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21 avril 2016 4 21 /04 /avril /2016 17:00

Une contribution de Bernard Caussade

Ce jour là, il pleuvait! Mais il pleuvait!

Ce jour là, il pleuvait! Mais il pleuvait!

Les étés lumineux apportent en Pays-Basque des vagues de touristes en quête d’exotisme et de plaisirs futiles. Les frontons s’illuminent aux couleurs d’ Euskadi, décors soirées pelote et chanteurs en retraite, des vachettes affolées dans les rues d’Hasparren, corridas assassines en arènes bondées, panoplies pour les fêtes sous peine d’exclusion, beuveries en comptoirs pour rites incontournables.

La jeunesse s’amuse et répond aux appels des besoins touristiques. Et je peux la comprendre.

Cependant le tableau, sous couvert de coutumes, de fausses traditions, s’assombrit en couleurs de tortures et de morts infligées en huis clos pour assouvir des soifs de brutes aux cerveaux courts aux instincts rétrogrades… et les courses landaises vendues par "Intervilles" en loisirs  pour gogos ne sont que les prémices, des cours d’apprentissage pour toreros en tête !

Quand vous venez ici sur les bords de l’Adour, les rives de la Nive, laissez vous emporter par les saveurs locales, les décors naturels, paysages aux couleurs et vallées verdoyantes. Frôlez les bords de mer aux vagues envahies en serviettes serrées, entrez  dans le Pays par des routes étroites, des montagnes accessibles, allez sur les marchés, les villages ordinaires pour rencontrer les gens, leur parler de chez vous, leur parler de chez eux…

Et puis, en militance, refusez toutes fêtes pour animaux en scène, et faites le savoir du côté d’Hasparren, du côté de Bayonne… un Pays qui torture des taureaux en arènes, qui traîne des vachettes dans les rues  surchauffées ou des enclos fermés, ce n’est pas mon Pays…   

Images tournées à Bayonne, hélas! La honte!

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21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 18:38

 Jean-Michel Piton, à  Mûrs-Erigné près d'Angers...pour le Festival Couleurs Chanson ( Bertin-Boutet- Niobé-Tomislav-France Léa-Céline Villalta)...L'Association Couleurs chanson est présidée par Gérard Pierron .

Pour le tee-shirt, un grand merci à Mahaño Lanatua.

Admiratifs(ves), hein? Et encore, vous n'avez pas vu le dos!

 

Un tee-shirt unique pour un homme unique
Un tee-shirt unique pour un homme unique
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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 14:17
Prince charmant?

Une contribution de Bernard Caussade

(le titre est de la blogueuse).

 

Rejeton catalan réfugié en pouvoir, en terres droits de l’homme, il fit beau mariage avec le patronat et les forces d’argent.

Entré par effraction rue de Solferino, il avait su convaincre ce petit roi perdu, qui manquait d’envergure, occupé en alcôves par quelques courtisanes, Et petit à petit,  autour de Matignon, le pouvoir s’organise en force parallèle. Il claque des talons, matador en puissance, il impose ses hommes en postes stratégiques, les armées en Bretagne, police en Normandie… les femmes en maladie ou en écologie et puis quelques fusibles et quelques pots de fleur, en cas d’intempéries on déplace les pots, on change les fusibles… 

Il offrit aux puissants en gage d’amitié, la clé des libertés conquises par le peuple et les codes des coffres. Ces derniers, incrédules pillèrent sans scrupules tout en cupidité. Le prince catalan avide de pouvoir bradait au plus bas prix les acquis les plus chers, les conquêtes de sang contre plus de pouvoir, limite dictature…

Et puis un beau matin, en cour de corrida alors qu’il s’apprêtait à passer l’estocade en présence de belles et d’aficionados, la jeunesse en colère, les forces ouvrières descendues dans l’arène, ont  sauvé le taureau. Le petit matador range sa muleta.

Au prochain rendez-vous, prochaine corrida, il se peut que le peuple s’offre comme trophée les oreilles et la queue du petit torero…     

Prince charmant?
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15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 16:41
Merci encore, Monsieur Tignous.

Merci encore, Monsieur Tignous.

Une contribution d'Isabelle Nail-Arrouy.

Je n'ai pas fait le compte de tous les taureaux massacrés au cours de la saison rien qu'à Dax. Je ne sais pas non plus à quel moment de Toros y Salsa il y a eu un toro de fuego (taureau avec le feu aux cornes pour amuser le public), je sais, en revanche, que la jeune étudiante en médecine allemande, actuellement locataire de mon studio, a vu ce sinistre spectacle depuis le balcon et m'a dit qu'elle était en larmes... Après toutes ces manif et témoignages, allons-nous enfin obtenir l'abolition de ces abominations ?
Et pour répondre encore une fois aux quelques affirmations devenues classiques autour des priorités à l'humain
: accueillir les migrants, aider à sauver les enfants du monde etc, ne doit pas nous empêcher (surtout dans nos cités taurines) de tout faire pour arrêter les massacres inutiles.
Que penser de nos élus locaux qui se gargarisent du sang des taureaux et en discutent entre eux lors des cocktails d'inauguration ? Que penser d'élus qui permettent encore l'accès gratuit de
s corridas aux enfants alors que le sujet a été abordé plusieurs fois en privé et en public, que penser du "racolage" dans les quartiers dits "sensibles" par distribution de places gratuites ?
La corrida espagnole qui devient par trop française dans nos régions du Sud n'est ni un spectacle pour enfants, ni un art ni une culture, et les dernières manifestations ont démontré la détermination des anticorrida à poursuivre leurs protestations jusqu'à ce que la loi abroge l'alinéa 7 de l'article 521.1 du Code pénal qui dit que "La loi punit les actes de cruauté envers les animaux de 30 000 euros d'amende et de deux ans de prison" mais autorise la corrida etc.
Henry David Thoreau disait que "se soumettre à une mauvaise loi, c'est coopérer avec le mal."

 

Le titre est de la blogueuse.

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15 août 2015 6 15 /08 /août /2015 16:48
Ikea, pourri jusqu'à l'os.

Ikea, partout dans le monde, c'est la participation à l'enlaidissement des paysages, le gaspillage, la vente de produits à obsolescence programmée, l'agonie des petits commerces de centre-villes. Ikea, en plus, à Bayonne (mais ce n'est certainement pas un cas isolé), c'est la destruction de la dernière zone humide qui pouvait protéger des inondations de plus en plus fréquentes.

Mais sans doute cela ne suffisait-il pas à la carte d'identité du molosse (pardon les molosses). Depuis hier et l'on ne sait jusqu'à quand, Ikea s'est installé devant l'office de tourisme de Bayonne pour une animation avant son ouverture le 26 de ce mois. Cette animation est entièrement consacrée à la corrida et vise à toucher en premier les enfants. On n'enrôle jamais les humains assez tôt dans la surconsommation de masse et dans le sadisme autorisé par un alinéa de loi dans une partie du territoire de l'Hexagone.

Ah, bien entendu, jusqu'à présent, le message est édulcoré. Avec tous ces abolitionnistes qui traînent partout, on ne peut pas frapper de face, il faut savoir louvoyer. On ne voit pas de taureaux, juste des boules, mais vous aurez du mal à me faire croire devant cette fidèle reconstitution  du coeur d'une arène, qu'il n'y a pas une grosse arrière-pensée de malades. La tauromachie se porte de plus en plus mal,elle ne sait comment sauver sa peau. Alors, hein, si entre un conseil municipal taurin et une entreprise géante accueillie sans états d'âme malgré les destructions qu'elle entraîne on peut s'épauler, il serait dommage de ne pas le faire---

Et en plus, aujourd"hui, jour férié, les animateurs travaillaient. Demain aussi, j'imagine. Misère!

S'il vous plaît, remuez, écrivez, "mailez" téléphonez à la mairie, à l'Office du tourisme, protestez! Pas besoin pour cela d'habiter Biarritz ou d'y être en vacances. Les taureaux ( et les chevaux de corrida) comptent sur vous.

 

Ikea, pourri jusqu'à l'os.
Ikea, pourri jusqu'à l'os.
Ikea, pourri jusqu'à l'os.
Ikea, pourri jusqu'à l'os.
Ikea, pourri jusqu'à l'os.
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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 10:28
Léa Vicens, tortionnaire de taureaux et de chevaux.

Léa Vicens, tortionnaire de taureaux et de chevaux.

       Une contribution d'Isabelle Nail-Arrouy                 

 

Je m’étonne encore, mais le devrais-je, d’entendre des arguments frileux dans la bouche de personnes qui ne vont pas à la corrida, sans vraiment la désavouer. Le sens de l’éthique ne paraît pas les avoir effleurées. Sans doute un mécanisme interne a-t-il bloqué des facultés à s’émouvoir pour la bête, à réfléchir à ce que fait l’homme avec ses piques et ses tranchants au prétexte d’un amusement, mieux, d’un art et d’une tradition. 

Si souvent entendues chez les gentils habitants de ma ville taurine les phrases du style : « Moi, je n’aime pas la corrida, mais, bon, ceux qui n’aiment pas ne sont pas obligés d’y aller, chacun est libre… », ou bien : « Qu’on l’interdise aux enfants, oui, c’est normal, mais les adultes font ce qu’ils veulent… », ou : « C’est aux parents de décider d’emmener ou pas leurs enfants… » Et, plus fallacieux : « Ici, il vaut mieux éviter de parler de la corrida… »

Ils sont nombreux à ne pas s’interroger sur la réalité de ce qui est nommé spectacle à l’intérieur de monuments romains antiques ou de leur copie moderne. L’enceinte des plus anciennes arènes résonne encore de la souffrance des gladiateurs et de celle de tous les condamnés à une mort atroce, dévorés par les fauves ou écrasés par un taureau furieux sans possibilité de se défendre. Le sang versé imprègne ces lieux de distraction des temps barbares où la vie humaine et animale ne comptait pas, où la cruauté saisissait les hommes comme une maladie contagieuse. Il était dans les mœurs de tromper l’ennui en regardant combattre et mourir, d’applaudir le héros brave et la belle mort du vaincu. Sénèque s’en est ému jusqu’à exprimer son dégoût dans une lettre à Lucilius (cité dans mon livre Ni art ni culture) !

10295680_4947640826454_385710679849925591_nAujourd’hui, au XXIe siècle, nous assistons à la même hystérie collective, au désir de mort porté par la foule des spectateurs, à la satisfaction devant le sang bien versé et l’habit souillé du héros brandissant ses trophées. À côté des débordements hérités des croyances et modèles familiaux et des us et coutumes de certains groupes humains, le laxisme des autres évoque la soumission à l’autorité, l’interdiction de ressentir et d’exprimer des émotions, l’impossibilité d’être soi, l’imitation d’un modèle intrafamilial de non-respect de l’animal ou de l’indifférence à son égard, comportement appris dans l’enfance en l’absence de modèle contraire, comme je l’ai déjà expliqué. D’autre part, la maltraitance subie dans l’enfance donne (en l’absence d’un témoin secourable) des comportements barbares de vengeance envers l’animal ou envers les humains et souvent commence par l’un pour finir par l’autre. L’attitude qui consiste à ne pas prendre position contre les sévices infligés aux taureaux et le sacrifice de nombreux chevaux au nom d’une pseudo-tolérance relève de l’inconscience totale, du manque d’empathie, de l’incapacité à penser ou de la difficulté à s’affirmer, le tout résultant du vécu au sein de la famille enracinée dans son histoire.

La soumission à l’autorité d’un maire et de son équipe qui interdit par arrêté toute expression de l’indignation naturelle devant la barbarie prend racine dans l’éducation à type de pédagogie noire (terme de la psychanalyste, philosophe et sociologue Alice Miller) au nom de laquelle, pour le bien de l’enfant, l’expression de soi lui est interdite et la soumission exigée, explicitement ou de façon dissimulée. Cette attitude se retrouve chez certains élus, particulièrement chez ceux qui préconisent, en nos villes taurines, de ne pas parler de la corrida (par crainte de la réaction de la figure d’autorité et en fidélité inconsciente à un pouvoir bien plus ancien). Elle se retrouve également chez ceux qui ne s’expriment pas sur le sujet et votent les subventions (allant à l’encontre de leur personnalité profonde encore tapie dans l’ombre) pour ne pas déplaire, faisant semblant de croire, avec le chef, que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Le parler franc, l’attitude claire et saine, éthique, la conscience morale de ce qui se fait et de ce qui ne se fait pas (Jung) imposent de s’indigner et de s’opposer à toute forme de traitement cruel envers l’animal, particulièrement dans nos régions du Sud, où la barbarie se donne en spectacle et se prétend un art et une tradition à transmettre aux enfants. Les écoles taurines bouclent la boucle de l’infamie en pratiquant la pédagogie noire, qui consiste à enseigner aux enfants (en les mettant en danger) comment torturer et mettre à mort de jeunes animaux. Décidément, non, nous ne pouvons pas nous taire et nous contenter d’admettre qu’on puisse aimer ou pas la corrida.
Isabelle Nail
Analyste jungienne et écrivaine
Auteure de Ni art ni culture

 

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20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 12:17
Bayonne beaufs-bof

"La corrida, un fait français" écrivait en 2013 Yves Ugalde.

Yves Ugalde est aujourd'hui septième adjoint de la ville de Bayonne, membre de la commission municipale, commission "Culture et jumelages, patrimoine et animation". Ah, la culture, mon bon! C'est qu'ils y ont cru, tous ces torturomaniaques, à la manne que porterait sans fin l'inscription au patrimoine culturel immatériel de la France!  Et nous, les abolitionnistes de la corrida, nous leur avons volé leur beau rêve! Depuis peu, elle n'est plus au patrimoine de rien de ché rien, la torturomachie.

Monsieur Ugalde, qui en en 2011, alors que j'étais déléguée du CRAC Europe, n'avait pas jugé utile de répondre à mon courrier pourtant fort courtois, se lâche maintenant sur son mur facebook (voir ci-dessous). Tous les poncifs, une collection de beauferies, l'inévitable jouissance du macho fier d'avoir bien ri à une bonne grosse blagasse sexiste  vomie entre deux rots par un mastodonte alcoolisé---la totale!  Et tiens, au passage, l'esprit et le fait français sont devenus le fait et l'esprit basque. Ben voyons, quand on veut faire entrer tout et n'importe quoi dans son système de non-pensée, faut pas regarder à la méthode!

Ce n'est pas demain la veille que Bayonne va combler le gouffre financier créé par l'obsession sadique de quelques-uns! Les vrais projets citoyens peuvent attendre.

La corrida n'est que l'esprit et le fait du néant. Et les Bayonnais votent pour de bien tristes sires.

 

"Situation goûteuse, voire surréaliste, hier à Saint Vincent de Tyrosse, avant la corrida de 18 h. De celles qu'un apéro appuyé peut nous valoir, à condition que les festayres soient de qualité bien sûr. Les forces de l'ordre cloisonnaient les accès à la plaza à cause d'une trentaine d'anti-taurins venus nous dire la répugnance que nous leur inspirions. Il fallait donc passer le "checkpoint" de la gendarmerie nationale et montrer patte blanche. Métaphore inadaptée en l'occurrence car les Balatasar Iban ne sont pas des Barcial qui, eux, sont des "patas blancas" de grande lignée. J'observais un ami de longue date, Yves Bippus, le pater familias des areneros bayonnais, revenant du repas amical, pris sur le coup de 16 h 30 après une session anisée ou mousseuse dont je m'abstiens déjà depuis cinq ans. Ce qui m'a d'ailleurs été beaucoup reproché... Yves avait la démarche placide et imposante des rugbymen ayant joué derrière, mais très vite rejoint, la retraite venue, la charge pondérale des avants les plus respectables. Il rit, il tempête, et c'est en général le moment où tout débat avec lui peut prendre une dimension gigantesque. Un exemple: si vous n'êtes pas, comme moi d'ailleurs, un inconditionnel de Che Guevara, passez votre chemin ou n'abordez pas ce sujet de conversation. La sensibilité abertzale d'Yves est connue. Son sang ne fait donc qu'un tour quand, à l'approche de la barrière où les militants anti-taurins s'étaient regroupés, il voit un d'entre eux agiter un ikurrina. Comme si un Basque ne pouvait pas être aficionado ou si un Espagnol devait forcément l'être! Les accents des vociférateurs étaient plutôt pointus. Et ce détail n'avait manifestement pas échappé à Yves qui interpelle le porte-drapeau et lui lance un très sonore et intelligible: " Zer egin duzu ikurrina batekin?..." En français dans le texte: "Mais qu'est-ce que tu fous avec un drapeau basque?..." Il ne restait plus que dix minutes avant le paseo. La réponse se devait d'être brève et efficace. L'interlocuteur regarde Bippus comme une bête étrange. Il ne comprend pas un mot manifestement de la langue dont il brandit le drapeau national avec colère et énergie. L'homme s'explique. Il est Belge. Plutôt Wallon...La conversation qui suit prend un tour que jamais la vie courante ne pourra offrir. Il faut cette concentration improbable d'univers croisés pour en arriver à de tels sommets. Yves a décidé de poursuivre en langue basque à vingt centimètres du Belge qui progressivement met son drapeau en berne, malgré un chapelet d'injures qui sentaient bon les rives de l'Escaut. Dialogue de sourds, mais très imagé, hélas ponctué par les cris secs d'une autre manifestante traitant Yves, à intervalles réguliers, de pervers. Jugeant que le Belge en avait suffisamment pris pour son grade, Yves, au vingtième "Pervers!", se retourne vers la dame et fait une allusion très précise à sa vie sexuelle pour lui faire prendre conscience que la perversité peut très vite changer de camp. Trop drôle! Il est 17 h 55. L'heure n'est plus au débat. Yves brise là, non sans avoir salué chaleureusement ses contradicteurs qui ont raccompagné ses deux cents derniers mètres de marche jusqu'à la plaza de noms d'oiseau assez classiques qu'il balayait à distance, et sans se retourner, de moulinets sympathiques. Je croise le regard d'un des tous jeunes stagiaires de la gendarmerie en faction devant la barrière où l'échange venait d'avoir lieu. Et je vois dans ses beaux yeux bleus comme un océan de sidération...Je ne regrettais déjà pas mon déplacement tyrossais."

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 17:20
On a dit Basta!

Cet après-midi, devant le Rocher de la Vierge à Biarritz.

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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 10:00
Aux arènes de Bayonne. Photo EITB.

Aux arènes de Bayonne. Photo EITB.

D'après un texte de H. Coeuillet

 

 

"Le regard de l’autre, c’est le regard de l’animal dans la souffrance imposée par l’homme. En 1976, notre code rural en son article L-214, reconnait certains animaux doués de sensibilité moyennant quoi il ne faut pas attenter à leur intégrité par des traitements qui ne seraient pas justifiés par la sauvegarde de notre existence. ? Simple discours philosophique d’une vérité qui dépasse le bon sens ?

 

 Allez voir les réactions quasi violentes des laboratoires pharmaceutiques et de la FNSEA soutenue par le ministère de l’agriculture pour ce qui concerne l’expérimentation  médicale et les conditions d’élevage en batterie et d’abattage pour comprendre.

 Au moyen-Age, les animaux avaient un statut égal à celui des humains, il suffit de lire les minutes des tribunaux pour constater qu’ils étaient traduits à notre égal devant nos tribunaux en cas de délit. Juste retour des choses.

 

Le regard de l’autre, c’est le regard de l’assassin en puissance qui s’exerce sur l’animal parce qu’on lui a religieusement dit qu’il pouvait trouver sa dignité dans l’extase intérieure le privant de toute conscience raisonnée. 

A choisir, je préfère encore le cirque romain à la corrida. La corrida est une supercherie théâtralisée que la chevalerie mépriserait. Il n’y a aucune noblesse dans un combat où l’un des adversaires est privé, bien avant, de ses capacités physiques naturelles, avant et pendant, de ses capacités mentales par une préparation fondée sur la torture.

 C’est la pleine et libre conscience réciproque qui fait la noblesse du combat. Alors, encore une fois, le regard, jaloux et jouisseur, du touriste. Celui de l’observation irresponsable. Disparition du sujet au profit de l’objet. Dans la corrida, l’habit de lumière ne fait que cacher des petites mains serviles sans dignité... Dans l’antiquité, le taureau était le symbole de la beauté, il est devenu l’alibi de la monstruosité."

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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 18:17
Pitié pour les chevaux !

 Une contribution d'Isabelle Nail-Arrouy, publiée sur le site de Luce Lapin (Charlie Hebdo). Voire lien ci-desous.                                                                                                    

Pitié pour les taureaux, pitié pour les veaux et pitié pour les chevaux qui ont le malheur de poser sabot sur le sable de l’arène ! 

L’incompréhensible jugement a encore frappé le président du CRAC Europe pour la protection de l’enfance, Jean-Pierre Garrigues, coupable d’avoir dit que la rejoneadora Léa Vicens, cavalière extra douée, faisait éventrer ses chevaux.

Muse, disciple ou élève réputée de l’ange Peralta, matador aux 6 000 taureaux tués, aux 442 oreilles et aux 134 queues, formée à la corrida de rejón, elle mène carrière dans un genre de spectacle très particulier qui oppose la femme à cheval armée d’armes tranchantes au « taureau de combat espagnol » élevé tout exprès pour se faire massacrer en espace clos. Dressé pour cette exhibition, le cheval devient obligatoirement le partenaire de sa cavalière dans cette lutte à mort. Il risque sa vie, passée au fil des cornes de l’adversaire de sa maîtresse, devenu le sien par la force des choses. Sans doute, la jeune femme durement entraînée à un art dangereux, « parce qu’elle ne savait pas que c’était impossible », ne fait-elle pas éventrer les chevaux dont elle déplore la perte comme autant d’accidents survenus dans un exercice à risque, mais elle demeure responsable de les avoir menés là où existe le danger de se faire salement encorner, éventrer, massacrer, comme pour mieux accompagner le taureau supplicié. Ils vont sentir venir la mort dans la souffrance, comme des êtres doués de sensibilité et reconnus comme tels depuis trop peu de temps par la loi des hommes (28 janvier 2015).

Aiguillonnés de ressentis bizarres, troubles, qu’on n’a pas le droit de nommer sadiques sous peine de se faire intenter un procès, les aficionados(as), subjugués de tant d’émotion, resteront peut-être cois quelques secondes ou minutes avant d’être à nouveau leurrés et emportés dans le délire hystérique au son des bandas. Les animaux morts pour la gloire de l’héroïne, gracieuse en sa tenue souillée de sang et de sable, levant haut les bras de la victoire, disparaîtront rapidement pour ne pas faire tache dans le décor.

La corrida dans son ensemble, ni art ni culture, mais coutume barbare, massacreuse d’animaux pour le seul plaisir d’hommes et de femmes qui osent y entraîner des enfants, se joue des lois et de la conscience morale, du sentiment de ce qui est juste, digne, noble, éthique. Elle se fourvoie dans la fange en se réclamant de l’art et en se dissimulant sous les oripeaux de la tradition. Alors, quels sont les faits les plus graves, ceux qui portent atteintes à la sensibilité et à la vie des bêtes en un spectacle sanglant visible par les enfants et que les communes organisatrices encouragent par la gratuité, ou la phrase de Garrigues ?

Il vient d’être condamné par la chambre des appels correctionnels de Nîmes qui a même aggravé sa peine en la portant à 1 000 euros d’amende ferme et 2 500 euros de dommages et intérêts. Un nouveau verdict bien tranchant qui semble ignorer que l’animal est enfin reconnu comme un être doué de sensibilité.

Maître Phung, l’avocat du CRAC Europe, prépare le pourvoi en cassation. Espérons que d’ici là tous les tribunaux qui jugent les terroristes anticorrida auront admis que le cheval et le taureau sont des animaux.

Isabelle Nail
Auteure de Ni art ni culture

 

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