea harekin ezkondu dela diote mundutarrek eta Labri izenez bataiatu duela. Hodeiak ikusten dituzunean zerugainean lasterka, Labri dago haien ondotik. Hodei dirudien artaldea, Labrik du bildua. Aurkitu zuen mendian utzi ditu izan dituen ume osteak. Gizonek bildu eta hazi dituzte maitasunaren aldera. Umeen ume oinordekoek dituzte oraino ardiak biltzen mendian. Amarengandik daukate edertasuna eta hats iraunkor nekaezina.

Ez zaiteztela harri zeru aldera altxatzen badute muturra eta begi gaztaikoloreak zuen artzaizakurrek, han zerugainean entzuten dute iragaiten beren ama.

Uste duzue, beharbada historio hau asmatu dudala ? Ez oihanaren erdi-erdian aizkolari zahar batek, sutondoan, kondatu izan dit.

Richard Cuisset

 

Partager cet article
Repost0
4 décembre 2020 5 04 /12 /décembre /2020 16:16

Une contribution de Daniel Labeyrie

Vinrent cette année-là
Des temps étranges
Guy BEART

Cette année-là, la vingtième d’un siècle à feu et à sang, les humains perdirent la face, l’espérance piétinée sous des flots de sang et de boue n’habitait plus le cœur des humains. Sur un continent, des millions d’arbres furent réduits en poussière après avoir été passés par les flammes. Des foules faméliques s’agglutinaient aux portes des métropoles pendant que des oiseaux par millions brûlaient leurs ailes dans les brasiers incandescents.
On invoquait vainement les dieux des lointaines galaxies : le silence sidéral de leur réponse décourageait le genre humain. La croix, l’étoile, le croissant et le lotus flottaient encore sur les édifices religieux, tels des oriflammes désespérées.
    Les humains décimés par les ravages des virus devinrent la proie des charognards affamés. Des régions entières furent totalement anéanties. Quelques rares enfants rescapés de l’apocalypse subsistaient, ici et là, errant hors des villes désertées.
    Au-dessus de ce désastre, imperturbable, le soleil continuait sa course diurne ; la lune dans sa traversée nocturne regardait tristement sa planète-mère. Pas le moindre poète, pas le moindre rêveur pour converser avec elle. Trop occupés par leur quête de survie, les enfants l’ignoraient.
    Chose étrange, les animaux semblaient s’adapter à la situation. En Aquitaine, la grande forêt landaise conservait encore quelques bouquets d’arbres : pins parasols, chênes-lièges et saules furent les rares espèces à survivre à l’hostilité ambiante. 
Les écureuils jouaient avec innocence sans se soucier des martres qui les chassaient. Les chevreuils n’avaient plus à craindre les balles des chasseurs qui avaient totalement disparu. Les buses, posées au sommet des troncs calcinés, faisaient ripaille des rongeurs qui pullulaient. Les passereaux chantaient à tue-tête : délivrés des piégeurs à la glu, en toute confiance, ils se posaient sur les épaules des enfants hirsutes et déguenillés.
Dans certaines villes, comme Salies-de Béarn, des hordes de sangliers avaient totalement investi les lieux. Les thermes désertés devinrent leur aire de jeux. Les marcassins se prélassaient au soleil sur des transats pendant que les laies mâchaient des roses dans le jardin public. Les mâles jouaient à la lutte sur la place du marché. Les ronds-points étaient gardés par des vieux mâles revêches qui arboraient leurs défenses avec arrogance.

 Dans le temple et l’église, les hirondelles gazouillaient, ce qui faisait sourire la statue de Saint-François d’Assise. La nuit, les chauves-souris volaient en ballets majestueux au-dessus des eaux du Saleys pendant que les chats-huants hululaient sur les cheminées à moitié écroulées. Les fouines avaient éloigné les chats qui furent obligés de goûter à la vie sauvage dans les hangars délabrés des fermes abandonnées. 
Les vaches, livrées à elles-mêmes, couvertes d’aigrettes blanches, ruminaient paisiblement dans les prairies alentour. Les couleuvres se la coulaient douce sur les rochers des ruisseaux. Des milliers de canards, échappés des élevages, recouvrèrent la liberté mais pas question de cancaner dans les piscines, toutes investies par les sangliers. Ils durent se contenter des mares saumâtres dans les villages voisins.
Dans les campagnes, quelques dizaines d’enfants, s’accommodaient comme ils pouvaient de l’inconfort de la vie sauvage. Ils pêchaient dans les ruisseaux de rares poissons qu’ils consommaient crus, cueillaient des herbes et des baies sauvages. En aucun cas, ils n’attentaient à la vie animale. Les enfants n’exerçaient pas le moindre pouvoir sur le règne animal, maître de ce nouveau monde. Les garçons se chargeaient de la quête de nourriture, construisaient des cabanes et les filles filaient la laine des moutons pour confectionner des vêtements chauds. Le soir, par temps doux, autour du feu, tout le monde se mettait à danser en chantant des comptines.
C’est ainsi que s’écoulait le temps et les saisons dans ce coin de France relativement épargné par la fureur. Certains soirs de pleine lune l’on percevait une rumeur lointaine comme un galop de cavaliers d’apocalypse.


 

Partager cet article
Repost0
23 septembre 2020 3 23 /09 /septembre /2020 18:07

Gilles Marchal L'amitié 1982 A mes amies, nos amis ( ceux de Gilles, les miens, les vôtres), qu'ils soient animaux ou arbres, qui ont quitté ce monde et qu'il est impossible de faire tous et toutes apparaître sur ce montage. Parmi eux,une pensée toute particulière pour Glad, la louve de Sibérie si chère à Gilles et pour la greffière Poiluche, si profondément gravée en mon coeur. Et si vous souhaitez connaître l'histoire de Glad la louve, rendez vous ici : http://jenolekolo.over-blog.com/article-je-l-appellais-glad-105922731.html

.

Partager cet article
Repost0
18 septembre 2019 3 18 /09 /septembre /2019 17:25
Le dernier voyage

Une contribution de Daniel Labeyrie

 

Le dernier voyage

 

Meuh... Meuh...

 

 

Dans l'avenue, le vieux tracteur vert filait à vive allure, précédé et suivi de nombreuse voitures. A l'arrière, dans une remorque d'un autre âge, émergeait la tête d'une vache, vision anachronique en pleine ville.

 

L'animal se savait condamné car la porte de l'abattoir était proche.

Dans sa tête revenait la vie douce dans les vertes pâtures, les longues journées de pluie, le rude gel qui fait trembler les arbres et mourir les oiseaux dans les fourrés.

 

L'espace d'un instant, nos regards se croisèrent : dans ses grands yeux de vache, le désespoir était intense. L'extrémité de ses cornes semblait appeler au secours des entités célestes qui ne pourront contrecarrer le funeste destin du bovin.

Dans les abattoirs ça saigne, ça gémit, ça n'a de cesse de mourir, de périr dans le bruit et la fureur. Qui dira la détresse d'une vache esseulée, vaincue par les ans, animal dont on n'a que faire dans une ferme ?

 

Dans une étable, une hirondelle volète au-dessus de la place vide couverte de paille sèche. Une petite fille laisse tomber des larmes sur son cahier d'écolière face à l'étable. Sur son vélo, un cycliste pose pied à terre au passage du convoi.

Bientôt, des hommes vêtus de noir ouvriront la bétaillère, la vache laissera couler deux grosses larmes sur le béton glacial. Dans le fracas d'une porte blindée, dans l'étroit couloir de la mort, l'on poussera, sans ménagement, une vache condamnée...

 

Le tracteur retournera au village, la petite fille sautera à la corde, l'hirondelle sillonnera l'azur de septembre.

Dans la prairie, étrangement silencieux, un troupeau de vaches regardera avec mélancolie descendre le soleil derrière la colline.

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
4 mai 2019 6 04 /05 /mai /2019 08:30

Une contribution de Manex Lanatua

Le titre est de la blogueuse

 

Alors que j'étendais mon linge,
 

effrontée cette tourterelle
 

 qui me houspille par ces mots
 

 " Hé' ! Vieux croûton!
 

 Change de fil si tu peux ! "
 

 Ah ! Le respect aux anciens
 

 même les oiseaux s'en balancent...
 

Partager cet article
Repost0
22 avril 2019 1 22 /04 /avril /2019 15:08

Le titre est de la blogueuse.

La puissance et la viande

Une contribution de Pacôme Thiellement

Il y a un peu plus de six ans, j’arrêtais de manger de la viande. C’était partiellement lié à l’exemple de mes amies végétariennes Blue Mandragoreet Elli Medeiros ; partiellement lié à un sentiment de dégoût de plus en plus fréquent qui me prenait devant la texture de la viande, sa couleur, son odeur, son goût… jusqu’à un jour où je me suis précipité pour aller vomir simplement après avoir porté un morceau de poulet à mes lèvres. Un jour, donc, je n’ai plus réussi à avaler une bouchée de cadavre et j’ai cessé de vouloir me forcer. J’ai attendu longtemps avant d’écrire sur ce sujet. Je déteste faire de quelque chose qui me tient à cœur un "sujet de discussion". Pour moi la question du végétarisme n’est pas un "sujet de discussion", c’est devenu de l’ordre de l’évidence.

Ce n’est pas une question de goût. La preuve, c’est qu’on ne supporte presque pas le goût de la viande : pour pouvoir la manger, elle doit être infiniment transformée, préparée, détournée, alors qu’un fruit ou un légume est naturellement délicieux. Si c’était si naturel pour nous de manger de la viande, nous avalerions des écureuils directement cueillis dans les arbres, nous mordrions dans un agneau vivant comme on mord dans une pomme. Les hommes ne mangent jamais de porc : ils mangent une chose qu’ils ont composé avec du porc, mais dans lequel ils auraient tout aussi pu mettre de la chair de bébé ou de la fesse de vieux tant le goût dépend peu de l’être vivant dont on l’a tiré.

Je n’ai jamais cherché à culpabiliser qui que ce soit parce qu’il ou elle mangeait de la viande. Il me semble évident que le fait d’arrêter de manger de la viande doit venir d’une décision personnelle, réfléchie ou spontanée, et non d’un échange musclé où on essaie de faire admettre sa vérité à son adversaire. Mais arrêter la viande m’a rendu sensible à certains sujets qui ont traversé l’Histoire des gnostiques, des manichéens et des cathares. Un chrétien mange de la viande. Mieux : il DOIT manger de la viande. Et la raison pour laquelle il doit le faire m’a éclairé la raison pour laquelle je ne voudrais plus jamais le faire. Ce n’est pas une question de goût ; ça n’a jamais été une question de goût. C’est une question de pouvoir.

"Nous voyons, en effet, et nous entendons à leurs cris que la mort est douloureuse pour les animaux, dit saint Augustin : Mais cela, l’homme le méprise dans la bête, laquelle étant privée de raison n’est pas liée à lui par une société de droit." Saint Thomas d’Aquin insiste également sur le fait que notre supériorité absolue sur les bêtes est garantie par la présence en nous de la raison. Il admet que, par sensibilité, l’homme puisse parfois compatir à la souffrance des bêtes, mais il s’agit là de la présence dans l’homme de la "passion sensible" : il faut subordonner cette sensibilité à la raison et retourner à table sans plus tarder. Mais en quoi est-ce si important de manger de la viande aux yeux des chrétiens ?

La "morale de viandard" de l’Eglise relève peut-être d’une explication plus trouble que cette "raison" convoquée par saint Augustin et saint Thomas d’Aquin. On peut même se demander si, dans leur défense du régime carné, ce que les chrétiens compensent par cette activité n’est pas le système hiérarchique auquel leur Foi les soumet. Et si le "plaisir" de manger de la viande ne provient pas plutôt de tirer celle-ci d’un être vivant, nous octroyant le luxe d’être indifférent à sa souffrance et de faire de celui-ci la simple matière d’une chose – un peu comme le Démiurge ("leur" Seigneur, "leur" Dieu) le fait avec nous. Nous sommes la viande de nos classes dirigeantes, comme celles-ci sont la viande de leur Dieu. Comment ne pas voir dans un monde de prédation généralisée la création d’un Démiurge fou et méchant ?

Ce n’est dès lors pas surprenant que les Sans Roi (gnostiques, manichéens, cathares) aient été majoritairement végétariens : la conception d’un monde où la véritable divinité est plus faible que les hommes entraîne une empathie plus grande avec les bêtes et ce qu’elles endurent. Dans chaque bête il y a une étincelle de Lumière d’autant plus grande que celle-ci est plus éloignée du pouvoir dont jouissent les hommes et qui est le facteur principal de leur enténèbrement. Dans chaque bête, il y a une proximité d’autant plus grande avec la divinité qu’elle est éloignée de la capacité à nuire à autrui. Si, comme le disent les anarchistes, le pouvoir est maudit, alors le carnisme est mille fois maudit puisqu’il est un pouvoir de mort sur des êtres mille et une fois plus faibles que nous.

 
 
Partager cet article
Repost0
15 mars 2019 5 15 /03 /mars /2019 18:21
Mais qui est violent, je vous le demande!

Un immense merci à Dominique Grange!

Dominique Grange et Jacques Tardi ont publié un recueil illustré de chansons révolutionnaires reprises des années 1970. Parmi ces textes, un nouveau, inédit consacré à la question animale, pour lequel Dominique et Jacques ont réalisé une vidéo. Youtube a censuré cette vidéo. Dominique nous appelle à réagir.

YOUTUBE vient de censurer le clip de ma chanson "REQUIEM POUR LES ABATTOIRS" qui serait une « incitation à la violence », alors qu’elle est au contraire une dénonciation de la violence faite aux animaux et des souffrances qu’ils subissent avant de finir dans nos assiettes. La vidéo a donc été supprimée de YouTube. Si vous partagez mon indignation et ma colère, merci de relayer l’info, ainsi que le courrier ci-dessous que j’adresse, aux censeurs de Youtube !

Où est la violence?...

Mais où est la violence, sinon du côté de ceux qui l’exercent contre les animaux ? Du côté de ceux qui les torturent, les broient, les mutilent, leur imposent une vie de misère, confinés dans des cages à pateauger dans leurs excréments, reclus dans des fermes-usines, des élevages intensifs où jamais ils ne voient le soleil, dans des cuves où ils tournent en rond par milliers du matin au soir, transportés dans des conditions épouvantables au fond des cales de bateaux, dans des camions où ils transitent de longs jours et de longues nuits sans assistance, se piétinent, se blessent, meurent souvent de leurs blessures ou de déshydratation, et agonisent au milieu de leurs congénères terrorisés par ce voyage dont ils pressentent l'issue fatale...

Où est la violence?

Non, messieurs les censeurs de Youtube, la vidéo de ma chanson, "Requiem pour les abattoirs", n'est pas une incitation à la violence. Elle est même tout le contraire : une incitation à en finir avec celle qui s'exerce quotidiennement et dans le monde entier à l'encontre des animaux ! Oui, elle est un réquisitoire contre cette cruauté sans limites qui donne aux humains tout pouvoir sur des êtres vivants reconnus sensibles : le pouvoir de les priver de liberté et de tout ce qui peut répondre à leurs besoins, de les exploiter de toutes sortes de façons, d'en faire des objets destinés à l'expérimentation scientifique ou à l’industrie cosmétique, de programmer la fin de leur vie et enfin, de se nourrir de leur chair après les avoir torturés ! Un droit de vie et de mort absolu, en somme, sur des êtres vivants, sentients mais privés de parole, donc incapables de se défendre. Là voilà, la violence que je dénonce dans le texte de ma chanson, laquelle s'appuie sur des images vraies, autant de témoignages authentiques extraits de vidéos tournées par des militants de diverses associations qui toutes se battent pour la défense des droits des animaux : L214, Peta France, One Voice, Animals International, Eyes on Animals, TSB, Animal Welfare Foundation et CIWF, Animals'Angels e.v., End pig pain, Swiss Animals Protection East International, Mercy for Animals, Acscct.org... Mais croyez-vous donc pouvoir nous faire taire en nous censurant ainsi ? Croyez-vous pouvoir empêcher de continuer à agir tous ces lanceurs d'alertes qui jouent depuis un certain temps un rôle si essentiel dans la prise de conscience de dizaines, de centaines de milliers, peut-être même de millions de personnes à travers la planète ? J’ignore qui a pu — comme vous l’écrivez dans l’Avertissement que vous m’avez adressé — « signaler » notre clip... Ce que je sais c’est que toutes les images que nous avons utilisées proviennent de vidéos largement diffusées sur Internet, et que c’est grâce à elles, aujourd’hui, que nous sommes de plus en plus nombreux à ne plus accepter cette violence comme quelque chose de normal. Et c’est pourquoi, malgré vous, malgré les lobbies embusqués pour nous empêcher d’agir, nous continuerons de la dénoncer publiquement et sans relâche, par tous les moyens dont nous disposons !

Alors, s'il vous plaît, messieurs les censeurs de youtube, prenez conscience à votre tour de la réalité et répondez-moi : de quel côté est la violence ? Du côté de ceux qui la dénoncent ou du côté de ceux qui l’exercent ?

Et puis méditez cette phrase de Léonard de Vinci : « Viendra un jour où d'autres hommes tels que moi considéreront le meurtre des animaux comme ils considèrent aujourd'hui le meurtre des hommes. »

Et encore celle-ci, de Isaac Bashevis-Singer : « Je ne prétends pas sauver beaucoup d’animaux de l’abattoir, mais mon refus de manger de la viande est une protestation contre la cruauté… Personnellement, je ne crois pas qu'il puisse y avoir de paix dans ce monde tant que les animaux seront traités comme ils le sont aujourd’hui ».

J'envoie ce courrier à de nombreuses personnes concernées par la cause animale et je le diffuserai sur le Web aussi largement que possible. Car je veux continuer de me battre, n'en déplaise à tous ceux qui vivent de l'exploitation et de la souffrance des animaux.

Dominique GRANGE, Chanteuse engagée. Le 29/01/2019

Partager cet article
Repost0
4 janvier 2019 5 04 /01 /janvier /2019 18:04

Une contribution de Jean-Paul Richier

J'ai vu, un peu par hasard, « Le Poulet », court-métrage tourné en 1963 par Claude Berri, qui avait 29 ans à l'époque.

C'est l'histoire (courte) d'un enfant de 6 ans qui ne veut pas que le poulet qu'ont acheté ses parents soit tué. Ça dure 15 minutes et ça finit bien 
Ceux de ma génération retrouveront leur enfance, et les [salauds de] jeunes pourront faire un voyage express dans la France des années 1960.
FranceCul l'avait présenté lors de sa diffusion sur Arte en 2015. (https://www.franceculture.fr/…/une-histoire-enfantine-et-bu…)

C'est curieusement ce film, médaille d'argent à la semaine du court-métrage de la Mostra de Venise en 1963, puis Oscar du court-métrage aux Academy Awards d'Hollywood en 1966, qui a porté Claude Berri vers la place qu'il a occupé dans le cinéma français.
Il en cause par exemple en 1966 https://www.ina.fr/video/I04156910, en 1967 https://www.ina.fr/…/I0…/portrait-de-claude-berri-video.html , ou en 1990 https://www.ina.fr/video/I00017235.

Bref, à l'époque le souci envers les animaux n'était pas à la mode, et pourtant il n'a sans doute pas été étranger au succès de ce court-métrage…

Partager cet article
Repost0
20 novembre 2018 2 20 /11 /novembre /2018 17:16

Une contribution de Julie Debert

(Le titre est de la blogueuse)

Liberté, j'écris ton nom.
Les laisser apprendre, ne pas les sur-protéger mais au contraire, leur laisser un environnement aussi varié, aussi riche que possible. Cela comporte certes plus de risques que s'ils étaient en paddock à l'herbe rase, une clôture sécurisée, avec un foin analysé et des rations ajustées pour qu'ils ne manquent jamais de rien. Mais pour le reste de leur vie, ceux-là sauront se gérer eux même et cela n'a pas de prix à nos yeux. Ils savent d'ores et déjà trouver des nutriments dans certaines plantes à certaines saisons (fougère, bruyère, ajoncs,...) sans s'intoxiquer. Ils savent manger les glands et châtaignes de manière raisonnable sans faire de coliques, ils savent chercher l'eau là où il y en a, trouver des minéraux dans la terre. Ils savent se méfier d'un barbelé, ils savent casser la glace dans une auge l'hiver. Ils reconnaissent les plantes toxiques. Ils savent marcher dans une pente où nous mettrions nous même les mains pour nous équilibrer. Et ils savent encore plein d'autres choses que nous n'avons pas pu observer. Ils pourront passer n'importe où et manger n'importe où. Nous savons à quel point il est précieux, le cheval qui sait se remplir le ventre d'un buisson de ronces, pour repartir sur des dizaines de km le lendemain. C'est le but de notre élevage. Et pour l'instant, nous avons l'impression d'avoir réussi notre pari 
 
Photo de janvier 2018, Hodei et Hegoa, pas encore un an, en tête, dans les ajoncs à flanc de montagne.
 
Partager cet article
Repost0
30 septembre 2018 7 30 /09 /septembre /2018 10:29
Home, sweet home

Hier, nous sommes allés chercher les deux loustics, Altxor et Gaztain sur leur lieu d'estive pour les ramener à la maison. Une habitude maintenant.

Au sujet de l'habitude , eux, en cinq mois d'isolement, ont perdu celle du bruit des moteurs et en ce qui concerne Altxor, celle aussi de certaines "bonnes manières". Les mouches, omniprésentes, les agaçaient et les rendaient nerveux. Et alors que nous engagions sur le petit tronçon de départementale que nous avons à parcourir avant de retrouver le chemin de la montagne, maman Gaztain a été prise de panique en entendant arriver un autocar conduit pourtant de manière raisonnable. Malgré ses sabots en mauvais état (mais rassurez-vous, rendez-vous est pris avec le maréchal ferrant pour le 6 octobre), elle s'est débattue et partie au galop, arrachant l'anneau de son licol. Nous l'avons rattrapée sans trop de problèmes mais la peur éprouvée par la mère s'était transmise au fils qui a commencé à se débattre aussi. Tous deux commençaient à retrouver leur calme quand nous avons vu arriver face à nous un cortège d'une bonne cinquantaine de voitures de luxe dont les conducteurs sortaient du restaurant et n'y avaient certainement pas bu que de la tisane. Deuxième épreuve de la journée, face à ces machines et à ces gens qui nous regardaient avec surprise et étonnement, nous les manants qui leur faisions signe, oh, crime de lèse-majesté, de ralentir.

Le reste du chemin s'est déroulé sans encombre, avec la jolie surprise d'un paysan souriant qui passait en voiture alors que nous nous préparions à la photo rituelle sous le très vieux châtaignier et qui  est descendu pour être pris en photo avec nous. Deux autres personnes cheminant vers Saint-Jacques de Compostelle et  chargées de très gros sacs se sont également arrêtés pour quelques échanges de photos et de renseignements sur le pottok "le cheval basque" comme disait l'une d'elles.

Voilà. A l'heure où j'écris , mère et fils sont en train de faire un sort à un grand tapis de liseron ainsi, hélas pour moi, qu'aux pommes tombées par terre.

Demain, Altxor, on repart un peu à l'école, quand-même. A la tombée du jour, quand les mouches sont au repos.
 

Un très grand merci à Anne-Marie, Evelyne, Chantal, Itziar,Jean-François, Etienne et Miguel, sans qui ce périple n'aurait pas été possible.Et je n'oublie pas la chienne Xipi qui, du haut de ses 13 ans et avec ses toutes petites pattes  n'a cessé de trottiner bravement.

Home, sweet home
Home, sweet home
Home, sweet home
Home, sweet home
Home, sweet home
Home, sweet home
Home, sweet home
Home, sweet home
Home, sweet home
Home, sweet home
Home, sweet home
Home, sweet home
Home, sweet home
Home, sweet home
Home, sweet home
Home, sweet home
Home, sweet home
Home, sweet home
Partager cet article
Repost0

Présentation.agerpen

  • : Le blog de Jeno l'écolo Jenofanimalhumaniste
  • : Le blog de Jenofa, citoyenne du monde enracinée en Pays Basque, petite fourmi de l'écologie.Jenofa, ekologiaren xinaurri ttipi bat.
  • Contact

Rechercher Sekatu.