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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 12:29

 

 

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Poupouce, ma grande soeur qui a quitté ce monde à l'âge de 17 ans, alors que j' en avais 11 et que je ne savais où ranger mon chagrin. Poupouce, photographiée ici par mon frère.

 

J'offre les quelques lignes ci-dessous à un ami dont la chatte, Nana, vient de s'éteindre à l'âge de 25 ans.


« Etre en présence d’un animal me donne l'impression d'être confronté avec l'absolu car sa nature instinctive recouvre les douleurs comme les jouissances d'un étrange chemin plein de révélations. S'ajoutent à ces résonances, une sorte de vibration interne où se mêle l'harmonie d’un Tout, d’un Universel qui me fait être au monde.

Avec mon chat, je veille sur chaque heure de son sommeil. Une brise de rien du tout sur l'océan de vivre. Un grand tracas d'amour qui monte jusqu'aux étoiles. La voûte céleste se peuple alors d’étoiles dont la lumière palpite dans ses yeux clairs, poudre d’astres qui nimbe la nuit bleue d’une aura de mystère.

J’aime voir et sentir la liberté de nos amis les animaux, car dans leur liberté, il y a le meilleur dont rêve chaque être humain en secret, une grandeur qui mène haut, là où justement le vertige n'est plus frayeur mais soif plus grande encore, où se noie la vérité au fond d’un puits d’insouciance.

Mon engagement pour susciter l’amour et le désir d’émerveillement, frontière entre le visible et l'indiscernable, se situe parfois dans un bain de silence où sombre l’ombre d’un moment. Cette douceur que l’on éprouve à respecter la vie, toutes les vies, est ouverture sur l'intense et dans nos soupirs se nouent peut-être l'aventure accessible de l'être humain et du destin des animaux. »


Morad EL HATTAB
(philosophe, conférencier international, lauréat du Prix littéraire pour la Paix et la Tolérance, auteur des Chroniques d’un buveur de lune (Albin Michel)

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 11:00

 A Nigar, Azkar, Lola, Alai, Baztan qui reposent tout près de moi.

A la petite Lagun qui m'a été volée et dont j'ignore ce qu'elle a pu devenir. Aux pauvres Potta et Enzo qui n'auront connu que le malheur

A mes amours.

Merci Monsieur Chelon.

 

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 18:36

Ce matin, ma fille et moi avons conduit  chez un vétérinaire de Cambo la chatte Kutzu, six mois, mais deux mois sur cette photo:

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Kutzu a été trouvée cet été dans un champ de maïs où, tout en servant de nourriture à une armada de puces, elle était en train de mourir de faim.

Aujourd'hui, pour lui éviter bien de nouvelles misères dans la vie et surtout empêcher qu'elle ne donne naissance à une multitude d'autres miséreux, nous souhaitions la faire stériliser comme nous l'avons fait pour la chienne Xipi,

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très certainement abandonnée à Pau et pour la chatte Neska

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qui survécut pendant sept mois dans une bouche d'égout de Bayonne grâce aux bons soins de l'association "Chat des rues". Incontournable: il faut stériliser. Pour donner aux animaux domestiques une plus grande espérance de vie et surtout pour empêcher que ne viennent au monde bien d'autres petits miséreux.

 

Quand nous sommes retournées la chercher, mauvaise surprise : le véto avait été obligé de la refermer illico. Hémorragie interne . La minouche a ingréré des anticoagulants, ces produits que les humains qui sont les maîtres du monde et qui savent tout et veulent tout gérer sans savoir aimer,  dispersent un peu partout pour tuer les rongeurs. "Pauvres, hommes, pauvres pommes", comme dit une chanson de Tachan. Plus ils utilisent de ces saloperies, plus ils font disparaître de prédateurs sauvageurs  des rongeurs ( renards, rapaces, etc)

mais aussi de chats.

 

Le vétérinaire a sauvé de justesse la petite Kutzu. Vitamine K10 à fond les manettes.Mais pronostic réservé. Il faut lui donner le traitement pendant trois semaines. Et la laisser à l'écart de Neska qu'elle aime bien harceler, gamine qu'elle est - et de la chienne Xipi, son amie, sa maman, son souffre-douleur préféré, sa copine de jeux. Il faut absolument éviter toute occasion de saignement.

Nous ferons le nécessaire.

 

Mais sacrebleu! J'ai déjà recueilli un chat juste à temps pour le voir mourir empoisonné dans d'atroces souffrances. J'ai retrouvé l'un de mes chats mort empoisonné au bord du ruisseau. Mon chien le superbe et généreux Labrador Alai

Charlie-bird-2-copie-1.JPG

 

est venu mourir devant la porte de notre-sa maison, empoisonné par une charogne. Et, bien que pensant sans cesse aux fabuleux oiseaux rapaces,

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je suis bien incapable de dire combien, chaque année, disparaissent à cause des raticides et souricides, laissant chaque fois  le ciel un peu plus vide dans le regard des hommes qui y cherchent un Dieu indicateur de chemin  mais n'ont aucun amour pour la vie aux cheveux en bataille.


Oh, eh, les ornithos sectaires et dictatoriaux, vous ne croyez pas que vous devriez mettre un peu plus la pression sur ce sujet là, au lieu de vous en prendre aux chats qui n'ont jamais demandé à venir dans nos contrées où ils ont pourtant rendu bien plus de services qu'un certain joueur de flûte?

Et vous, les agriculteurs biologiques qui ne supportez pas l'idée d'un milligramme de désherbant mais trouvez "naturel", de balancer du raticide dans vos greniers, je ne vais pas vous dire qu'il faut laisser les rats et souris dévorer vos récoltes, mais je vous en prie, arrêtez la chimie! Reconstituez des haies, laissez revivre quelques fouillis végétaux, réhabilitez les arbres têtards pour abriter les prédateurs diurnes ou nocturnes, laissez un peu les renards en paix.  Au pire,mettez de la glue à rongeurs dans vos greniers quitte à les achever à la masse,  remettez les bonnes vieilles  tapettes au goût du jour, ou même prenez le fusil pour abattre des rats sans les faire souffrir.

Mais les poisons, quels qu'ils soient, ça suffit!!!!!!!!!!!!!!!!!

 


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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 17:57

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 14:06

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http://jenolekolo.over-blog.com/article-il-fait-grand-beau-il-fait-tres-chaud-pourtant-c-est-bien-la-toussaint-38308036.html

 

Je viens de planter un escallonia sur la tombe où tu reposes près du doux et généreux  Alai dont le chemin de vie  ne fut pas toujours non plus couvert de roses.

 

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Dormez en paix, mes grands seigneurs.

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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 22:26

 

 

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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 11:40

PICT5185.jpg

 

Quelle misère, c'est la crise, y'a pas d'sous! Ces pauv' es africains meurent de faim, mais nous, ma bonn'dame, on est bien mal aussi! "Et moi, qu'on me porte au bout de la table en attendant que je meure", comme disait mon pote Scapin.

 

Cependant, il ne se passe pas un mois sans que je trouve dans les poubelles, et sans chercher, un tapis neuf, un livre encore dans son emballage, d'impeccables bouquets de fleurs, du bois de chauffage, de la toile cirée sans une tache, des habits de marque tout neufs, une cafetière Senseo marchant à la perfection, une bouilloire électrique dans le même état, un parasol intact, une chaise de jardin neuve. J'en passe et des meilleures.

Pire, je trouve aussi des sacs de 20 kg de noix délicieuses, des boîtes de 5 kg de confit de canard dont la date de péremption est encore éloignée de un an,  (je donne), des poulets de super marché encore sous plastique que je donne à mon chien, des sacs entiers de pain que je distribue à ceux qui ont des poules, des lapins, des chevaux, des déchets de jardin que je prends pour mon compost.

Et toujours pire, là, carrément dans l'horreur! Une mienne amie a trouvé un jour dans une poubelle, une cinquantaine de canetons dont la moitié était encore vivants.

Ma cousine, elle, viient d'adopter Faline, ce chaton trouvé dans une poubelle de l'Oise par l'assistante vétérinaire qu'elle fréquente.

Tirez-en les conclusions que vous voulez-------- Moi, j'en perds la voix.

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22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 18:44

Quand ma fille était à l'ikastola primaire de Garazi , elle avait étudié ce poème avec son enseignante de Français.

Milesker  Aña Mari.

 

Milesker-AM.JPG


Allez, je ne résiste pas :

 

 


Comme dirait Patrick Pelloux "Et oui, c'est ça, la chanson réaliste!".
On peut en rire. Moi, comme disait Claude Villers  au bon vieux temps de "Marche ou rêve" "Ca me passe partout".
Merci Berthe, Merci Patrick, Merci Claude!
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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 17:31

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Après le départ du grand seigneur le Briard Baztan et la séparation si douloureuse, nous ne pensions pas, ma fille et moi, adopter de nouveau un chien très rapidement. L'idée même nous rebutait. Et puis voilà: la petite Xipi nous est tombée du ciel il y a quinze jours. Abandonnée, perdue? Nous ne le saurons sans doute jamais. Quoiqu'il en soit, elle fait maintenant partie de la maisonnée.

A elle, et à tous les grands chiens qui ont vécu dans cette maison et qui sont toujours dans nos coeurs, j'offre ce poème.

 

Tant pis;

 

Tant pis pour ceux qui n'aiment ni les chiens ni la boue
Faites entrer le chien entièrement sali par la boue
Tant pis pour ceux qui n'aiment pas la boue
Qui ne comprennent pas
Qui ne savent pas le chien
Qui ne savent pas la boue
Faites entrer le chien
Et qu'il se secoue
On peut laver le chien
Et l'eau aussi on peut la laver
On ne peut pas laver ceux
Ceux qui disent qu'ils aiment les chiens
A condition que ...
Le chien couvert de boue est propre
La boue est propre
L'eau est propre aussi quelquefois
Ceux qui disent à condition que ...
Ceux-là ne sont pas propres
Absolument pas.

 

Jacques Prévert.



mmm 029


Ci-dessus, Xipi avec Neska, la minouche adoptée il y a un peu plus d'un an, après la dispartition de Poiluche et grâce aux bons soins de l'association "Chats des rues" à Bayonne.

L'entente entre les deux n'est pas encore parfaite, mais cela pourrait être pire, non?

 


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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 11:00
Baztan, empereur d'Uhaldia et maître de nos coeurs à ma fille et à moi. C'était il y a deux  ans, un jour où il n'était ni trop mouillé ni trop boueux.

Il était arrivé à Uhaldia il ya un peu plus de quatre ans, presque cinq.  Ou un peu plus de cinq. Je ne sais plus exactement et qu'importe!
Il s'appelait "Hooligan" et nous, vraiment, avec ce nom, nous avions beaucoup de mal. Alors, nous avons cherché un nom qui se termine en "an" afin  que le changement ne soit pas trop brusque pour lui. Nous l'avons baptisé "Baztan", du nom d'une des plus belles vallées du Pays Basque, toute proche de chez nous.
Laissé pour compte d'un maître très certainement aimant mais dépassé par une histoire de divorce où deux enfants servaient d'otages, il errait dans les rues de Saint-Jean-Pied-de-Port , dérobant  d'aventure un saucisson à l'étal d'un forain un jour de marché. J'ai un témoin que cette scène avait ému. (Si, si Baztanou, mais on s'en fout parce que tu avais bigrement raison et qu'ensuite, on aurait pu  te mettre un pavé de boeuf sous le nez, tu n'y aurais jamais touché sans autorisation).
Jusqu'à aterrir chez quelqu'un où se passa un mois plus tard un drame dont je préfère ne pas parler pour des raisons toutes plus douloureuses les unes que les autres-et pout tout le monde, humains ou non.
Suite à ce drame, ce grand déguinguandé hirsute, au pelage ingérable dans ce Pays Basque hyper  pluvieux et super  boueux, (aie! mes reins les jours de brossage!), ce "grand innocent en danger", comme l'appelait  mon ami Romann,  arriva chez nous, en pension pour quelques mois. Je le vois encore sur le pas de la porte, tremblant comme une feuille, se demandant très certainement ce qui allait bien pouvoir lui arriver.  Il fallut tenter de le rassurer, il fallut l'entourer  d'affection, ce qui n'était pas très difficile. Au bout des quatre mois, la décision fut prise d'un commun accord humain qu'il resterait ici.
Un certain temps encore, il chercha son ancien maître, déjouant toutes mes astuces pour le retenir à la maison, faisant le tour des bars, allant se terrer sous le bureau du potier de la rue de la Citadelle, à cinq kilomètres de la maison. Jusqu'au jour où, sortant du travail, je me suis trouvée nez à truffe avec lui dans cette même rue, la la plus connue de 
Saint Jean Pied de Port. Je l'ai alors installé  jusqu'à l'heure de la sortie dans le jardin de l'association où j'étais employée. Le lendemain, puis les jours suivants, il était devant la porte. Il m'attendait.
C'est à ce moment, je pense, qu'il a compris et surtout admis, car les animaux de compagnie ne sont ni nos objets ni nos vassaux, qu'il était chez lui chez nous à tous les titres. Il ne chercha plus son maître, celui d'avant. C'est à ce moment là aussi qu'il a commencé à nous aimer comme seuls les chiens savent aimer.
Tout souci n'était pas effacé pour autant.
Itziar, ma fille, était étudiante. Elle venait rarement à la maison, repartait--- par le train. Croyant bien faire, quand je l'accompagnais à la gare, nous faisions monter le grand chien aimé dans la voiture, afin qu'ils puissent se dire au revoir le plus tard possible. Et là, force fut d'admettre que dès le retour à la maison, il disparaissait jusque tard dans la nuit, traînant de longues heures devant la gare selon plusieurs témoins,  allant même un certain  jour jusqu'à se faire plus ou moins kidnapper par un jeune homme de l'âge d'Itziar jusqu'en haut de la montagne Arradoi où je dus aller le rechercher le lendemain, jour de pliage chez moi de 'Iguzki Lore", le journal des Verts du Pays Basque. (Bon---, eh, oh, pour une fois que je me faisais porter pâle!)
Puis ma fille passa son permis de conduire (personne n'est parfait----) et Baztan cessa de chercher. Il attendit sur place--- moi au retour du travail, des courses ou des mes combats militants, Itziar de Bordeaux ou de Toulouse, faisant de nos retours des fêtes  difficiles à imaginer! Et nous avons compris que tout le reste de sa vie, il souffrirait de l'angoisse de l'abandon.  Rester seul de très longues heures dans la maison fermée ne lui posait pas trop de problèmes. Mais quand nous le laissions dehors en notre absence, croyant lui faire plaisir, il émettait à notre retour  pendant plusieurs minutes des gémissements de joie et sautait sur ses quatres pattes, comme si les instants qu'il venait de vivre avait été une véritable torture.

 Je m'étais renseignée il y a déjà longtemps auprès d'une vétérinaire selon  qui l'ablation, même précoce, présente un très gros risque de mort du chien. Donc, même en s'y prenant tôt, intervenir chirurgicalement, c'est jouer à la roulette russe.  La taille de la boule se stabilise quelques années et le chien vit avec sans trop de gêne ( Baztan n'a commencé à ressentir une gêne à la marche que récemment). Il peut mourir d'autre chose avant que la tumeur n'explose comme a explosé celle de Baztan il y a un peu plus de deux mois.

Photo: Le surfiste.
En Octobre 2007, Grand Baztan faisait le fou.



Il y a quinze jours, avec Neska, adoptée en Mars dernier par l'intermédiaire de l'association "Chat des rues" de Bayonne.
Amitié fort improbable au début. Et pourtant-----


Ces deux derniers mois, ma fille a soigné notre grand roudoudou d'amour avec dévouement, douceur et tendresse. Elle lui donnait ses médicaments sans brusquerie, lui passait de la bétadine sur la tumeur qui devenait de plus en plus difficile à regarder, l'empêchait de se gratter, lui posait des pansements, changeait ses couvertures dès qu'elles étaient souillées et, vers la fin, lavait le sol derrière lui car il perdait beaucoup de sang. Elle téléphonait régulièrement au vétérinaire chez qui elle l'a conduit lundi matin pour s'entendre dire qu'il allait falloir prendre la décision  qui est la plus grande preuve de respect et d'amour que l'on puisse donner à son compagnon à quatre pattes. Alors voilà, mardi matin, nous avons fait la route toutes les deux avec lui et nous l'avons accompagné jusqu'au bout. Il avait onze ans et trois mois.
Les deux vétérinaires,  voyant mon rideau de larmes et tandis qu'Itziar restait seule près du corps, m'ont parlé des Briards qui semblent être souvent victimes de petites misères de santé  tout au long de leur vie. Baztan, lui, avait effectivement développé, il y a trois ans, une terrible allergie à la salive de puce qui le rendait fou de douleur jusqu'à ce que l'on diagnostique et que l'on y remédie.
Et puis ils m'ont dit de belles et bonnes choses qui vont m'aider à surmonter cette épreuve. Ils m'ont confirmé que même prise au début, la décision de l'ablation aurait mis fortement en danger la vie de notre chien et que la seule chose à se dire parce que c'est la vérité, c'est que Baztan a eu une très belle et bonne vie depuis le jour où il est arrivé chez nous, entouré d'amour. Au téléphone, la veille, l'un d'entre eux m'avait dit: "Baztan est un chien très courageux. Il doit souffrir beaucoup depuis quelques temps et les médicaments n'y peuvent plus rien. Mais il est frappant de voir son visage serein et rayonnant. C'est l'amour que votre fille lui porte, les attentions qu'elle lui prodigue qui font de lui un chien toujours heureux. Mais là, on arrive au moment où tout  va basculer. La douleur va devenir la plus forte et tout emporter sur son passage".
Enfin, mardi, quand je retournais à la voiture pour rentrer à la maison et coucher en terre notre compagnon, "Dites un grand merci à votre fille, de notre part et de celle de Baztan. Il a eu bien de la chance de la connaître".

Moi, grand toutou tout fou, je dirai que nous avons bien eu de la chance de t'avoir comme ami et compagnon.


Lundi dernier vers 17 heures, la veille de ton départ vers un pays où les chiens ne souffrent plus, ni de tumeur ni de la soif inextinguible d'amour. Baztantxo,  tu avais beau les cacher derrière un rideau de poils mal entretenu (pas ta faute, mais la nôtre) ,tes yeux vivront toujours en nous.
Adieu, p'tit père, adieu bonhomme, adieu fiston,  adieu grand seigneur! Tout n'est plus ici que ton absence si lourde à porter.

Mardi après-midi, sous un soleil de plomb, tout en creusant la tombe où nous allions coucher notre compagnon aux côtés du Labrador Alai,  je pensais à cette merveilleuse chanson de Mikel Laboa:

 


Ez dakit garbi noiz
 Baina, egunsentiarekin
  Izango zen

Baztango bazterrak
  Isilka
  Nire logelan hasi ziren
 Hasi ziren
  Sartzen eta sartzen
 
  

Lekurik ezak, nonbait
Esnatu ninduen
Segituan jausi nintzen
Non nengoen
 
 Leihoa ireki nuen
 Eta emeki-emeki
 Baztango lurrean
 Baztan baitan
 Baztan izan nintzen


Il s'agit d'un homme qui dort dans une chambre quelque part dans la vallée du Baztan.Il se réveille au petit jour avec la sensation d'être lui-même le Baztan. Cela parle de la fusion entre une personne et une terre, comme il existe parfois une fusion entre un être humain et l'animal qui partage sa vie. J'offre cette chanson à Itziar et à Baztan.



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