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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 10:59
Photo: Collectif Frejusssien Anticorrida.

Photo: Collectif Frejusssien Anticorrida.

Ce n'est pas vrai du tout en ce qui me concerne, je ne prends jamais l'avion ---

 

Gilles  aimait,  respectait et défendait les animaux. Ils sont bien présents dans les illustrations choisies par Hontz Xuria pour ce montage photos, tout comme ils sont mêlés à nos vies.

Gilles détestait la corrida, bien entendu, et il souhaitait son abolition.

La dernière image, souvenir d'une action dans le ciel de Fréjus, est fournie par le Collectif Fréjussien Anticorrida.

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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 15:13
Rosa Luxemburg

Rosa Luxemburg


"Ah! ma petite Sonia, j'ai éprouvé ici une douleur aiguë.

Dans la cour où je me promène arrivent tous les jours des véhicules militaires bondés de sacs, de vielles vareuses de soldats et de chemises souvent tachées de sang...

On les décharge ici avant de les répartir dans les cellules où les prisonnières les raccomodent, puis on les recharge sur la voiture pour les livrer à l'armée.

Il y a quelques jours arriva un de ces véhicules tiré non par des chevaux, mais par des buffles.

C'était la première fois que je voyais ces animaux de près.

Leur carrure est plus puissante et plus large que celle de nos boeufs ; ils ont le crâne aplati et des cornes recourbées et basses ; ce qui fait ressembler leur tête toute noire avec deux grands yeux doux plutôt à celle des moutons de chez nous.

Il sont originaires de Roumanie et constituent un butin de guerre...

Les soldats qui conduisent l'attelage racontent qu'il a été très difficile de capturer ces animaux qui vivaient à l'état sauvage et plus difficile encore de les dresser à traîner des fardeaux.

Ces bêtes habituées à vivre en liberté, on les a terriblement maltraitées jusquà ce qu'elles comprennent qu'elles ont perdu la guerre : l'expression vae victis s'applique même à ces animaux... une centaine de ces bêtes se trouverait en ce moment rien qu'à Breslau.

En plus des coups, eux qui étaient habitués aux grasses pâtures de Roumanie n' ont pour nourriture que du fourrage de mauvaise qualité et en quantité tout à fait insuffisante.

On les fait travailler sans répit, on leur fait traîner toutes sortes de chariots et à ce régime ils ne font pas long feu.

Il y a quelques jours, donc, un de ces véhicules chargés de sacs entra dans la cour.

Le chargement était si lourd et il y avait tant de sacs empilés que les buffles n'arrivaient pas à franchir le seuil du porche.

Le soldat qui les accompagnait, un type brutal, se mit à les frapper si violemment du manche de son fouet que la gardienne de prison indignée lui demanda s'il n'avait pas pitité des bêtes.

Et nous autres, qui donc a pitité de nous? répondit-il, un sourire mauvais aux lèvres, sur quoi il se remit à taper de plus belle...

Enfin les bêtes donnèrent un coup de collier et réussirent à franchir l'obstacle, mais l'une d'elle saignait... Sonitchka, chez le buffle l'épaisseur du cuir est devenue proverbiale, et pourtant la peau avait éclaté. Pendant qu'on déchargeait la voiture, les bêtes restaient immobiles, totalement épuisées, et l'un des buffles, celui qui saignait, regardait droit devant lui avec, sur son visage sombre et ses yeux noirs et doux, un air d'enfant en pleurs.

C'était exactement l'expression d'un enfant qu'on vient de punir durement et qui ne sait pour quel motif et pourquoi, qui ne sait comment échapper à la souffrance et à cette force brutale...

J'étais devant lui, l'animal me regardait, les larmes coulaient de mes yeux, c'étaient ses larmes.

Il n'est pas possible, devant la douleur d'un frère chéri, d'être secouée de sanglots plus douloureux que je ne l'étais dans mon impuissance devant cette souffrance muette.

Qu'ils étaient loin les pâturages de Roumanie, ces pâturages verts, gras et libres, qu'ils étaient inaccessibles, perdus à jamais.

Comme là-bas tout - le soleil levant, les beaux cris des oiseaux ou l'appel mélodieux des pâtres - comme tout était différent.

Et ici cette ville étrangère, horrible, l'étable étouffante, le foin écoeurant et moisi mélangé de paille pourrie, ces hommes inconnus et terribles et les coups, le sang ruisselant de la plaie ouverte...

Oh mon pauvre buffle, mon pauvre frère bien-aimé, nous sommes là tous deux aussi impuissants, aussi hébétés l'un que l'autre, et notre peine, notre impuissance, notre nostalgie font de nous un seul être.

Pendant ce temps, les prisonniers s'affairaient autour du chariot, déchargeant de lourds ballots et les portant dans le bâtiment.

Quant au soldat, il enfonça les deux mains dans les poches de son pantalon, se mit à arpenter la cour à grandes enjambées, un sourire aux lèvres, en sifflotant une rengaine qui traîne les rues.

Et devant mes yeux je vis passer la guerre dans toute sa splendeur..."

Rosa LUXEMBOURG, Ecrits de prison


 

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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 18:25
Hirondelles à la maison, année 2007.

Hirondelles à la maison, année 2007.

J'écris cela peu de temps avant de tenter d'aller dormir, alors, je vais essayer  de faire court, de ne pas parcourir  tous les méandres de mes pensées-soucis- angoisses entremêlés et de nouveau entremêlés sans cesse depuis des décennies.

Depuis que mes parents se sont installés dans cette maison en 1972 (moi en 73), nous n'avons eu de cesse que de protéger sur notre petit lopin et dans la maison même tout ce qui vit et, non contents de cela, de créer les conditions nécessaires à l'accueil des animaux que l'on dit "sauvages", c'est à dire ceux qui vivent sans se préoccuper de nous. Sans parler, bien entendu de la création du Centre de Sauvegarde de la Faune Sauvage Hegalaldia ainsi que son hébergement pendant plusieurs années.

Mais voilà--- parfois il arrive que certains animaux très décriés, et à juste titre par les défenseurs de ladite faune sauvage s'approchent de la maison, y cherchent refuge, y cherchent assistance. Ce sont des chats. Il arrive aussi que des humains en déposent devant la porte, de tout petits encore, tout juste sevrés. Que faire? Le chats sont des animaux domestiqués qui ont pour la plupart gardé leurs instincts sauvages et qui sont pourtant si affectueux envers nous quand nous ne cachons pas nos élans de tendresse envers eux.

Et puis, de quoi sont- ils coupables? Existe t-il seulement d'autres coupables que nous, les humains?

Ceux et celles qui disent "C'est la nature,laissons-les tranquilles" m'énervent.

Ceux et celles qui n' hésitent pas à les détruire me font horreur.

Et je suis insomniaque taille XXXXXXXXXXXXXXXXL. Tiens, comme c'est bizarre!

 

Poiluche (voir lien) a passé ici 10 ans de sa vie sans jamais toucher un lézard, un oiseau, une musaraigne.

Mais d'autres--- alors, c'est en permanence la recherche de la solution système D qui ne coûte rien vu que je suis fauchée de ché fauchée.

Petite installation  pour empêcher la jeune Luma d'accéder depuis le toit de l'abri des pottok  au nid des mésanges bleues installé dans le mur de la borde. Première nichée de l'année sauvée.

 

Insomnies et prise de tête.

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Installation pour empêcher l'accès au nid des hirondelles de cheminée qui n'étaient pas revenues depuis l'abominable printemps 2013. Ci-dessous.

Pauvre peuple des hirondelles déjà mis à mal par les pesticides, l'obsession de la "propreté" (?) de nos contemporains, l'asséchement des zones humides! Voilà déjà un mois que les "miennes" s'affairent mais je ne vois pas encore d'oisillons ni même de couvaison. La météo est encore bien défavorable cette année.

 

Insomnies et prise de tête.

Installation ci-dessous pour préserver le nid des rouges-queue. Première nichée sauvée, la deuxième est en route. Le danger est au moment de la première sortie des petits.

Insomnies et prise de tête.

La voiture de ma fille et ma voiture-poubelle dorment dehors pendant la période de nidification. Si nous les laissons à l'intérieur, les chats, en montant dessus, n'ont pas grand mal à se donner pour attraper les oiseaux.

Pendant ce temps, les poules vaquent en toute liberté et se font de temps à autres attraper par le renard ou des chiens errants, sans quoi elles mourraient toutes de leur belle mort. Cette année, d'ailleurs, elles m'inquiètent, je les trouve bien aventurières, elles s'éloignent beaucoup et je ne peux pas passer mon temps à les surveiller. Tristesse pour les poules. Tristesse pour mon porte-monnaie car j'aime les oeufs et ai besoin de cet apport pour survivre.

Mais le renard a le droit de vivre, non?

Au passage, notons que si la famille de fouines qui a squatté plusieurs années une partie de la maison se servaient dans les oeufs, elle n'ont jamais touché une seule poule. Plusieurs fois j'ai vu Monsieur ou Madame Fouine passer au milieu des poulettes accompagnées de Monsieur Coq sans que ces derniers s'en émeuvent le moins du monde.

A vrai dire, pour quelques poules, je pourrais faire un enclos mais voilà. Il y a 6 ans, d'extrême justesse,  j'ai sauvé de la boucherie une jument pottok qui m'a fait un cadeau surprise--- un petit mâle dans son ventre, qui est né ici. Et pour eux deux, je n'ai jamais assez d'herbe.

Bon, ce n'est pas encore cette nuit que je vais dormir.

Quand-même--- bonne nuit à vous.

ps : allez, c'esr reparti! Un nouveau chat débarque à la maison à l'instant. Il nous tombe de je ne sais où. Il hurle famine. Je vous en supplie, faites stériliser vos chats, mâles et femelles. Il y en tant et tant de malheureux, malades, affamés!

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4 avril 2016 1 04 /04 /avril /2016 15:03
Pour une agriculture exemplaire en Pays Basque.
 

Dès son ouverture, notre site (Prendre conscience) a fait campagne pour une consommation moindre de viande et plus d'éthique dans les pratiques agricoles.

Les agriculteurs ne sont pas seuls en cause : nous sommes les clients.
Les employés des abattoirs, poussés par la nécessité du rendement, sont nos délégués dans l'indigne mise à mort des animaux. Le silence des vétérinaires, à la vocation suscitée par "l'amour des animaux", est assourdissant. Comme nous ne cessons de le répéter nous avons tous notre part de responsabilité. Et aussi un moyen d'agir : réduire notre consommation de viande en acceptant de payer plus cher en échange d'une charte de vraie qualité, c'est-à-dire, incluant le respect du vivant.

http://prendreconscienceblog.com/  

 

Texte de la pétition

Aux animateurs de
Euskal Herriko Laborantza Ganbara
Chambre d'agriculture alternative du Pays basque
et de Biharko Lurraren Elkartea BLE, association "agriculture biologique"


Une tâche de sang vient d'être révélée sur le tableau pastoral du Pays basque. Pourtant le monde paysan basque a eu l'inspiration et le courage, il y a quelques années, de créer une Chambre d'agriculture alternative dont le but était d'assurer sa pérennité grâce à ses valeurs.

Or, s'il était une valeur fondamentale dans l'ancienne culture basque, c'était "Ama Lur", la Terre Mère, objet de profond respect. Mais le matérialisme n'a pas épargné ce territoire. Au Pays basque, comme ailleurs, on scie les cornes des vaches, on coupe, à vif, les queues et les sexes des porcelets, on bouscule les animaux devenus "unités bétail", on désherbe en jetant du fuel sur les haies, on cultive intensivement un maïs pour ensilage afin d'augmenter la production laitière, on pratique "l'élevage industriel".

Lorsqu'on est petit, l'unique façon d'être grand est d'être exemplaire. Le courageux reportage de L214 à Mauléon doit être le déclencheur d'une plus grande exigence, impliquant les clients et rendant aux paysans, aujourd'hui en souffrance, une dignité passant autant par la juste rétribution de leur travail que par le plaisir de la bel ouvrage. Un plaisir qui passe par le respect de la vie, du vivant, des êtres humains, du sol, des plantes et des animaux.

Une structure comme EHLG, accompagnée par sa jumelle "agriculture biologique" BLE, est tout indiquée pour être le moteur de cette urgente transformation.

 

Pour signer la pétition, c'est juste en dessous.

 

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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 10:50
Une Colette peut en cacher une autre.

Je crois bien l'avoir déjà dit ici, j'aime énormément les livres de Colette, et sa personne également. Pas uniquement, loin de là, en raison de son amour pour les animaux mais il est vrai qu'il s'agit là d'un élément important dans l'affection que je porte à cette écrivaine.

Une autre chose que j'ai déjà dite dans ce blog, c'est que j'aime aussi beaucoup Colette Renard que j'ai eu la chance de rencontrer lorsque j'étais enfant.

Elle aussi aimait profondément et sincèrement tous les animaux.

Si vous n'avez jamais visionné la vidéo ci-dessous, je vous invite à le faire. Et si vous la connaissez déjà, je suis certaine que vous aurez envie d'une petite repasse gourmande.

 

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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 16:28
Le daim et le dindon

Une contribution de Daniel Labeyrie

 

 

 

 

C'est un daim ami d'un dindon d'Inde

Sous le ciel indigo le dindon dîne

Sans sa dinde partie en Inde.

 

 

Dindon, dis à ton copain daim

De trouver un indic pour dire à ta dinde

Que son dindon déprime sans sa dinde.

 

 

Cette dinde est un peu dingue

D'être partie sur un dinghy

Pour dériver sur la mer d'Inde

 

 

Mais le daim n'a que dédain

Pour les dingueries du dindon

Amoureux d'une dinde dingo.

 

 

Dis-donc grand dadais de daim

Pourquoi ce dédain pour le dindon

Qui n'a qu'un dada, sa dinde.

 

 

Dig ! Ding ! Dong !

Dig ! Daim ! Dong !

Dig ! Dindon !

 

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31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 13:00
A Bayonne et ailleurs, marre d'Amar ( et consorts).

Le journal "Sud-Ouest"  qui ne cesse de se faire l'écho des corridas et de la taureaumafia, n'a pas encore pris non plus la mesure du mouvement pour les cirques sans animaux. A preuve le lien ci-dessous.

La réalité derrière les paillettes, c'est ci-dessous :

Je vous invite à boycotter les cirques avec animaux, sauvges ou non, et à signer la pétition ci-dessous et d'autres sur le même thème.

Un dessin de Reiser, toujours d'actualité.

Un dessin de Reiser, toujours d'actualité.

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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 13:57
Huit chiots abandonnés devant une poubelle et mis à l'adoption.

Sur les photos, il n'en reste plus que 7. Un a été adopté sur place.
Voici la photos des 7 chiots, 3 mâles et 4 femelles, de type Border collie X Berger allemand ou Border collie X Beauceron.

Ils ont été trouvés hier à Uhart-Cize et pris en charge par les vétérinaires. Monsieur le Maire d'Uhart-Cize a porté plainte contre X et conduit ce jour les six ( j'apprends à l'instant qu'un autre a été adopté) restants au refuge "Assistance Animaux Europe" à Bayonne.

Ils sont à l'adoption. Qu'on se le dise.

Tel du refuge : 05 59 55 25 90

Est-il besoin de préciser : honte à celui ou celle  qui, etc, etc?

Mais qu'est-ce qui pourrait bien encore nous étonner?

 

 

Huit chiots abandonnés devant une poubelle et mis à l'adoption.
Huit chiots abandonnés devant une poubelle et mis à l'adoption.
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22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 10:09
L'agneau de Noël

Une contribution de Daniel Labeyrie

 

C'est le plus doux des animaux

Il est caressé par les anges.

Poème d'enfant anonyme

 

 

                       Moi qui pensais vivre tranquille jusqu'à la date de Pâques où le risque est grand de me retrouver sous forme de gigot sur la table pascale avant la dégustation d'un gigantesque œuf en chocolat : oui, aujourd'hui, je suis menacé de mort !

 

Vous êtes étonnés, mais je vous assure que bon nombre de mes congénères trépassent au moment de la naissance du Sauveur car la nouvelle mode de l'agneau de Noël est en train de se répandre de la ville jusqu'au fin fond des campagnes.

 

Au secours Saint-François d'Assise, vous qui fûtes l'ami des animaux, intervenez ! De grâce ! J'aimerais tant m'installer sur la paille douce de la crèche tout près de ce bébé merveilleux au regard lumineux.

 

Il fait si bon dans cette étable où le bœuf et l'âne vous soufflent sur le visage avec tant de bienveillance.

Marie, la maman, pourrait me caresser l'échine et je bêlerai tout doucement une berceuse pour Jésus naissant : je suis sûr qu'il serait très content et qu'il ferait de beaux rêves.

 

Oui, c'est vrai , moi aussi, je suis en train de rêver dans ce monde où le bonheur se fait parfois un peu rare, oui, ça tire, ça bombarde, je ne comprends vraiment pas les humains qui perdent leur temps à se faire la guerre.

 

Moi, je suis un petit agneau de quelques semaines, je suis né dans une prairie où je me suis mis à téter ma mère tout de suite après ma naissance. J'aime faire le fou avec mes copains, nous jouons dans l'herbe tendre comme des enfants dans la cour d'une école. Mon Dieu ! Quel bonheur de vivre

libre !

 

Aujourd'hui, j'ai peur, j'ai très peur, j'ai l'impression que ma dernière heure va arriver d'un instant à l'autre, je sens que je vais être sacrifié ! Pour cela, il vous suffirait de changer de menu : mangez de la dinde ou bien mangez une bonne garbure, après la messe de minuit, ça réchauffe.

 

Laissez-moi vivre au moins jusqu'au printemps, je voudrais voir les flocons de neige tomber sur ma toison et, surtout, je voudrais aussi tellement voir les enfants rendre visite au messager d'amour né dans une misérable étable et contempler leur regard émerveillé.

 

Je compte sur le berger pour me porter sur ses épaules puis il me déposera délicatement près du berceau, ce sera pour moi un bonheur absolument extraordinaire.

 

En attendant, je viens de bêler, de pleurer toutes les larmes de mon corps devant la porte d'une maîtresse d'école chargée de distribuer des colis d'agneau de Noël.

Que son frère me laisse la vie sauve ! Que cette dame cesse cette activité commerciale tachée de sang !

 

Oui, maîtresse au grand cœur, je te promets de brouter toutes les mauvaises herbes de ton jardin et de ton verger, je suis même prêt à mâcher les orties qui poussent au bord du ruisseau.

 

L'agneau de Noël a vraiment sa place dans la crèche pour veiller sur un ange.

 

Daniel LABEYRIE

 

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4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 17:26
Chats d'Iran

Une contribution de Daniel Labeyrie

 

Toi le chat d'Eram

Tu n'es ni un shah d'Iran

Pas même un chat persan

Miaulant dans un jardin persan

 

 

Chat chagrin de Kashan

Perché en haut d'un bâtiment

Malmené par le vent

Te voilà miaulant en persan

 

 

Chat errant d'Hamadan

Aussi dépouillé qu'Oryân

Le Bâbâ qui se rit du temps

Une étoile au firmament

 

 

Chat tigré d'Isfahan

Toujours ronronnant

Sous le pont Chahrestan

Pour la joie des enfants

 

 

Où sont les chats persans

Disparus comme le shah d'Iran ?

Ne restent que des chats d'Iran

Dans les jardins persans

 

 

 

 

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