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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 19:19
Photo "Sud-Ouest"

Photo "Sud-Ouest"

Une contribution de Daniel Labeyrie

 

Que d'eau ! Que d'eau ! Que d'eau !

Même pas un bout de radeau

Pour mettre au sec mes pauvres os

Pas question de me jeter à l'eau

Ni de faire un trou dans l'eau

 

 

En voyant ce triste tableau

D'un écureuil cerné par les eaux

Sur un petit toit de bardeaux

Brave pêcheur tu as sorti ton bateau

Malgré les caprices des flots

 

 

 

Sur ta perche en bois de bouleau

Sous le regard noir d'un corbeau

Ainsi j'ai pu sauver ma peau

Moi le plus espiègle des animaux

Comme Noé enfin sauvé des eaux

 

 

Que d'eau ! Que d'eau ! Que d'eau !

 

 

 

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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 11:00
Photo Wikipedia

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Une contribution de Daniel Labeyrie.

 

 

 

Quelle aubaine

Te voir

En décembre

Trottiner

Sur la toile cirée

De la cuisine

 

 

Tiens

Tu t'arrêtes

Sur un coquelicot

Tu te crois

En plein champ

Au printemps

 

 

Attention

Coccinelle

Ne brûle pas

Tes ailes

Dans les flammes

De la cheminée

 

 

 

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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 11:55
Photo Wikipedia.

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Une contribution de Daniel Labeyrie

 

 

Je glisse sur les ailes de la nuit

Déployant mes bras de plumes

J'habille les rayons de lune

De mon vol léger comme brume

 

 

 

Mes yeux ouverts sur le mystère

Naviguent toutes voiles dehors

Dans les ténèbres fleuries d'étoiles

Je ne suis qu'un oiseau de passage

 

 

 

Posée sur la branche d'un chêne

Je médite sereine dans la quiétude

Et le subtil frémissement des feuilles

Effleure à peine ma collerette

 

 

 

Moi la dame blanche des clochers

Je laisse s'égrèner les heures

Attendant les premières lueurs de l'aube

Pour me blottir dans le feutre de l'oubli

 

 

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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 12:25
Photo Wikipedia

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Une contribution de Daniel Labeyrie

 

 

A l'issue d'un déjeuner campagnard par une belle journée d'automne, me levant de table pour laver la vaisselle, par le plus grand des hasards, mon regard rencontra une plume minuscule déposée sur un carreau rouge de la cuisine.

 

Je me penchai précautionneusement pour tenter de la saisir mais la chose fut impossible tant sa taille était dérisoire : mes doigts embarrassés ne parvinrent pas à l'approcher. Mon souffle lui fit opérer un imperceptible déplacement mais je m'éloignai pour éviter son envol.

 

De forme harmonieusement arrondie, de couleur blanche avec de subtiles nuances fauves, la plume semblait reposer sur un invisible coussin d'air.

 

Appartenait-elle à la dame blanche en visite dans le grenier voisin ? A une colombe égarée ? À un passereau en quête de quelque grappillon oublié du sécateur ? Était-elle passée par le conduit de la cheminée, victime d'une saute de vent du sud ? Un ange l'avait-il perdue ? Le mystère était total...

 

Modeste et dérisoire par sa petitesse cette plume me fit penser à feu Claude Nougaro qui immortalisa son extraordinaire « Plume d'ange ».

 

Plume angélique qui pouvait paraître insignifiante, pourrais-tu me conter ton histoire ? Tu réchauffas sûrement le corps d'un oiseau, oiseau blessé, oiseau en migration vers la lointaine Afrique, oiseau caché dans les ramures d'un laurier, plume échappée d'un chapeau de mariée, plume perdue par une petite fille dans une cour d'école, plume envolée d'un abattoir...

 

Ouvrant la fenêtre pour laisser entrer le soleil, en légers tourbillons ascendants, la petite plume s'éleva peu à peu au-dessus du carrelage, vint se poser l'espace d'un instant sur la toile cirée puis sembla aspirée par l'appel d'air de la fenêtre ouverte.

 

Elle eut une légère hésitation avant de prendre le large, avant de recouvrer sa liberté. Elle disparut de mon champ visuel en quelques instants pour monter vers le bleu du ciel particulièrement éclatant ce jour-là.

J'en suis à me demander quelle sera la destinée d'une plume aussi infime, livrée à la rudesse de ces temps étranges, de ces fureurs quotidiennes qui malmènent la vie du fond des océans à la cime des montagnes.

 

Plume d'ange, demeure longtemps, longtemps dans ma mémoire.

 

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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 16:36

 

Une contribution de Daniel Labeyrie

 

 

Dans une grande discrétion médiatique, ce vingt-sixième opus de Jean Vasca est sorti, il y a quelques mois déjà. Toujours solitaire et solidaire, Vasca peaufine sa cathédrale chansonnière, pierre après pierre, polissant chaque mot avec une rigueur et une exigence d'artisan, modelant ses mélodies pour leur donner une aisance de plume jetée aux vents de ces temps incertains.

 

Cette « auberge du temps perdu » résonne comme un coquillage de souvenirs dans le collier des ans.

L'artiste ne se calfeutre pas dans le passé révolu des années Mouffetard et Contrescarpe où la rive gauche offrait ses joyaux, au temps où les marchands n'avaient pas encore pignon sur ondes .

 

C'est vrai le monde va à vau-l'eau mais qu'importe « nous avons en nous les lointains nos îles nos ailleurs » et « la rage encore de vivre ».

 

Oui, nous l'aimons notre cher Vasca entre ses envolées solaires et ses éclats de fraternité piquetés de coups de sang salutaires, notre « pierrot lunaire », notre « ramoneur de mélancolie ».

 

Le chanteur ferraille contre le temps qui passe, mène sa barque contre ces marées de médiocrité qui nous lessivent nos espérances, contre ces hivers de lassitude mais inéluctablement montera « un chant aux mille rimes », un printemps laissera éclater ses sèves et la vie aura toujours le dernier mot.

 

Les quatorze chansons de cet album majeur retrouvent la fine patte musicale de Robert Suhas et les guitares inspirées de Jacky Tricoire, tous deux fidèles de l'artiste depuis des lustres.

 

Entrez dans cette auberge, vos heures grises deviendront des heures d'or, faites entrer vos amis et trinquons tous à la fraternité .

 

 

Daniel LABEYRIE

 

 

Référence : JVCD 026 distribué par EPM SOCADISC

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 08:45
Photo Wikipedia

Photo Wikipedia

Une contribution de Daniel Labeyrie

 

 

Ecureuil sans foi ni loi

Tu te prends pour le roi

 

 

Sous le noyer tu vas et viens

Tu te démènes soir et matin

 

 

Entre tes dents et tes doigts

Adieu mon beau tas de noix

 

 

Margoulin tu me rends chagrin

A voler ainsi mon butin

 

 

Quand tu m'aperçois

Tu n'es jamais aux abois

 

 

Ecureuil tu assures tes arrières

Sautant vite sur la barrière

 

 

Ne  restent que coquilles vides

Pour mon estomac avide

 

 

Je reste seul sur le seuil

A ta santé ami l'écureuil

 

 

 

Daniel LABEYRIE

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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 14:00
Mâle de crapaud accoucheur. Cabane du jardin. Eté 2012.

Mâle de crapaud accoucheur. Cabane du jardin. Eté 2012.

Une contribution de Daniel Labeyrie.

 

 

Que fais-tu crapaud

Dans mon sabot ?

Veux-tu vite déguerpir

Sans pousser un soupir !

 

 

Cher vieux batracien

Tu te sens vraiment bien

A l'abri dans ma godasse

Attendant que ma colère passe

 

 

Comment biner dans le jardin

Sans ma paire d'escarpins ?

S'il te plaît un petit bond

Pour caser mes gros petons

 

 

Crapaud retourne au potager

T'auras pour toi un garde manger

De gluantes limaces voraces

Et pour ta sieste un bel espace

 

 

Si tu préfères la margelle du puits

Tu t'installeras sans bruit

Contemplant sans crier gare

La ronde des agiles lézards

 

 

 

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27 juillet 2013 6 27 /07 /juillet /2013 08:05

Une contribution de Peyo Etchebès

 

Antipode des hordes étouffées,

L’accalmie diffuse solaire

Calme et crée le souffle ascendant.

 

La ferveur se fond aux lueurs.

Le halo nébulo-vaporeux

Coule en paix végétale.

 

L’aura s’imprègne au céleste.

Les secrets révélés de la vie

Enivrent les couleurs vibratoires.

 

L’inhumanité est absente,

Mais le silence du chant lumineux exhorte

La passion évidente de vie.

 

Peyo Etchebès.

 

(poème écrit en cette période de l'année où l'on revit après la chaleur, juste avant le coucher de soleil, avec l'air ascendant)

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 14:31
Marianne et les mouches.

Une contribution de babel.

 

C’est une femme qui n’a pas vraiment d’âge.

Elle a cette élégance naturelle que n’ont ni les filles encore trop jeunes pour être plus que jolies ni les dames déjà encadrées au salon sous un cadre démodé protégeant le temps de leur splendeur.

En sa robe de printemps, elle sirotait le temps qui passe.

Une mouche à viande d’une laideur repoussante vint tourner autour d’elle. Elle en voulait à son teint frais. C’était un furoncle vibrionnant décider à transformer sa joue droite en terrain de jeu.

Que voulez-vous que Marianne y fasse ? Écraser la pustule d’un centimètre chargé de puanteur en se giflant bruyamment, ou la chasser vers un tas de compost ou d’ordures où elle vivrait ce que vivent les vermines : un petit moment dans la pourriture ?

Fallait-il s’éclabousser la face de cette déjection ou avec tact la diriger au royaume des araignées ?

 

Dilemme.

 

Sur le livre ouvert, près d’elle, un bref récit rapportait comment, en Belgique, le parti Vlaams Block, fort de ses élus, de sa popularité, il y a quelques années, avait franchi toutes les limites. Comment ses propos racistes avaient-ils enivré jusqu’à les armer les désespoirs flamands. Tout y était. Jusqu’à la décision de dissoudre ce monstre devenu gênant. En même temps que le gouvernement décidait sa dissolution, le Vlaams Block, ou VB, se torpilla lui-même. Dans les jours suivants, les capitaux dégagés permirent la création du Vlaams Belang, ou VB — le bloc était devenu l’intérêt —, l’appareil de direction était le même ou presque, les slogans ceux de la campagne suivante, les locaux vendus par le VB rachetés par le VB, et ainsi de suite. Officiellement le VB a été dissous, au moment même où le VB est parvenu à naître, plus fort, plus serein que le VB d’avant.

 

Marianne n’eut pas le temps de dire ouf. Un gentleman en mal de bonne réputation, d’un coup sec de journal, écrasa la mouche sur le bord de sa tempe.

Il avait, expliqua-t-il à la belle, à la protéger de tout ce qui l’enlaidissait.

Marianne secoua la tête d’un geste rapide, non pour acquiesce ou pour dénier, mais pour chasser une autre mouche, aux reflets verts plus bruns et aux éclats bruns plus verts qui venait vibrionner contre sa tempe où le léger vent de printemps asséchait la petite rougeur d’où elle avait, d’un coin de coton démaquillant, enlevé quelques restes de chitine peu ragoûtants.

« Ça ira, dit-elle, ça ira, ce n’était qu’une mouche.

— Une mouche chargée d’infections, toutes plus mortelles les unes que les autres, répondit-il

— Si vous croyez avoir tué les mouches de l’été, Monsieur, croyez-le ! Mais faites-moi plaisir en partant, emportez avec votre vaine tentative de séduction les composts et les crottins qui ci et là assiègent mon jardin ! »

 

Je ne sais ce qui fit exactement le bellâtre, qui en dehors des promesses, ne savait pas faire grand-chose, mais elle, elle se replongea avec attention dans la mutation du VB en VB.

 

 

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 09:03
Je ne veux pas.

Une contribution de Brigitte Fraval.

Je ne veux pas être la main qui se lève pour dénoncer , conspuer, aliéner la liberté du coupable désigné d’avance .

Je ne veux entendre ni les vivats , ni le silence qui entoure la sentence . Je veux l’oiseau qui trille au vert tendre du feuillage caressé par la brise d’un matin clair .Libre.

Je ne veux pas le regard qui se détourne du grabat où gît , ivre à mourir, cet homme qui a tout perdu avalé , broyé par une société qui ne reconnait que les nantis .

Je veux , si je ne peux lui tendre la main , au moins le regarder dans son insoutenable détresse , pour ne pas pouvoir dire « je ne savais pas » . Je veux que mon regard le reconnaisse comme vivant.

Je ne veux pas armer le bras qui frappe, poing , lame , canon , dans la chair des innocents , dans l’histoire des peuples massacrés .

Je veux le respect de l’autre dans sa diversité , de couleur , de coutumes , de croyances , de religion , seul espoir de cessez le feu , arc en ciel sur les barbelés.

Je ne veux pas d’une religion qui prêche l’amour et le détruit , enfants trompés , diktats obsolètes , autant de vies arrachées que de paroles bafouées .

Je veux un droit à l’espoir pour chaque être , quel que soit le nom qu’il donne à cet espoir , religion , amour , ou autre , un droit à l’éclaircie . Le droit sacré de disposer de soi sans s’aliéner à quelque Dieu omnipotent et guerrier .

Je voudrais que nos larmes ne se perdent plus et nous fassent grandir , que nos rires désarment les marchands de rêve , que nos révoltes écrasent les frontières qui nous isolent.

Je voudrais tant de choses que la peur me retient à la lisière du chemin .

 

 

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