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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 17:40
Peio Serbielle au Xarnegu eguna

Une contribution de Daniel Labeyrie

 

Le mercredi 27 avril, la salle des fêtes de Bidache accueillait Peio Serbielle, un des moments forts du 12e festival Xarnegu Eguna qui a le mérite de susciter des rencontres musicales et humaines bien au-delà de la Gascogne et du Pays-Basque.

 

Accompagné par les claviers du talentueux Patrick Bebey, fils du grand poète, chanteur et musicien Francis Bebey parti jouer de la sanza et de la flûte pygmée du côté des étoiles.

 

Ce soir-là, l'artiste basque a retrouvé la scène avec un plaisir infini. Habité, déchiré, ouvert sur le monde, Peio arpentait la scène avec ses blessures, ses espérances, sa révolte, transcendées par cette voix unique qui prenait son envol après nous avoir fait vibrer.

 

De noir vêtu, ses ailes d'albatros avaient certes perdu quelques plumes mais peu importe, la générosité était là dans une démesure qui fait du bien en ce temps où l'on referme tant de portes dans des bunkers d'égoïsme qui font froid dans le dos.

 

Le chœur Bizi Kantuz de Bardos donnait une belle ampleur aux mélodies ondulantes comme les collines vertes d'Euskadi. Les enfants de l'école Sainte-Marie ont offert la fraîcheur de leurs voix à une chanson « Zugan » extraite du dernier album « Zara » : tout cela était beau, émouvant, fraternel.

 

Partick Bebey, pianiste sensible et attentif, a fait en sorte que Peio donne le meilleur de lui-même avec, à la clé, ce supplément d'humanité qui fait de l'artiste un miroir de nos quêtes et de nos espérances.

 

Que Peio continue d'arpenter routes et scènes d'ici et d'ailleurs car « son chant s'envole pour caresser le cœur des hommes » comme le disait à juste titre le regretté jean-Louis Foulquier.

 

 

 

Daniel LABEYRIE

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21 avril 2016 4 21 /04 /avril /2016 17:00

Une contribution de Bernard Caussade

Ce jour là, il pleuvait! Mais il pleuvait!

Ce jour là, il pleuvait! Mais il pleuvait!

Les étés lumineux apportent en Pays-Basque des vagues de touristes en quête d’exotisme et de plaisirs futiles. Les frontons s’illuminent aux couleurs d’ Euskadi, décors soirées pelote et chanteurs en retraite, des vachettes affolées dans les rues d’Hasparren, corridas assassines en arènes bondées, panoplies pour les fêtes sous peine d’exclusion, beuveries en comptoirs pour rites incontournables.

La jeunesse s’amuse et répond aux appels des besoins touristiques. Et je peux la comprendre.

Cependant le tableau, sous couvert de coutumes, de fausses traditions, s’assombrit en couleurs de tortures et de morts infligées en huis clos pour assouvir des soifs de brutes aux cerveaux courts aux instincts rétrogrades… et les courses landaises vendues par "Intervilles" en loisirs  pour gogos ne sont que les prémices, des cours d’apprentissage pour toreros en tête !

Quand vous venez ici sur les bords de l’Adour, les rives de la Nive, laissez vous emporter par les saveurs locales, les décors naturels, paysages aux couleurs et vallées verdoyantes. Frôlez les bords de mer aux vagues envahies en serviettes serrées, entrez  dans le Pays par des routes étroites, des montagnes accessibles, allez sur les marchés, les villages ordinaires pour rencontrer les gens, leur parler de chez vous, leur parler de chez eux…

Et puis, en militance, refusez toutes fêtes pour animaux en scène, et faites le savoir du côté d’Hasparren, du côté de Bayonne… un Pays qui torture des taureaux en arènes, qui traîne des vachettes dans les rues  surchauffées ou des enclos fermés, ce n’est pas mon Pays…   

Images tournées à Bayonne, hélas! La honte!

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1 avril 2016 5 01 /04 /avril /2016 16:21
Gianmaria Testa... En montgolfière..

Vado a navigare in questo vento, a navigare...

 

Une contribution de Daniel Labeyrie

 

 

Ciao, le poète ! Ciao le chanteur à la voix râpeuse de la vallée piémontaise... Le chef de gare de Cuneo ne sifflera plus le départ des trains.

Sa guitare, sa voix se sont envolées au gré d'une montgolfière partie pour les étoiles. Les voyageurs sont dans la peine et les valises sont lourdes.

 

La valse d'un jour, la dernière valse d'un chanteur-poète qui composait ses ballades entre deux trains a aujourd'hui un goût de cendre et de larmes.

 

Tonton Georges lui prêta son gorille qui prit bien vite les couleurs italiennes d'une saine révolte humaniste.

 

L'artiste, de souche paysanne, n'oublia jamais ses racines terriennes, il composa son œuvre sans le moindre souci de carrière, ce qui ne l'empêcha pas de tourner aux quatre coins du monde avec des musiciens de haut vol. Dans son Italie natale sa notoriété ne fit pas frissonner les foules mais l'auteur-compositeur n'en avait cure puisqu'un public averti le suivait avec fidélité.

 

« Les amants de Rome » auront sûrement un peu de peine en passant sous les ponts mais nous ne sommes après tout que « poussière de craie ».

 

Lucide et fraternel, témoin de son époque, il ne s'enferma jamais dans une tour d'ivoire. La barque noire des migrants dérivant sur la Méditerranée, « les semeurs de blé » tendant les mains désespérément sous les yeux des policiers, tout cela lui déchirait l'âme.

 

Poverino Gianmaria, tu es parti bien vite, discret, sur la pointe des notes de ta guitare.

Dans ta montgolfière, tu pourras toucher du doigt la lune, elle te portera bonheur, l'ami, dans ton voyage en éternité.

 

Grazie mille l'artiste...

 

 

 

 

Référence : Disques Le Chant du Monde/ Harmonia Mundi

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26 mars 2016 6 26 /03 /mars /2016 17:33
Bizi a encore frappé.

Une contribution de Jean Louis Piquet.

 

Devant la menace des sondages en eaux profondes ou très profondes, envisagés par le lobby pétrolier pour augmenter les dividendes des actionnaires qui seront les morts les plus riches du cimetière, les Grandes Compagnies (comme au moyen age) ravagent la terre de nos enfants et, peut être (s'il y en a) petits enfants. Avançant masqués, dans la plus grande discrétion, ils ont décidé de se retrouver à Pau du 5 au 7 Avril pour se mettre d'accord sur la coupe en règle des ressources enfouies. Le but étant de trouver de nouveaux gisements grâce, entre autre, au super calculateur Pangea (le plus puissant du monde industriel) présenté hier à la presse au centre Jean Féger de Pau.
Ils piétinent ainsi les résultats déjà limités de la COP21. Ils s’assoient de fait sur les engagements et conclusions qui spécifient que l'on ne doit pas exploiter plus d'un pourcentage des réserves CONNUES d'hydrocarbure.
Pourquoi? Simplement parce qu'on sait déjà que les +2°, limite acceptable d'augmentation de la moyenne climatique seront dépassés. Nous allons allégrement vers les 3°, si nous continuons comme actuellement. Avec l'arrivée de nouvelles ressources c'est vers les 9° que nous irions! Scandaleux? Oui, mais surtout mortifère, car la machine climatique ne pourra plus être maîtrisée et ces âpres au gains seront les fossoyeurs de l'humanité.
Devant l'urgence de la situation et pour désamorcer la mise en route de ce crime contre l'humanité, diverse association responsables, dont bizi! ANV COP21, nation océan, ont décidé d'alerter les pouvoirs publics et la population.
Déjà trois actions ont eu lieu. Des images en pièces jointes. Les prochains jours en verront d'autres, couplées avec des manifestations publiques.
Les Grandes Compagnies avaient caché au maximum cette réunion, à tel point qu'elle ne figurait pas au programme officiel publique du palais Beaumont où elle va avoir lieu.
Si ceci vous écœure, n'oubliez pas de faire passer à votre réseau, et que s’amplifie l'information.    

 

Jean*Louis PIQUET
Le Berger des images.

Irudien artzaina

Bizi a encore frappé.
Bizi a encore frappé.
Bizi a encore frappé.
Bizi a encore frappé.
Bizi a encore frappé.
Bizi a encore frappé.
Bizi a encore frappé.
Bizi a encore frappé.
Bizi a encore frappé.
Bizi a encore frappé.
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17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 11:21
Karine

Une contribution de Daniel Labeyrie

 

à Karine P.

 

 

Quand sonnent les matines

Dans son jardin voilà Karine

Qui turbine, bine et s'échine

 

 

Parfois la buse enquiquine

La bonne et douce Karine

Cachée dans les glycines

 

 

Faut pas que tu te mines

Dans tes serres Karine

Tu n'es pas dans la débine

 

 

Nul besoin de ballerines

Mais des sabots pour Karine

Dans les carrés d'aubergines

 

 

Souvent elle susurre en sourdine

Des refrains pour ses légumes racines

Jamais pour la buse reine de la rapine

 

 

Point de poisons ni de quinine

Dans l'humus des champs de Karine

Petit paradis que la vie illumine

 

 

 

 

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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 14:17
Prince charmant?

Une contribution de Bernard Caussade

(le titre est de la blogueuse).

 

Rejeton catalan réfugié en pouvoir, en terres droits de l’homme, il fit beau mariage avec le patronat et les forces d’argent.

Entré par effraction rue de Solferino, il avait su convaincre ce petit roi perdu, qui manquait d’envergure, occupé en alcôves par quelques courtisanes, Et petit à petit,  autour de Matignon, le pouvoir s’organise en force parallèle. Il claque des talons, matador en puissance, il impose ses hommes en postes stratégiques, les armées en Bretagne, police en Normandie… les femmes en maladie ou en écologie et puis quelques fusibles et quelques pots de fleur, en cas d’intempéries on déplace les pots, on change les fusibles… 

Il offrit aux puissants en gage d’amitié, la clé des libertés conquises par le peuple et les codes des coffres. Ces derniers, incrédules pillèrent sans scrupules tout en cupidité. Le prince catalan avide de pouvoir bradait au plus bas prix les acquis les plus chers, les conquêtes de sang contre plus de pouvoir, limite dictature…

Et puis un beau matin, en cour de corrida alors qu’il s’apprêtait à passer l’estocade en présence de belles et d’aficionados, la jeunesse en colère, les forces ouvrières descendues dans l’arène, ont  sauvé le taureau. Le petit matador range sa muleta.

Au prochain rendez-vous, prochaine corrida, il se peut que le peuple s’offre comme trophée les oreilles et la queue du petit torero…     

Prince charmant?
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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 16:28
Le daim et le dindon

Une contribution de Daniel Labeyrie

 

 

 

 

C'est un daim ami d'un dindon d'Inde

Sous le ciel indigo le dindon dîne

Sans sa dinde partie en Inde.

 

 

Dindon, dis à ton copain daim

De trouver un indic pour dire à ta dinde

Que son dindon déprime sans sa dinde.

 

 

Cette dinde est un peu dingue

D'être partie sur un dinghy

Pour dériver sur la mer d'Inde

 

 

Mais le daim n'a que dédain

Pour les dingueries du dindon

Amoureux d'une dinde dingo.

 

 

Dis-donc grand dadais de daim

Pourquoi ce dédain pour le dindon

Qui n'a qu'un dada, sa dinde.

 

 

Dig ! Ding ! Dong !

Dig ! Daim ! Dong !

Dig ! Dindon !

 

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10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 13:02
Mon général---
Mon général---
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29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 16:25

Une contribution d'André Cazetien.

Briser tous les fusils.
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20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 12:43
David Bowie

Look up here, I'm in heaven « Lazarus »

Une contribution de Daniel Labeyrie.

 

 

Exit les frasques... Exit les extravagances... Exit les mutations iguanesques... Tout finit en cendres... Tout se termine dans un silence d'étoile noire, un silence de trou noir dans l'infini des galaxies perdues de l'univers...

 

L'étoile de Bowie à brillé de millions de feux, partout, aux quatre coins de la planète, résonnaient ses refrains. Sa musique mutait sans cesse , laissant souvent abasourdis ceux qui l'écoutaient plus que religieusement.

 

Le monsieur cultivait l'élégance avec un naturel déconcertant mais s'amusait à brouiller les pistes avec une aisance qui n'appartenait qu'à lui.

 

Aujourd'hui nous restent une bonne poignée d'albums qui ont marqué plusieurs décennies, certains novateurs, d'autres qui ont perdu de leur éclat.

 

Le tout dernier « Black Star » est un chant du cygne magistral, une apothéose en guise d'adieu où l'homme s'est mis à nu face la mort : il aura eu dix-huit mois pour se préparer à se dépouiller de son corps.

 

Il a eu la décence de fermer la porte aux nécrophages des médias, s'enfermant dans sa solitude pour préparer ce testament musical d'une beauté glaciale tout en vivant l'épreuve de la maladie.

 

Bowie aimait la lumière de l'Ombrie en Italie, les fresques de Giotto, lisait les philosophes, n'était pas dupe de la gloire et de ses contradictions.

Sa quête de lumière faisait montre d'une exigence intérieure liée à un sens aigu de la liberté dans l'extrême solitude de l'artiste.

 

Écoutons cet album magnifique, sombre mais d'une beauté poignante.

 

Le rideau noir est tiré... Now, Bowie is in heaven...

 

 

 

 

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