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11 septembre 2007 2 11 /09 /septembre /2007 18:35
Un communiqué des Verts.

Voyage, voyage… : où la communication du gouvernement tient lieu d'actionours-blanc-banquise220.jpg


Monsieur Borloo, votre voyage au Groënland est-il dans la droite ligne des discours de Jacques Chirac sur la "maison qui brûle" ?

Des actes Monsieur Borloo... ceux qui suivent les travaux du Grenelle de l'environnement vous attendent.

Répondre au dérèglement climatique est une urgence.

On ne le dira jamais assez, si le climat change, le pays occidental qu'est la France en est grandement responsable.

Les ministres de l'écologie UMP successifs nous ont habitués à faire de la compassion "communicationnelle" sur les crises environnementales afin de mieux dissimuler leur inaction.

Les Verts rappellent au ministre que la situation grave que subit dès aujourd'hui notre planète en matière climatique n'est plus maintenant contredite par personne, pas même les Etats-unis.

L'heure est à l'action, non plus au constat. Votre voyage au Groënland est d'autant plus insupportable que votre gouvernement agit de manière totalement contraire aux enjeux climatiques en annonçant, par exemple, en conseil des ministres décentralisé à Strasbourg, d'augmenter l'offre routière en Alsace avec le lancement du grand contournement ouest de Strasbourg (la taxe poids lourds alsacienne étant quant à elle reportée d'un an !).

Une toute première action aurait pu être un voyage jusqu'au bureau d'Anne-Marie Idrac, présidente de la SNCF. En effet, en matière climatique, M. Borloo avait toutes les raisons de s'inquiéter de la fermeture annoncée de 262 gares de ferroutage et de l'augmentation déguisées des tarifs de billets de trains présentée demain - autant d'arguments pour commencer à changer radicalement sa politique des transports: coup d'arrêt aux projets de la SNCF devant entrer en vigueur les semaines à venir, développement du transport par rail et par bateau, arrêt de tout développement autoroutier et instauration de taxes sur les poids lourds auraient pu être les premières mesures.

Au lieu de cela, ce voyage aura encore été un bel exemple de transport le plus coûteux qu'il soit en matière d'émission de CO2.


Anne Souyris et Yann Wehrling
Porte parole des Verts




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9 septembre 2007 7 09 /09 /septembre /2007 09:45

Enfin, --- quand je dis "après", je veux parler de ce blog.
Parce que, sur le terrain, ce sont très souvent les mêmes qui s'adonnent avec délectation au vroum vroum et au pan-pan.
Enfin, bon, tout de même, le "Rallye décime", c'est fini pour cette année. Pas à dire, ça fait du bien quand ça s'arrête!
Mais voilà, maintenant, la chasse et ses para-militaires en treillis  pointent le bout de leur nez. Ah, les plaisirs de l'automne!
Grâce au blog de la Buvette des Alpages :
http://www.loup-ours-berger.org/,
j'ai pris connaissance de l'article ci-dessous, paru le 6 Septembre dernier dans l'édition Béarn du Journal Sud-Ouest.
Je vous le livre ici et j'en profite pour rendre un hommage appuyé au travail effectué par les gardes de l'ONCFS, dont le moins que l'on puisse dire est qu'ils sont bien loin d'évoluer dans des conditions idéales!

Bon, je vous quitte, ça commence à tirer!



1CIRCAETE.jpg
Certains chasseurs ont la vue extrêmement basse.
Mais que font Afflelou et Optic 2000?
Les bavures sont légion chaque année sur les espèces protégées, être humain compris.
Ce splendide oiseau, un Circaète Jean-le-Blanc, grand amateur de serpents, avait été recueilli criblé de plombs par le Centre de Sauvegarde Hegalaldia
http://www.hegalaldia.org/. Soigné, il a pu être relâché.
Mais pour un animal trouvé et sauvé, combien agonisent des heures, voire des jours durant?




"OUVERTURE DE LA CHASSE. --Les gardes manquent sans doute de moyens techniques et humains, mais leur action muselle les actions des chasseurs-prédateurs.

Gare à la chute de « prunes »

Xavier Horgassan, parmi les dix-huit gardes nationaux du département (cinq en Béarn, sept en haut Béarn, six en Pays basque), rappellera à chacun le nouveau principe légal : « Avant, on s'en tenait à la maxime : ce qui n'est pas interdit, est admis. Désormais, on bascule l'expression et elle devient : tout ce qui n'est pas autorisé est interdit ». Voici donc le principe pour l'ouverture du 9 septembre (dimanche).
La mission est immense, notamment pour la palombe : 1 600 postes, 140 kilomètres de frontières, 10 filets verticaux. Le tableau de tir 2006 aboutissait à 15 500 oiseaux prélevés. Autre tableau de prise, celui des gardes, mais en une semaine : 33 usages d'engins prohibés, 10 chasseurs sans permis, 19 ne le portant pas sur eux (timbre-amende inévitable cette année), 2 chasses en territoire d'autrui, 5 infractions au plan de chasse, un dépassement de quota, 6 infractions sur la sécurité. Bilan des saisies : 15 talkie-walkie, 39 fusils, 4 interphones, 4 magnétophones (pour imiter les appels des oiseaux), 15 cages à appelants.

« Avant la règle était : ce qui n'est pas interdit, est admis. Désormais, ce sera : tout ce qui n'est pas autorisé est interdit »

Xavier Horgassan et ses hommes appliqueront la loi, comme cela découle de la fermeté du Parquet et des magistrats du siège depuis 2005 : « A chaque infraction, une prune ! ».


Braconnage. En plus des infractions susnommées, on trouve aussi le fusil à 4 coups ou l'oubli du marquage d'une bécasse après le tir et l'inscription sur le carnet. Une audience mémorable eut lieu le 27 avril dernier au tribunal de Bayonne.
Les ministères de l'Écologie et du Développement durable ou de l'Agriculture imposent des contrats d'objectifs, pas seulement sur les actions de police, mais également sur les observations des faunes et flores ; toutefois, la particularité de la région suppose une vigilance particulière contre le braconnage (tétras, isards, chevreuils, migrateurs), ou les ventes prohibées (ramiers) ; aux gardes également de veiller particulièrement aux secteurs transfrontaliers entre Sare et Echalar.
à poils. Le travail des gardes consiste également à enregistrer les prises. En 2006-2007, ont été prélevés 7 400 chevreuils, 5 000 sangliers, 95 cerfs et 250 isards. Pour ce dernier, l'ouverture est cette année prévue dimanche 9 septembre en Aspe et Ossau, et le 11 novembre en secteur du massif de Jaout (Port de Castet).
Les propositions préfectorales pour la nouvelle saison toucheront 7 800 chevreuils, 100 cerfs, 4 140 sangliers. Pour les lièvres et lapins, effectifs stables.
à plumes. Pour le tétras, la possibilité de prélèvement doit être définie par l'observatoire de montagne ; la décision préfectorale sera prise à la mi-septembre. Quant aux alouettes, les quotas ne sont pas encore fixés, mais cela tournera autour des 40 000 pour 240 pantes.


Contrôles en tous genres. Les gardes nationaux quittent aussi la « lorgnette » visant les chasseurs ; la mission touche à un problème sanitaire très actuel : la surveillance des migrateurs, notamment dans le cadre de la prophylaxie contre la grippe aviaire : « Nous avons récemment trouvé des cadavres de cygnes et une cigogne ». Les oiseaux ont été relevés et expertisés. Les pompiers appellent aussi Xavier Horgassan pour des gibiers blessés à la suite de collision avec des voitures : « J'ai même euthanasié un rorqual sur la plage de Bidart ». Tristes nécessités ou découvertes : « C'est mon chien qui a retrouvé Cannelle ».
Les vautours occupent aussi une belle part de l'emploi du temps (350 jours/agent) : « Nous avons relevé entre le 5 mars et la fin août, 55 dommages, la plupart des enquêtes sur des bovins et des ovins. » Xavier Horgassan se méfie des imputations agressives à ces charognards : « On entend tout et n'importe quoi. On met en cause le vautour sur une mise bas, mais cela peut être lié à une pathologie. »
Des faits précis dans la narration en cas de présumée attaque peuvent aussi buter sur une toute autre réalité : bête déjà accidentée ou mourante, etc. Après cela, Xavier Horgassan et ses hommes n'en auront pas fini pour traquer les poseurs de « cédades », ces multi-collets pour capturer les oiseaux. Lui-même en possède une collection quasi-ethnologique".

 

 

 

 

 

 

 

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8 septembre 2007 6 08 /09 /septembre /2007 09:56
Le peuple Basque peut s'enorgueullir d'avoir fait vivre jusqu'à aujourd'hui et, je l'espère, pour longtemps encore, l'Euskara, sa langue, la plus ancienne d'Europe.
D'autres records sont moins nobles, ce qui n'empêche pas certains de s'en gargariser.
Je pense particulièrement, puisqu'il se déroule en ce moment même au "Rallye des cimes", dont on ne cesse de nous répéter qu'il est le plus ancien d'Europe.
Au début, c'était l'affaire de quelques copains, deux ou trois militaires (pardon, j'ai dit un gros mot), deux ou trois bergers qui, d'après moi, n'ont rien à gagner, moralement parlant, à fréquenter des militaires. Mais depuis longtemps déjà, le monde du fric a flairé la bonne affaire et ça sponsorise à fond. Au niveau local, c'est comme la coupe du monde de foot ou de rugby ou les soixante ans de Jhonny Halliday , on n'y échappe pas. Même sans lire les journaux, sans regarder les infos à la téloche, sans écouter la radio, on sait que l'on va forcément tomber à un moment ou à un autre  sur quelqu'un qui va nous en parler. Sauf à rester blotti dans une grotte en compagnie des Chauves-souris mais justement, c'est par ces endroits là qu'ils vont vroum-vroumer et dépenser pour faire mumuse un carburant dont la combustion nous dérègle le climat planétaire et dont ont nous dit qu'it que raréfié, il coûtera bientôt aussi cher que le champagne!
Quinze jours avant le début des "festivités", doublées d'un salon du 4x4 à Licq Atherey ( ce que c'est que la culture! ), on ne peut entrer dans un Bureau de Poste sans se sentir agressé par l'intimation qui nous est faite de nous intéresser à cet événément. Nous sommes vivement invités à acheter les DVD, les casquettes, les tee-shirts, les enveloppes timbrées, les cartes postales, les porte-clefs qui glorifient notre "Paris-Dakar" (pardon, j'ai encore dit un gros mot ) local. J'ai voulu acheter des timbres hier et je me suis vu demander de "supporter"cette édition du Rallye des Cimes. Pouvez toujours courir --- rouler, voulais-je dire! Plutôt mourir que de "supporter" (anglicisme) ce scandale qui m'insupporte (ça, c'est du Français) depuis tant et tant d'années. 
Vous aider à rendre encore plus omniprésente cette non culture du bruit,  de la vitesse, de la violence? Vous aider à effrayer les troupeaux , à agrandir les fondrières, à couvrir de boue mélée à la merde de brebis des centaines d'individus qui braillent des encouragements au bord des sentiers, à mettre en danger la flore et la faune, en particulier certains oiseaux fort peu populeux comme le gypaète qui est une espèce très craintive?
A vrai dire, je tremble d'anxiété. Que va-ton me demander de "supporter" la prochaine fois que je vais acheter un timbre? Il n'y a pas si longtemps, c'était une équipe de foot, ou de rugby, je ne sais plus trop parce qu'à part la forme du ballon, je ne connais pas la différence.  L'autre jour, je suis passée sous un maillot de joueur au moment où il se décrochait du plafond de la poste et je l'ai reçu sur la tête. Si, je vous jure. Et je n'ai pas trouvé ça supportable du tout.
Au fait, là où il y a écrit la poste, si vous vous occupiez plutôt d'acheminer les lettres correctement et en un temps acceptable, vous savez, comme dans le bon vieux temps jadis, il y a quelques années seulement? 

Je fais partie d'une petite équipe qui, il y a un an et demi, a constitué l'association "Le Grand Chardon-Astobelarra". Nous avons dans l'idée de monter une collection de petits livres rassemblant de beaux textes sur l'écologie, si possible en biligue Français -Basque, ou, pourquoi pas le contraire?. Mais, dans un premier temps, nous avons publié "Pensements",le livre de Laurent Caudine, le Vert Souletin qui n'est plus solitaire, dont le texte ci-dessous est extrait. Si vous voulez en savoir + sur le livre et l'association, une adresse :
http://lespensements.free.fr/

PS : Au fait---- Hier soir, qui a gagné France-Argentine?


rallye.JPG


LE RALLYE DECIME

"La Soule c'est le paradis des chasseurs et des 4 x 4. La première fois qu'on est allé en Soule, c'est d'abord ce que l'on a vu : des 4x4 grondants d'où descendaient des hommes habillés à la Bigeard avec des gros fusils. Alors, on a dit que dans la montagne de Soule, en automne, quand elle est la plus belle, on se croirait à Verdun tellement ça tire." Extrait du guide du Routard.



J'ai le front comme la proue du Titanic, sauf qu'il n'y a aucun iceberg en vue. Je prends les embruns agrestes dans les naseaux comme un cheval au galop sur une terre vierge, un océan de verdure, qui dure, qui dure. Sous mes bras, dans mon cou, sous mon maillot, l'immense ventilateur élimine la sueur au fur et à mesure, je n'ai pas froid, je n'ai pas faim, je suis bien. À Menditte, je sais que Basabürüa va bientôt montrer sa tête de femme secrète, et je pédale comme un champion pour la rattraper. Mon vélo, un Ocean-Express, VTT de son état, vert et jaune, gonflé à l'énergie musculaire, se grise et me sourit en me disant que la dernière montée de Sainte-Engrâce, on se la fera comme en 97, quand on avait des jambes de sanglier culturiste.
Puis un mugissement faible venu de loin vient rompre l'équilibre fragile du moment. Rien de bien grave, rien d'anormal, mais ma crainte se confirme lorsque ce véhicule, un « tout et rien » moche comme ceux du Paris-Dakar me double en vrombissant tel un animal dressé pour tuer. Au passage, il semble me dire « poussez-vous j'arrive, tremblez braves gens ! »  Il pue, il pète à mon passage et vomit sa vitesse juste sous mon nez. ³C'est ça, barre-toi², me dis-je ! Et puis c'est l'avalanche. Deux, quatre, dix, vingt, quarante motos, autos et autres engins excités me doublent en gueulant, en puant, en poussièrant et le paysage jusqu¹alors sensible se métamorphose ; les feuilles se retournent, les herbes se couchent, les oiseaux se terrent, l'air s'abat et s'affaisse dans le fossé, le nez en sang, la gueule ouverte.
C'est le week-end du rallye des cimes.
Je devrais plus souvent me tenir au courant de l'actualité sportive cela me tiendrait à l'écart de ce genre de désagrément. Mais il m'est aussi difficile d'ouvrir la page des sports qu'écouter radio Mendililia plus de trois minutes.
À Sauguis, la dernière voiture se détache ; allez va donc, eh ! Automobile ! À Trois-Villes, je reprends mon souffle, je déconnecte mon apnée, mes oreilles se débouchent, mes yeux caressent paisiblement le décor, ma bouche embrasse les premières collines, et les voitures normales me paraissent presque sympathiques. Je recompose le paysage en même temps que mes sens, je reprends ma route sous mon coude, je m'approprie le bitume en zigzaguant entre les lignes blanches, je joue du pied avec les longues herbes qui bordent la route et qui me fouettent les mollets. Ouf ! Ils sont partis. À moi Atarratze, à moi Basabürüa, à moi Santa-Grazi !

Le 7 septembre 2001
Laurent Caudine.
couvert3.jpg

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3 septembre 2007 1 03 /09 /septembre /2007 18:21

Des communiqués des Verts, il y en aurait beaucoup à publier ici.
Mais c'est mon blog, hein, toudmeme!
Pas celui des Verts!
Pourtant,  ce communiqué là me touche particulièrement parce qu'il traite des deux  domaines qui m'importent le plus, l'éducation et la nature. (
Non, non, je n'ai pas écrit environnement. Ce mot me donne de l'urticaire. N'est-ce pas les Verts? Vous ne pourriez pas l'abandonner ce mot que je reçois à chaque fois comme une décharge de gégène?)
Alors, voilà ---- sans commentaire.

Communiqué de presse des Verts du 3 septembre 2007


Suppression de postes pour l'éducation et l'environnement : des actes et des discours en contradiction flagrante


Pour la rentrée scolaire, et à l'heure où l'on voit à quel point même l'enseignement primaire a du mal à remplir sa mission, le gouvernement supprime 11 000 emplois dans l’Education nationale.

Au même moment, alors que le processus dit  de "Grenelle" bat son plein, ce sont 1 200 postes qui disparaissent au Ministère de l’Ecologie.

Comment faire de l’éducation une priorité tout en supprimant des postes dans l'Education nationale ? 

Comment défendre l’environnement tout en affaiblissant un Ministère de l'écologie déjà bien mal en point ?

Une fois de plus, les choix réels du gouvernement sont en parfaite contradiction avec les politiques qu’il prétend mettre en place.
La véritable politique de Nicolas Sarkozy est une politique de désengagement de l'Etat. Après avoir vidé ses caisses au seul profit de Français les plus privilégiés, le gouvernement cherche aujourd’hui à faire des économies en en dépeçant ses services.

 L'environnement, l'éducation et la justice sociale apparaissent pour ce qu'ils sont aux yeux de ce gouvernement : des attrape-nigauds.

Les Verts sont las des politiques qui n'engagent que ceux qui les croient et demandent que soient mises en place des politiques concrètes à la mesure des enjeux sociaux et environnementaux qui eux, se font déjà pressants.


Anne Souyris,
Porte-Parole

 

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2 septembre 2007 7 02 /09 /septembre /2007 10:11

Chaque semaine, Gérard Charollois, Président de la "Convention Vie et Nature pour une Ecologie Radicale",
publie un texte de réflexion sur le site de l'association et le diffuse sur le net parmi ses contacts.
Le lien pour le site de la Convention  se trouve depuis le début dans les liens amis de mon blog.
Pour ceux et celles qui n'auraient pas eu le temps ou la curiosité d'y aller faire un tour, je publie la livraison de ce jour. Ce sera la dernière fois. Si vous accrochez, ce sera à vous d'aller visiter le site en question de manière régulière.
J'attire votre attention sur le fait que contrairement à ce que certains voudront nous faire croire dans les mois qui viennent , l'expression "écologie radicale" ne signifie nullement éco-terrorisme.  Des livres comme ceux de Jean-Christophe Rufin, d'une malhonnêteté intellectuelle stupéfiante, ont déjà préparé le terrain pour que s'épanouisse l'amalgame. A l'heure où ce phénomène d'éco-terorisme  arrive en France et risque de donner de bien belles occasions  à ceux qui ne demandent qu'à jeter le bébé écologie avec l'eau du bain, il n'est certainement pas superflu de préciser la différence.
L'éco-terrorisme, comme tous les terrorismes ( c'est mon opinion et je l'assume) ne fait que jouer le jeu du système qu'il prétend combattre.
Lisez Gérard Charollois. La précision, la finesse, l'intelligence des textes vous convaincront que l'on est là à des milliards d'année lumières du culte mortifère de la terreur.

www.ecologie-radicale.org

« La voix de la Résistance ».

Lettre de Gérard CONDORCET.           Le dimanche 2 septembre 2007

 

            La crédulité :  maladie de la démocratie.

 

          La démocratie honnête, la marche vers l’hominisation, le progrès des mœurs et des manières impliquant l’harmonie du couple formé par la raison et la sensibilité, vacillent et leur triomphe sur l’obscurantisme, la férocité, la régression n’est nullement acquis.

De tous temps, sous tous les cieux de toutes les civilisations, le culte d’un chef, quelles que soient ses vertus ou ses tares, est le signe d’une défaite de la raison et de la sensibilité et le révélateur d’une bouffée d’infantilisme annonciateur d’une pathologie de la société.

      les « grands hommes » ne servent de cause qu’aux petits esprits qui s’illusionnent en déclarant vivre successivement « sous » POMPIDOU, GISCARD, CHIRAC, SARKOZY ou autres, alors qu’ils vivent sous le joug d’un unique maître : l’Argent.
TotalJoke.JPG

 

La France, laboratoire expérimental politique, connaît une telle bouffée régressive en se donnant un chef qui n’est ni meilleur ni pire que les autres mais qui de jour en jour se révèle, comme nous l’indiquions par anticipation, en catalyseur de cet infantilisme.

       Le Président que les médias dépeignent omniprésent, omniscient, omnipotent, console les veuves de marins morts dans le sombre océan, les pères d’enfants violés, dispense aux salariés des messages frappés du sceau de Jean JAURES tout en servant les intérêts des grandes fortunes ploutocratiques, rassurent les gens moralement très  âgés en pourfendant le crime et la délinquance magnifiquement instrumentalisés, encourage les tueurs d’oiseaux d’eau tout en convoquant les écologistes ravis et crédules à un GRENELLE de l’environnement, dénigre mai 68 et sa permissivité mais vit en famille recomposée, plaide pour l’identité nationale mais se réfugie dans le cercle cosmopolite des gens d’affaires et de l’argent apatride, prétend moderniser l’Etat mais détruit soigneusement toute opposition à son pouvoir personnel, parle au peuple mais en fait flatte les instincts et les émotions et manipule avec une remarquable maîtrise les moyens de communications et la technique publicitaire élevant cet art à un haut degré encore jamais atteint,

Proclame incarner le changement et la rupture en faisant réélire le parti politique qui domina durant  35 des 50 dernières années la vie politique française,

 fait des cadeaux dispendieux à une infime petite minorité de privilégiés mais fascine les pauvres gens par un activisme forçant l’admiration des observateurs non hypnotisés et suffisamment lucides pour suivre en spectateur l’anesthésie du pays.

 

Pour cet observateur impartial, pour ce spectateur qui tente de se donner le recul de l’historien, le « super-Président », pris en tant qu’individu, ne suscite ni sympathie, ni antipathie. Il fait prodigieusement bien son métier de politique et représente plus un symptôme qu’un syndrome.

    Ce qui inquiète notre « persan » est le degré d’abaissement de l’esprit civique, du sens critique des citoyens de ce pays qui confondent totalement la forme excellente et le fond vite escamoté.

Décidément, les peuples  oublient vite les cruelles leçons de l’Histoire.

La politique est ce domaine dans lequel les qualités de pure forme ne bonifient pas le fond de l’idéologie.

 Le talent de l’acteur dissimule parfois la nocivité des auteurs  qu’il sert trop bien, sans les corriger.

Ici et maintenant, les auteurs du scénario, c’est-à-dire l’idéologie, s’appellent le Marché, les entreprises privées mues par la seule quête frénétique du profit, la spéculation, la finance, bref tout ce qui détruit la Nature et compromet la viabilité de la planète.

L’hyper-président, parfaitement respectable en tant qu’individu, n’est ni un problème, ni une solution mais un révélateur du grave malaise de la démocratie, malaise qui affecte d’ailleurs d’autres pays, eux aussi entrés en phase régressive et infantile.

 

 La peur, si souvent mauvais guide, transforme les hommes en enfants qui recherchent auprès d’un « père de la Nation », ou d’un capitaine super-man une assurance à leurs angoisses.

S’en prendre au « père de la nation » ou au « capitaine énergique » constitue une lourde erreur.

Il n’est pas la cause mais l’effet  d’une société malade.

 

Les contemporains ne voient, pour les aduler ou les dénigrer, que les acteurs, le jeu scénique, l’écume médiatique, l’agitation étourdissante, en ignorant les auteurs de la mauvaise pièce qui finit mal.

 

Chaque strate sociale, voire chaque individu espèrent naïvement que le brillant acteur fera droit à ses petits intérêts et à ses idées spécifiques.

Illusion touchante : l’acteur joue la pièce que d’autres ont écrite et en conséquence, les ploutocrates paieront moins d’impôts, les services publics seront affaiblis, les salariés seront plus flexibles et les promoteurs, aménageurs, entrepreneurs seront comblés sans avoir à se préoccuper de considérations sociales et écologiques puisque dans les coulisses l’autel est dressé pour la célébration du culte de l’Argent.

 

Qu’espérer du GRENELLE de l’environnement ?

Sans être grand clerc et sans grand risque d’erreur, nous pouvons écrire aujourd’hui :

 ni mesures contre la chasse principale cause de diminution de la faune en ce pays, ni limitations des pesticides, ni interdiction des OGM, ni frein à l’urbanisation et à la dégradation des sites, mais, fort probablement, des cadeaux fiscaux aux entreprises au nom d’un habitat écologique, une incitation à l’activité économique et au Marché sous une petite couche de peinture vaguement verte.

 

La crédulité demeure une faiblesse des sociétés contemporaines dont pourront sourire les hommes de demain, les hommes libérés des peurs et des obscurantismes, des ignorances et des manipulations, des hommes dont nous attendons l’avènement par mutation radicale.

En Occident, l’argent pourrit tout et s’érige en système incontournable. Ailleurs, des religieux médiévaux abrutissent des foules immenses réduites à la misère et au fanatisme par des histoires à dormir debout. Ailleurs encore, des colonels et Présidents d’opérettes pillent et assassinent leurs peuples.

La crédulité est décidément une pandémie bien funeste, rétive à la seule thérapeutique connue tenant aux progrès des connaissances et au dévelopement de l’esprit critique.

 

Ainsi, la démocratie ploutocratique a besoin de la bêtise, comme la dictature a besoin de  la terreur pour perpétuer le pouvoir de ceux qui le détiennent par la manipulation ou par l’intimidation.

 

La Nature se meurt et l’environnement se dégrade !

 Que nous dit-on :

Cela ne durera pas toujours  ! raison de plus, pour les maîtres du système, d’acheter un nouveau château, des hôtels, un bateau de luxe supplémentaire et quelques avions privés pour les petits déplacements » !

 

Quel est le coupable, le criminel qui anéantit la Nature, enlaidit la terre, réduit les droits sociaux, développe chez l’humain la cupidité naturelle, avachit le citoyen ?

    Le super-président ?

Non. C’est la société  qui est coupable d’abdication et non ceux qui ont le talent d’utiliser ses tares.

        Gérard  CONDORCET.

CONVENTION VIE ET NATURE POUR UNE ECOLOGIE RADICALE.  






















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31 août 2007 5 31 /08 /août /2007 08:50

Un lecteur attentif me fait remarquer que la fin du communiqué de l'ADET concernant Lolo l'écolo rigolo n'apparaît pas à l'écran.
Donc, voilà plus d'une heure que j'essaye de réparer, mais rien à faire, le message déjà publié refuse catégoriquement les dernières lignes.
Le diable s'en mêlerait-il ou bien un agent personnel du grand biologiste que nous venons de découvrir en notre ex-premier ministre?
Bon, nous allons tenter de contourner la difficulté.
Je vous copie cette fin de communiqué ci-dessous.
Scrogneugneu! Faudra que ça passe!

Dans les Pyrénées, les ours sont à plus de 80% végétariens et toutes les étudesles ours lâchés en provenance de Slovénie ont exactement le même.

montrent que

régime alimentaire que les ours pyrénéens


Monsieur Fabius méconnaît-il totalement ce dossier, ou fait-il sien le discours

mensonger des opposants ?

Voilà en tout cas qui tranche singulièrement avec les convictions écologiques qu’il a

longuement voulu développer lors de son entretien !

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26 août 2007 7 26 /08 /août /2007 10:52

Un communiqué du Collectif Alerte OGM en Pays Basque.
Merci au Journal du Pays Basque qui a relaté les faits de manière objective.
Quant à notre "Grand quotidien Régional", il a su, comme à son habitude,  trouver la formule : "la manifestation a été rapidement contrôlée". Ouf! Nous voilà rassurés!

Moratoire-OGM--r--pons-epolici--re-de-Sarkozy.jpg

Communiqué de presse Collectif Alerte OGM Pays Basque
OGM : Moratoire immédiat

 Le Collectif Alerte OGM Pays Basque poursuit son combat pour la prise d'un moratoire sur les OGM en plein champ. Alors que se termine la floraison du maïs et que des contaminations ont pu avoir lieu, il est nécessaire de prendre les mesures adéquates pour éviter tout risque de contamination des  filières de qualité et que ne se reproduise cette situation en 2008. 
Aussi, le dossier du moratoire sur les OGM ne peut attendre d'être traité dans le calendrier du « grenelle de l'environnement ». Face à la contamination imminente, il est encore possible de prendre une décision de récolte préventive des cultures, condition incontournable à la tenue d'un débat constructif sur les OGM.

Lors de la visite du président de la république et du ministre de l'agriculture, le collectif Alerte OGM Pays Basque a tenu a rappeler le danger que représentent les OGM pour l'agriculture du Pays Basque. Dans la matinée trois membres du collectif ont remis une lettre (ci-jointe) au ministre de l'agriculture. Celui-ci a tenu a rappeler qu'il était le ministre à l'initiative de l'inscription du principe de précaution en annexe de la constitution. Les membres du collectif lui ont signifié qu'il s'agit d'être maintenant le ministre de l'application de ce même principe de précaution. M. Barnier en ensuite confirmé son engagement pour la poursuite des semis en plein champ, avant même la tenue du grenelle. Le ministre ayant insisté sur la nécessité de semis en plein champ pour étudier les risques de contamination, le collectif lui a rappelé la situation à Saint Dos où des parcelles de suivi de contamination, financées par le CR Aquitaine, ont été détruites.

Le message est clair, la situation actuelle convient au ministère de l'agriculture. Le ministère ne prend pas la mesures des tensions se nouant dans les campagnes et du risque qu'encours l'agriculture du Pays Basque.

La demande d'un moratoire étouffée par la répression policière

Dans l'après midi une soixantaine les militants du collectif ont tenu à porter leur revendication lors le parade présidentielle. Quatre personnes sont montées sur le toit de la sardinerie en arborant des banderoles «moratoires OGM ». Pendant ce temps, les forces de l'ordre ont fortement molesté les membres du collectif restés en bas pour déployer leurs banderoles. 7 personnes ont été violemment interpellées et une personne a été blessée au visage.
Rappelons ici que le collectif alerte OGM milite pour un droit applicable à tous : le droit à produire et se nourrir en toute sécurité, sans OGM.
Les marins pêcheurs se sont solidarisés au collectif en déposant une banderoles OGM moratoire sur un bateau.
OGM-Moratoire.jpg

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25 août 2007 6 25 /08 /août /2007 18:20

Au sujet des Vautours Fauves, depuis quelques mois, c'est la surenchère au  délire. Parmi les concurrents : quelques mauvais esprits chez les éleveurs, une certaine presse locale qui se trouve être en prise directe avec certains hommes politiques. Allez, n'ayons pas peur d'appeler un Sarkoziste Lucbéreilh  et une Castafiore Jean Lassalle. Me souvenant de ma récente candidature  aux législatives, je me rappelle également leur utilisation honteusement basse et populiste de ce dossier pendant la campagne électorale. Un grand merci au candidat socialiste de n'être pas entré dans cette course à la démagogie, ni au premier ni au deuxième tour de cette mémorable triangulaire.
Le grand délire sur ce type de sujet, ce n'est pas très difficile à faire naître, c'est encore moins difficile à entretenir, surtout pour un ou des notables de province. Il n'y faut que quelques ingrédients dont les plus importants, ceux autour desquels la recette prend forme sont :
l'exploitation d'angoisses ancestrales et irrationnelles autour du thème de la nature qui échappe au contrôle de l'être humain
une méconnaissance crasse et grandissante de tout ce qui touche justement à cette nature dans notre société, qu'elle soit rurale ou citadine. Franchement, dans ce domaine, y-a-t-il  vraiment tant de différences de nos jours entre la ville et la campagne? J'adore les gosses, les minos, les enfants, les gamins, les drôles, les lardons, même les lardonpèmes, les enfants quoi! Mais je vis à la campagne et tous les petits garçons que je connais savent distinguer la marque d'un tracteur au bruit de son moteur mais pensent que la souris est la "dame" du rat et la grenouille, celle du crapaud. Quant aux filles, à part les chanteuses péroxydées et formatées, la der des der de la Starac et les  rebondissements de "Plus belle la vie"--- Ni les garçons ni les filles ne font la différence entre un pommier et un chêne, sauf au moment exact où les pommes sont prêtes à cueillir.
Allez, je sais, c'est cruel, mais ce n'est que l'expression de la vérité. Non?
D'autant que les parents de cette génération là, eux non plus, ne font pas souvent la différence entre un Vautour et un Hibou. J'exagère? Allez, vous savez bien que non! On est très loin de "La guerre des boutons" et des romans de Maurice Genevoix! Que pèsent les cabanes dans les arbres face à l'étrange lucarne, aux jeux vidéos et à la surprotection parentale envers un environnement naturel considéré comme purement et définitivement  hostile?

Alors, pour tenter de mettre un peu de sagesse et de vérité dans ce dossier trafiqué, je vous livre ci-dessous la contribution d'une amie, Martine Razin.
Ce document est déjà paru sur  indispensable et même  vital  blog  "La Buvette des Alpages" : http://www.loup-ours-berger.org/,

5-Laurence-et-vautour.jpg
Sur la photo, dans les bras de Laurence Goyeneche, permanente du Centre de Sauvegarde "Hegalaldia", ce "dindon" là ( non, ce n'est pas une guitare!) est allé, avec treize de ses congénères et quatorze autres du Centre "Ilundain" d'Iruña (Pampelune), renforcer la population des Vautours Fauves Italiens. Et oui, nous avons notre AOC Vautour Fauve Pays Basque!  Je comptais tenter de vous faire croire qu'au Centre Hegalaldia, on aime tellement les Vautours qu'on les berce pour les endormir, mais vous n'auriez pas marché. Hein? N'empêche que moi, le soir, il m'arrive encore d'avoir un pincement au coeur lorsque, depuis ma porte, je ne les entends plus se chamailler à qui aura la meilleure place sur le perchoir. Nostalgie, quand tu nous tiens---

Ahetze, le 4 juillet 2007
Lettre de Martine Razin (Coordination scientifique Gypaète barbu, vautour fauve et Milan royal, Ligue pour la Protection des Iiseaux  Mission Rapaces / Pyrénées au Dr Joncour, président de la section Faune sauvage de la Commission Environnement de la "Société Nationale des Groupements Techniques Vétérinaires" (SNGTV)

Je me permets de vous contacter au titre de coordinatrice scientifique "Vautour fauve" dans les Pyrénées pour le compte de la Ligue pour la Protection des Oiseaux (Birdlife International), afin de vous apporter quelques éléments d'information concernant la situation actuelle du Vautour fauve (Gyps fulvus) dans les Pyrénées. A votre demande.

Le comportement des vautours

Etant originaire du Pays Basque et y ayant toujours vécu, j'ai pu suivre l'évolution des comportements de cette espèce avec intérêt. Jusque dans les années 80, ce rapace montrait une distance de fuite assez importante lorsqu'on l'approchait à pied, et la présence de randonneurs près des colonies a fait échouer nombre de reproductions.

Ce comportement -auquel cette espèce nous avait habitué- découle probablement des persécutions dont il a fait l'objet jusqu'au milieu des années 70 (il n'en restait alors que 50 à 60 couples, il y en a 10 fois plus aujourd'hui). Ce comportement vis à vis de l'homme n'était pas, à mon avis, le comportement normal de cette espèce mais celui d'une espèce persécutée.

En Inde et en Afrique, d'autres espèces de vautours grégaires ne sont absolument pas farouches et vivent en commensaux / sympatriques -plutôt- de l'homme. [NDLB: Commensalisme : (Biologie) Association de deux êtres vivants dont l’un profite de la nourriture ou de l’abri d’un autre être vivant sans lui nuire ni le déranger.  Le commensalisme est une exploitation non-parasitaire d'une espèce vivante par une autre espèce.] Dans ces pays où ils sont respectés, il n'est pas rare de les voir nicher en ville ou au cœur des villages. Au Burkina-Faso, les vautours viennent jusque sous les tables des restaurants en plein air.

Actuellement, dans les Pyrénées, le vautour fauve est moins farouche qu'il y a 20 ans tout simplement parce qu'il n'est plus persécuté: il a retrouvé un comportement normal.

Ressources alimentaires des vautours dans les Pyrénées

Les ressources alimentaires des vautours des Pyrénées sont difficiles à évaluer de façon exhaustive mais il ne fait aucun doute que la biomasse disponible pour les nécrophages est abondante dans les Pyrénées-Atlantiques (64), ce qui explique la présence de cette espèce mais aussi celle d'autres espèces plus menacées et nécrophages telles que le vautour percnoptère (50% des effectifs français dans le 64), le milan royal, le milan noir (densités importantes) ou le gypaète barbu.

Il est communément admis qu'un vautour fauve nécessite 400 gr de nourriture par jour. Donc théoriquement, la population de vautours fauves des Pyrénées françaises, nécessite environ 340 tonnes de nourriture par an (400 gr x 365 jours x 580 couples x 4 ; 4 ? : On estime que la population est composée de 50% de non reproducteurs).

Les Pyrénées-Atlantiques abritaient en 2005 (chiffres Ministère de l'Agriculture) : 728300 ovins, 330600 bovins, 245700 porcins, etc. Le taux de mortalité des ovins est en moyenne de 4% (3-5%), celui des veaux de 6% (statistiques DDAF).

Nous avons étudié la disponibilité alimentaire pour le gypaète barbu (une espèce voisine et consommant les os d'ongulés de taille moyenne de type ovins) en 2004, sur la seule vallée de Saint Etienne-de-Baïgorri, en menant une enquête auprès des exploitants agricoles. La vallée de Baïgorri et ses environs immédiats abritent 200 couples de vautours fauves, 47000 ovins, 1230 bovins, 3000 porcins et 1200 équins.

Nous avons dénombré plus de 46 dépôts hivernaux de carcasses au dessus des fermes (en été le bétail est en montagne), alimentés par les éleveurs et recyclés par les vautours. Certes, ces dépôts sont peut-être un peu moins abondants actuellement avec la systématisation de l'équarrissage, mais les éleveurs de ces vallées montagnardes n'attendent généralement pas plusieurs jours pour ce débarrasser d'une bête morte alors qu'ils ont un service rapide, gratuit et efficace à proximité.

Ce lien entre le pastoralisme traditionnel et les vautours -qui a toujours existé- est une excellente chose du point de vue de la protection des oiseaux (et du point de vue sanitaire): tout le cortège de nécrophages en profite. Cette pratique favorise le maintien de la biodiversité et limite la propagation des maladies.

Bref, si l'on compte 4% de mortalité pour les seuls ovins (statistique DDAF), nous obtenons 30 kg en moyenne x 28 000 ovins morts / an, nous obtenons 840 tonnes de nourriture potentielle pour les grands nécrophages dans les Pyrénées-Atlantiques.

Il serait intéressant de savoir quelle proportion de ces animaux est collectée par Ferso Bio dans le département, ce qui indiquerait la quantité de carcasses d'ovins recyclée par les vautours naturellement (sans pollution due au transport et à la crémation).

Il faudrait aussi compter ce qui est généré par l'élevage bovin, porcin et équin. Cependant, il ne fait aucun doute que «nos» vautours ne meurent pas de faim :

aucun oiseau dénutri n'a été récupéré par le centre de soins de la faune sauvage du Pays Basque (Hegalaldia)
le taux de reproduction des vautours fauves, étudié en 2006, est comparable à celui des années 80 (aucun changement d'après le Parc National des Pyrénées).
Les autres populations de rapaces nécrophages sont stables et ne souffrent pas d'insuffisance alimentaire.
Les nourrissages artificiels mis en place dans les années 80 (puis ailleurs ensuite, grâce à l’AIM du 7 août 1998, abrogé ….) afin de sauver le vautour fauve de l'extinction ont été stoppés en 1997 dans le département car l'espèce était dynamique et abondante (et concurrente du Gypaète barbu, sur les sites de reproduction, notamment, et bien plus menacé), dans l'objectif d'obtenir à moyen terme une stabilisation de ses effectifs. Ces nourrissages apportaient 30 à 50 tonnes de carcasses par an aux vautours, une action devenue symbolique plus qu'efficace pour nourrir nos nécrophages.

Dix ans après, nous notons une tendance à la stabilisation du vautour fauve, qui continue toutefois de légèrement augmenter (il sera stable, probablement, dans quelques années). En créant des nourrissages artificiels pour cette espèce, nous augmenterions son taux de croissance annuel.

La situation des vautours en Espagne

(source: Fundo de los Amigos del Buitre)
Les Pyrénées espagnoles abritent 90% des effectifs de vautour fauve pyrénéens (10% en France seulement) la plupart en Aragon et en Navarre, soit environ 6000 couples de vautours recensés en 1999 (recensement national, publié).

Cet effectif important est lié au développement de l'industrie agro alimentaire (élevage intensif porcin en particulier) dont tous les déchets ont été mis à la disposition des nécrophages pendant de nombreuses années en « service gratuit ».

En Aragon (Pyrénées centrales) :

Il existait environ 200 "muladares" (dépôts de carcasses et de déchets carnés impropres à la consommation humaine et animale domestique, en 2000.
En 2003 il n'existait plus que 50 "muladares". En effet, l'application de la directive UE découlant de la crise de l'ESB, entraîna la fermeture progressive des "muladares".
Fin 2005, l'Espagne comme la France obtient la possibilité de nourrir les rapaces nécrophages (placettes de nourrissages réglementées).
Mais dès janvier 2006, tous les animaux morts en Espagne sont collectés systématiquement (par décrêt royal), sans tenir compte des populations d'oiseaux sauvages, dont certaines sont très menacées.
C'est alors le début de l'hécatombe : le centre de soins d'Alfranca à Zaragosse (Aragon) recueille 1300 vautours fauves entre 2003 et 2006 dont 600 pour la seule année 2006. A partir d'avril 2006, les interventions des vautours sur le bétail vivant (mises bas essentiellement) se multiplient ainsi que les collisions routières, les vautours "affamés" disputant les animaux écrasés aux petits nécrophages. Les vautours envahissent les décharges. Les articles de presse se multiplient ainsi que les plaintes des éleveurs.

Les effectifs des colonies de vautour fauve du nord de l'Espagne diminuent de 40% entre 2006 et 2007, leur taux de reproduction s'effondre. Les écologistes de la FAB (Fundo de los Amigos del Buitre) et les éleveurs s'unissent pour demander au Gouvernement d'Aragon la mise en place de nourrissages pour cette espèce et une dérogation à la réglementation sanitaire afin de permettre aux éleveurs de laisser en montagne les carcasses issues du cheptel domestique.

En juin 2007, la Société Ornithologique Espagnole (birdlife inrenational) sollicite une dérogation de la Directive UE réglementant l'équarissage auprès de l'UE, la Directive de la Santé étant sur ce point incompatible avec la Directive Oiseaux. Cette sollicitation concerne l'Espagne, le Portugal et les Pyrénées françaises (nous avons coopéré au dossier) qui sont les 3 régions européennes qui abritent les populations les plus abondantes d'oiseaux nécrophages (disparues ailleurs), qu'il est illusoire de prétendre nourrir par le biais de nourrissages artificiels.

La "crise" actuelle dans les Pyrénées-Atlantiques

Les vautours passent la frontière naturellement, ils sont capables de faire plus de 100 kilomètres par jour pour chercher de la nourriture. La situation des vautours dans les Pyrénées françaises découle sans aucun doute de la situation des vautours en Espagne, victimes du changement de la réglementation européenne sanitaire, poussés par la faim et attirés par le pastoralisme traditionnel encore bien vivant des Pyrénées françaises.

Les oiseaux n'attendent visiblement plus toujours que les animaux soient bien morts pour les consommer. Ils peuvent détecter des animaux malades ou fragilisés lors des mises bas, et attendre un certain temps à proximité avant de se décider, poussés par la faim ou la concurrence de leurs congénères. Un effort de surveillance lors des mises bas doit être préconisé, et ce d'autant plus que nombre d'animaux ont naturellement des difficultés pendant ces évènements (les bovins en particulier).

Si la situation réglementaire évolue (nous avons bon espoir qu'il en soit ainsi, la DG européenne de la Santé … animale [DG-SanCo] ayant reconnu que la directive découlant de la crise de la ESB n'était pas / plus justifiée), les vautours fauves devraient retrouver leur place de part et d'autre de nos frontières et rejouer leur rôle d'équarrisseur naturel. L'UE a reconnu par voie de presse qu'il y avait une crise écologique (dont vautours et éleveurs sont les victimes).

Cependant, je vous rappelle que les évènements récents ont été déformés et amplifiés par la presse et les politiques en pleine campagne électorale et sur fond de programme de réintroduction de l'ours brun (Ursus arctos) mal vécu. Nous comptons donc sur le diagnostic objectif de votre corporation pour trier les sinistres avérés des fausses interprétations.

En espérant avoir éclairer un peu la situation,
Bien cordialement,

Martine Razin
Coordination scientifique Gypaète barbu, Vautour fauve et Milan royal
LPO Mission Rapaces / Pyrénées



Vautoursvoil--re0001-copie-1.jpg
 Vautours Fauves dans la volière d'Hegalaldia, au temps où le Centre se trouvait encore à Uhart-Cize, en ma modeste demeure.
Ceux-là sont allés renforcer la population des Gorges du Verdon.

 



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24 août 2007 5 24 /08 /août /2007 14:47

Bon, c'est moi qui fait de la politique, je ne le nie pas.
Mais là, hein----, ce n'est pas moi qui dit du mal de Sarko.
Message personnel:  Romann, ne te fâche pas.
Autre message personnel : Hubert /Cendrine, pardon d'en remettre une couche sur la corrida, mais actualité oblige.
Je viens de recevoir à l'instant le message ci-dessous que je m'empresse de publier.
Vous remarquerez qu'une fois de + sur ce blog, corrida et OGM se partagent la vedette.

BRAVO SARKO!

A Bayonne,deux femmes ( très dangeureuses) avec pour seule arme la banderole anticorrida du CRAC, ont été repoussées d'abord sur la droite du commissariat de Bayonne( allées Paulmy) , puis à l'entrée de la rue, puis de l'autre côté de l'avenue et enfin carrément au rond point vers la N10!!!!!

Demander l'interdiction des arènes aux mineurs, c'est grave , docteur? Le BVP refuse le spot de RENAUD (trop traumatisant pour le public), ET LES ENFANTS DANS LES ARENES? ILS NE SONT PAS TRAUMATISES?

 A Saint Jean de Luz, saisie de la banderole, et à l'arrivée de Sarkozy,deux  RG se sont précipités pour cacher le tee-shirt de l'unique et donc dangeureuse anticorrida qui se trouvait à la vue de la voiture officielle, mais là, coup de theâtre, du toit de la sardinerie ont surgi les ANTI-OGM!!!!!! Les RG se sont précipités sur eux manu militari, et trois  touristes qui étaient là se sont vues confisquer leur appareil photo!!!!!Elles avaient osé photographier!

C'est défendu depuis quand?

 

JAMAIS PERSONNE N'A FAIT TAIRE LES HOMMES ET LES FEMMES DE CETTE TERRE.

 

LA DEMOCRATIE  C'EST DE POUVOIR DIRE CE QUE L'ON PENSE!!

EMPECHER DES BANDEROLES ET NE VOULOIR (TV OBLIGE) QUE DES BADAUDS BEATS , AFIN DE MONTRER AUX TELESPECTATEURS UN SARKO MAINS TENDUES VERS UN MORCEAU DE FOULE PAS DU TOUT REPRESENTATIF (puisque sélectionné), C'EST DE LA MANIPULATION D'IMAGE.

 

CE N'EST PAS EN CACHANT LES PROBLEMES QUE NICOLAS SARKOzY VA LES RESOUDRE!

 

Michèle Becker

déléguée CRAC 64

WWW. anticorrida.com

 

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21 août 2007 2 21 /08 /août /2007 14:30

Nous, ici, en Pays Basque intérieur, se battre contre un projet de couloir à camions, on sait ce que c'est! En Janvier prochain, cela fera dix ans que nous avons commencé notre combat acharné!
Nous savons donc aussi comme il est important de se sentir soutenus et aidés par des gens qui vivent loin, qui ne sont pas physiquement concernés mais qui sont solidaires d'une lutte locale et pourtant planétaire.
C'est pourquoi, en recevant cet appel, j'ai immédiatement décidé de le publier dans ce blog.

IMG-030.jpg
Photo Y. Arthus-Bertrand


NON  A UN PROJET AUTOROUTIER EN CAMARGUE

Cette pétition est destinée aux autorités françaises et  européennes pour que le projet de  tracé autoroutier en Camargue et en Plaine Crau soit annulé et qu'un nouveau tracé moins destructeur pour l'environnement soit adopté, il y a d'autres alternatives !

Je dis NON à une autoroute en Camargue et en Plaine de Crau, qui aurait des conséquences irréversibles sur des paysages exceptionnels, que nous devons préserver pour les générations futures

NON aux graves atteintes sur l'environnement,  l'agriculture (terre AOC, élevage), l'hydraulique, ainsi que sur la faune et la flore !

On compte sur vous pour faire circuler cette pétition auprès de vos amis et contacts

www.camarguesansautoroute.com

Un grand merci

l'A.C.E.N ( Association Camargue Environnement & Nature) association loi 1901

Présidente - Marie Josée TADDEI - contact@camarguesansautoroute.com 

06 14 11 38 25 / Tél 04 90 96 87 14 - Mas Regala, le Petit Barret, F - 13200 Arles

 

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