Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 11:35
Rencontre , c'était tout à l' heure.....

Une contribution de Maryse Moussaron

Ciel d'orage magnifique , lumière si belle, je pars me promener pedibus
derrière le château, à deux pas de chez moi. Et tout à coup, la rencontre,
un magnifique chevreuil dans le chemin de boutons d'or. Il broute paisible,
me jette un regard, se remet à brouter, et comme ça , sans fin... c' est
beau, paisible, chants des oiseaux, parfums de sous-bois mouillés, couleurs
magnifiques..... photos, photos, photos... je repars , et là il bondit vers le
bois en "aboyant" tout ce qu il peut.... Le temps de préparer un petit
montage et voilà pour vous qui comme moi aimez ces moments magiques.

 

Repost 0
22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 06:31

Une contribution de Daniel Labeyrie

 

                                                                      

 

Pluies de fin d’automne qui jamais ne cessent

Pluies qui gonflent rivières et fleuves

 Pluies s’écoulant en douces mélancolies

 Pluies s’étalant en flaques et en mares

 

Larmes douces des peines de l’âme

Larmes  des chagrins pesantes comme pierres

Larmes amères des douleurs de la chair

Larmes sucrées parfumées au bonheur

 

Averses des tropiques éveillant les grenouilles

Averses sur les fleurs de cerisier au Japon

Averses déposées sur la gloire des palais vénitiens

Averses argentées lustrant les pavés de Lisbonne

 

Vagues nonchalantes des jours de canicule

Vagues écumantes de rage des jours de tempête

Vagues ondulantes des marées montantes

Vagues à l’âme des partances et des séparances

 

Vaguelettes titillant le ventre des voiliers

Ondelettes effleurant les orteils des enfants

Ridelettes glissant sur les eaux du lac

Tièdes ondées tintinnabulant sur les parapluies

 

Maintenant ça suffit !!! Allez, Soleil !!!

         Déchire-nous ces rideaux de pluies !!!

 

Repost 0
11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 09:08
Lettre d'André Cazetien à Monsieur Obama.

Mourenx, le 7 mai 2014.

Monsieur Obama, Président des Etats-Unis d’Amérique,

Vous entamez votre dernier mandat de Président.

Vous avez le pouvoir d’engager la libération des patriotes Cubains embastillés, depuis près de quinze ans, par les gouvernements des Etats-Unis.

Pendant vingt ans Nelson Mandela, combattant contre l’apartheid, a été accusé de terrorisme et privé de liberté.

Son nom est resté glorieux dans l’Histoire de l’Homme, et le prix Nobel lui a été attribué.

Ses tortionnaires, gouvernants, ont été rejetés dans l’oubli le plus total.

Monsieur le Président, votre nom restera, sensiblement, dans la mémoire humaine, si vous rendez à la liberté et à la vie, les patriotes Cubains.

C’est l’honneur que je vous souhaite.

Recevez, Monsieur le Président, mes salutations respectueuses.

André Cazetien

Maire honoraire de la ville de Mourenx, dans le bassin de Lacq, première ville nouvelle de France et qui fit de Nelson Mandela, encore en prison, le citoyen d’honneur de cette commune.

André Cazetien

Repost 0
30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 15:33

A saudade é a memoria do coraçao

Coelho NETO

 

Une contribution de Daniel Labeyrie

 

 

 

Les eaux du Tage se jouent de la lumière du ciel : elles naviguent au gré des fantaisies éoliennes et du passage des nuages plus ou moins capricieux.

Le Pont du 25 Avril défie, hautain, les eaux du fleuve qui va et vient, de marée en marée sans se soucier du flux des saisons.

Les mouettes se frayent un invisible chemin dans les courants aériens puis se posent sur les pontons et les mâts des bateaux. Chapardeuses et effrontées, elles rasent les trottoirs pour emporter la moindre miette .

 

Quand l'averse se déchaîne et dévale les ruelles d'Alfama, elle donne aux pavés une clarté limpide et des éphémères petits ruisseaux s'invitent dans toute la ville le temps d'une bourrasque.

Au moindre rayon de soleil, le chant d'un oiseau s'échappe d'un oranger couvert de fruits et l'on immortalise cette soudaine magie printanière l'espace d'un instant.

 

L'ombre de Pessoa plane partout dans la ville et cette saudade vous prend par la manche et vous imprègne les revers de l'âme. Le pas s'alourdit, la démarche se fait plus lente, le regard se dépose sur le dérisoire de deux pavés disjoints, sur une murette effondrée, sur la ruine d'une vieille bâtisse, sur un visage croisé sur le seuil d'une porte

La saudade comme une petite douleur presque imperceptible. Quelques notes de luth, une chanson d'Amalia, une vieille dame entrouvrant ses volets, le grincement du passage d'un tram... Tout se mêle, s'entremêle pour nourrir la saudade.

 

Puis, un rayon de soleil sur un toit de tuiles dissipe soudain ce sentiment étrange de mélancolie. Les cris d'une commère dans une taverne, une odeur tenace de sardines grillées s'échappant d'une porte ouverte... Ici, l'on passe de l'ombre à la lumière, de la tristesse à la joie avec l'aisance d'un vol de goéland.

 

A la Foire de la Voleuse, sur les hauteurs de la ville, tout un bric-à-brac s'entasse à même le sol : statuettes poussiéreuses, frusques décolorées, chaussures à bout de souffle, vieux disques aux pochettes jaunies, azulejos fatigués par le passage des siècles, postes de radio nasillards débitant des vieilleries inaudibles...

Auprès d'un vélo d'un autre âge, un vagabond buriné chante d'une voix sûre des psaumes sous une ombrelle. Personne ne semble l'écouter mais l'homme conserve sa ferveur malgré l'indifférence ambiante.

 

 

 

Les châtaignes grillées font virevolter des volutes de fumée bleue mais les gamins croquent avec délectation ce fruit brûlant qui noircit leurs petits doigts.

 

Dans le tram n°28, des anciens devisent sur la fuite du temps, déplorent les caprices du temps mais les soubresauts de la carcasse métallique du véhicule ne semblent aucunement les gêner. Des écoliers effrontés règlent leurs différents entre deux jurons, quelques gifles claquent mais personne ne s'offusque de la fougue juvénile de ces gamins .

 

Au Panthéon, dans la froideur et l'arrogance hautaine de ce lieu, repose la dépouille de la reine du fado, Amalia Rodrigues... Ses chansons résonnent, bouleversantes sous l'immense coupole … Seul, un œillet rouge presque fané, colore le marbre froid du tombeau de la dame dont la gloire se décline en notes musicales au moindre coin de rue.

 

Au mira douro de l'église de la Grâca, une veuve se recueille devant un modeste oratoire dédié à la Vierge pendant que le crachin habille de gris l'immense panorama de la ville en contrebas.

 

A la faveur des pavés aux formes incertaines, des modestes pissenlits s'évertuent à fleurir sous un banc que ne dédaignent pas des amoureux en goguette.

 

Lorsque la nuit installe ses ténèbres, des ombres inquiétantes se glissent dans les ruelles mais le croissant de lune, imperturbable, joue au-dessus des toits de tuiles pendant que les grues du port s'affairent sans relâche sous des éclairages blafards.

 

Ah, Lisboa... Lisboa... ta chanson me trotte dans la tête

 

 

Daniel LABEYRIE

 

Repost 0
10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 16:15

Je profite de quelques photos envoyées par Maryse, qui fait partie des contributeurs de ce blog, pour vous inviter à continuer à nourrir les oiseaux du ciel pendant quelques temps encore. Ce printemps exceptionnellement froid et pluvieux et qui ressemble à l'hiver leur cause bien des soucis. A l'époque où ils construisent les nids et se préparent à élever une famille, ils ne trouvent presque rien à manger.

Malheureusement pour les insectivores migrateurs, les hirondelles en particulier,  qui chassent exclusivement en vol, nous ne pouvons rien si ce n'est, quand-même,  veiller à leur tranquillité et à leur bon accueil.

 

P1010206.JPG

 

P1010227.JPG

 

 

P1010053-copie-1.JPG

 

 

P1010416.JPG

Repost 0
14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 17:56

 

 

Une contribution de Daniel Labeyrie

 

Retour au verger

         Héroïque petite fauvette !

Jean ANOUILH

         En cette fin de matinée du 11 mars, je tiens à signaler au jardinier que je suis de retour, au terme de ma migration hivernale qui m'a permis de survivre dans des contrées plus hospitalières.

         Cette matinée peu ensoleillée n'est certes pas des plus agréables mais, quelle joie de retrouver ce cher verger où les mésanges vont et viennent se délectant de la ration hebdomadaire de graisse végétale généreusement offerte par l'ami des oiseaux. Ces volatiles n'acceptent que du bout du bec ma présence car je ne suis qu'une visiteuse de la belle saison.

         J'ai lancé quelques trilles mélodieuses alentour, histoire d'informer le printemps de la nécessité de sa venue prochaine. L'abondance de graines dans la petite maisonnette cachée dans le laurier me procure un réel bienêtre après un long et périlleux voyage.

         Calfeutré dans sa cuisine tout près des ondoyantes flammes de l'âtre, le jardinier m'a aperçue derrière les carreaux de la fenêtre : il m'a semblé que son visage reflétait une joie non dissimulée à la vue du retour du passereau.

         Les écureuils jouent sur les branches du peuplier et le milan royal se querelle avec les corneilles ; tout cela est immuable dans ce coin de campagne.

         Amèrement, j'ai constaté que les rangées de platanes longeant la rivière ont été victimes de la tronçonneuse comme quoi, le genre humain éprouve toujours aussi peu de respect à l'égard du monde végétal.

         Notre couple commence à envisager la construction annuelle de notre nid : nous choisirons probablement une cachette dans la haie de chèvrefeuille mais personne ne connaitra réellement  son emplacement.

         J'encouragerai de mes mélodies le jardinier lorsqu'il maniera la bêche dans son potager. J'aime bien me cacher dans les frondaisons car je sais qu'il aimerait bien m'apercevoir mais je j'éprouve un grand ravissement dans mes allées et venues discrètes de branche en branche sans faire montre de mon plumage.

        

         Ces propos doivent sembler dérisoires  car je ne suis qu'une fauvette et mon rôle sur cette planète se borne à une existence d'une modestie désarmante.

         Je chante, ce n'est pas pour vous déplaire dans ce silence inquiétant des campagnes .

         Tout simplement, je vis ma vie de petit oiseau migrateur dans un monde de bruit et de fureur...

Daniel LABEYRIE

Repost 0
12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 10:00

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/e/eb/Chardon_bleu_des_Pyr%C3%A9n%C3%A9es.jpg/400px-Chardon_bleu_des_Pyr%C3%A9n%C3%A9es.jpg

 

 

Une contribution de Daniel Labeyrie

 

 

 

Cher jardinier au cœur sensible

Ne me prends pas pour cible

Avec ta dose de mortelle pitance

 

 

Cher jardinier pense au chardonneret

Privé de mes savoureuses sommités

En ce temps de bec vide et de disette

 

 

Cher jardinier songe à virer de bord

Jette aux orties tes formules de mort

Soyons amis à la bonne franquette

 

 

Cher jardinier aie pitié du monde végétal

Abandonne à jamais cette potion fatale

Laisse moi saluer l'imminent printemps

 

 

Cher jardinier émérite ami des oiseaux

Y compris des freux et noirs corbeaux

Laisse moi fleurir un p'tit bout de mon temps

 

 

 

Daniel LABEYRIE

Repost 0
7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 08:46

Une contribution de Nicole Janicot.

 

PHTO0415.JPG

 

Derrière ce problème de viande de cheval dans les lasagnes, se cache un problème dramatique, à savoir l'abattage massif des chevaux en Roumanie. Le gouvernement y a, en effet, interdit la circulation des chevaux sur les routes , en août dernier. Or beaucoup de gens (surtout les gens de la campagne) se déplaçaient (j'utilise à regret l'imparfait) sur les routes en charrette ; j'ai été très impressionnée quand j'étais en Roumanie en juillet dernier. Suite à cette loi, les gens ont dû vouloir se débarrasser de leur cheval, devenu désormais encombrant...C'est un drame aussi économique car les petites gens ne peuvent pas se payer l'essence qui est au même prix là-bas que chez nous, alors que le SMIC est à 150 euros...
     La Roumanie est un pays préservé sur le plan écologique ; les prairies là-bas sont couvertes d'une quantité impressionnante de fleurs (c'est encore, paraît-il plus impressionnant en juin...). En Bucovine, une région de nord-est où j'ai passé une semaine à faire de la randonnée, je n'ai pas vu un seul tracteur. Le fauchage à la main est une pratique courante, qui commence à être remplacée par de petits engins motorisés. Au détour d'un chemin, dans un abreuvoir en bois, nageaient des sonneurs à ventre jaune, espèce très rare et des salamandres.
     
                                                                                                                                                                  Nicole Janicot.

PHTO0365.JPG

 

PHTO0401-copie-1.JPG

 

PHTO0295-copie-1.JPG

 

 

PHTO0308.JPG

PHTO0288-copie-1.JPG

 

PHTO0265.JPG

 

PHTO0264.JPG

 

PHTO0294.JPG

Repost 0
25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 18:19

 

 

 

Une contribution de Peyo Etchebès.
  

Evénement.

(à J. Supervielle pour « Les Amis Inconnus » et au Peuple Migrateur)

 

Les grues cendrées

Glapissent dans les nues

Message d’espoir

Tombé du ciel

Mirage d’ailleurs

Confidence d’au-delà

Grand secret révélé

Réminiscence de paradis

 

En quelle autre vie

Mystérieuses complices

Vous ai-je déjà rencontrées ?

 

Le vol s’attarde

Et tourbillonne

Danse mystérieuse

Fête secrète

A partager

A mon cœur offerte

Message à décrypter

 

De quoi sera fait

Demain ?

Comment sera

Le Printemps ?

 

Peyo Etchebès

 


Repost 0
20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 18:00

 

 

Une contribution de Peyo Etchebés.

 

Bouledogue grincheux

Déambule sur le trottoir,

Spectre du mépris,

Molosse de la finance,

Cigare arrogant au bec,

Journal ouvert

Page des cotations.

Soudain,

Son visage se fige.

Il chiffonne la feuille,

L’œil irrité,

La jette à terre:

« La bourse baisse! »

 

Chatounet errant,

SDF fébrile,

Transi oublié

Assis sur le trottoir,

Triste sourire aux lèvres,

Se penche doucement,

Ramasse le canard

Et le déplie

Page météo.

Son visage

S’illumine soudain,

Radieux:

« La température augmente! »

 

 

Peyo Etchebès

Repost 0

Présentation.agerpen

  • : Le blog de Jeno l'écolo Jenofanimalhumaniste
  • Le blog de Jeno l'écolo Jenofanimalhumaniste
  • : Le blog de Jenofa, citoyenne du monde enracinée en Pays Basque, petite fourmi de l'écologie.Jenofa, ekologiaren xinaurri ttipi bat.
  • Contact

Rechercher Sekatu.